Enseignement 2022-2023 : Philosophie du langage et de l’esprit
Séminaire du 05 février 2024 : Existe-t-il une sémantique propre à la perception des affordances cognitives ? La piste du placement de traits

Intervenante : Joëlle Proust, CNRS

Quand ils sont expérimentalement confrontés à des tâches de discrimination ou de remémoration, les primates non humains et les enfants pré-langagiers s’avèrent capables, avant de répondre, d’évaluer s’ils ont des chances de donner une réponse correcte. Ils peuvent aussi moduler leur décision en fonction des gains pragmatiques attendus. Dans tous ces cas, pourtant, les évaluations sont effectuées en l’absence de toute théorie du fonctionnement mental. Comment se représentent-ils les affordances cognitives et pragmatiques pertinentes pour leur décision ? Une piste de réponse est donnée par la sémantique préconceptuelle par « placement de traits dans l’espace » de Peter Strawson, (1959). Nous proposerons de la compléter par un indicateur d’intensité et un pointeur d’action, et de la généraliser au cas des traits non spatiaux que sont les sentiments métacognitifs.

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[Musique] [Musique] merci d’être rester pour ceux qui sont restés d’être venus pour ceux qui viennent pour é Joë Prous je suis très ravi de de l’accueillir ici c’est une philosophe qui a une carrière très riche dans en philosophie aussi en sciences cognitiv elle a travaille actuellement depuis un certain nombre d’années sur la

Métacognition a plusieurs ouvrages sur cette question et elle dirige au sein du conseil scientifique de l’éducation nationale un groupe de travail là-dessus je crois aussi c’est que là-dessus que ton dernier livre porte pensez vite ou pensez bien ça porte sur des questions l’application aussi entre autres oui à

L’éducation entre autres mais parmi les travaux qu’elle a fait a beaucoup travaillé sur une question dont j’ai parlé la dernière fois c’est la les sentiments le type de représentation que sont les sentiments elle a étudié la cognition animale enfin énormément de choses en fait elle a beaucoup de livres

Dont une 2aine d’ouvrages en nom propre donc je vais pas tous les je vais pas tous les énumérer je me cont de lui donner la parole et de lu dire mon plaisir de l’accueillir merci François moi aussi je suis très heureuse d’être ici et très honoré d’être invité par quelqu’un que j’admire

Infiniment alors la première question euh tiens voà c’est pourquoi s’intéresser à la sémantique du placement de trait de stroson quand on est pas spécialiste de philosophie du langage et bien la réponse c’est que la sémantique du placement de trait feature placing dans les termes de strwon pourrait constituer une étape

Prélangagière de la structuration de l’information aussi bien chez les non humains que chez les jeunes enfants je sais pas si notre psychologue du développement ici présent va être intéressé par cette hypothèse mais en tout cas je voudrais la défendre voici le plan d’exposé je vais commencer par présenter le placement de trait sous

L’angle interdisciplinaire qui est le mien donc ça peut vous étonner parce que c’est pas un point de vue qui est habituellement familier au linguiste ensuite je passerai à l’actualisation du concept central de de la notion d’affordance che chez Gibson les ressentis d’affordance cognitive seront ensuite étudiés par ce qu’il me permettent de

Vraiment caractériser de manière concrète ce que sont les placements de trait dans le domaine de la métacognition j’évoquerai brièvement les objections classiques qui sont apporté depuis une vingtaine d’années à cette notion de métacognition très procédurale très comme je disais tout à l’heure prél langagère et conclurz en attendant d’avoir vos questions qui m’intéresse

Beaucoup aussi alors voici mon introduction le placement de trait comme thème de recherche alors je n’ai pas les très belles photos de François vraiment j’admire toujours t choix de photos qui sont extordinaire là vous avez simplement le portrait de strwon et la présentation de la couverture de individuals du moins dans sa dernière

Livraison alors quand strwon a écrit ce texte ce qu’il appelle de métaphysique descriptive individual c’est un texte de métaphysique descriptive sur la structure effective de notre pensée au sujet du monde il s’attendait sans doute pas à ce que la thématique du placement de trait deviennent une hypothèse théorique

Sérieuse sur l’évolution de la mission et pourtant c’est une hypothèse comme vous allez le voir qui me semble tout à fait compatible avec des travaux interdisciplinaires d’origine multiple en particulier la théorie de l’évolution du contrôle de Paul schissek qui a vraiment écrit une série d’articles extraordinaires sur l’évolution de la cognition depuis les

Premiers les premiers représentants de notre espèce dans la phylogenèse donc c’est très impressionnant des cordés jusqu’à jusqu’au primat donc la thèse défendue pour revenir à astroson c’est que s’il y a des faits qui méritent d’être appelé des faits ultimes ou atomiqu ce sont les faits énoncés par ses propositions qui indique de manière

Démonstrative l’incidence d’un tras génér donc grâce à l’exposé de de ce matin de de François ranti vous voyez déjà bien ce dont il est question par ces faits atomiques ces faits qui sont énoncés par des proposition simplement François n’a pas développé aujourd’hui l’aspect démonstratif de de ces faits et c’est

Une chose qui va tenir un grand rôle dans la présentation que je vais vous faire alors dans la l’approche de stroson la sémantique du placement de trait ne fait pas référence un ou plusieurs objets il ne fait pas non plus appel à des propriétés par un universel caractérisant ou typant pour ces

Objets alors la manière dont il définit le trait c’est une kind of stuff qui est placé qui est situé dans l’espace et dans le temps ici maintenant il y a de l’eau il y a de la neige les énoncés météorologiques jouent une grande place mais on va voir qu’il y

A d’autres exemples aussi qui ne sont pas météorologiques donc les instruments du placement ce sont des déctiques hein le placement ça veut dire le fait de caractériser de façon non conceptuelle des élément de l’environnement qui est l’environnement externe ou l’environnement intérieur ça du moins c’est la jonction que je me permettrai

De faire à la caractérisation du placement de trait bon ça peut ça peut être par exemple tiens il y a du jaune là mais pas forcément avec un vocabulaire adapté ça pourrait être aussi des indicateurs mentaux ou cognitifs de propriété au sens dont il parle plutôt que propri je préfère dire

Trait pour rester dans la claire opposition à la à la à la sémantique o les propriétés sont attribués à des objets alors là vous avez le contraste entre le placement de trait où il n’y a pas de de particulier c’est-à-dire il y a pas d’objet dans la colonne de droite vous avez

La le même énoncé retraduit et enrichi dans une sémantique qui dispose de particulierers à caractériser donc dans dans la colonne de gauche vous reconnaissez les énoncés maintenant il pleut la neige tombe il y a de l’eau ici et plus de façon plus amusante il y a de la souris ici cet

Exemple chez stroson c’est il y a du chat mais je trouve qu’il y a du chat par le moins que il y a de la souris où il y a du lièvre hein un chasseur va dire il y a du lièvre il veut pas dire qu’il y a un

Lièvre qui l’a vu il veut caractériser plutôt cette affordance on va on va utiliser le mot tout de suite qu’il qu’il qu’il compte expoiter il y a du lièvre donc déjà on voit dans ces exemples comme d’ailleurs le reconnaît tout à fait stroson c’est que cette ce

Fiture placacing il est pas absent de la sémantique contemporaine même si enfin la sémantique qui a évolué à partir de cet état antérieur même si évidemment il y a une un passage extrêmement facile entre la caractérisation par des traits plutôt un placement de trait pour être clair vers une caractérisation de particulier hein

Il est facile de retraduire ça dans une sémantique disons habituel en particulier dans le langage mais je crois que ce qui est important c’est de comprendre que dans ces deux colonnes il y a vraiment le passage possible d’un mode de représentation prélangagier et voire préhumain et qui remonte sans doute à

Très à très loin dans l’évolution alors qu’à droite vous avez les caractérisations de particuliers évidemment courantes euh pour laquelle nous pouvons cette fois déterminer de quels objets il s’agissait lorsque je disais il y a de la souris et bien je peux maintenant montrer peut-être une souris euh ou montrer des traces de

Cette souris alors ce qui est intéressant c’est que stroson considérait que même dans cette dans ce placement de trait on peut dire il y a de la souris ici et il y a de nouveau de la souris ici donc l’idée même qu’il y a une épaisseur temporelle peut se représenté à

L’intérieur du placement de trait alors maintenant je voudrais faire une proposition qui est que cette notion de placement de Tra est très pertinente pour la pour les sciences cognitives en particulier depuis que avec Gibson et Levin on a commencé à réaliser l’importance de ce que c’est qu’une affordance expérimenter une affordance

Euh ou comme dit Lewin levn enfin c’est un Allemand donc je dis Levin une au for deong euh c’est quelque chose qui euh va organiser la la cognition voir chez chez chez chez Gibson qui était antireprésentationnaliste va remplacer la cognition alors ce cette approche a également intéressé des phénoménologues

Comme drefus et Kelly qui ont eux-mêmes inventé cette notion de affordon sensing pzulo et chissek dont je parlais tout à l’heure également sont centrés sur le concept d’affordance parce qu’il ils comprennent l’importance essentielle dans l’évolution de la cognition cette catégorisation si j’ose dire sans particulier hein qui qui est présente

Bien avant l’humain et maintenant ce que je propose c’est qu’on peut également utiliser cel là pour l’expérience subjective de sa propre activité mentale lors même qu’on dispose pas encore des concepts mentaux pertinents alors donc je vais essayer de démontrer que le placement d’affordance le placement de trait pardon est étroitement lié aux

Affordances alors déjà il faut se souvenir que les affordances perceptives sont théorisé comme des ressources soit positiv hein soit comme des risques comme des des choses négatives qui sont à détecter dans le flux perceptif occurrent donc c’est important c’est du maintenant les affordances c’est ce que je vois maintenant après ça peut être

Mémorisé mais euh l’essentiel de l’affordance est capté dans le moment euh de de de l’action et dans les interactions avec l’environnement ou avec sa propre pensée et selon la théorie dite écologique de la perception les animaux aussi hein Gibson défend également cette idée les animaux perçoivent leur environnement directement sous forme

D’affordance alors il y a un un un point de de de de discussions entre scientifiques c’est que la détection d’une affordance implique une potentialisation d’action dans un contexte donné c’est-à-dire je vois un risque je suis un un animal je vois mon prédateur je fuis et la fordance c’est indissociablement la vision la détection

Ça peut être une détection qui peut être aussi auditive ou dans toute autre modalité selon l’animal concerné mais le fait de détecter un risque directement potentialise une réponse à ce risque de même pour une opportunité d’ de de se nourrir par exemple ça potentialise directement une approche vers la

Nourriture alors que la notion de placement de Tra telle qu’elle est définie à l’origine ne enfin chez strwon du moins ne comporte pas cette notion de potentialisation mais évidemment nous sommes nous avons à résoudre cette question est-ce que oui ou non la la la sémantique du placement de trait implique une potentialisation

D’action alors Gibson la plupart des théoriciens ont un rapport ant avec Gibson parce que Gibson a a vraiment une œuvre très importante en matière de perception et ses définitions de de la forordance sont toujours extrêmement pertinentes pour nous il écrit en 79 les affordances de l’environnement sont ce

Qu’il offre à l’animal ce qu’il lui fournit ou lui procure que ce soit en bien ou en mal et chzero 2003 qui d’ailleurs à cette occasion cite sans vraiment creuser le sujet le travail de strwon dit les affordances sont des relations entre les capacités des animaux et les caractéristiques de

L’environnement alors tout le monde insiste Gibson chemero tous les spécialistes des affordances que ce sont des relations qui sont à la fois réelles et perceptibles mais on ne peut pas dire que ce sont des propriétés de l’environnement ou des propriétés l’animal donc là je pense que c’est un

Point qui est familier au linguistes parce que on ne peut pas évidemment conclure d’une expression de relation qu’on pose ou qu’on est même capable de distinguer qui est l’objet qui est le sujet ce sont des relations disons qui vont servir au contraire ultérieurement à les dissocier alors un problème le caillou

Dans la chaussure c’est que Gibson s’estime antireprésentationnaliste et donc minimise beaucoup le rôle du traitement de l’information dans la perception il tient absolument à soutenir que les conceptions représentationnelles sont incompatibl avec la perception directe et érient des barrières entre l’animal et l’environnement il faut dire que depuis son époque à maintenant on a

Changé de concept de représentation la notion de traitement de l’ formtion est beaucoup plus fluide et et riche que ne l’étit ces conceptions sémantique un petit peu traditionnel qu’il avait en face de lui et donc je vais essayer de très vite vous indiquer quelles sont les révisions contemporaines du concept

D’affordance gibsonienne que même des grands amis de Gibson sont obligés de prendre en considération en particulier sur le rôle de l’ formation puisque pour Gibson il y avait une espèce d’accord direct entre la posture par exemple et puis l’être au monde en fait maintenant on se rend compte que les affordances

Elles ont bien des voies informationnelles euh et ça c’est une approche c’est l’approche des des grands spécialistes de des neurosciences de l’action qui nous l’ont montré en distingant une voix dorsale et une voix ventrale euh y compris à l’intérieur des affordances la voie dorsale concerne les affordances motrices de bas niveau par

Exemple quand vous prenez un verre comment savez-vous quel est le bras que vous devriez utiliser et et quel est la les le le meilleur geste le plus économique possible de là où vous êtes et bien c’est une affordance motrice qui vous le dit c’est-à-dire qu’il y a un calcul informationnel qui vous fait

Choisir les la bonne main les bons doigts tenant compteos de vos blessures et éventuel et cetera et puis il y a la voie ventrale qui concerne les affordances de haut niveau par exemple quels sont les fruits à manger en premier vous voyez une corbeille de fruits vous allez choisir

Celui qui a les affordances supérieures sans même y réfléchir grâce à cette à à de nouveau une voix ventrale de traitement de l’information motrice bon là je simplifie à outrance pour vous faire voir que la notion d’information joue en effet un rôle dans les affordances alors il y a quatre points

Essentiels à retenir sur lesquells Gibson a été réfuté bon je viens de le dire la vision dépend d’un traitement d’information effectué à plusieurs niveaux soit dans la catégorisation des affordances qui est une catégorisation elle-même préconceptuelle et de bas niveau dans les effectivités motrices ça je viens de le dire mais

La deuxième chose c’est que il est faux contrairement à ce qu’affirma Gibson que la vision ne cible que des affordances il existe des formes hallocentriques de perception où par exemple les relations entre objets sont perd sont perçus les uns relativement aux autres indépendamment de ma position donc ça c’est quelque chose qui

N’était pas envisageable par Gibson puisqu’il pensait que vraiment la perception était une affaire direct de de de d’interaction entre entre moi et mon environnement perceptif ensuite euh la le sens de direct hein de perception a changé comme je vous l’ai dit on peut pas ignorer l’importance médiatrice causale de l’information mais elle peut

Être directe aussi dans un autre sens c’est-à-dire qu’elle potentialise des programmes d’action avant même que l’objet soit consciemment perçu alors ça c’est quelque chose de passionnant que nous révèl des chercheurs sur les émotions comme lisab Barret et son équipe euh où elle montre qu’effectivement vous réagissez inconsciemment mais de façon appropriée

À la détection d’une affordance par exemple vous êtes en forêt vous marchez en forêt euh en pensant à autre chose en discutant avec quelqu’un et puis d’un seul coup devant devant vous se présente euh un morceau de bois qui pourrait tout aussi bien être un serpent d’après sa

Forme et bien vous évitez de marcher dessus voire vous vous arrêtez de marcher avant même de savoir pourquoi vous le faites bon il y a beaucoup maintenant de preuves de laboratoire sur ce phénomène et puis alors il y a le dernier caractère qui me paraît particulièrement intéressant à discuter c’est la Valance

La valence qu’est-ce que c’est c’est en fait Levin qui l’a introduit en science avec sa notion de how Forderung caractère Notter qui for forung ça veut justement dire à fordance et que dans la littérature contemporaine tout le monde attribue à Gibson l’origine du concept alors qu’en fait Lewin l’avait précédé

En 35 en en en ayant ce concept d’ for de Rong et c’est Tolman qui en traduisant Lwin a traduit àordong par Valence s’il avait traduit par affordance on aurait évidemment tout de suite eu un développement de la psychologie très différent mais il a choisi Valence c’est-à-dire la couleur

Affective de l’émotion le fait qu’elle puisse être positive ou négative ou avec des degrés différents alors contre les win Gibson soutient que les affordances sont couplé à des configurations corporelles et comportementales mais ce ne sont pas des sentiments de plaisir ou de douleur ajoutés à des perceptions

Neutres parce que si on avait une médiation effective affective et bien on aurait pu de caractère direct de la perception ce à quoi il tenait avant tout donc vous voyez ces préférences c’est presque ses biais en matière de théorie lui ont interdit de de tenir compte pleinement du rôle de la Valance

Des affordances alors que visiblement c’est lui-même reconnaît cette valeur affective mais ne veut pas l’étudier comme une dimension originelle si je peux dire de la fordance alors la fonction de la la Valance c’est quoi c’est de détecter justement les opportunités de cette survie et et d’apprendre à se comporter de manière adaptative

De manière flexible et rationnelle et cela même avant d’être conscient de ce qui est devant nous donc il y a une dimension de prédictive de l’émotion qui devrait évidemment éveiller l’intérêt aussi des linguistes dans la mesure où cette notion de placement par trait est une notion qui est vraiment

Immédiatement acquise avant même qu’elle puisse être verbalisée ou faire l’objet d’un jugement alors également cet aspect de Valence nous explique le rôle dans ce que j’ai appelé tout à l’heure la potentialisation de l’action c’est-à-dire dans ce qu’on appelle aussi en sciences cognitiv les effectivités les programmes d’action qui

Sont invités comme on dit par les affordance sont évidemment étroitement liés aux affects qui ont été détectés donc là nous avons toute une littérature contemporaine sur le sujet alors je reviens au placement de trait puisque nous avons vous avez pu observer l’analogie entre les placements de trait et la

Fonction des des des affordans sensings desàdire des ressentis d’affordance est-ce qu’il s’agit de la même attitude est-ce que dans les placements de trait il ne pourrait pas y avoir un lien également soit logique soit inférentiel entre la Valance ressentie et puis le placement de trait quel est quel est exactement leur

Rapport de mon point de vue le plus le plus plausible c’est de dire que la valence est constitutive du placement de trait c’est-à-dire que sans Valence vous n’auriez pas cette espèce de catégorisation préconceptuelle des de l’environnement avec aussi toutes les la notion de pertinence qui peut accompagner cette

Notion de placement de trait donc on peut penser que la le placement de trait a une fonction descriptive c’està-dire qu’il exprime l’incidence d’un universel qui peut en tant que descriptif être soit vrai soit faux si l’on si l’on souhaite appliquer une une sémantique veronditionnel ce qui me paraît quand

Même nécessaire au moins pour comprendre l’adaptativité des placements de trait et une fonction évaluative c’est-à-dire que le placement de trait évalue une opportunité dans le contexte comme étant positive ou négative et ça ça fait partie de ces condition de satisfaction également donc cette ce couplage entre description évaluation me semble particulièrement

Importante pour les les les théoriciens des attitudes parce que jusqu’à présent on a eu tendance à opposer ces deux dimension par exemple on a les croyances et les désirs les croyances sont descriptives les désirs sont évaluatifs mais là l’idée c’est qu’il y aurait déjà au niveau des placacement de trait les deux

Dimensions présentes dans cette attitude c’est pas tout à fait nouveau parce que comme vous connaissez peut-être les travaux de milican entre autres sur le PMI pour Liu c’est exactement ce qu’elle cherchait à définir sauf que milikan cherchait le définir en terme propositionnel et qu’en terme propositionnel enfin conceptuel ça

Coince alors je propose donc de réviser les constituants du placement de trait sous l’angle de la valence de l’incitation à agir mais aussi d’une d’un autre dimension que j’ai pas encore évoqué c’est l’intensité donc pour déjà vous donner une idée de l’ensemble de de ma conception de cette

Attitude quand on dit il y a de la neige on a en tête un universel trait hein qui est neige on avait le temps on a le temps maintenant le lieu ici on a une intensité qui n’est pas forcément dite mais qui est pensée par

Celui qui dit il y a de la neige donc il y en a beaucoup il y en a pas beaucoup il y a une Valance qui dépend des circonstances de de du penseur soit il il souhaite faire du ski soit il faut qu’il enlève la neige pour sortir sa voiture

Et nous avons la la cette notion de potentialisation de l’action potentiation de l’action qui est lié au fait que le le il y a une Valance et donc la Valance vous pousse à agir d’une façon ou d’une autre alors je revient à l’intensité du trait dont j’ai pas dit

Grand-chose pourquoi est-ce qu’il faut dire qu’il y ait une intensité et bien c’est que quantifier le trait est essenti essentiel quand votre métaphysique est composé de kind of stuff vous pouvez pas et ça alors c’est évolution de la communication qui nous le dit parce que il se trouve que j’ai

Eu la la chance de pouvoir travailler sur la communication animale de façon détaillée y compris chez des espèces comme les oiseaux ou comme les primates et ce que l’on constate c’est que il y a une contrainte d’informativité c’estàdire lorsque vous communiquez vous communiquez pas à n’importe quel niveau vous essayez de transmettre

L’information pertinente pour vos destin terre et pour vous-même aussi donc l’information pertinente d’une kind of stuff c’est son intensité en plus de sa Valance vous n’allez pas communiquer qu’il y a des des des par exemple les mésanges qui sont très fortes en communication peuvent communiquer qu’il y a des groupes d’individus inconnus qui

Arrivent sur leur territoire et indiquer en même temps le nombre d’individus non pas en les comptant mais en disant beaucoup ou pas beaucoup clairement pour les mésanges les les les envahiss c’est une kind of stuff donc eux ils vont ils ont besoin de cette caractéristique d’intensité et

Il me semble que dans la cognition humaine même sous forme de placement de trait l’intensité si elle doit pouvoir être représenté parce qu’il y a une contrainte évidente de l’évolution pour que le système correspondant sémantique dispose de cette catégorisation absolument fondamentale pour la survie alors euh nous savons qu’il existe des

Sémantiques d’intervales ou de degré qui n’implique justement pas la représentation d’un domaine d’individu ça c’est le travail de de solt en 2015 donc on n’est pas quand on fait une quand on a une sémantique d’intervalle ou de degrés on peut comprendre entre guillemets peu beaucoup pas et cetera

Sans avoir justement à référer à des populations d’individu donc ces adjectifs de quantité tels que beaucoup ou peu qu’est-ce comment sont-ils alors utilisé puisqu’on n pas de caractérisation disons explicite et bien ils peuvent être utilisés ça on le sait par ailleurs par nos travaux sur la métacognition chez l’animal ils peuvent

Être être du ils peuvent être évalués relativement à un standard implicite c’est-à-dire issue de l’activité neuronale elle-même enfit je vais pas développer ça de façon euh développée parce que il y a tellement de choses à dire aujourd’hui que et puis c’est c’est un peu technique on va pas

En parler mais sachez que la notion de degré peut-être pensé avec des ressources extrêmement limitées sur le plan euh de la catégorisation des des des individus alors il y a une objection classique lorsqu’on inclut la Valance dans la sémantique déplacement de stress c’est pourquoi dans le cas du placement de

Tress spécifieré dans la structure sémantique l’évaluation d’un un d’un universel dans un contexte et même pourquoi faut-il spécifier la potentialisation d’une réaction d’une réaction oui donc dans cette dans pour l’objecteur la sémantique des assertions par exemple elle est déclarative et non pas évaluative et donc euh on reste dans une sémantique on

Devrait si on s’inspire de la de la sémantique des assertions dire que dans le cas du placement de trait aussi on devrait se contenter de localiser un trait sans avoir à l’évaluer en disant ça il faut laisser ça à une autre structure c’est pas de la sémantique c’est autre

Chose dans ce cas on pourrait alors avoir un indicateur d’intensité mais pas d’évaluation égocentrique c’est-à-dire pas dire c’est c’est bien c’est agréable d’avoir de la neige ù c’est zut il y a de la neige on aurait juste le déclaratif bon là c’est un c’est un débat qui est je suis sûr destiné à

À à être réglé par des des grand spécialiste de sémantique que je ne suis pas mais je vais simplement euh faire remarquer que les traits sont comme je disais tout à l’heure peut-être des représentations push me Pulu hein c’est-à-dire milikan Ruth milikan qui a fait des livres sur consacrés justement aux fonctions euh

Des représentations elle décrit euh dans ce cet article archiconnu de 1995 la possibilité d’avoir une double fonction déclarative et directive c’est-à-dire représentant un état de chose du monde et prescrivant comment y agir par exemple il fait très froid ici je le dis ça pour monter le chauffage pour que quelqu’un monte le

Chauffage donc ça pourrait être plus généralement le cas de tous les énoncés par trait il y aurait une partie déclarative une fonction déclarative comme énoncer l’état du monde avec une intensité donnée une partie évaluative c’est C cet état du monde est désagréable avec une Valance elle-même qui peut varier indépendamment de

L’intensité pouvez avoir très peur de quelque chose qui est relativement peu intense et cetera et enfin une partie directive qui fait en en sorte de d’agir sur le monde rétablir l’équilibre thermique donc c’est euh ça me semble avoir du sens mais on peut également dire comme l’ont fait d’autres auteurs que

L’attention rationnelle à l’environnement est uniquement un aspect pragmatique où la détection c’est ù où ce qui compte la fonction principale c’est de détecter et d’évaluer les affordances avant éventuellement de pouvoir les transmettre à d’autres et dans ce CASL peut-être que se développerait plutôt la fonction descriptive alors un argument en faveur de la

Réponse disons évaluative seulement he c’est que dans les dans tous les domaines où le contrôle dépend des apprentissages il y a un stade procédural non conceptuel qui précède évoluement évolutionnairement un stade descriptif et conceptuel donc on pourrait dire il y a pas de description avant que l’on passe à cette sémantique

Caractérisante que que permet l’opposition entre concept et objet et qu’avant on aurait que de l’évaluation donc ça c’est c’est vraiment une position aussi euh qui me paraît tout à fait soutenable euh au point même où on peut aussi il y aurait peut-être une troisème position qui serait de dire que la la

Distinction descriptif évaluatif est une illusion parce que notre langage courant contient aussi des évaluatifs des toutes sortes de d’éléments et de constituants qui sont de types émotionnel et nous ne pouvons très difficilement décrire quelque chose sans déjà euh caractériser les choses de façon émotionnelle mais enfin ça c’est un très

Très gros débat que je suis certainement pas à même de de soutenir longtemps mais je je je m’en remets à vous pour approfondir ce sujet alors maintenant pourquoi qu’est-ce que la métacognition a à voir avec tout ça alors pour vous faire voir tout de suite la le rapport entre les affordances de

L’environnement et les affordances de cognitif voyez ces ces illustrations vous avez d’un côté les opportunités les risques de de champignons qui peuvent être très bons ou empoisonnés et puis dans la pensée vous avez aussi des opportunités de bonnes et de mauvaises hypothèses de de de de d’informateur qui vous transmett des des

Connaissances et d’informateurs qui vous manipulent donc tout ça nécessite de détecter les les types d’affordance de ma pensée puisque quand je je communique avec autrui je dois me fier uniquement à ma pensier pour faire le tri entre ce qui est important et intéressant et ce qui est incohérent douteux inadéquat

Ou sous-informé donc ça ce sont des enfin il y a une analogie fonctionnelle très forte qui me paraît justifié qu’on parle dans les deux cas d’affordance donc les les affordances perceptive permettent aux agents de repérer des opportunités pragmatiques d’action donc ce nourrir éviter les projectules se réchauffer tout ça bien

Sûr est très facile à comprendre mais ce qui me paraît aujourd’hui évident c’est que dans le domaine mental aussi les représentations forance cognitive nous permett de repérer les opportunités d’action informationnelle dans un contexte et aussi les risques dans ce contexte d’être mésinformé ou de de manquer une information alors là je sous-entends

Que le concept d’action cognitive dont il a déjà été question tout à l’heure dans le cours de François ti dans cette notion de repérage d’opportunité il y a l’idée d’un contrôle actif de la part de de l’agent le rapport à l’information c’est pas un rapport passif de même d’ailleurs

On le sait aujourd’hui que le rapport à la perception n’est pas un rapport passif vous orientez votre perception en fonction de vos attentes de même pour les l’autoévaluation mentale vous vous repérez dans vos actions grâce à ce que vous avez appris dans le passé en terme d’opportunités et de

Risque et de probabilités attachées à chacune d’entre elles alors j’espère que c’est pas trop trop d’information que je vous déverse parce que c’est vrai que c’est peut-être pas des domaines dont vous êtes familier mais l’idée donc c’est que si on on adopte cette ce point de vue

Fonctionnel il y a tout de même une analogie très forte entre les affordances perceptives et les affordances cognitives euh les les ressentis d’affordance perceptive réduisent l’incertitude factuelle du monde vous savez que cette notion de réduction d’information de d’incertitude est devenu un concept clé aujourd’hui en scienceces cognitive c’est-à-dire percevoir c’est réduire de l’incertitude

De même que toute autre forme d’actionin ça a été généralisé par la notion de d’âge prédictif par Carl Freston et son groupe et de même les ressentis d’affordance cognitive réduisent l’incertitude subjective sur le succès de l’action cognitive donc il y a vraiment une très grosse une une très

Forte analogie entre les deux formes d’affordance et ce que cette prédiction elle est faite par des sentiments donc dans le casre de la métacognition Ascher Coriat dont on peut dire qu’il est le fondateur vraiment de la science de la métacognition la défin comme une expérience métacognitive cette cette forme de cette

Forme d’information qui permet originellement de s’y retrouver dans ses états mentaux dans Comment comment diriger sa cognition donc il y a une expérience métacognitive qui est à la base de tout le reste et puis ensuite les concepts métacognitif où les théories que l’on acquiert sur l’esprit

Le le sien et celui des autres vont s’ajouter à ce niveau expérientiel alors revenons à notre sémantique l’hypothèse sémantique dans le cas des affordances cognitives c’est que euh elles ont une structure sémantique de placement de trait donc on a un Universe un universel trait qui serait le sentiment noétique correspondant à une

Situation donnée je j’y reviendrai tout à l’heure le temps qui est main ant le lieu qui est ici cette tâche l’intensité qui est un degré variable entre 0 et 1 et une Valance qui est positive ou négative et enfin il y a une action à la clé également c’est-à-dire

Par exemple si j’ai le sentiment que j’ai une affordance de remémoration on on pose la question quelle est la capitale de l’Australie alors là je voit tous les cerveaux en train de s’activer quelle est la capitale de l’Australie et bien comment savez-vous déjà que vous vous allez pouvoir

Répondre parce que peut-être vous n’avez aucune idée de de la la capitale l’Australie ou bien vous avez un petit petite hésitation entre deux solutions bon dans ces deux cas c’est la métacognition qui vous oriente qui vous oriente déjà dans le choix d’essayer de résoudre ce problème ou

Pas première décision soit sur le fait de une fois que vous avez récupéré une solution de la soumettre donc vous acceptez cette solution là aussi il y a une il y a il y a un tri à faire et c’est ce tri à faire il est également assuré par la

Métacognition donc ça c’est c’est l’exemple du du temps de savoir que je viens de vous décrire et la variable d’intensité devient cruciale parce que le degré d’incertitude que vous éprouvez pour répondre à chaque à chacune des questions que que que je vous ai indiqué et bien c’est elle qui va déterminer si

Vous avancez dans la tâche ou vous la rejetez si vous sentez que V décidément vous avez trop trop d’incertitude vous allez vous dire c’est pas pour moi cette question en passant à autre chose donc il y a bien une potenti une potentiation d’action alors on sait aujourd’hui euh

Exactement quelle est la base qui permet de calculer cette incertitude subjective nous connaissons grâce au cas de l’animal les populations neuronales qui anticipe le résultat d’une tâche cognitive sur la base des observations antérieures et alors l’hypothèse supplémentaire là c’est que les dynamiques d’activation et la vitesse de propagation sont

Ressentis non pas comme des vitesses de propagation et cetera mais comme des sentiments de succès possibles donc c’est vraiment de la alors là c’est de la métaphysique que je vous propose hein c’est que les sentiments noéthiques ils ont un rôle causal pourquoi parce qu’en fait ils ils

Sont en ils sont la la la la la traduction même des propriétés neuronales sous-jacentes qu’on appelle la la dérive de diffusion alors euh bon c’est évidemment des hypothèses extrêmement lourde pour le tra le placement de Tra hein qui n’a que qu’aucun sémanticien n’a faire mais je vous dis

Simplement comment ça marche pour que vous commenciez à prendre ça au sérieux parce que tant qu’on parle dans le dans le dans le dans l’abstrait étant donné qu’il s’agit d’une hypothèse qui est quand même inhabituelle il faut lui donner un petit peu de poids métaphysique pour montrer qu’elle mérite d’être d’être

Analysée alors oui ça je vous ai déjà dit tout à l’heure même si elle a précédé la sémantique conceptuelle détaché sujet objet et cetera la sémantique en trè placé ne s’applique pas uniquement à des états antérieurs de la cognition humaine mais elle concerne un rôle expressif dans le langage

Quotidien à propos de de de la l’environnement mais aussi évidemment dans notre propre jugement et et alors ce qui compte c’est que même dans les formes les plus élevées de la cognition par exemple les joueurs d’échec de grand de haut niveau les grands les grands mathématiciens les chercheurs les

Philosophes tout le monde a besoin de la métacognition procédurale pour faire le tri entre ses propres hypothèses en d’autres termes elle a besoin du placement de trait y compris pour décider quelle est l’hypothèse la plus prometteuse bien sûr il y a des il y a une base de

Raisonnement qui qui est ce sur quoi j’ai travaillé mais cette base de raisonnement est évaluée grâce à ces moyens qui sont émotionnel rapide et fondé sur des des dynamiques de probabilité antérieur donc c’est pas n’importe quoi sans sans ce niveau émotionnel on serait incapable de s’y reconnaître dans les

Hypothèses nombreuses que l’on est en train de formuler il faut un système de décision affectif rapide et fiable pour s’y retrouver alors maintenant quel est le rôle des déctiqu le rôle des déctiques c’est de de placer les traits au bon endroit évidemment alors dans le cas de la métacognition comment ça se

Passe pour le comprendre j’ai je vous ai proposé un petit tableau là vous avez à gauche l’indexage visuel des démonstratifs tels que pilichine nous les a rendus disons intelligibles donc dans l’indexage visuel les indexes spatiaux réfèent directement et de manière non conceptuelle ça c’est vraiment un apport

Essentiel de cette conception de de de pilichine à des éléments du champ visuel et non pas à des objets de même lorsque vous êtes dans l’indexage mental de trait les sentiments noéthiques expriment de manière non conceptuelle et située les dispositions cognitives d’un individu donc même si un individu n’a pas le

Concept de se rappeler et bien il est néanmoins capable de le faire de façon indexicale en disant je me rappelle pas ça quoi enfin en disant justement en disant pas je me rappelle pas ça mais en ayant un index mental qui lui permet de de de de de pointer vers la tâche en

Cours et non seulement de pointer vers la tâche en cours mais de pointer vers le moment de la tâche en cours puisque’en fait il y a trois moments je sais plus dans quel diapo j’en parle je crois que j’en parle par la suite avant la tâche choisir si je peux la faire

Pendant la tâche est-ce que j’ai commis des erreurs et après la tâche est-ce que j’accepte mon résultat donc là c’est très intéressant de voir que l’indexage mental correspond à l’indexage visuel sur ce planl c’està-dire on peut caractériser on peut pointer vers un objet d’intérêt qui soit

Dans le champ de perceptif ou dans le champ mental sans disposer de de concept pour le caractériser ensuite la deuxième caractère de de de l’indexage d’après pilichine c’est que l’indexage visuel permet le contrôle sansor moteur de l’espace péripersonnel évidemment la fonction de l’indexage c’est de contrôler c’est de pouvoir saisir les

Objets de pouvoir repérer les trajectoires des objets malgré leur déplacement enfin des objets plus plus exactement j’ai parlé d’objet d’éléments pas d’objet et bien de même l’indexage mental a une fonction prédictive dans le contrôle des actions cognitives qui correspond au contrôle sor moteur mais au niveau du choix des actions

L’arrêt des actions et les changements de décision concernant les actions 3è point l’indexage sur des préobjet assure l’ancrage pour l’acquisition de concept visuel et bien c’est également le cas dans la métacognition humaine euh les l’indexage sur des dispositions assure l’ancrage ultérieur de concept épistémique et on voit ça chez l’enfant

Euh l’enfant de 2 ans 18 mois à des capacités métacognitives sans avoir de langage et quand il aura un langage il pourra se référer à son incertitude en utilisant des mots et son et surtout son niveau de confiance enfin les indexes spatiaux permettent de repérer des univers aux trait quand une sémantique

Conceptuelle est absente et bien de même les sentiments noéthique permettent aux agents d’évaluer leurs disposition même sans sémantique conceptuelle donc il y a des différences quand même c’est que dans le cas des indexes visuels la perception des trajectoire d’objets dans l’espace guide les actions physiques tandis que évidemment dans

L’indexage mental de trait le contrôle des actions cognitives suppose de prédire le progrès de l’action sur la base d’un feedback exclusivement endogène donc on ne voit pas les objet se déplacer dans l’espace comme dans le cas de des des des des indices visuels il faut garder la trace de ces traits sur la

Base de la structure prédictive que que à laquelle l’action est soumise donc c’est cette notion de modèle direct de l’action hein qui est une une une des hypothèses les plus courantes pour expliquer cela c’est-à-dire quand vous engagez dans actions vous vous représentez déjà toutes les étapes que

Vous allez avoir à suivre et sans cette notion de contrôle de l’action avec son modèle direct qu’on appelle model forward en anglais forward model sans cela vous ne pourriez pas savoir où vous vous arrêtez d’agir ni où vous vous êtes trompé et comment revenir en arrière et

Cetera donc il y a bien une organisation de l’action qui est supposé existante pour qu’un indexage soit possible dans le domaine mental je pense que c’est pareil aussi pour le domaine visuel d’ailleurs mais ça nous entraînerait trop loin deuxè point l’indexage visuel dépend des trajectoires perçues dans le monde et

L’indexage des sentiments du feedback de l’action en cours et enfin le suivi spatial les index est recu alors que les indexes mentaux interviennent aussi à trois étapes de l’action avant avant pendant après donc ça c’est ça c’est mon propre travail je suis fierère de le

Dire c’est que il y a trois moments clés où le monitorage détermine un type spécifique de contrôle de l’action avant c’est choisir un objectif cogntif parmi plusieurs options pendant c’est corriger la trajectoire de l’effort et après c’est évaluer le résultat pour l’accepter il y a beaucoup de chercheurs

Par exemple Steve Fleming qui se consacrent uniquement à l’après dans le cas de la perception parce que c’est plus facile de de de s’intéresser à cette étape pour voir comment les les gens acceptent le leur décision perceptive ça il sait très bien faire mais par contre les deux autres étapes

Ont été assez peu étudié sauf l’avant a été étudié aussi par des des problématiques expérimentales chez l’animal donc avant c’est c’est je vais plutôt que de je vais plutôt commenter cette slide l’avant le milieu et l’après vous voyez les sentiments correspondants à l’avant c’est par exemple le sentiment de

Curiosité de familiarité le sentiment de savoir le sentiment de de confiance sur sur mes capacités à venir et le type of the tong hein c’est l’impression les sentiments qui me prédisent le succès pendant vous avez les sentiments d’erreur les sentiments d’incompréhension le sentiment d’incohérence le sentiment d’intérêt le sentiment de

Confusion après vous avez le sentiment d’avoir raison ou d’avoir tort le sentiment d’avoir appris ce qu’on appelle un judgement of learning le sentiment de rcat vous avez l’impression d’avoir trouvé au-delà même de vos attentes et le le le sentiment de confiance rétrospective sur l’ensemble ce que vous avez fait donc vous voyez il

Y a vraiment euh là des affordances différentes et ce sont des affordances temporelles dans leur relation avec la tâche donc ça il me semble que ça introduit des des perspectives sémantiques intéressantes de voir la construction temporelle de ce fameux maintenant de de strwon donc ça je pense que vous avez vu

Que tout cela ne suppose pas de concept tel que qu’est-ce que l’incertitude qu’est-ce que la mémoire qu’est-ce que la perception qu’est-ce que la fiabilité le choix et le suivi suppose plutôt une sensibilité des traits prédictifs à chaque étape la détection de la disponibilité ou du manque d’information et l’adaptation des commandes à la

Progression âche alors j’avais prévu de vous parler deobjection mé représentationnelle mais si je le fais je retire du temps de discussion François qu’est-ce que tu penses là ça fait 64 minutes que je parle tu préfères que je je présente ma dernière mais ça va aller vite bon d’accord alors l’objection métaésentationnelle c’est que

On part d’une d’une analyse différente de la métacognition en s’inspirant d’ailleurs bizarrement de l’étymologie je dis bizarrement parce que quand vous êtes scientifique vous regardez pas l’étymologie vous avez un domaine et puis vous regardz comment ça se passe dans ce domaine mais métacognition ça évoque l’idée d’une représentation de la

Cognition or une représentation de la métacognition est censé dépendre de méta représentation c’est-à-dire de représentation de représentation la métacognition dont je vous ai parlé celle qui est procédurale celle qui est fondée sur les affordances ne dépend pas de méta représentation dans la mesure où pour pour par exemple le sentiment de

Savoir ne demande pas de sonder ses propres attitudes mentales on fait seulement des prédictions sur la base de de dynamique cérébrale qui nous échappe et simplement qui nous sont devenu conscientes par les sentiments par les ressentis d’affordance donc il y a vraiment un conflit entre l’hypothèse métareprésentationnelle et l’hypothèse

Qu’il pourraitil avoir une autre étape antérieure à à la ce qu’on appelle la métacognition explicite qui est cette métacognition représentationnelle dans la mesure où ça ne correspond pas à l’étymologie de métacognition puisque c’est pas une cognition de la cognition c’est un contrôle de la cognition donc il y a

Cette espèce de dans la littérature un conflit déjà depuis une trentaine d’années qui est en voie de de de résolution je crois au profit de mon camp c’est que après avoir refusé pendant des années de considérer qu’il y avait un aspect du contrôle métacognitif qui existait avant la métacogn explicite bon ces auteurs

Métareprésentationistes disent non mais avant ça compte pas c’est pas la métacognition mais enfin bon ça nous apporte quoi de dire ça alors malheureusement ça inclut quelqu’un que tu aimes bien François alors c’est pas c’est pas Peter que tu AES bien peut-être aussi mais c’est quelqu’un que tuaime encore plus que Peter Peter cers

Depuis depuis 2009 a été un ardent défenseur de la conception métareésentationnelle disant il y a pas de métacogn Miss procédurale ça veut rien dire puisque c’est pas c’est pas méta donc c’est ça compte pas et donc il défend une une conception hautement interprétative en disant que notre accès à nos attitudes est toujours

Interprétatif plutôt qu’introspectable même si les données permettant de s’auto-interpréter sont plus riches que ce qui est normalement disponible pour interpréter autrui donc pour lui le système qui fait l’évaluation et ce sur sur lequel porte l’évaluation ont pas besoin d’appartenir au même organisme mais de toute façon l’évaluation dépend de métareprésentation hein qui c’est-à-dire

Une théorie de l’esprit c’est parce que j’ai la capacité d’analyser mes propres états mentaux à travers ce qu’on appelle la théorie de l’esprit malheureusement j’ai pas le temps de vous expliquer dans le détail ce qu’est une théorie d’ l’esprit mais croyez-moi il y a il y a

Cette conception que quand on a les bons concepts d’État mentaux et ben on apprend à détecter ce que les autres pensent même si c’est pas noous mêmes les états mentaux que nous que nous avons nous-mêmes mais dans cette conception de C l’évaluation suppose de représenter les attitudes mentales en tant que

Mental c’est-à-dire de les M présenter pleinement et voilà l’autre personne qui le défend aussi Joseph perner il écrit la métacognition est communément définie alors lui aussi il fait de l’étymologie hein comme la capacité de savoir que l’on sait ou de penser c’est que l’on pense plus généralement on peut la considérer comme

La capacité d’avoir un état mental à propos d’un état mental ainsi le fait de sentir que l’on ne sait pas ou d’être conscient que l’on sait peut-être considéré comme un acte de métacognition j’time j’estime que cet élément récursif donc métprésentationnel d’un état mental à propos d’un état mental définit la

Métacognition donc c’est c’est vraiment dommage qu’un grand développement iste se fit à l’étymologie pour définir ce qu’est la métacognition moi ça me fait de la peine ça fait des années qu’on féraille sur ce sujet bien sûr donc exemple d’application de la thèse de perner évaluer si on se

Rappelle correctement ou non un nom suppose de de se de reconnaître que ce qui est retrouvé est un souvenir dans cette hypothèse les nonhains et les jeunes enfants n’ont pas de méta mémoire puisque ils n’ont pas la capacité de se représenter qu’ils ont une mémoire et et donc ils ne

Commenceront à à avoir une mémoire qu’après avoir acquis des compétences mentalisatrices or évidemment ça c’est faux hein on sait maintenant et je vais en donner quelques exemples dans un instant que les non humains ont de la métamémoire naturellement pendant longtemps les partisans métaareprésentationnalistes sont dit mais c’est pas des bonnes expériences

C’est faux il y a des il y a des bis mais malheureusement pour eux a tous ces Biss ont été démontrés inexistants alors voici l’évidence comportementale chez le non humain bon le grand auteur c’est c’est Smith et c’est son groupe avec qui j’ai eu la chance de collaborer ils ont

Montré que les singes et les dauphins sont capables de déterminer la probabilité avec laquelle ils peuvent réussir une tâche de discrimination de densité visuelle ou auditive c’està-dire la tâche c’est ça voyez vous avez en bas à droite un stimulus de noage de PO extrêmement peu appétissant je reconnais mais les singes apprennent à

Distinguer s’il s’agit d’un noage dense ou d’un noage pas dense là c’est un noage dense ils ont la possibilité de répondre directement ou bien de dire je ne sais pas et en fait ils font cette tâche aussi bien que des humains voici le les réponses il sont même peut-être

Légèrement supérieur aux humains et et et donc il il témoignent d’une sensibilité à leur mémoire leur perception pardon mais ils font les mêmes tâches en mémoire également et là aussi ils sont capable de le faire avant pendant ou après la tâche c’est-à-dire parier rétrospectivement sur la correction de leur propre acte

Cognitif alors outre ces éléments de comportement on a des preuves neur al que je vais passer parce que vous pourrez vous référer aux références je vous laisserai le les diaposs sur mon sur mon site nous savons que maintenant également autre clou dans le on disait clou dans le Coffin dans le dans le

Cercueil oui c’est que les les enfants préverbaux sont capables d’évaluer leur capacité cognitive donc à 20 mois ça c’est le travail de Louise Goupil et s Quider qui sont d’ailleurs euh des membres de du deck de l’enss était et bien ces enfants préverbaux peuvent demander non verbalement de l’aide aux adultes d’une manière

Stratégique c’est-à-dire correspondant à leur niveau de de souvenir afin de décliner les choix qu’ils évaluent comme trop difficiles donc si ils savent plus où se trouve le joujou la boise à la boîte a ou la boîte B au bout d’un certain temps ils vont demander de l’aide et juste seulement dans les cas

Où il ne il ne sera plus donc il y a des circonstances expérimentales qui permettent de définir s’il se rappelle ou non bien sûr et on a également des preuves cérébral qu’ils ont des des signaux de négativité d’erreur qui sont déclenchés lorsqu’ils font un choix incorrect donc nous avons bien des

Preuves que les nourrissons eux-mêmes peuvent évaluer correctement le degré de confiance de leurs décision surveiller leurs erreur et utiliser ces évaluations pour réguler leur comportement sans avoir encore une thorie de l’esprit ça a été montré aussi pour les enfants de 3 ans et ça a été montré aussi donc par

Des travaux que j’ai fait moi-même avec des collaborateurs allemands sur le fait que il y a des dissociations chez l’enfant entre métacognition procédurale et explicite c’est-à-dire être capable de faire une métacognition procédurale et se tromper dans la caractérisation en théorie de l’esprit nisson et Coriat et Coriat et Akerman l’ont fait également donc

Conclusion Pacifique conclusion pacifique et bien la compétence procédurale et la compétence métprésentationnelle sont maîtrisé chez l’humain à des âges différents mais les deux sont maîtrisés ce qui ne fait pas l’unanimité c’est cette interprétation donc l’hypothèse c’est qu’il y a de là je vais trop vite il faut interpréter soigneusement cette du mais

Ça c’est pour les gens qui sont déjà familiers avec la Dual process theory ce je crois que la notion de dual process theory posait que le le système affectif était un système irrationnel alors que le système prédicaatif était un système rationnel je crois que ce que l’on peut

Dire c’est que cette interprétation des de la dualité est fausse la la notion d’affect est centrale dans la rationalité elle-même elle a un un rôle à jouer même si évidemment il y a des cas d’irrationalité qui dépendent de l’AFF de l’affect c’est sans l’affect on ne pourrait pas raisonner

Rationnellement voilà et ben je crois que j’ai dit l’essentiel je vous remercie de votre [Applaudissements] [Musique] attention

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