Pierre Tallet, agrégé d’histoire et docteur en égyptologie, évoque la découverte ces 20 dernières années de « ports intermittents », construits par les Égyptiens pour leurs expéditions en mer. Maître de conférences à l’université Paris IV et ancien président de la Société Française d’Égyptologie, Pierre Tallet a participé à de nombreuses missions archéologiques en Égypte, notamment dans les oasis de Dakhla et Bahariya, et a été membre de la mission archéologique de Ayn Soukhna dans le Golfe de Suez. La découverte de deux nouveaux établissements portuaires sur la rive occidentale du golfe de Suez et la reprise des fouilles sur le site de Mersa Gaouasis, bien plus au sud sur la côte de la mer Rouge, ont apporté de nombreuses informations sur la présence des Égyptiens dans cette zone stratégique. Habitués à pratiquer la navigation fluviale, il semble que les Égyptiens aient mis en place très tôt une logistique complexe leur permettant de voyager également en mer : l’acheminement par voie terrestre d’embarcations démontées jusqu’au littoral, leur utilisation pendant plusieurs mois et leur entreposage sur place, dans la perspective d’une réutilisation.
Ces expéditions en mer, organisées par l’État, pouvaient avoir un double objectif. D’abord l’exploitation des gisements de cuivre et de turquoises dans la péninsule du Sinaï, mais aussi la découverte des confins méridionaux de la mer Rouge.
Conférence du jeudi 24 février 2022
Je pense que le le son est un peu un peu au pierre je sais pas si vous pouvez agir dessus bien très heureux de vous voir aussi nombreux pour accueillir pierre talé ce soir vous savez peut-être que Pierre talé donc est un égyptologue éminent qu’il est le président sortant de la société
D’égyptologie française et il nous fait le plaisir ce soir d’être parmi nous je l’avais contacté en fait il y a 2 ans et demi maintenant euh dans la perspective de préparer la 2uxè édition des printemps de l’archéologie euh Jean-Paul Demoule m’avait conseillé de m’adresser à Pierre talé pour dresser un programme concernant
L’Égypte et Pierre talé m’a dit écoutez je vous êtes bien volontiers donc on a on a créé une demi-journée que vous aurez peut-être l’occasion de d’apprécier dans dans dans quelques semaines je j’en parle tout de suite mais je pourrais pas être parmi vous parce que je serai en Égypte à ce
Moment-là donc pierrealé a accepté de venir in extrémiste nous parler de ses recherches et pas tout à fait demain mais il prend l’avion pour l’Égypte pour son terrain de fouille dans dans quelques jours et donc bon il nous est très agrable de le recevoir ce soir parce que pour pour lui c’est c’est
Un effort supplémentaire à quelques jours du du départ je j’évoquais les les printemps de l’archéologie je vais en profiter qu’il y ait un petit problème technique pour abord la chose pour ceux qui ne connaîtraient pas le festival il a lieu donc à la fin du mois de mars et au
Début du mois d’avril entre le 30 mars et le 3 avril et vous aurez l’occasion de découvrir ou d’approfondir vos connaissances archéologiques de trois manière quatre même il y a une exposition de photos qui sera liée à au cycle de conférence organisé autour de la thématique des grands monuments de
L’antiquité et de la préhistoire la préhistoire et de l’antiquité tous les grands monuments que vous pouvez avoir en tête vous aurez la possibilité d’entendre un spécialiste pour faire le point sur cette question al j’exagère peut-être un peu mais il y a vraiment beaucoup de classiques on commencera par enfin Lasco StoneEdge
Carnac pour la préhistoire il y en a d’autres hein euh ensuite vous aurez euh un point par exemple sur la tour de Babel pour la Mésopotamie euh sur l’Égypte on aura bien sûr les pyramides Luxor Carnac avec un cas cette fois-ci euh vous avez euh ensuite euh
Bien sûr le monde greco-romain qui sera misise à l’honneur avec le parténon le phare d’Alexandrie euh euh un bâtiment méconnu mais un grand monument malgré tout c’est la la salle à manger ronde de Néron et puis on fera un tour dans les mondes un peu moins classiques on ira en
Chine sur la Grande Muraille on traversera le Pacifique pour aller à l’île le pâqu et puis on ira à tenochticlan aussi donc il y a 45 conférences donc je voyez je les ai pas tous tous cités 45 monuments que vous connaissez c’est probablement et je vous invite donc à venir au théâtre municipal
De saint-disier du Mercredi 30 au dimanche 3 euh c’est le 2è volet le trème volet c’est un un cycle de cinéma de documentaire à caractère archéologique qui aura lieu également du mercredi au samedi en grande partie en soirée mais pas que euh mais vous avez quand même la possibilité de d’aller aux conférences
Dans la journée et d’aller en soirée si vous en avez encore l’envie d’aller voir ce cycle de de de 30 documentaires qui sont en compétition il y a trois prix qui sont remis donc c’est des documentaires récents la plupart n’ont pas encore été diffusé à la
Télévision et donc on a en fait ce qui se fait de plus actuel en terme de reportage à caractère archéologique en France et enfin le volet et le plus grand public c’est un village de reconstituteur certains parlent d’histoire vivante donc des gens en costume vont devant vos yeux faire
Revivre une période à travers des gestes artisanaux recréés ou des gestes guerriers donc il y a des troupes d’artisans il y a des troupes de guerriers vous avez notamment des gens qui sont assez connus c’est les gladiateurs d’ACTA aCTA c’est une troupe du sud de la France qui essaie de
Travailler trer sur sur la gléature qu’est-ce comment est-ce que ces combats se déroulaient réellement donc à travers des objets enfin les objets archéologiques ils essayent de réfléchir c’est des gens qui font des arts martiaux et donc ils essayent de penser ça ça qui pu ce qui a pu être la réalité
De de ces combats et ce village de reconstitution comme la première fois pour ceux qui s’en souviennent aura trouvera ces quartiers sous les rempars de la l’actuelle sous-préfecture et bientôt le musée de saint-disier donc en face du jar donc on va communiquer beaucoup pour vous faire savoir dans le
Détail quel est ce ce programme mais vous pouvez déjà dans et déjà aller sur le site présentant le festival il est pas tout à fait complet mais dans les jours qui viennent il le sera et et donc donc vous tapez simplement printemps archéologie et vous tomberez donc sur
L’ensemble de euh de la programmation madame la Présidente j’ai oublié quelque chose le samedi à 13h30 ou 14h 14h une partie des reconstituteurs Formont un défilé et donc on on va sillonner les routes les rues de du centreville de saint-disier de manière à attirer l’attention des bragards sur cette ce ce moment culturel
Que l’association arkelona leur concocte alors oui effectivement la grande particularité de ce village de reconstitution c’est que cette cette année les troupes de guerriers ont en partie sont en parti doté de de chevaux donc il y aura des il y aura des cavaliers et des chars on vous montrera ce que pouvait
Être la réalité d’un champ de bataille avec ces animaux bien je je vais laisser la parole à Pierre talé que j’ai présenté rapidement je je vais pas m’étendre plus sur le parcours qui est le sien je pense que je vais lui demander de de de le faire peut-être en en guise d’introduction
Même si ça froisse un peu sa sa pudeur naturelle bonne conférence merci beaucoup et tout d’abord je vous remercie de m’avoir invité à à parler aujourd’hui d’un thème de recherche que je poursuis depuis maintenant je dirais une vingtaine d’années alors je me présente donc rapidement je suis égyptologue j’ai une
Thèse en égyptologie qui à l’époque avait été consacré au vin en Égypte ancienne euh je suis agrégé d’histoire et j’occupe actuellement la chair d’égyptologie de l’Université de la sbonne on n’a pas beaucoup d’enseignement d’égyptologie en France mais l’Université exuniversité de Paris 4 est l’une de celles qui donne cet
Enseignement voilà alors je suis aussi très long depuis très longtemps impliqué sur des chantiers archéologiques en Égypte et plus particulièrement je vais vous présenter ce qui m’a occupé finalement très largement ces 20 dernières années des fouilles sur différents sites qui sont sur le bord de
La mer Rouge et qui nous ont permis au cours des 20 dernières années de comprendre en fait une facette jusqu’ici relativement mal connue de l’histoire égyptienne on pensait jusqu’à une date relativement récente que les Égyptiens nétait pas un peuple de marins c’était des gens qui étaient capable de naviguer
Sur le Nil ils en avaient d’ailleurs la pratique quotidienne puisque le Nil est l’axe majeur de circulation de ce pays mais on leur déignit en quelque sorte la capacité de d’entreprendre des navigations maritimes pour lesquelles ils auraient été dépendants d’autres civilisations d’autres cultures voisines de l’Égypte or depuis maintenant une
Vingtaine d’années les découvertes que nous avons faites nous-même alors mon équipe et moi-même pour deux port sur la mer Rouge et une troisième équipe qui se trouve travaillé sur un site un peu plus au sud permettent maintenant de réévaluer complètement cette implication des Égyptiens dans la navigation
Maritime donc ce que je vais faire aujourd’hui c’est malheureusement de façon très très rapide parce que je pourrais certainement en parler beaucoup plus longtemps c’est vous présenter trois pororts qui ont été aménagés sur cette côte de la Mer Rouge à l’époque pharaonique trois ports dont l’un celui
De mersagawasis qui est le plus au sud est connu maintenant depuis je dirais une cinquantaine d’années mais n’a été véritablement définitivement identifié comme un port que il y a une vingtaine d’années et les deux autres qui sont ceux de einsourna et du Wadi eljarf que j’ai eu la chance
De pouvoir fouiller avec mon équipe pendant les 20 années qui viennent de s’écouler donc trois ports sur la mer Rouge trois ports dont je vais essayer de définir aussi les caractéristiques il s’agit de port intermittents c’était le titre de mon intervention ce qui fait référence à l’une des particularités de
De de leur fonctionnement alors avant de présenter tour à tour ces trois sites je commencerai par celui de mer Gawasis je continuerai par celui de ein sourna et je terminerai par celui du wadiy eljarf qui est encore l’objet de nos fouilles actuellement je pars la semaine prochaine en fait en Égypte pour
Reprendre la fouille sur ce dernier site et donc je vais les présenter tous les trois en m’attardant un peu plus sur le troisème qui est encore en cours de d’étude de aujourd’hui alors pour commencer juste un mot les Égyptiens sur la mer Rouge en fait on peut se poser la
Question de savoir pourquoi pourquoi les Égyptiens pouvaient-ils avoir finalement la nécessité l’envie de naviguer sur la mer Rouge et en fait on a quelques éléments de réponse déjà on a peut-être pas toutes les réponses mais il y a deux objectifs qui semblent avoir été régulièrement emprunté par les Égyptiens
Le premier des deux c’est la péninsule du Sinaï qui n’est pas très loin d’ailleurs de l’Égypte cette péninsule du Sinaï était pour les Égyptiens extrêmement importante puisqu’il pouvaient y trouver des gisements de cuivre de turquoise qui avaient une très grande importance stratégique pour eux
Et donc les gagn par la mer ces mines du Sinaï pouvaient avoir un intérêt deuxème objectif possible il pouvait se procheter beaucoup plus loin et se rendre au confins méridionaux de la mer Rouge la région du babelm du Sud du Soudan actuel du Yémen également ou de l’Éthiopie et là il
Pouvait se procurer toute une série de produits exotiques qui pouvaient notamment des produits prestigieux qui pouvaient notamment entrer dans le culte royal et le culte divin voici les deux les deux objectifs alors je reviens un tout petit peu dessus dans la zone minière du Sud Sinaï en fait
Effectivement on a la trace de la présence d’expéditions pharaoniqu depuis très très longtemps alors j’ai aussi je vous en parlerai que très peu aujourd’hui eu l’occasion pendant une quinzaine d’années de fouiller et de prospecter au sud de la péninsule du Sinaï malheureusement ce travail a dû s’interrompre depuis maintenant plusune
Dizaine d’années pour des raisons de sécurité et il a été il a été possible d’identifier dans la péninsule du Sinaï plusieurs sites qui semblent montrer que les Égyptiens se sont intéressé extrêmement tôt dans leur histoire à ségisement de cuivre qui était nécessaire pour eux alors voici quelques
Images du Sinaï je ne serai pas très très long hein un relief étager en terrasse les Égyptiens appelés d’ailleurs cette région les terrasses de la turquoise dans les quelques documents qu’il mentionne d’époque qui sont d’époqu pharaonique et nous avons lors de nos prospections découvert en particulier ce site que je vous montre
Qui n’a pas l’air très très impressionnant il s’agit d’un plateau rocheux avec quelques tas de pierres ératiques à la surface mais en regardant de plus près nous avons tout un toute une paroi d’un d’un d’une lit d’un du lit d’une vallée sèche un petit Wadi qui est entièrement épigraphié de dessins de
Bateaux de textes hiéroglyphiques qui sont parmi les plus anciens que nous connaissons pour la culture pharaonique et qui nous montre que les Égyptiens étaient présents dans cette région du sigï depuis les époques de formation de la culture pharaonique au moins depuis 3200 avant Jésus-Christ alors les quelques insrp option que je vous montre
Ici sont un peu plus tardives celles-ci date peut-être du premier roi qui nous est connu par son nom dans les sources égyptiennes un dénommé irior il appartient à ce que les chercheurs en égyptologie ont pris l’habitude d’appeler la dynastie zéro c’estàdire des rois qui sont avant la première
Dynastie qui nous est je dirais connu par les sources égyptiennes classiques et on voit ici donc un un ensemble d’inscriptions qui se correspondent au règne de ce ce roi donc très ancien autour de 300 avant Jésus-Christ sur le même rocher on a retrouvé un peu plus loin une inscription avec toute une
Flottile de bateau d’ailleurs quelques textes hiéroglyphiques très sommair et le serèire le nom du roi narmè qui est reconnu par les Égyptiens eux-mêmes à l’époque pharaonique comme le premier roi de la première dynastie donc il s’agit d’une destination qui a été très ancienne pour les Égyptiens les Égyptiens se sont rendus au Sinaï
Quasiment au début de leur histoire dès que l’État égyptien existe il y a des expéditions qui sont organisé pour se rendre au sud de la péninsule du Sinaï mais il est possible que dans un premier temps ces expéditions n’ai pas eu lieu par voie maritime mais tout simplement
Par voie terrestre en contournant le golfe de Sue et nous allons voir pourquoi justement la navigation pour gagner ces mêmes régions d’exploitation du cuivre de la turquoise a pu évoluer au cours des siècles qui ont suivi 2e possibilité 2e intérêt la zone qui se trouve au sud de
La Mer Rouge le Babel mandab qui est connu dans la documentation égyptienne sous le nom de pays de punt alors c’est une entité géographique qui est d’ailleurs encore très largement débatue discutée au sein des égyptologue certains veulent le voir plutôt côté africain d’autres le situent plutôt côté
Euh péninsule arabe mais en fait il s’agit probablement d’une nomination très large qui correspond finalement aux points les plus extrême que les Égyptiens pouvaient gagner en naviguant en se dirigeant vers le sud ce pays de punt apparaît dans la documentation égyptienne à partir de la 5e dynastie pharaonique autour de
2480 90 avant Jésus-Christ et vous avez ici un monument très connu qui s’appelle la pierre de Palerme cette pierre de Palerme est un gros bloc inscrit qui enregistre l’activité royale de tous les souverains de la de la période de formation de l’histoire égyptienne jusqu’à la 5e dynastie et nous avons ici
La première mention d’une de ces expéditions au pays de Pun avec un petit texte qui vous dit ceci on a rapporté du pays de la turquoise c’est-à-dire du Sinaï de du cuivre 6000 unit de cuivre et parallèlement on a organisé une autre expédition qui s’est rendue à punt dont
On a rapporté de la mire de l’électrom et du mineraiis de cuivre là encore donc il s’agit de deux destinations qui semblent avoir été finalement emprunté par les Égyptiens en naviguant sur la mer depuis une période extrêmement ancienne d’une part le Sinaï peut-être lors de d’expéditions plus régulières organisées pour reconstituer des stocks
De métal de cuivre et de bronze dont les Égyptiens avaient besoin et des expéditions peut-être plus prestigieuses mais moins fréquentes en direction de l’extrémité de la mer Rouge et qui permettait de se procurer toute une série de produits que les Égyptiens considéraient comme merveilleux et exotique alors cette navigation donc
Pouvait être lancée à partir de trois ports on en connaît pour l’instant trois mais ces trois ports permettent pratiquement d’expliquer toute l’histoire de la culture pharaonique en bord de mer Rouge je vais donc vous les présenter un par un en essayant de montrer ce qui dans l’étude
De des vestiges chacun de ces trois sites a permis de mieux comprendre comment pouvaient s’opérer les expéditions égyptiennes qui empruntaient la mer alors le premier site le plus anciennement découvert c’est celui de merersagawis vous le voyez ici une photo qui vous montre un entablement rocheux
Qui domine la mer Rouge ici et ce site avait été découvert en fait il y a très longtemps par un archéologue égyptien qui s’appelle abdelmem SAED qui est mort depuis quelques années et qui travaillait pour le compte de l’Université d’Alexandrie sur ce site lors de fouille
De sauvtage qui était en marge de la construction d’un chemin de fer il a découvert sur le revers de cette ce plateau rocheux toute une série de buts de de petites constructions qui sont en pierre sèche que vous voyez ici vous en voyez quelques-unes lesqueles incorporent dans leur maçonnerie des
Éléments qui sont des ancres de bateau vous en voyez une ici ces encres de bateau qui n’ont pas du tout la forme qu’on en connaît aujourd’hui il s’agit d’encr qui agissent à la façon de poids et certaines sont prennent la forme un petit peu qui ressemble à des selles
Cintrées que l’on connaît à d’autres périodes de l’histoire à certaines priodes de l’histoire égyptienne alors cet archéologue égyptien avait découvert dans ces monuments parfois des textes assez développés comme celui-ci vous voyez ici un petit éclat de calca qui porte le nom du pays de Pun hein écrit
Ici en hiéroglyphe et certains de ces monuments présentai des textes qui donnent déjà des indications sur les modalités de l’utilisation de euh de ce porort voici en particulier un monument qui est un monument au nom d’un vizire qui s’appelait antefoker et qui a exercer ses responsabilités de ministres sous le
Règne d’un roi du nom de ses aostrices 1er autour de 1950 avant Jésus-Christ ce monument est probablement d’ailleurs l’un des monuments de fondation de ce port de mersagawasis voici ce que l’on lit sur cette Stelle très érodée qui d’ailleurs s’est détruite très peu de temps après
Avoir été exhumée elle n’a pas pu être conservée et nous ne la connaissons que d’après les quelques photos et relevé qui avaient été pris par le fouilleur au moment de la découverte voici ce que l’on peut y lire sa Majesté a ordonné au noble prince le responsable de la ville
Le vizir le responsable des six grandes cours de justice antéfoker de construire cette flotte au chantier naval de Coptos d’atteindre les mines de punt pour y parvenir en paix et revenir en paix alors ce premier texte est très intéressant parce qu’il signale la construction d’une flotte non pas sur
Le bord de la mer mais dans la ville de Coptos qui se trouve dans la vallée du Nil qui est relié par des pistes qui traversent le désert à ce point de la côte à mersagawasis deuxème partie du texte ainsi le héros aménie fils de monouotep
Était sur la rive de la grande verte qui est une désignation de la mer wadour occupé à construire ou plus exactement à rassembler ces bateaux alors ce texte au départ n’a pas été très bien compris les égyptologues se sont je dirais entretués à essayer d’expliquer ce texte certains
Disant que ces monuments n’avaient rien à voir avec la navigation maritime d’autres suggérant que ce cet ensemble de textes pouvait traduire déjà la présence l’existence à cette époque de l’histoire égyptienne de navigation relativement au long cours qui permettait de traverser toute la mer Rouge pour se rendre justement au pays
De punte donc au sud du Soudan peut-être même en Éthiopie ou au sud du Yémen alors ce que dit ce texte en fait après un ré examen plus récent c’est que la construction navale des Égyptiens se faisait en fait en deux temps tout d’abord les bateaux étaient conçus et
Réalisés dans la vallée du Nil ils étaient ensuite nécessairement transportés en pièces détaché jusqu’à la côte de la Mer Rouge un de mes collègues anglais a parlé de chip kits de kits de bateau que l’on pouvait transporter de cette façon là puisqu’il était inimaginable de transporter au travers
De 150 km de désert des bateaux qui auraient déjà été assemblés une fois parvenus sur la côte et c’est ce que vous dit ce texte les bateaux étaient à nouveau reconstruit réassemblé il s’agit de bateaux couszus qui sont assemblés au moyen de lien au moyen de Tenon et de
Morteèz et il pouvait être rapidement prêt à naviguer et voici ce que nous donnait déjà les informations qu’avait pu recueillir cet archéologue égyptien sur le site de mersagwasis il y a bientôt une cinquantaine d’années mais à l’époque encore une fois cette découverte avait fait l’objet d’une controverse dans le milieu égyptologique
Et n’avait pas forcément été validé par tous les chercheurs la fouille a repris en 2001 et cette fois-ci les fouilleurs une équipe italo-américaine dirigé par Rodolfo fatovic et Katherine Bard ont découvert d’autres éléments de ce même site on n connaissait que des structures commémoratives qui avaient été érigées à
La surface d’un plateau dominant la mer avec des stelles avec des inscriptions à ce moment-là les archéologues ont dégagé finalement le pied de la falaise sur lequel se trouvaient installés ces monuments et ils ont trouvé ce que vous voyez ici un complexe de galeries qui avaient été creusé à l’intérieur de la
Montagne et au-dant des galeries ce que vous voyez ici ce sont des petites niches qui avent ét taillé dans la roche et dans lequel on pouvait enchasser des stelles commémoratives d’autres stelles qui gardaient la mémoire d’expédition envoyé sur la mer Rouge en voici une hein elle date du règne d’aménemat 3
Autour de 1850 avant Jésus-Christ vous voyez le Roi face au dieu mine qui est la divinité par excellence de la région du désert oriental égyptien qu’il faut traverser pour gagner la côte de la Mer Rouge et vous avez un petit texte qui indique les noms de fonctionnaires qui
Ont été envoyés à pou pour y accomplir une expédition cette découverte a permis de confirmer ce qui avait été vu 50 ans plus tôt par l’archéologue égyptien régulièrement les Égyptiens envoyaient par voie maritime des expéditions jusqu’au confin méridionaux de la mer Rouge et à l’intérieur de ces caves ils
Ont retrouvé un très abondant matériel nautique voyez ici une galerie qui est entièrement occupée par des cordes de gros calibre qui étaient certainement des éléments de grément d’équipement des embarcations ils ont également découvert des fragments de bateau comme cette rame de gouvernaï que vous voyez ici des
Coffres en bois de ccomore qui servaient à conditionner des produits que l’on rapportait de cette région exotique et puis ils ont également découvert de la céramique qui est elle-même c’est en fait sans doute le meilleur indicateur originaire soit du sud du Yémen soit d’Éthiopie pour des périodes qui correspondent aux textes égyptiens qu’il
Y a sur le site c’est-à-dire des périodes qui correspondent au début du 2e millénaire avant Jésus-Christ donc au moment où cette fouille s’est arrêtée en 2011 elle avait finalement atteint son objectif qui était de démontrer que les Égyptiens étaient effectivement des navigateurs en mer et qu’ils avaient régulièrement
Organisé pendant toute la période de ce qu’on appelle le nouvel le Moyen Empire et la 12e dynastie très régulièrement des opérations qui les amenaient à l’extrémité sud de la Mer Rouge pour en rapporter la mire l’encemb et d’autres produits précieux que l’on pouvait trouver dans ces régions relativement
Éloignées donc de de l’Égypte donc c’est un premier point ce site a permis de montrer une connexion entre des régions très éées de l’Égypte par voie maritime livre des fragments d’embarcation les textes que l’on y trouve donnent des idées sur le mode atire qui pouvait être employés par les
Égyptiens des bateaux conçus dans la vée du Nil démontés réassemblés sur la côte de la Mer Rouge et ce que l’on peut voir également et ce que donnerit comme information supplémentaire les galeries que je vous ai montré c’est que au terme des expéditions menées sur la mer Rouge
Plutôt que de rapporter les bateaux dans la vallée du Nil ce qui aurait été une tâche relativement pénible les Égyptiens avaient tout simplement aménagé sur le site même et à proximité immédiate de la mer des galeries magasins CAPA d’accueillir à nouveau les bateaux sous forme démonté ce qui les laissé à la
Disposition d’une prochaine expédition sans avoir à se fatiguer à les réacheminer une seconde fois en direction de la côte là vous avez déjà une idée de du calcul logistique extrêmement précis qui était celui des Égyptiens à cette époque là chaque roi d’ailleurs et doué d’ailleurs certainement d’une faculté de de de
Prévoyance et d’intérêt de l’État qui n’est pas toujours celui des d’État modne laissant tout simplement son matériel à disposition même pour un autre souverain auquel viendrait l’idée quelques années plus tard d’organiser à nouveau une autre expédition en mer Rouge voici pour le premier site donc un site côtier qui a été utilisé pendant
Une période relativement limitée de un siècle et demi à de siècles au Moyen Empire égyptien entre je dirais grosso modo 1950 et 1800 avant Jésus-Christ pour envoyer des expéditions en direction du sud de la Mer Rouge alors les coïncidences étant les suivantes c’est exactement au même moment que nous avons nous-mêmes
Découvert le deè site côtier égyptien qui est le site d’ainsourna nous avons en fait détecté la présence de ce site grâce à la présence d’inscription rupestre qui dominait le site nous sommes cette fois-ci tout à fait au nord de la mer Rouge et plus exactement au nord du
Golfe de sueze les inscriptions avaient été localisé et vu entre 1998 et 1999 et nous avons commencé à fouiller le site avec une petite équipe en 2001 c’est-à-dire exactement le moment où l’équipe italo-américaine reprenait la fouille du site de mersagawis le site est assez joli enfin
Était joli à l’époque où il était pas entièrement construit de d’immeubles récents sur la côte de la Mer Rouge parce que vous voyez ici que la mer et la montagne sont très proche en fait la mer donne l’impression la montagne tombe littéral donne littéralement l’impression de tomber dans la mer à cet
Endroit-là on a un massif montagneux qui s’appelle le gbel Galala qui atteint à cet endroit à peu près 1000 m d’altitude et qui plonge littéralement dans la mer et vous avez ici le site même de ce site d’insourna vous voyez que nous avons des rades relativement sablonneuses donc favorbl à
La navigation pas de récif pas de danger pour la navigation et autre avantage extrêmement important le site est également doté d’une petite source naturelle d’eau chaude qui donne son nom d’ailleurs à ce site puisque einsourna veut dire littéralement la source chaude celle-ci jaillit au pied de la montagne
Et s’écoule en direction de la mer en générant sur place la présence d’une petite OAS 10 qui a pu être utilisé et vraiment intéressante pour les Égyptiens au moment où ils se sont établis sur les lieux alors comme je vous le disais le site au départ était pas forcément très
Très visible puisque les éléments qui ont été surtout détectable sont des panneaux inscrits gravés dans le rocher qui dominent le site vous voyez ici en revanche la photo que je vous montre du site avant la fouille des pentes encombrées de débris d’érosion des pentes assez brutal assez raide et des
Petits cirques rocheux que vous trouvez au pied de ces montagnes le temps était passé par là l’érosion avait entièrement réenseveli l’ensemble des vestiges archéologiques qui se trouvaient à cet endroit donc la seule le seul élément visible au départ était ce panneau rocheux qui porte les noms de différents
Rois du Moyen Empire donc de rois qui sont contemporains de la période où le site de mersagawasis dont je vous ai parlé tout à l’heure avait lui aussi été utilisé vous avez un roi de la 11e dynastie autour de 2000 avant Jésus-Christ mont TP 4 et plusieurs rois
De la 12e dynastie ces ostrices prier aménémat 1er aménémat 3 dont les règnes s’échelonnent entre 1950 et 1800 avant Jésus-Christ donc une période assez longue là encore matérialisée sur le site par ce lot d’inscription que vous voyez ici des inscriptions qui étaient déjà très intéressantes puisqu’elles font apparaître la figure de plusieurs
Rois en majesté appuyé sur un bâton de commandement elles sont accompagnées de petits textes qui sont des contrendu d’expédition qui mentionne que 3000 4000 personnes ont parfois été envoyées sur le site donc ce sont des expéditions relativement volumineuses et puis certaines d’entre elles donnaient encore plus d’information par exemple ici vous
Avez une petite Stelle c’est une stelle qui est gravée dans le rocher elle est datée du règne de aménemat 3 à la fin de la 12e dynastie la Stelle doit dater de 1850 avant Jésus-Christ et la Stelle après la titulature du roi donne surtout les noms de différents responsables qui
Ont été impliqués dans une expédition mais on a parmi ces noms de responsables un personnage très étonnant il porte le titre très rare de repousseur de scorpion et il s’appelle iti fils de Isis alors qu’est-ce qu’ a repousseur de scorpion ben c’est une sorte de magicien lorsqu’on rejoint des endroits qui ont
Été longtemps longtemps déserté le personnage va reconsacrer le lieu et chasser la vermine qui s’y trouve grosso modo c’est ça l’idée il joue le rôle à la fois d’un magicien d’un prêtre et peut-être d’un médecin au sein des expéditions et on les retrouve d’ailleurs surtout dans la documentation
Du Sinaï or justement le même personnage a laissé la même année du même règne du même roi une autre Stelle qui cette fois-ci se trouve au Sinaï donc au sud de la péninsule du Sinaï en plein cœur de la zone minière dans un endroit qui s’appelle le wadiimarara vous voyez ici
Un autre tableau royal avec un cont de-rendu d’expédition qui vous explique que il y a eu une troupe très importante de plusieurs centaines d’hommes qui ont été envoyés au Sinaï et en dessous du tableau qui présente le roi devant différentes divinités du panthéon égyptien vous trouvez les noms de plusieurs responsables dont ce
Fameuxousseur de scorpion iti fils de Isis ce qui veut dire que qu’avant même de commencer la fouille sur le site nous avions pratiquement la certitude que depuis ce point-là on se rendait effectivement dans la péninsule du Sinaï rester à déterminer s’il s’agissait d’une d’un parcours par voie terrestre
En contournant le golf de suè que vous voyez ici ou si on avait utilisé la navigation pour pouvoir se rendre plus commodément peut-être de façon plus régulière au cours d’une même expédition dans cette région du Sud Sinaï la fouille a rapidement donné la réponse car sous les déblet de débris de pente
D’érosion qui se trouvaient dans ce petit cirque au pied de la montagne nous avons très rapidement découvert la présence de toute une série de galeries creusées artificiellement par les Égyptiens dans la montagne des galeries vous en voyez une ici qui s’ouvre dans ce Gret très coloré qui est
Caractéristique de ce lieu vous en voyez une après sa découverte ce sont des galeries qui sont très longues très large très haute elles sont une extension parfois de plus de 25 m une hauteur qui peut atteindre les 2,50 une largeur qui atteint régulièrement les 3
M ce ne sont pas des galeries de mines ce sont des galeries entrepôt qui ont manifestement la même fonction que celle qui avait à mersagawasis et elles ont d’ailleurs été découvertes exactement au même moment c’est un hasard du développement de l’archéologie égyptienne alors vous en voyez ici quelques séries elles sont aménagées de
Façon très den parfois dans certaines zones ici vous en avez un ensemble de six qui sont toutes entièrement aménagé de façon parallèle certaines d’entre elles sont d’ailleurs enserré vous les voyez ici dans une sorte de petit bâtiment rectangulaire qui marque une sorte de de de plateforme équipé de
Piliers à l’entrée même de ces galeries et lorsque nous les avons fouillé ce qui a été une tâche extrêmement difficile parce que ces galeries s’effondraient au fur et à mesure que nous les dégagions il a fallu les étailler complètement pour pouvoir ir rentrer à l’intérieur et les fouiller jusqu’à leur sol naturel ce
Qui a été très compliqué aussi puisqu’il y avait plusieurs phases d’occupation de ces galeries et bien nous avons trouvé à l’intérieur des ancres de bateau vous en voyez deux qui sont à l’entrée de l’une de ces galeries celle-ci était inscrite d’ailleurs probablement du nom du bateau qui se dit littéralement h puisse-il
Vivre ce qui est un B nom pour un bateau au moins on souhaite qu’il ne coule pas et au-delà de ces ancres de bateau nous avons également retrouvé C la découverte que nous n’attendions pas nous avons retrouvé des vestiges de charbon de bois carbonisé à l’intérieur de deux de ces
Galeries alors en fait vous les voyez ici au moment de la découverte ce bois avait brûlé la chaleur dégagé par le brasier avait fait s’effondrer la voûte de la galerie sur ce bois en combustion ce qui l’avait freiné et en fait la forme des bois qui se trouvaiit
À l’intérieur de ces galeries avait même été préservé vous voyez voyz ici une planche de bois de cèdre avec encore les attaches le système d’attache les tenons les morthèises et les cordes qui sont encore visibles nous avons demandé à un spécialiste de la navigation antique qui s’appelait Patrice Pomet qui était
Membre du Centre Camille Julian un centre dédié à la plongée et à l’exploration des épaves de venir travailler sur ces bois de bateau et il a déterminé qu’il s’agissait d’embarcation de deux embarcations une dans chaque galerie sans doute de 14 m de long à peu près entièrement constitué
De bois de pain et de cèdre qui était pour les Égyptiens un bois d’importation ce bois n’existe pas à l’état naturel en Égypte il faut le faire venir de régions comme la Turquie ou le Liban donc nous avions finalement la réponse ces galeries qui étaient découvertes à mersagawasis exactement au même moment
Était clairement la trace d’un même système de galerie entrep destiné entre deux expéditions à stocker le matériel expéditionnaire utilisé par les Égyptiens et en premiereu bien sûr les embarcations transporté de la même manière par pièces détachées utilisé sur la mer Rouge pendant que l’on menait l’expédition et ensuite stocker à
L’intérieur des galeries lorsque l’expédition prenait fin en attente d’une nouvelle utilisation dans ce cas précis on peut imaginer que les populations bédouines qui occupaient le désert ont souhaitait gêner le système expéditionnaire égyptien et ont mis le feu à ces bateaux ce qui sans doute d’ailleurs a retarder la réutilisation
De ce site pendant un certain temps mais pour les archéologues c’est évidemment quelque chose de tout à fait favorable parce que je ne vous cache pas que si ces bateaux n’avaient pas brûlé nous n’en aurions en fait rien retrouvé ils auraient été réutilisés voir récupéré et aurait fini par de toute façon
Disparaître complètement donc cette découverte est frustrante rentre dans la mesure où nous n’avons que des bois carbonisés du charbon mais finalement nous avons ici probablement les restes complet de deux bateaux entiers qui sont les plus anciens bateaux spécifiquement conçus pour la mer que nous connaissons actuellement au monde donc c’est quand
Même une découverte qui était en son temps importante les vestiges de ces bateau ont pu être datés par les dépôts de céramique qui sont associés par des analyses au carbone 14 que nous avons fait de ces bois d’une période qui correspond auour début de la 12e dynastie autour de 2000 1950 avant
Jésus-Christ voici la date de ces bateaux mais ça n’est pas la date la plus ancienne de ce site car nous avons retrouvé également dans les galeries des quantités extrêmement importantes de poteries et cette poterie nous ramène encore à une période plus ancienne puisqu’il s’agit de céramique qui date
De l’Ancien Empire entre 2500 et 2200 avant Jésus-Christ le site éta déjà occupé les galeries avaient déjà été creusé et elle devait déjà servir au même au même pour la même raison à abriter le matériel expéditionnaire et les bateaux dans ces galeries nous avons trouvé des ostracas qui datent de
L’Ancien Empire qui nomme par exemple ici un responsable un responsable de l’atelier qui s’appelle Nefer roui et nous avons trouvé une très abondante collection d’empreintte de sa qui conditionnait du matériel qui était apporté sur le site par les Égyptiens et nous avons à travers des centaines de ces empreintes de saut pratiquement les
Noms de tous les rois de l’Ancien Empire entre le roi kfren 4e dynastie autour de 2600 avant Jésus-Christ et le roi Pépi 2 l’un des derniers rois de l’ancienne empire autour de 2150 2200 avant Jésus-Christ donc nous avions la preuve à travers ce matériel que le site avait été utilisé pendant
Une très longue période sa période d’utilisation on commence avec la 4e dynastie le roi le plus ancien que nous y avons est le roi kfren qui est le bâtisseur de l’une des grandes pyramides de guisa et cette occupation intermittente se prolonge pendant la période qui va de 2600 à 2200 avant
Jésus-Christ et à nouveau le site est occupé à l’époque du Moyen Empire et même à l’époque du Nouvel Empire égyptien Infiné nous avons la preuve que ce site a été irrégulièrement fréquenté pendant une période d’à peu près un millénaire où il a servi de por pour les Égyptiens à différents pour différentes raisons
Alors nous avons encore trouvé sur ce site d’insourna plusieurs autres documents à l’intérieur même de ces galeries qui étaient complètement effondré nous avons retrouvé des textes qui avaient été gravés enfin qui avaient été peint alors vous en voyez ici un al on le voit très très mal iciin vous avez
Sur ces murs irréguliers de parois de gris les Égyptiens avaient plaqué une sorte de badigion de plâtre et ils avaient inscrit sur ce badigion de plâtre des des inscriptions commémoratives qui racontent les expéditions qui prenaient la mer sur la mer Rouge alors la voici sous la forme d’un fac similé c’est
Peut-être un peu plus clair et vous avez ici daté de la 5e dynastie alors non c’est peut-être pas beaucoup plus clair mais c’est très fragmentaire mais je vais vous dire ce qu’on peut ce qu’on peut y voir vous avez le nom du roi jet carizi qui est un grand roi de la 5e
Dynastie nous sommes autour de 200400 avant Jésus-Christ et les fragments de ce texte indiquent qu’on a utilisé des bateaux de type giblit à la mode de Biblos en quelque sorte des bateaux kebénet pour se rendre à un endroit qui malheureusement n’est pas nommé alors le texte a des trous et malheureusement les
Trous tombent malheureusement parfois aux endroits qu’on aimerait bien connaître mais on voit que l’on a quand même ici l’idée de du départ d’une expédition dans des bateaux vers des destinations différentes on a retrouvé un deuxième de ces textes hein vous le voyez ici au moment de sa découverte
Même chose dans une autre galerie un texte qui avait été appliqué sur une paroi avec un badigon de plâtre et qui s’était ensuite tout bêtement effondré au cours des siècles dans les différentes lites de sable qui avaient boucher progressivement l’entrée de cette galerie et ce texte qui est en
Fait un gigantesque puzzle nous donne là encore l’idée qu’il s’agissait d’expédition maritime puisqu’il enregistre la présence de rameur la présence de membres d’équipage et même la présence d’un Amiral donc un personnage un gradé de la flotte relativement important et ce texte nous donne aussi une autre information
Puisque le bandeau qu’il y a au sommet de ce texte nous donne une date l’année du 7e recensement 4e mois de la saison chezmou jour 4 très précis une mission a été effectuée par le directeur de la troupe CED etep vers les terrasses de la turquoise donc le texte nous dit
Clairement que depuis ce point-là on se rend par voie maritime dans les mines du Sinaï et là encore nous avons de la chance puisque au Sina c’est ce que je vous montre en bas en fait ici ce petit texte que vous avez ici toujours au wadimarara et bien on retrouve un même
Texte un autre texte de ce même responsable le général CED etep sur les lieux même de l’exploitation ce qui nous donne à nouveau une bonne correspondance entre le matériel inscrit découvert sur le site d’insourna et ce que l’on retrouve sur le site du wadimarara et sur les sites d’exploitation minière du
Sinaï tout dernièrement on a retrouvé encore sur ce site cette petite Stelle que vous voyez là vous avez al c’est très émouvant est et assez rare pour l’Égypte ancienne vous avez un personnage qui tient sa femme par la main et puis vous avez le petit garçon qui se trouve derrière là alors je
Essaie de vous le montrer avec la flèche il est un peu un peu abîmé ici et le texte est accompagné d’un la la représentation est accompagnée d’un texte c’est un dénommé Idou qui vous explique que il est rentré sain et sauf à bord d’un bateau qui s’appelle celui
Qui apporte le pain et la bière sur les deux rives donc là aussi en fait il y a en fait il a pris la navette pour rentrer en Égypte il était très content et il a érigé cette Stelle sur le site d’insourna mais ce ce personnage a
Également laissé là encore au Sinaï une stelle presque identique où vous le retrouvez avec son fils et sa femme hein donc c’est un personnage qui est un professionnel de la commémoration mais il a laissé des traces de son passage sur les deux rives du golfe de Sue ce
Qui nous assure une fois de plus la connexion qui est existe entre le site portuire d’insourna et notamment le Sinai alors voici une image pe-être un peu moins flatteuse de la façon dont se présente le site Aujourd’hui vous avez sa partie basse qui a malheureusement été très largement endommagée par la
Construction moderne d’hôtel qui se trouvent sur le bord de la mer et qui malheureusement ont certainement détruit une partie non négligeable du site le site est également en taillé de part en part par une route moderne un pipeline pour le pétrole un pipeline une pour l’eau et une ligne haute de tension donc
Il y avait quand même plusieurs perturbations sur le site mais dans la partie basse on a quand même retrouvé des campements des installations avec des des traces de la vie quotidienne des silex beaucoup de matériel des céramiques et nous avons également retrouvé au pied de cette espèce de
Petite but rocheuse que vous voyez là une forme très très étrange c’est une espèce de fusse très très étroite qui est creusée dans le gré naturel et qui est équipé d’ailleurs sur le côté vous le voyez ici sur la diapositive que je vous montre ici de toute une série de
Perforations d’un côté et de la construction de petits piliers de pierre de l’autre côté alors quétait cette structure étrange notre idée est qu’il s’agit en fait d’une sorte de calabateau qui a été utilisé pour les opérations de montage ou de démontage des embarcations lesquelles pouvaient être placé
Au-dessus de cette fosse au moyen de poteau qui permettaiit de les soutenir peut-être pour radouber la coque pour faire des opérations liées au montage de ces embarcations en tout cas le la modélisation que nous avons faiteagit simplement d’une vue de l’esprit nous avons repris un bateau qui est représenté sur les barasreliefs de
Saouré qui est un roi de l’Ancien Empire et nous avons pu constater que un bateau de 14 m conviendrait parfaitement bien c’estàd en fait un bateau de la taille de ceux qui ont été retrouvés sur le site correspondrait parfaitement bien à l’utilisation de de cette cale à bateau
Sien est vraiment une donc deuxème site le site d’ourna bon je passe évidemment très rapidement c’est un site très riche il a été occupé à plusieurs époques on a des occupations de l’ancien empire du Moyen Empire égyptien du Nouvel Empire égyptien et à la fin toutes ces galeries
Ont été encore réoccupées par des herite CoPt qui ont trouvé commode de se réinstaller dans des galeries qui avaient été creusées pour eux en quelque sorte par les égyptiens de l’époque pharaonique mais pour ce qui est mon propos aujourd’hui ce site nous a apporté beaucoup d’ formation puisqu’il
A confirmé que nous étions en présence à chaque fois de ports qui sont des ports intermittents que l’on va activer au moment où l’on va organiser une expédition qui sont ensuite abandonné pendant une période plus ou moins longue et que les bateaux effectivement restaient sur place puisque on en a
Retrouvé deux qui manifestement avaient été entreposés dans les galeries du site avant d’y être incendié pour des raisons que nous ignorons les textes qui nous ont également é é qui ont également été découverts à cette occasion rapportent que les expéditions qui étaient organisées depuis le site avaient commencé très tôt dans l’histoire
Égyptienne au cours de la 4e dynastie 2500 2600 avant Jésus-Christ et que elle s’était prolongé finalement pendant pratiquement un millénaire alors j’en vais maintenant au dernier des sites mais c’est aussi celui sur lequel je passerai le plus de temps puisque c’est celui qui m’occupe encore aujourd’hui nous organisons chaque année
Une campagne de 6 semaines de fouille environ depuis l’année 2011 qui a été celle nous avons fouillé pour la première fois sur ce site ce site est à la fois le plus grand le plus ancien et certainement celui qui a laissé qui a livré le plus d’informations sur ces
Ports intermittents de la mer Rouge sur le mode d’organisation et il est probable qu’il s’agit vraiment du prototype c’estàdire du site qui a été aménagé en premier et qui a été ensuite copié imité reproduit dans les deux systèmes que je vous ai par la suite montré alors ce site du wadieljarf il se
Trouve 100 km plus au sud que celui de einsourna et finalement il est disposé pratiquement en face de la zone cible c’estàdire qu’en fait on est pratiquement en face de la zone minière que les Égyptiens avaient intérêt à exploiter alors ça a peut-être paru pratique au départ aux Égyptiens
D’aménager un point de départ part juste en face de l’objectif qu’il recherchait arrivé au sud-ouest de la péninsule du Sinaï mais vous allez voir que ce site qui est gigantesque n’a probablement été occupé que pendant moins d’un siècle parce qu’il avait aussi un certain nombre de contraintes qui se sont révélé
Probablement gênantes au bout d’un certain temps d’utilisation alors ce site il a une particularité aussi c’est que non seulement vous avez ici ce que je vais vous montrer c’est-à-dire en fait un très très grand site de occupation on va trouver des campements on va trouver des galeries de stockage
On va trouver également des installations portuaires qui sont préservées dans ce cas-là mais vous avez également de l’autre côté un point de débarquement qui correspond au point d’embarquement et qui est une forteresse qui se trouve sur la côte de la Mer Rouge et qui permettait certainement aux Égyptiens de sécuriser leur présence
Dans un milieu qui était peut-être hostile pour eux alors voici le site du wadiijarf vous le voyez ici en fait vous voyez plus particulièrement le campement que nous montons chaque année en fait nous vivons comme les Égyptiens de façon intermittente sur le site chaque année en constituant ce camp de toile sous
Lequel nous passons pas loin d’un mois et demi avec les mêmes problèmes d’ailleurs d’approvisionnement qui devait être ceux des Égyptiens puisquil n’y a rien autour il faut faire venir l’eau il faut faire venir la nourriture régulièrement pour la mission archéologique et vous remarquerez que partants clair on s’embarque pas
Vraiment vers l’inconnu puisque vous distinguez sur la ligne d’horizon la côte du Sinaï le golfe de suè à cet endroit-là fait à peu près 50 km de large donc partant clair on voit bien où on va donc il s’agit quand même d’une sécurité et sur l’autre rive comme je
Vous le disais on a cette forteresse circulaire qui a été fouillée récemment par une mission canadienne et américaine sous la direction de Gregory mford et qui était certainement un point d’ancrage des Égyptiens pour protéger leurs équipes au moment où il débarquaient au Sinaï et certainement cette forteresse assurait finalement
Un relais dans l’acheminement des vivres et des troupes qui allaient travailler dans les mines de cuivre du Sinaï alors ce site du wadieljarf en fait il a été utilisé d’après tout ce que nous avons pu découvrir en maintenant plus de pratiquement 15 ans de fouille he ce site a été utilisé
Essentiellement au début de la 4e dynastie c’est-à-dire qu’en fait son temps de vie est très court il a été occupé entre 2650 disons et 2600 avant Jésus-Christ sous les règnes de Snefrou et de Chéops qui sont les deux premiers rois de la 4e dynastie qui est la
Dynastie qui a construit les plus hautes pyramides he celle de Keops agiza qui fait qui fait 146 m de hauteur et toutes les pyramides de Snefrou à meou et Dashour qui sont toutes des pyramides de 100 m de hauteur à peu près et bien c’est à cette période de l’histoire égyptienne exclusivement qu’appartient
Ce site d’ainsourna ce qui veut dire que à l’époque de chops qui est visiblement le dernier à avoir occupé le site pour se rendre au adieljarf les équipes devaient embarquer près de la pyramide de kops à gisa elle devaient dans un premier temps remonter le fleuve jusqu’au niveau de la
Dépression du Fayum que vous avez ici où d’ailleurs on trouve une pyramide de Snefrou qui avait été édifiée au début de son règne il devait ensuite traverser l’ensemble du désert oriental en passant par un corridor naturel qui s’appelle le Wadi Araba pour pouvoir rejoindre donc le wadieljarf qui servait de point
Portuaire à cette endroit-là on devait donc réassembler les bateaux pour pouvoir effectuer la traversée et gagner donc le site de elmarca que je vous ai montré il y a quelques secondes avant ensuite de se rendre cette fois-ci encore par voie terrestre dans les zones minières proprement dit où d’ailleurs on
A retrouvé des stelles rupestres gravé au-dessus des m qui donne les noms de Snefrou et de kops donc en fait la chaîne qui permet d’aller de la vallée du Nil jusqu’à ces zone d’exploitation du Sinaï nous est parfaitement connu mais vous allez voir que la fouille et
L’exploitation de ce site nous a apporté un très très grand nombre d’informations alors ce site d’abord première chose c’est un site qui a été découvert à plusieurs reprises en fait le site a été pour la première fois signalé par un explorateur britannique qui s’appelle John Gardner Wilkinson c’est l’inventeur du guide touristique
Pour visiter l’Égypte il avait écrit un premier livre de visite un premier guide touristique au début du 19e siècle et il a ensuite en fait c’est un personnage qui a vécu pendant très très longtemps en Égypte et il a parcouru pratiquement toute l’Égypte et il avait même parcouru cette zone relativement déserte et
Isolée mal connu qui est la côte de la Mer Rouge à cettep époque là et il a découvert ce site en 19 en 1823 il a publié un rapport de sa découverte une dizaine d’années plus tard et il signale à cet endroit du Wadi eljarf qu’il y a des catacombes d’époque grco-romaines en
Effet il avait trouvé des galeries creusées dans la montagne il avait trouvé du bois brûlé et des céramiques et il a conclu que puisque les Égyptiens ne brûlaient pas leur mort ces sépultures étaient forcément des sépultures d’époque gréco-romaines bon était très très loin de la vérité comme
Vous allez pouvoir le voir dans quelques minutes le site a été donc signalé dans une revue de géographie anglaise la Royal Geographic Society le bulletin de la Royal Geographic Society au milieu du 19e siècle et puis il a été ensuite complètement oublié ce sont des pilotes français du
Canal de Sue c’est en fait des pilotes de bateau hein qui s’appelaient François Bisset et René Chab mourissau qui ont découvert pour une deuxième fois ce site à la fin des années au milieu des années 1950 ils onont découvert le site certainement d’ailleurs en consultant les notes de
John garnerel Wilson et de James Burton qui étaient les explorateurs anglais qui avaient découvert le site pour la première fois mais ces pilotes de su étaient des archéologues amateurs et c’est d’ailleurs grâce à eux que nous avons retrouvé le site puisque nous avons eu accès aux notes qu’ils avaient
Pu prendre lorsqu’ils avaient travaillé sur ce site François Bisset était d’origine paloise et c’est une dame d’origine paloise Ginette Lacasse qui a recueilli ses papiers et qui nous a permis de retrouver en fait ce site ces pilotes de su sétaient rendu à nouveau sur le site ils avaient trouvé à nouveau
Un système de galerie creusé dans la montagne à quelques 5 km de la mer et ils avaient pas compris à quoi ça servait c’est normal quand on trouve des galeries creusées dans la montagne à 5 km de la mer le premier réflexe n’est pas de penser qu’il s’agit d’un port
Pharaonique mais ils avaient quand même identifieré que la céramique n’était pas qui avait lancé galerie n’était pas d’époque greco-romaine mais datait de l’ancienne Empire égyptien donc ils avaient quand même progressé sur la voie de la reconnaissance de ce site et ils pensaient que les galeries étaiit probablement quand même destiné à
Exploiter une ressource minière dont ils ignoraient la nature alors ils avaient été quand même relativement loin dans leur processus d’évaluation du site puisqu’ils avaient même fait une demande de fouille auprès des autorités égyptiennes malheureusement pour eux c’était en 1956 alors si vous connaissez un peu l’histoire récente de l’Égypte 1956
Nétait probablement pas la meilleure période pour demander une autorisation de fouille au gouvernement égyptien puisque c’est la fameuse crise de Sue dans laquelle la France et l’Angleterre se sont donc ont déclaré la guerre à l’Égypte et que d’ailleurs ces pilotes de suè ont été obligés de quitter définitivement le territoire égyptien ce
Qui a occasionné à nouveau l’oubli complet de ce site jusqu’à ce que nous soyons capable de le redécouvrir en 2008 mais en 2008 les choses avaient beaucoup changé parce que en 2008 nous connaissions déjà les sites de mersagaw 6 et de einsourna et donc moi j’ai passé
En fait pas loin de 10 ans à chercher ce site en sachant qu’il s’agissait très certainement d’un port sur la mer Rouge puisqu’on avait toutes les caractéristiques de ces ports intermittents que nous commençons bien à connaître autour de 2007- 200008 alors voici le site de du wadiijarf tel qu’il
Se présente aujourd’hui et vous allez voir que il a à la fois des avantages et des inconvénients le le premier avantage c’est que il est approvisionné en eau en fait vous avez une source qui jaillit au pied de la montagne en fait c’est le même système pratiquement que à insourna
Sauf que l’eau n’est pas chaude elle est froide et petit détail quand même elle jaillit quand même relativement loin de la mer hein c’est une source qui se trouve actuellement d’ailleurs à l’intérieur d’un monastère chrétien le monastère de Saint pool sur la mer Rouge c’est construit à l’époque médiévale
Autour de la source qui était certainement utilisée par les Égyptiens à cette époque-là c’est une source quand même intéressante hein vous la voyez ici elle est incluse dans le monastère mais d’après ce que nous ont dit les moines que nous avons interrogé elle produit quand même quelque chose comme 3 à 4 m
Cbes d’eau par jour et en fait l’un des travails des Égyptiens sur le site a été très certainement de capter cette source très régulièrement et de la stocker pour pouvoir exister pour pouvoir travailler dans ce coin de désert égyptien alors au-delà de la source qui est quand
Même très éloignée est à plus de 10 km de la zone des galeries vous avez une zone où les galeries ont été creusé dans la montagne comme à mersagaw 6 et comme à eininsourna seulement au lieu d’avoir 10 galeries comme à ainsourna et ou galeries comme à mersagwais à Wadi
Eljarf nous en avons dénombré 31 he vous les voyez ici elles sont organisées à l’intérieur d’une petite bute de calcaire de façon extrêmement dense et on en a encore un autre système qui est le long des des versants d’une petite vallée sèche qui s’écoule du nord au sud
Donc un système de stockage un système d’entrepôt de magasins où d’ailleurs nous trouvons quand même des du matériel des informations extrêmement importantes ensuite nous avons des systèmes de campement un campement aménagé à proximité des galeries au sommet d’un tablement rocheux avec toutes ces cellules celui-là nous l’avons pas
Encore du tout du tout fouillé nous attendons l’occasion de pouvoir le faire il sagit en fait d’un campement qui est bien placé pour surveiller la côte les accès on sent bien que les Égyptiens se méfient quand même de ce qui peut y avoir dans le désert à cette
Périodelà au milieu de nulle part entre la mer et la montagne ils avaient également aménagé ce gros système de campement que vous avez ici que nous avons fouillé complètement et dont je vais vous reparler tout à l’heure il s’agit d’une structure qui Dagne du règne de kops et que nous avons retrouvé
Dans l’état que vous voyez ici complètement réensablé et pratiquement intact et enfin nous avons des systèmes de des systèmes portuair aménagés sur le littoral avec une jetée alors il s’agit là encore très certainement de la plus ancienne structure artificielle portuaire connu au monde puisque tout nous permet de démontrer qu’il s’agit
D’un élément qui a été aménagé au début de la 4e dynastie 2600 avant Jésus-Christ à peu près c’est certainement le port maritime aménagé en mer le plus ancien que nous connaissons actuellement C jeté en forme de L alors je vais revenir maintenant sur les différents éléments que nous avons
Fouillé et je vais adopter une démarche régressive je vais partir de la côte et je vais revenir vers l’intérieur des terres d’abord les installations côtières donc cette jetée vous la voyez ici elle est très longue nous l’avons reconnu nous l’avons reconnu en travaillant un Maré basse en pâugant
Dans l’eau avec des instruments de mesure pour la relever de la façon la plus précise possible nous avons d’ailleurs repéré que au pied de cette jetée dans cette zone que vous avez ici il y a encore une vingtaine d’encres de bateau et de très nombreuses céramiques de l’époque de l’Ancien Empire qui sont
Qui ont été perdu par les bateaux qui sont encore au niveau du sol qui était celui du port de du fond du port à l’époque de la 4e dynastie nous avons également fouillé la partie émergée de la jetée qui est exceptionnellement bien conservée hein vous la voyez ici cette
Jetée a été construite avec des blocs de pierre qui sont de grosses tailles du côté nord c’est l’endroit d’où le vent souffle c’est l’endroit qui est le soumis le plus à la contrainte des courant le vent souffle du nord dans toute cette zone de la mer Rouge et la
Jetée que vous avez là est aménagée pour pouvoir abriter les bateau d’un vent qui souffle parfois très violemment en venant du nord cette jetée nous avons pu l’étudier parce que en la dégageant nousous sommes rendus compte que cette jetée est construite avec des des murs des portions de murs qui sont concaves
Hein vous les voyez bien ici qui sont certainement faites pour renforcer la solidité de cette structure elle est aménagée en pierre de grosse taille en grosse pierre de taille du côté nord et elle est compactée avec de l’argile qui sert de mortier sur toute sa partie sud
Qui est plutôt en fait en plan incliné comme vous pouvez le voir ici en tout cas cette structure a très très bien résisté nous l’avons entièrement relevé vous vous avez ici le plan bâtimétrique que nous avons pu faire dans le port et nous sommes arrivés à la conclusion que
Cette jetée en forme de aile orienté au nord on sert un bassin d’au calme de 5 à 6 heectares et qu’elle fait 200 m dans sa dimension ouest-est et encore 200 m dans sa dimension Nord-Sud il s’agit vraiment d’un aménagement monumental voici les ancres de bateau qui sont
Encore au pied de cette structure que nous avons pu photographier sous l’eau et à proximité de la jetée nous avons fouillé ce système de campement que vous voyez ici à 200 m du rivage où sans doute les ouvriers s’installaient pour pouvoir remonter les bateaux c’est là qu’avait certainement lieu l’opération
De reconstitution des bateaux après qu’ils avaient été aménagés depuis la vallée jusqu’à la côte de la Mer Rouge ces campements on en a trouvé deux un au sud un au nord avec ces constructions qui sont des constructions faites au mortiers de façon très très régulière et lorsque nous avons fouillé cette
Ensemble nous avons eu la surprise de voir apparaître un très abondant matériel al vous voyezci ces campements en dents de peiges he qui sont très très bien organisés avec d’ailleurs une stratigraphie relativement complexe he il faut pas penser que l’archéologie égyptienne une archéologie très simple he parfois des documentaires vous font
Croire qu’il suffit d’enlever le sable et tout de suite on a des statues des stelles qui sortent c’est pas vrai vous avez ici un milieu assez compliqué à fouiller il faut détecter les trous de poteau dans du sable dans du sable mouillé ou dans des lits d’argile que
L’on a on a ici quatre ou cinq niveaux d’occupation différents avec parfois des bâtiments qui sont superposés les un aux autres certains ayant récupéré le matériau des bâtiments antérieurs pour être construit ça nécessite une archéologie relativement fine et faite par des professionnels et et non pas simplement prendre un chapeau et un
Fouet et et aller fouiller dans ce type de dans ce type de de de structure alors ce que vous voyez ici c’est le plan final que nous avons fait de cette structure donc deux bâtiments en cellules construit au mortier et nous avons eu la surprise de découvrir entre
Les deux un très abondant c’est ce que vous voyez en blanc ici un très abondant lot d’encre de bateau alors on avait un matériel abondant des des empreintes de saut qui sont au nom de snerou et de et de kops mais la découverte la plus importante était celle de ces encres de
Bateau que vous avez choisi d’ailleurs pour mettre sur la fiche de de cette rencontre de ce soir mais effectivement c’était sans doute une découverte majeure puisque il y avait une centaine d’ancre qui était déposé entre ces deux bâtiments il est probable que on nait pas pris la peine de rapporter les
Ancres dans les galeries parce que alors on les a toutes pesé hein elles font entre les plus petites font 50 60 kg mais les plus grosses font 300 320 kg donc ils se sont dit c’est pas assez précieux ça on va pas le trimbaler sur quelque chose comme 5 km pour l’amener
Dans les galeries de stockage mais on va quand même les protéger et on les a simplement enseveli dans l’espace qu’il y avait entre les deux bâtiments que vous avez vu ici mais c’était quand même surprenant parce qu’en fait on a fouillé dans du sable mouillé à la base et ces
Encres de bateau elles ont pas parfis encore la trace des cordes des passés de cordes qui servaient à les attacher à les équiper d’un lien pour pouvoir les utiliser et plus grande surprise encore beaucoup d’entre elles étaient encore inscrites à l’encre rouge ou à l’encre noire de marqu qui nous donnent très
Souvent les noms des bateau auquel s appartenaient ce qui fait que finalement en ayant cette centaine d’encre on a en quelque sorte pu avoir une idée de la flotte de Chéops qui avait fréquenté les lieux au moment de son abandon final en quelque sorte alors ces encres de bateau
Elles ont plusieurs noms de bateaux les voici en voici un autre alors vous voyz trs très bien d’ailleurs le dessin du bateau qui accompagne celle-ci il y a un bateau qui est représenté puis vous avez ici trois signes or c’est un bateau qui s’appelle littéralement les vivants vous
Avez différents types de marqu qu’on retrouve ici vous avez un autre bateau qui s’appelle nebtaoui ce qui ve dire littéralement le maître des deux terres et nous sommes rendus compte que là encore même pour ces bateaux rien n’était laissé au hasard c’està-dire que non seulement tout est organisé tout est
Calculé vous allez voir que ce site est occupé avec une grande rigueur par les Égyptiens tout doit être calculé et vraiment organisé tout le temps mais même la flotte qui le fréquentait ne devait pas son nom au hasard on a trouvé en fait dans ce dépôt d’encre quatre
Noms de bateaux il y en a un qui s’appelle celui qui vénère Wet Wet est une divinité égyptienne qui est associée au nord de l’Égypte l’autre bateau s’appelle celui qui élève la couronne blanche la couronne blanche est le symbole de la royauté du roi sur le sud de l’Égypte le troisème bateau s’appelle
Neptaoui le maître des deux terres c’est une référence à la capacité que le roi a de réunifier s son gouvernement deux territoires distinctes labas Égypte et la haut Égypte et enfin on a un dernier bateau qui s’appelle les vivants qui fait probablement référence au peuple de l’Égypte en somme la flotte dont nous
Pouvons avoir le nom à travers ces inscriptions est conçu pour être le reflet de l’Égypte le Nord le Sud le roi le peuple vous voyez que tout est organisé tout est calculé et les noms que l’on donne aux embarcation sont des noms programmes qui sont supposés incarner en quelque sorte le pouvoir du
Roi alors je passe à la 2è partie de ce que nous avons fouillé ce fameux bâtiment qu’on a appelit le bâtiment intermédiaire il a été placé volontairement au cœur du système le système s’étire sur une distance de plus de 6 km puisque les galeries n’ont pu être creusées qu’à l’endroit où il y
Avait des Roch RER or les premiers rochers que l’on trouve sont à 6 km de la côte il pouvait pas faire mieux donc on a les installations côtières qui sont forcément dans l’eau on peut pas mettre un bateau à l’eau sans sans la mer et on
A à 5 km de un système de galerie qui sert à ranger les bateaux donc le système s’étire sur une très très longue distance et ils ont cru sans doute nécessaire d’organiser une sorte de point de contrôle au milieu de l’ensemble de ces installations et donc
À à 2 km demi de la mer et à 2 km demi des galeries vous avez ce grand bâtiment que vous avez là qu’on a appelé le bâtiment intermédiaire et qui finalement est au milieu de rien mais qui n’a comme principale vertu que d’être installé clairement au cœur du système et
Peut-être capable d’ailleurs de communiquer par des systèmes de de de feu ou de signaux de fumée avec l’ensemble des installations qui gravitent en quelque sorte autour alors ce bâtiment était quand nous l’avons trouvé complètement réensablé c’était de la fouille péible mais relativement simple c’était que du sable éolien qui avait progressivement
Comblé ces différentes lères que vous avez là qui sont des grandes pièces qui devait servir à loger des équipes relativement importantes et nous avons eu quand même une très mauvaise surprise parce que le bâtiment est parfaitement conservé on arrive après dessablage deensemble désensablement de l’ensemble du bâtiment à de magnifiques sols
D’argile lissé avec des trous de poteau qui permettent d’adapter au-dessus une couverture légère les murs font parfois encore 2 m de haute ce qui est quand même rare pour un bâtiment qui mine de rien à quelque chose comme 4500 ans et qui n’a pas pratiquement pas bougé
Protégé qu’il était par le sable éolien mais mauvaise surprise au moment du départ toujours prévoyant toujours bien organisé les Égyptiens avaient passé le coup de Balet final ce qui fait que le bâtiment était prêt à être réutilisé pas un tesson aucun matériel propre on avait même les trac des coups de balai qui
Avaient simplement été passés sur le sol d’argile donc très beau mais très frustrant parce qu’on attend quand même un peu de matériel pour pouvoir dater pour pouvoir dire des choses pas une empreinte de saau pas un tesson rien du tout alors c’était bien en fait on a vu
Vous voyez ce bâtiment après dégagement un très très beau très très Bell choses mais nous avons quand même la chance de voir que sous ce bâtiment ben il y avait une première phase d’occupation qui était à peine perceptible qui car elle était complètement recouverte par ce bâtiment d’ailleurs des bâtiments qui
Sont d’une autre d’une autre orientation et là la fouille a été beaucoup plus compliquée parce qu’il a fallu fouiller entre les lanières de ces bâtiments en déposant les sols bien entendu on ne peut pas détruire un bâtiment du temps de kops comme ça donc il a fallu
Fouiller à travers les fenêtres que sont ces différentes lères pour atteindre le niveau antérieur qui lui est un niveau qui date du règne de snefrro au tout début de la 4e dynastie encore avant le règne de kops et là nous avons trouvé tout ce que nous voulions c’est-à-dire des installations domestiqu des foyers
Des emprintes de saut nous avons trouvé des terines qui servent à cuire le pain et et nous avons même trouvé dans ces différents bâtiments alors voyez comment c’est organisé hein il y a quand même une logique de construction de plusieurs petits bâtiments nous avons aussi retrouver des ostracas alors qu’est-ce
Que c’était simplement des petits galet ramassés comme ça dans les lits des Wadi environnant mais qui portent des annotations chiffrées à l’encre rouge ou à l’encre noire hein vous les voyez ici qu’est-ce que c’est en fait que c’estes galet et bien à mon avis ce sont simplement des jetons qu’on distribue
Aux ouvriers et ils vont ensuite se présenter à l’administration et ils obtiennent en échange de ce de cette contemarque une ration alimentaire donc on a finalement une idée de la vie économique de son campement avec à l’époque he le Scrib est très arrogant il y a que lui qui sait écrire donc ces
Petits bout de cailloux qui sont inscrits de sa main ne peuvent pas être falsifiés par les ouvriers qui sont certainement illétrés donc le pouvoir de l’écriture fait qu’on peut transformer en monnaie un simpleillou caillou simplement en écrivant une mesure dessus et on est allé même encore un peu plus
Loin dans les informations puisque si vous regardez bien certains de ces galets enfin presque tous d’ailleurs en fait vous remarquerez qu’on a deux mesures une mesure ici et une autre là en fait ils sont un peu comme nous ils sont passés un moment du franc à l’euro
Ils ont changé le système de mesure au tout début de la 4e dynastie c’est la réorganisation de l’État égyptien et d’un côté du Galéo on a l’ancienne mesure qui est en train de tomber en des études de l’autre on a la nouvelle mesure qui elle va durer un millénaire à
La suite de ça et donc c’est je sont à la fois des contreemarques qui permettent d’obtenir une ration alimentaire mais aussi un outil de conversion d’une mesure qui tombe en desétudes vers une mesure nouvellement mise en service alors voya en voici plusieurs on a des choses variées des
Chiffres plusieurs chiffres parfois on a des noms d’équipes qui apparaissent écrit en rouge sur ces galets de temps en temps on a même des choses plus développées avec les noms d’équipes alors l’équipe ici s’appelle le lion encore une référence au roi ici on a le nom d’un fonctionnaire hein qui s’
S’appelle le le contrôleur des équipes à du nom de Chata et puis vous avez ensuite ici la mesure qui lui est attribué encore c’est un un caillou assez irrégulier mais qui a probèblement été choisi pour pouvoir être facile à prendre en main et puis ici encore un
Autre al celui-là nous a fait m’a fait beaucoup beaucoup rire en quelque sorte puisque moi je suis originaire de Bordeaux hein je connais bien donc le monde de la chasse et vous avez ici un ostracon qui t nom d’un chasseur et le CH le chasseur s’appelle Terry ce qui
Veut dire littéralement liv rogne et je me suis dit finalement que au moins pour certains chasseurs les les habitudes n’avaient pas forcément changé entre le règne de Kéops et la chasse à la palombe que l’on peut faire dans ma région à certaines pas hautes de l’année alors donc des découvertes quand même
Relativement intéressantes et puis on a même retrouvver bon ça n’a l’air de rien mais c’était très émouvant pour nous voyz ce coquillage il a été découvert sous un effondrement du mur ici mais ce n’est pas un coquillage ordinaire et c’est pas un coquillage de la mer Rouge
C’est un coquillage qui vient de la vallée du Nil c’est une grosse pas lourde qu’on trouve dans le fleuve Nil qui a été percé de petits trous à la base ici hein que vous voyez ici peut-être que vous pouvez les voir al j’arrive jamais me servver de la souris
Mais c’est pas grave ici vous avez des petits trous qui permettent de le suspendre autour du cou et à l’intérieur on a une tachche d’encre rouge et une tachche d’encre noir on a même retrouvé ce qui a servi au Scrib à mélanger son encre avant d’écrire les ostracas en
Rouge et en noir que je viens de vous présenter voyez que c’est quand même bien d’arriver sur des sites où rien a bougé finalement puisqu’on retrouve tout en quelque sorte et alors je passe maintenant au dernier point qui est la fouille du système de galerie magazin
Qui est évidemment ce qui nous a délivré le plus d’informations et le plus de matériel alors ces galeries elles sont donc à 5 km de de la côte mais comme je vous le disais on n pas eu beaucoup de mérite à découvrir qu’il s’agissait de l’élément d’un port puisqu’on
Connaissait déjà le système des galeries magasin par deux deux ports qui avaient été précédemment fouiller on a commencé par fouiller un premier système qui en comporte une vingtaine que vous avez ici très densément occupé creusé tout autour d’une petite bute de calcaire que vous avez ici donc
Les différentes phases de la fouille la fouille a été beaucoup plus rapide parce que les galeries sont très bien conservées elles sont dans du calcaire solide et si vous regardez bien la photo que je vous montre vous verrez que devant chaque galerie vous avez des des
Tas de gros blocs de calcairire qui sont placés qui servent de fermeture je vous en donne une image ici hein ce sont des gros blocs de calcaire de plusieurs tonnes qui ont été taillés dans des carriers qui sont avoisinantes acheminé par des rampes devant ces galeries et
Qui servaient à les obturer donc non seulement on mettait les bateaux à l’intérieur mais on pratiquait le système du coffre fort les Égyptiens tablaient sur le fait que les populations bédouines vivant dans la région étai incapables de violer des galeries qui auraient été condamnées avec ce système de fermeture extrêmement
Monumental que vous avez ici et pour aller plus loin vous le voyez un petit peu sur ce sur cette photo non seulement il mettait les bateaux à l’intérieur de ces galeries ces bateaux étaient évidemment très précieux puisqu’il fallait les faire venir du Liban de Turquie de la côte de la côte
Phénitienne du cèdre et du pain on a retrouvé des morceaux de ces bois on sait que c’est du bois qui pour les Égyptiens avait beaucoup de valeur d’où l’intérêt de protéger ces dépôts et ces différents blocs que vous avez ici donc étaient non seulement enchassés dans les
Galeries mais vous AZ un vous voyez ici tout un semi de petits blocs qui comblaient encore les trous et infé les Égyptiens réensablaient tout ce qui veut dire que quiconque aurait été sur le site comme ça n’aurait pas vu qu’il y avait des galeries elles était complètement dissimulé à la vue et on
Note d’ailleurs que sur ce site contrairement à ce que parfois on voit pour l’Égypte où on a des stelles qui proclament la toutepissance de Pharaon là on est extrêmement discret il y a pas de Stelle monumentale qui dit je suis venu ici c’est la propriété du roi rien
Du tout en fait l’objectif c’est de rendre ce lieu aussi anodin que possible lorsque les Égyptiens ne s’y trouvent pas alors petit élément intéressant on a même retrouvé une sorte de glissière fait de de boî de bateau qui ont servi à faire coulisser ce bloc pour pouvoir
Fermer l’une de ces galeries et ces blocs de fermeture ils étaient intéressants parce que euh ils nous ont aussi donné des informations en fait ils sont inscrits avec des marques de contrôle qui donne l’identité des équipes qui ont été chargées de tailler les blocs et de transporter pour fermer
Les galeries et selon un système d’ailleurs qu’on observe aussi près des pyramides de guisa qui sont contemporaines et ces inscriptions ces marques de contrôle nous donne les noms des équipes qui fréquentaient le site à cette époque- làà alors par exemple celle-ci vous avez un très beau cartouche du roi kops qui apparaît ici
L’équipe s’appelle l’équipe des escorteurs de kops lui apporte ses deux uréus alors au début on s’est dit mais on sait traduire la phrase mais on la comprend pas qu’est-ce que c’est que cette histoire du rus qu’est-ce que c’est de qu’est-ce que kops apporte exactement on avait un autre une autre
Marque de contrôle que vous avez là ça c’est les l’équipe des escorteurs de grand et son lion bah de qui le lion est grand on savait pas en fait on a fini par comprendre parce qu’on a eu d’autres d’autres modèles d’inscription qui nous ont donné la solution les équipes qui
Travaillent sont nommé d’après un bateau et le bateau lui-même est nommé d’après une figure de prou qui est un emblème Royal alors je reviens un tout petit peu en arrière celle qui vous dit que les ESC les escorteurs sont les escorteurs de chops lui apportent ces deux uréus
Imaginez un bateau royal avec deux figurations de serpent à la proue imaginez de la même façon pour celui-ci grand et son lion un beau bateau avec une figure léonine qui est à sa prou également et ça c’est clair là encore vous retrouvez le système des non programmes qu’on a déjà vu sur les
Encres de bateau qui montre que tout est calculé et tout est fait pour exalter en quelque sorte la puissance du roi imaginez aussi que à cette époque làà les Égyptiens se rendaient au Sinaï ils allaient certainement d’ailleurs aussi au pays de Pun depuis ces sites de la
Mer rouge comme le Djar ENF on a retrouvé du bois d’é ben sur le site mais on imagine que les gens qui prenaient ces bateaux lorsqu’ils arrivaient avec leur bateaux avec des figure de prou en forme de serpent en forme de faucon en forme de lion ça donnait quand même une impression forte
Aux populations qui pouvaiit habiter les régions dans lesquelles ils arrivaient et donc là vous avez aussi certainement un processus d’intimidation qui est en cours pour aller explorer des régions qui pourrait être hostile aux Égyptiens alors dans ces garies qu’est-ce qu’on a trouvé on a trouvé pour l’essentiel de
Grosses jares de stockage comme celle-ci on en a retrouvé des milliers et ces jares de stockage sont presque systématiquement inscrit avec là encore des noms d’équipe on reconnaît à nouveau l’équipe de grand et son lion que vous avez ici avec un petit lion qui est dessiné d’ailleurs de façon plus ou
Moins heureuse en fonction des inscriptions on a une autre équipe qui s’appelle littéralement l’équipe des escorteur de l’ureéus de chops et saprou alors que là on avait quelque chose de beaucoup plus explicite qui nous a permis de de comprendre mieux quels étaient les le mode de quel était le
Mode de nomenclature de l’ensemble de ces équipes alors je reviens un tout petit peu en arrière quand même ici ces grosses jares à quoi servent-elles et bien elles sont produites sur place elles ont toutes une capacité d’une trentaines de litres il y en a des milliers ce qu’on pense c’est qu’elles
Servent à constituer sur le site un réservoir d’eau artificiel c’est laassation service de l’époque pendant tout le temps qu’ils sont là ils envoient des cortèges d’ânes qui à 10 km 12 km du site vers la source pour en capter l’eau remplir ses jars et constituer des réserves d’eau artificielles qui leur permettent de
Vivre plusieurs mois sur le site avec ces réserves d’eau qui sont constituées donc ça c’est un élément vital du fonctionnement de ce site lorsque l’eau est plus proche comme c’est le cas à aourna on a peut-être pas besoin de ça mais là vous avez là encore un bon exemple de l’investissement logistique
Des Égyptiens tout est calculé on est dans un site dans le désert on a besoin d’eau on a besoin de nourriture et bien tout ceci est parfaitement réglé et calculé par les Égyptiens alors on a retrouvé aussi des fragments de bateaux comme cette grande varangue qui est certainement une pièce de coque mais
Complètement décomposé au mond de sa découverte elle est archéologiquement au-dessus de la descenderie avec cette glissère que je vous ai montré tout à l’heure on a en fait retrouvé des bateaux des fragments qui sont soit petits soit cassés soit pourris en fait les égyptiens n’ont malheureusement pas
Été assez généreux pour nous laisser les bateaux tels qu’il les avaient laissés lorsqu’ils se sont renduste qu’il ne se servirait plus de ce site parce que ce site a des inconvénients notamment sa dispersion dans l’espace est certainement un inconvénient et bien ils sont certainement venus une dernière
Fois pour tout récupérer ce qui pouvait encore être récupéré et ils nous ont laissé le rebut mais c’est quand même un joli rebut parce que malgré tout on a des informations sur les bateaux on a d’autres matériels on a ces jares de stockage je vous en montre ici quelques
Quelques quelques photos hein vous voyez ici he ces dépôts de jar qui sont parfois dans certaines galeries on a retrouvé jusqu’à 600 dans un seul de ces boyaux on a retrouvé également dans ces galeries alors elles sont très belles hein 2,50 de hauteur 3 m de large entre
15 et 32 m de long donc ce sont des galeries qui sont parfois très très grandes ici vous les voyez vous en voyez une après après la fouille parfois sur ces galeries sur les murs de ces galeries on trouve quand même quelques inscriptions commémorative ici vous avez
Un petit scrip qui s’appelle Idou et qui vous explique qu’il est venu du fum et qui vous explique d’ailleurs dans sa petite texte biographique que vous avez en colonne qu’il est venu comme son père en passant par le Wadi Araba qui est le corridor naturel qui permet de se rendre
Sur le boiseljarf et puis parmi le matériel qu’on a trouvé sur ce site je finis par ce qui évidemment a été pour nous la plus belle découverte on a aussi retrouvé des archives sur papyus alors là encore c’était complètement inattendu mais nous avons retrouvé les éléments d’au moins une trentaine de rouleaux de
Papyus plus ou moins bien conservés et ces papyus sont à ce jour les plus anciens papyus connus au monde le site est vraiment celui des superlatifs c’est le plus ancien port du monde mais c’est aussi les plus anciens papyus du monde que l’on connaisse alors c’était la plus
Belle découverte on l’a faite en 2013 on a encore trouvé du papyus régulièrement en 2014 2015 et 2016 mais on avait un dépôt particulier qui se trouvait ici dans l’espace qui se trouve aménagé ici entre deux bloc de fermeture de cette galerie là et on a retrouvé à cet endroit-là des 100
De fragments de papyus je vous montre ici les verrs que j’ai dû constituer en urgence au moment de la fouille parce qu’évidemment ce type de découverte on le fait toujours dans la dernière semaine de la fouille c’est une sorte de règle archéologique non écrite mais qui
Marche à tous les coups et donc il a fallu restaurer très très vite une première restauration de ces papyus les nettoyer les dérouler les mettre sous vert pour les préserver et depuis ce temps il y a aussi maintenant une opération complémentaire de restauration faite par un professionnel ce que je ne
Suis pas pour redresser mieux les fibres et accéder à une meilleure compréhension de ce qu’il y a sur ces papyus alors ces papirus et bien ce sont c’est ce sont les archives d’une des équipes de bâtelierers que l’on connaît sur le site c’est les archives de l’équipe qui
S’appelle les escorteurs de l’ureéus de Keops et saprou qui nous est connu par des centaines d’inscriptions sur jar donc on a une très très grande cohérence de la documentation ce document que vous voyez là don également une date c’est l’année après le 13e recensement du règne de Chéops alors juste un petit mot
À l’époque de l’Ancien Empire les Égyptiens ne calculent pas le temps d’après l’année ils ont un système de calcul biaénal c’est-à-dire enfin biannuel pardon c’est-à-dire qu’en fait il calcule le temps après d’après une opération de rencenscement du bétail qui a lieu une fois tous les 2 ans donc l’an
13 l’an de la l’an après la 13e la 13e occurrence du recensement de chops correspond probablement à l’an 26 ou l’an 27 du règne de ce roi donc on est vraiment à la toute fin du règne de chops et je pense que d’ailleurs que c’est la disparition de ce roi qui a
Amené la l’abandon final de ce site du wadiel jarf vous le voyez ici on a le nom de cette équipe à plusieurs reprises et le cartouche de Kéops son nom écrit dans une façade de palais sont serère sont également présents sur ce document alors que sont ces papyus on a des bord
D’euros de livraison un de denré celui-ci est écrit en beau hiéroglyphe et il enregistre des denrées très très différentes on a probablement ici des cordes qui sont livrées donc du matériel des silex qui sont livrés aux équipes mais aussi vous avez ici une livraison de fic fraîche de différents types de
Pain comme le pain chahat ou le pain Goua vous avez différents types de bières également qui sont livrées en fait toutes sortes de de provisions d’aliments et c’est là qu’on voit d’après ce type de document que contrairement à une idée que reçue depuis longtemps les personnes qui travaillent pour la monarchie qui assure
La construction de la pyramide parce que vous allez voir que ces ouvriers sont aussi employés à construire la pyramide de Keops à guisa ne sont pas du tout maltraité ils ont accès à une alimentation riche et variée en fait ils sont nourris au même titre finalement que les membres de l’administration
Royale d’une certaine façon et ce type de document nous montre que finalement ils ne sont pas ils ne sont pas des défavorisés dans le système qui est mise en place à cette période là alors ici vous avez un beau papyus qui est un papyus comptable qui enregistre les
Nomes les régions d’où vont venir les produits qui vont être distribués aux ouvriers ici vous avez des enseignes de Nô et puis en contrebas vous avez dans des petites cases qui sont là la mention de différents produits comme de la farine de l’orge du grain et des dates
Et à chaque fois on vous donne trois comptes il y a ce qui est prévu en rouge ce qui a vraiment été livré en noir et ce qui est toujours en attente qui est également en rouge vous avez en fait de véritables tableurs de véritaable fiches comptbles extrêmement précis et qui
D’ailleurs comptabilise ses denrées alimentaires parfois à 20 g près hein là encore vous avez une idée de la précision de l’administration égyptienne de cette période de fondation de l’État égyptien mais au-delà des comptabilité ce qui nous a évidemment le plus intéressé alors c’est parce qu’on a
Trouvé des papyus d’un type qu’on ne on nimaginait pas on a trouvé des journaux de bord en fait cette équipe de bâelier elle se déplaçait avec ses archives on sait pas pourquoi ils les ont laissé sur place d’ailleurs on sait pas pourquoi ces archives n’ont pas été rapporté dans
La veille du Nil quand les les Égyptiens avaient quitté le port du Wadi eljarf mais le fait est que nous avons découvert ce lot de papyus et parmi l’ensemble de ces papyus nous avons une dizaine de journaux de bord alors c’est simple vous avez en fait en haut une
Ligne qui donne le nom du du mois ici c’est le premier mois de la saison de l’inondation de la saison arrête vous avez une deuxième ligne qui comptabilise tous les jours du mois au passage les égyptiens sont ceux qui ont inventé notre année civile he ils avaient
Inventé l’année de 365 joursin on a quat saisons de 3 mois qui compte chacun 30 jours et on a 5 jours et pagomè bon ils avaient pas prévu le le les le quart de jour hein donc leur cadonerer a tend à se décaler dans le temps mais ils
Avaient inventé l’année de 365 jours et pour chacun des jours de ce mois vous avez deux colonnes de textes en hierratique qui vous dit ce que l’équipe a fait ce jour-là et elle vous dit donc que l’équipe a fait ceci dans la journée et elle a passé la nuit à faire ça alors
Voici ce que nous avons comme papyus et bien l’intérêt c’est que ces papyus nous rapportent toutes les missions que cette équipe a pu accomplir au cours d’une année à peu près de règne de Kéops on a une première série de missions où on voit que ces personnages sont en train
De s’occuper de mettre en eau tout un système hydraulique artificiel qui se trouve au pied de la pyramide de guisa pour permettre d’y acheminer des matériaux de construction dans le deuxème papyus on a d’ailleurs la mention des transferts de blocs de des carrières de Toura qui se trouvent à
L’est de la valille du Nil vers le site de guisa où la pyramide est en construction ce sont les pierres qui certainement ont servi à faire le revêtement de la pyramide on a ensuite un autre journal de bord qui nous indique la construction d’une jetée et d’un port artificiel certainement sur la
Côte méditerranéenne c’est ce que vous avez ici alors vous allez me dire mais oui mais vous exagérez là on n’est pas sur la côte méditerranéenne du tout mais si en fait à l’époque de kops le delta ne va pas plus loin que ça on est vraiment sur la côte et j’ai les
Toponymes qui me placent clairement l’activité de ce journal à cet endroit-là donc parallèlement à la construction d’un port en mer Rouge ils avaient aussi construit un port sur la côte méditerranéenne pour les mêmes fins il y a une politique de désenclavement de l’Égypte qui est visiblement menée à
Cette période là et enfin on a encore quelques fragments de l’activité sur le port du wadiier jarf et de l’exploitation des mines du sinï al je vous montre quelquesuns de ces documents l’un des mieux préservés ici on a réussi à reconstituer à peu près alors c’est un
Puzzle à chaque fois il faut réunir les fragments mais on a réussi à reconstituer à peu près quatre décades parce que la période de travail c’est pas la semaine pour les Égyptiens c’est la séquence de 10 jours he comme sous la Révolution française et là vous avez ici donc un ensemble de
Quatre décades d’activité qui a pu être reconstitué et à travers ces journaux de bord et bien pour la première fois on accède un peu dans les coulisses de la construction de la Grande Pyramide de Keops agisa puisque on voit les transfert de matériaux al je suis désolé
Je rev un petit peu en arrière ça va un peu trop vite et pu en plus il joue il travaille tout seul l’ordinateur donc voilà mais donc vous voyez ici les carrières dont on extrait les blocs sont à tour à sud et tour à Nord et on peut
Reconstituer le trajet que font les ouvriers pour acheminer par voie fluviale et au moment de la crue puisque c’est le moment où les les eau sont suffisamment hautes pour se déplacer de façon optimale d’un d’un côté à l’autre du l’ageur du fleuve en fait à cette période de l’année donc c’est une
Mission qui a certainement lieu en juillet août septembre de l’année l’époque où l’inondation a lieu en Égypte et on a donc le compte-rendu de la délivraison de blocs qui servent à construire la pyramide laquelle pyramide d’ailleurs vous avez ici son nom est très clairement très clairement noté très clairement cité dans ces documents
Donc deux découvertes majeur quand même rien que sur ce document premièrement la pyramide de chops a bien été construite par les ouvriers de chops et pas par des extraterrestre première chose ni par une improbable civilisation de l’Atlantide dont on nous parle parfois deuxièmement les blocs ne sont pas des blocs de
Pierres reconstitué mais des blocs de qualquerre taillés dans des carrières comme on peut le voir ici contrairement à certaines théories qui sont sont également formulés sur les blocs qui sont employés dans la pyramide de chaops enfit plus de façon plus générale je vais pas m’étendre davantage ces papyus
Nous font en quelque sorte rentrer à l’envers du décor de la pyramide puisque on a l’idée des missions qui sont accomplies par ces différents personnages on a une idée également de la façon dont ils sont entretenus approvisionnés par la monarchie on peut grâce à ces papyus bien sûr avoir et
D’après toute la documentation qui est issue de ces différents ports de la M rouge avoir l’idée de la façon dont les Égyptiens avaient exploité la mer Rouge à cette époqueel là avec les différents itinéraires qu’il pouvaient emprunter pour se rendre en mer Rouge et pour aller chercher des ressources en cuivre
Qui étaient particulièrement importantes puisque c’est avec le cuivre qu’on taille les blocs pour faire des monuments géants comme la pyramide de kops ou comme les différentes pyramides de Snefru et puis on a finalement à la fin de ce travail sur le site du Wadi jarf une autre information au départ
Nous étions partis dans l’idée de fouiller un troisième port sur la mer Rouge mais nousous sommes rendus compte qu’en fait ce port du wadijarf est en fait un élément d’un gigantesque réseau qui a été lancé sur l’ensemble du territoire égyptien par le roi Chéops pour construire sa pyramide en fait ce
Roi pendant tout son règne a mis en coupe régler toutes les ressources du pays pour qu’on soit son monument et le wadijarf est l’un des points de relais de ce gigantesque filet lancé sur l’Égypte qui permet justement d’exploiter tout le wadijarf c’est le point de passage pour aller chercher les
Ressources en cuivre du Sinaï et si l’on regarde ce que l’on a dans les papyuses on se rend compte que bah la main d’œuvre elle vient de la région de guisa on a la provenance des équipes de bâteliers qui sont employé par la monarchie d’après les papyus comptables
On voit que beaucoup des ressources alimentaires qui sont mobilisés pour nourrir les ouvriers sont en fait originaires du delta ce qui est assez logique on a également au travers de ces papyus l’idée de l’explitation des carrés de Toura qui vont servir à constituer le revêtement ex de la
Pyramide donc vous voyez que on a déjà déjà au travers des papyusses une bonne idée de cette mise en coupe réglée du territoire pour la construction de la pyramide et puis là j’extrapole mais on sait que on a pour la pyramide été cherché du basalt dans la région du
Fillum on a été bien sûr cherché du granit dans la région d’Assouan ma carte est un peu courte vous n’avez pas la vraie position de ceci de même qu’on a été cherché de l’albattre en Moyenne Égypte et des pigments dans le désert occidental et donc nous arrivons à la
Fin de ceci à une idée finalement de la raison d’être de ces portes de la mer Rouge ils sont vitaux pour la monarchie égyptienne ils lui permettent d’acquérir des éléments qui sont absolument indispensables pour la mise en œuvre de son programme de construction monumentale ce qui est d’autant plus indispensable d’autant plus nécessaire
Lorsqu’on s’engage dans la construction de monuments géants comme ces pyramides de plus de 100 m que vous avez notamment pendant la 4e dynastie alors je termine quand même en disant un petit mot parce que je parle moi-même mais je suis évidemment accompagné d’une équipe extrêmement nombreuse et je ne veux pas
L’impliciter la le travail sur le terrain est fait par la collaboration de nombreux collègues notamment mon collègue égyptien els marfous qui est maître de conférence à l’Université d’assout Grégory maroir qui est archéologue et actuellement à l’université de yel Damien lené topographe appartenant à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée de Lyon
Séverine marquy qui est archéologue et membre de mon laboratoire du CN interess Orient et Méditerrané j’ai également dans mon équipe des plongeurs de qui appartienent au ministère des antiquités de l’Égypte qui sont dirigés par Mohamed Abdel megid qui est un archéologue spécialisé dans la fouille sous-marine j’avais la collaboration également mais
Il est mort au début de l’année de Patrice Pomet qui est un archéologue spécialisé dans l’étude des bateaux anciens qui a beaucoup travaillé notamment sur les épaves romaines ainsi que George Castel archéologue alifaors je ne cite pas tous mes collaborateurs il y a également de très nombreux étudiants euh de l’Université de la
Sorbonne qui sont venus en stage sur le site et qui ont fait un travail tout à fait réel et concret et que je veux également remercier ainsi que les nombreux sponsors qui nous permettent de travailler chaque année sur le terrain parce que une opération de terrain comme celle-ci qui mobilise quand même 60
Ouvriers pendant 6 semaines à un cout approximative de 50000 € chaque année cet argent il faut le trouver ça fait partie du plus gros du travail du chef de chantier que de réunir ces sommes et nous avons pu bénéficier d’aide de l’Institut français d’archéologie orientale du ministère des Affaires
Étrangères d’une fondation qui s’appelle la Fondation Honor France qui est anglaise et qui s’intéresse beaucoup à l’archéologie maritime de la Méditerranée et de la Mer Rouge ainsi que de l’aide de plusieurs sociétés françaises qui sont établies dans la région de l’isme de suè et qui ont trouvé que nos travaux étit étit
Intéressant et je vous remercie tous pour votre attention vous n’aurez rien contre une séance de questions ah pas du tout pas du tout si je peux y répondre pas sûr he