L’émission propose un entretien sans coupes ni censures d’un ou d’une metteuse en scène, le lendemain de sa première au Théâtre des Célestins.
Aujourd’hui Julie Deliquet nous parle de sa dernière adaptation et mise en scène: “Welfare”.
00:00 Générique
00:14 Introduction
01:44 Le début de la tournée
02:48 La cour d’honneur: Une commande ?
04:27 La cour d’honneur: Quel sentiment cela procure ?
06:55 Welfare : La genèse
09:34 Welfare: Comment le privé devient public
10:54 Mise en scène: Avoir une grande horizontalité
14:31 Mise en scène: Travailler en collectif
17:13 La création: Théâtre ou cinéma ?
19:55 Welfare: Le pitch
24:41 Welfare: Rire des situations, pas des humains
27:42 Mise en scène: Le plaisir des répétitions
28:41 Mise en scène: La création de personnages de documentaire
31:40 Mise en scène: Adapter sa méthode au projet
34:48 Mise en scène: Adapter un documentaire
38:38 Mise en scène: “On aurait dit que…”
43:06 Julie Deliquet: Une douce radicalité
46:11 Le cadeau: “Cannibales en costumes” de David Courpasson
48:11 Julie Deliquet: La question du social et de la souffrance
52:25 Welfare: Faire de son mieux
55:20 La suite de la tournée – Générique
POUR ALLER PLUS LOIN :
▶️Une captation lors du Festival d’Avignon est visible ici : https://www.france.tv/spectacles-et-culture/theatre-et-danse/5029918-welfare-festival-d-avignon-2023.html
▶️Rencontre entre Julie Deliquet et Frederick Wiseman : https://youtu.be/xMZUjdGfa9E
▶️Frédérick Wiseman et Julie Deliquet lors des représentations au Festival d’Avignon sur France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/bienvenue-au-club/dans-la-cour-d-honneur-avec-julie-deliquet-et-frederick-wiseman-2253115
▶️La programmation du Théâtre des Célestins: https://www.theatredescelestins.com/les-spectacles-23-24-2/les-spectacles/
[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] bonjour julqu bonjour je vous reçois aujourd’hui pour une émission internet qui s’appelle raconte-moi la scène on est sur le grand plateau du Théâtre des Célestins et on m’a appris une convention au théâtre il paraît qu’on se tutoit sur le plateau ah toi non plus tu
Connaissais pas pas du tout de découvrir et c’est toujours une une vraie question dans mes spectacles est-ce qu’on se dit vous ou est-ce qu’on se dit tu souvent c’est une quand on adapte en plus des œuvres d’anglais par exemple la question elle est pas donnée par le texte initial
En tout cas c’est une vraie hiérarchie sur un plateau donc non nous on ne se dit pas toujours tu mais aujourd’hui on peut se dire tu ah bah parfait ça m’arrange très bien et ouais c’est mon équipe mon équipe genre c’est l’équipe des machinistes machinaux du théâre des
Célestins qui m’ont dit on n pas le temps en fait sur le plateau ça va vite don et j’aime bien bon pour être honnête ça vient aussi de mon premier invité Marc lené on se connaissait un petit peu en dehors on a essayé de garder le vousouvoimement que c’était mort du tout
Marché c’était terrible euh donc je te reçois aujourd’hui puisque tu présentes l’un de tes derniers spectacles welfelfare euh qui n’est pas ta dernière création si mes sources sont justes je crois que tu as mis en scène quelque chose assez récemment au TGP non avec les élèves du Conservatoire de Paris et
C’était en Jouvet c’était au Conservatoire ok euh donc on va parler un petit peu de welfare on aurait dû se voir la semaine dernière le lendemain de la Première ça a pas été possible et tu en es où de la tournée de ce spectacle euh c’est drôle parce que ce spectacle
Il a été toujours créé un peu de avec des des moments un peu exceptionnels on l’a créé à la à la cour d’honneur du palais des papes au Festival d’Avignon et puis après dans mon théâtre dans notre théâtre au TGP de saint-nis là où on avait répété là où on avait enquêté
Là où tout s’était passé de façon intestine donc il y avait aussi une grande émotion à s’adresser au public dionysien de partager aussi cette expérience là qui avait été extrêmement fondatrice pour nous et puis là depuis janvier démarre encore une troisième histoire qui est vraiment l’histoire qui qui part sur les
Routes de ce welfare qui s’adapte aux différentes dimensions des plateaux qui traversent villes donc c’est c’est et je l’ai toujours pensé beaucoup avec ces trois aspects là un aspect maison un aspect hors norme avec Avignon et un un vraiment un aspect itinérant et et là c’est notre deuxième lieu de tournée
Donc on en est au début de l’histoire de cette tournée qui est longue puisqu’elle s’arrête en mai ok ouais effectivement on va en parler de ces changements de dimension puisque vous avez créé sur peut-être ce qui est le plus grand plateau de France en théâtre oui ouais et
Hier il y avait une rencontre avec ton équipe et il y a quelque chose qui m’a un peu surpris comment ça se passe euh la cour d’honneur d’Avignon tu es invité c’est une commande que ah non ça ça se passe vraiment enfin je ne sais pas comment ça se passe pour d’autres
Mais en tout cas pour moi ça se passe ça s’est passé totalement comme un projet classique c’est-à-dire d’une rencontre d’abord avec lesquip équipe de programmation du festival d’Avignon Géraldine chayou et Thiago Rodriguez donc une rencontre d’abord d’artistes puis après est-ce quel était mon prochain projet qu’est-ce que je préfigurais et puis après la
Question de pour quel lieu mais voilà tout ça s’est fait assez normalement j’ai envie de dire sur l’artistique avant tout sur l’œuvre et j’imagine sur le désir aussi que eux avaient de travailler avec l’artiste que j’étais c’est c’est c’est en tout cas il y a pas d’histoire de comment il y a pas
D’injonction et c’est je sais quand la question de la cour d’honneur s’est posée ils m’ont posé la question est-ce que est-ce que ouelle faire à la cour me paraissait envisageable donc c’est c’est vraiment une une collaboration aussi de de préfiguration d’un projet qui va évidemment prendre corps et vie dans cet
Écrain qui est si particulier mais ça prend du temps et ça se coconstruit leurs équipes avec nos équipes ok j’ai pris un fait que je trouve un petit peu intéressant quand même tu es la deuxième femme à présenter un un projet à la cour d’honneur après Arian mkin est-ce que
C’est quelque chose dont tu as envie de parler est-ce que le fait qu’il y en a pas eu tant que ça du coup des femmes est-ce que ça te fait quelque chose d’être la deuxième donc la seconde en fait actuellement en théâtre il y avait eu VO on était trois avec la danse
Bon ça reste rien du tout ouais c’est sûr toi ça t’a procuré une émotion particul parulire ou non c’est pas vraiment un fait si important que ça ah bah si une émotion elle est elle est pas positive j’ai pas de fierté à être là je
Me dis je ne suis que mais ça un geste et ce geste là c’est Thiago qui le fait et moi qui le qui l’incarne mais c’est un geste politique et historique de notre histoire du théâtre et du théâtre français mais ça peut pas être quelque chose dont on se dit j’incarne non en
Fait on se dit juste j’espère que en fait qu’ mais on est tout dans toutes les questions d’égalité aujourd’hui que ce soit sur la parité que ce soit sur la diversité que ce soit sur toutes les questions de la représentation des égalités euh on est très en retard mais
On est au travail en fait ça pour le coup j’ai senti que c’était une action mais tout comme welffire est une action wfire c’est très dur ce qui est dit mais moi ça m’écrase pas dans le sens où c’est dit et en fait je trouve qu’à
Partir du moment où c’est nommé en fait on agit dessus et ben évidemment le fait d’être à la cour d’honneur ça agit sur un rattrapage énorme à faire pour hier et surtout pour demain évidemment donc moi je suis à cet endroit-là et je l’incarne et puis moi c’est mon présent
Donc donc je je suis active on va dire par rapport à ça mais c’est pas le le le symbole il existe juste comme une prise de conscience collective en nomant que ça n’est que mais c’est sûrement pas en disant ah là là bravo ENF ça n’a aucun
Sens ce serait plutôt de se dire qu’est-ce qui s’est passé en fait donc je pense très concrètement que c’est c’est un symbole voudrait dire que c’est bon c’est fait puis on peut repasser comme avant là non en fait pour moi c’est le début d’un nouveau monde sur sur lesquels les programmateurs
D’aujourd’hui et dont je fais partie avont une mission agir dessus puisqu’on en a la possibilité ça me parle à partir du moment où c’est dit c’est nommé mais euh ça existe en fait je trouve ça très important et je vais rebondir là-dessus euh pour se recentrer sur welfelfare
Donc wellfire c’est une pour le coup c’est un peu une commande de Frédéric wiisemann de documentarist ça a été plutôt une proposition parce que honnêtement si ça avait été une commande je l’aurais pas fait parce que je fonctionne pas comme ça puisqu’un projet il doit profondément nous appartenir
Mais on va dire ça a été plutôt presque il m’a même offert son œuvre tout en disant tu le portes ou pas mais je te le donne et donc on passe du cinéma à la scène on va reparter reparler hein de toute tout ce travail d’adaptation mais la première
Chose qui m’a saisi c’est euh au cinéma il y a une facilité à provoquer de l’émotion avec un gros plan avec des micros et au théâtre ben du coup on n’est pas du tout là-dedans et alors j’ai pas vu ton spectacle à la cour d’honneur mais déjà de le voir sur le
Grand plateau il y a quelque chose qui m’a saisi c’est euh l’intimité euh que les protagonistes en fait se hurlent parfois et ben j’ai trouvé que ce geste là resserrait tout et on avait un plan large qui se transformait en fait en zoom parce qu’il nous hurl leur
Intimité et en la hurlant en plus elle devient une parole publique est-ce que tu es d’accord avec ça oui oui complètement l’idée c’était vraiment comment le privé devient public puisque même dans l’œuvre même si c’est éminemment impudique violent de devoir redonner son histoire à pour obtenir un droit puisque le droit
Social est un droit quand même c’est zoomé et puis weisem il filme vraiment très il fait des portraits l’idée était de dézoomer l’œuvre tout en donnant la possibilité aux spectateurs de recréer leur propre caméra subjective et d’alterner entre ce plan quand même général qui capte toutes ces gens
Enfermés dans un même cadre mais où à l’intérieur duquel les personnages acteurs vont devoir se saisir eux-mêmes d’un zoom autrement ils sont écrasés par la masse et du coup bah ce geste là il demande de l’effort c’est te dire comment je vais exister comment je vais comment mon histoire va marquer mais
Comme dans une scène de concours hein quand on passe des concours dans les écoles de théâtre comment ma scène en 3 minutes va convaincre par rapport à celle d’avant seulement là ils jouent leur vraie vie et du coup ils se disent est-ce que même mon histoire est suffisante donc peut-être il va falloir
Que j’en rajoute mais c’était un travailleur social du isien qui nous avait dit mais on mange jamais pour rien en fait c’est des stratégies de survie et cette chose là presque de les mettre en arène c’est-à-dire que il y a le public qui est le vrai public qui vient
Voir la représentation mais il y a le public du plateau qui est là et qui est qui a un public à doné aussi parce que c’est un public impatient c’est un public qui peut être empêchant aussi c’est comme s’ il fallait prouver sa légitimité pour pouvoir espérer un semblant d’attention
De compréhension trou trouver le bon mot en fait c’est pas tant on n pas d’écriture c’est que de l’oralité c’est des gens qui ont parlé on a aucun auteur derrière ce qu’on dit en revanche ces gens ont parlé pour obtenir quelque chose obtenir de se faire comprendre obtenir quelle était leur difficulté
Quelle était leur compréhension du kiproco qui doivent qui doivent essuyer en ce moment et qui les m en grande difficulté pour leur loyer pour le leur chèque nourriture et cetera et donc il y a il y a il y a un rapport à la parole qui est presque comme un muscle donc il
S’agissait de retrouver cette densité autrement que dans le film c’est-à-dire presque par les corps et qu’en même temps cette chose all est tellement poussée en fait moi j’ai une grande horizontalité dans mes spectacles donc c’est l’individu qui pousse en verticalité et du coup qui est recréer un zoom parce qu’on est presque le
Spectateur mais c’est dramaturgiquement il est presque obligé de rentrer dans son monde ok est-ce que tu peux m’expliquer un peu plus ce que ça veut dire avoir une grande horizontalité dans son théâtre moi je passe par le groupe c’est-à-dire que c’est c’est le groupe je ne le considère pas comme un cœur
C’est-à-dire je je pour moi le groupe n’est pas une masse tout comme le spectateur moi j’aime jamais autant que deux personnes assis l’un à côté de l’autre n”est pas du tout le même avis sur qui sympathique ou pas au plateau en fait tout ça est une question de
Subjectivité parce que c’est c’est de l’humain et qu’en fait l’humain on se dit dans welfare tout dépend sur qui on tombe mais aussi qui dépend sur qui on à quel moment parce qu’en fait il suffit que la personne ait été énervée par la personne d’avant on se dit merde c’est
Moi après ça va pas le faire ou l’inverse et donc en fait et ça c’est humain ça veut pas forcément dire que la personne est comme ça en fait moi je pars du principe que ce qu’on voit c’est un moment présent c’est là où je parle d’horizontalité mais même avec le public
C’est un moment présent partagé ça veut pas dire que ces gens-là sont c’est pe dire c’est comme ça tous les jours c’est sans doute pas loin d’être comme ça tous les jours mais là on a vécu ce moment comme un C céast j’imagine en documentaire quand il filme beaucoup et
Qu’à un moment donné il est face à une scène et qui se dit [ __ ] génial que j’ai été là aujourd’hui parce que ce truc là je pense que ça se passe pas tous les jours ben c’est donné cette sensation que cet accident là on l’a vraiment travaillé au plateau pour qu’il
Advienne et qu’on le partage tous et donc c’est ça où je parle d’horizontalité c’est qu’en fait si on remonte on se dit mais cet accident s’il y avait pas eu ça avan en fait on n serait pas arrivé donc il y a une interdépendance les uns des autres dans la différence
On n’est pas une sorte de mêlée pour une montée dramatique qui serait d’ailleurs plus de l’ordre de la fiction on travaille pas sur des montées on travaille plus sur des imbrications très anarchiques qui font que quand même à ce moment-là si le personnage se dit bon
Mais moi là je vais lâcher les chevaux je vais finir en larme et tout mais c’est peut-être pas parce que c’était plus dur que d’habitude c’était de se dire vu ce qui s’est passé avant si je fais pas ça je suis cuite et quand même mes enfants vont mourir de faim ça c’est
Vrai mais à ce moment-là il y a comme une force et qui n’a pas été donnée par la psychologie du personnage qui a été donné par la nécessité du partenaire et qui est nécessité pas forcément empathique qui est juste en fait si je veux m’en sortir il va falloir que je
Fasse par-dessus l’autre donc avec ce que m’a donné l’autre et et donc on on coexiste par l’autre et moi ma mise en scène elle existe par les acteurs c’est-à-dire que elle est il y a une sorte de dessin très lâche qui fait qu’en fait après c’est les acteurs qui
S’en emparent avec et j’en accepte euh aussi toute la porosité tous les défauts et T et tous les éclairs des fois géniales qui arrivent par le présent mais moi-même il y a une forme de dépossession parce qu’autrement ce serait pas juste autrement on on serait dans quelque chose de plus dessiné ou de
Moins organique et de plus chorégraphié j’ai j’ai un rapport de chorégraphie mais totalement instinctive et du coup qui a complètement à redessiner le lendemain donc c’est là où je parle d’horizontalité parce que finalement la verticalité c’est c’est des sursaut de d’enjeux mais c’est jamais il y a jamais
Quelque chose qui est au-dessus de l’autre en fait cette chose est toujours à gagner et ça c’est y compris pour les personnages y compris pour la mise en scène y compris pour le le la technique en fait on suit le mouvement dramaturgique on est imbriqué dans un maillage extrêmement collectif mais pas
Coral dans le sens où les individus sont très responsables pour le coup de ce qui va arriver après et donc on compte sur eux on n’est pas du tout sur l’effacement non plus de la de la personne ok bon j’avais pas envie de partir tout de suite sur ta direction
D’acteur mais là on en parle tellement qu’on va on va y aller euh euh j’ai vu 8h ne font pas un jour j’ai vu d’autres de tes de tes spectacles mais en captation donc c’est pas c’est quand même très différent euh j’ai l’impression déjà que tu aimes le
Théâtre où il y a beaucoup de monde au plateau pour cette raisonl c’est-à-dire que à partir du moment je crois que je serais ait pas faire en fait à partir du moment où il serait de TR la question de la performance arriverait là où honnêtement moi qui travaille toujours en collectif là je
Parle même en dehors du plateau travailler avec un groupe on peut pas avoir 10 personnes fatiguées au même moment ou alors c’est qu’il y a un problème il faut se remettre bien en question il faut carrément arrêter mais je veux dire il y a toujours en fait il
Y a un mouvement d’infini qui fait qu’il y a une redistribution des forces et des faiblesses en permanence qui fait que ça prend du temps ça prend du soin il y a plus d’emmerde mais aussi beaucoup plus de possible euh il y a il y a des cycles
En fait je trouve il y a quelque chose de ça bouge tout le temps il y a une action et qui fait que même moi je m’exprime à travers tellement de monde que finalement c’est il y a a il y a jamais de séduction entre nous il y a
Jamais d’intime en fait moi-même je dis tout devant tout le monde tout le temps tout à l’heure je fais des notes je dis les choses à chacun mais devant tout le monde monde parce que pour moi ça concerne tout le monde il y a pas
D’affect il y a pas de dire c’est bien ou c’est pas bien c’est de dire puisque ça me questionne et que tu es concerné ça nous questionne et tout le monde sait quand je redonne des chantiers de travail que ça va être testé en live devant les gens et que ça concerne tout
Le monde pas que celles et ceux qui sont moteurs de cet endroit en fait il y a une conscience que c’est on est dans un objet commun et donc ce commun là il faut quand même qu’il se qu’il se décline à partir du momentù où il est où
Il devient trop euh trop incarné par l’individu ou il se noie pas un tout petit peu euh dans dans un corps collectif pour l’instant j’avoue que je saurais pas comment m’exprimer euh ou alors différemment avec une peut-être une caméra au cinéma mais parce que SII je pourrais capter quelque chose du réel
Une fois euh au théâtre il s’agit de refaire donc ce mouvement-l comment en le refaisant on le on on le remise mais en vrai on se dit pas ah on se réinvente non non on le on le c’est une une repremière fois ça avec un groupe honnêtement ça s’arrête c’est impossible
Que ça s’arrête jamais sauf si ça se passe mal mais pour le coup je crois que j’aime tellement ça que ça s’est jamais mal passé est-ce que c’est ça qui fait que tu préfère par je crois que c’est le cas le théâtre au cinéma parce que finalement si on regarde welfire de
Wisem on peut le regarder plein de fois c’est toujours le même film oui alors que ta pièce votre spectacle parce que vous êtes une équipe je l’ai vu la semaine dernière je l’ai vu hier c’est pas le même non c’est pas le même et c’est et c’est pas la même vitalité non
Plus hein ouais ouais ouais est-ce que c’est c’est ça qui fait que tu préfères peut-être la en tout cas en tant que en tant que créatrice en tant que spectatrice je dis pas j’ae n’aime pas un plus que l’autre après quand même en tant que spectatrice le théâtre me peut
Me bousculer à un endroit physique he j’entends même pas dans j’aime ou j’aime pas vraiment dans le côté vivre un instant avec d’autres gens face à d’autres gens cette chosel je la trouve quand quand on la ressent je la trouve quand même totalement bouleversante c’est dire je peux ressortir vraiment
Changer euh et j’ai pas tout à fait la même chose c’est plus intime au cinéma c’est une histoire de moi avec moi mais c’est moins une histoire de moi avec les autres et au théâtre c’est ça et dans le travail infiniment évidemment qu’au cinéma ce qui m’attire c’est travailler
Avec les enfants travailler avec des personnes très âgées en fait travailler avec des animaux travailler avec tout ce que le théâtre fait qu’on on on l’utilise nous dans la recherche mais en fait cette chose-là elle est pas elle elle évidemment que l’humain ça demande une une endurance quasi sportive mes spectacles qui fait
Que ça reste dans un cadre très professionnel et et c’est vrai qu’au au cinéma capter une fragilité un instantané ou des voilà dans le collectif c’est sûrement ça qui pourrait m’attirer c’est en tout cas aller à la R rcontre de gens que je ne pourrais pas
Avoir sur un plateau euh donc mais ce serait une quête humaine mais et de collectif quand même quand je dis ça ce serait travailler avec sur le thème de l’école ou comme je l’ai fait sur dans dans à l’hôpital en fait dans des corporations aussi où on se dit cette
Chose-là on on on limiterait sur le plateau alors que là on on peut le capter mais mais cet hyper vivant en tout cas euh et cet humain en fait questionner l’humanité par l’humain c’est ça qui et c’est cette artisana là c’est-à-dire de dire moi je veux juste des gens alors évidemment
Jeux c’est juste que j’en veux beaucoup donc mais cette chose-là elle continue totalement à me faire vibrer mais même en tant que citoyenne enfin c’est ça donne énormément de sens à beaucoup de choses de la vie de de de travailler avec du monde ok on n pas du tout parlé
Du pitch de la pièce en même temps en général je demande à l’invité s’il veut le faire ou si je le fais et puis hier je pensais à notre à notre entretien qu’on allait avoir aujourd’hui et il y a une phrase qui m’avait qui m’a marqué qu’on entend pas forcément très
Bien puisqu’elle est prononcée par ici il y a une des comédiennes qui dit pour loucher il faut être deux HM et en fait j’ai l’impression qu’ùelle le faire c’est ça quoi HM est-ce que tu es d’accord avec ça ouais ouais complètement alors c’est une phrase d’improvisation qui qui voilà c’est pas
Du tout c’est pas dans le mais mais c’est des choses comme ça qui sont pour nous on improvise l’improvisation elle est toujours au service de la dramaturgie on n’est pas dans le commentaire c’est-à-dire si quelque chose au bout d’un moment s’écrit c’est parce que cette chose en mineur que tu
Vois tu as vu et que que tu as entendu et que 3/4 de la salle n’entendent pas c’est exactement fait pour ça c’est-à-dire que des fois c’est de se dire tout n’est pas adressé à tous mais il y en aura peut-être quelques-uns qui tomberont sur cette chose-là parce qu’à
Un moment donné elle la question de l’autre entre en jeu à la pause puisqu’on est dans un centre social d’urgence hébergé dans un gymnase d’école pendant les fêtes de fin d’année à New York au milieu des années 70 et que il y a une première matinée comme ça
Euh où les entretiens s’enchaîne un peu à à la chaîne et puis il y a une pause où les les les demandes sociaux vont se retrouver seuls face à les face sans les travailleurs qui sont partis déjeuner en présence du policier qui est chargé de leur surveillance et ils vont se
Rencontrer et donc à ce moment-là la question de la rencontre arrive et quand dit il faut être deux pour loucher il faut être deux ils entendent que ils ont finalement les mêmes problèmes et que c’est peut-être pas eux le problème mais le système et c’est on a l’impression
Que c’est la première fois qu’ils s’en rendent compte c’est-à-dire que ils sont tellement euh mais c’est comme quand on a mal c’est comme la douleur on est tellement obsédé parce que ça fait trop mal par son propre cas qu’on a on n’arrive pas à voir qu’en fait c’est c’est un symptôme
Mais c’est c’est c’est pas la maladie elle est ailleurs et et là c’est comme si il y a quelque chose qui se réouvre chez eux c’est la question de leur condition mais leur conditiontion humaine d’homme et de femme c’està direire être usagé ça ne veut rien dire
Il y a autant d’hommes et de femmes mais autant de citoyens de citoyennes que d’usager euh c’est c’est c’est pas c’est ça nous définit pas du coup on est dans un mouvement plus géopolitique qui questionne la place des femmes qui questionne la place des vieux qui questionne la place des Afro-Américains
Qui questionne la place des des des des des militaires c’est donc des guerres donc quelle guerre on est en plein on est en fin de guerre du Vietnam en fait c’est il y a tout un un un mouvement qui qui advient mais encore une fois par l’autre euh et par le soin
Aussi que donne l’autre à à à à regarder son semblabl tout en disant on ne se ressemble pas plus que ça non plus voire même on est extrêmement différent et on s’aperçoit que la solidarité comme l’extrême violence arrive aussi chez eux c’està- direire c’est pas maniquin c’est wisman
Il dépend pas une œuvre de morale il s’agit pas de savoir qui a tort qui a raison en fait on est on est sur des gens au travail les travailleurs sociaux travaillent pour tenter de se dépatouiller avec l’administratif qui veut ranger l’humain dans des cases alors qu’il ça ne rentre pas mais quand
Même pour débloquer de l’argent public on est bien obligé de passer par de l’administratif il se débattent avec cette injonction paradoxale en permanence face à des usagers qui sont dans une telle détresse qui toute façon ils nomment les choses parce qu’ils n’ont plus rien à perdre donc il se
Disent façon ils sont au bord de tomber de leur propre pays de leur propre histoire de leur propre vie donc en fait il nomme et donc en nommant ils disent de toute façon mon besoin est tellement grand que même s’ils obtiennent quelque chose ça ne sera pas suffisant en terme
De délis en terme de besoin et donc ils ne pourront pas se comprendre mais ils ont raison tous les deux je dire il s’agit pas de il s’agit juste de dire qu’effectivement l’économie n’est pas assez au service de social et assez à la mesure de ce qui se passe dans la
Réalité de ces gens-là que soit pour le corps au travail ou pour le corps a accompagné dans dans dans le droit social donc c’est c’est c’est plus complexe que de dire il y a il y a les victimes en fait c’est pas une œuvre de victimisation oui absolument tu là tu
Soulèves un un un un point qui me paraît absolument fondamental que ce soit dans le documentaire ou dans ton travail euh c’est que moi j’ai jamais eu l’impression qu’on me faisait la morale pendant 2h30 il y a un message sans doute mais qui est qui est assez libre et j’ai
Envie de rajouter parce que pour moi c’était une clé de lecture et d’entrer dans ton spectacle fondamental Wiseman dit c’est sans doute mon film le plus comique et j’ai tellement ri mais oui oui et et hier pendant la rencontre il y avait des jeunes de terminale et il y en
A un qui disait ouais c’est un peu étonnant quand même parce que vous abordez des sujets profonds des sujets graves et et quand même ça rit beaucoup mais on rit des situations on ne rit pas de lu exactement c’està-dire on ne se moque pas de la personne je crois que
C’est pas possible on rit de la situation qui est euh c’est absurde qui est absurde mais qui qui est mais il y a en fait mais comme dans la j’ai pu accompagner certains protocoles expérimentaux de chimiothérapie où il fallait signer euh c’était euh euh comment on dit des effets secondaires la
Mort mais on explose de rire mais c’est pas que c’est drôle hein c’est qu’en fait c’est tellement fou et qu’en même temps je comprends qu’il faut le mettre donc c’est même pas de dire mais faut pas mettre ça c’est qu’en fait on est tellement au-dessus de la normale qu’en
Fait c’est fou mais c’est ça et du coup le rire est très proche du tragique mais on n’est pas dans le sentimental c’estàd qu’on n pas dans le sentiment on est dans l’émotion et l’émotion fait que les rir les larmes en fait qu’est-ce qui fait que ça mais c’est parce que c’est
C’est tellement engageant en fait en en terme de vivant qu’effectivement moi quand je regardais les les répétitions quand je travaillais j’étais souvent très animé de rire mais pas parce que je trouvais ça drôle parce que ça m’animait en de façon vivante donc ça se traduisait comme ça parce
Qu’en plus dans le travail finalement le rire est est une sorte de pulsion euh l’émotion ou les larmes il faut il faut trouver le quand même une sorte de de en tout cas dans le travail on n pas forcément de lâcher prise pour pour être dans dans cet échange là avec avec le
Récit mais mais oui oui c’est c’est c’est étonnant et dès la première à la cour d’honneur il y a eu il y a eu ce ce rire ok ok et alors on va parler de je rebondis un petit peu du coup sur la méthode de travail sur les
Acteurs est-ce qu’il y a parfois tu as eu des salles où ça ne rit pas du tout non et OK et ça rve pas au même endroit OK et ça rve pas forcément euh le rire en plus il y a quelque chose où quand une salle se l’autorise et puis des fois
Elle se l’autorise pas donc elle le fait plus tard en fait c’est plutôt des choses de différé en terme de de de rapport au temps mais aucune réaction non ça nous est jamais arrivé OK et donc on va parler de ta méthode de travail parce que j’ai l’impression
Que j’ai j’ai eu la chance d’avoir accès à des gens qui ont travaillé avec toi et j’ai l’impression que tu prends beaucoup plus de plaisir dans les répétitions que dans le spectacle final entre guillemets que ça t’amuse beaucoup plus bah en tout cas bah je suis pas dans le spectacle
Final donc non mais mon mon travail il est pas il s’arrête pas mais il est moins actif il est c’est encore une autre phase c’est une phase moi la phase des répétitions c’est une phase de gestation très très très laborantine très scientifique de façon ludique hein mais je veux dire
Comment fabriquer un être vivant qui est vivant quand même parce que c’est vrai hein je veux dire il s’agit pas et du coup puisqu’il sera vivant derrière va falloir qu’ grandisse qu’il apprenne à marcher qu’il mais tout ça c’est moi je me dis c’est une fois qu’il est sorti
C’est pas mon problème en fait alors ça ça pose la question de la création des personnages et justement à quel point c’est différent de créer des personnages qui viennent par exemple d’un d’un récit du théâtre d’une pièce alors que là on est sur du documentaire donc comment toi
Tu tu as construit ce personn ça’était surtout différent je dirais pour les répétitions ça change pas grand-chose dans le sens où moi je pars d’abord de l’acteur en fait je pars du principe que quand on commence les répétitions je crois à rien ok si ce n’est aux gens que
J’ai réunis donc j’ai envie de les connaître pas pour ce qu’ils sont en vrai pour ce qu’ils sont par rapport à l’œuvre qu’on raconte donc dans un premier temps on est vraiment presque dans une étude au plateau hein je veux dire c’est pas autour de la table où je
Vais d’abord partir beaucoup plus d’aujourd’hui de notre présent euh de de de de ce que sont les les les hommes et les femmes que j’ai réunis pour le projet pour que on bascule mais vraiment basculer dans la fiction pour qu’au bout d’un moment même je crois à la fiction
Qui fait que je n’ai même plus besoin euh de revenir à aujourd’hui au réel pour que pour y croire enfin c’est féini qui fait ça dans Elana VEVA il fait il fait toute une scène où où il y a toute l’arrivée du du cinéma donc au début on
Est noir et blanc et puis arrive le son et puis après arrive le cinéma parlant puis après arrive la couleur et pu il y a il y a tout un une sorte de de de monde qui pousse puis après on est dans une hyperfiction et à un moment donné il
Redescend sa caméra et on voit tous les techniciens de cineesita qui activent un faux pquebo donc on voit que tout est faux la caméra remonte et on y croit encore plus il y a un phénomène comme ça dans mes répétitions c’est-à-dire qu’au début j’ai besoin d’assister à toute la
Fabrication parce que j’ai pas 4 ans et demi et que je me sens quand on commence à sinir les répétitions en avril 2023 je crois pas qu’on est à New York en 73 je en fait je crois pas à ce que mais je me dis je sais qu’on va y
Arriver mais ce qui m’intéresse c’est pas y arriver c’est comment et du coup je veux assister à ce comment et une fois qu’il a pris presque on peut me remontrer souvent je fais ces expériences là vraiment qu’on peut tout me déshabiller en montrant regarde comme c’est faux on me rehabille ben j’y crois
Encore plus alors c’est comme si ça avait pris sur nous mais ça ça moi je suis une bonne c’est c’est moi je suis la spectatrice la plus la plus disponible et la plus difficile aussi puisque je sais beaucoup beaucoup plus de choses que que que la troupe quand elle arrive et qu’en même
Temps je suis disponible à ne plus rien savoir c’està-dire à ce qu’on me dise en fait je dis ça m’appartient dépossédez-moi mais par contre faites comme vous voulez et on a le temps je veux dire il suffit même que je sois dépossédé 4 secondes pour me dire mais
C’est quand même 4 secondes quoi et c’est secondes et dès le premier jour ça peut être 4 secondes ça peut être 1 heure en fait c’est pas moi j’attends pas comme pareil dans la friction j’attends pas une montée de mes répètes je me dis ça peut arriver au bout de 2
Jours mais je sais que je me dis ça trouve ça arrivera au bout de 30 alors ce que tu décris là est-ce que c’est c’est tu arrives grâce à ce qu’on m’a expliqué qui est c’est une improplage ça dépend en fait je en fait mes méthodes elles sont quand même très
En adéquation le fond et la forme se répond donc pour répondre en tout cas à welfire la phase la plus scientifique et biologique de différence entre un documentaire et une fiction ça a été l’adaptation c’est-à-dire qu’étudier 50 cas euh sans auteurs c’estàdire qu’il y a pas parce que souvent même si je
Travaille avec beaucoup ENF Alexandre cétait 19 mais il y a Bergman il est tout seul derrière donc il y a quand même quelqu’un qui a décidé de réunir là c’est des gens qui étaient là et puis de se dire pourquoi il dit ça à ce moment-là c’est un peu comme si on dit
Pourquoi on rit dans un enterrement est-ce que finalement la personne elle a pensé à quelque chose est-ce qu’elle a vu quelque chose est-ce qu’elle sait pas en fait on aura jamais la réponse donc c’est comme s’il fallait prendre le temps d’étudier un un corps comment il
Vit comment il respire plutôt que de se dire comment il fonctionne en fait ça on saura pas mais comment il est oui donc on a pris un temps une fois que ce temps-là il on a vraiment opéré par greffon dire qu’on a fusionné non pas des gens mais des thèmes dis quel thème
On va garder et du coup on a reformé des êtres humains qui sont devenus faux puisqueen fait dans les personnages de welfare ils en contiennent plusieurs donc on n’a pas imité leur visage on a porté plusieurs voix donc quand les acteurs arrivent en répétition déjà je leur ai fourni une matière qui
S’apparentait plus à de la fiction en disant par contre c’est une fiction qui est morte c’est vous qui allit mettre en vie ce ces personnes qui vont devenir votre personne que tu appelles des personnages monde si je me trompe pas oui il y a en tout cas là il s’agissait
Ça a été vraiment toute une réflexion avec julieen André et Florence Savos qui qui m’accompagne en adaptation c’était au début on a fusionné entre guillemets nos personnages chouchou mais très vite ça fonctionnait pas puisque’en fait il y avait il y avait quelque chose qui résistait c’est-à-dire mettre deux
Humains ensemble tris qu enfin ça ne il y avait quelque chose qui était pas juste et c’est quand on a trouvé comment chacun portait un thème et du coup avait une fonction euh à partir de là il il recevait les greffons parce qu’en fait il il recevait même c’était les mots de
Quelqu’un des fois qui n’avait pas le même genre pas la même couleur de peau pas le même âge mais qui euh avait la la la même quête la même problématique donc après il s’agissait de moi je travaille pas par emploi j’ai fait la distribution dans un second temps j’avais réuni toute
La troupe sans savoir qui j’ourait quoi et après je je j’ai fait une distribution dans peut-être ils sont passés sur plein de rôles différents c’était comme si ben voilà maintenant c’est ton corps et ton visage qui va lui donner vie mais c’est pas ça qui m’a
Servi de moteur moi c’était ce qui était dit ce qui était ce qui était nommé ce qui était crié euh une une problématique quand même commune qui avait accueilli différents êtres humains qui allaient être réincarnés dans une seule peau donc finalement j’ai l’impression que par rapport à la méthode de travail qu’on m’
Décrit sur tes précédents projets ça a été très différent pour W faire benah ça je parle de l’adaptation ouais ok parce qu’après une fois qu’on arrive en répétition j’arrive avec une adaptation qui a été travaillée pendant 9 mois pas pas à temps plein c’est assez long parce que c’était assez laborieux aussi en
Terme de masse on avait quand même la traductrice avait fait un travail magnifique mais une bible très épaisse quand j’arrive en répétition je dis pas on va jouer ça je dis ça c’est notre travail donc maintenant c’est votre base comme nous notre base c’était les rush
Les le film de Wiseman et que je voulais pas voir ces rush ouais jeiséc notre TR à nous en disant maintenant ça va devoir être le vre donc mettez-moi ça en pièce d’ailleurs wisem en parlant de son travail dit qu’il fait une fiction mais bien sûr il dit cinéma vérité vérité de
Quoiit il dit en fait à partir du moment il dit notre seul il humain n’aurait pas vu ça comme ça même s’il met pas de voix off il met pas de de musique finalement on a un rapport tous les deux à la mise en scène assez radical là-dessus c’est
Que des humains mais il laisse déjà des temps longs mais ces temps longs sont trafiqués c’est quand même pas du vrai ça s’est pas passé cette journée-là dans ce sens-là il a filmé pendant un mois donc il il donc il fait de toute façon déjà une œuvre de fiction seulement il
Ne choisit pas les dialogues donc moi j’ai dit B on va recréer une autre forme pas celle de Frédérick wesman la nôtre mais on aura pas choisi nos dialogues pareil ça va être les leurs c’était ça la et donc à partir de là on refractionne toute l’adaptation donc on
Ne la joue pas on la recasse comme si on redémontait une voiture en disant on va on va la remonter peut-être qu’elle lui ressemblera très fort ou peut-être pas du tout ça moi ça m’est égale ce sera pas la même voiture mais on sera quand même parti de ça puis moi j’ai quand
Même l’ossature de départ et donc elle me sert quand même un petit peu de de squelette tout en disant elle a pas besoin de lui ressembler après euh elle mais je sais qu’on est on est parti d’elle donc donc même si on abandonne des choses même en adapt a ation on les
A travaillé donc en fait elles sont là elles sont prêtes à partir à un moment donné on dit là ok il faut que ça même si on adore ce moment là c’est le moment de s’en séparer mais il il est là donc dans les répétitions je travaille très
Peu le spectacle en lui-même je travaille d’autres spectacles tous les jours j’arrive avec une feuille de route un scénario très proche du cinéma pour le coup que je leur donne un scénario très artisanal oral des fois avec des iconographies des choses un petit peu des dates des choses historiques je leur
Donne un contexte qui est une autre une autre situation que celle de la pièce qui va abriter les mots de la pièce et du coup évidemment que ces mots-là vont sortir dans un autre contexte donc autrement mais pas parce que l’acteur s’est dit comment je vais le jouer
Aujourd’hui c’est qu’en fait il sera tellement dans une situation autre que même s’il dit la même chose ça va lui ouvrir un autre pan et c’est là où on déconstruit notre modèle et du film et de l’adaptation en se disant c’est fou ce truc qu’on pensait tragique en fait
On l’a fait dans dans un match de basket ou en fait c’est c’est comme si l’épreuve de la situation allait faire que chacun et chacune euh va trouver une place en fonction de la situation et en fonction de son partenaire pas en fonction de ce qu’on s’est imaginé
Chacun et chacune autrement pareil moi j’ai une vision mais qui est unique or moi je me dis dans l’expérience on on on se donne la possibilité de vivre quelque chose de plus grand ou peut-être juste quelque chose d’autre parce que des fois c’est pas tant chercher l’exceptionnel
Hein h c’est juste de se dire comment on sort du du du cliché c’est-à-dire euh qu’est-ce qui fait que le le grand peut sortir sur le petit ou le petit peut sortir sur du grand quand je t’entends parler et quand j’ai fait mes recherches ça vient confirmer je crois une une
Sensation euh toi tu as été attiré par le théâtre toute petite h et en fait j’ai l’impression qu’aujourd’hui encore tu joues à on aurait dit que oui oui oui oui oui oui ah non mais il y a quelque chose de très enfanttin chez il y a quelque chose de de très important de
Très sérieux mais de pas grave du tout c’est-à-dire que c’est c’est de la reconstitution humaine sans aucune il y a aucune gravité médicale je veux dire on sauve pas des vies mais on on c’est précieux parce que d’abord c’est des vrais des vrais humains enfin les acteurs tous les équipes on est on
Est ensemble on s’est donné un temps de recherche de vie et de voilà des spectacles avec beaucoup de monde et tout ça c’est aussi des des temps de TR travail assez long donc c’est c’est un engagement qu’on se donne donc moi je crois au travail je crois pas à l’intime
Je crois pas au côté famille enfin ça on en a tous une on la choisit pas forcément là pour moi on s’est choisi et c’est le travail et c’est l’œuvre qui nous unit donc des fois j’aime même de se dire qu’on se connaît à travers l’objet qui nous réunit et et que cette
Choseel je la pousse pour arriver même à se dire l’œuvre nous offre des possibilités de de vie presque un peu au-dessus de la la normale donc en ça on joue comme un enfant quand il joue il joue vraiment il croit vraiment mais il sait que c’est faux mais mais c’est très
Important et c’est un enfant qui joue pas c’est un enfant qui va très mal enfin c’est c’est et et moi il y a quelque chose avec évidemment la conscience de qu’est-ce qu’on raconte parce qu’on va aussi on joue pas pour nous seul pour moi il y a vraiment la
Conscience de le public va devenir un partenaire pas tout de suite dans un premier temps je pense pas beaucoup à lui mais je pense à lui draturgiquement puisque je me dis toujours euh qu’est-ce qu’on raconte euh la question du pourquoi elle est très instinctive mais je la mets au travail chaque jour
C’est-à-dire que j’essaie d’éprouver cette question même très intime de pourquoi j’ai je je veux monter ça aujourd’hui mais je vais le je vais le faire par l’action je vais pas le faire en souvent je comprends même un spectacle plus tard en dis c’est marrant comme quand même il y avait pas de
Hasard que j’ai choisi ça mais dans un premier temps j’ai toujours l’impression de jouer un peu avec le hasard avec en tout cas avec euh une sorte de concordance de temps avec l’instant présent ce qui se passe dans le monde à ce moment-là une sorte d’instinct d’envie euh et cette chose-là par contre
Elle me suffit pas c’est-à-dire qu’elle me porte comme un élan de jeu et après je me dis par contre je veux travailler dessus travailler dessus et travailler dessus mais avec tout le monde tout en se disant on va vers un chemin que j’ignore et ça ne m’intéresse absolument
Pas de savoir où on va ou même de se dire évidemment qu’à un mois après on n’urait pas fait le même spectacle mais ça et peut-être qu’au cinéma j’aurais vraiment cette difficulté du dernier jour du montage de de même si on est dépendant du tournage aussi hein mais il
Y a quand même quelque chose qui s’arrête euh là c’est il y a quand même quelque chose qui je ne reprends plus jamais un jour de répétition euh une fois qu’on passe à la première tout ce qui est de l’ordre du changement est testé devant les gens d’accord tout donc
Il y a quelque chose je ne fonctionne que par note en fait c’est comme si la répétition devenait la la représent donc il y a plus de raccord non tout est en direct et moi je suis dans la salle et j’assiste à ça donc on fait la même chose qu’en répétition seulement avec
Les gens partir moment où le partenaire des spectateurs entre en jeu on ne l’enlève plus jamais de notre recherche parce qu’autrement j’aurais l’impression de faire machine arrière ou tout d’un coup de dire bah il faut qu’on fasse un spectacle alors qu’on s’est jamais posé la question maintenant il est là on
Continue à travailler seulement il est quand même sorti de de bah de de cette gestation un peu intestine il l’ vu de tout le monde et maintenant par contre faut qu’il grandisse et ça il a besoin de soins d’accompagnement euh il va il il va se renforcer à des endroit mais du
Coup il va prendre un peu d’élan et se casser la figure à d’autres donc en fait c’est c’est tout un accompagnement et là j’ai encore un rôle à jouer mais il est moins il est moins fou parce qu’il est c’est un rôle d’accompagnant euh c’est un rôle de tuteur des fois juste de
Regarder de savoir que mais c’est plus un c’est plus un un un rôle de de de création telle que je peux le vivre dans les répétitions d’où évidemment ma place qui est quand même très différente et mon vrai travail et celui de des répétitions quand j’observe un petit peu
Ton parcours et quand je t’entends j’ai l’impression que et tu l’ dit d’ailleurs petit à petit tu rentres dans ce que j’appelle une douce radicalité ouais à la fois dans les thèmes que tu viens aborder et dans ta manière de travailler puisque aujourd’hui et ça c’est pareil
Alors je sais pas si on l’a dit aujourd’hui mais je l’ai entendu é hier le but enfin de ce spectacle je sais pas si tu un but mais il y avait une grande envie de déthéâtraliser euh il y a assez peu de jeux de lumière pendant le spectacle il y a assez peu
D’effets sonores euh la CNO est est incroyable mais ça bouge pas alors que dans 8 ans ne font pas un jour ça n’arrêtait pas c’était pour le coup c’était très théâtral est-ce que en fait comment tu en est venu à cette radicalité là par l’vre en fait je crois
Que tout arrive de l’œuvre euh c’est mais c’est c’est c’est parelle c’est c’est comme un moteur de choix c’est-à-dire que cette je trouvais que à cet endroit-là de me voir par exemple à travers la mise en scène je trouvais ça insupportable mais c’était très c’était pas conscientisé je me dis je me suis
Pas dit il faudrait qu’on me voit pas c’est que quand je me voyais je me disais non mais au secours quoi ça ça j’ai rien à faire là j’y suis en plus j’ai pas un problème de place moi je me dis pas je m’efface où je suis quand je
Dis des possédés c’est en toute coopération enfin je veux dire je c’est des règles du jeu qui m’amusent qui me plaisent en fait dans laquelle je suis sans qu’on me voie et ça me va et là je sentais qu’il fallait que qu’il fallait que je radicalise en fait que
C’était que je je je suis sur la mise en scène je autant les acteurs il y a c’est tellement mon c’est tellement le précieux de mon travail que je me dis il y a tellement de différence avec avec les avec les gens que ça ça demande quand même un
Soin comment comment dire les choses comment ça doit arriver par eux mais aussi c’est finalement moi qui avais des fois mis la graine mais voilà il y y a il y a il y a toute une il y a tout un art quand même et ça ça change suvent
Les groupes autant le rapport à la mise en scène c’est quand même un rapport de moi avec moi et ça ben voilà c’était vraiment un punching ball quoi c’est-à-dire je sentais qu’il fallait et qu’il fallait que j’aille plus loin là-dessus sans pour autant faire non plus une forme de radicalité qui se qui
Dénonce ou qui ou qui serait même parce que ce serait la même chose dans l’autre sens donc je sentais qu’il fallait qu’il y a un endroit assez assez invisible et qui me qui et qui m’allait que je trouvais qui de toute façon suffisait et que et que et que ça a été
Un geste pensé et travaillé pour le coup ça n’a pas été j’enlève en fait c’est là mais c’est c’est c’est c’est c’est pas très spectaculaire alors c’était plutôt c’était pas déthéatralisé c’était déspectacularisé c’était le côté spectaculaire que je voulais pas déthéâtralisé on fait du théâtre ça veut
Pas dire grand-chose euh c’est vrai je je suis content qu’on en parle parce que c’est un spectacle qui nous a pas mal divisé dans l’équipe au Théâtre des Célestins il y a des gens qui ont adoré il y a des gens qui ont pas du tout aimé
En disant bah si c’est pour voir ça je préfère le voir au cinéma ça m’évoque plus de choses donc je trouve ça intéressant que tu dis ça parce que ça répond en fait à cette question euh toujours sur la radicalité et ta thématique du social euh j’ai un petit
Cadeau pour toi euh c’est pour tous les invités mais j’essaie de choisir quelque chose qui qui correspond d’ord dans ce bel emballage du théâtre des Célestin alors c’est c’est un livre qui s’appelle les cannibales en costume ah je connais pas et qui est écrit par enquête sur les
Travailleurs du 21e siècle ouais c’est le résultat de c’est l’aboutissement d’un sociologue qui s’appelle David courpasson qui a passé sa vie à étudier les rapports au travail et donc là il a compilé en fait toutes ces toutes ses études ces ses ethnographies et donc il se pose la question du
Travail dans nos entreprises et des comportements qu’on y observe c’est-à-dire com comment on fait pour laisser passer des collaborateurs qui se font humiliés de en nous et on dit rien parce que peut-être qu’on a pas envie d’être dans le viseur de la hiérarchie parce que parce que peut-êtreon a envie d’une promotion
Et je pense que ça va te plaire parce que à l’image de de ton travail on est sur de l’observation h il y a pas de jugement il y a pas de jugement c’est une photographie en fait super qui est un peu ce que tu proposes dans welfare
Aussi et c’est ce que propose aussi Wiseman he beaucoup he lui il dit je suis là pendant un temps mais il attend rien en fait il se dit pas j’espère qu’il va se passer ça en fait il se dit juste c’est une expérience humaine qu’il qu’il va
Capter mais c’est beaucoup plus de le de l’observation effectivement que de l’analyse h et cette rencontre avec weisem elle arrive à peu près au moment où tu prends la direction du Théâtre Gérard Philippe en fait elle est et une sorte d’alignement des planètes de tout ça puisque en fait
Frédric wisem je le vois en donc on présentait un compte de Noël ouais aux ateliers Bertier à l’Odéon et il avait déjà vu mes précédents spectacles notamment à la Comédie Française et du coup c’est janvier de fin janvier 2020 donc cette rencontre improbable quand même avec ce cette immense tu
Connaissais son travail à ce moment-là je connaissais son travail je ne connaissais pas où le faire ok donc toute façon son travail est tellement large que je connaissais un peu son travail on va dire et et donc il m’a donné ce ce ce DVD là il me l’a il me
L’a fait livrer je l’ai projeté chez moi et honnêtement dans un premier temps j’ai assisté à une œuvre je ne me suis absolument pas moi projeté dans l’éventualité de l’adapter j’ai été saisie et puis saisie aussi par cette rencontre j’ai été vraiment quelques semaines après nommé directan à Saint N
Et la pandémie fermée et donc en fait il y a eu quelque chose qui fait qu’on est resté en lien avec Frédric wesman puis après quand j’ai commencé ces premiers pas de direction au Théâtre Gérard Philippe avec un théâtre qui rouvrait mais qui était encore fermé au public la
Question en fait sociale qui était rentrée quand même de l’échelle planétaire au cœur de nos vies par je me permet de préciser tout le monde le sait pas le thétre Gérard Philippe il est pas situé n’importe où non il est à Saint-Denis en scène saint-den qui était en plus le
Département métropolitain le plus touché par par la pandémie donc on avait un territoire extrêmement en souffrance de lien social aussi euh et donc nous comment retrouver le le sens même aussi de nos missions en tant qu’artiste de service public et là moi nouvelle mission de directrice de d’un centre dramatique
National ça a été quand même sur des questions sociales le lien au professeurs le lien aux habitants le lien aux enfants le lien aux adolescents le lien aux soignants le lien aux soignés en fait puisque toute façon on pouvait pas faire grand-chose à l’intérieur du théâtre on s’est déporté
Sur le territoire et et les gens aussi ou les corps de métiers nous ont dit on a besoin de vous aussi pour retrouver aussi énormément de de lien qu’on a perdu et qu’on peut retrouver par rapport au théâtre et nous qui étions un peu en crise de foi he dans nos métiers
C’està dire quelle est notre place dans la société quelle est notre nécessité quelle est notre utilité aussi et ben moi en tout cas j’ai j’ai j’ai réappris et j’ai appris ce cette nouvelle mission via cet endroit-là que et j’ai pris aussi des leçons d’humanité en voyant
Les les les les gens au travail les gens en solidarité enfin ça a été vraiment une une période d’observation pour moi extrêmement fertile et en tant que citoyenne ça m’a beaucoup impacté et il y avait ce wfire quand même que j’avais vu en noir et blanc dans mon salon comme
Un un objet des années 70 à New York et il y a quelque chose euh au au lien des des des centres sociaux au lien de ces thématiqu là qu’on qu’on copartageait ou que mes équipes et notamment des relations publique porte au jour le jour haut et fort et ben c’est cette
Réalité était quand même dans notre quotidien dans notre présent et ces thématiqu là elles étaient pas exactement les mêmes et je serais incapable de faire un spectacle sur la scène saint-en aujourd’hui enfin nous c’est notre vie c’est notre travail nous on fait du théâtre là-bas c’est je ve
Dire je je seulement via faire il y a quelque chose en fait qui était à l’intérieur de cette œuvre là qui m’avait été donné avec 50 ans qui me sépare de Frédérique wisem 50 ans qui nous sépare du film où tout d’un coup quand même notre présent euh se pouvait
S’infiltrer à l’intérieur de ces gens du passé pour pouvoir crier à travers une réincarnation quand même des voix d’aujourd’hui et des grandes nécessités sociétales euh et de l’importance aussi de nos services public Julie je pense qu’on est en train d’arriver tout doucement vers la fin de de l’émission j’ai aucune idée euh du
Temps du temps qui est passé je me permets de consulter ok il est 10h20 euh je crois que tu vas enchaîner dans pas trop longtemps avec une reprise de rôle sur le plateau euh je je vais terminer en en reparlant un petit peu d’elle faire et de ce de ce
Spectacle où j’aimerais quand même donner des clés aux spectateurs qui peut-être verront cette émission et peut-être verront le le spectacle après ou ou l’ont déjà vu euh la beauté de ce spectacle c’est de voir des il y a rien qui va dans dans ce centre social du côté des demandeurs
Comme du côté des travailleurs et pourtant tout le monde fait de son mieux et personne n’est vraiment méchant ou mauvais en fait et on le voit très bien avec cette résolution à la fois du suprémaciste et de cette supervis superviseur qui est là depuis un temps
Beaucoup trop long et qui ne monte pas qui en devient en fait parce qu’elle est maltraitée elle en devient maltraitante mais ça on peut vraiment c’est c’est quand même des gens au travail et comme vous tu le dis enfin c’est ça c’est ils font quand même de leur mieux c’est les
Épuiser face au fatigués mais c’est personne n’est mauvais en fait par contre les mauvaises conditions de vie ou de travail peuvent nous rendre mauvais c’est pas qu’on est mauvais mais même le suprémaciste en fait on se dit c’est une victime ce qui dit est monstrueux est-ce que c’est un monstre
Lui on en a fait un monstre mais on c’est-à-dire qu’il en fait quand il déroule tout son récit il cherche une victime par la haine euh mais mais en fait il est le fruit d’un abandonné quand même parce qu’il est pas reconnu en tant qu’ancien combattant un abandonné médical parce que sa maladie
N’est pas reconnue en fait c’est il est mis au banc donc il cherche des responsables donc la haine la haine de l’autre le l’impression qu’on a pris sa sa terre qu’ qu’on a pris sa place mais c’est c’est pas raisonner c’est pas raisonnable ce qu’il est en train de de
Dire alors oui tout d’un coup on assiste ça ne va pas on assiste même voilà au au au monstrueux mais il y a quelque chose derrière euh qui fait que même le personnage de la superviseur dire je j’en peux plus et du coup parce que j’en
Peux plus je je je peux moi-même euh faire quelque chose que je qui que je ne supporterais pas de moi mais tout comme un soignant peut dire là je peux faire une erreur ou je peux où je peux devenir maltraitant par manque de temps par et
Et donc c’est il y a quelque chose qui s’infiltre mais s’il y a pas la volonté de bien faire ça s’infiltre pas c’est parce qu’il a la volonté d’aider et elle dit d’ailleurs parce qu’on est dans le social on a pas le droit de se plaindre c’est
Ça merci beaucoup Julie déliqu merci et où elle faire ça vous partez où là on est à Lyon vous partez où après là on part à Brest saint-billeux Genève limoge Lille oui il y en a il y a Saint-Étienne non non on a perpignon oui on a une très
Belle tournée je dois en oublier là je vois la carte de France mais oui ben merci beaucoup en merci [Musique] [Applaudissements] merci [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]