Sandra Bornand et Cécile Leguy : Parcours africaniste: documentation, performance et décryptage des situations
Colloque SHESL 2024
Ethnolinguistique – Anthropologie linguistique : histoires et état des lieux,
organisé par Chloé Laplantine, Cécile Leguy et Valentina Vapnarsky
Paris, 31 janvier-2 février 2024
La situation des études africaines présente quelques spécificité d’une part parce que la recherche est plutôt récente fin du 19e d’autre part parce qu’il s’agit du continent présentant la plus grande diversité linguistique dont un nombre important de langues de tradition orale cette spécificité a eu des conséquences sur la manière dont les
Recherches ont été menées la recherche de terrain a en effet longtemps nécessité les moyens de l’exploration et le soutien des institutions ce pourquoi les premiers à réellement produire des études tant en anthropologie qu’en linguistique sont des administrateurs ou des missionnaires venus sur place pour d’autres raisons hormis les régions
Côtières une grande partie du continent reste peu exploré jusqu’au 20e siècle pour l’histoire intellectuel francophon les deux femmes qui sont à l’origine de l’ethnolinguistique africaniste française jacqu Thas et je vive calam griol ont en commun le souci du terrain et le travail sur des langues non documentées pour lequel il était donc
Nécessaire d’élaborer des méthodes propres ces deux pionnières sont chacune à l’initiative d’une œuvre magistrale et d’un mouvement fédérateur suivi par tout un groupe de chercheurs et chercheuses nous présenterons la réflexion en anthropologie linguistique telle qu’elle se développé dans les milieux francophones en terrain africain en trois points selon une certaine Chron
Précisons toutefois que cette désignation anthropologie linguistique n’était pas la plus courante avant les années 2000 lui était préféré celle d’ethnolinguistique comme pour l’histoire générale de l’anthropologie linguistique et en particulier l’anthropologie linguistique américaine telle que durantil a présenté selon trois paradigmes les différentes approches se chevauchent et coexistent elles sont même pratiquées parfois par
Les mêmes chercheurs en fonction des publications et des projets nous verrons dans un premier temps comment la discipline se présente comme une démarche documentaire il s’agit de documenter les langues dans leur diversité en relation avec les sociétés et défendu l’idée d’une interdépendance entre langue et société qui s’apparente
Au couple langue culture du culturalisme américain dans un deuxième temps s’impose une approche de la vie sociale par le langage l’étude ethnolinguistique est alors une manière d’analyser le poids de la parole à partir de ses représentations et de ses usages la parole étudiée en situation éclairant la vie sociale et en particulier les
Relations de pouvoir ou les relations entre hommes et femmes enfin en s’accordant en accordant de l’importance à l’événement les travaux les plus rissons ont pour objectif de décrypter les situations de diverses manières à travers ces trois point points nous tracerons à grand trait une histoire de l’anthropologie linguistique africaniste francophone en retenant quel
Quelques approches et travaux marquants le temps limité qui nous est imparti ne nous pouvons pas permettre de parler de tout il nous semble important cependant de mettre l’accent sur la diversité des travaux menés et sur les manières différentes de concevoir la discipline non seulement au fil du temps mais aussi
Selon les chercheuses et chercheurs concernés avant que ne s’impose une ethnolinguistique définiie comme une approche scientifique ayant ses propres méthodes les premiers à recueillir des données de terrain dans le mieux but de mieux comprendre les populations mais aussi à faire des dictionnaires à recueillir des proverbes des contes et
Cetera ont été des missionnaires et des administrateurs colonieux certains d’entre eux peuvent être considérés comme des précurseurs dans leur approche combinant l’ethnographie et la linguistique c’est le cas pour l’Afrique de l’Ouest francophone de Maurice de Lafosse de Lafosse administrateur colonial en Afrique de l’Ouest entre 1894 et 1917 est un des pioners des
Études africanistes ayant pris très tôt conscience de l’importance de la langue dans l’étude des sociétés il s’attelle à produire des descriptions grammaticales par exemple l’an et le diula de langue parlé en Côte d’Ivoire et des lexiques dont l’imposant lexique comparative de 60 langues parlées en Côte d’Ivoire et dans les régions
Limitrophes il s’intéresse également au système d’écriture existant et propose une manière d’écrire des langues africaines de tradition orale de Lafosse ne se contente pas de mener des recherches linguistiques en Afrique de l’Ouest il fait également de l’ethnographie pour mieux décrire différentes sociétés notamment les baolés les anés et les Sénoufos dès 1901
Il plaide pour une étude scientifique des populations africaines cherchant à se démarquer des anthropologues de cabinet il fait des enquêtes de terrain avec comm méthode l’observation participante il met également en place des enquêtes collectives prenons en compte les sources orales comme écrite de la fosse met en évidence l’historicité des
Sociétés africaines et en cela est le précurseur de l’historiographie africaniste le travail le plus emblématique de de la fosse c’est sa monographie intitulée au Sénégal Niger publiée en 1912 orientaliste et arabisant de formation il y présente le Soudan français comme objet d’étude aussi intéressant que l’Égypte il montre un
Territoire qu’il ne faut pas réduire à la coutume comme il le dit mettant en valeur les contacts anciens entre le Soudan français et le monde musulman s’il répond au départ à une commande d’ordre coloniale de Lafosse cherche à produire un travail scientifique son insertion dans le monde académique se
Confirme quand de retour à Paris il assure un enseignement au longzo anime un séminaire à l’Institut d’ethnologie et participe à la création en 1926 de l’international African Institute of African languages and cultures cette association toujours en activité est hébergée à la as à Londres et publie la
Revue Africa de la Fos a mené ses recherches dans le contexte colonial en tant qu’administrateur il faut donc avoir conscience des billets que cela suppose quand on prend connaissance de son travail son approche en fait cependant un précurseur des étude ethnolinguistique dès ses études universitaires Jacqueline Thomas manifeste un intérêt pour la pluridisci
Pluridisciplinarité en étudiant à la Sorbonne la sociologie l’ethnologie la linguist la psychologie et l’histoire des religions souhaitant faire une enquête de terrain en Afrique elle suit des cours langzo afin d’apprendre une langue africaine le mandingue elle part avec trois autres personnes un ethnologue un sociologue et un technicien audiovisuel
Schling Baka en Afrique centrale dans ce qui était alors le territoire français de lubongishari pour un premier séjour de 56 à 58 à un moment charnière de l’histoire coloniale juste avant l’indépendance Thomas s’installe dans le village gbaka de Bobois et vit avec sa petite équipe en immersion ce qui n’était pas bien vu
Des par les administrateurs coloniaux qui lui confient son matériel dès son arrivée parti en ethnologue c’est en linguiste qu’elle décrit le parling Baka de bokonga du point de vue de la phonologie de la morphologie et de la syntaxe ce qui sera sa thèse principale elle est alors la première linguiste à
Décrire une langue ubangienne pour insption elle s’inspire des travaux en phonologie en syntaxe du linguiste fonctionnaliste suisse André Martinet influencé à la fois par le structuralisme saurien et par le fonctionnalisme du cercle de Prague Martinet priorise cependant l’oral comme réalisation première par rapport à l’écrit Thomas fait sa thèse secondaire
En ethnologie sous la direction d’André Leroi Gouro auteur entre autres d’un livre en de volume qui a eu son un grand impact le geste et la parole publié en4 et 65 dans sa thèse Thomas analyse les structures sociales et démographiques mais aussi les mouvements migratoires durant les époques précoloniales et
Coloniales ces deux thèses mettent en évidence ce qui va être une constante des travaux de Thomas la nécessité de travailler à la fois en linguiste et en enologue car la langue est pour elle comme elle le précise dans le film consacré à son travail le reflet de la
Société et la société est tout entière dans la langue elle rejoint ici la conception boisienne des relations entre langue et culture en plus de ses travaux elle publiait en 70 un important recueil de 908 pages de comptes de devinettes ou énigme de chant et de prière cet ouvrage comprend des
Transcriptions avec des notes linguistiques très précises des traductions mot àot et des traduction plus littéraire s’il s’agit en partie du corpus qui lui a permis d’étudier la langue cette publication met en évidence l’intérêt de Thomas pour la littérature orale comme l’écrit calam griol dans un comprerendu du livre elle présent elle
La présente ce travail comme un modèle avec je cite des textes rigoureusement établis du point de vue de la langue et accompagné d’un commentaire qui permet de les replacer dans leur contexte culturel et d’en apprécier toute la valeur sociale et vécue kalalam griol souligne l’intérêt du découpage en
Séquence qui respecte le rythme de la narration ce qui est intéressant et éclaire d’un autre regard le travail sur la littérature orale de Thomas si n’aborde pas les problématiques de l’oralité ce que fera l’autre pionnière de l’ethn linguistique africaniste elle se montre sensible à un élément important le
Rythme alors pour présenter le le postulat théoriqu et les apports méthodologiques des travaux de Thomas et de son équipe nous commencerons par citer Thomas elle-même nous poserons un peu comme un postulat de nos propres recherches que si l’étude des langues de civilisation bien connues peut éventuellement se concevoir comme
Strictement linguistique bien que le remarquable exemple des travaux d’Émil Benveniste démentante admirablement cette option l’étude des langues sans tradition écrites dont on ignore tout ou presque des civilisations ne peut s’envisager sans qu’on mène parallèlement une étude des cultures faute de quoi l’étude linguistique demeure une coquille vide un squelette
Sans chair analyser les structures grammaticales d’une langue sans avoir aucune idée des réalités qu’elle semble exprimer nous paraît extrêmement vain et si intelligemment que l’opération puisse être menée une entreprise voué à l’échec au moins partiellement car il n’y a pas dissociation entre une société et la langue qu’elle
Emploie comme moyen de communication la réciproque nous paraît tout aussi valable l’étude des structures d’une société indépendamment de celle de sa langue ne peut avoir qu’une valeur limitée de cette citation ressort la spécificité des langues de tradition orale quelle qu’elle soit une spécificité qui amène à un constat
Méthodologique ni les entre ologue ni les linguistes ne peuvent faire l’économie d’une formation dans l’autre discipline regrettant que trop souvent les revendications d’une relation qui unit ces deux disciplines ne sont que des déclarations de bonnes intentions pour citer Thomas elle va uvrer au sein du Lacito pour que celles et ceux qui
Rejoignent son équipe travaillent dans ce sens elle fondent ce laboratoire spécialisé dans les langues de tradition orale en 1976 avec le linguiste Luc bouquot laboratoire dont dit-elle l’âme est André George audricou consciente des difficultés d’étudier une langue de tradition orale et afin de poser les bases d’un véritable dialogue entre les disciplines
Elle dirige avec Luc bouot C volumes d’enquêt et descriptions des langues à tradition de tradition orale qu’il publie pour la première fois en 1971 à la société d’études linguistiqu et anthropologique de France la SF une maison d’édition consacré à l’ethnolinguistique qu’elle a créé ils y prôent des études linguistiques de
Terrain en connaissance des contextes culturels fondé sur des recherches en équipe avec un souci équivalent dans les deux disciplines la réédition plus plus complète de 1976 qui sera réimprimée en 87 comprend trois volumes premièrement l’enquête de terrain et l’analyse grammaticale deuxièmement l’approche linguistique qui contient des questionnaires grammaticaux et des
Phrases et enfin l’approche thématique des questionnaires sur les techniques et des guides thématiques dont on peut voir ici un exemple ce qui caractérise l’ethnolinguistique de Thomas c’est la visée à l’exhaustivité on y voit ici l’influence d’audri cour il c’est notamment dans cet extrait euh extrait du des paroles du du
Du film qui a été fait sur Jacqueline Thomas il s’agit pour Thomas non seulement de prendre au sérieux la description des langues en relation à l’environnement culturel dans lequel elles sont parlées mais aussi de tenir compte des connaissances que les locuteurs ont de leur propre environnement naturel en lien bien sûr
Avec le développement des ethnosciences pour tendre vers cette exhaustivité Thomas construit un projet pluridisciplinaire prenant le dialogue entre l’inguiste formé en anthropolog et anthropologue formé en linguistique et s’appuyant sur les compétences d’autres chercheurs afin d’appréhender avec précision tous les domaines de la vie sociale donc des compétences en botanique en entomologie musicologie
Médecine et cetera à ce titre l’encyclopédie aka en est l’illustration la plus aboutie quand le le musicologue simra à Rome rencontre les pigmé aka au sud de la RCA il se retrouve face à une langue qui n’a pas été décrite et demande à Thomas de l’aider cette dernière vient
De mettre en place un programme de recherche qui vise à décrire toutes les langue du pays il s’agit d’être aussi complet que possible description phonologique grammaticale recueil de lexique et de littérature oral parmi les chercheuses et chercheurs qui vont participer à ce programme on retrouve entre autres Paulette ROULON et Yv
Monino qui travaillent chez ba Marie Françoise Rombi sur le bzili France Clare etcqueline th sur Laak en 1977 Thomas propose alors au doctorant et doctorant revenu du terrain pigmet de faire une encyclopédie avec Arom progressivement l’équipe setof et comprend à partir des années 80 h membres venant de différentes
Disciplines tous ont pour consigne de recueillir le vocabulaire technique lié à leur domaine cette encyclopédie qui sera donc publiée entre 80 1981 et 2 18 comprend 16 volumes et est ainsi organisé les quatre premiers volumes concernent l’pigmé AK et sont ils sont abordés tous les aspects de la de la
Société AK le dictionnaire lui-même comprend 11 volume 7456 entrées 1198 photos et dessins et enfin un dernier volume c’est le lexique français AK qui est conçu en fait comme un un outil pratique nous avons donc vu dans cette première partie la dimension documentaire prise par l’ethnolinguistique africaniste à ses
Débuts en particulier autour de Jacqueline Thomas mais dès la même époque on rencontre une autre manière de combiner anthropologie et linguistique incarnée par jeuneviief calam griol les travaux de de jeunevief calam griol mettent en valeur ce qu’elle appelle la vie sociale de la parole l’approche n’est ici pas seulement
Documentaire il s’agit d’abord de comprendre le rôle du langage dans la vie sociale on verra plus précisément ce qu’apporte le travail de calam griol et dans quelle mesure il relève de ce Duranti à qualifier de deuxième paradigme du fait de sa proximité avec l’ethnographie de la parole américaine nous verrons ensuite l’importance prise
Par la notion de performance en particulier dans l’étude des arts verbaux et enfin la question de la socialisation langagière calam Grio est d’abord une héritière fille aînée de Marcel Grio elle a manifesté dès l’enfance son désir de suivre les traces paternelles formée à la grammaire et aux lettres classiques
Elle est également incité par son père à apprendre l’arabe pour s’ouvrir à une langue non-européenne en 1946 elle a 21 ans quand elle part pour la première fois en pays d’ogon pour un séjour de 4 mois sur le terrain accompagnant l’équipe grillole avec pour mission d’étudier la
Langue dans le but d’en faire un dictionnaire qui serait utile à tous cette première expérience de terrain ne fait que conforter son ambition elle y fait déjà preuve de sa rigueur et de son indépendance elle définit ses propres méthodes d’enquête différentes de Cell de son père principalement du fait de
L’importance qu’elle accorde à la diversité des informateurs et des informations qu’elle recueille par ailleurs si on trouve dans ces archives quelques questionnaires ceuxci ont très peu été utilisés car elle a dès ce premier terrain opté pour le observation contextualisée au fiche elle préfère le registre où elle note sur la page de
Gauche tout ce qu’elle observe face aux paroles notées à droite par exemple tout ce qui concerne le paraverbal lors du récit d’un compte lors de son deuxè séjour de terrain avec grole en 1954 rappelons que celui-ci meurt en 56 elle se lance vraiment dans les enquêtes pour préparer son doctorat d’ethnologie
Elle présente comme test secondaire le dictionnaire du Dogon parler à Sanga auquel elle a continué de travailler et sa thèse principale donne lieu à un ouvrage publié en 1965 qui est très vite considéré comme une œuvre majeure et fait d’elle une pionnière pour l’ethnolinguistique ethnologie et langage la parole chez les
Dogon en effet calam Grio ne s’est pas contenté de faire une étude linguistique très vite elle s’est mise à l’écoute de ce qui était dit et de la manière dont cela était dit il est vrai que la notion de parole était dans l’air du temps en ethnologie après la publication en
1947 de docamo la personne et le mythe dans le monde mélanésien de Maurice linart et en 1948 de dieud d’au de Marcel griol calam Grio va cependant peu suivre la voix de ses prédécesseur dans la mesure où dès ses premiers travaux elle s’intéresse plus à ce qu’elle
Appelle la parole vécue qu’à la parole mythique elle choisit comme elle le dit elle-même de prendre les choses par l’autre bout et et d’étudier la manière dont fonctionnent les échanges verbaux dans la société abordant la parole d’un point de vue hmique elle met en valeur les représentations qu’en ont les gens
La manière dont il s’explique la production de paroles dans le corps sa sortie et son impact sur l’interlocuteur représentations qui onuront des conséquences sur les manières de parler il s’agira par exemple de prendre soin de la parole pour ne pas blesser mais aussi pour ne pas s’abaisser à dire de mauvaises
Paroles à trop se dévoiler en étudiant la parole dans la vie sociale elle s’intéresse tout particulièrement aux relations hommes-femm et aux spécificités linguistiques féminine publié pour la première fois en 1965 chez galimar inaugurant une collection prestigieuse la Bibliothèque des sciences humaines avec les problèmes de linguistique générale de benvinist et
Les mots et les choses de fouo tous les deux publiés en 1966 ethnologie et langage sera réédité deux fois en 1987 puis en 2009 aux éditions Lambert Luca et sera traduit en espagnol en italien et en anglais ce livre a eu un grand impact dans la mesure où c’était le premier travail de
Cette ampleur qui traitait langage culture et société dans un même mouvement comme des entités inséparables en ce sens il fut fondateur pour l’ethnolinguistique française et joua un rôle moteur inspirant par la suite de nombreux autres travaux consacrés aux représentations de la parole dans tel ou tel contexte culturel
D HES qui rédige la préface de la traduction en anglais qualifie l’ouvrage de pionnier en tant que véritable ethnographie de la parole il incite les lecteurs à prendre modèle sur cette recherche approfondie qui met bien en valeur combien le postulat de la coopération qui semble évident à ses compatriotes peut être fragilisé dès
Qu’une étude précise est menée en effet calam Grio expose avec l’exemple d’ogon les subtil et les dangers de l’échange langagier montrant l’importance des manières de dire ou de ne pas dire dans les relations humaines en particulier les relations entre hommes et femmes avec cette thèse calam griol faisait
Effectivement de la parole un objet spécifique de recherche dans le même temps en France l’ethnolinguistique devenait une discipline à part entière consacrée par un numéro de la revue langage dirigé par Bernard potier en 1970 dans ce numéro un article de calam griol pour une étude ethnolinguistique des littératures orales africaines
Établit les premiers principes d’une approche particulière des productions orales le livre qu’elle dirige en 1977 langag et cultures africaines joue véritablement un rôle de manifeste pour les ethnolinguistes africanistes il rassemble des articles des principaux représentants de la discipline en plus de jeune viev elle-même on y trouve la
Plume parode alphabétique de Luc bouquot Jean de rive Marie-Paul ferry Yve Monino Diana Reay hullman Paulon Paulette ROULON Christian sedou et et Jacqueline Thomas cet ouvrage pose les fondements d’une pratique interdisciplinaire qui va dès lors concerner un nombre important de travaux africanistes pour calam Grio l’ethnolinguistique n’est pas l’union de
Deux disciplines mais bien une discipline à part entière elle se positionne ainsi face au linguistes et aux ethnologues qui chacun perçoivent l’autre discipline comme simple auxiliaire et présente son approche comme interdisciplinaire comme le précise Émilio Bonvini ethnologie et linguistique demande à se dépasser mutuellement dans une tierce discipline comportant ses propres outils théoriques
Et méthodologiques dès son premier séjour de sur le terrain calam griol s’était intéressé à la littérature orale et plus précisément au compte levistrose devenant son parrain au CNRS après le décès de son père elle est également influencée par l’anthropologue dans la mesure où elle cherche à accéder au sens
Des paroles et mise dans une dimension symbolique notamment dans certaines de ses analyses des comptes mais son ethnographie de la de la parole va l’amener vers l’étude de la littérature orale en performance notion qu’elle va contribuer à faire connaître en France lors des enquêtes menées à partir de 67
Au Niger auprès des compteurs isawaren et g de la région d’ingal si missions entre 67 et 78 elle met en valeur tous les aspects paraverbaux en particulier l’importance de la gestuelle dans l’accession au sens des paroles qui sont souvent elliptiques il faut préciser ici l’importance que prennent à partir de la
Fin des années 50 les techniques d’enregistrement sur le terrain l’équipe Grio a dès le départ bénéficié de conditions matérielles exceptionnelles Grio lui-même accordant beaucoup d’IMP importance à l’image il a œuvré pour qu’un véritable laboratoire flottant soit installé sur le Niger le manogo un bateau laboratoire mis en en
Service F 55 qui permet aux chercheurs d’étudier sur place leurs enregistrements de développer leurs photos de travailler directement avec leurs informateurs sur les données recueillies jeun B va disposé d’un magnétophone pour enregistrer sur le terrain D56 quand elle travaille ensuite chez les isawaren c’est au sein d’une équipe comprenant pierre Francis Lacroix
Suzanne et Edmond Bernus et Edmond Bernus filme pour elle les compteuses et compteurs dont elle étudie la gestuelle elle accorde une grande importance à la photographie qui permet de fixer les gestes les plus significatifs et d’en discuter avec les compteurs ensuite ce qui l’a conduit à découvrir l’importance
Mémotechnique de ceux-ci et le rôle que joue leur transmission comme suite de moment fort dans l’apprentissage de l’art des compteurs qui se fait de maîre à élèv dans ce contexte l’approche novatrice de calam griol fait des émules à différents niveaux d’abord dans le cadre de l’équipe qu’elle anime
En effet elle a pris la direction en 77 suite au décès prématuré de pierre- Francis Lacroix de l’ER 246 langage et culture en Afrique de l’Ouest équipe de recherche dont elle fut l’une des membres fondateurs en 1968 cette équipe fusionnera en 94 avec les membres africanistes du Lacito pour créer le
Lacan ensuite dans le cadre de ses enseignements à linalco elle assure le cours de littérature traditionnelle de l’Afrique de 68 à 76 et à la surbonne nouvelle séminaire d’ethnolinguistique de 71 à 87 et des thèses qu’elle dirige parmi ses étudiants plus plusieurs feront une carrière universitaire comme l’ethnolinguiste
Béninois George Guedou ou encore les burkinaba Marc nibé et Ogé caboré enfin dans le cadre des cahiers littérature oral dont le premier numéro paraî en 65 qu’elle dirigera jusqu’en 2010 l’observation située étant prioritaire pour calam Grio elle s’intéresse non pas seulement aux paroles émises en particulier celles des
Comptes mais aussi aux conditions de leur émission tout en insistant sur la nécessité de mener une étude linguistique très précise elle rappelle dès son article de 70 qu’on ne peut saisir le sens de ce qui est dit qu’en contexte et que les conditions d’énonciation peut être très codifiées
En fonction du temps de l’espace des personnes en présence du locuteur et cetera elle expose tout ce qui relève de ce qu’elle appelle le style oral appelant à des études systématique sur la voix les gestes les mimiques et autres procédés de dramatisation dont le rôle de la musique
Elle met aussi en valeur l’importance de l’auditoire qui tout comme la personnalité du compteur ou de la compteuse est chaque fois particulier et influence la narration ce qui l’intéresse plus précisément qu’alam griole c’est ce qu’elle appelle l’hétérogénie uné des performances lectrice des travaux anglophones en particulier delheimes et rut finegan dès
Le début des années 60 mais aussi thomash sebck pour les aspects les plus sémiotiques elle contribue non seulement à diffuser une approche pluridimensionnelle des art de la parole mais va également imposer comme le dit Paul zumtor dans la préface de graine de parole je cite un déplacement de perspective peu sensible d’abord mais
Pour finir bouleversant qui a fait glisser l’attention de l’oralité à la vocat é du repérage et de la description d’une situation de fait usage d’un médium sonore et réception auditive du message à l’analyse d’une opération non neutre véhicule de valeur propre et qui suscite des émotions engageant la pleine corporéité des
Participants l’étude des productions orales en performance sera poursuivie et développée par ses collègues notamment par Christian sedou et Jean de Rif qui fait son élève un aspect important mais qui sera finalement peu étudié c’est la socialisation langagière comment les enfants apprennent-ils à parler comment se fait l’acquisition de la langue mais
Aussi des manières de bien la parler calam griol aborde la question du point de vue des comptes et du rôle que ceux-ci peuvent jouer dans la socialisation du fait de leur dimension initiatique mais c’est plus précisément Paulette ROULON et Raymond doc qui vont étudier l’acquisition du langage par le
Tout petit enfant Paulette ayant passé de longtemps en immersion sur son terrain chez lesba avec ses enfants et Raymond étant un locuteur natif ils ont pu observer de manière privilégiée l’apprentissage de la parole ils font ainsi le lien entre conception de la parole et pratique sociale il s’agit
D’abord d’apprendre à entendre et à produire des paroles détournées l’acquisition de la parole par le jeune enfant marque dans cette société le point de départ du cycle de connaissance et son manimement constitue un savoir très valorisé l’baya comme beaucoup d’autres peuples distingue la parole ordinaire dont le sens est
Littéral et la parole profonde dont il faut chercher le sens au-delà des mots pour que la parole profonde soit appréciée et entendue comme telle il faut savoir y mettre ce que les gbas appellent les paroles pilées quand on pile des graines de sésam par exemple on les écrase en une masse dont les
Éléments de base les graines ne sont plus discernables de la même façon une parole pilée est une partie de discours dont les éléments constitutifs les mots ne sont plus compréhensibles en eux-mêmes l’interlocutoire doit chercher au-delà des mots le sens caché sous-entendu cela suppose un apprentissage qui débute dès que
L’enfant commence à parler et implique l’acquisition d’une certaine manière de raisonner de faire des liens afin de comprendre au-delà de ce qui est énoncé dans un premier temps le petit enfant est invité à prendre conscience du déroulement de ses actions on lui dit par exemple regarde le sang quand il
Joue avec un couteau pour qu’il apprenne à anticiper ensuite on le met en garde en lui disant l’inverse de ce qu’il doit entendre par exemple surtout prends bien le temps de te promener alors qu’on souhaite qu’il revienne vite enfin les adultes commencent à introduire des proverbes simple quand il s’adressent aux
Enfants pendant tout ce processus d’acquisition des paroles cachées aucune explication n’est donnée dans tous les cas c’est sa propre réflexion que l’enfant doit solliciter pour faire la part des choses et saisir ce qu’on attend de lui ce qui le prépare assez vite à dire des proverbes d’abord dans
Ses conversations entre enfants puis en discutant avec des adultes l’étude de la socialisation langagière montre bien qu’il ne s’agit pas seulement d’apprendre une langue pour pouvoir communiquer il faut apprendre à maîtriser sa parole cela suppose de développer dès l’enfance une intelligence des situations ce qui nous conduit à notre troisième
Point à partir des années 80 et 90 divers changements modifient la situation des chercheurs en général ce qui a un impact sur la recherche africaniste en anthropologie linguistique d’un point de vue méthodologique d’abord les conditions d’enquête changent par rapport aux travaux souvent menés en équipe précédemment on part généralement seul
Avec peu d’équipement si l’accès au terrain est devenu matériellement plus facile du fait du développement des transports d’un point de vue politique la situation instable de nombreuses régions a commencé à détourner les chercheurs du continent ce qui n’a cessé de s’aggraver depuis les années 90 mais surtout c’est la politique de la
Recherche qui a changé un moindre intérêt est accordé à la recherche du terrain celle-ci estt parfois remise en cause surtout quand elle porte sur d’anciennes colonies le temps des grandes enquêtes exploratoires est terminé d’un point de vue théorique effectivement on s’éloigne des grands systèmes on refuse les grandes théories
Société et culture ne se conçoivent plus comme des entités monolithiques et la relation langue culture société est perçue comme beaucoup plus complexe qu’elle ne pouvait l’ARE précédemment cela a un indéniable impact sur les objets de recherche comme sur les procédé d’enquête de terrain on on accorde alors de l’importance à
L’événement nous ne pouvons retenir que quelques points pour présenter cette période qui s’inscrit dans la continuité des travaux précédents mais ce qui caractérise cette période est de manière différente comme on le verra la volonté de décrypter les situations la question du pouvoir de la parole traversa déjà tout l’ouvrage
Ethnologie et langage mais elle devient centrale à partir du moment où l’enquête sur les pratiques langageère se mène en situation d’énonciation selon cette approche l’auditoire n’est plus un récepteur abstrait mais devient cooconstructeur d’une situation où ne se joue pas seulement un transfert d’information ou l’émission d’une parole
Mais aussi et peut-être avant tout des relations sociales des positions les travaux menés alors par les anthropologues linguistes africaniste pourrait être regardé comme relevant du troisième paradigme de l’anthropologie linguistique tel que durantil a défin pour la tradition américaine le langage n’est plus je cite l’objet premier de l’enquête mais le
Moyen d’accéder au processus socio complexes Michel cartri sans se déclaré anthropologue linguiste développe une approche par le langage de la vie rituelle chez les gourmandes che de Burkina Faso il mène une étude très précise du lexique et des énoncés lors d’un rituel de sacrifice par exemple
Ou dans le cadre de Séan de divination en relation avec les faits et gestes des protagonistes humains et non humain les différentes positions prises par la poule lors du sacrifice par exemple appréhendé dans leur précision en relation avec tous les gestes fait toutes les paroles émises en tenant
Compte dans la parole dont elles sont énoncées à voix haute ou murmuré et cetera le séminaire qu’il dirige à l’École pratique des hautes études jusqu’à l’an 2000 ainsi que l’animation du groupe de recherche et de la revue qui était attaché système de pensée en Afrique noire sont des lieux importants de discussion
Anthropo-linguistique pour les africaniste l’intérêt de carartter pour les faits de langue n’est pas seulement un attrait pour la parole ce qui l’interpelle c’est l’imbrication entre les paroles les gestes et les signes et l’efficacité de cette combinaison lors des rituels comme dans le cadre de la divination qu’il étudie tout au long de
Sa carrière de manière très précise le travail de carartter va influencer non seulement les africanistes qui viennent suivre son séminaire mais aussi les spécialistes d’autres aires culturel dans l’espace comme dans le temps notamment les antiquisans avec lesquels il va beaucoup collaborer ses principaux apports sont premièrement l’idée que chaque rituel
Est un événement qu’il se passe chaque fois quelque chose de différent deuxièmement l’importance des acteurs de leur spécificité que ce soit la personne du sacrificateur du Devin du consultant ou même celle de la poule selon son plumage sa réaction et cetera et troisièmement la réflexion sur l’efficacité symbolique qu’il ne traite
Pas de manière générale mais toujours de manière située et informée on voit ainsi se développer l’intérêt pour les événements de parole ou moment d’interlocution comme microévénement révélateur d’enjeux sociaux dans les années 80 90 la question du dialogue et de l’interlocution est au cœur des problématiques de l’anthropologie linguistique alors
Marqué par l’influence de Gofman et de l’anthropologie américaine linguistique l’anthropologie linguistique américaine ainsi que des travaux de ce que l’ y vin appelle la nouvelle communication ainsi l’apparition pour une anthropologie de l’interlocution rhétorique du quotidien en 2000 ouvrage coordonné par Bertrand Masquelier et Jean-Louis Siran intervient la même année que celle de
Rituel du dialogue dirigé par Aurore monobclelin et Philippe Ericson portant uniquement sur les sociétés amérindiennes Masquelier montre que l’attention à l’événement n’est pas je cite une simple fascination pour les circonstances et les contingences de l’énonciation un enlisement dans l’empirisme mais au contraire une meilleure prise en compte de tout ce qui
Se joue entre les interlocuteurs pour un meilleur accès au sens l’interlocution comme le lieu où s’y exerce la le lieu où s’exerce la dimension pragmatique de la parole en acte euh y est donc prise comme objet la parole est d’abord une pratique sociale qui s’effectue entre guillemets à plusieurs en regarde les travaux
Précédents cette approche met au cœur de l’analyse la situation de communication dont il s’agit de saisir tous les enjeux à partir des points de vue des différents interlocuteurs Masquelier étudie ainsi des formes d’ spontané et d’activité langagière chez les idées du Cameroun afin de saisir ce qui a du sens
Pour les interlocuteurs ce qui importe dans leur engagement dans la situation en l’occurrence lors d’une suite de réunion où se sont exprimé des désaccords vis-à-vis du pouvoir ce que montre bien cet exemple c’est d’une part combien les faits de langage et les manières de parler Orte quand il s’agit de relation de pouvoir
D’autre part le changement de focale du chercheur qui ne cherche plus à produire un discours général sur une société mais à comprendre des situations précises de tension d’incompréhension ente ou de désaccord dans un contexte social qu’elle contribue à configurer c’est ex également l’aspect pragmatique est situé de la parole en
Acte qui interpelit Cécile quand elle menait ses enquêtes sur le discours proverbial en étudiant les proverbe en situation elle a pu mettre en valeur non seulement l’importance de l’implicite dans un contexte où bien parler consiste à saisir des allusions au point que les proverbes mêmes sont rarement énoncés entièrement mais seulement évoqués
D’autre part le jeu social impliqué dans ce type d’énonciation qui ne dispense pas du respect des hiérarchies notamment des relations aînées Cadé c’est aussi une approche pragmatique que Sandra a emprunté pour étudier l’impact des paroles du gro généalogiste et historiens zarma en observant comment le got prend le pouvoir sur l’aristocrate
Lors d’une énonciation d’appel d’ancêtre elle montre qu’il se positionne comme ayant le dessus sur la personne qu’il loue alors même que celle-ci est d’un statut supérieur ceci passe par sa manière de déclamer par sa voix son attitude corporelle ses gestes son regard mais aussi par le recours à des proverbes
Brouillant les repères temporeles par de multiples va et viens entre passé et présent le Grillot renforce le sentiment d’identification entre l’énonciataire et ses ancêtres provoquant chez lui un sentiment d’exaltation l’approche pragmatique qui porte autant d’attention à l’auditoire qu’au performer permet de mieux étudier les relations de pouvoir entre
Énonciateur et ciataire et comment ces discours participent d’une redéfinition des rapports sociaux l’approche pragmatique des arts verbaux permet de comprendre ces discours comme des moyens détournés mais très efficaces pour agir sur le monde et sur les autres les recherches sur la littérature orale ont toujours tenu une place importante dans les travaux des
Africanistes en grande partie du fait de la grande vitalité des art de la parole dans les sociétés étudiées les productions orales sont également étudiées dans une perspective ethnoétique comme art verbal pour leur aspect poétique mais aussi dans la mesure où cette poétique offre des portes d’entrée sur la vie sociale dans
L’ouvrage collectif la voix actée publiée en 2010 katal Moran s’intéresse en ethnomusicologue etthnoéticienne aux effets produits sur l’auditoire par les improvisations poétiques chantées en Éthiopie dans la région Amra dans une étude innovante elle montre que les variations mélodiques et la manière dont est conduitite la voix lors de l’énonciation d’une poésie
Chantée peuvent être interprété comme un potentiel appel à la vengeance mettant alors en danger la communauté cette variation implique un changement de genre poétique et c’est ce changement de catégorisation qui entraînent l’interprétation et ses conséquences ainsi les travaux menés en en ethnopoétique qui se sont développés en France ces dernières années en
Particulier au sein du grep auquel ont participé plusieurs africanistes mais aussi des spécialistes d’autres régions et de l’antiquité ont apporté d’autres outils méthodologiques à l’approche des situations de parole en conclusion pour les anthropologues le passage par le langage semble s’imposer tout comme il semble difficile d’étudier une langue hors
Contexte dans les études relevant du paradigme documentaire on a vu se développer les recherches pluridisciplinaire visant à la connaissance exhaustive de tout ce qui fait la vie sociale en se focalisant sur le rôle de la parole les travaux du deuxème paradigme ont orienté les recherches vers l’étude de la
Performance avec une focalisation très marqué vers l’étude des arts verbaux ou littérature orale l’accent a été mis alors plus précisément sur le performain devenu acteur d’une parole située et non plus conçu comme une parole immanente qui serait émise au nom d’une société avec le tournant pragmatique si l’attention est toujours
Portée vers le performer et vers la situation qu’il sagit de décrypter l’énonciataire devient un pôle essentiel des recherches il s’agit en effet de saisir le sens de la situation telle qu’il est construit dans l’interaction en tant que fait social significatif aujourd’hui la discipline fait face aux mêmes difficultés que Cell
Décrite par Jacqueline Thomas et jeunevev calam griol on constate toujours un manque d’intérêt de la part de certains linguistes y compris de terrain pour les situations sociales au profit de questionnements formal ou typologique de même on rencontre toujours des anthropologues ne prêtant guère attention aux paroles énoncées
Soit qu’il négligent le rôle joué par le langage soit qu’il s’en tienne au contenu d’entretien au risque comme le disait Jean-Louis Siran de jouer le rôle du petit télégraphiste cependant le succès de l’appel à contribution de ce colloque consacré à l’anthropologie linguistique d’une part la présence de chercheurs africaniste aux travaux prometteurs
Comme Lord Carbonel Alice de Gor Nathaniel Gernez Herm le DEF aumbod ici présent et d’autres comme EDV trraoré bkarib Boro lea zame avezo ou encore Christine F Alexander laisse augurer de belles perspectives pour la recherche interdisciplinaire nous vous remercions pour votre attention