Low tech versus high tech en agriculture biologique

Le 21 novembre 2023 : Low tech versus high tech en agriculture biologique Avec : Christelle Gée (L’Institut Agro Dijon), Thomas Borrell (L’atelier paysan) et Antoine Pollet (Lycée agricole de Coutances)

En agriculture biologique, le choix des agroéquipements représente un véritable enjeu, compte tenu du besoin d’une diversité d’outils compensant l’interdiction des intrants de synthèse et favorisant une gestion adaptée au contexte des cultures et des élevages.

Divers travaux et expérimentations s’intéressent aux différentes approches technologiques, entre une démarche descendante qui s’appuie sur les nouvelles technologies et une démarche ascendante qui s’appuie sur les usages.

Ce webinaire visera à discuter l’intérêt de la double approche du low tech versus high tech pour répondre aux besoins de développement de l’agriculture biologique.

Après avoir rappelé ce qu’il faut comprendre par low tech et high tech, différents exemples permettront d’illustrer ces deux approches sans les opposer : comment l’entrée par les usages permet de répondre aux besoins des professionnels et de ne pas standardiser les pratiques agricoles ? Pourquoi le savoir-faire de l’agriculteur dans la fabrique de son matériel réduit son empreinte environnementale et ses coûts ? Et en quoi la pédagogie du faire est importante actuellement dans la formation des futurs praticiens ?

Bonjour à tous et bienvenue à ce nouvel agro webinaire du mardi cette semaine on parle d’agriculture biologique vous verrez que ce que ce qui va être dit ne concerne pas que l’agriculture biologique et puisqu’on va parler de l’oteec Versus high-tech en agriculture biologique avec des regards croisés de

Trois intervenants que je vais présenter bientôt et donc pour ce webinaire comme je vous disais j’ai le plaisir d’avoir euh trois intervenants complémentaires d’une part christelg qui est professeur à l’Institut agro tijon et qui enseigne et qui fait des recherches sur les technologies numériques et les agroéquipement euh Thomas Borel qui est

À l’atelier paysan comme chargé de mission scientifique et qui bah vous expliquera comment la l’approche de l’atelier paysan se traduit pour les agriculteurs et les différents praticiens et puis Antoine poet qui est enseignant d’agroéquipement au lycée agricole de goutans et qui vous expliquera comment aujourd’hui il forme ses élèves étudiants aux agroéquipements

En particulier en s’appuyant sur cette approche de technologie plutôt l tech mais sans pour autant renier le high-tech voilà je vais du coup donner la parole pour démarrer à Christelle qui va nous présenter un exemple de projet de recherche qui permet de de de de mobiliser des approches lotch approche

Hightech et pour parler un peu après de l’otech alors c’est bon Christelle tu as la parole d’accord et bien bonjour à tous et puis merci pour cette invitation à à présenter ce ce travail de recherche issu d’un stage d’études d’ingénieur réalisé à l’Institut agro donc il s’agissait d’un d’un travail

Exploratoire sur la mise en place d’une méthodologie par intelligence artificielle à partir d’imagerie visible pour évaluer les besoins azutés dans des cultures associées donc dans un contexte de d’agriculture biologique euh pour ma part donc euh je suis physicienne de formation et je travaille sur l’agriculture de précision euh pour les

Productions végétales et ce travail donc est réalisé à l’UMR agroécologie de Dijon en utilisant les parcelles du domaine expérimental de l’inrae et euh j’ai travaillé avec un ingénieur informaticien spécialiste d’intelligence artificielle de l’Institut agro qui s’appelle Emmanuel deimal donc le contexte au départ de de ce projet c’était d’étudier le le

Potentiel de de l’imagerie visible alors est-ce qu’on peut parler de l’oste ou de Lech par rapport à de l’imagerie multispectrale ou hyperspectrale pourquoi pas mais en fait quelque chose qui est accessible à tous maintenant imagerie visible pour l’idée au départ de il s’agissait de piloter la fertilisation azoté d’un d’un blé et

Pour cela on avait établi une relation entre la couleur verte des feuilles en utilisant un indicateur le DGCI et l’État azoté du blé à l’aide de l’indice de nutrition azoté et l’idée étant d’outiller une méthode innovante de raisonnement de la fertilisation azotée développée par l’INRA qui s’appelle la

Méthode apien et qui repose sur un suivi précis des des parcelles et qui nécessite en fait des outils plutôt lourds d’utilisation des des pinces des chlorophymettes où il faut pincer les feuilles et faire beaucoup de répétitions et l’idée c’était voir si l’imagerie visible pouvait se substituer à cela alors lorsqu’on va s’intéresser dans

Culture associé l’apport de l’azote à travers la la légumineuse à la céréale est difficilement mesurable et donc on souhaitait voir si avec de l’imagerie visible on pouvait avoir un diagnostic rapide de ce suivi mais pour cela il nous fallait aborder les technologies de de l’intelligence artificielle et on a

Travaillé sur un cas d’étude une association de tritical alors euh parmi les les familles on va dire d’architecture de de réseau de de neurone en intelligence artificielle il y a ceux qui permettent de détecter des objets avec des boîtes comme sur le schéma de gauche et d’autres qui vont

Aller vraiment très précisément dans le détail de l’image et classer pixel à pixel et on parle plutôt de segmentation sémantique donc on a testé ces deux méthodes d’architecture avec à travers un modèle Yolo dit Yolo et l’autre c’est du unet et la question c’était est-ce que l’intelligence artificielle permet

D’évaluer les besoins en azote du tritical à partir d’imagerie visible par proxy détection donc la démarche c’est on prend des photos avec son smartphone dans dans la parcelle et on a une photo qui va être constituée de trois classes de la féol du tritical et du sol et à la

Fin ce qu’on aimerait c’est uniquement à travers cette image regarde l’état azoté du du tritical donc on va en fait bien utiliser des des modèles de de réseau de neurones donc Yolo et unet on va créer ce modèle grâce à une annotation des des images au préalable pour construire pas

Pas le modèle et ensuite ce modèle il va nous servir entre autres à détecter les classes tritical sol mais surtout de fevol et en parallèle à partir des images initiales on va euh filtrer cette image pour pour avoir une image uniquement de végétation et à la fin on

Va se servir de modèle d’intelligence artificielle pour supprimer la févrole on va dire dans l’image de végétation et ainsi on aura qu’une image de tritical et on pourra en déduire l’état azoté à l’aide d’un indice qu’on va voir tout à l’heure le DGCI alors pour se faire euh on a

Utilisé quatre smartphones différents pour voir la la robustesse de la méthode selon le capteur utilisé on a travaillé à deux stades de développement de du tritical qui sont des stades de clé pour la fertilisation le stade un nœud et de nœud et puis euh au niveau des parcelles

On a travaillé avec trois modalités différentes euh des modalités en culture associée où on considérait une alternance de rang févrol et tritical et une autre comment dire modalité avec un mélange de tritical fait fevrol semé en en mélange et la dernière modalité il s’agissait d’un tritical qui était semé

Seul pur et où aucun apport d’azote n’avait été fait donc on a réalisé des répétitions donc trois répétitions et ce qui nous faisait un total de 9 marcelles à étudier le jeu de données que l’on a ainsi obtenu était constitué de 1552 images et dans dans ce tableau là

Chaque colonne correspond à une modalité d’association tritical seul tritical en association et puis les lignes de ce tableau correspondent au stade de développement du du tritical voilà alors juste de deux mots sur euh créer un un modèle d’intelligence artificielle et bien va falloir au préalable anoter les

Les images souvent c’est une étape qui est très compliquée dans le sens fastidieuse euh et donc pour un un système qui repose sur la détection d’objets type Yolo et bien il faut encadrer chacune des classes que l’on veut étudier et pour ça maintenant commence à arriver sur le marché des des

Outils qui peuvent nous aider à faire ça et notamment pour se faire on a utilisé un logiciel label im image IMG qui permet de créer ces ces boxes et de sortir comme fichier final et bien la classe de l’objet et on va dire des caractéristiques sur la boxe le centre

De ce cette box et puis largeur et hauteur et on s’est appuyé sur cette analyse ou annotation des images pour Yolo on les a utilisé pour unet l’autre réseau qui permet vraiment de de classé pixel à pixel et ça c’est très là aussi fastidieux et en fait en utilisant

La la présence de la box dans l’image et bien on a utiliser un nouveau logiciel qui est sorti en avril dernier qui s’appelle Sam segmentation in méta et euh qui permet de colorier des blocs de d’objets qu’il détectent alors ça marche globalement plutôt bien et on

A ainsi un masque qui va être réalisé pour chacune de nos classes alors on va créer je vais pas rentrer trop dans le détail mais le modèle qui permet de reconnaître bien la féverole de du tritical et et du sol et euh on va par apprentissage on parle de classification

Supervisée en intelligence artificielle sur ce ce type de réseau de neurones et on va créer le modèle qui permet de de détecter chacun des objets et on va au fur et à mesure de l’apprentissage et bien le modèle va s’améliorer en comparant son résultat à l’image à notée

Dont on sait qu’elle est bien correctement àé et on va regarder les performances au final de de des modèles pour nous en l’occurrence on avait des résultats qui était de médiocre performan par rapport aux attendus de ce type de d’algorithme mais on a des explications à cela on tournait à 70 %

De de bonne détection alors une fois qu’on va être capable de d’extraire on va dire le tritical dans dans l’image et bien il faut évaluer son état azoté pour ça on utilise un indice le DGCI dark green color index qui euh varie entre 0 et 1 0

On a plutôt une tendance à être dans des teintes jaunes et donc un faible taux d’azote et un plutôt des ver des couleurs vert sombres avec un taux d’azote élevé cet indice repose non pas sur la couleur rouge vert bleu mais sur plutôt la teinte la saturation et la

Valeur du pixel et donc on est obligé de faire un changement d’espace colorimétrique pour accéder aux valeurs du DGCI donc chaque pixel va une valoir une une valeur de DGCI et dans une image et bien on va prendre l’ensemble de ces valeurs de DGCI et on parle on a on a

Pris non pas la moyenne mais la médiane de ce DGCI pour avoir une info sur l’état azoté de du tritical donc quand on est proche de 1 on a un taux d’azote et un état azoté important et quand on est près de zéro c’est plutôt faible alors on a fait plusieurs tests donc

Notre variable d’intérêt c’est le DGCI ou plutôt pour satisfaire aux conditions des des ANOVA et des tests statistique on a utilisé le log médian du DGCI on a regardé nos valeurs lorsque le critical est seul ou en associé et quand il était en associé on a regardé différents facteurs notamment le type d’association

Et le stade de développement je regarderai que ces deux-là de de deux types de de de facteurs pour pour l’exposé de d’aujourd’hui alors quand on regarde le le facteur association bien on s’aperçoit que la valeur de de notre DGCI est plutôt élevée lorsque le tritical est en présence de la férole en

Revanche quand le tritical est seul et bien cette valeur de ou cette mesure de l’état azoté on voit qu’il est beaucoup plus faible en critical seul donc finalement notre comment DGCI semble donner une information qui est cohérente sur sur la valeur de l’État azoté et puis si on regarde plus en détail le

Tritical en association on s’aperçoit que lorsque l’on est en mixte on a une valeur qui est plus élevée que lorsque le tritical est en et là aussi on on rejoint des des notions que l’on connaît puisque on va avoir un effet lorsque on est en mélange tritical féol une meilleure distribution ou répartition

Des ressources ce qui fait que les valeurs azoté vont être plus élevés pour le tritica également lorsqu’on regarde l’effet stade on s’aperçoit par exemple ici je vous ai mis pour le modèle d’intelligence artificielle unet lorsqu’on g regarde le stade un nœud en couleur bleue et le stade de nœud en

Couleur orange on a des valeurs plus élevées de d’État azoté du tritical lorsqu’on est au stade de nœud plutôt que un nœud que l’on soit en en culture associée en mixte ou en rang et là encore ça rejoint les des notions connues sur la le développement et les les stades importants de fertilisation

C’est plutôt le stade de nœud qui semble bien plus on va dire que le stade un ne euh voilà juste pour conclure hein je vais assez vite dans les les présentation mais euh il s’agissait en fait d’une d’une première étude hein de de cette état azoté et le tester sur les

Cultures associées alors j’ai juste un petit problème c’est que la fenêtre ici me gêne bon je vois pas alors pour l’agriculture biologique on aura pu mettre en évidence cet état azotédutritical selon le mode d’association on voit qu’en a a une quand même une rapidité de la méthode une fois que les algorithmes sont

Opérationnels il s’agit juste pour l’opérateur de prendre une photo avec son smartphone euh et ce qui est quand même beaucoup plus euh euh simple et comparé à à des outils comme les chlorophilmètres on a une complémentarité on va dire avec les les méthodes utilisées du ce que j’appelle

L’otec par rapport à de l’imagerie hyperspectrale ou satellite avec un capteur simple d’utilisation pour prendre les photos et euh derrière une intelligence artificielle assez développée pour permettre d’accéder à l’information souhaitée par l’agriculteur ou les agronomes voilà par la suite il faudrait valider notre méthode avec une méthode de référence

Bien en utilisant des chlorophilmètres et puis ensuite on pourra utiliser de l’intelligence artificielle sur d’autres types d’association ou pour d’autres utilisations en agriculture biologique voilà je je vous remercie pour votre attention merci beaucoup Christelle bah justement tu tu dans ta conclusion tu tu abordes la question de l’il ktech et bah

Tu peux te préparer déjà à donner ton point de vue sur la question qui est déjà arrivée dans la dans le la rubrique questions-réponsse et on enchaîne avec Thomas Borel qui va parler voilà de de la façon dont la technologie se sont utilisés et voire maîtrisés par l’atelier paysan c’est ça merci bonjour

À toutes et à tous euh effectivement j’ai essayer de à partir de la question qui était posée dans le titre de webinaire euh bah d’interroger ça au regard de des travaux que nous on mène sur les technologie qu’on revendique comme technologie paysanes qui peuvent être vu perçu et souvent décrites comme

L’otch effectivement à à faible intensité euh quelque part de technologie et donc peut-être pour ça je vais d’abord dire quelques mots euh sur ces in innovation paysanes et finalement pourquoi des innovations paysanes et quel lien avec l’agriculture biologique l’atelier paysan est en fait une émanation du milieu de l’agriculture

Biologique c’est une émanation d’un gap d’un groupement d’agriculteur bio en iszer près de Grenoble et qui est une coopérative aujourd’hui à dimension nationale he qui est sur les questions de réappropriation de de savoir-faire en autoconstruction là j’ai mis un exemple d’un d’un outil mais on a en réalité plusieurs dizaines voir centaines selon

Les les modalités euh de d’outils attelés ou d’outils euh enfin d’outils éventuellement à main qui peuvent être utilisés euh là céit un semoir viticol mais voilà je donner un exemple de strip Teal pour du du du semi-couvert pour montrer aussi que toute l’otch qu’il est un outil peut nécessiter une certaine

Dextérité un savoir-faire dans la la conception et sur dans la fabrication au niveau de la soudure puisque pour aller à la diapo suivante Philippe s’il te plaît puisque j’ai pas maîtrise oui un autre exemple d’outil ici avec une barre porte outil simplement sur les différentes modalités euh qui est un

Outil en fait qui est qui est très prisé par les les autoconstructeurs et autoconstructrices puisqu’il permet finalement de choisir ensuite quel outils mettre sur sur sa barre et donc de d’avoir des modalités très variables en terme par exemple de travail du sol et donc c’est l’idée même des des outils

Qu’on promet derrière qui est d’avoir un outil qui s’adapte en fait au contexte agronomique et qui s’adapte adapte finalement au besoins du paysan ou de la paysanne et non pas de d’adapter le modèle agronomique le modèle de production aux outils disponibles sur le marché c’est l’idée qui qui soutend

L’atelier paysan et pour ça en gros nos activités hein c’est de recenser finalement des technologie paysane qui existe puisque les les paysans innovent sans sans avoir attendu l’atelier paysan et on parle de technologie approprié parce qu’elles sont appropriées au contexte agronomique comme je le disais modèle de production

Mais elles sont aussi appropriées par le paysan ou la paysanne qui en la fabriquant en la faisant évoluer maîtrise parfaitement son fonctionnement et a donc une autonomie vis-à-vis de de l’évolution peut la réparer mais peut la faire évoluer et donc nos activités au-delà de de ce recensement et puis

D’un accompagnement on va dire en terme de de Red participative de de recherche développement participative ascendante avec des groupes de paysans et de paysannes c’est notre cœur de métier la formation on est un organisme de formation à l’autoconstruction en en matériel et en bâtiment euh donc on propose des formations pour les

Professionnels de l’agriculture hein sur financement Viva ou ou d’autres ou d’autres fonds de formation pour les salariés agricoles en gros on accueille environ 400 stagiaires par an pour autoconstruire bah les outils dont ils et elles ont besoin en sur leur ferme et puis en fait aussi acquérir un

Savoir-faire qui pourra leur servir par la suite sur cet outils ou pour même sur fabriquer ou faire évoluer d’autres outils et puis donc on a aussi une une activité qui est de fournir des matériaux euh en achatrevente pour pour la fabrication pour celles et ceux qui savent finalement déjà souder et qui savent

Lire des plans et nos plans sont disponibles sous licence Creative Common sur notre site internet c’est-à-dire qu’on se positionne comme colpteur de savoir-faire paysan non non mais tu peux tu peux avancer juste effectivement euh on propose donc une alternative en terme de matériel agricole et pour

Autant on a donc on a du succès avec cette alternative on a on existe depuis un peu plus d’une dizaine d’années mais on considère que cette alternative ne suffira pas c’est-à-dire qu’on voit que pendant cette dizaine d’années il y a eu un ensemble de tendance à l’œuvre au

Niveau de l’agriculture française qui se sont poursuivis en terme de concentration des fermes en termees d’industrialisation de notre agriculture et de notre alimentation et là je vous ai mis un la la photo d’un d’un manifeste qu’on a qu’on a publié en 2021 reprendre la terre au machine donc

Manifeste pour une autonomie paysane et alimentaire et qui vient de de reparaître en édition poche cet été qui qui pose justement une un propos politique plus large pour montrer pourquoi euh au-delà de cette alternative il est nécessaire aussi d’explorer bah d’autres voies pour peser sur les politiques agricoles qui qui

Peuvent être menées et alors euh par rapport à la question du jour qui posé euh l’otech high-tech nous euh cette question du high-tech on on la relie finalement à l’évolution du Mach chinisme sur les dernières décennies et donc c’est le coup d’œil dans le rétroviseur que je vous propose à partir

D’un d’un rapport qu’on a publié en 2021 et qui est sur notre site Internet et qui part euh d’une idée connue la chute du nombre de paysans et de paysannes mais aussi de salariés agricole et l’augmentation finalement du du nombre de tracteurs ou du parc matériel en

Général je vais aller très vite parce que le temps file et puis c’est c’est c’est c’est un c’est quelque chose de connu mais par contre on a fait des petits calculs à partir notamment du Rica du réseau d’information comptable agricole et on a calculé le coût machine c’est-à-dire l’amortissement qui est en

Gros le proxy du coup annuel de l’achat d’un matériel euh l’entretien le carburant les travaux partièr qui est l’externalisation euh du du recours à la machine donc les cumin les entrepreneurs de travaux agricoles et on constate que ce coût machine en fait à l’échelle de

La ferme France il a augmenté de 35 % en 30 ans euh en Euro et je parle en euro constant si on le ramène en en paysane aujourd’hui c’est environ 35000 € par an c’est un/4 des dépenses auquelle fait face coût d’exploitation coût de production quoi de d’un paysan d’une

Paysanne et surtout si on regarde par unité de surface on voit que ce coût lui aussi a augmenté de 30 % en 30 ans c’est-à-dire que contrairement à une idée un peu couramment admise il y a pas eu d’économie d’échelle dans l’évolution machinique à la à laquelle on fait face

Et avec un un gigantesme un gigantisme machinique qui s’est accompagné bah du d’un effondrement l’autonomie énergétique sur les fermes les fermes sont des transformateurs de l’énergie solaire en alimentation en énergie à consommer et on voit que aujourd’hui elles dépendent massivement de d’énergie fossile ça aussi c’est des travaux euh

Un petit peu connus je entre les les énergies directes carburant des machines et les énergies grises notamment avec les engrais donc on peut passer très très vite dessus mais euh par rapport à à à à la question euh qui nous amène aujourd’hui c’est aussi de mettre en lien en perspective historique sur un

Imaginaire du progrès et de la modernisation et une modernisation avec des guillemets je vous ai mis une citation du du premier plan de modernisation et d’équipement le premier plan quinquenal qui disait à la modernisation l’alternative n’est pas le retour attends tu vas un tout petit peu trop vite Philippe euh n’est pas le

Retour à la situation antérieure mais une déchéance matérielle sans cesse aggravé c’est-à-dire qu’en gros c’est voir le progrès comme un processus linéaire qui on peut aller que de l’avant et c’est ne pas imaginer qu’il puisse y avoir d’autres voies à explorer d’autres voies parallèles et pourtant il

Y en a eu beaucoup dans l’histoire des sciences et techniques et euh et et et non pas voilà cette cette belle trajectoire Linéa et aujourd’hui euh dans dans les discours qu’on peut avoir sur le le numérique on retrouve cette même fascination pour un progrès une modernisation qui serait finalement dans

Une seule tendance et là c’est le fameux triptique du numérique la robotique et la génétique promu par le Président de la République et uel Macron depuis 2021 et repris par les le ministère de l’Agriculture qui finalement place comme seule évolution souhaitable cette question du du recours au numérique alors l’otch versus high-tech en

Agriculture biologique pour nous ça soulève euh certaines questions évidemment la bio le monde de la bio est en plein dilemme autour de ça ça c’est une photo au salon tech et bio en 2000 en 2021 où il y avait des des robots donc de de d’un d’un constructeur

Français bien connu euh et où les bios nous disent bah oui on a des problèmes de main d’œuvre et donc on a besoin de aussi de robot euh il faut que j’avance effectivement plusque le temps fil mais tout ça repose sur des hypothèses implicites qui me semblent nécessaaires d’expliciter d’une part au niveau

Agronomique euh c’est la poursuite d’une approche qui est réductionniste c’est-à-dire de traiter les symptômes et ne pas considérer l’écosystème comme un ensemble euh sur lequel il va falloir avec lequel il va falloir interagir et il y a un présupposé qu’avec une moisson de données on pourrait avoir une conduite systémique mais l’approche en

Elle-même du numérique repose sur cette approche réductionniste en cherchant à aller traiter les symptômes et puis on a une sophistication électronique croissante mais en fait qui va de paire avec une une standardisation des itinéraires techniques euh et en fait avec une pourquoi parce qu’on a une simplification des interventions

Humaines la sophistication se place au niveau des machines et finalement elle elle s’accompagne d’une destruction des savoir-faire paysans c’est-à-dire que nous on oppose un peu on a un slogan qui est des des cerveaux plutôt que des serveurs c’est où se place finalement la finesse d’analyse et d’intervention qu’il faut avoir et puis

Il y a un présupposé qui me semble important aussi qui est que en général on considère que face au à l’enjeu de renouvellement de la population d’actifs agricole il va falloir mettre du numérique un peu partout pour augmenter l’attractivité pour les filières agricoles c’est une hypothèse qu’on

Entend à peu près partout mais qui n’est pas démontrée qui est juste une hypothèse et qui s’accompagne souvent d’un certain nombre de clichés sur le fait même que peut-être les jeunes des quartiers pourraient venir davantage vers les milieux de l’agriculture si on leur met un joystick dans les mains que

Si on les met au contact du vivant et et de finalement de de la production de l’enjeu de la production alimentaire et finalement ce qui amène à une question assez centrale qui est le solutionnisme technologique il en a été question dans le le webinire de la semaine dernière

Mais avec une définition erronée qui me chagrine un petit peu alors je vais juste redéfinir le le solutionnisme technologique c’est le fait que face à un problème de considérer que la solution va être nécessairement par le recours à de la technologie et de de considérer que puisqueil y a une

Solution technologique en réalité il y a pas vraiment de problème il va suffire d’innover au niveau technologique pour répondre à ça et c’est en fait faire fi des conditions politiques sociales économiques auxquelles on peut faire passe et puis je crois qu’on va vers ma dernière diapo c’est que ça pose de

Graves angles morts le contrôle des datas avec tout l’enjeu du Big Data qui est pas propre à l’agriculture mais qui se pose en agriculture c’est pas pour rien que les gâfames s’engouffrent dans cette voie la question d’unefin une autre hypothèse qui est régulièrement assainée qui est que on va avoir de

Meilleures performances écologiques grâce à cette sophistication accrue ça n’est pas démontré alors que les techniques d’agroécologie à faible intensité technologique finalement montre leur efficacité cette efficacité connue et ce qui pose problème dans leur expansion c’est plutôt les conditions économiques et sociales et puis donc les politiques publiques qui sont menées sur

Le high-tech on a quand même un petit souci de fuite en avant extractiviste je vais pas développer je pense que tout le monde voit à peu près de quoi il est question mais il y a pas que pour les matériels il y a toute la la l’infrastructure qui va avec et

Euh tu peux dérouler les deux ce dernier voilà on a un problème euh je terminerai la là-dessus de coexistence des modèles que ça présuppose c’est-à-dire on peut se dire bah on peut avoir du lotech pour certains et du high-tech à côté nous ça nous pose un problème c’est que on a de

L’argent public qui va majoritairement vers le high-tech ça coûte beaucoup plus cher en terme de recherche et de développement il y avait la semaine dernière je crois un exposé sur le PEPR avec les 65 millions d’euros qui sont attribués à la recherche là-dessus pendant ce temps-là à côté il y a pas

Grand-chose et les politiques publiques qui sont menées part du principe qu’il peut y avoir coexistence alors qu’en fait on a un modèle agroustri agroindustriel qui écrase la la paysannerie et euh donc nous on craint que c principe de coexistence mène très clairement à la poursuite d’une loi qui

Est de l’endettement euh pour s’équiper s’agrandir rembourser ou disparaître vis-à-vis des paysans voilà je termine très brièvement parce que le temps est écoulé on pourrait y revenir dans les questions si besoin merci Philippe voilà merci Thomas et excuse-moi pour t’avoir de temps en temps accélérer au euh donc en tout cas

Merci je pense que là on va rentrer dans la controverse les questions arrivent et Antoine peut-être que tu vas nous rassurer sur la façon dont dans l’enseignement t’approche les technologies et donc tu as la parole euh merci euh donc euh là vous voyez bien mon voilà je vais lancer une vidéo oui

On la voir bonjour Je suis enseignant en agroéquipement euh donc ben je vais revenir sur un tableau qui sur un graphique qu’a montré Thomas là de suarchaoui donc mon métier n’est pas bien vieux hein on peut voir ici qu’il existe depuis une soixantaine d’années à

Peu près là où on situe avec mon curseur ici ben lorsque l’agriculture est devenue une activité minière he pour faire bref euh alors mes élèves auront le même âge que moi à peu près en 2050 euh donc ça soulève la question du Vtech parce que est-ce que mes courses ne

Seraient pas un peu anachroniques et donc et donc en fait les cours sont forcément anachroniques on aura pas le même matériel demain et en plus on ne sait pas du tout quel seront lesétendu de nos connaissances ni au niveau climat qu’est-ce qu’on va devoir affronter et donc quelques soit je dirais les

Ressources minières que un tracteur hightech ici va me proposer pour faire face à ces deux défis la grosse descente énergétique et matérielle et puis le climat le hightech quelque chose me dérange un peu comme disait Thomas dans le sens où ah ça va être une solution

Pour esquiver le truc et moi en gros quand je regarde ça arriver je me dis euh ce serait bien un tracteur décarboné mais un tracteur décarboné complètement pour sortir de la plage des algues vertes à quoi bon et donc quand je vois que là ici c’est une étude de Julia le

Noué et et de Gill bilen qui est que je vous conseille qui est super intéressante et et donc euh on peut voir que sans forcément en venir au hightech et sans changer toute une armada d’équipement beaucoup plus que le high-tech on peut résoudre beaucoup de problèmes

Euh voilà donc euh faut essayer de pas être trop anachronique quand même euh faut pas tourner le dos à tout euh mais bah si je peux aider B en fait j’aimerais bien aider c’est surtout euh euh des gens comme par exemple la maréchage sur sol vivant euh ici on voit

Par exemple un un cours là qui est prodigué par l’association maréchal sol vivant euh vous pouvez y voir qu’en fait on on y fait de l’agroécologie on promeut dans cette association de marécher on promeut je dirais euh l’utilisation de paillage exogène et d’engrais vert euh alors ça c’est parce

Qu’ils font de l’agriculture de conservation des sols mais comme il y a des gros besoins de fertilité et un bilan humubique très mauvais en maréchage euh ça c’est signifie que il faut monter énormément le taux de matière organique et et ça ça se fait avec avec l’apport de beaucoup beaucoup

De matière alors là ici on peut voir un extrait d’une vidéo tiré de l’étude qui est faite par mes collègues du CFPPA qui étudie en mulch tout herb et quel est le rapport entre la quantité de d’herbe à produire par rapport à la surface en maréchage qu’est-ce qu’on a

Comme équilibre est-ce qu’on pourrait pas fertiliser à 100 % la parcelle marécher avec le paysage autour et qui contribue à ce maintien de biodiversité donc je trouvais ça très intéressant de me pencher vers vers ces initiatives de marécher donc je leuri proposé un coup de main et dans un partenariat européen

Pour l’innovation euh que nous avons signé donc l’établissement avec la chambre d’agriculture qui a fait toute une étude de de terrain pour euh faire un cahier des charges concernant un outil un outil donc du coup qui s’a créé qui a été créé aussi avec la MSA ici on voit mode

Lescure là qui m’a accompagné pour conseiller euh pour le conseil sur la sécurité pour l’ergonomie aussi parce que une ergonome de formation euh là on voit un des un des adhérents de l’association maréchal solvivant qui était venu une fois au lycée pour essayer de faire un un prototype

Ensemble à l’atelier et puis ben des prototypes c’est surtout avec les élèves que j’ai fait ça euh donc dans les ateliers du lycée alors bon vous pouvez voir que c’était en 2020 donc ça a apporté quelques difficultés euh c’est pas mal en pleinir au début il y a eu beaucoup

D’ajustements en terme de euh en terme d’utilisation des ateliers là comment faire pour s’en sortir avec avec cette pandémie euh on a fait pas mal de trucs he voyez j’ai essayé au début avec les élèves de faire d’avoir une approche qui est vraiment low tech avec juste de

Simple de simples chasses d’ bris qu’on pousse mais en fait cétait incontrôlable et ça donnait pas des tranchées ouvertes dans le paillage bien propre et donc donc après avec les élèves du coup on a commencé à se pencher vers des des technologies motorisées des prototypes tout sympa ici

Vous voyez j’ai fait des machines qui bourent ou des machines qui ouvre pas de tranché on a fait pas mal de prototypes différents euh donc donc voilà mais on a quand même réussi à faire quelque chose au final qui qui a de l’allure he là ici

Par exemple il y avait un prototype là qui qui faisait des tranchées correctes mais c’était un peu dangereux quand même quoi très dangereux hein donc du coup on a poursuivi le travail essayer de faire quelque chose qui est à la fois qui fait un peu moins appel à de

La techno et pour le coup qui est également un peu moins dangereux donc plutôt que d’avoir des fléo c’est une espèce de broyur étroit avec des fléos des couteaux plutôt que d’avoir ça on a essayé de faire ça avec des disques affutés pour que ça tranche bien le paillage et donc cette machine

Du coup là qui est entraînée par un un moteur de motobineuse euh nous a offert des résultats qui sont assez satisfaisants euh mais comme vous pouvez le lire qui qui n’a pas été mise au point complètement et et avec une mise à disposition de plan d’autoconstruction comme on le fait pour l’atelier paysan

Parce que là il s’agit de faire quelque chose qui est quand même sécurisé et là ça va sur ce prototype là on voit sur une version 4 ans ça fonctionner à peu près bien et d’un point de vue ergonomie par contre c’était trop lourd c’était trop difficile à

Manipuler un peu trop lourd déplacer ça dans une exploitation avec l’herbage autour c’était un c’était c’était assez c’était assez dur on a essayé de faire des versions un peu plus transportable euh donc là comme vous pouvez voir c’est moi qui utilise le ou là un marécher euh cétait ça faisait partie d’une des

Déceptions des fois des élèves c’est de ne pas pouvoir assister au test euh parce qu’on a vit des machines machines trop dangereuses là je me permettais pas d’utiliser ça avec les élèves donc là après creuser Tranchier là les élèves ont fait du semi ou du repiquage dans une petite parcelle là

Qui était dédiée à ça à faire du maréchage sur seul vivant avec beaucoup de visiteurs voilà de d’heureux visiteurs d’ailleurs et donc du coup voilà c’est intéressant parce que parce que les élèves en fait ils sont passionnés dans truc ils sont vraiment pris à fond dans le machin et

Il y a il y a vraiment une fierté de de d’accoucher de l’atelier avec la classe un prototype un outil quoi donc du point de vue du sens que ça donne pour les élèves c’est c’est c’est quand même vachement bien quoi c’est c’était très intéressant à partager ça c’est le prototype final que

J’ai présenté là du coup à la clôture du pui euh mais voilà c’est pas fini hein moi clairement sil y a une machine comme ça chez un M de stage je lui dis euh non mais quand vous sortez cette machine V stagiaire mon élève vous allez lui dire

De prendre un café quoi euh donc comment a pu être valorisé du coup tout ce travail du côté des maréchers bah on voici un exemplaire il a pas beaucoup là c’est un marécher dans dans l’Est là il s’appelle Vincent Favre et donc en fait

Lui il a repris ça du coup caché sous le carter d’un rotavator bon comme ça on est sur quelque chose qui est déjà marqué flanqué avec l’autoconformité ce là du constructeur on a juste fait une modif c’est on a remplacé le rouleau par des roues pour faire une version un rang

Ou de rang de son fameux stript voilà et donc du coup quand on quand on regarde un peu quand on prend un peu de recul sur tout ça le bilan de ce de ce cette expérimentation de réaliser des prototypes avec les élèves la grosse difficulté c’est le temps de travail

Qu’on a avec les élèves parce qu’un prof d’agroéquipement a son emploi du temps à disperser dans plusieurs classes je peux pas comme à l’atelier paysan prendre des apprenants pendant toute une semaine on est focus sur le truc et on fait le travail donc ça voilà c’est une

Difficulté euh du point de vue de la sécurité comme je vous le disais pas facile de il faut vraiment être prudent quand on invente des choses ou alors pas de problème c’est quand on va sur des outils qui ne sont pas animés donc là si c’est des outils qui sont autoanimés à

L’arrière du tracteur ou juste tiré par le tracteur ça pose pas de souci là sur ce partenariat là ça ça c’était c’était un peu tendu quand même quoi euh faut se mettre d’ acccord également avec les collègues avec qui on partageatelier agroéquipement quand même quand on prévoit dans son atelier dans l’atelier

Pédagogique de faire des projets avec les élèves ça ça demande de la place donc il faut se mettre d’accord sur l’occupation des espaces qui sont dédiés au au prof d’agroéquipement voilà et puis côté valorisation bah comme peut-être ça aurait pu faire plus de communication de communication dans l’établissement et surtout plus de

Séances pluridisciplin cire euh ah pardon ça je rembobine un tout petit peu parce que c’est parti trop vite et donc le le bénéfice de tout ça par contre c’est que ça donne beaucoup de sens au travail c’est-à-dire que ils ont envie de faire le truc c’est pas juste une

Petite pièce qui à la fin sera notée et puis je la mets à la ferraille là c’est passionnant quoi et d’ailleurs c’est pour ça que je vous ai remis en point la sécurité parce que enseigner la sécurité c’est un truc mais quand ils sont dans le feu de l’action

Dans un petit peu tendance à oublier quoi il y a une ferra il il faut couper ça hop il prend il retourne sur la machine pour percer ou pour découper et là je lui fais un rappel sur la sécurité parce qu’il avait oublié le truc alors que alors qu’en situation beaucoup plus

Scolaire scolaire avec un une petite pièce et puis tout est bien marqué il se comporte pas de la même manière euh le partenariat c’est vraiment quelque chose de très intéressant et euh c’est intéressant aussi de montrer aux élèves euh tout ce qui est fait tout toutes les initiatives qui sont portées comme bah

Comme le montré christelg tout à l’heure ça aussi c’est un partenariat ils savent pas forcément que ça existe tout ça les futurs agriculteurs et enfin ça leur permet de développer un peu d’autonomie et d’avoir une réflexion sur l’autonomie celle dont on parlait à un instant Thomas euh et

C’est pour ça du coup que euh bah du coup je me suis inscrit à une formation euh qui est portée par l’Institut agrof Florac il y a pas la petit Florac ajoué là et l’Institut agroflorac du coup a fait une semaine de formation là en juin euh qui était beaucoup de temps partagé

Avec l’atelier paysan et donc en fait ça a apporté beaucoup de réflexion sur sur l’autonomie technique des exploitations euh j’en dis pas plus Thomas déjà bien développé et euh donc il y a on est plusieurs établissements du coup à avoir signé une convention euh de de d’expérimentation sur plusieurs

Années donc là avec l’Institut agro donc Castello d’Arry il y a Rochefort euh donc nous coutante aussi il y a l’homme aussi qui le PL de l’homme qui qui fait qui fait un aussi un un petit truc là euh donc au lycée nous euh l’Institut agroflorac va nous accompagner pour

Euh deux expérimentations que nous mettons en place dans l’établissement alors euh l’une de ces expérimentations c’est avec une exploitation marécher et des BTS axe donc là on va construire un pultibut le le cultibut du coup est acheté par la fermeb et donc du coup ils achètent un

Kit de construction c’estàd qu’on va pas construire tout nous-même il y a des pièces donc du coup qui sont déjà prépercé il y a plus que la soudure à faire entre guillemets plus que la soudure à faire donc ça c’est c’est un kit que l’atelier paysan propose sur son

Site internet donc l’exploitant les exploitants achètent ce kit le fond livré à à l’atelier nos élèves le souent donc moi forcément après je vais continuer un petit peu tout seul sans les élèves pour vérifier si le travail est bien fait et on livre ça euh donc autour il va y avoir également

Fa conclure Antoine faut conclure parce que le temp ça marche ah oui effectivement et donc l’autre partenariat euh du coup c’est euh avec avec le Centre national d’agréologie où là il y a une idée qui avait été imaginée par luci Segi et d’autres et et d’autres agriculteurs

Donc ils ont une idée de faire un prototype avec une conception d’outil sur laquelle on va faire réfléchir les élèves et ils vont essayer de concevoir d’imaginer la conception de l’outil et euh et donc nous on va le faire à l’atelier et on va faire tout un tas de

Plure autour pour faire réfléchir sur l’auto autonomie des exploitants voilà j’ai terminé je vais partage merci beauoup merci beaucoup ben écoutez on va tout de suite attaquer les questions parce que euh il y en a un certain nombre et elles arriventore plus peut-être de pour démarrer donc vous

Mettez bien tous votre son he pour ne pas perdre de temps dans l’allumage de son ou l’oublier peut-être des questions pour Christelle là pour démarrer une sur Demir pour les photos prises par smartphone il suffit de prendre en photo sa parcelle ou faut-il utiliser un drone pour avoir une vision

D’ensemble là l’idée dans dans ce travail qui était un travail un peu exploratoire c’était de travailler avec un smartphone et donc uniquement prendre une partie de la parcelle on ce qu’on aimerait faire après par la suite éventuellement c’est si notre indicateur le DGCI est suffisamment performant c’est ben

D’utiliser ça après sur des images drone he on pourrait ensuite survoler avec un drone visible qui a une caméra embarqué et qui est uniquement dans le visible qui permettrait de survoler toute la parcelle et ensuite par contre il faudra derrière en post-traitement traiter ou analyser tout toutes les photos euh

Voilà à l’aide de logiciel qu’il faut mettre en open source ou enfin moi je suis plutôt dans la la philosophie de du partage euh et donc voilà transmettre les les infos au aux gens la plus grande communauté possible il y a encore deux petites questions là pour toi puis après

Ce sera des questions qui sont un peu plus à partager entre vous trois euh une question de Francis quelle serait la validé la validité géographique de l’apprentissage des images par classification supervisée h en fait voilà là une des limites enfin de souvent de de de ces modèles c’est que

On va apprendre on va créer un un modèle pour reconnaître les plantes selon une base de données qui a été prise à un certain endroit pour une certaine variété et cetera donc par exemple dans notre cas nous on a travaillé sur le tritical et la févrole et la question

Qu’on peut se poser c’est est-ce que en prenant le même modèle mais en le testant sur une autre variété euh par exemple du blé ou une autre un autre légumineuse une autre légum est-ce que ça marcherait et bien probablement moyen mais la réponse c’est il faut augmenter la base de données d’apprentissage et

Donc il faut va falloir partager et plus la base de données sera grande avec beaucoup de variété ou variabilité c’est-à-dire auss au lieu d’une seule variété de de blé j’en j’en ai plusieurs et bien peut-être que le modèle va être beaucoup plus robuste et sera plus performant et adaptable selon les zones

Géographiques à tester et puis euh ouais voilà on en est au prémis ok donc euh maintenant euh on va aborder des questions plus qui interrogent l’otech high-tech bon peut-être une première question de Pierre euh parce qu’effectivement on voit bien que l’un les uns et les autres entre lotech et

Hightech au-delà de la philosophie il y a le problème de séparation donc pierre qui dit l’otch hightech où est la limite est-ce que vous euh vous avez quelques réponses très courtes si c’est si c’est possible de faire des réponses courtes à ce sujet en tout cas pour moi ouais ça ça

Dépend de enfin d’où d’où on part quelle est la référence par exemple moi qui travaille beaucoup sur l’imagerie euh je dirais parmi ensemble des capteurs optiques disponibles le le plus accessible le plus facile à faire c’est le capteur d’imagerie visible donc pour moi l’imagerie visible comparé à de l’imagerie multispectrale ou de

L’imagerie issue des satellites hyppectral euh c’est ce qui correspondrait à duotec dans ma référence à moi voilà il est sûr qu’après il faut comparer bien des objets d’études différents mais voilà pour moi euh tout dépend la référence où est-ce qu’on la positionne et en ce qui me concerne en ce qui nous

Concerne la nature paysans je je le disais l’otque c’est pas quelque chose nous qu’on qu’on revendique on est souvent catalogué comme tel nous on parle de technologie appropriée c’est-à-dire en fait dans la capacité finalement à s’approprier cette technologie là et donc avoir une forme d’autonomie dessus et de choisir un peu

La dépendance alors on n’est jamais complètement autonome et puis l’autonomie elle est collective c’est pas tout seul sur sa ferme dans un mode autarsique mais il s’agit bien de d’être en capacité finalement de de faire évoluer ça et donc si quelqu’un sait coder à la limite un logiciel peut si

Part du principe qu’il a une dépendance à l’ordinateur qu’ l’accepte peut tout à fait rentrer dans dans cette ligne de compte mais nous on part du principe que c’est d’avoir une colonne à souder une disqueuse et un poste enfin un poste à souder une colonne à percer et une

Disqueuse et à partir de là il y a un certain nombre d’outils qu’on peut faire rentrer dans cette catégorie du lotech mais il y a toujours des effets de frontière et de Born évidemment ce qui est plutôt la démarche qu’il faut sur laquelle il faut s’interroger la notion

De dépendance qui me paraît central oui et du coup ça renvoie une question d’Eveline qui dit est-ce qu’on ne se trompe pas de débat en opposant hightech l tech le vrai débat n’est-ce pas la réflexion et enjeu sur entre enje enjeu agroologique entre agro agriculture là agroécologique et a

Agroécologique c’est un peu ce que tu dis Thomas quelque part oui bah c’est c’estàd que quand on parle d’agro agroécologie aujourd’hui tout le monde fait de l’agroécologie tout le monde revendique ça c’est formidable nous on parle d’agroécologie paysane c’est qui qui en fait un projet politique qui est

Avec une forte intensité de main d’œuvre ça veut pas dire c’est reé à la tâche ça veut pas dire l’image un peu archaïque qui qui peut venir tout de suite quand on oppose ça au high-tech c’est bien plutôt d’avoir en fait une agriculture qui permett de nourrir sur des territoires une population assez

Nombreuse aujourd’hui on on on seit félicite d’un développement technologique en France et en même temps on pleure que nos campagnes se vident et que la profession ne permet pas de rémunérer suffisamment de d’actifs agricooles donc à un moment il va falloir reconnecter un peu ces dimensions là donc oui

Agroécologie à forte intensité de main d’œuvre pour produire et nourrir une population dans des dans des conditions satisfaisantes pour tout le monde là aussi un autre enjeu ok après euh il y a il y a des questionnements autour de aspects économiques en particulier et donc un question c’est avez-vous des calculs de

Coût du machinisme intégré euh avez-vous dans vos calculs de coût du machinisme intégré l’impact d’économie sur le personnel et l’impact fiscal c’est-à-dire que est-ce que globalement euh si on remplace de de du high-tech par de la main d’œuvre euh est-ce que ça coûte pas trop cher et ben en fait la

Main d’œuvre oui on a du mal à trouver de la main d’œuvre parce qu’on a du mal à à rémunérer là aussi est-ce que la solution donc est technologique ou est-ce qu’elle est de de peser sur des politique publique pour avoir une rémunération correcte du travail agricole mais la la la question autour

De cette intégration du coup de de main d’œuvre et de la la fiscalité c’est que en investissant on dégage on réduit son assiette imposable l’assiette de résultats imposable et également de cotisation sociale c’estd qu’au passage on détricote la MSA la c’est sécurité sociale des agriculteurs et des agricultrices pour investir davantage

Mais quand on a regardé l’évolution du coup machine on a regarder en parallèle l’évolution d’un indicateur de revenu le rciai le le revenu courant avant impôt et par unité de surface celui-là il dégringo sur les sur les 30 dernières années du Rica c’est-à-dire que le cette évolution du machinisme ne s’accompagne

Pas systématiquement et pas sur la dernière période c’est assez flagrant pas du tout d’une amélioration du revenu des des paysans et des paysannes et intégrer dire finalement il y a une économie au niveau fiscal et sociale c’est accepter de ser la branche collective sur laquelle on est assis en

Payant en finalement en ne contribuant pas à ce qui demain va financer des écoles des hôpitaux et cetera et ce qui finance aussi la retraite et les soins des agriculteurs et des agricultrices avec la MSA donc c’est à mon avis une fausse base de calcul ok merci alors après il y avait

Des questions euh bah justement sur le le le la consommation énergétique euh une question qui était dans le chat que je fa je prends maintenant pour ne pas l’oublier les systèmes d’intelligence artificielle reposent sur le fonctionnement des serveurs très consommateurs d’énergie euh l’efficience globale énergétique n pas beaucoup plus

Faible que celle des techniques lotech Christelle peut-être et Thomas ou ou Antoine si vous avez fait des calculs de coût une idée de de tout ça et je me rends pas du tout compte quelle est sur l’enveloppe énergétique la la consommation et le recours à l’intelligence artificiel sur des des

Serveurs effectivement ça doit c’est non négligeable mais je je sais pas du tout le quantifier voilà c’est pour ça que je suis plus dans l’idée de partage eTTH et de centraliser les les infos pour peut-être que ça consomme moins plutôt que sur chaque poste on on est des nos

Propres serveurs et donc peut-être que ça consommera beaucoup plus en revanche qu de après effectivement la la propriété des données et cetera Antoine et après ou si je peux permettre juste de de de de rappeler que en fait lowtech c’est une expression qui est qui est postérieure à hightech c’estàdire

Que le hightech à la base ça veut dire technologie de pointe c’est-à-dire que à la pointe à la pointe à l’extrémité de quoi devant les autres c’est pour ça que tout à l’heure je parlais d’anachronisme dans mes cours si je suis pas assez high-tech je suis anachronique et et

Donc en fait quand quand on veut être à la technologie de pointe on est forcément quelque part élitiste et donc l’objectif est justement de de cantonner et de de de de bien conserver dans entre ses mains bah l’autonomie euh de se l’approprier et donc forcément ça ça pose c’est problématique

Et donc voilà c’est tout ce que je voulais dire par rapport à cette problématique est-ce que c’est agroécologie de la haute agrologie moi ça me dérange pas de voir du hightech si c’est pour en savoir plus sur le fonctionnement du végétal si c’est pour mieux organiser notre société une intelligence artificielle qui pourquoi

Pas nous aide à à mieux organiser les différents l’économie agricole mais si c’est pour remplacer quelqu’un qui est au quand il conduit un tracteur et met à la place quelqu’un qui le conduit pas euh je vois pas trop l’intérêt moi mon métier est de préparer les futurs travailleurs dans l’activité agricole

Mon métier n’est pas de préparer les non travailleurs ou alors il faudrait que j’aille dans une école d’ingénieurs quoi je je je prépare plus des BTS et des bac pro je prépare des gens qui auront des fois malheureusement même pas le SMIC en bossant 50 à 70 heur par semaine ça ça me

Dérange et et donc quand on parle d’attractivité agricole je je je suis pas d’accord je vous trouve plein de jeunes qui sont attirés par le métier et qui ont vraiment envie d’être dans l’agriculture donc la robotique en réponse pour donner de l’attractivité c’est ça aussi c’est un faux argument

Que je voudrais là je me permets de dénoncer au passage je laisse la parole à Thomas Thomas mais pour revenir sur la la la question énergétique il y a pas de il y a pas de réponse c’estàdire que aujourd’hui personne n’est en possibilité de de chiffrer réellement le

Coût en fait écologique de ces solutions dites high-tech alors high-tech on peut voilà avec les effets de définition donc entre le le le coût énergétique et qui sur l’ensemble du cycle de vie c’est-à-dire depuis l’extraction des minerai leur transformation leur utilisation et le devenir la mise en déchargege ou

Recyclage quelle part de recyclage et cetera tout ce que ça va représenter il y a des programmes de recherche qui se lancent mais en fait qui se lancent à postérior c’est-à-dire qu’on a commencé par ce dire c’est une voie d’avenir et qu’après se on se pose la question et

Que là il commence à y avoir des tests qui démarrent là-dessus de dire ah bah tiens comment et puis sur la base d’hypothèses qui peuvent pour certaines être bien discutables de dire on va essayer d’évaluer finalement cet impact général et et pour le moment le fait est

Que c’est c’est un angle mort et c’est un angle mort en terme de politique publique mais il me semble qu’il y a un PEPR un programme prioritaire de recherche qui vient de démarrer sur le l’otec me semble il puisque l’École des Mines de Saint-Étienne est engagé sur ce

Projet là non ah sur le lotech oui sur l je pour le coup je je n’ai pas suivi mais alors sur le PE je croyais que tu parlais du PEPR sur le numérique où il y a effectivement des travaux qui se mènent a qui vient d’être lancé sur le

Loteec donc c’est pas complètement oublié des politiques publiques mais c’est pas avec même financement évidemment c’est pas les mêmes enveloppes hein ouis euh je vais reprendre juste deux on arrive à la fin de de deux questions une où j’associe celle de et de margaot sur le fait que

C’est plutôt des certains systèmes ou certains types d’entreprises que qui vont sur du du lotech dire est-ce que le l’approche lotec est plus rentable sur un certain type de modèle agricole par exemple pourquoi c’est les bio et pas et et et plus en priorité ou ENF est-ce que

C’est vraiment les bios qui sont en priorité sur le sur le dans cette affaire d’agroéquipement avec des technologies appropriées et puis est-ce que il y a des des systèmes de culture de type bah maréchage par exemple où ça a l’air un peu plus évident euh que sur

Des grandes cultures ou euh des cultures spécialisées en culture spécialisée il y a beaucoup de choses en viticulture euh il y a des choses aussi en arboriculture il y a des choses en plantes aromatiques et médicinales euh c’est vrai que les grandes cultures mais par des effets de

De surface et d’échelle et de de gigantisme machinique mais aussi parce que c’est les filières où le machinisme euh dominant euh et enfin est tout tourné vers vers cette culturelà euh c’est là où où il y a peut-être moins de choses qui existent mais pourquoi pourquoi les bios finalement pourquoi

Tout ça par par des BIOS peut-être que c’est appr prendre dans le sens inverse c’est-à-dire que ce sont des gens qui se sont engagés dans la bio par des par la fois des la conviction en terme de préservation d’impact de leur propre activité et de sensibilité de rapport

À à au à la culture ou à à l’écosystème cultivé finalement qui peuvent être sensibles aussi au fait de développer ce type de technologie appropriée c’est je prendrai plutôt la question dans ce sens-là que que dans le sens où je crois qu’elle a été posée merci une dernière petite

Question rapide pour Antoine de margaot quelles sont les réactions des élèv que vous avez vis-à-vis de votre proposition de l’otec Versus d’autres cours qui pourraêre plus orienté à hightech et on termine là sur ta sur ta réponse euh alors il y a deux manières de réagir

Des fois il y a des élèves qui qui s’imaginent bien lorsque je je ramène des critiques sur le high-tech euh j’imagine bien que voilà c’est dans ce sens-là que je réfléchis puis des fois ça on vous caresse dans le sens du poil et puis on y va mais non pour

Toutefois j’ai quand même des des fois des réactions de je dirais d’opposition euh mais en fait il faut en venir à expliquer que l’évolution la technologie n’évolue pas de manière linéaire euh comme on a tendance à le croire c’est-à-dire que il y avait la roue du Carros avant et puis

Aujourd’hui on fait de l’intelligence artificielle et et puis c’est comme ça patatera quoi et si on revient à des technologies précédentes c’està dire qu’ lowtech synonyme de passéiste j’essaie de casser cette image euh on pourrait bien faire du lowtech mais avec des connaissanceces qui ont énormément évolué depuis une soixantaine d’années

Euh enfin voilà il faut essayer de concilier les deux et on devra de toute façon concilier les deux plus tard on sera bien obligé de de réduire de réparer de réutiliser de recycler parce qu’on a tout un tas de matériaux qui qui seront plus disponibles comme ça super

Facile il a quater un peu il y a du pétrole ici il y aura de l’acier c’est ça va devenir très compliqué et lechci beaucoup on va on va arrêter sur ce sujetlà passionnant on pourrait y être euh toute la semaine mais c’est oigé de s’arrêter euh merci euh vraiment tous

Les trois je pense que le débat n’est pas terminé mais en tout cas vous avez apporté des éléments très riche et très intéressant euh la semaine prochaine on se retrouve sur la thématique sobriété on aurait pu être aujourd’hui aussi sur la thématique sobriété quelque part euh pour parler de la réduction du

Gaspillage alimentaire et donc autre sujet là aussi où il y a beaucoup de choses à faire merci à tous les trois merci aux participants et à la semaine prochaine pour ceux qui seront intéressés par le gaspillage alimentaire au revoir

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