FESTIVAL DES UTOPIALES 2023

Pour sa survie, l’humanité dépend d’infrastructures qui ne pourront être maintenues indéfiniment. Ces technologies dominantes préemptent le futur, tandis que d’autres, négligées ou oubliées, possèdent sans doute de plus grands potentiels. Pour que la Terre reste habitable, ne faudrait-il pas organiser le renoncement aux « technologies zombies » qui composent notre cadre de vie ?

Moderateur : Quentin Lazzarotto
L’ intervenant : Vincent Bontems, Alexandre Monnin, Théodore Bouchez

Bonjour bonjour à toutes et bonjour à tous merci d’être là pour cette table ronde euh sur les technologies de l’avenir et merci d’être aussi nombreuse et nombreux ça fait vraiment plaisir pour venir entendre parler donc de technologie on va essayer de plonger ensemble dans les méandres de l’innovation technologique et

Scientifique un monde bien à la frontière entre les sciences et la science-fiction euh mais pas seulement l’innovation elle oriente aussi la société ou serait-ce peut-être l’inverse euh certaines grandes innovations présentées comme libératrices pour l’humanité comme le moteur à explosion par exemple peuvent se retrouver finalement aliénante et génératrice de

Problèmes notamment écologiques donc on voit bien que l’innovation elle a toujours deux aspects euh pour que la terre reste habitable ne faudrait-il pas renoncer euh parfois aux technologies comme par exemple des technologies zombes qu’on pourra aborder tout un terme qu’on pourra aborder tout à l’heure comment faire le tri dans ces

Technologies comment se réconcilier aussi avec une certaine forme de progrès technologique en pleine période d’cou anxiété voilà des belles questions qu’on va parcourir avec trois intervenants inspirants on va commencer par présenter Alexandre Monin qu’on peut applaudir donc Alexandre vous êtes philosophe du numérique vous vous êtes d’abord intéressé à l’architecture du

Web et désormais vous vous intéressez surtout aux questions environnementales avec l’angle particulier de la redirection écologique vous dirigez un master stratégie et design pour l’anthroposcène anthroposcène c’est justement à mon avis un terme qui va surgir dans cette table ronde et qu’on va discuter euh vous avez publié récemment politisé le renoncement chez

Divergence un livre dans lequel vous utilisez un autre terme donc que celui de décroissance ou de sobriété celui de renoncement qu’on pourra discuter tout à l’heure la question de renoncer de manière non brutal à certaines technologies euh Vincent bontemp qu’on va applaudir aussi Vincent euh vous êtes également philosophe directeur de recherche en

Philosophie des sciences au CEA et vous vous intéressez particulièrement aux dynamiques de l’innovation à l’émergence des grandes idées scientifiques et vous venez de publier au nom de l’innovation finalité et modalité de la recherche au 21e siècle aux éditions Les Belles Lettres et vous pensez vous nous l’expliquerez que progrès technologique

Et décroissan peuvent être lié enfin nous avons Théodore bouchz que vous pouvez applaudir boucher peut-être je sais boucher Théodore boucher donc chercheur à linrae où vous dirigez le lab atoire procédés techniqu au service de l’environnement ce qui donne en simplifiant prose VO la poésie acronymique des labos scientifiques m’étonnera toujours et vous êtes

Impliqué dans la recherche autour des biotechnologies environnementales qui peuvent être électromicrobiennes bioraffiné voilà on va expliquer tout ça et vous nous ferez découvrir donc tout un monde étonnant qui feront peut-être partie des technologies d’avenir voilà donc un beau programme en perspective pour commencer justement je voulais vous proposer de

Discuter un petit peu justement de ces deux facettes de l’innovation technologique et quand on discutait avant cette table ronde Vincent vous m’avez parlé d’une histoire d’une usine Maré motrice de la Rance et est-ce que vous pourrez nouséexpliquer un petit peu ce que vous m’aviez dit parce que je

Trouve qu’elle illustre bien ce côté double face de l’innovation alors oui je suis un spécialiste d’un philosophe français des techniques du 20e siècle s’appelle Gilbert Simondon et il a publié en 1958 un ouvrage qui s’appelle du mode des objets techniques qui est encore la référence principale pour les philosophes des techniques dans lequel

Le paradigme de l’invention était un objet qui est une turbine inventée par Jean gimbal et alors cette turbine lui paraît particulièrement intéressante comme résolution de problème et comme invention je vous la décréit pas là aujourd’hui mais dans son livre on voit une note qui dit c’est cette turbine qui

Doit être intégré aux usines marémotrices françaises et donc en fait on est dans la technologie fiction il écrit en ayant de l’information à partir de la publication du budget et de la planification dans lesffet il n’y a qu’une seule usine Maré motrice qui sera construite qui est celle de la Rance

D’accord et euh il y a quelque chose de de de connu c’est quand vous installer ce excusez-moi ce type de dispositif ça a évidemment des conséquences pour l’écosystème préexistant donc ce qui se passe c’est que vous utilisez la force des maraes pour produire de l’électricité à travers cette turbine

Alors aussi petite note mais sans incidence en réalité c’est pas la turbine Guimbal qui a été installée dans dans ce dispositif mais on est en quelle année à peu près oh ben je pense que c’est dans la France gaulienne que ça a été ça doit être 62 63 ou quelque chose

Comme ça qui a été construite l’usine Mar motrice de la Rance ceux qui ont un téléphone portable peuvent me corriger tout de suite et et donc ce que ça fait c’est que ça arrête le mouvement naturel des des marées donc il y a un envasement et une

Désalinisation des EAU en en amont et ce que n’avait pas pris en compte en tout cas pas anticiper Gilbert Simondon de façon explicite c’est que ça provoque un effondrement de l’écosystème antérieur donc c’est ça qui a été constaté 4 5 ans après et il faut avoir une vision

Dynamique des écosystèmes il y a la vision de de Jil verimondon son grand apport c’est de penser les objets techniques en relation avec leur milieu associé justement avec ce milieu dans lequel ils sont insérés qui sont les conditions de possibilité de son fonctionnement mais qu’il contribu lui

Aussi à faire exister et le progrès pour lui c’est d’avoir des objets de plus en plus durables de moins en moins en moins autodestructif mais aussi qui ont une relation de plus en plus durable avec leur environnement donc qui l’entretiennent et donc il y a un autre

Écosystème qui s’est mis en place il y a une espèce très opportuniste qui est celle des moules par exemple qui a trouvé des conditions plus favorables et du coup les moules ont aussi attiré un certain nombre de de prédateurs particulièrement intelligents comme les poulpes et les dauphins qui voyant quand

Les vannes s’ouvraient rentrent dans ce garde manger se servent et puis ressortent voilà avant que les avant que les vannes se referment et euh et donc on a déjà cette vision on va dire dynamique de l’écosystème mais on pourrait euh il faudrait pas prétendre que le nouvel écosystème est aussi a

Riche que l’ancien on pourrait utiliser des indicateurs de biodiversité pour mesurer et il montrerait très certainement un appauvrissement du fait de l’insertion donc première conclusion un dispositif il s’insère il transforme son milieu associé et dans la vision des ingénieurs la prise en compte on va dire des conditions d’individuation

Biologique antérieure n n’est pas toujours prise en compte l’impact peut être tout à fait ignoré au moment de la conception mais la deuxème deuxième chose auquelle on doit réfléchir c’est c’est c’est là où sa pensée nous est utile c’est que toujours quelqu’un qui réfléchissait en en niveau de relation

D’abord de façon relationniste et suivant des échelles et donc le milieu associé il a différentes échelles et sa sa compréhension de l’évolution technique et du progrès a de plus en plus intégré on va dire les contraintes de du maintien de la vie sur terre aux grandes échelles aux grandes

Échelles de temps et d’espace donc si les objets techniques sont des choses qui stabilisent leur environnement local parfois au prix d’une dégradation comme c’est le cas là ce sont aussi des objets dans le compor don le fonctionnement agrégé et la première cause de déstabilisation cette fois-ci de l’environnement à la grande échelle

Comme on le voit avec le dérèglement climatique mais c’est à ce moment-là qu’on peut aussi réfléchir à ce que représente l’usine marée motrice de la Rance qui est une production d’énergie verte donc il y a vous voyez tout de suite la complexité pour définir ce que j’appelle la right technology c’est la

Bonne technologie au bon endroit qui fonctionne au bon rythme et surtout à la bonne échelle c’estàd qu’est-ce que vous voulez comment vous voulez produire de l’électricité si vous voulez de l’électricité il est quand même peut-être mieux de la produire avec l’énergie des marées que avec du charbon

Donc je dis pas que c’est ce qui se passe dans le monde réel en économiquement mais le le fait est que à travers cet exemple du de l’usine Marie motrice de la Rance on a un dispositif qui incontestablement a un impact négatif relativement négatif sur son milieu associé au plan local mais dont

On peut considérer l’intégration de notre système technique en général comme quelque chose de plutôt bienfaisant si ça vient se substituer à d’autres dispositifs qui eux sont voilà produisent du du CO2 et des stabilise l’environnement à grande échelle donc c’est cette sorte de complexité que j’aime à déployer à travers cet exemple

Oui je trouve c’est un très bon exemple merci Vincent pour ouvrir cette table ronde et montrer voilà la complexité qui peut y avoir derrière notre rapport à la technologie et qu’est-ce qu’on met en avant ou pas et alors on parlera des r tech un peu plus tard dans la table

Ronde mais peut-être pour commencer pour continuer à à tisser ce trait des technologies voilà qui peuvent avoir deux faces on peut peut-être commencer par parler plutôt de technologie vivantes et technologie zombie et ça Alexandre est-ce que c’est des termes que vous utilisez beaucoup est-ce que vous pouvez nous définir un petit peu

Ces termes nous dire un petit peu d’où ils viennent et qu’est-ce qu’on met derrière mon oui bien sûr euh déjà merci beaucoup pour euh l’invitation au festival je suis ravi d’être là euh effectivement cette distinction entre technologie vivante et technologie zombie on la doit à un physicien belge contemporain qui

S’appelle José Allois euh et euh qui en fait essaie de de de de caractériser les technologies actuelles euh qui sont effectivement plutôt pour lui des des technologies zombies c’estàd des technologies moi j’avais proposé de de synthétiser un petit peu sa sa réflexion de la manière suivante mais évidemment

On peut on peut développer ça mais qui serait des technologies basées non pas sur des des ressources renouvelables mais sur des des stocks en tout cas à l’échelle humaine parce que le pétrole à l’échelle cosmologique il est renouvelable mais pas à l’échelle à l’échelle humaine donc qui donc se pose la question

Immédiatement de la disponibilité l’accessibilité de ces matériaux sur de très longues échelles de temps parce que lui essaie de se projeter sur des échelles de temps très longues c’est un petit peu la spécificité de de sa réflexion c’est qu’il essaie de penser des technologies soutenables à l’échelle pas de quelques

Dizaines d’années pas à l’échelle des siècles mais à l’échelle des millénaires ce pas vraiment la manière dont on envisage depuis pas mal de temps les les technologies euh par ailleurs ce sont des des technologies qui ont alors ça c’est moi qui un peu ajouté mais une durée de vie à l’état de fonctionnement

Minimal l’exemple idéal de ce point de vue-là serait le le smartphone pour diverses raisons il y a différes types de d’obsolescence en la matière logiciel matériel marketing et cetera et cetera et qui tout en fait s’additionne puisque c’est le premier facteur évidemment qui joue qui fait que le l’objet tombe

L’objet n’est plus utilisable euh smartphone en moyenne on dit que c’est un renouvellement tous les 2 ans pour un tel déploiement de de technologie quand même très très avancé c’est évidemment pas du tout soutenable et je dis ça pas du tout sur un mode moralisateur he moi-même j’en ai un donc mais

Effectivement j’ai depuis 6 ou 7 ans mais c’est c’est c’est c’est un peu mieux que 2 ans mais 2 ans ça ça va pas euh et puis par ailleurs qui à à l’état de de déchet euh par contre ont une durabilité très forte c’est pas le type de durabilité qu’on recherche c’est la

Durabilité de quelque chose qui est problématique et qui n’est pas en l’occurrence digéré ou digestible par les grands cycle biogéochimique parce qu’il y a pas de cycle du silicium de l’indium du galium et de toutes ces toutes ces ressources par conséquent ça reste après dans les les couches géologiques et les couches actuelles

Typique de de l’anthropocène donc la nouvelle époque marquée par les conséquences des activités humaine et industrielle zombie on va dire c’est une couche géologique à base de de de de de de d’agglomérat de plastique d’eau de poulet et de déchets du numérique ce qui était pas le cas des

Couts géologiques antérieur donc là on voit vraiment une marque un petit peu des nos activités récentes et à l’inverse les technologies vivantes seraient des technologies basé non pas sur des stocks mais sur des renouvelables euh qui duraiit le plus longtemps possible à l’état effectivement euh en fonctionnement donc

Ça pourrait être réparable ça pourrait être voilà technologie un peu plus conviviale de de ce point de vue-là euh et puis ce serait des technologies effectivement qui rentreraient dans les grands cycles bioch chimiques donc qui seraiit digéré aussi par ces par ces cycles là alors comme jeindiquais un nos

Technologies aujourd’hui elles sont très largement des technologies zombies il a quasiment pas de technologies vivante actuellement en tout cas elles sont la portion est congrue par rapport au déploiement de technologie de technologie zombie et donc l’enjeu c’est pas simplement de dire il faut sortir des technologies zombies parce que bah

Aujourd’hui on a on a que ça donc voilà VO là euh il faut sortir des technologies les plus zombies arriver à dézombifier en partie nos nos technologies pour aller derrière vers soit des technologies vivantes soit des modèles qui nécessitent moins de technologie en général ou de technologies zombes en particulier et de

Ce point de vue-là tous les débats notamment autour de l’électrification de de la voiture sont une illustration de de ça puisque la voiture électrique bah c’est une technologie zombie très clairement mais c’est une technologie zombie décarboné et qui peut être une étape vers un changement effectivement

De de modèle et là ça demande des ajustements des arbitrages donc aussi des renoncements par exemple alors il y a tout un ensemble de débats certains diront beaucoup de désinformations aussi sur la question de la voiture électrique donc je vais pas rentrer dans le débat ici mais typiquement par exemple un SUV

Électrique c’est toujours une mauvaise idée dans tous les cas ça ne devrait pas exister en fait mais le SUV fossile non plus par contre aller vers quelques véhicules électrique et peut-être une réduction du parc avant d’aller vers une refondte du modèle de mobilité ce qui là prend beaucoup plus de temps parce que

Quand on a un modèle infrastructurel social technique qui a été implémenté pendant des décennies basculer vers un autre modèle ça se fait pas du jour au lendemain et donc il faut aussi des étapes évidemment ces étapes-là elles doivent pas être des finalités en soi l’idée c’est pas de maintenir ce

Système-là avec l’électrification avec des SUV partout qui serait dans tous les cas une mauvaise idée mais c’est d’ d’arriver justement à voir vers quelle mesure un peu d’atterrissage on peut aller demain mais avec une finalité qui est effectivement une refondte du modèle parce que c’est ça la vraie des

Zombification de la mobilité donc voilà il faut articuler des temporalités qui sont qui sont différentes donc on est bien d’accord technologie zombie ça n’a pas de rapport avec est-ce qu’elle est carboné ou non carboné durable ou non durable c’est un autre concept c’est ça c’est une autre manière de d’aborder les

Choses alors il vaut mieux une technologie zombie décarboné que carboné ça c’est sûr après des technologies absurdes euh zombiie et décarboné c’est pas une bonne idée non plus et effectivement dans l’exemple des des SUV de toute façon les SUV c’est une mauvaise idée dans tous les cas c’est

Même les amateurs de voiturees n’aiment pas les SUV parce que c’est juste prendre une petite voiture et mettre une armure autour ça n’a aucun intérêt et d’une certaine façon le SUV c’est peut-être la voiture de la fin de la voiture c’està-dire on sait qu’on va en

Vendre moins donc on en vend des plus grosses qui coûtent plus cher parce que derrière effectivement euh voilà il y aura pas forcément un marché très très longtemps essaie de capter la valeur donc c’est la pire voiture c’est la c’est la dernière voiture d’une certaine manière ENF on peut le voir le voir

Comme ça mais effectivement électrifier des SUV c’est une mauvaise idée il y avait un rapport qui montrait en début d’année que par exemple dans le parc pour le parc automobile américain si on maintenait des des des SUV et l’offre de voiture telle qu’elle est aujourd’hui

Euh les les besoins en terme de euh de de métaux pour fabriquer finalement ces voituresl étaient absolument gigantesques et que il fallait pour demain envisager en fait une refondte du système de mobilité garder quelques voitures aucun SUV et dans ce cas l’empreinte environnementale du modèle de mobilité qui en ressortait était je

Crois 92 % plus faible que de d’électrifier le modèle actuel donc on voit bien que c’est effectivement dans cette direction là qu’il faut aller d’accord alors Théodor bah vous forcément vu vous faites de la vous travaillez avec le vivant vous êtes automatiquement dans les technologies vivantes on va voir si elles peuvent se

Zombifier peut-être euh on reviendra tout à l’heure un petit peu plus en détail sur certains cas que vous nous avez amené que vous allez nous montrer mais peut-être pour commencer dites-nous un petit peu ce que vous faites sur quoi vous travaillez oui donc effectivement comme vous l’avez dit je suis

Biotechnologue donc je travaille sur en particulier l’utilisation des micro-organismes donc je fais je fais des biotechnologies microbiennes euh pour nous aider en l’occurrence à transformer la matière organique de nos déchets de nos eau usées donc le le carbone et l’énergie qui qu’ell contiennent et d’essayer d’en faire des

Produits utiles pour la société donc de en quelque sorte par rapport au aux deux interventions dans cette on a on travaille dans une logique de de bioéconomie c’est-à-dire d’utiliser la la matière organique renouvelable des cycles biogéochimiques courts euh pour essayer de créer des des boucles de circularité pour réutiliser l’énergie et

Le carbone euh qui qui sont contenus dans ces déchets qui sont désormais en visager comme des bioressources pour essayer d’en faire des des produits utiles pour la société et dans ce cadre là c’est vrai que ma source d’inspiration c’est ce sont les micro-organismes et l’histoire naturelle

De la terre donc il faut savoir que les les micro-organismes c’est les les habitants les plus nombreux de la terre ils sont aussi les les moteurs biogéochimiques de notre biosphère donc l’humanité crée des déséquilibres des déséquilibre climatique qui se traduisent par des déséquilibres des cycles biogéochimiques du carbone mais

Euh lorsqu’on regarde les flux émis par l’humanité en comparaison des flux mobilisés par les micro-organismes il y a plus plus plusieurs facteurs multiplicatif de différence c’est simplement queeffectivement on est dans un écosystème terrestre en équilibre et que l’humanité apporte un déséquilibre en en émettant davantage de de carbone et et en

Émettant du carbone qui sur lequel il y a pas de boucle de tout à fait de boucle de rétroaction parce que c’est du du carbone fossile euh et donc nous on essaie de de mobiliser le carbone à cycle court celui de de la biomasse pour essayer de substituer un certain nombre

De de de produits issu issus du pétrole voilà vous faites travailler les microbes pour nous quoi en gros voilà et donc effectivement on on on regarde dans l’histoire naturelle de la terre c’est assez fabuleux de se rendre compte que à chaque fois que dans l’histoire dans les

Milliards d’années de de voilà les 4,5 milliards d’années et en fait à peu près les 3,5 milliards d’années au cours desquelles il y a eu des microbes sur notre terre à chaque fois qu’il y a eu des environnements qui contenaient un peu d’énergie libre donc de de l’énergie utilisable euh des ressources des

Ressources élémentaires du carbone de l’azote du phosphore sur des temps suffisamment longs pour permettre le développement et l’évolution de la vie bah vous avez des des communautés microbiennes qui se sont développées et donc ça ça ça nous donne toutes sortes d’idées en tant que biotechnologue pour essayer de les mobiliser pour essayer de

De réinscrire et de de construire des outils technologiques qui permettent de d’accélérer ces cycles biogéochimiques à partir des des des des productions de déchets de d’ usé de nos sociétés voilà et donc c’est c’est l’objet de nos nos travaux de recherche voilà à ça a l’air passionnant

Tout à l’heure on montrera un exemple mais juste là peut-être par rapport à ces concepts de technologie vivante et technologie zombie dont on a discuté est-ce que ça vous évoque vous de votre scientifique quelque chose euh bah effectivement les les ça ça raisonne beaucoup les effectivement quand Alexandre parle de cycle biogéochimique

Euh effectivement nous on on on essaie de de de s’inspirer de ces cycles biogéochimiques et de leur observation pour essayer de de mobiliser en l’occurrence les ressources microbiennes qui cataly ces ces transformations dans la nature simplement bon du fait de des concentrations humaines à l’heure actuelle et des on est obligé de

D’accélérer ces processus là on dépasse de très loin les capacités autoépuratrices des milieux qui pouvaient suffire avant l’air avant l’air industriel pour voilà atténuer la pollution générée par les les collectivités humaines là aujourd’hui on est obligé de mobiliser les technologies pour essayer d’accélérer ces processus biochimiques donc l’idée c’est bien de

Les accélérer tout en continuant à s’inscrire dans ces cycles tels qu’ils existent dans la mesure du possible donc c’est possible pour certains nombre d’éléments majeurs comme le carbone l’azote le phosphore aussi en partie mais effectiv efftivement quand on s’intéresse à des à des objets qui mobilisent du silicium ou d’autres

D’autres ressources là c’est probablement à nos sociétés d’essayer de repenser exnielo des boucles de circularité voilà donc ça c’est c’est pas tout à fait mon domaine donc j’ j’en parlerai pas mais moi je suis plutôt dans l’utilisation des microbes pour inscrire les les déchets de nos sociétés dans les grands cycles biogéochimiques

Et en accélérant les processus naturel et parfois en mobilisant des processus qui sont un petit peu éteints ou qui ont qui ont qui ont enfin eu lieu dans le passé ou qui ont lieu dans des environnements très spécifiques mais essayer de de les utiliser en les intensifiant pour recréer ces boucles de

Circularité bien pour qu’on comprenne bien est-ce que vous avez un exemple vous parliez d’histoire de la terre 3,5 milliards d’années est-ce que vous avez un exemple d’un des moments moi j’en ai peut-être quelques uns en tête mais où il y a eu vraiment ces actions microbiennes qui ont modifié l’état la

Planète tout l’état de l’atmosphère peut-être pour qu’on comprenne bien à quel point ces actions là elles peuvent être puissantes oui alors mais le premier exemple qui qui nous vient qui me vient à l’esprit c’est celui de l’apparition de l’oxygène dans l’atmosphère c était la la première grande catastrophe écologique puisque

Euh la la vie est à peu près apparu autour il y a environ 3,5 milliards d’années bon il y a des débats sur la question mais on va dire à peu près autour de 3 3,5 milliards d’années dans un environnement terrestre où l’atmosphère ne contenait pas d’oxygène euh donc elle était essentiellement à

L’état microbien elle s’est elle s’est développée à partir d’un d’un certaines ressources minéral et et d’énergie qui existait et puis au bout d’un moment comme je disais finalement les microorganismes si vous leur donnez de la de la des des ressources élémentaires et une ressource d’énergie ils finissent

Par trouver un moyen de l’exploiter et à un moment donné sont apparus des micro-organismes qui ont inventé entre guillemets la CAP capacité à utiliser une source d’énergie abondante sur terre c’est l’énergie solaire et donc ils ont inventé entre guillemets la la photosynthèse et pas de chance le déchet de de cette technologie bio

Enfin biologique enfin je sais plus quel était le terme exactement technologie vivante bah c’était l’oxygène et l’oxygène à l’époque bah c’était un xydent puissant il y a un certain nombre d’organismes qu’on appelle aujourd’hui les organismes anaérobi qui qui ne supportent pas l’oxygène et donc ça a créé toutes sortes de dérèglement et de

Bouleversement euh dans la biosphère euh et euh donc cet oxygène lorsqu’il est devenu à alors donc il y a eu probablement des remanements et donc c’est c’est là on peut faire un peu aussi euh le parallèle avec ce que disait Vincent euh il y a eu probablement des bouleversements assez

Majeurs dans la communauté euh qui microbienne qui qui peuplait la terre à l’époque mais à l’issu de ça il y a eu un dépassement puisque cette cette lorsque le vivant a de nouveau inventé cette capacité à exploiter l’oxygène donc ça ça a ouvert des nouveaux horizons au aux organismes

Puisque le l’oxygène a cette faculté de de de permettre une libération d’énergie beaucoup plus importante à partir de d’énergie chimique réduite alors je suis désolé c’est un peu technique mais lorsqu’on a des des composés chimique qui contiennent de l’énergie et ben lorsqu’on les exploite à partir de l’oxygène comme nous nous le faisons

Quand on iron on libère beaucoup plus d’énergie que quand on l’exploite avec d’autres types de de de de d’accepteur d’électron c’est-à-dire de de composés qui sont capables de de de jouer le rôle de l’oxygène et et c’est ça se trouve nous on prépare là une nouvelle espèce un super environnement plein de CO2

Voilà peut-être mais il faudra passer probablement par une phase de crise telle que enfin si on on on on essaie de de s’imaginer ce qu’a pu être la crise d’apparition de l’oxygène c’était probablement assez majeur et donc du coup pour finir cette histoire donc l’émergence de la vie complexe et à

L’échelle macroscopique telle qu’on l’a défini aujourd’hui a été permise par cette capacité métabolique supplémentaire conférée par cet oxygène qui était à l’origine un déchet un poison puissant mais qui a aussi permis une évolution une transition vers la vie complexe telle qu’on la connaît aujourd’hui ah bah bien sûr

Oui il y a il y a quelque chose quand on essaie de définir le le le progrès technologique ou même le progrès biologique des individus qui s’adaptent à leur environnement ça marche tant qu’on compare une espèce avec celle qui les précède immédiatement parce que on présuppose en fait une adaptation par

Rapport à un système alors homéostasique de relativement stable ou en évolution lente et dans ce cas-là on a un critère on voit ah oui les espèces se succèdent elles sont plus plus adaptées mais si on prend tout un coup une échelle de temps beaucoup plus grande où sont intervenu justement des transformations majeures

De l’environnement ce critère ne fonctionne pas donc si on cherche un critère du progrès à très très grande échelle et ben en fait ça ça correspond enfin les gagnants c’est les bactéries quoi c’est elles elles seront toujours là mais mais du coup ça donne pas beaucoup de de variété ni d’évolution

Vers la complexité donc il faut se se méfier quand on arrive à à un moment donné où on on change de plage de d’homéostasie là comme on est en train de le faire c’est c’est c’est c’est très brutal dans tous nos critères d’évaluation hein oui ben merci pour cette cette

Histoire d’histoire de la terre parce que ça montre aussi que quand même ces technologie vivante la typiquement elles ne cré elles ne font pas que maintenir l’équilibre elles peuvent aussi créer du déséquilibre euh maintenant et je crois que vous nous avez amené un exemple de tuba microbien est-ce qu’on peut en parler

Oui donc il doit y avoir une image qui qui va oui donc le ou le slide du tuba microbien s’il vous plaît ouais c’est promis sans équation il y a un joli dessin oui ça devrait pouvoir être compris peut-être racontez-nous un petit peu ce que c’est le temps que l’image arrive donc

Peut-être pour introduire quelques concepts qui sont derrière donc le le le vivant a besoin d’énergie libre enfin d’utiliser de l’énergie pour faire tous les toutes les tâches qu’il doit réaliser enfin qui qui est amené à à réaliser et donc cette énergie se traduit par un flux d’électrons c’est un

Être vivant c’est en quelque sorte c’est un peu le c’est la roue d’un moulin d’un moulin à eut qui se qui tourne grâce au courant de la rivière et ben là la la rivière en fait c’est une rivière d’électrons c’est un un flux d’électrons des donc les électrons qui sont dans

Dans les liaisons chimiques de la nourriture qu’on mange si on prend l’exemple de de de l’humain donc on on mange de la nourriture et qui on on casse les lisons chimiques qui contiennent des électrons et on on crée un flux d’électrons entre les les les électrons originalement dans la dans la

Nourriture et l’accepteur final d’électrons qui pour nous est l’oxygène c’est pour ça qu’on a besoin de respirer pour vivre on a besoin de respirer pour obtenir l’énergie à partir de nos aliments et donc l’ensemble des des êtres vivants qui doivent réaliser des actions utilisent ce flux de d’électrons

Pour fournir leur énergie et donc le le monde microbien a de toutes sortes de de façon d’organiser ce flux d’électrons donc il peut utiliser bah de la matière organique contenue voilà de dans dans dans des déchets ou des eaux usées donc on va pas voir le tub électromicrobien

Bon c’est et euh ah bah voilà le tube électrom bien VO donc et euh et et du coup ils ont toutes sortes de façons de de de de générer et de tirer partie de ce flux d’électron pour tirer leur énergie et donc ils utilisent pas forcément des des des

Molécules de nourriture ou des molécules d’oxygène pour organiser ce flux d’électrons ils peuvent aussi ça peut se passer par des par des surfaces conductrices donc il y a des micro-organismes qui sont capables bah d’utiliser de la nourriture euh par exemple de la matière organique contenue dans nos eau usé euh comme source

D’électrons et euh ils ont pas d’oxygène pour décharger leurs électrons mais par contre si on leur donne une surface conductrice donc là c’est la surface grise par exemple c’est la surface grise à gauche du chéma euh et ben ils vont déverser leurs électrons sur cette surface conductrice et donc voilà c’est

Comme ça qu’ils vont générer leur énergie et d’autres micro-organismes qu’on qualifie d’électrotrophes sont capables d’utiliser ce flux d’électrons à la place de leur nourriture donc ils utilisent ce flux d’électron directement comme source d’énergie et et ceux-l peuvent par exemple utiliser l’oxygène pour relarguer leurs électrons et donc créer ainsi un flux d’électrons alors

Nous on travaille sur les technologies de de valorisation et de traitement des déchets des EAU usées et il faut savoir que par exemple dans les donc la façon majoritaire de traiter nos auusés c’est ce qu’on appelle des des bassins d’aération dans des stations d’épuration on utilise des micro-organismes et pour

Intensifier le processus de traitement de la matière organique on doit leur donner de l’oxygène à travers des aïateurs donc des aérateurs qui fonctionnent avec de l’énergie électrique et il faut se rendre compte que l’énergie électrique qui est consommée par les stations d’épuration pour traiter nos eau usé représente quelques pourcent de la consommation

Électrique nationale de 2 à 5 % donc c’est important c’est très important donc il y a un vrai enjeu à essayer de réduire cette consommation donc c’est c’est par exemple c’est les 2/3 du du coût d’exploitation d’une d’une station d’épuration donc c’est vraiment majeur et donc en en s’aspirant de ce qui

Existe dans le monde microbien on peut imaginer que pourquoi pas on pourrait donner à des micro-organismes un tuba un tuba de la de la même façon que le que fonctionne le tuba que vous voyez sur la droite de la diapositive donc on on utilise un tuyau pour respirer l’air et

Pouvoir admirer les poissons et les Correau euh en étant dans un environnement où on n’est pas capable d’exploiter l’oxygène bah de cette façon-là on peut procurer une surface conductrice euh au micro-organismes qui sont dans un bassin de traitement des EAU usées et mettre assis en en contact électrique

Des zones qui contiennent la matière organique donc qui contiennent toutes sortes d’électrons à évacuer et que les micro-organismes ont envie d’évacuer avec des zones oxygénées où par diffusion passive à travers la surface il y a de l’oxygène et d’autres micro-organismes peuvent utiliser ces électrons et et réduire l’oxygène donc

Utiliser l’oxygène pour respirer donc en fournissant cette surface conductrice on fournit en quelque sorte un tuba électromicrobien dont on espère qu’il va diminuer la la consommation électrique de nos stations d’épuration parce qu’on aura plus besoin d’injecter ou moins besoin d’injecter de l’oxygène et donc donc ça fait partie des travaux de recherche

Alors ça ne marche pas encore ça n’existe pas mais ça fait l’objet de projets de recherche en partenariat avec des industriels et et on est à un stade pilote donc on a installé un pilote sur une station d’épuration donc l’avenir nous dira si c’était une bonne idée ou

Pas voilà une vraie technologie vivante est-ce que de cette technologie vivante Vincent on pourrait passer à une technologie juste et est-ce que du coup vous pouvez nous expliquer un petit peu le ce concept de technologie juste ou right tech en anglais oui pour faire pour faire chic on utilise un mot right

Tech c’était pour montrer qu’il y avait peut-être une alternative à l’opposition entre lotech et hightech lotech peut-être juste les lowech c’est les c’est les c’est les technologie qui utilisent très peu de de puissance et qui ont besoin de très peu de ressources pour être employé alors en soi elles sont elles sont très

Intéressantes hein comme comme alternative mais elles ont elles ont pas forcément on n’est pas forcément obligé de les opposer à des technologies high-tech comme celle-ci qui est visiblement réclame quand même beaucoup d’intelligence et d’ingénierie pour être mise en place mais qui peut s’insérer dans un dans un projet régénérateur et

Les Rex c’était un concept qui est pas au milieu mais qui est disons plus protéiforme dans la mesure où si on veut penser les technologies d’avenir les technologies d’avenir ne sont pas forcément futuristes mais c’est pas exclus que ce soit des choses qui nous restent à inventer mais il y a forcément

Aussi des technologies qu’on pourrait appeler le tech mais qui sont en fait des solutions du passé qui sont enfoui ou à redécouvrir et qui pourrait être on parlait de José alloa José Allois dit que le l’avenir du du transport maritime c’est le le le bateau en bois hein voilà

Bateau à voile que c’est ça qui qui est une technologie qui est là vous l’utilisez le vent le la photosynthèse qui vous fournit le bois tout ça vous pouvez y compter dessus dans dans 1000 ans voilà donc il y a il y a pas de

Problème vous pouvez et puis il y a des technologies actuelles qui restent à à perfectionner dont il faut diminuer l’impact et donc on pourrait considérer qu’elles sont high-tech à à condition des utiliser si vous voulez au bon endroit de la de de au bon rythme aussi

Hein de toute façon il y a un principe de moindre puissance tout ce que vous pouvez faire avec avec une faible puissance dans l’idéal avec la puissance que vous fournit chaque jour le soleil c’est la chose à faire faut tendre vers ça mais je vais vous prendre un exemple

Justement un peu pour vous montrer à quel point c’est pour sortir du côté essentialiste dire il y a des bonnes des mauvaises technologies c’est la technologie dans son milieu utiliser dans à l’échelle qui permet que l’environnement la compense c’est comme ça qu’ faut penser c’est le moteur

Explosion dont on a pris et qui est le pour l’instant le le le paradigme de la technologie dont on veut se défaire tout simplement parce que son fonctionnement agrégé en effet est la première cause d’émission de CO2 dans l’atmosphère et donc est une des causes de ce qui nous menace comme transformation irréversible

De l’environnement et bien il y a des gens très étranges peut-être plus étranges que les extraterrestres qui sont les Hollandais qui ont une agriculture qui ressemble pas du tout à notre on va dire notre paradigme du terroir et l’agriculture bien sur le dans le sol et tout ça eux ils font des

Serres hermétiques dans lesquelles ils font pousser des plantes de façon hydroponique donc c’est des plantes qui touche pas le sol et elles reçoivent uniquement l’eau et les nutriments et puis tout est consommé ce qui veut dire qu’il y a aucun intran qui va se retrouver dans le sol aucune pollution

Qui va rentrer dans les sols aucune perte d’eau non plus hein puisque elles vont certes subir d’évaporation mais ça va rester dans la dans la serre et être recyclé hein c’est pas comme arroser du maïs en plein jour en plein été en France donc là on voit que ça c’est le côté

Vraiment alien des Hollandais quand on peut faire de l’argent et être vertueux en même temps ils le font et donc comme ils sont très malins aussi ils font fonctionner ces seres en permanence et donc il faut les chauffer en hiver et les refroidir en été et pour ça ils

Utilisent des groupes électrogènes qui sont des moteurs à explosion qui fonctionnent avec de l’essence alors vous allez me dire bah du coup il produ du CO2 bah pas du tout le CO2 ils le mettent dans la serre et et et ces seres sont donc c’est le milieu associé de ses

Plantes hein Simondon retour voilà et elles sont irrespirables pour l’être humain parce que l’idéal pour une plante chlorophylienne c’est un taux de CO2 qui est 20 fois supérieur à ce que nous on tolère pour pour pour survivre donc en fait la personne qui vient s’occuper des plantes porte une bonbonne à gaz une

Combinaison mais les plantes elles sont très contentes hein d’ailleurs si vous voulez savoir si on va vers une catastrophe carbonée les plantes vont survivre vous inquiétez pas nous on sera plus là ou on sera sous le sol mais mais mais mais il y a des plantes qui vont

Survivre c’est un grand moment avant que qu’elles soit intoxiqué par le le carbone donc voilà c’est pour vous dire que à dans cette utilisation là le moteur explosion est une r Tech pour vous déplacer tous les jours tout ça non mais pour être utilisé pour faire ce

Mode là d’agriculture qui est pas le seul mais qui est un modèle qu’on peut imaginer voilà viable soutenable dans ce cas-là oui enfin il est soutenable tant qu’on va pas à des milliers d’années qu’on a pas épuisé tout le stock d’hydrocarbur mais si vous l’utilisez que pour faire ça le

Le stock il va rester longtemps hein c’est ça le principe du progrès c’est une décélération plus vous faites des progrès dans les rendements dans truc moins vous utilisez d’énergie sur le stock et plus vous avez de temps pour faire d’autres choses si vous étiez pas dans un modèle économique qui utilise le

Maximum de puissance qui invente des besoins toujours plus puissants qui cherchent toujours à maximiser pour maximiser aussi le profit des choses comme ça si vous étiez juste soumis à l’évolution du progrès des rendements et tout ça ça a un effet de décélération en réalité hein le progrès c’est juste que

C’est repris par quelque chose qui au lieu de conditionner l’utilisation des machines et d’autres procédés des procédés biologique et chimique qui sont l’autre branche de la technologie importante si vous ne les conditionnez pas à ce que votre environnement est capable d’absorber alors vous alleer dans le mur mais sinon c’est bien

L’évolution technologique en règle générale il y a des exceptions surtout quand elle est donc right et Alexandre donc vous vous travaillez aussi beaucoup avec ce concept de right tech ce mode de justice en fait il implique quelque chose c’est que du coup il y a un juge

Quelque part qui décide est-ce que c’est right ou wrong comment ça comment ça se passe qui est-ce qui réfléchit à ça et est-ce que c’est un concept qui est pris en compte par les industriels ou pas du tout c’est une bonne c’est une bonne question cette question du du rapport à

La à la technologie et qui va décider que effectivement une technologie est zombie ou non ça encore on peut trouver des critères mettre en place c’est à peu près clair mais qu’elle soit zombie ou pas que il faut la maintenir ou ne pas la maintenir euh nous

Effectivement du point de vue de la redirection écologique on réfléchit à à ces questions c’està-dire c’est pas simplement le fait d’identifier qu’une technologie est zombie ou pas qui va induire qu’on va la maintenir ou non puisque comme j’aiindiquais tout à l’heure aujourd’hui toutes nos technologies sont quand même assez assez

Zombie euh dans l’exemple mentionné par Vincent on a une technologie qui est à la fois zombie et vivante et ça qui est intéressant c’est un mixte des deux donc si on on voulait en juger on serait mal parce qu’on serait comme l’anne de buridant quoi ces zombies et ces vivants

À la fois et du coup dans quelle direction je je vais euh par contre la la question c’est effectivement qu’est-ce qu’on maintient qu’est-ce qu’on ne maintient pas euh et de trouver euh des des des critères qui permettent d’en juger qui permettent d’en juger aussi à l’échelle bah des territoires

Qui vont accueillir ces ces technologies et d’avoir aussi des instances démocratiques qui permettent de mener des enquêtes pour savoir si c’est une bonne idée que de développer telle technologie mais plus largement telle infrastructure alors sans aucun sans aucune allusion à l’actualité tel autoroute tel mégabassine ou tel élément

Comme ça qui peuvent effectivement dans l’argumentation d’ailleurs sont soit présentés comme des exemples d’adaptation ou des exemples de maladaptation on voit bien là-dessus il y a des controverses et que il y a il y a un déficit sans doute d’institution pour avoir une vraie démocratie technique sur ces ces enjeux

Là et être en capacité justement d’apporter des réponses je donnerai juste deux exemples par rapport à ça euh allez peut-être trois exemples pour dire aussi peut-être en France on est particulièrement mal placé pour affronter ces questions même si on pourrait toujours dire qu’il y a des dispositifs participatifs mais qui pour

Être participatif sont pas forcément démocratiques pour autant parce qu’il y a beaucoup de dispositifs participatifs en fait la question elle est close d’emblé on demande l’AVE aux gens sur une question qui a déjà été tranchée donc c’est pas exactement démocratique he la participation n’aduit pas forcément automatiquement la démocratie

Mais je prendis juste de deux exemples c’était le l’ exemple de Europa City non trois exemples l’exemple de la 5G je même vous poser une question l’exemple de la 5G l’exemple d’Europa City et l’exemple du terminal 4 de l’aéroport de rissi des infrastructures des technologies comme ça quel est leur point

Commun vous me donnez à moi en général c’est des technologies zombies non CIT pas ça alors nous pas connu le même destin puisqueon a deux projets qui ont été arrêtés et un projet qui a été validé un projet de la 5G voyez pas et bien chacun de ces projets a été soit

Arrêté soit validé par le Président de la République c’est intéressant parce que moi je savais pas qu’on élisait les présidents de la République pour opérer des choix techniques euh en la matière pour l’ensemble de la population dans l’exemple de la 5G en plus c’est particulièrement intéressant puisquil y

Avait deux rapports de salariés d’orange en interne qui avaient été produit pour dire c’est c’est une mauvaise idée d’aller sur la 5G même en terme commercial on n’est pas du tout certain de tirer les marrons du feu euh donc ça je je trouve que c’est assez intéressant

Parce que on voit bien qu’il y a un déficit justement institutionnel pour ce que ces question soit porté véritablement au plan démocratique au plan démocratique ça veut pas dire simplement en consultant les gens en demandant leur avis mais en en leur donnant peut-être une capacité à enquêter sur ce type de question comme

Ça a été le cas notamment lors de la Convention sur le climat on a assemblé un ensemble de citoyennes et de citoyens on leur a pas demandé leur avis c’est pas très intéressant en fait demander l’avis des gens moi mon avis il est pas très intéressant sur plein de choses

Donc pour je j’évite de le de le donner par contre à partir du moment où on commence à enquêter sur une question là on est en capacité effectivement d’émettre un avis d’émettre des propositions et dans le casadre de la convention citoyenne sur le climat en fait ces personnes ont été assemblées et

Ont pu mener une enquête sur la question du climat ont rencontrait des experts se sont documentés et cetera et à l’issue de ce processus d’enquête ont formulé des propositions et qui étaient d’ailleurs de l’avis général des propositions tout à fait intéressante tout à fait ambitieuse qui ont montré

Que au-delà de leur avis initiaux et bien on pouvait aller à l’issue de cette démarche d’enquête sur des propositions tout à fait tout à fait intéressantes donc voilà ce type de et on sait bien qu’elle a été le le destin justement de la convention citoyenne pour le pour le

Climat donc ce type de de démarches là qui sont des démarches à la fois d’enquête et des démarches démocratiques soit ce sont des démarches qui font défaut soit ce sont des démarches qui lorsqu’elles sont mises en place effectivement n’ont pas forcément derrière l’autorité pour que les mesur

Soit suivie des faits alors qu’on voit bien que le type de mesure le type de proposition qui en émerge sont des propositions tout à fait tout à fait intéressantes oui de ce point de vue-là il y a un vrai défaut pour pouvoir trancher qu’est-ce qui est viable

Qu’est-ce qui ne l”est pas puisqueil y a un enjeu si on va vers les technologies vivantes ou zombies vivantes ou en tout cas des technologies dont on accepte que ce seront les technologies de demain et bien d’avoir pu mener l’enquête et puis de pouvoir finalement avoir les institution qui permettent justement d’opérer ces

Arbitrages bien merci alors je vois que le temps passe donc on va basculer dans la séquence question avec le public mais juste avant j’ai une dernière question pour thodor pour justement ouvrir cette phase c’est par rapport à ce que vient de dire Alexandre qui est-ce qui peut un peu

Orienter le choix sur ces technologies est-ce que les scientifiques peuvent avoir un rôle et si oui lequel alors bon les scientifiques c’est c’est un voilà un terme un peu valise he alors je vais peut-être me replacer du point de vue du biotechnologue que je suis pour essayer de parler de façon un

Peu plus centré euh donc nous on enfin on a tout à fait conscience que on apporte en fait une brique à un processus et que les technologies là sont sont sont là pour ouvrir des univers des possibles mais que ensuite l’appropriation par les territoires par les systèmes sociaux les systèmes

Économiques va en grande partie déterminer en fait est-ce que c’est une technologie vivante une technologie zombie va en grande partie enfin pas seulement mais dépendre aussi de ça donc on essaie d’apporter notre contribution à la fois au développement des briques technologiques et et peut-être au travail de projection de la façon dont

Ces technologies vont s’inscrire dans nos systèmes tels qu’ils existent alors avec des voilà des des échelles d’évolution qui sont plus celles des milliards d’années des bactéries des crise écologique tel que l’apparition de l’oxygène mais à l’échelle voilà de des systèmes humains effectivement ces technologies sur lesquelles on travaille qui sont là

Pour ouvrir des des des des possibles en terme d’évolution des systèmes comment est-ce que elles sont susceptibles d’être d’être approprié par par les systèmes les organisations les y compris les institutions mais aussi les industriels les acteurs environnementaux les associations et donc c’est vrai qu’on fait aussi des des travaux pas seulement

Technologiques mais de de de de réflexion presque prospective de la façon dont ces systèmes ces systèmes techniques peuvent s’intégrer dans dans des schémas d’organisation en utilisant voilà différents outils par tel que l’analyse environnementale donc on essaie de même si on on on travaille sur des technologies qui n’existent pas encore

Et que c’est un travail un peu délicat parce qu’on a du coup pas de données qu enfin vraiment robustes sur les flux et cetera à partir des connaissances qu’on développe au laboratoire on développe des modèles qui nous permettent d’extrapoler et d’essayer voilà sur des sur des ordres de grandeur

Pour essayer de de réfléchir de façon prospective à à la façon dont ces systèmes là pourrai influer par exemple sur le bilan le bilan carbone des filières de traitement de déchets sur les consommations énergétiques sur l’utilisation avec tout ce qui est sont les catégories d’impact d’une analyse de

Cycle de vie pour les gens qui qui connaissent donc de façon un peu prospective pour orienter aussi nos nos nos décisions techniques et scientifiques sur est-ce qu’on va travailler plutôt sur la nature de éectrode sur la membrane ou sur le couplage entre cette installation là et le système le système technique dans

Lequel ça va plus large dans lequel cette brique technologique va s’intégrer donc notre contribution porte sur la brique technologique mais aussi sur des scénarios prospectifs qu’on essaie de documenter au mieux avec des données factuelles euh et et dans les dans des projets actuels on essaie aussi de se projeter on travaille avec des

Économistes et des sociologues qui pourrai imaginer des chaînes de valeur à partir de de produits qu’on pourrait euh généré à partir de nos déchets et de nos eau usées euh pour voir comment est-ce que on pourrait créer euh à petite échelle parce que enfin les systèmes sont tellement complexes il faut dire

Aussi une chose c’est les donc l’inscription d’une technologie dans dans un système aussi complexe que la société euh on peut faire des scénarios et cetera mais ce qui va se passer vraiment euh c’est comme quand la beauté de la biologie c’est on fait une expérience on n’est jamais sûr du

Résultat là je pense que ça sera un peu la même chose donc on a on pourra avoir des organes d’arbitrage euh je sais pas si serait tout à fait même dans la grande dans toute la leur leur sagesse et leur et leur volonté de concertation je suis pas sûr qu’il puissent voilà

Envisager donc du la différence entre la et la réalité quo c’est ça donc on essaie de de d’imaginer aussi des des systèmes à petite échelle euh qui puissent créer en fait des systèmes expérimentaux mais dans lesquels les technologies sont déjà déployé et s’inscrivent dans des dans dans des

Systèmes sociaux à petite échelle pour essayer aussi de d’imaginer ce que pourrait être le futur et les orientations que donc effectivement V Vincent voulait juste réagir rapidement parce que j’ai vu des bras se lever furieusement donc je crois qu’il y a des questions brûlantes très court c’est

Pour souligner la la la complexité qui vient d’être état c’est Al c’est de la prospective mais ça va forcément être multi-échelle avec une gamme de facteurs qui sont très importantes et du coup il y a il y a ce paradoxe qui est que même pour décélérer c’est pour arrêter

Certaines technologies zombie vous avait besoin probablement de ressources de type des jumeaux numériques d’intelligence artificielle très important dans un premier temps et que la complexité va pas s’arrêter parce que précisément on a commencé un cycle de irréversible d’évolution des conditions à grande échelle qui vont euh transformer peu à peu chacun des

Organismes locaux donc on est parti pour un travail d’ingénierie multi-échelle prospectif mais qui va être récurrent c’est-à-dire on n’arrivera pas à se stabiliser tout de suite ce qu’on va essayer c’est d’avoir un couplage qui soit le meilleur possible en s’améliorant peut-être en cherchant donc le progrès c’est d’essayer de faire

Toujours mieux mais en nétant pas forcément optimiste sur le fait que les choses iront mieux hein les choses iront peut-être à l’ en se dégradant mais on essaiera de toujours faire mieux pour essayer de compenser réparer régénérer diminuer notre impact merci est-ce queil y a j’ai cru

Voir des mains se levé vers le fond oui allez-y oui bonjour bah déjà merci beaucoup pour euh cette conférence absolument passionnante euh et enfin les trois points de vue euh scientifiques qui ont été qui ont apporté des choses très intéressante euh moi je venais en fait parce que le le terme décroissance

Qui a été évoqué à à plusieurs reprise me me plaît beaucoup euh on a tendance à l’opposer justement à cette notion de technologie d’avenir euh on pense que la décroissance c’est la fin de l’innovation alors j’aimerais vraiment qu’on mette fin à cette idée euh parce

Que ça a même été dit à à demiot dans la conférence que bah oui en fait avec les progrès et l’innovation qu’on a aujourd’hui on pourrait aller vers du bien-être on pourrait aller vers du moins de travail mais c’est en fait c’est le c’est le capitalisme et le PIB

La mesure capitalistique de notre richesse et de notre monde qui fait que aujourd’hui on va vers le monde vers lequel on va euh du coup comment décorréler cet imaginaire de la croissance de celui de la technologie et de l’innovation et comment peut-être présenter un nouvel indicateur que celui

Du PIB qui serait peut-être plus juste et qui pourrait nous amener vers des changements structurels et bénéfiques pour tout le monde je vais répondre à la première partie toi je te laisse le je te laisse l’indicateur bonne chance euh la première partie c’est en effet il

Faut que le progrès ne soit pas imaginé comme une course vers l’avant comme je l’ai dit le progrès ça sera ce qui fera des technologies d’avenir celles qui nous offriront un futur moins éphémère et par conséquent elles peuvent se trouver dans le passé dans le présent dans le

Futur on doit être ouvert sur toutes les contributions si on trouve des technologies pour capturer le carbone ça n’empêche pas qu’il faut quand même il faut limiter notre empreinte carbone les deux choses vont ensemble ce que j’utilise moi comme métaphore pour comme analogie et qui vient de Simondon j’ai

Rien inventé c’est que on a tout le temps vécu le progrès à travers des crises de croissance justement un système croissé il arrivait plus à fonctionner sur son mode d’organisation et il était obligé de détruire certaines unités de reformer d’autres unités plus synergiques et et ça lui permettait de

Se remettre à croître or on est arrivé au bout de ce chemin on peut pas espérer un système encore en en croissance on est arrivé au aux limite c’estàd on n plus les conditions initiales sont pas ce qui déterminent le progrès maintenant c’est les conditions aux limites c’est

Un changement de perspective et il faut réagir et et essayer de de nous transformer et ça ça correspond en fait à une expérience très humaine ça correspond à quelque chose qui commence à me préoccuper c’est la vieillesse c’est vous pouvez quand vous vieillissez vous pouvez plus espérer être dans une

Augmentation d’activité permanente vous devez vous dire que il est encore possible de faire mieux mais à condition de faire moins et donc il faudrait que nos sociétés perçoivent que dans notre évolution civilisationnelle en fait on est sans doute dans une dans une phase où il faut avoir un un un progrès qui va

Avec la réduction d’activité et tout simplement pour faire encore mieux même si d’une cte manière c’est la preuve qu’on a vieilli dans notre mais le vieillissement ça vous apporte aussi de bonnes choses et normalement je par pour ma pour ma paroisse c’està-d pour ma chapelle en tant que philosophe mais

C’est une certaine sagesse qui manque à à l’humanité Alexandre vous voulez répondre à la deuxème partie alors je prièreou compléter la première et puis je répondrais brièvement sur la la deuxième alors c’est je suis en grande partie d’accord avec ça après de faites le la place des technologies du

Point de vue du corpus notamment la décroissance qui est lui-même varié est pas toujours une place évidente il y a aussi un corpus anti-industriel anti technologie qui qui existe et d’ailleurs récemment un théoricien assez connu au plan mondial de de de la décroissance Jason nckel a publié un article donc

Cette année qui expliquait qu’effectivement il fallait arriver à penser les technologies du point de vue de la décroissance et de pas abandonner cette question de de la technologie ce qui est un reproche qui peut être fait effectivement assez fréquemment au décroissant qui est parfois juste selon les orientations les orientations Antich

Et parfois qui ne l’est pas et lui essayer d’embrasser une orientation où on pouvait se réemparer des enjeux de technologie d’un point de vue décroissant mais il y a aussi un travail à à fournir parce que c’est pas forcément aligné avec toutes les euh toutes les tendances de la décroissance

Pour reprendre un petit peu un propos de Benjamin Bratton alors qui lui est pas un terusien de la la décroissance mais qui a un penseur contemporain je trouve extrêmement intéressant il disait à partir du moment où on dit que le problème de l’anthropocène ça est lié à l’industrie bah une réponse évidente

C’est sortir de l’industrie un petit peu dans une optique comme ça sauf que lui dit que ça n’est pas possible et que cette réponse à peu automatique si on voilà peut amener ce type de réponse mais effectivement on sort pas forcément de de l’industrie de l’industrie comme

Ça et d’ailleurs si on renonce à un certain nombre de de conséquences de ce développement technologique alors je parleris pas forcément d’innovation parce que je pense que l’innovation c’est aussi un cadre managérial avec lequel il faut rompre qu’on peut parler d’invention qu’on pe parler de tout un T de chos

Mais qu’il faut aussi mettre à distance ce cadre là ce cadre de la destruction créatrice si on veut euh si on renonce aussi au au au au au à l’efficience de nos technologies et qu’on bascule tout de suite vers des technologies par exemple dites LCH on peut arriver aussi à à à

Aller vers des technologies qui vont être très peu efficientes au plan environnemental et si on essaie d’avoir le même service avec ces technologies là qu’on les surutilise en fait le résultat écologique va être très mauvais donc en fait on est aussi dans des paradoxes pour ça que j’aimais bien l’exemple que

Prenait Vincent tout à l’heure que ça sert aux Pays-Bas avec le côté alien parce qu’on peut pas juste rebasculer vers un imaginaire romantique du terroir du local j’allais dire par comme Bruno à tour du terrestre ça n’est pas suffisant et cet imaginaire là d’ailleurs au plan environnemental n’est pas forcément le

Bon et c’est pas forcément le monde de demain c’est pas une réactivation de cet imaginaire qui peut-être d’ailleurs n’a jamais existé parce qu’on est toujours été dans un monde qui a été déstabilisé un récit aussi un peu voilà dans un récit dans un monde qui a été toujours

Déstabilisé par un projet technique et du coup on est dans une narration effectivement et aujourd’hui on manque d’image pour imaginer ce que serait véritablement les technologies de de l’avenir qui qui vont être beaucoup plus bigarés sans doute que ce qu’on imagine aujourd’hui avec des composés de zombies

Pas zombie vivant et cetera et cetera je crois que si on veut prendre encore une question just je je réponds juste très rapidement sur le la partie indicateur effectivement il y a des je vais pas très rapidement parce que effectivement il faut arriver à basculer ver d’autres indicateurs il y a des

Choses qui émergent notamment du côté de la comptabilité qui essaie de prendre en charge justement les enjeux qui qui qui dépassent simplement le financier ce qu’on appelle l’extra financier avec la question de la double matérialité qui est extrêmement débatue en ce moment et notamment l’objet d’un conflit entre l’Europe et États-Unis double

Matérialité ça veut dire prendre en compte ce que les organisations font à l’environnement et ce que l’environnement fait aux organisations et donc intégrer ça dans notamment ce qui s’appelle la taxonomie verte aujourd’hui qui va définir vers quoi on doit investir demain au niveau européen c’estàd des activités qui sont viables

Versus pour aller très très vite des activités qui ne le sont pas bah tous ces indicateur ça peut être justement un support pour réimaginer d’autres formes de de valeur de main et c’est très très politique et c’est l’objet en ce moment comme j’indiquais de d’affrontement notamment entre l’Europe et les

États-Unis donc il faut aussi se tourner vers ces choses-là pour esquisser une réponse c’est pas une réponse massive hein à cette question là mais c’est quelques éléments qui permettent de d’avoir aussi des VO des éléments de réponse tu as la comptabilité triple aussi hein mesurer voilà le le le profil

Financier mais le le le capital social aussi humain des gens qui travaillent dans l’entreprise des partenaires et le capital écologique c’est que les entreprises et à rembourser la dette vis-à-vis de la nature rien que par le fait qu’elles existent ça ça pourrait un outil de gestion très intéressant ah une

B belle réponse complète à votre question hein euh du coup on va prendre une dernière d vous avez été trop passionnant on va Dr à une question allez-y je sais pas qui a le micro ouais devant non ça marche pas c’est bon là ouais oui bonjour

Euh alors moi il y a il y a un petit mot que j’ai pas entendu dans cette conférence et que j’aime bien et je voulais vous vous demander votre avis dessus c’est la question de l’autonomie euh pas la question de l’autonomie solitaire une autonomie collective une autonomie en dans le sens de la

Dépendance choisie à des paires et quand je vois quand j’entends quelques exemples comme par exemple la question de l’agriculture numérique et l’agriculture hors sol et cetera l’hydroponie en fait c’est c’est des modèles agricoles qui sont hyper situés dans un système technologique très complexe avec des des chaînes de dépendance à des industries

Très très longues et en fait tout ça ça donne un système hyper instable qui d’une part se repose sur du capital technologique qui est accumulé et qui permet d’atteindre des systèmes comme ça avec complètement fermés de d’agricultur or sol et et dans un sens en fait ces systèmes

Qui sont à la fois pas très robustes et donc pas très stables et à la fois pas forcément ça rend difficile la visibilisation des impacts écologiques parce que c’est ces chaînes de valeurs sont très longues comment on je sais j’essaie de faire vite et donc ce qui ce qui me dérange un

Petit peu avec ces systèmes là c’est que on a on a pas mal de systèmes agricoles qui sont écologiques et qui ne sont pas technologiques dans ce sens-là pas de très longues industries qui sont la permaculture l’agroécologie et cetera comment comment intégrer cette question de l’autonomie dans le débat sur la

Technologie pour réduire les échelles en fait sans prendre seulement en compte comment l’optimum écologique je te dis un mot et et en fait Alexandre est un est un spécialiste dès que tu es en réseau tu es en en étéronomie hein en autonomie relative par rapport au réseau

Donc mais en même temps tu te dis que tu veux préserver l’autonomie mais que tu as besoin de de de solutions qui agissent à toutes les échelles donc de toute façon il va y avoir une tension là-dessus ensuite l’imaginaire précisément des gens et des décroissants est extrêmement varié et riche sur cette

Question tu peux peut-être dire un mot Alexandre oui oui c’est une question qui est tout à fait tout à fait intéressante comme l’a dit comme l’a dit Vincent faut faut arriver en fait à à penser je pense je crois l’hétéronomie qu’on veut se choisir c’està-dire on arrivera pas à je pense que c’est

Illusoir effectivement vous l’avez dit dans votre question de de viser une autonomie à peu près complète et qu’on doit être sur des modes un peu impur c’estàdire de dire à un moment donné on a on a aussi une hétéronomie un endroit sur lequel on pourra pas arriver à

Négocier mais cette h omie là on est d’accord finalement pour inégrer un système ce qui veut pas dire effectivement maintenir les systèmes actuels avec leurs chaînes logistique et cetera et CETA par contre je pense que dans le monde de demain les chaînes logistiques ne vont pas disparaître et qu’un imaginaire peut-être trop

Justement terrestre où toute cette couche là aurait disparu n’est pas non plus envisageable et donc après ça se discute au cas par cas de façon extrêmement technique c’est difficile d’avoir un regard en disant justement étéronomie complète ou autonomie complète c’est plutôt au cas par cas comment est-ce qu’on arrive à se

Réautonomiser mais tout tout en ayant des poches d’impureté hétéronome avec lesqueles de toute façon il va falloir il va falloir négocier c’est un exemple très très intéressant et sur l’agriculture notamment on voit tout le débat par exemple je termine autour il y a un livre là qui a été publié en

Français je crois de George mbiot entre un imaginaire justement de l’agriculture deain qui effectivement un imaginaire un peu permacol un imaginaire du terroir une certaine forme d’autonomie d’un autre modèle d’agriculture qui effectivement subversif par rapport à un modèle aujourd’hui qui est complètement à bout de souffle et qui a son intérêt

Et en même temps toute la question qui se pose c’est est-ce que on peut nourrir une population à 8 milliards juste avec ce modèle là c’est pas du tout certain non plus et donc quel va être le modèle qui va émerger de de ça je pense qu’il faut vraiment rentrer dans cette

Question pour pouvoir répondre moi je peux pas répondre aujourd’hui juste à partir d’un partiprix idéologique par exemple ouis et ben merci à [Musique] vous

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