•Jacqueline Boutin : l’océanographie spatiale (Laboratoire LOCEAN, Sorbonne Université)
•Laurent Coppola : les profileurs ARGO (Institut de la mer de Villefranche, Sorbonne Université)
•Nicolas Pade : la révolution ADN (European Marine Biological Resource Centre (EMBRC))
•Sarah Samadi : les grands fonds, le risque de l’ignorance (Muséum national d’histoire naturel)

[Musique] Olivier lascar effectivement je suis journaliste rédacteur en chef du numérique à Science et Avenir là j’interviens avec une autre casquette comme animateur de ces trois tableau rondes je remercie l’amiral Baduel l’amiral prazuc de m’avoir proposé de er évidemment c’est le verbe adapté dans ce sujet aujourd’hui durant cette matinée

Donc trois tables rondes sur trois thèmes différents voir prévoir et agir voir parce que ça a été dit par Marina Levi la surface océanique ça représente un peu plus de 70 % de la planète la France a une position très particulière à cet égard he puisqueon on

Sait que on a la 2e zone économique exclusive derrière les États-Unis d’ailleurs c’est une qualité qui nous vient à 90 % grâce à nos territoires d’outrem 97 % grâce à nos territoires d’outrem mais enfin quand on a dit ça après c’est bien beau il faut bien savoir ce qu’ a à l’intérieur de

Ces océans et ça va être un peu le le sujet de cette table ronde alors avec moi ce matin Jacques Boutin bonjour vous êtes directrice de recherche au CNRS et vous travaillez au laboratoire l’océan à vos côté il y a Laurent copola bonjour physicien Knap c’est-à-dire le corps national des astronomes et

Physicien vous êtes spécialiste de biogéochimie vous travaillez à Sorbon université vous êtes chercheur et enseignant avec une mission en particulier d’observation ce qui est assez particulier et on verra ce que qu’est-ce que ça recouvre pendant la la discussion également Sarah Samad bonjour vous êtes professeur au Muséum national d’histoire naturelle et Nicolas pad

Voilà tout au bout Nicolas pad bonjour vous êtes directeur de lembrc c’est-à-dire l’infrastructure européenne pour la biologie et l’écologie marine alors chacune de ces tables ronde va durer à peu près 45 minutes et je vous propose pour commencer de faire un premier tour de table même s’il y a pas de table pour

Voir à partir de quelle position si je puis dire vous observez l’océan chacune j’ai chacun Jacqueline bouta on peut dire que vous êtes spécialiste de l’océanographie satellitaire d’une façon générale euh oui tout à fait euh en fait j’observe les océans essentiellement à partir de satellite enfin des mesures satellitaires mais en les combinant

Aussi avec des mesures ins situ et comme l’a très bien expliqué Marina l’outil l’observation satellitaire aujourd’hui c’est un outil très très important pour toutes les études océanographiques alors on va voir dans la conversation un peu plus précisément comment vous procédez Laurent copola avec vous on perd un peu de hauteur excusez-moi

Puisqu’on quitte le satellite pour se rapprocher de l’océan lui-même plutôt les premières couches de sur face avec le le programme Argo le programme Argo aussi ça a été évoqué par Marina Levi oui tout à fait oui en fait on s’intéresse surtout à ce qui se passe dans les couches dans la couche au

Photique la couche éclairée dont tu as parlé Marina tout à l’heure là où il y a de la vie de la production de de matière organique euh avec le réseau des flotteurs Argo mais aussi avec d’autres robots sous-marins comme les planeurs mais j’en parlerai après et ce qui est

Intéressant c’est de regarder aussi ce qui se passe après plus en profondeur surtout justement l’export dere organique et notamment de alors excusez-moi Sarah je vais faire un petit crochet par par Nicolas pour respecter ce comment dirais-je ce rapport d’échelle là que j’essaie de dessiner puisqueon on reste un petit peu

Dans les dans les premières centaines de mètres de l’océan avec vous avec le mbrc qu’est-ce que c’est le mbrc donc nous sommes une infrastructure de recherche donc on est différent d’une organisme traditionnel de recherche où on n pas de programme de recherche plus ha Nicolas

Voilà ou donc on n pas un programme de recherche dédiée mais on est plus là pour soutenir la recherche pour développer les outils nécessaires pour avancer la recherche et nous on est vraiment dédié à la biologie donc nous on a avec les collègues qui sont vraiment intéressés dans le physique et

La chimie de l’océan nous on est vraiment sur la vie nous on est un nouveau arrivé pour dire dans l’observation de l’océan parce que nous on se focalise sur la biologie uniquement et surtout on essaie de mettre en place nouveaux outils surtout l’ADN pour pour pour mieux comprendre et

Mieux voir ce qu’il y a à l’océan et justement comprendre la partie vivante de l’océan et donc Sarah samadit avec vous euh on touche le fond alors moi donc je travaille au Muséum d’histoire naturelle dans une équipe qui s’intéresse à l’exploration de la biodiversité et particulièrement de la biodiversité des organismes qui

Vivent sur le fond donc on s’intéresse à toutes les profondeurs mais particulièrement au aux endroits les moins explorés donc les plus grandes profondeurs sont forcément moins exploré donc le la enfin la connaissance sur la biologie est vraiment très très primaire on connaît très très mal la la diversité

De l’océan il y a plein de vies au fond de l’océan et pas que dans les couches de surface même s’il y a moins de biomasse il y a il y a beaucoup de choses intéressantes au fond des océan mais on les connait très très mal parce que finalement on a très peu

Échantillonné tout à l’heure Marina parlait des bouteilles Niskin qui ont été faites un peu partout dans l’océan quadrer les océans pour les organismes qui vivent sur le fond on en est très très loin on a échantillonné vraiment avec une petite cuillère à café à droite à gauche dans quelques endroits

Spectaculaires quelques endroits où il y avait des intérêts mais l’essentiel de ce qui vit dans l’océan on le connaît pas alors on va maintenant rentrer un peu plus plus précisément dans dans vos activités Jacqueline Boutin on repart à quelques kilomètres centaines de kilomètres au-dessus de la surface de la

Planète avec les différents programmes satellitaires qui permettent d’observer l’océan c’est une idée relativement récente évidemment peut-être il y a ce parallèle avec l’industrie spatiale enfin avec la l’exploration spatiale qui est particulè pertinent évidemment sur ce sujet depuis quand on observe les océans par satellite alors on les observe par

Satellite depuis la fin des années 70 vraiment c’est dans les années 70 où les gens ont commencé à réfléchir au aux techniques à mettre en œuvre qui permettrai d’observer des variables intéressantes sur l’océan et je suis complètement d’accord avec ce que disait Marina c’est aussi ça s’est fait en

Parallèle avec euh le développement de de l’industrie et finalement les gens ont réfléchi à des concepts physique pour mesurer bah la hauteur de la mer la température de surface la salinité et puis on commencer à mettre en œuvre des instruments sur satellite euh qui qui permettaient de de

Mesurer ou de déduire les courants dans l’océan la température de surface la couleur de l’eau les le premier satellite vraiment d’observation de la Terre a été lancé en 78 euh mais on parle on parle d’un satellite dédié à l’observation des océans ou ce sont des instruments qui vont se greffer sur des

Programmes un peu plus larges parce que on est à une époque peut-être où on n’ pas envie de se focaliser sur la sur la question de l’océan ah c’était euh un un satellite qui s’appelait sat donc plutôt dédié à la mesure de l’océan qui permettait aussi de faire des

Mesures de l’atmosphère mais quand même dédié dédié à l’océan mais qui n’a fonctionné que 3 mois mais qui démontrait qu’on pouvait mesurer ces paramètres en 3 mois on a fait des progrès depuis ah oui oui mais ça a été la porte ouverte après vers d’autres d’autres missions satellitaire et oui

Euh Laurent euh le programme Argo qu’on a commencer à décrire oui euh ce sont ces balises qui parsème l’entièreté du globe maintenant je crois que vous avez amené une image qui permet de voir un petit peu la répartition d’argot c’est quand même assez impressionnant hein ce ce

Mouchtetage oui oui oui tout à fait ben en fait on a essayé donc le programme Argo ça fait plus de 20 ans maintenant qu’il existe depuis le début des années 2000 de un peu aussi copier la la stratégie des satellites d’avoir un maillage de 300 km par 300 km pour faire

De la prévision pour aider aussi à la communauté scientifique de comprendre les processus les modilisateurs donc on est actuellement à 4000 avec trois missions dédiées donc c’est un programme vraiment international 4000 balises argot on les voit he je crois sur la suite que vous avez amené qu’on puisse

Voir concrètement à quoi ressemble cette machine un flotte profileur français donc on on l’ on l’a privé de sa carcasse jaune he qui étaité exactement c’est plutôt c’est plutôt verkaki ça va ça va plaire au militaire d’ailleurs mais donc c’est construit justement par une société à l’Orient nke qui qui est

Connu pour les instruments embarqués sur les bateaux pour la navigation notamment mais qui travaille avec nous depuis avec Ifremer depuis très longtemps maintenant sur le ce type de de véhicule he qui est un un flotteur profileur qui est bourré de capteur un peu comme un satellite donc on a équipé au départ avec

Température salinité comme le disait Marina des paramètres assez simples mais qui ont permis d’aller plus loin sur la compréhension du de du stock de chaleur du rôle de l’océan dans le stockage et la redistribution de chaleur mais après de plus en plus vers la la la biogiochimie et puis maintenant de plus

En plus vers la biologie donc quand je dis biogiochimie c’est tous les autres paramètres essentiels pour la compréhension du système c’est l’oxygène le pH les nitrates le carbone la fluorescence et maintenant on a une autre génération qui qui a commencé à démarrer que l’on fait aussi en partie avec

BRC notamment sur des capteur plus biologique avec des caméras avec aussi de l’acoustique pour essayer de mieux comprendre aussi comment la communauté biologique intervient dans dans dans le cycle du carbone de manière de manière générale et on est vraiment dans une philosophie de complémentarité c’est-à-dire que ce maillage dans l’eau

Il travaille en complémentarité avec le maillage satellitaire qui est évoqué par Jacqueline Boutin exactement parce que si on parle de couleur de surface par exemple les satellites voient surtout la couche de surface les premiers mètres et avec les flotteur Argo on peut aussi voir visualiser ce qui se passe plus en

Profondeur et d’avoir une image un peu plus 3D euh de de de l’évolution du du système Nicolas euh avec le mbrc euh vous vous dirigez une infrastructure qui euh donne accès euh à l’océan à la mer au scientifiques avec différents dispositifs vous aussi vous avez amené

Une image euh je crois voilà où on voit une mosaïque euh d’outils euh qui sont des outils des labos parfois des des laboratoires de Sorbonne université d’ailleurs mais évidemment quand on travaille loin de banous ou loin de roskov c’est pas forcément facile d’y avoir accès et grâce à l’ mbrc c’est une

Porte d’entrée c’est bien ça donc BRC une infrastructure de recherche européenne en compte 10 pays membres et une soixantaine de sites qui va vraiment du nord de la Norvège jusqu’à en Israël dans la mer Rouge donc on peut justement offrir un accès aux plateformes aux organismes aux écosystèmes pour les

Chercheurs ou les entreprises qui veulent faire des études et les rechercher donc justement on est un point d’entrée pour les gens qui n’ont pas accès aux moyens qu’ils ont besoin pour mener de la recherche par exemple on a il y a de non il y a un petit peu

Plus maintenant on avait accueil une équipe allemande qui travaillait dans le biomédical et qui était très intéressée par exemple sur le l’évolution de du quartier Lage et donc ils ont voulu venir en station marine pour justement travailler avec les Ra et les requins pour voir comment ça se développait dans

Ces espèces euh parce que c’était un un organisme qu’ils avaient pas vraiment regardé avant et surtout n’avait pas du tout les moyens de les avoir en laboratoire de les nourrir de s’en occuper et donc ils ont bénéficiés de l’expertise deavoir sur site ainsi que les chercheurs et les équipements

Nécessaires pour faire leurs études donc ça fait un bon bon exemple de de comment ça peut marcher et avec autant de partenaires on arrive vraiment à soutenir quasiment toutes les les types de recherche biologique écologique com pervoir dans la mer et et là sur la photo j’ai mis quelques exemples non

Seulement des équipements mais aussi de quelques spétioles intéressante mais là j’ai fait le point sur les les mésocosmes d’abord alors mésocosm moi c’est un mot que j’ai découvert en dialoguant avec vous qu’est-ce que c’est qu’un mésocosme donc les mésocosmes c’est c’est un système d’expérimentation très intéressante parce que ça nous

Permet de mener des des expériences euh dans des situations plus ou moins réalistes mais où on peut quand même contrôler tes paramètres sur lesquels on s’intéresse donc ça peut être l’oxygène ça peut être le CO2 ça peut être un polluant mais justement avec beaucoup de capteurs dans

Un petit environnement on peut très bien voir ce qui se passe et pas juste sur un organisme ou une plante on peut transplanter tout un bout de sédiment ou tout un mini écosystème dedans et comme vous voyez sur les photos on peut en avoir qui flotte dans la baie on peut

Les avir sur terre voilà tout ce qui est en bas à gauche là c’est un mésocosme en planau c’est exactement en haut à à droite il y en a une qui est même dans la glace donc il va rester là longtemps mais on peut les aussi avoir sur terre dépendant de ce

Qu’on veut contrôler donc c’est vraiment très polyvalent et ça dépend de l’endroit et du système qu’on veut étudier donc finalement on peut imaginer deux gros aquariums dans le laboratoire sur l’un on met la température à un certain degré sur l’autre quelques degrés en dessous au-dessus tous les autres paramètres sont constants et on

Regarde les différences c’est exactement ça même si généralement ement ça va être plus que deux on peut aller à plusieurs ça dépend aussi de la taille on peut avoir des microcosmes on peut avoir des macrocosmes dépendant de la taille et la durée où ils vont être mais c’est c’est

Exactement ça mais généralement ils vont en avoir plusieurs et les petites bestioles qui sont tout en haut vous les avez choisis pour des raisons particulières oui en fait on a beaucoup parlé du cycle de carbone et du du stockage de carbone et justement les petites boules blanches que vous voyez

Là-haut c’est une espèce de cocoitophore Ilia oxli et c’est un des espèces les plus abandants de de l’océan en tempant de de numéro et ils sont très importants justement dansre le recyclage de carbone de l’in et dans leur stockage donc c’est pour ça que je l’avais mis à côté il y a

Un copépot donc ça va être du zo plancton donc ça va être les prédateurs des des plantes comme il oxli et finalement j’avais vu un petit verre qui est encore une fois une un prédateur important pour les invertèbres mais là les deux haut à droite c’est vraiment très très petit et

Le vert ça reste quelque chose de de très petit aussi finalement j’avais mis une méduse mais si j’avais mis une méduse en particulier ça c’est clitia c’est une modèle qui a été beaucoup développé justement dans ind desestation marine de la Sorbonne à Villefranche notamment et c’est un modèle qui est

Très très intéressant pour développer par exemple ou pour regarder l’évolution pour regarder le développement mais récemment aussi ça a été reconnu comme un modèle très intéressant pour regarder l’évolution des neurones euh donc ça c’est utilisé là-dedans et finalement tout à droit je voulais juste mentionner les plat les plateformes arms ce qu’on

Utilise justement dans l’observation c’est une plateforme qu’on déploie à long terme pour se faire coloniser en fait en l’eau et après un an on sort et on peut voir ce qui ce qui pousse en fait et comment les choses ont évolué sur une année et donc c’est très important pour comprendre qu’est-ce

Qu’il y a dans l’écosystème quelle est la diversité mais c’est un engin important aussi par exemple pour la détection d’espèces invasives qui souvent sont des espèces colonial donc et je crois oui j’avais même mis les bouteilles neskin qui avaient été mentionné il y a une recette tout en

Haut à dro à droite donc vous voyez un peu ce que ça ressemble aussi ces bouteilles qu’on utilise pour quasiment tout Sarah Sam vous l’avez dit il y a de la vie dans les grands fonds euh il y a de la vie sur le plancher océanique mais d’abord peut-être pour

Poser le décor le plancher océanique ça représente quelle profondeur bah comme ça a été dit tout à l’heure le la profondeur moyenne de l’océan c’est plus de de TR 700 3800 m quelque chose comme ça donc c’est en fait c’est c’est gigantesque et on a quasiment rien d’explorer de ça est-ce qu’on peut

Quantifier cette ignorance quel est le pourcentage du plancher océanique qui nous reste inconnu bah 99 % on sait rien en fait donc je vais juste faire un un rapprochement à quelque chose qu’a dit Marina dit tout à l’heure euh nous on fait partie de cette génération de chercheurs qui ont qui qui

Ont vécu dans la fin des années 80 le fait de découvrir que l’essentiel de la biodiversité sur terre et dans les océans à forceori était inconnu en fait on pensait dans les années 80 qu’on connaissait à peu près 60 je sais pas 70 % de la biodiversité qu’il en restait

Peut-être un quart à découvrir et on s’est rendu compte qu’en fait on connaissait de choses tellement peu qu’on a même du mal à chiffrer la la taille exacte de la diversité biologique donc ça c’est dans les années 80 où les chercheurs se disent mince alors on croyait qu’on avait presque tout décrit

Et qu’il restait que les choses difficiles à décrire et en fait il reste beaucoup de choses à décrire énormément de choses et forcément beaucoup de choses dans les océans qui sont très hostile pour nous humains qui sommes des animaux terrestres donc le fond des océans on le voit comme quelque chose

D’os htile mais les animaux qui il vivent eux pour eux c’est pas hostile c’est leur c’est c’est c’est c’est leur lieu de vie mais pour nous c’est difficile et en même temps au cours des années 90 2000 et cetera on a commencé à enregistrer l’érosion de la biodiversité

Et que on s’est rendu compte que cette érosion bah elle allait plus vite que nos capacités à la décrire donc les enjeux de décrire la biodiversité qui paraissait un peu vieillote dans les fins des années 90 début des années 90 on a commencé à à se rendre compte qu’en

Fait bah il y avait un enjeu c’est qu’en fait on parlait de l’érosion de la biodiversité alors que on la connaît pas en fait donc on constate qu’on qu’elle s’érode mais en fait on la connaît pas donc là il y a plusieurs fois été mentionné des questions sur les espèces

Invasives et ben les espèces invasives pour pouvoir dire qu’elles sont invasives faut déjà connaître d’où elles viennent et et savoir ce qu’elles sont et on a eu plein de surprises on continue à avoir plein de surprises il y a des tas de choses qu’on croyait bien connaître il y a des organismes par

Exemple le premier invertébré marin qui a été séquencé complètement pour son génome c’est une acidie qu’on croyait bien connaître en fait il y a plein d’espèces derrière ce qu’on croyait être une seule espèce donc des espèces invasives des choses qui très mélangé donc pour revenir sur ce qu’il a sur le

Fond des océans ben on a quasiment pas été chercher des organismes au fond de l’océan donc forcément on connait très mal cette diversité on connaît très mal sa distribution on connaît très mal son rôle dans les cycles biologiques dans les cycles biogéochimiques donc on a un travail immense à faire pour essayer de

Compenser ça et euh bah on en est très loin parce que aujourd’hui les les moyens qu’on développe qu’on déploie pour décrire cette biodiversité ils sont euh ils sont très réduits et puis ils sont très concentrés sur des petites zones d’intérêt ou facilité d’accès et cetera alors c’est des zones en

Trompeleuil on va en parler mais avant cela comme on a parlé instrumentation avec les satellites avec les balises argot ce plancher océanique qui est si difficile d’accès comment on l’échantillonne comment on remonte à la surface et d’abord est-ce qu’on a besoin de remonter à la surface des organismes

Des minéraux est-ce qu’on peut tout observer une situe alors pour comme je l’ai dit tout à l’heure c’est un milieu qui est hostile pour nous donc on est forcé d’y aller de façon indirecte et pour connaître les organismes en fait il y a pas beaucoup d’autres moyens que de les

Échantillonner et de de de les avoir pour les observer les décrire que ce soit avec de la morphologie de la physiologie ou de l’ADN euh et pour ça faut échantillonner donc les moyens basiques d’échantillonnage bah c’est des engins de pêche en fait c’est des dragues des Chalus euh des des

Caroutiers donc des engins qui vont on ramené des échantillons qui sont des engins finalement assez basiques qui demandent pas beaucoup de moyens techniqu pour les déployer ce qui fait qu’on les déploie beaucoup mieux qu’avant c’est qu’on a des grandes capacités de cartographie qui nous permettent de les étudier après on peut

Utiliser des moyens indirects qui vont être de l’imagerie ou de l’échantill le traçage par de l’ADN mais l’imagerie et le traçage par ADN implique qu’on connaisse les organisme parce que on ne peut pas reconnaître les choses qu’on ne connaît pas en fait donc

Il y a il y a il y a beaucoup de de moyens qui sont développés aujourd’hui avec des robot avec des échantillonnages mais tout ça implique quand même que derrière on a une espèce de bibliothèque qui nous permett de savoir de quoi on parle et comment on

L’accède et ça cette bibliothèque et ben elle est très très sommaire aujourd’hui et elle est très elle elle est pas suffisamment documentée Jacqueline Boutin à propos des différents paramètres qu’on observe depuis les les satellites hein vous avez évoqué la température de l’eau l’altitude mais quand on a discuté

Ensemble vous avez mis quand même en exerg la salinité qui longtemps était un rêve inaccessible alors moi comme vous m’avez dit ça j’aitiqué me dit pourquoi la salénité c’était un rêve en particulier j’aimerais bien que vous puissiez nous le réexpliquer c’était un rêve parce que dans les années 70 quand les gens ont

Commencé les chercheurs ont commencé à à explorer les paramètres qui seraient mesurables depuis l’espace il y avait la température la salinité et on se disait ce serait très intéressant parce qu’on pourrait avoir accès à la densité de l’eau de mer qui quand même contrôle les la circulation de de l’océan et et la

Straté enfin la la stratification dans les dans les couches de surface si vous voulez les les gradients dans les couche de surface qui qui gouverne le mélange entre entre la surface de l’océan et le plus profond euh et en théorie à partir de de du des signaux émis par l’océan il

Est possible de dériver la température et la salinité mais le problème c’est que le signal qui dépend de la salinité est faible et dans les années 70 les techniques n’étaient pas suffisamment mûes pour accéder à la précision suffisante donc ça a été mis de côté euh on a lancé des instruments pour mesurer

La température de surface mais pas la salinité et on avait abandonné l’idée en fait hein et jusqu’à ce que dans les années 90 à peu près au moment où on a commencé à parler d’argot d’ailleurs hein pour pour mesurer une situe aussi de façon régulière à salinité il y a eu

Un regain d’intérêt les gens sont revenus un peu en arrière ont repris la théorie il se sont dit ah mais quand même on devrait essayer maintenant il y a de nouvelles techniques et euh on devrait on devrait essayer euh de de lancer une mission satellitaire pour pour cela et mission

En question ça a été ça a été SMOS qui a été donc défini à la fin des années 90 qui a été sélectionné sur un programme he explorer de de l’Agence spatiale européenne donc vraiment c’était de l’exploration une nouvelle technique euh avec un nouveau paramètre mesurable

Depuis l’espace puis la la mission a été lancé en 2010 parce que en fin 2009 parce qu’il faut le temps de convaincre que effectivement on peut le faire et c’est une mission qui qui fonctionne toujours donc on a acquis 14 ans de mesures de salinité sur l’océan global

Alors d’ailleurs on voit une image là qui tourne que vous avez amené qui qui fait partie de ces de ces images qu’on qu’on arrive à obtenir en en agrégeant les les données satellitaire oui tout à fait donc là c’est c’est un un petit une petite animation qui montre les mesures

Smous sur les terres émergés on mesure l’humidité des sols et puis sur l’océan on mesure la salinité et vous pouvez voir ces gros contrastes entre des zones très dessalées qui correspondent aux zones pluvieuses ou au zone qui euh euh où se déchargent les fleuves hein on

Peut voir bon la région au large de l’Amazone au large du Gange baramapout trop large du du Congo par exemple et ce que l’on voit bien avec ces mesuresl et qu’on ne connaissait pas avant c’est l’étendue de cette eau dessalé qui qui s’étend en surface et on

On savait mal jusqu’où allaient ses eau dessalé parce qu’en fait c’est soumis au mélange donc combien de temps est-ce que des EOS des salées qui arrivent en surface restent en surface c’est une grande question et avec smousth on a pu montrer que parfois on a des cellules

D’eau douce qui restent un mois sur l’océan s’il y a pas trop de vent et puis s’il y a beaucoup de vent bah ça se mélange avec l’océan plus profond et ce sont des cellules d’eau douce qui peuvent avoir une incidence très concrète sur des phénomènes météorologique je crois euh oui alors

Par exemple dans dans les région où se propagent des cyclones donc typiquement parfois vers vers l’Amazone on voit que les très forts cyclones se renforcent au passage au-dessus de de ces eau dessalées parce que comme elle modifie la la structure verticale en densité ce sont des régions

Qui ont plus de mal à à mélanger l’eau de surface avec les eaux plus profondes donc il y a moins de refroidissement par les eaux plus profondes euh quand il y a du vent et de ce fait-là ça renforce l’activité cyclonique h euh Laurent Laurent copola euh avec Argo euh il y a

Toute une tout un panel là de paramètres physiques et chimiques qui sont mesuré euh ça permet de faire avancer notre perception euh du rôle de l’océan comme acteur dans dans le réchauffement climatique il y a eu une étude assez récente euh qui disait que par exemple au niveau de la pompe à

Carbone l’océan aurait des capacités 30 % supérieur à ce qu’on imaginait précédemment ça montre bien que cette C terrain incognita quoi qui était dite par Sarah Samadi euh elle est décidément particulièrement inconnue quoi oui tout à fait en fait c’est bon l’avancée technologique entre autres et puis le fait d’avoir beaucoup

De de de flotteurs en temps et en en heure à une grande échelle qui nous a permis de mieux comprendre un peu ce qui se passait en terme de de pompe biologique de carbone parce que c’est vrai que le carbone qu’il faut faut décrire le phénomène aussi qu’est-ce que

C’est que cette pompe à carbone exou justement donc il y a c’est ce que j’allais dire il y a en fait dans la dans le carbone donc qui qui est exporté par l’océan il y a deux pompes qu’on connaît maintenant depuis plusieurs décennies bon il y a la pompe physique

C’est le transport des masses d’eau hein qui qui à un moment donné finissent par couler dans dans les zones de formation de profonde he qu’on a en mer de de Norvège en mer du Labrador MRE de Vedel en Méditerranée aussi dans le goffre du Lyon et cetera puis y a autre pompe

Qu’on étudie depuis depuis plus de 20 ans qui est la pompe biologique et au départ on s’intéressait surtout et on pensait que les les particules tombaient avec la gravitation avec le poids le balaste en fait euh c’est ce qu’on appelle la pompe gravitationnelle et puis il y a quelques années on est un

Peu revenu sur ce concept et on a maintenant trois grand mécanisme dans cette pompe biologique mais concrètement c’est c’est le carbone qui est l’mosphère qui est mangé par les petites bêtes que monttré Nicolas P exactement oui avec le système de de photosynthèse he qui synthétise ce carbone inorganique il transforme en carbone organique

Organique en partie particulire en ce qu’on appelle en anglais le POC le particulate organic carbon et qui à un moment donné finit par tomber soit sous forme de pelote fécale soit sous forme de cadavre et cetera donc il y a plusieurs processus et puis dans dans cette chute notamment dans les eaux plus

Sombres au-delà de 200 m ce qu’on appelle la la zone mésopélagique ou en anglais la toile la zone on a ces effets de aussi de de de dégradation de la matière organique donc de respiration intervention notamment des bactéries qui vivent dans les eaux plus sombres qui n’ont pas besoin de lumière

Mais qui consomment de l’oxygène pour dégrader la matière organique donc ça c’est aussi donc une nouveauté sur lequelle on s’est focalisé et puis donc sur la description de cette pompe biologique on s’est aperçu qu’il y avait pas que la gravitationnelle qu’ avait aussi la migration du zolcton qui peut

Se faire le jour la nuit mais suivant les zones suivant les espèces suivant les saisons également donc qui remonte vers la surface qui redescend c’est-à-dire il fuit ses prédateurs quoi c’est exactement oui en général il monte la nuit se nourrir et puis le le le jour

Quand il y a la lumière il va dans les eaux plus sombres pour fuir les prédateurs exactement donc il y a cette C type de pompe et puis une pompe on va dire plus mélange physique qui aussi en partie prend ses particules et les amène vers le fond avec le mélange vertical

Mais aussi avec les les les grands tourbillons avec ce qu’on appelle la pome de subduction qui va entraîner donc une partie de de de ce particulire toranique carbone ce poque vers des eaux des eaux plus profondes et le la dernière nouveauté on s’est aperçu c’est que on pensait que le carbone se

Séquestrait à partir de 1000 m he c’était la théorie qu’on avait quand on a lancé les programmes de type ggovs euh qui s’appelle join global ocean flux studies il y a déjà plus de 20 ans où on a donc c’est focalisé sur certain time series c’est séries temporelles pour

Justement observer parce que le le maître mot de observer et voir c’est le long terme comme l’a dit dit Marina on a besoin de temps pour comprendre l’impact du changement climatique sur l’océan à n’importe pour n’importe quel processus on va dire et donc on s’était intéressé

À ça parce qu’à l’époque on il y avait cette technologie maintenant avec les flotteurs on va beaucoup plus loin on a la dimension spatiale et donc on on s’est aperçu qu’en fait la séquestration pouvait se passer à n’importe quelle partie de la colono non pas uniquement en profondeur mais qu’ avait toute une

Théorie qui était un peu revisitée en disant que le carbone finalement il pouvait être séquestré le long de la colon d’eau et pas uniquement à 1000 m pas uniquement dans les eau profonde et donc quand on découvre que c’est 30 % mieux que ce qu’on pensait précédemment

Ça fait partie des bonnes nouvelles ça fait partie de la formulation du verdict selon lequel tout n’est pas fichu oui enfin la la dans le papier donc qui a été rédigé en partie par un un étudiant en thèse à Villefranche Florent rourt on on voit que sur 100 ans en fait c

Séquestration serait six fois plus importante que ce qu’on avait estimé auparavant bon ça c’est voilà mais c’est une moyenne dans dans certaines régions qui sont plus marquées que d’autres comme le nord de l’océan Indien comme autour de la marche de l’Antarctique et cetera pacif le Pacifique est donc il y a des zones

Qui ont été revisitées mais en dehors de ça il n’empêche qu’avec le réchauffement on voit qu’il y a de plus en plus de stratification que ces phénomènes de pompe physique là pour la partie physique de du du carbone ces formation d’eau profonde elle se ralentissent ell deviennent moins intense donc il y a

Moins de remontée sur du nutriment donc quel est l’impact sur la production primaire on sa pas qui est le premier maillon de la chaîne pour la aussi la pompe biologique il y a aussi la la diminution de du des teneurs en oxygène dans les eaux intermédiaires donc ce

Qu’on appelle les minimums d’oxygène qui qui s’étendent qui deviennent plus marqué ça aussi ça a un impact sur la pompe biologique mais on connaît pas encore tous les mécanismes et toutes les répercussions donc ça reste encore à à explorer à étudier Sarah ça m’a dit je voudrais qu’on qu’on revienne sur ce que

Vous avez commencé à dire sur ces zones très particul iul sur lesquelles on se focalise sur le plancher océanique d’abord pour que vous nous disiez quelles sont ces zones et dans quelle mesure c’est une sorte de piège qui se présente à la connaissance de l’entièreté du système alors pour enfin

L’exploration donc pour la connaissance des organismes biologique ça comme on l’a dit tout à l’heure ça implique des moyens assez importants même si on parle juste de dragage et de chalutage faut faut des bateaux qui qui permettent de de déployer ces engins et du coup le

Enfin il y a eu des explorations qui ont cherché un petit peu à sillonner le le globe pour essayer de connaître cette diversité comme les grandes expéditions qu’ a eu à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle mais depuis on a beaucoup déployer des moyens dans des

Zones d’intérêt pour différentes raisons on on s’est beauoup on s’est beaucoup focalisé par exemple sur les sources hydrothermales quand on les a découverts à la fin des années 70 à la fois parce que c’était fascinant c’était là on avait de la production biologique primaire au fond des océans sans lumière

Ce qui était qui allait à l’encontre de toutes les idées qu’on avait justement sur ce fonctionnement l’origine de la de de de la productivité qui n’était qu’en surface les sources hydrothermales ce sont ces sortes de cheminées qui qui projettent du fluide à très haute température c’est ça c’est les rides au

Milieu de l’océan qui sont à l’origine de la création de du plancher océanique c’est comme des des volcans on parle de fumeur dans lequel on a des fluides à très haute température chargés notamment de sulfure ou de de de choses plutôt toxiques pour la vie tel qu’on l’imagine mais qui en

Fait permettent à des bactéries de faire de la production primaire en utilisant de l’énergie chimique plutôt que de l’énergie solaire pour à partir du CO2 fabriquer de la matière organique on croyaez que sans photosynthèse il y avait pas de vie et là on se rend compte une forme de

Chimiosynthèse VO ça c’est ça c’est de la chimiosynthèse donc on a beaucoup les biologistes à la fin des années 70 se sont beaucoup beaucoup intéressés à ces ces ces ces écosystèmes fascinants parce que parce que c’était fascinant effectivement et donc ça c’est un effet mais d’autres effets encore

Plus importants c’est que on a focalisé donc c’est c’est c’est sour hydrothermale elle demande des Mo on peut pas les les échantillonner avec des dragages et des chalutages on y va avec des robots avec de l’instrumentation ça ça demande pas mal de de de moyens donc on a beaucoup travaillé là-dessus et

Parallèlement il y a aussi un intérêt parce que dans ces dans ces environnements il y a des amas sulfurés qui ont un intérêt minier on a aussi découvert d’autres endroits dans l’océan qui pourrai avoir des intérêts euh donc les plin àodules de dans les les planabissales qui présentent ces ces ces

Espèces de galets recouverts d’encrûement qui ont des tas de de de métau rares et intéressant sont les fameux nodyes po polymétalliqu voilà de en particulier dans le Pacific est euh donc on a beaucoup déployé de de moyens pour aller étudier ces écosystèmes là euh on est allé beaucoup aussi dans dans

En Antarctique donc on on a focalisé notre intérêt sur ces zones là et puis on n pas de regardé tout le reste de l’océan ou très peu et ça ça conduit à une vision comment dire euh déformée finalement de de la réalité biologique et qui rend difficile la prédiction de

De choses de de la dynamique globale du système et du lien entre les différentes choses donc l’océan c’est quelque chose en trois dimension euh il y a dans les organismes qui vivent sur le fond un point important c’est que beaucoup de d’entre eux ne vivent pas tout le temps

Sur le fond en fait ils sont à l’état adulte sur le fond ils émettent des larves qui peuvent aller dans la colonne d’eau qui permettent de se déplacer et et tous ces élémentsl on les connaît pas donc quand on regarde quelque chose à un endroit ben pour pouvoir comprendre

Comment son devenir on a besoin de d’avoir une vision plus large que juste à cet endroit-là et euh aujourd’hui on focalise beaucoup les moyens sur des zones particulières donc soit parce que c’est fascinant soit parce que il y a des enjeux éventuellement d’exploitation minière soit parce qu’on veut faire des

Air marines protégées dans des dans des endroits qui nous appartiennent quelque part mais on va pas voir à côté donc si on va pas voir à côté c’est compliqué donc là aujourd’hui on a on a une vision très très déformée de l’océan et ça c’est un problème parce que ça permet

Pas de généraliser donc juste pour donner un exemple qui est souvent cité quand on parle de la connaissance sur le l’océan c’est au 19e siècle qu’ on a commencé à s’intéresser euh à la aux organismes des profondeurs par une approche scientifique on a des des chercheurs comme Edward Forbes qui

Ont commencé à essayer de faire des généralisations donc par exemple il a observé dans la en Méditerranée un certain nombre de points de dragage et de chalutage il a regardé euh combien d’organismes on obserit quelle diversité on observait en fonction de la profondeur et après il a fait une sorte

De régr linéaire en fait qui permet de dire bon bah plus on descend profond moins il y a d’organisme et donc au-delà d’une certaine prop profondeur il y en a plus assez basse à l’époque hein je crois 600 m c’était ils estimaient qu’après 600 m il y avait plus

D’organisme à l’époque déjà on savait que c’était faux en fait on avait déjà des points ailleurs dans l’océan où on savait que c’était pas vrai en particulier on le savait par tout tout ce qui a été fait sur les câbles télégraphiques qu’on a qu’on a déployé

Dans l’ océan qu’on a remonté qu’on a on a constaté qu’il y avait des organismes à 2000 m et cetera ce qui permet de voir le lien d’ailleurs entre le développement industriel et économique et la connaissance tout fait exactement et donc là ce que montre cet exemple

Avec Edward forb c’est que si on prend trop peu de points on peut faire un modèle mais ce modèle il sera forcément fux parce qu’il y a pas assez de données et donc pour la biologie et pour la connaissance des organismes des grands fonds on en est là en gros si on fait

Des modèles on va faire des modèles faux et mais on le sait ça veut pas dire qu’ils sont pas intéressants ces modèles mais ça veut dire que ça va être assez facile de démontrer qu’ils sont faux il suffit d’aller ailleurs et donc aujourd’hui on est vraiment dans un problématique de il

Faudrait avoir un plan d’échantillonnage un peu plus indépendant des enjeux pour avoir des modèles un peu plus robustes Nicolas je voudrais qu’on revienne ensemble sur un un point sur lequel le mbrc permet de travailler en particulier c’est l’ADN environnemental parce que c’est quelque chose d’assez fascinant qui me paraît aussi assez largement

Méconnu donc est-ce que vous pouvez nous en expliquer le principe oui bien sûr alors on a toujours eu un peu une histoire historique de travailler dans le génomique et d’appliquer les grandes révolutions de la génomique en biologie à la à la mer aussi et les organismes marines et depuis quelques années

Maintenant on parle de plus en plus d’utiliser cet outil génomique justement pour l’observation aussi de la biodiversité et donc avec l’ADN environnemental en fait ça nous permet d’aller prendre des des échantillons d’eau et voir l’ADN qu’il y a dedans il y a deux approches différentes qu’on peut faire on peut prendre des des

Échantillons et regarder vraiment ce qu’il y a de l’ADN libre dans la mer on cherche des miedes d’ADN il soit des des tout petits organismes qui sont là entièrement mais il peut aussi avoir juste des bouts qui vient de peau ou de matière Facal comme il été évoqué tout à

L’heure c’estàd que la baleine qui est passée là euh il y a x temps elle a pu laisser un petit bout de pot et exactement donc on peut ça nous donne vraiment une très grande vue sur ce qu’il y a dedans et ce qui est passé mais justement ça nous permet pas de

Dire est-ce que c’est juste juste en passage ou est-ce qu’il y est vraiment donc l’autre approche c’est une approche de filtration où on choisit des tailles de filtration pour cibler certains organism et c’est d’ailleurs chez unc ce que nous on applique on applique plus la filtration parce que ça enlève plusieurs

Questions point d’interrogation sur qu’est-ce qui est vraiment là ou pas mais aussi parce que nous avons un intérêt particulier sur les micro-organismes donc c’est un peu à la CSI comme on a beaucoup vu à la télé hein quand on utilise laadn pour essayer de trouver qui était le méchant par ici

On par pas de méchant on veut juste savoir qui était en fait et donc ça nous permet de voir les séquen des ADN qu’il a dedans il y a des bous en particulier de l’ADN qui sont très uniques à chaque espèce ça nous permet de dire après bon ces espèces là sont

Présents ou pas et d’une façon qui est beaucoup plus précis que ce qu’on faisait avant avec un filet par exemple ou autre chose par contre ce que ça fait aussi comme a été évoqué par la colollègue tout à l’heure ça nous a aussi ouvert la vue sur la diversité et

Jusqu’à quel point en fait on maîtrise pas du tout laab diversité pour reconnaître une espèce à son ADN il faut que cet ADN il ait été analysé précédemment il y a déjà ça donc on parle de de bibliothèque de référence mais ce qu’on commence à s’aperçoir

Aussi mais c’est quoi une espèce et puis il y a les espèces moins connues et les espèces qui se ressemble complètement à la vue mais au niveau ADN sont différents est-ce que c’est important est-ce que c’est pas important dans les enjeux écologiques ou pas mais ça ouvre

Plein de questions et donc ce qui est évoqué pour les mers profondes en fait c’est vrai aussi pour pour les zones côtières et pour le plancton il y a énormément de questions qu’on ne maîtrise pas du tout euh une des raisons pourquoi on fait le le point justement

Sur les micro-organismes c’est qui on s’intéresse beaucoup aussi à la microbiome donc on comprend beaucoup de choses sur les espèces individuel du micro-organismes mais dès qu’on les met ensemble quand on a les fameux microbiomes les interactions entre eux ça change tout en fait et dépendant des compositions des espèces qui sont

Présentes ça peut complètement changer ce que fait le plancton et ça ne maîtrise pas du tout et surtout aujourd’hui dans une mer qui change à une vitesse accél si on comprend déjà pas à la base que ça faisait on a beaucoup de mal à prédire ce qui va se passer quand on change

Toutes les paramètres à laquel on était bé sur les derniers 50 ans donc nous on a on essaie de maintenant introduire cette technologie et de de le déployer d’une façon plus opérationnelle dans la biologie on a beaucoup de rattrapage à faire par rapport au physiciens et au chimiste

Pour comment on fait l’observation d’une façon bien structurée donc nous on travaille surtout là-dessus c’est on on essaie de déployer des des des procédures très robustes des méthodologie très robuste qui peut être utilisé dans ce dans plein d’endroits donc on a maintenant mis en place un observatoire génomique sur 9 pays cette

Année ça sera 10 et 17 sites donc c’est loin d’être autant que un site Argo mais à ma connaissance c’est aussi le plus grand observatoire génomique multinational dans le monde qui est opérationnel et je pense que c’est une partie très importante parce que ce qui manque vraiment dans la modéisation

C’est une bonne représentation de la diversité biologique et je pense que c’est maintenant très important que on avance dans notre compréhension de la mer sur la partie biologique où maintenant on maîtrise bien la physique et la chimie mais de mieux comprendre la vie ça devient quand même essentiel aujourd’hui avec les crises de

Biodiversité tant on parle et cetera Jacqueline Boutin vous vous avez dit que le programme satellitaire SMOS avait fait preuve d’une belle robustesse parce que aujourd’hui ça fait une douzaine d’années de données c’est ça ça fait 14 ans maintenant euh mais ça va pas durer à vitamernam il va falloir lancer de

Nouveaux satellites pour continuer à avoir cette observation fine de l’océan oui tout à fait en fait bon pour ce qui est des observations spatiales en fait il y a il y a trois défis je dirais d’une part il faut avoir la continuité sur le long terme il faut assurer la

Continuité sur le long terme et et pour cela au niveau européen il y a le programme Copernicus qui permet justement d’assurer l’observation sur le long terme que ce soit bon des courants bientôt la température de surface aussi et puis la salinité hein il y a une un projet simer qui doit observer

Entre autres la salinité la température pure la glace aussi donc ça ça permet d’avoir la continuité par rapport à à ce qu’on s’est déjà observé et puis il y a d’autres défis qui sont d’améliorer la résolution des mesures par exemple actuellement pour la salinité on mesure une salinité à 40 km

De résolution si Meur ça fera 60 km mais on c’est bien ça ou c’est c’est c’est pas très bien parce que ça ne permet pas d’observer les échelles tourbillonnaires euh auou latitude moyenne par exemple euh donc on aimerait on aimerait descendre vers au moins 10 km ce qui technologiquement est très difficile

Alors sur simer pour la température ça va être fait pour la première fois il y aur des à 15 km c’est le satellite de Copernicus tout à fait qui ser qui sera lancé en 2028 oui c’est sûr c’est oui enfin c’est la prévision après parfois

Il y a des dérives dans les agendas mais normalement en tous les cas c’est c’est une mission qui est décidée euh et donc ça c’est ça c’est une très bonne nouvelle euh et et donc on essaie en parallèle à ces missions de de continuité Copernicus on essaie de continuer à développer des

Nouveaux concepts pour améliorer comme je le disais hein la la résolution spatiale des mesures là très récemment on a eu le lancement de Swat qui est un un instrument franco-américain et qui permet d’avoir des précisions 10 fois meilleure que ce que l’on avait auparavant sur l’altimétrie donc la la

Mesure de la hauteur de la mer dont on peut déduire des courants et c’est c’est c’est très très beau en faiin ça révèle vraiment des choses qu’on ne savait pas et côté salinité on essaie aussi donc d’améliorer la précision la résolution spatiale des mesures avec une une nouvelle mission qu’on qu’on appelle

Parfois SMOS aut résolution qu’on a appelé Frèche aussi parce que frache pour fine resolution salinity carbon and hydrology et c’est c’est l’idée quand on augmente la résolution comme ça c’est pour effectivement observer des structure de plus petite échelle mais mieux s’approcher des interfaces aussi mieux elle est plus proche du côtier elle est

Plus proche de la glace là où on sait qu’ a des flux d’eau douce en particulier très fort et qu’on connaît très mal est-ce que vous avez l’impression que l’acteur public l’agence spatiale prête désormais une oreille plus attentive à ces à ces sujets don donc disent oui plus facilement à ces programmes

Satellitaires d’observation de l’océan parce que il y aurait eu un effet de cliqué quoi sur ces sujetsl on ça a été dit la décennie de l’océan décidé par l’ONU le programme France 2030 qui intègre des considérations sur l’océan est-ce que c’est devenu un sujet je dirais presque à la mode quoi pour le

Politique c’est un sujet important euh mais à la mode je ne sais pas je pense qu’il faut rester très très vigilant parce qu’il est évident que faire des mesures dans l’atmosphère pour continuer à suivre l’évolution du CO2 c’est très important aussi et je suis pas en train de dire

Que c’est pas important je dis juste que d’un point de vue extérieur ça parle parfois davantage que d’aller faire des mesures de paramètres sur l’océan bien que on voit bien que sur le long terme pour qu’ comprendre le climat bah c’est très important d’avoir des mesures sur

Le long terme sur sur tout l’océan ce que quand on parle l’océan on pense souvent à côtier mais en fait ce qui est important aussi c’est comme je lu disais d’aller proche des glaces aussi pour bien comprendre ce qui se passe proche des glaces et c’est vrai

Que bon on y arrive mais on a parfois du mal à à convaincre alors que voilà on approche petit à petit de la la fin de cette table ronde je crois donc on peut-être quelques questions encore à à notamment à à Laurent parce que puisqu’on vient d’évoquer un projet dans

Les années à venir avec Jacquine Boutin avec ce nouveau programme satellitaire vous vous j’aimerais bien qu’on parle aussi des gliders des planeurs sur lesquels vous travaillez qui sont pour certains d’entre eux déjà opérationnels mais enfin c’est quand même quelque chose en construction d’abord il faut nous les décrire un petit peu ces

Planeurs par rapport aux balises de tout à l’heure par rapport au flotteur profileur Argo je préfère dire mais oui en fait les les planeurs c’est un peu le le le cousin des des flotteurs profileur Argo hein c’est voilà en fait c’est un alors là c’est un exemple d’un d’un

Planeur le seul planeur d’ailleurs français qui est construit par une société à aroussé alsimar euh et avec qui on on on travaille actuellement donc ce sont des flotteurs qui existent qui ont la capacité d’aller jusqu’à 1000 m qui sont déployés de manière récurrente maintenant dans les campagnes en mer

Pour aller voir des structures avant d’aller échantillonner le cœur d’une structure d’un tourbillon par exemple ou les fronts les courants ce genre de choses ou de manière plus répété avec que des des des sections que l’on fait de manière régulière pour observer comment l’océan la colonne d’eau évolue

Au cours des saisons au cours du temps et puis là la nouveauté sur laquelle on travaille avec Ifremer notamment c’est une mission de France 2030 mission 2 sur la construction d’un planeur sous-marin profond pour aller à 3500 m et aller et aller é chantillonner enfin aller observer surtout mesurer ce

Qui se passe plus proche du fond c’est ce qui se fait actuellement au niveau de Mayotte par exemple pour ceux qui travaillent sur l’autre mer avec la formation d’un d’un volcan qui est assez connu qui a fait la une des journaux mais aussi Où l’on regarde les émissions

De méthane et de et de CO2 à cause de ce phénomène et ça c’est quelque chose déjà que l’on explore mais on est limité par la capacité de de de profondeur donc c’est pour ça qu’on veut aller au-delà pour comprendre ce que qu’ on comprenne ce qui se passe aussi dans les eaux

Profondes euh avec ce type de d’engin l’avantage d’un d’un flotteur d’un planeur sous-marin c’est qu’on le récupère l’engin le flotteur profileur on ne le récupère pas peu euh en Méditerranée on essaie 30 % à peu près et donc on perd en terme de résolution parce que ce qu’on l’avantage des

Flotteurs qui a été une révolution c’est de transmettre la donnée en temps réel par satellite par iridum sat c’est là où on voit aussi alors c’est pas le même satellite mais enfin la complémentarité entre ces approches quo exactement mais bon ça un coût déjà hein mais on dégrade

La la la donnée pour la transmettre parce que le le le flux de données est tellement tellement gros que voilà et un flotte un planeur l’avantage c’est qu’il stock aussi la donnée il transmet la donnée mais il la stock et pour l’imagerie pour la biologie c’est super important parce qu’on récupère toutes

Les images à la fin et donc on peut aller beaucoup plus loin on a déjà eu des thèses là-dessus sur la la la submise au échelle et sur justement l’impact d’un front sur l’immigration d’espèces et cetera et cetera et on pourrait faire beaucoup plus beaucoup plus donc c’est c’est c’est l’avantage

D’un d’un planur sous-marin c’est qu’il est vraiment complémentaire il fait vraiment le le continuum côte large le trait de côte enfin le pardon le le le lien entre la côte et le large qui nous intéresse et ça va vers l’état d’esprit qu’on veut dans l’observation c’est d’aller vers des systèmes intégrés c’est

Le maître mot actuellement on peut pas travailler de manière isolée avec les satellites d’un côté les flotteurs de l’autre les bateaux de l’autre non on essaie d’avoir une compréhension plus structurée plus intégrée ensemble pour bien comprendre comment fonctionne la machine auocéan Sarah ça m’a dit

Puisqu’on arrive à la à la fin de cette table ronde vous avez dit les risques qu’il y avait à construire une forme d’ignorance en se focalisant uniquement sur tel ou tel sujet donc à contrario comment on fait maintenant pour construire une une connaissance fiable vaste programme vous avez 2 secondes oui

C’est c’est il y aurait il y a besoin d’avoir une connaissance qui soit peut-être un peu plus fondamental au final euh pour pour pour pouvoir équilibrer les choses parce que aujourd’hui il y a des endroits où on a effectivement déployer un certain nombre d’efforts pour décrire la biodiversité mais on se retrouve avec

Des questions pas résolues donc par exemple tout tous les efforts qui ont été déployés pour décrire le le le la vie associée au nodules polymétallique donc on a vu qu’il y avait finalement beaucoup plus de diversité que ce on croyait beaucoup de choses qui restent à

À décrire mais comme on n’a pas du tout regardé tout autour en fait c’est très difficile de dire quoi que ce soit c’est très difficile quand on dit quel va être l’impact d’une exploitation minière sur ces nodules sur les espèces en fait on peut pas répondre à cette question parce

Qu’en fait on sait pas si ces espèces elles sont que là est-ce qu’elles sont ailleurs quels sont leurs cycles de vie en fait on peut pas répondre à ces questions donc il y a beaucoup d’enjeux à essayer de connaître mieux pour pouvoir répondre réellement et pas

Seulement se filer la face en disant il faut pas toucher il faut toucher en fait on sait pas on le pour moi le plus c’est vraiment quelque chose d’important d’avoir une connaissance un peu indépendante et et carrée qui permet de répondre à ces questions qui aujourd’hui bah se base sur finalement tellement peu

De données queon a on ne peut parler que de fantasme en fait et ça c’est vrai pour la biologie c’est vrai pour les ressources minérales euh on a pas mal travaillé sur la Polynésie française où là c’est pas des nodules polymétalliques mais ce qu’on appelle des encrûements polymétalliques donc ça ressemble

Beaucoup donc c’est une région du monde où il y a c’est c’est immense la Polynésie française il y a des monts sous-marins avec cette C ces encrûements polymétalliques on a très peu d’échantillons pour caractériser ces minéraux ils sont les plus riches du monde mais en fait on sait pas à quel

Point il y en a partout et alors concernant la biologie associée bah c’est pareil on a on a fait on a à peine échantillon et toutes les la l’essentiel des organismes qu’on a échantillonné et qu’on a pu décrire on les connaît d’une station et c’est sûr qu’ils ne vivent

Pas que à un point ils vivent à plein de points mais du coup on peut rien dire en fait on se retrouve devant une espèce de page blanche donc pour pour avoir quelque chose de construit concernant ces questions de des ressources minérales ben il faut avoir de la

Connaissance en géologie en biologie et une connaissance un peu construite fondamentale alors le mot de la fin avec Nicolas peut-être une page blanche à remplir pour un scientifique c’est exaltant oui et ben merci merci à vous quatre Jacqueline Boutin Laurent cocola Sarah Samad et Nicolas [Applaudissements] [Musique] pad M

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