Conférence de Rémi Mathis, adjoint à la directrice de la bibliothèque de l’École nationale des chartes – PSL, et Julien Wilmart, docteur et agrégé d’histoire : https://www.chartes.psl.eu/fr/actualite/tresors-richelieu-23-24

En 1647, un certain Étienne Migon publie un livre qui porte le nom de «Maréchal de bataille», un ouvrage né sous la plume d’un non moins mystérieux Sr de Lostelneau. Représentatif des problématiques guerrières de son temps, l’ouvrage nous fait prendre conscience des besoins d’innovation en matière de typographie, et des recherches alors menées pour «mettre en livre» ce qui ne pouvait pas l’être auparavant.

Bonsoir à tous au nom des organisateurs institut nationalhoire de l’art Bibliothèque nationale de France et école nationale des chartes je suis très heureuse de vous accueillir ce soir pour cette première conférence de l’année 2024 dans le cadre du cycle des trésors de Richelieu ce soir l’ouvrage présenté est

Issue des collections de la Bibliothèque de l’École nationale des chartes il a été acquis tout dernièrement en 2023 gr gr à une campagne de mesena organisée avec l’Université Paris sciences et lettres et nous sommes donc très fiers de pouvoir vous le présenter vous verrez que le sujet aborderé raisonne avec l’actualité cinématographique récente

Avant de leur laisser la parole quelques mots rapides pour vous présenter nos deux intervenants du jour un grand merci à eux pour leur présence ce soir à ma gauche monsieur Julien vilmar qui est docteur en histoire de Sorbonne université et de l’université Saint-Louis ses recherches porte sur l’histoire des mousquetaires du roi

Auquel il vient de consacrer justement un ouvrage paru en octobre dernier que voici aux éditions Talandier intitulé les mousquetaires du roi une troupe d’élite au cœur du pouvoir monsieur Julien vilmar a également été commissaire de l’exposition consacrée à d’Artagnan par le Service Historique de la Défense et

Qui je crois vient de s’achever à Vincen et il a également été conseiller scientifique pour le notre deuxème intervenant est Monsieur Rémy Matis conservateur des bibliothèques et adjoint à la directrice de la bibliothèque de l’École des chartes également chercheur au sein du laboratoire du Centre Jean maabillon ses

Travaux portent sur l’histoire du livre et de l’estampe je vais donc à présent leur laisser la parole et vous souhaite à tous une bonne conférence merci beaucoup nous allons donc ce soir parler parler d’un livre assez ordinaire un livre qui va vous montrer que la la beauté est souvent

Dans l’œil de de celui qui regarde puisque ce soir il y aura pas forcément de grands nom on va pas vous parler comme les conférenciers des conférences précédentes de ce cycle de kamikoro de relure de boule ou de Sonia de Launet les noms dont on va vous parler sont des

Inconnus complets François de l’ostellenau et migon on va pas vous parler de pièce unique ou de valeur d’assurance extraordinaire on va faire une conférence à la charartiste puisque c’est le tour de l’École des chartes de participer à cette suite de conférence des trésors de de Richelieu c’est-à-dire partir d’un document essayer de regarder

En quoi il est intéressant en quoi il est à la fois ordinaire et extraordinaire et surtout apporter du nouveau éclairer une époque et faire des découvertes ensemble puisque la plupart des choses qu’on va vous dire ce soir sont inédites et sont issues de recherches qui ont été mené spécifiquement pour préparer cette

Conférence en effet donc comme l’a dit Camille g Selve ce livre est une acquisition récente de l’École nationale des chartes et de sa bibliothèque où nous avons un fond ancien de quelques centaines de livres qui sont acquis avec une volonté avant tout pédagogique donc le but n’est pas d’avoir un fond euh

Extraordinaire par la rareté de ces trésors mais surtout d’avoir des livres qui soient euh utiles pour des professeurs et surtout des élèves qui apprennent l’histoire du du livre et donc des livres qui sont à la fois représentatifs d’une époque mettre dans l’œil des élèves ce qui est normal ce

Qui fait la culture du temps et ce qui est exceptionnel c’est-à-dire comprendre l’extraordinaire suivre un petit peu ce qui a été fait d’exceptionnel aux différentes époques dans le domaine du livre ici donc nous allons vous présenter un livre qui n’est pas exceptionnellement rare il y en a une trentaine d’exemplaires qui sont

Conservés dans les bibliothèques publiques françaises mais justement ce n’est pas une vre d’art unique qui ne représente qu’elle-même c’est un livre qui représente toute une période et des euh questions techniques des question questions sur le fond des questions de diffusion d’une information et d’une connaissance qui sont vraiment les

Questions qu’on se posait au 17e siècle donc un livre ordinaire en ce qu’il représente son époque et des enjeux qui s’ouvr alors mais qui est extraordinaire par les solutions qui sont trouvées par les gens qui vont créer ce livre et donc par son graphisme inédit pour sa place

Dans l’histoire du livre c’est donc ce qu’on va essayer de vous montrer à travers cet exemple présenté donc à deux voix où je vais plutôt vous parler de la forme de du livre de l’histoire du livre et où Julien vilmar va plutôt vous parler du fond c’est-à-dire du contenu

De de ce livre et de ce que ça nous apprend pour l’histoire de la chose militaire à cette époque on peut regarder justement la page de titre du livre peut-être qui est donc une page de titre typique du 17e siècle d’un très beau livre folio de prestige imprimé en

Noir et rouge dédié au au roi et donc l’extraordinaire on va le découvrir ensemble au fil de cet ouvrage que nous allons feuilleter en ensemble et l’ordinaire c’était la volonté d’alors de représenter des nouvelles thématiques avec les ressources techniques du temps et en particulier on va voir du point de

Vue des représentations visuelles qui ne reposaient à leors guerre que sur l’estampe mais ce livre va proposer d’autres pistes dont nous allons parler merci alors venons-en un peu au au contexte de de la publication de cet ouvrage donc 1647 on est en pleine en pleine guerre de temps de de 30 ans euh

Plus précisément c’est la guerre dure depuis depuis 29 ans qui opposa donc plusieurs nations et plus indirectement d’autres nations notamment la France et l’Espagne à travers des conflits périphérique il importait en effet à l’époque de d’éviter une une guerre ouverte depuis 1624 et son arrivée au conseil du roi le cardinal de Richelieu

Et Louis XI œuvrèrent à un double projet d’une part à l’intérieur du royaume c’était de rétablir la paix euh en écrasant notamment les poches de résistance hugnote hein c’est se fut se fut fait en 1628 avec l’aboutissement du siège de La Rochelle et d’autre part sur la scène internationale il s’agissait

D’affirmer le statut de grande puissance de la France en contrecarrant l’égémonie des Habsbourg à la fois en Espagne et au Saint-Empire romaingmanique qui encerclait en quelque sorte la France pour appuyer ce programme politique il impimportait du coup au roi et à son ministre de renforcer la puissance militaire de la France et Richelieu

Entama alors d’importantes réforme militaire Louis XI si on peut revenir au au au PowerPoint s’il vous plaît merci Louis XI appuya ses réformes d’autant qu’il était très porté sur la chose militaire comme en témoigne les nombreux portraits du roi cuirassé qu’on qu’on a ici sous les yeux celui de de Rubin

Notamment réalisé en 1622 donc dans la jeunèe du roi jusqu’à celui de Philippe de CHAMPIGNE de 1639 eu ce contexte international euh incluant le recours à la force armée et était donc propice au progrès technique et à la théorisation des mouvements militaires des il importait en effet d’être toujours meilleur que son

Adversaire et d’améliorer la formation des officiers et l’efficience des troupes la publication du maréchal de bataille donc de de l’ostelno s’inscrit dans ce contexte le maréchal de bataille se présente d’emblé comme un ouvrage de pratique théorique comme un véritable manuel du parfait officier de manœuvre et instructeur et le titre complet est

D’ailleurs très éloquent et se présente comme un sommaire si on peut remettre le la caméra s’il vous plaît merci je je vous le cite en substance le maréchal de bataille contenant le manimement des armes les évolutions plusieurs bataillon tant contre l’infanterie que contre la cavalerie divers ordres de bataille avec

Un bref discours sur les considérations que doit avoir un souverain avant que de commencer la guerre et un abréger des fonctions de généraux d’armée des Maré chaud camp et autres principales charg d’icel le sommaire est dans le titre en quelque sorte tout y a aborder de l’apprentissage du maniment des deux

Principales armes du fantassin de l’époque la P et le mousquet jusqu’au déploiement des troupes sur le champ de bataille l’ensemble est présenté avec d’innombrables planches une parfolio et surtout avec la transcription des ordres orau et parfois la manière de les prononcer pour parvenir à telle formation l’objectif de l’ostelno est

Son manuel du parfait officier manœuvrier hein comme on pourrait le rebaptiser éta était ainsi triple d’abord former un officier aux fonctions de maréchal de bataille ensuite lui permettre d’inculquer donc ses ordres auut techniques et ses ordres technique pardon aux hommes qu’ l’entraînerait de l’apprentissage du manillement des armes

À la manière de s’assembler en bataillon et enfin pour qu’au final le maréchal de bataille et les troupes maîtrise les ordres et les applique parfaitement au cours de la bataille pour accroître ainsi encore davantage les chances de succès face à l’ennemi ce type d’ouvrage était alors très en vogue dans la

Première moitié du 17e siècle à la faveur justement de l’accroissement du duo piquers mousqueta dans les troupes à pied de toutes les armées européennes la production de ces livres est alors très importante au point d’en devenir un genre est-ce qu’on peut revenir au PowerPoint l’un des premiers est celui

Du graveur néerlandais ycob de hein intitulé en français de l’utilisation du mousquet édité en 1607- 1608 quelques années plus tard en 1615 son son compatriote Johan Jacob von valhausen publie l’art militaire de l’infanterie qui se veut plus large et plus complexe que son prédécesseur outre des gravures conçues comme un mode

D’emploi du mousquet et de la pique l’auteur propose plusieurs pages de textes dans lesquelles il démontre un souci de fixation des règles de manœuvre militaire en accompagnant son propos de planches qui ne sont pas s’ans rappeler celles du lostelno ou plutôt l’inverse comme on va le voir les traités

Hollandais et celui de lostelno ne sont finalement que les premiers ouvrages d’un genre qui perdure tout au long de l’Ancien Régime la guerre est en en perpétuelle évolution en s’adaptant au progrès technique les manuels suivants vont proposer de nouvelles pratiques de maniement des armes adaptées euh au à

Ces nouvelles armes par exemple les traités suivants expliqueront la manière d’utiliser le fusil qui remplaça le mousquet à la fin du 17e siècle de même ce genre de manuel pratique et technique va s’étendre à d’autres considération de la chose militaire comme l’art des fortifications avec vos ban notamment

Tous les traités sur le maniement des armes et les manœuvres militaires vont reprendre les codes dictés par les premiers ouvrages hollandais des gravures avec des soldats en gros plan Magnant leur armes et d’autres vues globales avec les mouvements de troupe par exemple les travaux de Mars où l’art

De la guerre d’Alain Manson Malet édité pour la première fois en 1671 et main de fois réédité ensuite proposait un manuel illustré sur la science militaire et la polyorcétique avec des planches sur le manimement du fusil en 1736 Pierre-Jacques François Girard proposa un nouvel exercice du manimement du

Fusil en utilisant cette fois des mousquetaires du roi aisément reconnaissable pour illustrer les étapes de je cite son nouveau traité de la perfection sur le fait des armes le titre en lui-même témoigne de de cette volonté de toujours parfaire le maniement des armes pour revenir à 1647 et l’pparition du maréchal de bataille

C’est donc un ouvrage qui s’inscrit dans un genre à la mode dans son avis au lecteur l’ostelno justifie le choix du titre de maréchal de bataille pour deux raisons d’abord car il a toujours apprécié cette fonction que Louis 13 son roi et protecteur lui avait confié à mentreprise il affirme que ses

Supérieurs furent toujours contents de lui vous allez me dire il ne dira pas autrement dans dans son ouvrage mais le fait que le roi lui aurait confié cette cette tâche he de réaliser cet ouvrage témoig que il disposait de certaines aptitudes ensuite la seconde raison du so de ce titre est

Plus technique et touche directement à l’objectif de l’auteur apprendre à un futur maréchal de bataille tout ce qu’il aura besoin de savoir et plus encore pour maîtriser et et pour maîtriser tout tout toutes ces techniques et organiser les troupes au combat ainsi cet ouvrage qui se présente comme un manuel

S’adressesse à tout officier qui se verrait un jour nommeré maréchal de bataille ou plutôt à tout officier qui se destinerait un jour à devenir maréchal de bataille puisque il faut pouvoir maîtriser l’ouvrage pour pouvoir ensuite l’appliquer le maréchal de bataille était généralement un officier général nommé à cette fonction le temps

Des manœuvres de la botaille ou de la campagne c’était donc une fonction et non un grade on pouvait être euh major comme l’était l’ostelne on va en parler et euh et en même temps maréchal de bataille à la page 387 en introduction de la partie sur les ordres de bataille

L’ostelno définit lui-même le rôle d’un maréchal de bataille il apporte je cite une grande diligence à ranger l’armée en bataille en diverses formes pour la pouvoir faire combattre en tout lieu à toute heure sans confusion et avec avantage qui est la principale partie de sa charge le dictionnaire de furtière

Euh le pardon le Dictionnaire de l’Académie française de 1694 précisait qu’il s’agissait toujours d’un officier général donc maréchal de camp ou lieutenant-général qui organisait les troupes la marche les campements sous les ordres du général en chef les fonctions du maréchal de bataille étaient donc essentielles et

Consistaient avant tout en un rôle de en un rôle d’organisateur de bout en bout chargé de ranger les troupes dans les marches et dans les batailles h cette fonction aurait été créée vers 1589 même si l’encyclopédie précise qu’elle ne paraît qu’il ne paraît pas plus ancien que Louis XI ce poste fut

Ainsi créé pour contribuer à l’amélioration et à l’efficience des troupes au combat dans ce cadre dans ce contexte de réforme lancée par par Richelieu la fonction disparaît définitivement en 1672 ainsi le maréchal de bataille n’était pas un grade en tant que tel ne s’insérait pas dans la hiérarchie

C’était une fonction attribuée à tel ou tel officier le durant un temps donné l’auteur de cet ouvrage le maréchal de bataille demeure très mal connu l’ouvrage ne le présente que comme le sieeur de l’ostelno mais Jean Chagot un historien l’a identifié il se nommait François de l’espèce de l’ostelno

L’ostelno petit gentil homme du Sud-Ouest est originaire de Saint-Pierre de cléac près d’agin une lettre conservée dans la correspondance du secrétaire d’État de la guerre de 1643 évoque un surur de l’ostelno qui était alors major au régiment des gardes françaises donc cette unité d’infant créé en 1563

Appartenait à la garde du roi et servait vraiment de troupe d’élite sur les champs de bataille le major grade qu’occupait l’ostelno au sein de ce régiment était un pivot central qui était chargé à la fois de l’instruction des soldats de leur formation mais également de la manière de les agencer

C’est ce qui explique que comme il le dit Louis XI lui aurait confié à plusieurs reprises ses fonctions de maréchal de bataille au cours des campagnes des nombreuses campagnes ire du de de son règne notons également que ce régiment servait d’antichambre à de nombreux gentilshommes qui venaient s’y former comme cadet avant d’espérer

Obtenir du roi une place parmi ses mousquetaires et de là donc mousquetaire du roi on va parler de distinction et de là comme officier supérieur c’est le chemin que suivit un certain Charles de Batz de castelmort plus connu sous le nom de d’Artagnan dans les années 1630

Mais revenons à l’ostelno il écrit qu’il a servi donc Louis X3 pendant 25 ans ce qui fait remonter le début de sa carrière aux alentours de 1600 puisqu’il était major en 1643 on peut en déduire qu’il était en fin de carrière dans les années 1640 lorsqu’il rédigea

Son traité établi sur la base de son expérience et comme il le dit des conseils tirés de plusieurs autres officiers expérimentés en 1647 il devait avoir une cinquantaine d’années à peu près il réalisa donc la majeure partie de sa carrière sous Louis XI venons-en aux motivations qui le pousse donc à

Écrire l’ouvrage dans son avis au lecteurs en début l’ostelno affirme que ce fut Louis XI qui avait lui avait commandé l’ouvrage il demeure bien difficile de de confirmer ces dir mais il n’est pas étonnant que le roi ait pu lui lui passer une telle commande ce qui sousentendrait que Louis XI le

Connaissait personnellement et qu’il lui reconnaissait certaines certaines compétences outre cela la principale motivation de l’auteur consiste en un désir de transmettre un savoir-faire issu d’une longue expérience et plus largement de celle de ses collègues et d’illustres généraux l’ouvrage est tellement détaillé et riche comme vous

Allez le voir que il ne pourrait en être autrement ensuite la dédicace très lodative mais ce qui est habituel dans ce genre d’exercice vise probablement à s’tirer les à s’attirer les faveurs de du jeune Louis XIV et par-delà de son principal ministre et Parin le cardinal Mazarin Louis XI véritable roi guerrier

Et chef de guerre était en effet mort en 1643 et si ce que l’ostelno dit est vrai il perdait en même temps son protecteur dès lors il se devait d’attirer l’attention du jeune roi et donc de Mazarin pour pouvoir espérer poursuivre sa carrière le traité pe ainsi se voir

Comme une sorte de miroir de Prince destiné à instruire le roi le jeune roi à la chose militaire et à ses principes techniques h on a un autre exemplaire puisqu’il y a plusieurs exemplaires qui existent dans la bibliothèque et conservé à la Bibliothèque du Service Historique de la

Défense et présente sur les plats supérieurs et inférieurs les armes du cardinal Mazarin ce qui témoigne donc que Mazarin reçut ou en tout cas acheta C cet ouvrage l’umain même ce qui démontre aussi euh peut-être une une manière de d’essayer de de s’attirer de s’insérer en tout cas dans les réseaux

Et dans la clientèle de de maarin pour cet officier plus sur la fin de de de carrière merci on va repasser sur la page de de titre pour aborder une deuxième personne qui a contribué à à ce livre avant tout donc sur sur la caméra s’il vous plaît ouais où euh on peut

Lire euh en tout en bas de la page de titre là où on a normalement de renseignement assez technique que ce livre a été tiré de l’imprimerie d’Étienne migon professeur en mathématiques et donc qui a été imprimeur qui serait imprimeur du roi pour le fait de la Mélice quoi que ça

Veille dire ce qui nous étonne un petit peu et on se demande un petit peu ce que ce professeur de mathématique vient faire ici d’autant plus que si on lit justement la dédicace de l’ostelno au roi l’ostelno parle de la manière dont le livre a été fait où où il nous

Apprend que il avait rédigé un un bruit on comme ça se fait d’habitude un manuscrit et que migon a véritablement insisté pour mettre en livre ce ce manuscrit disant qu’il était capable de d’utiliser des techniques nouvelles qui satisferait l’ostel no et qui ferait que le livre tiré de son manuscrit

Serait répondrait à tous ses besoins donc ça nous pose la question de qui est c Étienne migon et on arrive vraiment dans un mystère mais aussi dans ce qui est intéressant dans la fabrication de ce livre-là en effet Étienne migon est un personnage peu connu du monde du

Livre du 17e siècle on trouve son nom ici et là mais en fait on le trouve dans des contextes tellement différents que les historiens n’avaient même pas compris de qui il s’agissait qu’ s’agissait de la même personne ettienne migon lui est né en 1603 ou 1604 donc à

L’apparution de ce livre il a une une bonne quarantaine il est un petit peu plus jeune que l’ostelno et il est difficile de de de lui donner une profession quand on le trouve dans dans des documents d’archives on apprend qu’il a d’abord été formé comme maîdecin à Avignon alors c’est très surprenant

Parce qu’il est originaire des tempes donc il est parti à Avignon on ne sait pas pourquoi devenir médecin mais il n’a jamais euh jamais rempli la fonction de médecin en revanche Florent lecte qui écrit un livre bien connu des historiens de l’art qui s’appelle le cabinet de curiosité

Nous en parle un petit peu pour dire qu’il excelle dans la géométrie la perspective ce qui rappelle un petit peu son titre de professeur de mathématiques qui est donné de là mais nous dit aussi que c’est une espèce d’ingénieur qui a inventé des miroirs ardents qui a été

Chimiste et qui a inventé une nouvelle recette pour faire de l’encre typographique qu’il a vendu une véritable fortune à un certain Monsieur petit qui est certainement Pierre Le Petit un important imprimeur libraire du temps donc une personne qui aurait fait 1000 choses dans sa vie au cours d’une étonnante carrière la première mention

Qu’on trouve de de lui dans les documents d’archiv c’est par sa présence à un mariage le mariage de Jonas de berkini marchand libraire en 741 qui épouse Marie hulpaau fille d’un autre libraire Charles hulpaau ça nous intéresse parce que quelques années plus tard on le trouve en lien avec justement ce Charles

Hulpa à qui il rachète un privilège pour faire paraître un premier livre qui est justement un livre de mathématique et un livre sur la perspective si on peut revenir au PowerPoint donc ce ce livre qui donc qui est vraiment le le moment où notre migon entre dans le le monde du livre va

Paraître en 1643 euh et il a en fait racheté un privilège pour mettre un point final à un projet de publication qui couvait depuis 1627 qui était la la publication d’un traité de mathématique sur la perspective d’un célèbre mathématicien du temps qui s’appelle hallum Jacques hum euh dans une période

Où euh on fait de nombreuses recherches sur les la représentation de la perspective dans le monde de l’art et sur ce que ça signifie d’un point de vue mathématique donc à cette époque-elà dans les années 740 et même les décennies qui suivent plusieurs traités de perspectives à destination notamment

Des artistes vont paraître et donner lieu à un certain nombre de polémiques et de problèmes entre différents mathématiciens différents écriv et même différents éditeurs et qui vont chacun essayer de pousser un petit peu leur héros donc le ce livre là paraît en 1643 Étienne migon n’est pas l’éditeur

Il n’est pas l’imprimeur il est juste ce qu’on appellerait maintenant l’éditeur scientifique c’est-à-dire la personne qui a récupéré les papiers de Jacques Hume et va en faire une espèce de de traité qui est en fait à moitié le traité de jacquesalaum et à moitié des euh fond qui vient de Étienne migon

Lui-même et qui écrit plus ou moins ce livre par par lui-même ce qui signifie donc qu’en 747 on a ce drôle de personnage qui a commencé à s’insérer dans le monde du livre euh mais qui va intervenir dans le cas du maréchal de de de bataille comme éditeur et comme

Imprimeur c’est-à-dire avec une approche essentiellement technique avec une question de mise en livre d’un manuscrit qui pose un certain nombre de problè problèm techniqu et il va proposer des solutions à ces problèmes techniques c’est-à-dire que finalement si Étienne migon s’est intéressé à la charge de maréchal de bataille c’est finalement

Pour des raisons un petit peu contingentes presque du au hasard il n’est pas passionné par la chose militaire particulièrement mais il avait la possibilité de prendre sa part à un certain nombre d’enjeux qui se posent à à cette époque-là et de mettre en œuvre des innovation technique qu’il comptait

Présenter au public par la publication de ce livre et qui aurait pu être un moyen de gagner sa vie dans les décennies qui vont suivre on verra on va voir tout de suite quelles sont ces innovations techniques et si ça a pu fonctionner en rentrant directement dans

Le contenu du livre qui est donc organisé en quatre parties euh peut-être que ou non je passe au PowerPoint et j’irai ensuite donc euh donc livre qui est organisé en quatre parties qui euh apparaissent comme l’a dit Julien villmard dès dès le titre euh de de ce livre-là puisque dans

La question de d’organiser euh les troupes vont euh apparaître quatre grandes problématiqu de euh comment on tient son fusil de comment les troupes évoluent les unes par rapport aux autres de comment les bataillons vont se se ranger et donc on a plusieurs dizaines de pages à chaque fois qui sont très

Différentes et qui constituent constituent pratiquement quatre livres dans dans ce livre euh pour comprendre un petit peu comment ce livre a été fait il faut euh aussi prendre en compte un autre document qui est un autre document assez exceptionnel et euh qui fait que c’est un excellent exemple pour

Comprendre la fabrication du livre au 17e siècle et ce ce document est le manuscrit français 142 euh si on peut regarder voilà dans le powerpoint le manuscrit français 142 est un manuscrit qui se trouve au département des manuscrits de la BNF et qui est en fait un brouillon du maréchal de bataille

Alors c’était à peu près vu mais personne ne l’a jamais étudié et n’a jamais fait la la la comparaison euh c’est un un manuscrit qui est très intéressant parce que c’est un manuscrit qui a été préparé pour le travail euh des imprimeurs donc c’est une copie mise

Au propre avec euh un nom qui apparaît en première page qui est peut-être la la dame qui a recopié ce manuscrit et qui a été donc préparé par migon à partir du manuscrit beaucoup moins lisible de de l’ostel no on voit qu’il possède une relure de prestige puisque ce manuscrit

Euh est rentré alors on ignore comment mais peu de temps après la publication du maréchal de bataille ce manuscrit est rentré dans la bibliothèque de Colbert Jean-Baptiste cololbert et la bibliothèque de Colbert est rentrée pour une partie dans la bibliothèque du roi et donc ça explique aussi la la côte qui

A un numéro pas très élevé ce manuscrit dans la bibliothèque du roi dès le 17e siècle et a euh joui d’une très jolie euh reliure en marenquin rouge avec des des dorures à à cette époque-là euh cette ce ce manuscrit est très intéressant parce que ça nous permet de

Comprendre euh ce qui vient euh enfin ce qui a été prévu et ce qui ne l’était pas ce qui est contingent et ce qui était voulu par ceux qui ont fabriqué ce ce livre et donc de répartir un petit peu les décisions entre les différentes personnes qui sont intervenues dans la

Fabrication de de ce livre on peut voir la page suiv le voilà euh ceci est un exemple de tout l’intérêt de ce manuscrit donc c’est une petite mention au crant de papier qui paye pas de mine et qui en effet n’est pas très intéressante sauf quand on est

Historien du livre qui dit que à cette page là euh on est on en est au 4 septembre donc entendre le 4 septembre 746 donc on a une date précise et il compte le nombre de jours qui reste jusqu’au 31 31 décembre de cette année-là alors on peut penser que c’est

Pour des raisons pratiques que certainement que les presses avaient été euh loué selon un contrat jusqu’au 31 décembre de de de cette année et en effet l’achevée d’imprimer du livre date bien du 31 décembre 1646 donc on a des des mentions qui viennent directement des personnes qui ont travaillé sur ce

Manuscrit pour en faire un livre imprimé ce qui rend ce document particulièrement précieux on peut suivre la prochaine image et euh on rentre déjà dans la première partie de ce livre-là qui lui présente des estampe tout à fait ordinaire gravé au burin tel qu’on le faisait dans dans les livres à cette

Époque- làà est-ce qu’on peut voir dans le dessin qui apparaît dans le manuscrit français 142 c’est qu’on a des dessins préparatoires à ses gravures et qui sont vraiment des dessins préparatoires au sens propre c’est-à-dire que c’est des dessin fait pour être gravé qui mâche le travail du graveur avec toutes les

Tailles qu’il faut réaliser et donc la première des parties du livre n’est pas la plus intéressante ou en tout cas la plus innovante du point de vue des techniques puisque on se contente de reprendre un certain nombre d’images et on verra ce qu’il en est pour les autres parties un petit peu plus

Loin donc venons-en un peu plus précisément au plan de l’ouvrage donc tout comme valousen l’ouvrage de l’ostelno ne se limite pas à l’apprentissage du maniment du mousquet et de la pique qui ne représente en réalité que la première partie des quatre parties l’auteur cherche euh à couvrir l’ensemble des fonctions du

Maréchal de bataille et donc dans les trois parties suivantes il propose une multitude de manœuvres pour rationaliser la marche et le combat des troupes l’ostelno travaille donc par échelle donc si on peut revenir au au manuscrit s’il vousît merci enfin l’ouvrage euh à la page 3 par exemple c’est la première

Partie donc du du du livre qui se concentre sur le soldat à titre individuel sur la manière de lui apprendre à manier le mousquet et la pique cette partie est enrichie de nombreuses gravure avec les ordres à donner pour parvenir à telle ou telle étape on on les évoquera rapidement par

La suite et il traite alternativement du maniment du mousquet et puis de la pique dans la deuxième partie à la page 107 de l’individu l’auteur bascule ensuite à l’échelle du groupe de soldats dans cette deuxième partie en se consacrant aux évolutions de ceux-ci l’objectif est

Ici de leur apprendre à marcher et de là à combattre ensemble cette partie s’attache avant tout aux différentes évolu ution des troupes à la manœuvre et à apprendre aux soldats à s’assembler collectivement et à créer des formations militaires il faut en effet éviter la charge désordonnée qui nuit à l’efficacité de

L’attaque et entraîner donc les hommes à la coordination à la page 111 par exemple c’est ici que c’est dans cette partie donc que les nombreuses planches remplies de pointiers symbolisant chacun un soldat font leur apparition en évoquant toutes les combinaisons possibles les points noirs correspondent au mousquetaires et les rouges au pitié

Et ici on a l’exemple donc de de cet agencement sur lequel on on on reviendra la troisème partie euh par exemple donc c’est la page 243 une fois les hommes ayant appris à manier leurs armes et à former àroitement un bataillon l’ostelno se penche plus spécifiquement sur la

Manière de faire avancer un bataillon au combat l’auteur propose plusieurs manières de disposer le bataillon face à une charge cavalerie ou d’infanterie ennemie qu’est-ce qu’un bataillon le bataillon c’est un regroupement de plusieurs compagnies et en général un régiment d’ infanterie est composé de 1 2 3 enfin non plutôt de de trois

Bataillons hein ça tout tout ça dépend bien sûr des des effectifs pour ces exemples l’ostelno travaille avec un effectif théorique de 640 hommes pour un bataillon il m il multiplie alors les quatre figures face à l’ennemi même les plus complexes comme on le voit à la page 245 également page 359 vous allez

Voir 35 9 également 363 et 365 donc on a des formes vraiment complexes il faut bien le dire au vu des formes géométriques présentées que les généraux n’urent probablement jamais l’occasion d’expérimenter cela au cœur de la bataille mais en tout cas tout ça fait partie de l’exercice et plus on parvient

À à à former les hommes à cela et plus on on peut rentrer dans dans des éléments plus techniques enfin après avoir évoqué l’entraînement individuel du soldat et les manœuvres en bataillon il ne reste plus à l’ hauteur qu’à aborder la marche et le déploiement de tout toute l’armée de tous les

Bataillons ensemble pour parfaire tout ce qu’un bon maréchal de bataille doit savoir donc vu 300 enfin la page 387 ce sont question des ordres de bataille donc dans le jargon militaire on appelle cela donc l’ordre de bataille au début de chaque campagne le roi et ses généraux définissaient un ordre de

Bataille censé organiser la marche et le déploiement des troupes sur le champ de bataille il se composaient habituellement de deux lignes parallèles avec une aile gauche un centre et la plus prestigieuse l’aile droite et là on a plusieurs exemples de déploiement notamment page 412 et

413 et pour faire le donc 412 et 43 et pour faire le parallèle si on peut revenir au PowerPoint vous allez voir le manuscrit 142 on a exactement la même chose ce qui démontre bien le l’aspect prép le travail préparatoire dans dans ce manuscrit par rapport au au à

L’ouvrage de de l’ostelno et et de migon la similitude donc est est frappante entre les deux l’ostelno donc s’attache à expliquer comment un maréchal de bataille doit agencer les bataillons d’infanterie cœur de l’ouvrage avec les escadrons de cavalerie voilà euh les bataillons d’infanterie sont en rouge et noir vous retrouvez rouge pour les

Piquiers noir pour les mousquetaires et les escadrons de cavalerie sont en couleur dorée ici ce donc à quelques reprises il détaille également comment combiner une action mlant infanterie cavalerie et artillerie he comme à la page 429 où l’artillerie est marquée par un double C un C pour les pour les canons

On a également voilà quelques quelques éléments gravés qui s’ajoutent avec les les éléments 400 29 ah oui ah c un ah c’était une j’avais pas vu que c’était une version mais vous voyez par exemple voit les petits C voilà au-dessus voilà donc c’est pour pour pour signifier le déploiement de

L’artillerie pour cette partie l’ostelno propose une compilation de plusieurs dispositions de troupes élaboré par Louis XI par Gustave Adolf de Suède par par Maurice de Nasso et d’autres grands stratèges et tacticiens de son temps donc il propose l’ouvrage un peu comme une compilation c’est pour l’ostelno il le présente comme un véritable manuel

D’exercice et de manœuvre militaire du maniement des armes jusqu’à la constitution de l’ordre de bataille mais même s’il se veut avant tout pratique cet ouvrage est surtout théorique et s’apparente un livre d’étude le format de l’ouvrage ne permet en effet pas d’y recourir en campagne et en réalité il

Serait bien impossible de l’utiliser au cœur de l’action il impose donc un apprentissage préalable en donnant toutes les clés à des à de futurs officiers généraux finalement l’ostelno cherche à fixer les règles du manimement des armes et des manœuvre militaire en France et apporte sa pierre à l’édifice de la professionnalisation progressive

Des armées françaises et plus largement européennes qui se concrétisa fondamentalement dans la seconde moitié du 17e siècle pour évoquer rapidement la question justement des piquiers et des mousquetair on peut voir à partir de de ce traité donc que l’El rend compte de la manière de combattre des soldats et

Euh des soldats et donc la manière de combattre qui était alors à la mode et utilisé par les armée française à cette époque depuis le début du 17e siècle le gros des troupes reposait sur le couple Piquier mousquetaire qui composait alors l’ensemble des unités d’infanterie la professionnalisation progressive des

Armées passait nécessairement par une uniformisation des armements et aussi des manœuvres dont cet ouvrage Ren compte au début du 17e siècle les armes à feu avaient fini par s’imposer dans toutes les armées européennes donnant c’est un nouveau type de fantassin dont le nom évolua progressivement en fonction de l’arme utilisée arquebusier

Carabin mousquetaire et à la fin du 17e siècle fusilier pour le piquet page 77 le piquet donc était équipé de deux armes blanches une pique pour le choc initial et une épée pour le corps à corps qui s’en suivait si on peut revenir euh voilà on a des exemples de pic conservés

Ici arme d’AST la pque se généralisa dans les armées au tournant du 16e siècle euh assez arme impressionnante elle mesurait 5 M80 au début du 16e siècle et finit par se raccourcir à 4,20 au début du 17e siècle le but était de tenir à distance l’ennemi durant la

Charge de cavalerie et d’encaisser le choc tout en limitant les pertes pour sa défense le Piquier si on peut revenir à la gravure enfin à l’ouvrage merci était protégé par une demi-cuirasse et été coiffé d’un casque de type cabacé dans le traité le stelno détaille les mouvements que doit appliquer le Piquier

Pour combattre ou simplement pour s’exercer à manier cette arme encombrante l’abileté s’imposait au cours d’une charge les piquiers devaient baisser leur pic avec une grande dextérité et une simultanéité aussi car en raison de la longueur de la pique les pointes des piquets du 4e rang se retrouvaient au niveau de la tête de

Ceux du premier rang donc le moindre fau pas risquer de décimer l’armée en un seul coup donc plusieurs positions sont évoquées sous avec les ordres qui vont avec hein page 87 au la pique pour le port de la pique durant la marche page 89 pic de biaia page 91 pic traînant

Faire devant 93 pic de pic d’ardente bon ça c’est vraiment pour pour les pour les exercices il présente ensuite les positions de la pque lors des combats page 79 en mode offensif pique en avant pour avancer face à l’ennemi tous les piquiers donc forment une ligne et puis

On avance pour essayer d’embrocher on garde un léger retrait pour justement garder du mouvement et page 99 en mode défensif c’est la pratique la plus répendu on formait alors des des carrés de mise en défense pour encaisser le choc de la cavalerie le piquet se dis disposait la pique qui le bloquait on

Tenait la pique bien hérissée on appelait ça leur forma un carré de cette manière on appelait ça fraisé c’est-à-dire transformer le carré en forme de de Hérisson si on peut revenir juste au au à la présentation voyez le musée de l’Armée une exposition avait reconstitué avec un mannequin on voyait

Le le cavalier qui normalement bon est enembroché par par la pique en tout cas nous approcher et euh et donc si on peut revenir à l’ouvrage en plus de ça puisque certains cavalier pouvaiit se faufiler entre les piqus l’idée était que le piquet devait en même temps avoir

La main à l’épée pour pouvoir engager le corps à corps une fois que le ceux qui les cavaliers qui avaient réussi à percer la ligne puisse enfin qu’on puisse combattre au au corps à corps la pique est donc avant tout une arme défensive destinée au sein du bataillon

À formmer un mur face à la cavalerie pour le mousquetaire très rapidement le mousquet donc ce général Isa dans les armées dès le début du 17e siècle et remplaça les armes plus anciennes et moins précises comme l’arquebus ou la carabine euh juste un un un petit mot

Pour le powerpoint on parle bien ici de mousquetaire et non de mousqueta du roi les mousquetaires du roi évidemment ils partage l’origine de leur nom c’est est commune mais en réalité les mousquetaires du roi c’est une troupe d’élite à cheval et qui va vraiment mener des opérations commando

Contrairement au mousquetair avec un M minuscule que que le l’ostelno détail le dictionnaire de furtière de la fin du 17e apporte une distinction nette entre les deux types pour le mousquetaire de l’ostelno c’est mousquetaire qui porte le mousquet dans les compagnies d’infanterie il doit y avoir 2/3 de

Mousqueta un/ers de Piquier et pour le mousquetaire du roi il précise bien on appelle par excellence les mousquetaires du roi deux compagnies de gens à cheval portant le mousquet et qui combattent tantôt à cheval tantôt à pied donc c’est vraiment deux unités enfin deux type de soldats très différents l’équipement du Mousquetaire

Régulier donc ceux qui nous intéressent au aujourd’hui était beaucoup plus fourni que celui du piquet si on peut venir à la page 9 du manuscrit merci également doté d’une épée pour le corps à corps le mousquetaire portait surtout le mousquet une arme qui pesait entre enfin qui pèse toujours d’ailleurs entre

6 et 8 kg et pour l’utiliser à pied il devait recourir à une fourkin sorte de piquet qu’on voit ici voilà qu’il plantait dans le sol sur lequel il posait le mousquet pour ajuster le tir puisque 6 à 8 kg à bout de bras c’était assez compliqué pour stabiliser l’arme à

La page 11 on voit le le le détail de l’équipement outre le boudrier porté sur une épaule et auquel l’épée était attaché he que vous voyez de ce côté-ci avec l’épée il y a une bandoulière de sur l’ que que le mousquetaire porte sur l’autre épaule si on peut revenir au

Powerp s’il vous plît merci euh cet accessoire donc le baudrier en cuir portait l’ensemble des éléments nécessaires au tir du mousquet comme on le voit ici avec ses exemplaires conservés au Musée de l’Armée et au musée de l’histoire militaire de Vienne il y a une douzaine de charges porté

Dans des tubes en cuir et en bois sur la bandoulière on a ensuite une bourse renfermant les balles on a donc les les tubes j’ai oublié de vous dire contiennent la poudre qui va servir à être mise dans le canon avec la balle le pulverérin qui est ici contient une

Poudre inflammable qu’on va verser dans le bassinet du mousquet pour déclencher le tir et enfin ce qu’on voit ici voilà et qu’on voit également en revenant au euh au livre s’il vous plaît sur à la page page 11 pardon c’est la mèche le mousquetaire a toujours une mèche incandescente avec

Lui pour mettre pour allumer justement pour mettre le feu à la poudre qui a été mise par le pullverérin dans dans le mousquet s’il pleut bah ça rend l’utilisation du mousquet très très compliqué donc point d’équipement défensif pour le mousquetaire contrairement au piqué puisqu’il n’était pas censé être au contact de l’ennemi de

Primabord et devait tenir à distance l’ennemi en recourrant à sa puissance de feu il portait donc un chapeau au bord long qui était censé protéger ses yeux des étincelles qui étaient produites au moment du tir au moment de la décharge l’ostelno détaille l’ensemble des étapes du tir avec beaucoup de précision comme

Un manuel d’utilisation il était bien plus difficile d’exercer les soldats au tir du mousquet comm animent de la pique bien sûr hein c’est beaucoup plus technique et euh la France était en retard dans dans ce domaine he par rapport aux tertios Espagnols hein c’était ça a été beaucoup plus long

L’ouvrage de l’ostelno permet de de venir concrétiser les choses ainsi que la bataille de recocroix en 1643 remporté par par Condé sur les Espagnols qui montre une maîtrise de plus en plus importante des Français dans ce domaine pour revenir donc au mousquetaires les étapes sont ici évoquées donc page 51 on

Verse la poudre et des tubes et la balle de canon page 53 on tasse avec la baguette page 39 on revient en arrière c’est pas toujours dans l’ordre verser la poudre du pullverin dans le bassinet pour créer la morce page 17 on place la mèche allumée dans le bassinet et page

29 on donc la la la la mèche on souffle dessus pour que pour pouvoir mettre le feu et puis page 29 on procède au tir avec la fourquine cette procédure complexe prenait plusieurs minutes ce qui réduisait considérablement les cadences de tir l’articulation des deux types de soldats piqué mousquetaire

Visait à utiliser la tout tactique de chacun d’eux les piquers protéger les Mousquetaires qui possédent la puissance de feu et la disposition normale du bataillon comme à la page 245 en ligne présenté par l’ostelno en rend d’ailleurs parfaitement compte dans son bataillon type de 640 h composé de 320

Piquiers et de 320 mousquetaires on remarque tous les Mousquetaires au centre les points noirs donc et 160 piquiers de part et d’autrre de des Mousquetaires le carré était la formation adoptée pour chaque bataillon jusqu’au milieu du 17e siècle valant à ses formation le nom d’Ordre compact l’ordre mince qui lui succéda par la

Suite on finira sur ce point au sein des carrés les tacticiens disposaient piquers mousqueta en fonction de la nature du combat qui s’opérait en mode défensif les piquers étaient déployés sur tout le tour du périmètre du carré et faisait euh hissait leur pic hein il fraisaient comme je vous expliquéis tout

À l’heure les Mousquetaires au centre ça c’était pour le le le le donc il cré des on crée des obstacles supplémentaires en déployant des des carrés de piqué un peu partout et en mode offensif lorsque les Mousquetaires recouraient à leur puissance de feu page 279 par exemple et bien

Les Mousquetaires étaient plus à l’extérieur pour pouvoir tirer et dégager les piquets de la ligne de tir de nombreux tableaux de bataille rendre compte de ces formations ceux de la galerie de bataille de du château de richelieu par exemple si on peut revenir au powerpo s’il vous plaît les carrés

Sont bien visibles sur la réduction de nî 2629 également sur le combat du PSUs où on remarque d’ailleurs les mousquetaires du roi qui sont ici à côté donc des carrés on voit les lances au milieu enfin les piqus au milieu et les Mousquetaires sur les côté également sur

Le siège de Casal 1630 je vais très vite hein la bataille des Dunes 1600 vous voyez c’est quand même toujours utilisé un bataille des Dunes on retrouve donc c’est en 1658 et la bataille de casselle mais on voit les pics qui commencent à diminuer je finis sur ce sur ce point

Justement puisque progressivement la proportion de piquers dans les régiments ne cessa de se réduire en raison de la vulnérabilité de ces soldats face à l’artillerie et aux armes à feu croissantes de 3/4 au milieu du 16e siècle il était plus que la moitié de les effectif un demi-siècle plus tard et

Plus qu’un tiers dans la seconde moitié du 17e siècle l’invention de la balonnette qui se généralisa durant la guerre de 9 ans porta le coup de grâce à la pique devenu résiduel dans les armées de li XIV la pique disparut définitivement en 1703 les Mousquetaires n’avaient plus besoin de piquers pour

Les défendre de plus remplacer les piquers par des Mousquetaires permettait toujours d’accroître la puissance de feu enfin outre cette évolution technique les généraux adoptèrent de plus en plus l’ordre mince contrairement à l’ordre compacte à l’ordre compact c’est ce qu’on voit là des des gros carrés l’ordre maince c’est aligner justement

Des tireurs sur quelques rangs et le premier rang tir le 2e rang le 3è et pendant ce temps-là le premier à recharger et on entretient un tir continuel ça va vraiment se développer à partir de la guerre de Succession d’Espagne au début du 18e siècle ces évolutions rapides des modes de combat

Peuvent en partie expliquer l’absence de réédition du maréchal de bataille qui servira vite dépasser dans les décennies suivantes excepté peut-être pour la première partie et le maniment du mousquet mais les parties suivantes théor les dispositions et manœuvres de l’ordre compact révélèent rapidement leur inadaptation aux nouvelles

Tactiques donc si le le contenu est vite obsolète on peut se poser la la question de ce qu’il en est de la manière dont le livre a été fait puisque c’est là l’un des intérêts peut-être des choses qui vous ont un petit peu étonné dans dans ce livre ces graphiques sont très beaux

Sont touche l’œil contemporain on a l’impression que ce sont un petit peu des des tableaux faits par mondriillant ou on ne sait qui et c’est ça ça fait partie des des choses qui sont très originales dans ce dans ce livre et en effet le le problème était le suivant

Quand on voulait faire un livre sur une thématique telle que celle-ci et c’est ça qui a intéressé Étienne migon c’est on veut montrer l’organisation et le mouvement des troupes donc on aura besoin de nombreuses illustrations qui éclairent le texte comme on l’a vu il y a une page de texte une page

D’illustration pratiquement la réponse traditionnelle serait de commander des illustrations au cas par cas à un graveur graveur sur bois pri thorie puisqu’on a besoin de de de formme assez fruste et peut-être un graveur sur cuivre si on veut plus de finesse mais ça signifie faire une gravure par planche et que l’auteur explique

Exactement ce qu’il veut à un dessinateur qui en fera une représentation unique gravée par un professionnel d’après le dessin si bien que si deux illustrations diffèrent peu il faudra tout de même dessiner graver utiliser deux planches des choses qui sont peu pratiques et qui surtout coûte

Très cher dès lors migon a une idée plutôt que de les imprimer en une seule fois par le B d’un bois ou d’un cuivre il va créer des caractères typographiques spéciaux qui une fois combinés pourront servir à créer n’importe quelle disposition à volonté et du coup si deux planches sont proches

L’une de l’autre il suffira de déplacer quelques-uns de ces caractères pour créer la nouvelle planche tout comme on corrigerait un texte typographique sans doute migon exagère-t-il la difficulté de la chose pour expliquer que tout devait passer par lui il prétend donc dans son dans le le privilège que que le roi euh est

Censé écrire en réalité c’est migon qui a fourni le texte s’explique on parle de migon à 3oisème personne donc il prétend imprimer avec des caractères de plomb comme on fait avec la lettre ce qui est de la pure invention du dimigon et qui servira grandement à l’intelligence de

Cet ouvrage à cause de la diversité des couleurs dont chaque figure sera imprimée à savoir les mousquetaires de rouge les piquers de noir et la cavalerie de jaune ce qu’on ne pourrait jamais faire si les dites figure étaient gravé en cuivre et comme cette manière d’imprimer des bataillons est toute

Nouvelle et qu’on a point encore rien vu de semblable il n’a pu trouver aucun imprimeur qui ait pu travailler au dit ouvrage parce qu’ils n’ont point de caractère propre et qu’il ne s’est trouver aucun fondeur de lettrre qui leur en ait pu fondre pour ne savoir pas la forme qu’ils doivent avoir n’ayant

Que le dimigon qui puisse donner l’invention d’en faire les poinçons et matrice et qu’ sache la proportion et grandeur que doivent avoir il ceux caractère donc migon explique non seulement qu’il qu’il a eu l’idée pratique mais qu’il est indispensable que ce soit lui qui la mette en en œuvre

Car ni les imprimeurs ni ceux qui les fournissent en matériel ne seraiit capable de mettre en œuvre une aussi formidable invention que que celle dont il fait preuve pour imprimer ce livre donc avec des caractères d’imprimerie nouveaux et spécialisés pour une telle représentation il y a de plus une

Seconde limitation à à ce livre qui est que donc migon veut tout faire on l’a bien compris mais dans ce cas-là il faut qu’il qu’il qu’il imprime or il ne peut pas imprimer pour des raisons qui sont juridiques l’imprimerie est un métier un métier juré qui est réservé à certains

Professionnels migon est donc légalement pas en mesure d’imprimer lui-même à tel livre et même s’il faisait fondre les caractères spéciaux dont il a besoin il semble donc en fait que migon est tenté de négocier un moyen terme avec des imprimeurs il fournirait les formes composées selon ses désirs avec les

Caractères spéciaux mais refusant que ces formes partent dans des ateliers où elle pourrait être volée ou copié il exigeait qu’elle fussent imprimée chez lui où on apporterait donc des des presses cela lui est de nouveau refusé car je cite les imprimeurs bien qu’il leurait voulu composer les 10 bataillons

Et ordre de bataille avec les sus 10 caractères leur rendre toutes les formme prête à les tirer des dit de couleur ont fait difficulté d’apporter en Sonologie des presses d’imprimerie et d’y travailler sous prétexte des ordonnances et défenses à toute personne euh quelle qu’elle soit d’avoir chez eux presse à

Imprimer excepté aux imprimeurs donc migon ne semble visiblement pas prêt à laisser partir ses formes et ses caractères chez un imprprimeur Parisien quel qu’il soit et se sert de ce prétexte pour pouvoir briser les barrières juridiques qui l’empêchent de réaliser ses désir et cela fonctionne puisqu’on on apprend dans le privilège

Qui qu’il obtient donc un privilège très particulier celui d’imprimer des livres sans être imprimeur ce qui est rarissime au 17e siècle afin d’éviter de mécontenter les professionnels ceci est toutefois limité une thématique bien particulière précisément celle pour laquelle migon est censé avoir innové il obtient donc droit je cite de tenir

Presse et imprimerie au lieu où il sera demeurant et avoir des imprimeurs chez soi pour imprimer le 10 livre intitulé Le Maréchal de bataille avec les caractères qu’il a inventé pour nous en faciliter l’intelligence et imprimer les mousquetaires de rouge les piquet de noir et cetera euh de dodom auquel

Imprimeur permettons de porter au logie du 10 exposant leur presse d’imprimerie et et d’y faire travailler au livrees c-dessus migon en profite même pour pousser son avantage jusqu’à obtenir un titre officiel en plus de ce privilège il est nommé imprimeur ordinaire pour les bataillons et ordres de bataille ce

Qui devient sur la page de titre imprimeur ordinaire du roi pour le fait de la miléliice la fabrication du du livre et sa diffusion implique donc finalement des professionnels reconnus et bien implantés on peut passer sur le powerpoint euh puisque migon imprime par lui-même mais sans doute avec l’aide de

Trois grands imprimeurs libraires alors qui ont certainement euh travaillé à l’impression on en est pas entièrement sûr mais qui en tout cas ont ensuite travaillé à la diffusion donc courbé somaville enfin de trois grands imprimeurs libraires sur la place parisienne qui ont accepté de travailler avec migon pour réaliser ce livre quatre

Hommes les quatre hommes signent donc un accord sous sain privé les trois partenaires de de migon se connaissent bien puisqu’ils avaient déjà travaillé ensemble pour autant donc comme l’a dit Julien vilmard ce livre devient obsolète très rapidement en effet ce donc ce ce ce manuel du parfait maréchal de bataille

Avec les ordres écrits et parler la manière de les prononcer pour apprendre à entraîner les troupes et les divers différentes formations à adopter connu un grand retentissement au regard de sa diffusion mais révéla aussi un retard des Français dont la non réédition du maréchal de bataille témoigne à peine

Publiée était-il déjà désué dès lors la réelle utilisation du traité par les généraux et les tacticiens demeure une inconnue et qu’adevient-il de migon face à ce demi-succès ou ce demiéchec puisqu’il il a montré que ces techniques fonctionnaient et il a pu réaliser ce ce livre alors est-ce que ça a coûté moins

Cher que de que de commander des estampe pas forcément puisque précisément ces caractères n’ont jamais été réutilisés donc migon lui quitte plus ou moins ce projet en tout cas il ne devient pas imprimeur euh il ne publie pas d’autres livres en tant qu’imprimeur pour le fait

De la milice ou pour les bataillons mais il reste tout de même dans le domaine du livre et en particulier son statut d’imprimeur sans être imprimeur va être un un atout pour lui puisque image suivante on va le le retrouver un petit peu plus tard dans la ville de Richelieu

Donc la ville nouvelle fondée par le cardinal de Richelieu où habitait encore le frère du maréchal de Richelieu qui avait son son château et qui a voulu y créer des presses et précisément ça fait partie des quelques cas célèbres au 17e siècle de presse privée qui sont des cas

Un peu particuliers parce que justement au Marg juridique et pour faire fonctionner ces presses privées on on avait besoin d’un imprimeur qui ne soit pas complètement un imprimeur d’une personne qui soit capable de faire fonctionner des presses privées mais qui en même temps ne soit pas un imprimeur

Parisien qui avait autre chose à faire que de partir au fin fond de l’indrloire pour publier quelques livres et donc c’est migon qui est parti à Richelieu pour imprimé en tout cas un c’est certain puisqu’il y a son nom dessus peut-être trois ou quatre livres

Puisque il y a quatre livres en tout qui paraissent à Richelieu et ça va être la tâche suivante dans cette drôle de carrière d’Étienne migon qu’on retrouve à différents endroits et qui montrre que le maréchal de bataille aurait été une expérience bénéfique pour lui qui a été reconnue et qui lui permett d’avoir

D’autres postes pour autant migon va finalement revenir à ses premiers amours à faire complètement autre chose puisque dans le cadre des polémiques sur la perspective dont je vous parlais qui était finalement le premier la première approche de migon avec le le le livre euh migon a montré toutes ses

Compétences sur ça or Abraham boss avait été embauché par la nouvelle académie de peinture et de sculpture pour être professeur de perspective et était devenu le premier graveur membre de l’Académie de Peinture et de Sculpture il se trouve qu’Abraham boss a un caractère absolument détestable et que

Très rapidement euh il y a eu des problèmes entre ABR boss et ses employeurs qui ont donné lieu à des publications de nouveaux livres et chacun euh participait finalement à cette polémique jusqu’à ce que l’Académie de Peinture et de Sculpture en a marre et demande à Abraham boss de

Quitter son poste on avait donc besoin d’un professeur de perspective à l’Académie de peinture et de sculpture et c’est Étienne migon qui obtient ce poste donc apparition dans un type de poste tout à fait différent et qui était signalé par les historiens de l’art qui n’avaient pas compris qu’il s’agissait

De la même personne et finalement Étienne migon de 1662 à 1679 occupe ce poste de professeur de perspective euh où on est bien content d’avoir un technicien avoir une personne qui a une approche mathématique puisqueil se présente toujours comme professeur s mathématique et non pas un artiste comme

Abraham boss qui voulait montrer la mise en œuvre de cette perspective et finalement en remontrer au au peintre qui étaient memre de l’Académie donc migon est resté à sa place et ça lui a permis de faire une longue et douce carrière comme professeur à l’Académie royale de peinture et de sculpture

Jusqu’à sa mort qui advient en 1679 ce qui donne lieu à un service religieux au grand Augustin de la part de l’Académie royale et son remplacement par Sébastien Leclerc autre grand artiste scientifique de de la fin du 17e siècle pour finir on peut se demander si finalement le contenu euh n’a pas grand

Intérêt quelques années plus tard elle est devenue obsolète très vite la technique mise en œuvre et les formidables innovations de migon ont bien fonctionné mais finalement ont été un Apax typographique ça n’a jamais été réutilisé et ce matériel typographique certainement très coûteux n’a finalement servi à à rien euh qu’est-ce qui reste

De ce maréchal de de bataille et ben il reste le fait qu’on l’achète pour l’École des chartes euh il reste le fait que c’est quelque chose qui est intéressant pour l’histoire du livre justement par son caractère à à la fois intéressant du point de vue culturel de livre qui nous renseigne sur le

Fonctionnement d’une armée à cette époque- làà et qui est tout à fait de son temps mais sur le fait que du point de vue de la mise en livre c’est quelque chose qui est très très original et du coup très très intéressant et on le voit dans le fait même que cette cet

Exemplaire de de de ce livre est parti au provinces-unit très rapidement après sa publication puisque il y a dans une page qu’on va regarder une mention en nerlandais qui apparaît et que la reliure même du livre qui est d’époque est une reliure néerlandaise donc dès le

Dès le 17e siècle le livre est parti au provinces-unis au Pays-Bas actuel et ce qui montre que c ces questions sur l’organisation des armées on se les posait dans l’Europe entière et ce c’était un enjeu vraiment d’actualité mais pour autant si on trouve une autre trace d’usage de ce livre c’est un

Tampon qui apparaît sur la page de titre et ce tampon est celui de la bibliothèque militaire de Son Altesse Royale monseigneur le duc d’Orléan et on arrive là sur un usage qui est complètement différent le duc d’Orléan en question étant le fils de Louis Philippe qui aurait pu être le deuxième

Roi des Français s’il n’était pas mort si jeune et si la révolution de 48 n’avait pas de toute façon pas eu lieu et donc euh à part partir de ce livre purement pratique purement qui était censé être utilisé par des techniciens on est arrivé dès le 19e siècle sur un livre purement de

Bibliophilie qui figure dans les plus belles bibliothèques sur cette thématique mais qui évidemment n’est plus utilisé et on passe à une bibliothèque royale et à une bibliothèque d’une grande institution française voilà je vous [Applaudissements] remercie [Applaudissements] on a parlé un peu trop comme d’habitude mais nous sommes preneurs de questions

Si jamais vous en avez alors non il y a il y a besoin du micro pour que ça passe sur Internet merci beaucoup pour votre présentation j’ai deux questions une anecdotique et quel était à peu près le poids de la pique en question euh et la deuxième vous avez dit que le maréchal

De bataille c’était une fonction et pas un un un grade est-ce qu’il y avait d’autres fonction à l’époque dans la l’armée qui nécessitait de ne pas spécialement avoir un grade particulier et qui avait un rôle aussi important ou c’était le seul alors pour le pour le poids de la

Pque je vous avoue j’ai j’ai j’ai omis de vérifier le parce que moi je me suis toujours plus penché sur les sur les Mousquetaires bien sûr par déformation le poids de la pique alors elle est justement elle est assez légère il faut pas imaginer quelque chose qui va faire

Il va faire 10 kg puisqu’ils sont censés la tenir à bout de bras il faut pas qu’ donc c’est quelque chose qui est assez léger mais de fait dès le moment où il y a du vent alors bon bref c’est assez assez difficile à manier raison pour laquelle on va la raccourcir he

Progressivement et pour les les les le le d’autres d’autres fonctions qui ne sont pas dégrades euh oui on en a bien sûr B alors pour le le sujet que je connais le mieux les mousquetaires du roi on a par exemple au sein de la la hiérarchie on a des aides majors ou des

Sous-ides major justement qui sont en fait en même temps des Maréchaud des logies et qui vont assumer des fonctions qui sont plutôt des fonctions de type d’intendance et ce genre de choses quelque chose un autre grade ce qu’on pense être un grade dans l’armée française mais qui n’en est pas un qui

Est une dignité c’est le maréchal de France par exemple ça ne fait pas partie de la hiérarchie officielle et il y en a d’autres he mais comme ça à brûle pour point j’en ai pas qui qui me reviennent mais oui oui c’est c’est assez courant mais surtout pour des fonctions on va

Dire vraiment d’intendance d’organisation de gestion et et cetera merci beaucoup pour cette magnifique intervention je voulais savoir est-ce que Alexandre Duma avait pu consulter cet ouvrage et il s’était inspiré de ce livre pour écrire les trois mousquetaires honnêtement je ne je ne pense pas euh c’est donc Duma plutôt

Auguste Maquet pu qui puisque Auguste Maquet professeur d’histoire géographie qui a fait toutes les toutes les recherches pour pour pour pour Duma lui a soumis les premiers les premières ébauches des romans que Duma ensuite a revu avec son style s appuyé surtout sur les mémoire de Monsieur d’Artagnan sont

Des mémoires apocryphes écrit par courtl de Sandras en 1700 et c’est vraiment là où on retrouve Atos portos Aramis et cetera donc tout tout est dedans et mais mais globalement non c’est c’est trop technique en fait pour le pour le roman là on est vraiment c’est vrai qu’on a on

A été très vite mais on est sur des ordres hein donc c’est très très technique il y a pas beaucoup de il y a pas beaucoup de traités de réflexion même sur le sur le le le rôle de l’infanterie et cetera on est vraiment sur quelque chose qui est prenez vos

Armes pour pour pour en fait l’idée c’est vraiment d’apprendre à un officier comment on va former un soldat donc pour pouvoir pour pour que pour apprendre au soldat à manier la pique et à savoir qu’il doit la mettre de telle manière et bien il doit transcrire l’ordre de cette

Manière-là et en gros l’idée c’est vraiment c’est vraiment ça c’est vraiment transcrire les ordres du général et et que les les soldats puissent comprendre tout de suite de manière vraiment créer des réflexes en quelque sorte donc non ça ça n’aurait certainement pas inspiré du ma en tout

Cas je ne pense pas encore que son esprit était quand même très très riche est-ce que chronologiquement l’albarde l’albarde rend du desuel le P pque ou le pique a rendu des non sont toutes des armes d’astes qui qui cohabitent en fait la pique l’albard la pertuisane la pertuisane va être

Privilégiée parce que plus courte et ayant des tranchants sur les côtés donc ça va permettre de de combattre plus facilement mais non tout ça est toutes ces armes sont sont contemporaines oui c’est juste qu’elles n’ont pas la même utilité alors une question un petit peu qui dévie un petit peu est-ce que au

Niveau pour la marine est-ce queà votre connaissance il y a ce genre de de livre qui existait à cette époque là ou qui a existé enfin et qui est qui est conservé à la BNF voilà alors il y a des livres techniques pour la marine pour la mais

Le la marine c’est vraimentel là on est sur vraiment purement du militaire la marine on alterne entre vraiment des questions techniques mais vraiment de de construction des navires et puis de la manière de naviguer pour pouvoir disposer les les navires et puis tirer alors avec Richelieu j’ai pas

Connaissance je ne sais pas si mais je ne sais je n’ai pas connaissance s’il y avait des traités qui existaient du temps de Richelieu puisque Richelieu est le le premier grand fondateur de la marine de la marine de la Royale hein pour comment comment comment on l’a

Surnommé euh Louis 14 du temps de Louis XIV c’est beaucoup plus cohérent je pense que ça doit exister mais c’est aussi des questions militaires et est-ce que la question est de savoir aussi est-ce qu’on va transmettre un peu des secrets de maniment je sais que par exemple le

Traité de vauan sur la fortification normalement était un traité manuscrit qui devait rester secret puis qui a filtré et puis au début du 18e siècle a commencer à être publié et à à commencé à vraiment à emmer à travers l’Europe mais à la base sont aussi des secrets

Militaires de de tactique et de de stratégie donc euh pour répondre à pour la marine oui je pense que ça doit exister mais je ne veux pas m’avancer outre cela je vous renvoie notamment aux travaux de d’Olivier Chaline et et Daniel dessert he peut-être que vous trouverez des des informations sur ce ce

Sujet et profitons-en aussi pour dire qu’il y a des bibliothèques spécialisées en dehors de Richelieu qui est tout de même le centre du monde mais si on va jusqu’à Vincen le Service Historique de la Défense a une très belle bibliothèque spécialisée dans dans la chose militaire y compris la marine

Oui j’ai je n’ai pas bien compris si les schémas de disposition des piquiers et et des Mousquetaires sortait de l’imagination de l’auteur ou si ça résultait d’une expérience de terrain collecté d’une façon ou d’une autre par des gens qui ont vraiment fait la guerre alors il il a fait la guerre l’ostel no

C’est un donc majorarde française ce ce régiment j’ai pas le temps de de le dire mais ce régiment est déployé dans toutes les campagnes du règne et va combattre un peu partout au passus à La Rochelle et cetera donc c’est c’est un homme d’expérience il va il va transmettre son

Expérience d’entraînement des hommes dans dans l’ouvrage et pour toutes les dispositions notamment les ordres de bataille il évoque bien qu’il s’appuie sur des vous savez aujourd’hui on étudie aussi à l’école de guerre la manière dont Napoléon disposait ses troupes mais à l’époque ça se faisait déjà donc on il

Reprend la manière dont Louis XI avait enfin Louis XI et ses marécha hein B son pierre et autres avaient disposé les troupes Gustave adolp de Suède Maurice de Nasso comme je le citais et puis c’est lui qui les cite hein c’est l’ostelno qui dit voilà j’ai repris en

Partie ça donc c’est un peu comme le fruit lui de son expérience et en même temps de celle de ses collègues et en même temps d’autres grands stratèges donc c’est vraiment une commune compilation toutes les formes qu’on voit même géométrique même les plus les plus les plus extravagantes les plus les plus

Impressionnantes ont normalement été testé sur le terrain évidemment à mon avis pas à la guerre c’est trop rapide ça va trop vite c’est plutôt dans toutes les grandes manœuvres les grands les grands camps d’entraînement et cetera que que l’ostelno a pu faire avec le régiment des gardes françaises le

Régiment des gardes français je sais plus si je vous l’ai dit mais c’est environ 5000 hommes donc c’est quand même quelque chose assez costaud qui permettait justement de pouvoir essayer d’entraîner à cela donc c’est vraiment non c’est pas de l’imagination c’est vraiment quelque chose qui a été testé

C’est vraiment le fruit l’ouvrage vient couronner des années d’expérience en quelque sorte vous disiez que cette technique typographique n’avait pas été reproduite mais est-ce qu’on a trace ou connaissance d’autres moments on a utilisé des caractères pour faire autre chose que des lettres unee façon similaire alors bonne question je réfléchis est-ce qui existe

De ce point de vue- làà euh pour le 17e siècle je suis pas sûr qu’il y a beaucoup d’exemples comme ça enfin quand on commence à à faire un livre il y a faut penser à un équilibre économique comme comme maintenant et et du coup créer des des caractères

Spécialisés c’est quand même prendre énormément de risques donc globalement euh il y a peu de gens qui se lancent là-dedans surtout que euh justement ça ça serait très intéressant de réussir à trouver des des documents financiers notamment si l’accord avec les imprimeur libraire n’était pas sous sein privé

Mais avait été déposé au minti central ça m’arrangerait énormément et je ne désespère pas tout à fait de le de le trouver parce que ça pose quand même des vraies vraies questions euh moi j’ai j’ai le cas sur un autre livre sur les fortifications dont on a également le

Manuscrit qui est à la Mazarine euh j’ai le contrat où il commande les gravures sur bois puisque là c’est des gravures sur bois et euh cette commande de gravure sur bois c’est quelques centaines de livres ce qui par rapport à la fabrication d’un très très bel ouvrage comme ça Infolio en plusieurs

Couleurs avec beaucoup de papiers est pas si important donc je pense que euh finalement euh c un petit peu perdu d’avance sur le fait de réussir à rentrer dans dans ses frais en commandant des caractères typographiques euh spéciaux mais que son but était vraiment de de lancer une nouvelle

Technique quoi de et il espérait à mon avis enfin je parle sous euh la surveillance de tout tout spécialiste qui aura son avis sur ça parce que c’est vraiment de la recherche qui se fait euh je pense que son son but était que ça fonctionne et qu’ se retrouve avec un un

Un monopole sur certains types de de livres et qu’ soit capable par son titre d’imprimeur spécialiste sur ça euh d’obtenir qu’on passe par lui systématiquement juste ça ça n’a pas fonctionné mais je suis pas sûr que ça aurait pu fonctionner sur un seul livre si si je peux me permettre

D’ajouter en plus le valzon qui date de 1615 en fait présente aussi des mouvements similaires mais tout est imprimé sans couleur il y a pas de caractères typographiques spéciaux qui ont été faits c’était beaucoup moins en effet onéreux bon à mon avis si je peux me permettre je pense que migon a voulu

Prendre un risque et bon ben il s’est planté il s’est planté

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