INHALab F.A.R l Ce que l’étude des réseaux féminins et féministes fait à la recherche en histoire de l’art

18 janvier 2024

Dans cette séance introductive, l’association F.A.R. présente son programme pour la résidence INHALab 2024. Cette table ronde inaugurale est destinée à lancer des pistes de réflexion pour appréhender une histoire de l’art des réseaux de femmes artistes et réfléchir à des méthodologies communes. L’étude des réseaux permet de révéler les dynamiques collectives des artistes et de restituer leur inscription dans les milieux artistiques mixtes et non mixtes. Cette approche entend ainsi dépasser les stéréotypes des « pionnières » et des « femmes exceptionnelles », faussement isolées dans leurs trajectoires individuelles respectives, pour mettre au jour la complexité et la richesse de leur histoire collective.

Organisation et modération
Eva Belgherbi (université de Poitiers / École du Louvre), Clémence Rinaldi (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Franny Tachon (Biennale de Lyon)

Intervenantes
Barbara Caspers (université libre de Bruxelles) (sous réserve), Charlotte Foucher Zarmanian (LEGS – Laboratoire d’études de genre et de sexualité, UMR 8238), Catherine Gonnard (INA), Diana Quinby (artiste et historienne de l’art)

Donner l’info qui en deux en deux ouais c’est bon euh bah bonjour bienvenue euh merci d’avoir choisi de de passer ces quelques heures avec nous euh moi je vais être très brève hein je j’introduis juste un petit peu qui nous sommes que faisons-nous qu’allons-nous faire donc je suis Eva belgarbi cofondatrice et

Coprésidente du phare j’ai effectivement besoin d’un papier pour me le rappeler euh je serai surtout donc sur zoom euh ce soir je parle notamment pour les personnes qui sont connectées ça va être moi qui vais vous dire de couper votre micro et de couper votre caméra donc

Voilà on va passer un petit peu de temps ensemble euh alors déjà on va commencer par des remerciements parce que euh cette programmation ne s’est évidemment pas euh montée toute seule euh donc tout d’abord on voudrait remercier les membres du jury de l’INH laab qui sont donc euh Éric de Chasset Juliette trè

Marie gambois Marie nakcker et Marie Laur Morau on les remercie vraiment très chaleureusement et très sincèrement d’avoir choisi ce ce projet c’est c’est super ça met aucune pression euh donc merci pour votre confiance et on espère être à la hauteur de la tâche une pensée aussi pour France nerlich qui nous a

Témoigné son enthousiasme assez rapidement et euh et son soutien et aussi une pensée particulière pour Sophie h euh qui a été dès décembre 2022 la première à nous parler du dispositif yalab et à nous encourager à postuler donc voilà merci donc il faut définitivement un village et beaucoup de

Travail pour monter cette programmation la mettre en œuvre nous on a beaucoup de chance d’être accompagné par des personnes super par cette institution euh donc merci aussi pour leur accompagnement leur réponses au mail leur patience et leur bienveillance donc à aux équipes des manifestations scientifiques Mathilde Desbois Marie

Naer les équipes aussi de la communication annel plumjo marieur Morau Anna colpard ainsi que Sophie Dero de la bibliothèque de yencha et oui désolé mieux vaut plus que pas assez ainsi que la graphiste Alexandra thellin pour son travail pour nos supports de communication notamment donc qu’il faut

Un village mais il faut aussi des intervenantes qui acceptent de rejoindre cette programmation donc un grand merci à celles qui nous ont fait l’amitié d’accepter cette première invitation pour cette séance inaugurale donc merci Charlotte merci Diana merci Catherine et puis merci Barbara qui est quelque part

Sur zoom mais elle vous la verrez tout à l’heure elle est en en Belgique et et c’était vraiment important pour nous d’avoir ces ces quatre personnes vous le verrez tout au au long de de cette séance j’en profite aussi au passage quand même pour remercier plus personnellement les les quatre autres

Membres cofondatrice donc Camille Philippon ici an nouchambar à Rome voilà Fran tchon et Clémence Rinaldi et coprésidente avec moi Catherine Gonard ça en fait CIN et non pas quatre donc je vais vous laisser je vais arrêter un de de parler je vais présenter un peu plus ce qu’est le phare

Et ce qu’on prévoit de faire aujourd’hui les deux médiatrice et co-organisatrice de cette séance sont Clémence Rinaldi qui qui travail sur les expositions d’artistes femmes à la fin du 19e au début du 20e siècle et qui a beaucoup travaillé sur l’Union des femmes peintres et sculpteurs et Fran

Tachon que je que je cache qui qui a travaillé sur le collectif dialogue et ses salons féminis et ainsi que sur le travail critique et curatorial de Aline Dallier donc voilà vous serez bien équipé je va dire ça comme ça donc je vais un peu vous raconter l’histoire

Du du phare avec des des très belles slides et comme ça on va pouvoir tout de suite tester en direct euh si j’ai si j’arrive à partager mon écran des trucs comme ça euh pu c’est marrant marche pas si h ça marche non pas du tout on m’a dit tout à l’heure que

C’était un peu lent allez hop ok donc euh voilà on s’est dit qu’avec des images et du textes c’était plus simple pour pour m’accompagner alors en gros ça c’est un peu nos dates clé du phare euh comme vous pouvez le constater on est une une association assez jeune en tout cas assez assez

Récente Catherine qui rigole mais euh on est une association assez récente mais on se connaît quand même depuis quelques années euh et donc au final on s’est un peu fédéré au mois de mars 2022 autour de l’exposition des femmes dans l’art hommage à Aline daliier donc c’était voilà c’était

L’occasion de de se retrouver tout ensemble puisque en fait on avait une personne en commun c’était Catherine parce que Catherine a quand même cette grande générosité de partager avec nous des sources des documents une méthodologie aussi autour donc du sujet des des femmes artistes et des réseaux

Euh moi Catherine elle m’a toujours je sais pas j’ai pas raconté ma vie mais je pense que pour beaucoup d’entre entre nous qui l’avons rencontré Catherine a toujours été un un soutien incroyable pour les recherches sur les femmes artistes sur le 19e siècle aussi et aussi sur une approche qui est une

Approche par les réseaux donc voilà c’est un peu ce qui nous a guidé aussi une autre chose qui nous a poussé à nous fédérer à nous rassembler c’est la question des archives la question des archives de l’Union des Femmes peintter et sculpteur mais pas que avec toujours cette question de comment documenter

L’histoire des réseaux comment faire une histoire collective et pour ça bon Catherine a énormément de documents chez elle je pense que c’est une surprise pour personne évidemment dont des archives qui en fait mériteraient d’être dans des institutions nous notre projet sur le long terme c’est de faire rentrer ces

Archives là sous forme de fond fond ouvert fond d’archives ouvert aliencha donc c’est aussi le sujet de cette résidence afin de mettre bah voilà à disposition de tout le monde de tous les chercheurs et chercheuses ces réseaux et comme ça plus personne n’aura d’excuses pour dire oui mais non je

Savais pas il y a pas d’archive en fait s’il y en aura voilà donc ça c’est aussi le projet sur le long terme alors sous une forme un peu plus structuré vous avez ici nos nos noms à côté d’une photo d’élan Berto qui est donc la la fondatrice de l’Union des Femmes peintre

Et sculpteur sur voilà ce groupe sur lequel on va beaucoup revenir aujourd’hui ça sont nos petits objectifs alors vous trouvez tout sur notre carnet je vous montrerai l’adresse à la fin de ce petit powerpo mais voilà c’est vraiment archive récolteré aussi des témoignages d’artistes qui sont encore

Vivantes c’est ce que fait c’est ce que font donc Fran et Anou Anou chambar qui est à Rome je pe arrêter de le répéter parce que tout le monde est très jaloux d’elle et donc voilà à terme cette création d’un fond d’archive ouverte c’est un jeu pieux mais voilà on espère

Que que ça se fera euh ensuite c’est aussi la volonté de transmettre et de fédérer c’est-à-dire de constituer un réseau de chercheuses et de chercheurs nous-mêm euh déjà enfin je trouve ça incroyable que il y ait autant de personnes dans cette salle et aussi sur

Zoom et je pense qu’on il y a quelque chose à faire en tout cas puisque nos recherches à tous et toutes se recoupent donc c’est super euh voilà donc plus à terme mettre aussi en place des collaborations avec des instituts des musées des fonds d’archives ce qu’on

Commence déjà à faire donc c’est super ça c’est notre petite programmation mais vous pouvez évidemment tout retrouver sur sur le site de l’encha et aussi sur notre carnet donc voilà si tables rondes un atelier méthodo des projections beaucoup d’intervenantes on a qu’un seul homme je crois

Voilà et puis un autre P de cette résidence c’est les expositions qui parce qu’en fait on a la chance à nouveau sophid Dero va être cité mais c’est normal on a la chance dans cette résidence de pouvoir exposer des documents qui sont issus de collection privées mais aussi de collection publiqu

Donc du fond de la bibliothèque de lancha qui a de la matière en fait pour retracer cette histoire des réseaux des groupes de femmes artistes donc on va avoir voilà des installations de petites vitrine dans le U et puis des textes et des photos aussi de ce qui est exposé

Seront publiés sur notre carnet afin de garder une trace et aussi de voilà diffuser au plus grand nombre pas qu’aux gens qui habitent Paris et qui ont une carte de la bibliothèque du coup voilà ce cycle aussi enfin sera annoncé le d’ailleurs le premier on peut déjà le

Dire c’est le 22 le 22 janvier ce sera évidemment sur l’Union des femmes peintres et sculpteur parce qu’on commence avec le le le commencement euh et voilà ça ça veut dire que j’arrête de parler je regarde juste que j’ai rien n’oublier de spécial des remerciements

Quelque chose comme ça euh si bah si du coup zoom euh pour les personnes qui nous qui nous écoutent qui participent là je vois qu’on est 55 euh donc merci de de couper vos micro et vos caméras et si jamais vous avez des questions puisqu’on va ouvrir les questions à la

Fin voilà des des différents interventions il faut utiliser le petit r q& en tout cas le pas le chat mais le petit la petite fenêtre s’appelle comment question questionréponse merci très simple question and answers voilà donc juste ce petit normalement voilà un petit enc que vous vous avez en bas de de votre

Écran on prendra les questions à la fin plutôt et puis c’est tout ce que j’ai à dire déjà beaucoup euh oui c’est bon voilà ben je laisse la parole enfin à Fran et à et à Clémence et je vous souhaite une une bonne séance alors c’est moi qui ai l’honneur

D’introduire la thématique de cette table ronde inorigurale ainsi que nos intervenantes que je remercie à nouveau d’avoir accepté notre invitation donc l’idée de cette table ronde l’idée de cette table ronde elle découle d’un constat issu de nos recherches respectives au sein du phare l’étude des réseaux permet de mettre au

Jour les dynamiques collectives des artistes femmes et de restituer leur inscription dans les milieux artistiques qu’il soi mixte ou non mixte par réseau nous attendons les initiatives de solidarité féminine qui émerge dans le champ artistique donc les associations d’artistes femmes qu’on a pu évoquer dans l’introduction mais aussi les liens

De sociabilité d’amitié d’entraide de soutien noué entre femmes artistes dans le cadre de leur carrière notre objectif ainsi est de dépasser les stéréotypes associés aux pionnières aux femmes exceptionnelles que l’on présente souvent comme des artistes isolés dans leur trajectoire individuelle respective à l’inverse l’étude des réseaux féminins et féministes permet de mettre en

Lumière la complexité et la richesse de leur histoire collective donc pour échanger autour de cette notion de réseau nous avons le plaisir de recevoir quatre intervenantes qui ont accepté notre invitation je commence par présenter Catherine Gonard notre co-présidente et cofondatrice du phare elle est journaliste essayiste et chargé de mission documentaire à l’Institut

National de l’audiovisuel elle a constitué les archives archives de l’Union des femmes peintres et sculpteurs et collectter une documentation sur les femmes artistes une partie de ces archives sur les mouvements homosexuel et lesbien a été versé à la bibliothèque Marguerite Durand on l’en remercie en 2007 elle a publié avec Elizabeth lesbovissi

L’ouvrage de référence femme artiste artiste femme Paris 1880 à nos jours qui fera l’objet d’une table ronde ici même le 29 février je présente ensuite Diana quinby euh elle est historienne de l’art elle a soutenu une thèse en 2003 parisen sur le collectif femart actif à Paris

Dans les années 1970 mais elle est également artiste représentée par la galériie arneud Lefèbre à Paris elle y a organisé en 2022 une exposition en hommage à la critique d’art féministe Aline daliier avec Anou chambar et c’est la diffusion du documentaire de Catherine Gonard et Anne-Marie Gourier sur l’Union des femmes peintres et

Sculpteurs diffusé lors de cette exposition qui a été le point de rencontre de notre association et on organise justement la diffusion de ce documentaire à l’auditorium de lencha le 1er février je présente ensuite Charlotte fouchzarmagon qui est historienne de l’art spécialiste des femmes dans les mondes de l’art artiste critique

Historienne de l’art et conservatrice des musées son habilitation a dirigé des recherche porte sur les historiennes de l’art en France du 18e au 20e siècle et elle rejoint le centre de recherche sur les ararts et le langage au sein de l’husss et du CNRS elle prépare actuellement l’exposition femmes chez

Les Nabis de fil en aiguille qui sera présenté au musée de pontaven durant l’été 2024 on a extrêmement hâte et enfin je prépare je présente Barbara Caspers qui est avec nous à distance sur zoom qui est docteur en histoire de l’art spécialisé dans le champ artistique belge au 19e siècle et des

Artistes femmes en mai 2023 elle a soutenu sa thèse artiste femme et parentelle d’artistes en Belgique au 19e siècle à l’Université Libre de Bruxelles qui porte sur le rôle du lien de parenté d’artistes dans la construction des carrières des artistes femmes entre 1830 et 1914 donc à travers la rencontre de vos

Travaux et de vos expériences diverses de chercheuses d’historiennes de l’art d’artistes nous souhaitons exploser explorer ici plusieurs pistes de réflexion dans quelle mesure vos travaux croisent directement ou indirectement la thématique des réseaux féminins et féministes comment les notions de réseaux formel ou informels de matrimoine de sorité de parentèle de

Féminisme s’articule avec vos objets d’étude qu’est-ce que les réseaux féminins et féministes ont de particulier à étudier et enfin qu’est-ce que cette étude des réseaux féminins et ou féministes fait à l’histoire de l’art c’est donc tout l’objet de notre rencontre aujourd’hui vous travaillez sur des périodes des zones géographiques

Et des sphères artistiques variées et ce sont donc ces points de vue différents ces points de vue situés que nous souhaitons articuler aujourd’hui autour de la notion de réseau ensuite donc nous vous avons réuni pour cette et en séance inaugurale puisque vos travaux ont en commun de mettre en

Lumière directement ou indirectement ce sera le sujet aussi de cette table ronde des réseaux d’artistes femmes et je cède désormais la parole à Fran tchon merci Clémence donc tout d’abord il nous semblait important de commencer cette table ronde en envisageant la question des réseaux féminin et féministe par l’étude de groupe de créatrices

Clairement nommé identifié car dès les années 1880 des créatrices ont fait le choix au nom de la solidarité féminine de s’associer en non mixité d’organiser des expositions séparatistes et de lutter pour leur reconnaissance et leur leur professionnalisation et donc en réaction au monopole des artistes masculins sur la scène artistique ces femmes artistes

S’unissent au sein de collectif pour mettre en commun leurs ressources et leurs compétences et ainsi inventer un réseau parallèle au circuit officiel qui leur permet de présenter leurs travaux dans des espaces à et donc afin d’évoquer ces réseaux nous souhaiterions commencer par interroger Catherine et Diana sur leur re cherche autour de

Collectif de femmes artistes et contextualiser un peu l’activité de ces groupes donc pour commencer Catherine tu as consacré tes recherches à la première organisation d’artistes femmes en France l’Union des femmes peintres et sculpteur plus connu sous le nom de ufps fondée en 1881 par la sculptrice Hélène Berto et

Qui a été active jusqu’en 1995 comment es-tu venu à ce sujet d’étude et comment ment es-tu parvenu à retracer l’histoire de cette association et de ses membres sachant que la plupart des archives liés à l’ufps ont été dispersés ou ont disparu et bien alors déjà je voulais dire quelque

Chose par rapport aux archives euh si on a dû créer et si on a le plaisir d’être ensemble c’est déjà parce que il y a une quinzaine d’années le Centre Pompidou a refusé le don d’archive euh que je voulais faire de des sur les organisation de femmes artistes et je

Pense que c’est important de le dire parce que euh voilà on en était là et je veux même faire plus je vais dire que ce qu’ils ont accepté de moi c’est le magazine lesbien que j’ai dirigé pendant 15 ans comme bénévole ça oui mais les femmes artistes sur lesquelles j’ai

Travaillé ça non et pour moi c’est une espèce de point d’interrogation sur sur sur ce travail que l’on est en train de faire donc comment moi je me suis retrouvée à m’intéresser à l’Union des femmes peintres et sculpteurs c’est déjà les les hasards de ma vie j’ai vécu avec une une artiste

Marie jeunevier Avel et Marie viève avait une trentaine d’années de plus que moi et elle a fait partie de l’Union des femmes peintres et sculpteurs et donc je me suis retrouvé presque par hasard à aller à à un des un des avant-derniers je pense que j’étais en 92 ou en

93 voir l’exposition où elle était et puis voilà et puis de fil en aiguille grâce au réseau de mariejeunevève j’ai rencontré Anne-Marie qui est là j’ai r rencontré dun tisso enfin j’ai rencontré un certain nombre de femmes qui étaient passées par l’Union des femmes peintres et sculpteurs si bien que quand j’ai

Commencé à m’intéresser à l’histoire des femmes artistes cette histoire déjà je la connaissais un peu et euh du coup quand on a travaillé sur notre livre avec ellisabeth ça me semblait absolument normal de parler de ces groupes qui av avait pu se constituer en en de femmes qui décidit non seulement

D’être visible mais trouver des moyen de de de prendre vraiment une place dans l’art en en étant aussi avec des des journaux l’Union des femmes peintres et sculpteur a eu un bulletin qui permettait d’avoir plein d’information sur la vie artistique ou acheter ses ses ses couleurs ou euh quel professeur on

Pouvait avoir et cetera et ça c’est assez euh incroyable euh l’Union des femmes peintres aussi qui a été créée par Madame Berto était aussi volontairement euh ouverte quel que soit le degré de reconnaissance que vous aviez déjà acquis et ça aussi ça a été un truc j’allais dire euh une manière de casser

Les les les les choses c’est-à-dire avec droit à la simèise aussi bien des femmes qui débutaient que des femmes qui étaient déjà j’allais dire des grandes maîtresses et donc c’est tout ça que peu à peu je vais découvrir et aussi alors ce qui pour moi est aussi incroyable

C’est comment elles se sont mises ensemble aussi pour combattre le pour avoir le droit d’être d’avoir l’enseignement gratuit de l’école des beauzards parce qu’on oublie tout le temps que les femmes artistes euh pendant jusqu’à 1897 n’avaient pas accès à l’école et encore en 1897 elles ont seulement accès au cours d’

D’anatomie et à des cours théoriques il faudra attendre vraiment 1900 pour qu’il y ait un atelier qui leur soit réservé donc tout ça euh quand je l’ai découvert je je dois dire ça m’a fait un peu un drôle une drôle d’impression et j’ai de plus en plus voulu en savoir j’allais

Dire ça a été un fil conducteur parce que je les ai trouvé tout à fait incroyables ces femme incroyable que ben on n parlait jamais qu’on parlait jamais de ce combat déjà pour l’entrée à l’école des beauzards ce qui était pas obligatoirement une fin en soi mais c’était déjà une obligé à une

Reconnaissance et il faut savoir que les académies qui se sont qui ont vraiment commencé euh dans les les années 60 1860 à Paris bah les femmes ellent payaient souvent le double pour avoir droit à l’enseignement et tous ces conditions matérielles et bien d’un coup elles apparaissent et on commence à

S’intéresser à ces réseaux ensuite évidemment j’ai découvert d’autres d’autres lieux d’autres réseaux comme les femmes artistes modernes euh pour les années à partir des années 30 31 et je vais vous trouverez ah non il faut couper les micros et il faut couper les micros s’il vous

Plaît et merci et puis euh en en fait il y a eu d’autres groupes aussi qui sont moins connus comme les quelques les unes et cetera c’est-à-dire que dès qu’on commence à tirer ce fil on on se rend compte qu’il y a eu des cissions évidemment tout n’était pas euh c’était

Des associations qui vivaient avec toutes les sissions et tout tous les réseaux qu’on connaît maintenant ben il y avait les mêmes choses et donc il y a eu des groupes qui se sont séparés parce que elle elle n’admettait pas par exemple que tout le monde puisse exposé

De la même façon il y a il y a eu énormément de choses qui se sont passées mais ce que j’en j’en ai découvert c’est en fait la force qu’elles ont eu et le groupe de l’Union des femmes peintres et scul curieusement c’est celui qui va quasi vivre le plus

Longtemps puisqu’il va s’arrêter en en 1995 et donc on a une une organisation qui traverse le temps mais qui n’est même pas reconnue non plus par les mouvements féministes c’est-à-dire que quand on lit les textes des historiennes des du féminisme on oublie de les présenter on oublie de les

Montrer alors que c’est un des groupes qui a vécu le plus long longtemps et qui a qui a eu une continuité vraiment dans le temps ensuite ce que je voulais dire aussi c’est que c’est cette force qu’elles ont eu de transmission et cetera il y a eu des

Moments des périodes où c’était un peu plus désué d’autres périodes où c’était mais en même temps elles ont en étant montré comme art féminin ce qui pour on peut refuser ce ce cette catégorie puisque qu’on ne parle jamais d’art masculin mais au moins elles ont permis forme de visibilité forme de reconnaissance des

Acquisitions par l’État qui ont été faites dans les salons qu’elles ont pu organiser et c’est-à-dire qu’elles ont permis à des femmes justement en se mettant ensemble d’entrer dans cette cet art plus officiel dans ses réseaux plus plus plus forts voilà et c’était ça que qui me semble qu’on doit euh

Avoir vraiment sous le regard quand on parle d’elle je POS une question tu peux lancer Diana tu as soutenu quant à toi en 2003 ta thèse consacrée au collectif Famar fondé en 1976 donc sous l’impulsion du MLF mouvement Libération des Femmes par François elliet psychanalyste et peintre et donc tu as

Étudié ce groupe de plasticienne qui a rassemblé jusqu’à une trentaine de membres don par exemple Monique Friedman Collette de bé ou encore Françoise Janicot et donc nous voulions savoir comment tu en étais également venu à ce sujet d’étude comment tu avais mené ton travail de recherche sachant qu’à

L’époque aucun ouvrage ne revenait sur les œufes de ces plasticiennes ou les activités de ce groupe et donc on aurait voulu connaître un peu ton oui ta méthodologie de recherche à partir de sources prim bon c’est une une longue histoire bah vous entendez bien que je suis d’origine

Américaine euh quand j’ai fait mes études aux États-Unis j’ai eu des professeurs déjà sensibilisé au au mouvement féministe dans l’art euh aux États-Unis donc j’ai donc c’était à la fin des années 80 début des années 90 j’ai j’ai lu déjà des textes donc j’étais au courant de des problèmes

Matique autour de de de l’absence des femmes dans l’histoire de l’art euh quand je suis venue en France et j’ai commencé mes études euh donc en 94 95 euh j’étais vraiment étonnée de de voir queon ne citait jamais jamais des artistes femmes euh dans des cours d’histoire de l’art histoire de de l’art

Contemporain donc quand j’ai poursuivi mes études je me suis dit bah comme il y avait une euh un mouvement féministe dans l’art aux États-Unis dans les années 70 peut-être qu’il existait quelque chose ici euh et effectivement quand je suis allée dans les bibliothèques je n’ai rien trouvé à part

Euh des articles de d’Aline Dalier euh quelques articles de François Elliot euh mais euh euh avant de avant de faire la thèse je devrais juste préciser j’ai commencé par faire un un DEA donc un Master 2 sur l’ Lublin donc ça ça m’a déjà permis de de d’entrer un petit peu

Dans l’histoire euh et donc effectivement il fallait voilà quand j’ai commencé mes recherches donc c’était en 98 donc à peu près 20 ans après les fait donc le collectif femme art était ça existait vraiment entre 1977 et 79 alors donc 20 ans plus tard les artistes étaient toujours là à Paris et

Quand il n’existait pas tellement de documentation pas tellement de catalogues dans les euh dans les bibliothèques je suis all les rencontré des artistes et pour de la méthodologie je je les ai cherché dans annuaire je les appelé euh lea Lublin était tout étonnée que je connaissais son travail elle était très

Gentille elle m’a accueilli et donc au fur et à mesure j’ai rencontré des artistes comme ça euh donc grâce à en fait les les articles d’Aline d’aliier donc un article en particulier qui s’appelle qui s’intitule le mouvement des femmes dans l’art qui a été publié dans opus international en

78 déjà Aline donc qui vivait ce mouvement des femmes nordl à l’époque elle elle racontait les choses au moment même où il se passait donc si elle-même elle n’était pas membre de d’un groupe elle s’est dit témoin engagé donc elle a accompagné des artistes femmes et elle a

Raconté leur histoire en temps réel et elle a aussi rédigé une une thèse c’était la première personne à faire une thèse sur sur le l’art des femmes donc à à saint-daniis à Paris 8 en 80 euh donc effectivement de j’ai choisi donc de faire la thèse sur ma thèse sur

Le collectif femme art donc un groupe très hétéroclite euh B donc donc ici euh c’est une photographie de François janico c’est un une réunion qui a lieu dans l’atelier de François janico je pense en juin 77 donc tout à fait à gauche il y a Françoise elliet donc la fondatrice il y

A Isabelle champion Métadier là il y a au milieu avec les lunettes c’est ver mon là qui vient de de décéder à côté c’est Aline d’aliier qui est debout sous les fenêtres je crois que c’est colollette de blé puis je reconnais pas les autres et

Là sur le côté tout à fait à droite il y a th Jonas qui est là et T Moro à côté de toi ah il y a marence ah ben vois maintenant je découvre les autres personnes dans photo mais c’est voilà il y a la petite fenêtre là qui qui qui

Cache les têtes mais [Musique] euh mais en ce bah comme Catherine a dit tout à l’heure que c’est ces collectifs de plasticiennes sont très bah c’était des lieux très ouverts des lieux de rencontre vers plusieurs générations donc vers un Monard qui est né en 1924 les plus jeunes étaient nés en 1950 donc

C’était quasiment une génération euh je dirais que la plupart des artistes sont nés juste avant la guerre ou pendant la guerre donc la majorité débuter leur carrière à cette époque euh mais quelques une était plus établie mais curieusement vers un Monard elle commençait juste vraiment à exposer à

Cette époque et elle m’a dit euh qu’en fait le le le fait de se retrouver entre femmes tout ensemble ça ça donnait une une force une un courage euh voilà donc artistiquement ce ce collectif femme art n’était pas très cohérent parce que euh bah déjà il y avait plusieurs c’était ça de

C’est j’avais un ordre de dis-moi de quoi tu tu veux parler euh bon c’est pas grave euh peut-être il fautour retourner un peu en arrière euh et le les les photos de Monique Friedman là ok euh euh benah en fait bon je je voulais dire que le euh donc c’était un groupe

Très hétéroclite euh il y avait toutes sortes de pratiques euh euh des certains artistes avaient une approche plus traditionnelle à la peinture et au dessin euh d’autres avaient des des pratiques euh plus enfin plus expérimentales en peinture une peinture un peu matériologique comme support surface euh d’autres un petit peu plus

Expressionnistes et certaines artistes aussi étai étaient pludisciplinaires comme François Janic ou le Lublin ou Neil yalter qui assistait ponctuellement donc elle faisait de la photographie des performances des installations en fait j’avais préparé toute une une ordre pour moi c’est c’est pas grave désolé euh en fait donc pour

Revenir en fait au groupe ce groupe de ce collectif femme art euh en fait quand j’ai fait mes recherches quand j’ai interrogé des artistes euh beaucoup ont dit m’ont dit ah j’ai pas tellement participé à ce groupe mais quand j’ai trouvé des documents ou quand j’ai rencontré d’autres enfin d’autres artistes

Euh enfin j’ai j’ai retrouvé des noms de plusieurs personnes sur plusieurs documents et et dans le temps donc de 77 à 79 et je me suis dit bah quand même euh ces femmes ont resté ensemble et elles ont pe faire des choses ensemble mais ell n’avaient pas toutes forcément

L’impression de appartenir à un groupe cohérent ou collectif euh et aussi bah comme Catherine a dit bah il y avait d’autres collectifs de plasticiennes qui existaient en même temps il y avait le groupe dialogue qui organisait le salon féminin il y avait Aline Dalier qui organisait des expos

Dans d’autres lieux et donc il y avait une sorte de va et viens des artistes entre entre des expositions et des réunions différentes euh voilà mais juste en ce qui concerne le le collectif donc femme art étaé créé par une femme qui était ethnologue de formation et psychanalyste Françoise elliet

Elle était proche du groupe TelQuel aussi elle était amie avec plusieurs artistes de support surface et elle avait elle-même un regard assez je dirais audacieux sur sur des œuvres de femmes sur le processus de de création [Musique] euh et donc elle elle s’intéressait beaucoup à la question d’un imaginaire

Féminin euh donc je sais que ça peut bon c’est tout le monde n’est pas d’accord voilà on dit la la création la création c’est la création peu importe si on est homme ou femme mais quand même il y a une expérience de vie qui est différente et différente pour toutes les les femmes

Comme c’est différent pour tous les hommes euh et François elliet en tant que psychanalyste euh elle cherchait à savoir mais qu’est-ce qu’est-ce qui peut exister chez des femmes qui qui est qui est différente ou ou bien si les œuvres de femmes ont été absentes

Enfin on a été on étit on a été écarté de l’histoire de l’art depuis is depuis toujours pourquoi ou si les femmes dans les années 70 ne sont sur le si leurs œuvres ne sont toujours pas visible sur les dans les musées ou dans les galeries malgré le fait que les portes

De l’école de beauart été ouvert depuis longtemps et beaucoup de de femmes font des études pourquoi leurs œuvres sont absente ou invisible donc c’est peut-être parce que les œuvres de femmes dérangent alors donc Françoise elle a eu un point de vue assez original donc dans le pendant l’existence du collectif

Femme art elle a réussi à publier un un bulletin un petit bulletin qui circulait à l’intérieur du groupe et dans le premier numéro de ce bulletin elle a écrit un petit texte où elle elle explique un petit peu son point de vue donc je peux je vais vous lire ce

Qu’elle a écrit donc ça date octobre 6 17 euh alors elle écrit les femmes artistes plus que les femmes écrivains mettent en danger l’ordre social dans la mesure où elle brise la chaîne de la reproduction biologique et morale et mett en scène directement dans leur production quelque chose de l’ordre du

Corps des pulsions de la violence qui reste proprement intolérable donc c’est ce rapport des femmes à la violence à leur sexualité à leur corps à l’histoire tel qu’elle apparaît dans les production que nous nous proposons d’explorer en exposant le travail d’artiste contemporaines nous pensons qu’une relance efficace des luttes en cours sur

Le plan économique juridique et social dans le mouvement des femmes peut et même doit passer par une interrogation sur les formes de créativité dont les femmes sont capables donc il est difficile à l’heure actuelle de dire ce que les femmes peuvent produire ou non ce qui leur est spécifique ou non nous

Ignorons trop le travail qui se fait pour pouvoir avancer des généralités qui risquent simplement d’être des erreurs quand l’état de nos connaissances aura changé et quand les conditions dans lesquelles les femmes travaillent et produisent seront transformées donc en fait c’est avec avec ce regard un peu audacieux que j’ai moi-même que j’ai approché

[Musique] le mes analyses des œuvres ma thèse en fait n’est pas très politique c’est vraiment une thèse sur les œuvres des artistes et sur des œuvres qui sont très différentes donc j’ai essayé dans la thèse de de réunir de trouver des liens entre des artistes entre les œuvres et

De vraiment de chercher de creuser dans les biographies de chacune et de voir dans quelle manière leur vie de femme euh a eu une incidence sur le travail euh donc ce n’est pas pour dire que j’ai cherché une spécificité féminine mais qu’est-ce qui est vraiment personnel et original chez

Chacune euh à partir de son vécu et comment cela s c’est traduit dans dans les œuvres euh et en fait c’est là où je voulais montrer le travail de Monique Friedman euh il y a le euh là donc Monique Friedman à gauche donc là elle est dans son atelier en 77

Entouré de des grandes peintures à huile sur papier donc c’est des grands formats c’est 150 de de hauteur 150 cm de hauteur et je pense que François elliet a vu dans ce travail de Monique Friedman euh une sorte de prise en charge d’e d’une énergie corporelle féminine comme

C’est vécu par une femme et ça heuré contre le papier donc c’est une une expression d’e d’une énergie féminine en peinture et je pense que ça intriguer François zet et donc Monique Friedman a évolué vers l’abstraction après mais son travail c’est enraciné dans le corps en fait euh euh donc par la suite

Euh euh bon euh ok ben on peut montrer ça donc le dans le collectif femme art donc il y avait des des artistes très différentes et euh peut-être même une sorte de division entre celle qui était B je vais dire plus avantgardiste et d’autres qui étaient plus dans les traditions

Euh donc les artistes ici euh on voit pas très bien l’artiste Claude bouréalard elle avait un travail de de dessin au pastel à cette époque là donc 77 78 elle dessinait des des gros plans sur décors elle a aussi ouvert son atelier le temps d’un weekend en 78 V avec certains

Artistes du collectif donc elles sont là dans cette photo et juste pour parler de de documents comme comme il n’y avait pas de de vrais documents de catalogue encore une fois j’ai rencontré toutes les artistes je les appelé je suis allée chez elles elles m’ont prêté

Des photos donc là cette photo c’est une c’est une photocopie d’une photo qui m’a été prêtée et voilà je l’ai scanné pour vous le montrer euh et dans la photo il y a Claude boréalard Helen Villers Lilan Camier Catherine cking et Ann sois qui sont qui est assis par terre et donc ces

Artistes là dans le collectif femme art elles avaient une approche quand même plus traditionnelle au dessin et à la peinture euh et et donc à drit donc c’est un un dessin au pastel de de Claude boréalard quelque part il y a aussi un dessin de d’Aline Dalier euh

D’un saoie euh qui est exposé là euh et je ne sais pas si on peut alors donc euh ok donc autre je suis désolé tout ça n’est pas du tout dans le ordre prévu mais c’est pas grave c’est pas grave je je me débrouille c’est pas trop long

Alors on va peut-être rebondir ok on va peut-être en profiter pour rebondir on va on va garder de toute façon on va garder ces images pour pour après aussi la discussion euh parce que du coup là on voudrait attaquer peut-être le clémentence c’est toi le le deuxième axe

Là on va refaire un bon dans le temps mais en arrière on va aller au 19e mais mais de toute façon après on va réutiliser ces slid pour ok euh enfin voilà déjà tout ce que vous avez dit toutes les deux enfin il y a beaucoup de

Choses qui rentrent en écho déjà ne serait-ce que c’est une photocopie d’une photo de voilà qui passe de ma à main euh où on voit plusieurs personnes on les reconnaît il y a des personnes dans le public qui reconnaissent aussi donc euh on va garder ça peut-être pour pour

Après mais là on va peut-être attaquer le morceau plus bah 19èiste avec avec Charlotte et et Barbara je je te je te laisse la main Clémence merci oui donc dans dans dans un deuxème temps on souhaitait orienter la la discussion dans un autre sens retourner en arrière dans le temps et on souhaitait

Interroger le rapport des réseau féminin et féministe à la mixité et de cette manière élargir en fait notre réflexion à l’implication des femmes dans les réseau artistiqu mixte donc Charlotte fouchetarmagon comme vous nous l’aviez dit lorsqu’on vous a contacté lorsqu’on vous a invité à cette table ronde vos travaux n’exploreent pas directement les

Réseaux féminins et féministes mais pourtant votre ouvrage créatrice en 1900 notamment est une ressource essentielle pour l’étude des sphères artistiques féminines et de ce fait il constitue pour beaucoup d’entre nous le point de départ de notre réflexion sur les réseaux donc on vous doit beaucoup dans cette historiographie des réseaux et on

Vous fait passer justement les ouvrages de Charlotte dans le public donc vous vous avez notamment travaillé sur la place des femmes dans les milieux symbolistes et Barbara Casper ce qui est avec nous en visio on va lui donner la parole en visio vous vous avez plutôt travaillé sur les femmes artistes et

Femmes d’artistes au sein des groupes mixtes des 20 entre 1884 et 1893 et du groupe la Libre Esthétique entre 1894 et 1914 et donc vos travaux à toutes les deux ont ant commun de mettre en lumière l’inscription des femmes dans les milieux artistiques mixtes majoritairement masculins et plus ou

Moins ouvert aux femmes se leementin qu’on puisse dire et donc c’est cette approche qui permet la révision d’une histoire de l’art lacunaire qui met en évidence la présence des femmes dans les milieux artistiques au passage du siècle en France et en Belgique donc la question que je voulaz vous poser à

Toutes les deux c’est dans quelle mesure la notion de réseau intervient dans vos travaux est-ce qu’il vous arrive de croiser des réseaux féminins et ou féministes par exemple par le biais de trajectoire individuelle d’artistes que vous étudiez dans vos corpus ou non je prends la parole d’abord sera après

Oui oui c’est vrai que quand quand vous m’avez invité à à inaugurer cette table ronde je me suis dit que dans mon travail je voyais pas directement l’analyse de réseau mais c’est parce que aussi j’avais euh le sentiment que que l’analyse de réseau tel que je me l’imaginais était quelque chose d’un peu

Systématique euh qu’on pouvait aborder les choses du d’un point de vue quantitatif ou cartographique ce qui est pas forcément euh mon approche et euh parce que moi dans mes travaux c’est vrai que je prétends pas du tout à l’exhaustivité euh donc euh donc voilà donc j’étais un petit peu euh mal à

L’aise avec cette idée de réseau et en même temps effectivement en Creus dans les choses je m’aperçois quand même que je travaille sur les réseaux j’aime plutôt à dire que que mes travaux sont des sortes de biographie collective dans lequel dans lesquels je je croise les trajectoires pour prendre l’exemple

Justement de créatrice en 1900 pour lequel j’ai travaillé à peu près sur une soixantaine d’artistes he le corpus faisait à peu près une soixantaine d’artistes le but était en fait de réintégrer des arti artiste dans une esthétique symboliste dans un un mouvement symboliste et donc finalement

La création de de ce réseau d’artiste il s’est fait il s’est bâti à partir de ma propre subjectivité et à partir de ce que je pouvais reconnaître comme étant de l’art symboliste ou pas de l’art symboliste et donc finalement ce réseau il a plus une couleur esthétique que social et puis progressivement

Évidemment je me suis aperçu qu’en croisant aussi les biographies de ces artistes femmes et pas qu’en regardant uniquement leurs œuvres et bien certaines se connaissaient et qu’elles faisaient partie euh de collectifs évidemment l’Union des femmes peintres et sculpteurs les quelques et qu’on retrouvait aussi des liens des affinités

Sociales euh et des liens qui sont plus évidemment d’obédience voilà social relationnel et c’est pour ça aussi que dans le titre de ce travail j’ai parlé de milieu euh qui est un mot connexe à celui de réseau mais cette question du milieu me permettait justement de contextualiser les femmes dans dans des

Milieux précis alors c’est pas forcément que des réseaux artistiques puisque notamment aussi quand on travaille sur le symbolisme on s’attaque à un mouvement qui est à la fois littéraire et artistique donc il y a aussi des milieux littéraire qui entre en ligne de de compte il y a des milieux

Journalistiques aussi c’est vrai que je pense à quelqu’un comme Clémentine Duffo qui va avoir des liens très proches avec avec les journalistes de la Fronde hein puisqu’elle va réaliser une affiche pour pour la fronde euh et puis c’est un travail que j’ai mené aussi dans le cadre d’un article en montrant

Combien le soutien de certaines femmes critiques d’art avaient été important pour la valorisation le OUI pour l’entraide de auprès des des artistes femmes c’est quelque chose qui est reconduit aussi dans les les années dans les années 70 on le voit euh voilà voilà pour ce que je

Souhaitais dire pu je vais laisser la parole à à Barbara Barbara oui si tu peux rallumer ton micro ça va mentende oui très bien merci mais oui pour répondre à cette question par rapport à la notion de de réseau c’est vrai que j’ai commencé à m’intéresser à cette question lors de

Mon travail de mémoire de fin d’étude qui portait justement sur les couples d’artistes dans les vines et la Libre Esthétique en Belgique en fait c’est souvent ces deux collectifs d’artistes constitu un peu une porte d’entrée pour l’étude du 19e siècle parce qu’ils sont extrêmement novateurs et ils ont été

Très important pour l’uners artistique belge il y a beaucoup beaucoup de publications euh pendant une trentaine d’années en effit C deux collectifs qui sont qu la Libre Esthétique suit les ves invite un peu la crème de la crème des artistes belge et étranger mais la présence des artistes femmes est

Assez faible je pense que la à l’édition où il y a le plus d’artistes femmes elles sont à peu près 14 % auss du salon et comme Alexa kuzen faisait déjà le constat dans son livre sur les artistes femmes en Belgique en fait d’ordinaire les artistes femmes qui sont dans des

Collectifs d’artistes non mix euh bénéficie de liens intimes avec des artistes donc en général on va voir un lien de paroté euh et c’est pour ça que j’ai continué mes mes recherches par l’étude en fait plutôt des du liens de parenté dans la trajectoire des artistes

Femmes et j’ai étudié un peu près 200 artistes femmes qui sont filles épouses ou sœurs d’artistes pour voir comment dans ces réseaux non mixtes qui sont pas des collectifs professionnels mais qui sont plutôt des réseaux fam milieu et bien le groupe influence enfin quel est le rôle l’impact et l’influence du

Groupe sur la trajectoire des artistes femmes et c’est pour ça que c’est dans cette mesure là que j’ai toujours continué à étudier la notion de réseau mais comme Charlotte c’est vrai je rebondis j’avais pensé exactement la même chose qu’elle c’est vrai que je n’étudie pas les les les collectif féminin j’étudie plutôt les

Réseaux familiaux non mixes mais qui je pense répondent à une un certain nombre de problématiques communes notamment dans la méthodologie mais je suppose qu’on va en parler ensuite oui justement pour rebondir sur ce que vous dites dans votre travail vous parlez d’espace partagés pour désigner la relation conjugale

Artistique au sein du couple d’artistes et en effet je pense aussi qu’on peut considérer le couple la parentelle comme une manière pour les femmes de faire réseau est-ce que puisque ce terme d’espace partagé que vous employez euh il est un petit peu connexe aussi avec le terme réseau peut-être

Oui en effet c’est une formule que j’avais utilisé pour mettre en évidence euh chez les couples d’artistes euh que les couples d’artistes mettent vraiment en place au travers de collaboration qui sont soit euh dans l’œuvre d’art donc on peut voir vraiment des œuvres à quatre mains ou soit dans des événements

Artistiques donc la création d’expositions en couple d’artistes que ce soit à la maison dans le salon ou dans les S d’ expositions et de galeries par exemple les artistes donc tant sur la toile que au mur des expositions créent des espaces partager dans lequel ils interagissent et font un peu pe

Commun en fait finalement de leur de leur de leur réputation ça va permettre aux artistes femmes et aux artistes hommes dans une moindre mesure en fait d’augmenter leur visibilité et pour rebondir aussi ça fait la liaison avec les travaux de Charlotte fuchz armagnon vous parlez aussi de cette importance du couple vous

Parlez de manœuvre dentrisme dans créatrice en 1900 pour désigner les stratégies mises en œuvre par les femmes pour s’introduire dans les milieux artistiques au passage du siècle o elles ne sont pas nécessairement les bienvenus et donc dans quelle mesure ces manœvres d’entrisme dont vous parlez peuvent-elles éventuellement avoir un

Lien ou pas avec des réseaux est-ce que ça peut être une manière de faire réseau aussi mais cette cette question effectivement elle elle elle dit beaucoup aussi de la manière dont on a pensé l’art et la création comme pendant longtemps quelque chose qui ne qui serait déconnecté finalement euh voilà

De de lien euh c’est cette figure du génie artistique hein qui a qui a perduré pendant pendant très longtemps et ce qu’apporte justement le l’approche féministe euh c’est c’est une dimension relationnelle puisque peu d’artistes femmes peuvent dire qu’elles ont été pensées par elle-même sans dépendre de d’hommes dans leurs entourages je pense

À à Camille Claudel qui était donc sœur de Paul claudell et qui a été longtemps pensé comme tel et compagne de Rodin alors que Rodin a a clairement pu vivre et et être pensé tout seul sans que l’on mette Camille Claudel dans son ombre donc c’est intrinsèque finalement à

L’histoire des artistes femmes d’être toujours en dépendance avec les hommes alors que l’inverse n’est pas vrai pour revenir aussi à ce que disait Barbara sur la les les questions des mots moi je suis assez sensible au au mot euh on parle de réseau mais j’ai j’ai j’ai j’ai

Lu récemment pas mal de de travaux donc récents sur sur une histoire féministe de l’art et et on retrouve beaucoup cette question justement du réseau par des mots différents je pense au terme de ligé par exemple qui a été privilégié par Isabelle alphonsy à la suite de jeunevev fress où l’idée c’est

De justement de de de de de bâtir des lignées qui soient autres que Cell de l’histoire officielle hein donc de construire aussi des réseaux à postériori c’est-à-dire qu’on a les réseaux effectifs qui existent dans un temps donné l’Union des femmes peintres et et sculpteur et puis il y a les

Réseaux qu’on va se construire se bâtir euh il y a aussi le travail porté par le collectif de marie-lore Alain Bonilla Johanna renard Émilie blanc et Elvan zabounan qui eux ell défendent le terme de constellation euh qui dit aussi euh quel quelque chose aussi de du du réseau

Dans lequel au cœur de leur projet on a cette intrication à la fois des pratiques artistiques des théories de l’activisme aussi dans une dimension féministe cuir des colonial donc là tout est très intersectionnalisé je pense aussi au terme plébisité par Émilie notéris de généalogie d’artiste de femme où là aussi

C’est l’idée c’est de revendiquer un lien presque matriciel qui soit finalement une contre histoire de l’art à une histoire très patriarcale en fait et l’idée c’est de créer d’autres généalogie d’Artist à partir de résonance d’affinité voilà et puis moi j’ai travaillé enfin j’ai plutôt choisi le terme de médiatrisme on pourra y revenir

Après et là aussi dans la question évidemment la la médiation il y a aussi le réseau qui intervient alors justement d’un point de vue méthodologique comment retracer cette implication des femmes dans ces milieux et ces groupes mixtes où elles sont minoritaires et bien souvent comme vous l’avez dit dans l’ombre comment

Vous procédez vous et Barbara elle peut intervenir aussi sur zoom oui je peux commencer dirait que cette question a été vraiment épineuse dans le cadre de mon travail notamment sur les familles d’artistes parce que c’est vrai que il s’agit vraiment de montrer comment le lien social est aussi un lien professionnel

Mais la plupart du temps en l’absence d’archives parce que personnellement dans le cadre de mon travail moi j’ai trouvé très très très peu d’archives donc il a fallu vraiment faire un gros effort pour pé à ce problème là et euh du coup plus plusieurs peut-être clés d’analyse peuvent être mises en

Évidence par rapport à l’étude des réseaux quel qu’ils soit donc par exemple je pense dans un premier temps que analyser la transmission de savoir en analysant bah l’esthétique des œuvres peut être un bon point de départ mais aussi la mutualisation des ressources si on dispose de fond d’archiv ou de fond

D’atelier donc parfois les artistes vont partager du matériel et des locaux et ça ça pourrait être aussi intéressant comme outil d’analyse pour voir dans quelle mesure comment s’expriment ces liens de solidarité cela passe aussi par la confrontation des identités plastiques donc quand plutôt quand on interroge comment les créatrices négocient

L’influence je pense plastique soit par la conformité soit par la rupture on peut appeler ça de différentes manières et aussi analyser comment cette négociation est perçu par les contemporains donc quand on s’inscrit dans un groupe dans un collectif euh voir effectivement si il y a une tendance esthétique qui prime ou pas

Peut être très intéressant pour voir comment encore une fois s’exprime ces liens de solidarité au point de vue professionnel et puis ce qui a été assez fait cour dans le cadre de mon travail c’est aussi la recherche t d’interaction professionnel par exemple comme des leviers relationnels des modes de

Création collaboratif ou des outils de médiation et l’ensemble de C de ces choses peuvent être mis parfois délibérément ou spontanément en place euh au service des ambitions des créatrices par exemple dans les leviers relationnels euh c’est vrai que c’est pas toujours facile euh de les euh rendre visies euh mais on peut

Parfois voir euh des faveurs entre amis euh par exemple pour le placement des tableaux auxmè d’exposition ou euh des échanges avec des contacts parors des avec des contacts et des marchands ça je pense que ça peut être assez probant il y a aussi euh dans les collectifs dans les collectifs d’artistes dans les

Réseaux quel qu’il soit des modes de création collaboratif et donc là je parle bien d’œuvre à quatre mains dont il est possible de définir parfois une typologie assez fine en analysant la part de création de chaque artiste dans une même œuvre parce que parfois ce n’est pas 50 50 parfois les œuvres ne

Sont pas signées par les deux artistes et puis il y a aussi pas mal d’outils de médiation qui peuvent être mis en évidence et ça ça regroupe un peu tous les méganismes par lesquels le lien social augmente la visibilité des artistes et ça peut aller par exemple B

De la puissance symbolique du nom de famille ou du nom du groupe à aussi l’organisation et ça c’est vraiment on est dans le concret l’organisation d’exposition en groupe comme le font les collectifs d’artistes et c’est là selon moi que on arrive à identifier la nature et le rôle concret des liens sociaux

Dans les mécanismes de construction des carrières artistique merci beaucoup et pour vous Charlotte j’avais l’impression d’en avoir un petit peu un petit peu parlé en fait sur cette question effectivement de d’une autonomie pure qui n’existe pas et que qu’est-ce que permet le réseau si ce n’est justement voilà plus de justesse plus de

Complexité dans les perceptions euh voilà je pense que tout n’importe quel sujet peut être lu par le prisme du réseau et repensé par le prisme du réseau parce que c’est le prisme qui me semble le plus le plus juste et donc la mixité finalement c’est une c’est une

Donnée qui existe et et c’est quelque chose qui qui peut-être a besoin d’être démontré mais qui est me semble que l’autonomie de l’artiste est plus quelque chose à démontrer que que la mixité que la mixité dans l’art oui justement alors c’est un aspect sur lequel j’aimerais toutes vous interroger

Maintenant pour clore ces deux premiers axes on a vu donc deux stratégies s’opposé celle qui consiste à rejoindre des réseaux féminins non mixtes et cell qui consistent plutôt à s’intégrer à des réseaux mixte plutôt masculin est-ce que selon vous ces stratégies elles sont plutôt complémentaire ou opposé euh la

La parole peut circuler selon les les avis des unes et des autres c’est quoi ta question alors pour moi j’ai l’impression que c’est complémentaire mais ce qui est nouveau justement c’est c’est que d’un coup quand les femmes s’organisent comme l’Union des femmes peintres ou les femmes artistes modernes

C’est c’est que c’est d’un coup une forme de visibilité qui qui a qui qui est évidente c’est-à-dire on va aller au salon de l’Union des Femmes peintre on va aller au salon des femmes artistes modernes et donc il va y avoir aussi une critique il va y avoir tout un un

Appareil autour qui va faire qu’elles vont atteindre une certaine visibilité qui peut se retourner contre elle avec cette notion d’art féminin et on le voit quand on regarde la presse euh sur du long terme à partir de des années 1880 comment à chaque fois c’est un peu un

Truc à part art féminin mais en même temps euh ça donne une existence collective et ça les fait vraiment apparaître dans l’histoire de l’art d’une certaine manière et en même temps par exemple si on prend les femmes artistes modernes elles vont s’appuyer aussi sur un certain nombre de

Journalistes et cetera qui qui leur sont proches et qui vont pouvoir aussi faire reconnaître la force de ces de ces artistes et cetera donc en fait il y il y a différentes aussi stratégies mais pour l’Union des Femmes peintre il va y avoir une une stratégie suivant les les

Périodes aussi suivant les présidentes et et je pense que on peut pas les voir dans une non mixité parce que ça n’existe pas à l’époque où où elles vivent mais comment elles jouent sur ce sur cette possibilité de réseau qu’elles ont en créant des unions ou des associations ou en exposant ensemble

Dans des galeries c’est-àdire que c’est un jeu sur on est là voilà elles occupent en fait en quelque sorte pour moi le terrain en on peut plus les les nier on peut pas les noyer dans la masse elles existent après ça voilà c’est c’est ambigu mais au moins elles

Arrivent à avoir cette visibilité et ce travail collectif en plus ce qu’on oublie toujours c’est qu’elles sont visibles par d’autres femmes et pour moi ce regard d’un coup de côté c’est plus les hommes seulement qui décide de du travail d’une femme c’est que d’un coup des femmes vont décider de la valeur

Aussi du travail d’autres femmes et que ça c’est un vrai changement beaucoup plus fort qu’on pense c’est-à-dire que d’un coup et ben oui les femmes disent pour elle ce qu’est aussi là et pour moi je reviens souvent à à gthstein et parce que pour moi c’est gertrstein qui casse

Tout ça qui nous le montre le jour où elle demande où elle fait son livre sur l’autobiographie de sa compagne d’alistoclas en faisant ça alors et en décidant elle-même Mme qui a un génie et pas dans le livre c’est-à-dire qu’elle fait dire à alistoclace ah quand j’ai

Rencontré Picasso j’ai tout de suite vu que céit un génie mais elle rencontre aussi gtrtein aussi un génie elle casse quelque chose d’un coup elle casse elle décide que c’est plus les hommes qui décident qu’ils sont des génies mais les femmes peuvent décider qui est un génie

Et je pense que ça c’est essentiel pour comprendre le rôle de ces organisations c’est-à-dire qu’ d’un coup elle place aussi qui a le droit de regard sur ce que je fais voilà oui oui et puis pour rebondir sur sur ce que dit Catherine je pense c’est important aussi de pas prendre le terme

Réseau comme un un mot valise c’est important de prendre quelques précautions avec ce terme de réseau et bien le définir entre qui et qui parce qu’on voit bien que ces réseaux féminins et féministes ne sont pas un tout homogène on voit qu’il existe plein de

Groupe de femmes et c’est ce que tu dis Catherine effectivement ça donne encore plus de visibilité le fait aussi de s’affirmer par des différence aussi euh voilà donc il y a il y a il y a ça c’est-à-dire que ce nous collectif féminin et féministe il n’est peut-être

Pas évident pour toutes et et que parfois aussi les femmes se construisent dans la rivalité dans la compétition dans dans la différence euh et et ça c’est important aussi de le de le prendre en compte alors je voulais rebondir quand quand Catherine tu parles de la façon dont les famm mobilisai la presse

Justement lundi à partir de lundi en salle la brousse on expose une lettre d’Hélène Berto déjà dans les années 1880 qui mobilise elle-même la presse un critique Paul Mons pour venir visiter l’exposition de l’Union des Femmes pintes et sculpteur donc on peut faire toute une généalogie de ces stratégies aussi

Oui oui bien sûr et et de toute façon Hélène Berto elle va aussi enfin ce qu’il faut faut pas oublier non plus c’est que l’union des FEM pines va permettre aussi avec son salon d’avoir des commandes et des commandes officiel et que donc là d’un coup on passe dans

Quelque chose de de différent et de nouveau c’est-à-dire que elles obligent aussi les institutions à les prendre en compte et à leur donner une vraie existence elles sont plus simplement dépendantes des jury et cetera du salon euh official ou des différents salons j’is dire masculins ou qui sont la

Majorité masculine elles vont pouvoir être visible et du coup aussi travailler sur B ses commandes et cetera et elles vont aussi essayer notamment l’Union des femmes peintres va essayer ça aussi c’est que des femmes soient membres soi dans les juris ouais c’est-à-dire qu’elles vont vraiment essayer aussi de

Déconstruire euh ce qui est le ce qui a été fait euh par par bah par le le j’allais dire le patriarcat enfin oui c’est quelque chose comme ça quoi et et et en fait elles sont les premières à à montrer où là ça fait mal même si on on

Va mettre énormément de temps à comprendre ces mécanismes euh et surtout comment après les les historiens de l’art et cetera vont les oublier vont les mettre dans les trucs anecdotiques alors qu’on est loin de l’anecdote du moment qu’on commence à y travailler on se rend compte qu’on est pas dans

L’anecdote on est dans bah dans quelque chose qui a un grand qui a un mouvement et qui est en lien avec évidemment avec les mouvements féministes et je pensais à à à dufo quand dufo fait l’affiche de la Fronde elle va montrer un groupe de femmes qui regardent vers l’avenir et cetera elles

Se tiennent elles ont plus ou moins par lespau elles sont de tous les âges et cetera on peut imaginer aussi de différentes sociabilités et au milieu il y a la femme artiste avec son carton à dessin et voilà et pour moi c’est un vrai symbole que dans les années

1897 et bien la femme artiste qui regarde vers l’avenir c’est aussi un pour les autres femmes voilà c’est ce que pour moi ça donne aussi c’est ce mouvement en fait pour clore cette table ronde il serait peut-être temps d’évoquer non plus les femmes artistes mais les médiatrices des arts comme les appelle

Charlotte dans son ouvrage médiatrices des art pour une histoire de transmission et de réseau féminin et féministe qui circule normalement dans la salle puis puis que le sujet a été plusieurs fois évoqué au cours de cet échange mais on pourrait revenir dessus un peu plus précisément donc ces figures

De médiatrices ça pourrait être celle d’intermédiaire active dans les domaines du mécena de la collection du commissariat d’exposition mais aussi de la critique et ce sont elles qui peuvent établir des relations au sein mais aussi en dehors des milieux artistiques il s’agit donc de figures facilitatrices qui qui nous permett

D’évoquer les questions de transmission de valorisation de diffusion d’esthétique mais aussi de promotion d’artistes et de production et de partage de savoir et donc ces médiatrices elles font souvent œuvre de passation en cherchant à rendre accessi et visible des œuvres et des savoirs produits par des femmes et donc

Charlotte et Diana vous avez toutes deux consacré des recherches à l’occasion de publications ou bien d’exposition ces figures de passeuse peut-être que Charlotte vous pourriez commencer à nous parler de votre ouvrage et de l’image qui est publiée en couverture donc qui est reproduit sur le powerpoint oui alors cette image c’est l’image

Qu’on a choisi donc pour la couverture du du livre déjà on l’a choisi parce qu’elle elle donnait une image joviale très sympathique des euh des mécanismes d’entraide qui peuvent exister chez chez les artistes femmes on a ici donc à faire à à à quatre artistes qui ne sont pas vêtus dans leurs habits

D’artistes hein on voit bien qu’elle pent d’autres habis habits et qu’elles sont aussi sans doute commissaires d’exposition elles sont en train d’accrocher un tableau donc ça aussi c’est la spécificité aussi de ces de ce collectif de l’Union des femmes peintres et et sculpteurs d’élargir aussi le statut de l’artiste femme à d’autres

Figures intermédiaires la commissaire d’exposition la critique d’art euh et tant d’autres la médiatrice par exemple euh et ce qui m’intéressait dans cette dans cette image c’est justement aussi on voit c’est comme une chaîne de femme autour de l’échelle hein euh on voit tout en haut celle tout en

Haut de l’échelle qui soutient l’autre euh celle debout qui tient l’échelle justement et et et et celle agenouillée qui qui peut ir l’échelle de son de son pied et qui aussi accroche le tableau alors le tableau on est aussi dans une période intéressante parce que comme le disait Catherine l’Union des femmes

Peintres et sculpteurs a une a une histoire qui court tout au long du 20e siècle dernières expositions ont lieu dans les années 90 donc là on est en 1951 donc le collectif a déjà une histoire et en même temps on est avant le mouvement de libération des femmes

Donc on est dans une une période un peu charière où évidemment ce mouvement va opérer une autre bascule et va donner encore une autre visibilité à ce collectif et et ces femmes sont en train de de d’accrocher un tableau de Séraphine de sanlis donc une autre artiste femme euh qui a une trajectoire

Tout à fait singulière puisque Séraphine de sanslis est une une artiste autodidacte qui n’a pas reçu de formation et qui n’a pas B éficier des mêmes réseaux et des mêmes mécanismes d’entraide que que ces femmes dont on que l’on voit euh puisque elle était femme de ménage et qu’elle a été

Découverte un peu euh euh voilà singulièrement par son employé son employeur plutôt le collectionneur Willem U2 qui lui a donné une visibilité euh donc on voit aussi euh finalement ces ces questions aussi de de transmission transgénérationnell qui sont importantes entre les femmes qui sont importantes dans ces réseaux

Féminins et féministes et puis pour terminer euh il y a cet accessoire de l’échelle cet accessoire de l’échelle moi c’est quelque chose qui me qui me taraude on l’a vu là dans le l’image aussi de que Diana a montré il y a l’échelle à droite dans le l’atelier de

De Françoise Janicot je pense qu’on pourrait faire une histoire des artistes femmes au prisme de l’échelle parce que c’est un accessoire qui revient et et je et je l’ai vu en préparant un peu la table ronde que j’ai utilisé aussi cette image là pour créatrice en 1900 on voit

Des copistes sur une échelle enfin l’échelle c’est c’est un accessoire intéressant parce que c’est la symbolique de l’ascension sociale si on pense au déploiement de l’échelle dans une verticalité hein c’est quelque chose de pyramidal où on a ce désir peut-être de monter vers le haut en tout cas pour

Les artistes femmes et puis en même temps si l’échelle on la déploie dans les l’espace on la déploie plus horizontalement là l’échelle fait fait médiation fait une passerelle en fait une voie de communication qui permet aussi de de raisonner avec ces questions justement de de médiation et et de

Transmission merci euh Diana tu as évoqué à plusieurs reprises la figure d’Aline daliier donc qui était aussi bien critique d’art commissaire d’expos i mais aussi enseignante et aussi l’amie d’un certain nombre de plasticiennes tu as notamment organisé une exposition en 2022 qui s’intitulait des femmes dans l’art hommage à Eline Dalier à la

Galerie Arnaud Lefèvre à Paris et dans le texte d’introduction du catalogue tu cite la critique d’art qui écrit je ne me conduis pas en défenseur des artistes femmes elles le font très bien elles-mêm mon travail consiste à mieux faire connaître leurs œuvres et à montrer comment elles s’insèrent dans l’histoire

De l’art contemporain est-ce que tu voudrais bien réagir à cette situation et montrer comment finalement Aline Dalier a été une médiatrice pour toutes ces femmes artistes médiatrice bah elle a alinealiier a accompagné un grand nombre d’artistes pendant au moins 15 20 ans ou plus je pense que malgré elle elle a défendu des

[Musique] femmes je sais pas qu’est-ce que je peut-être que tu veux revenir un peu plus sur sa trajectoire son histoire j’imagine que tout le public ne connaît pas forcément le parcours d’Aline daller oui effectivement Aline Dalier n’était pas du tout destiné pour devenir critique d’art elle

Est en fait elle était c’est la première épouse de Pierre resten et elle n’a pas fait d’étude quand elle était jeune elle était secrétaire et elle a appris en fait l’écriture sur l’art en en tapant à la machine les textes de Pierre euh et donc bon finalement sa relation avec

Elle s’est divorcée avec Pierre mais elle a pris goût à à l’écriture sur l’art à l’art moderne et par la suite elle a rencontré Franck pouper qui est devenu son mari qui est historien d’art lui a fondé le le département d’art plastique à Paris à Saint-Denis d’abord à Vincen et

Après à Saint-Denis et donc elle a repris des études donc en fait pendant tout au long des années 70 quand elle a commencé à écrire des article sur des artistes femmes euh elle était en fait étudiante euh elle est partie à New York elle a découvert la galerie air elle a

Découvert le mouvement de féministe ORL aux États-Unis c’était l’objet de sa première de sa son mémoire de maîtrise après elle s’est lancée dans le l’étude de ce qui s’est passé autour d’elle à Paris [Musique] euh et donc elle a elle a eu un long carrière elle était comme tu as dit professeur

Euh mais bon elle est dans les années 90 je dirais elle a un petit peu arrêté son travail de d’historien d’art elle est devenue en fait psychanaliste euh elle s’est un peu retirée du du milieu de l’art et euh quand elle est décédée on dirait que ça s’est passé inaperçu

Euh donc on a moi j’ai découvert un peu par hasard qu’elle est décédée et donc euh j’ai proposé à aux galerist Arnaud Le ferve de lui aussi il connaissait il avait connu àine d’aliier on a décidé de monter euh cette exposition en son hommage et cela m’a permis de de

Replonger un petit peu dans ma thèse et puis de rencontrer des artistes que je n’avais pas pu rencontrer euh donc par exemple thérse AMP Jonas qui est parmi nous ce soir ah voilà donc il y a des des photos de de l’exposition euh donc on a quand même

Réussi à mettre presque une trentaine d’œuvres dans une enfin des œuvres d’une trentaine d’artistes dans un tout petit espace euh mais peut-être que je devrais peut-être juste revenir un petit peu en parlant des expositions de d’artistes femmes en fait le collectif femme art a été créé parce que François elliet a

Voulu monter une grande exposition d’artistes femmes au Musée d’Art Moderne de Paris euh et donc il y avait des grandes réunion préparatrice il y avait Suzanne pager qui était derrière le projet et donc il avait des artistes assez reconnus déjà Judet reigel lea Lublin n alter euh surli JAF euh donc

C’était une exposition très héteroclite aussi mais il y avait même une annonce qui est apparu pour cette expo dans press en printemps 1977 en arpress a annoncé écriture de femmes comme une grande panoramique de d’expo enfin art contemporain au féminin euh mais l’expo était annulé et sans que les raisons

Soient données et en fait fa c’est ça qui a impulsé la la création du du collectif femme art euh et donc je pense que François elliet aurait bien voulu monter d’autres expos cela ne s’est pas passé des artistes du collectif ont monté des expos dans des ateliers mais tout ça est resté très

Confidentiel et par exemple bon là sur le mur là à droite euh euh euh bon il y a le très grand tableau au milieu le donc c’est un naissence un tableau de Daniel blanchland juste à côté à gauche donc c’est une œuvre de Thérèse Jonas elle a fait des des peintures sur

Euh des petits cartons de de boutons euh c’est ça ça montre en fait le elle elle peint le temps fractionné de de de l’artiste mero mère de famille qui elle peint quand elle peut dans les interstices de la vie quotidienne et à côté d’elle il y a un dessin de planché de François

Janic donc François janico elle avait un grand atelier elle a accueilli collectif F pour des réunions mais aussi elle avait monté une une journée d’action dans son atelier euh euh qui est devenu un peu célèbre peut-être aujourd’hui parce que il y a les qui a à partir de cet expo dans dans chez

François Janic elle a fait son action sur le pont Marie avec sa bande rôle il y a peut-être il y a peut-être une photo euh pourquoi est-ce que je dis tout ça c’est c’est parce que voilà des des femmes elles ont essayé de de montrer leur travail de le rendre

Visible de justement d’être actrice de leur destin en tant qu’artiste prendre en charge des choses mais euh euh euh ça a resta quand même très peu visible et malgré le fait que euh il y avait quand même dans cette journée d’action chez François janico il y avait une défilée

De personnes toute la journée de 10h du matin jusqu’à 10h du soir même des personnes euh des critiques d’art des historiens d’art des des personnes du Milie de l’art parisiennes des hommes et des femmes euh mais voilà il y avait pas de retentissement euh plus loin enfin ça voilà ça ça a

Lieu et c’est tout voilà euh donc euh donc cette journée d’action chez François Janic c’était le 11 samedi 11 mars 78 euh de 10h du matin jusqu’à 10h le soir François janico avait invité euh quatre autres artistes à exposé avec elle euh donc Léa Lublin qui a euh

Toute la journée elle elle avait accroché un band de rôle dans l’atelier de Françoise avec plein de questions sur des femmes euh la femme était une victime sexuelle était une image immaculée et cetera mais la lublen l ne voulait pas rester enfermée dans l’atelier toute la journée donc à 17h

Elle est sortie avec sa bande rose sur le pont Marie voà parce que la l’atelier de François Janic était sur l’île Saint-Louis voilà jeavais pas préciser et donc elle a fait descendre sa bande rô dans la scène pour faire dissoudre toutes les tous les préjugés sur les femmes euh malheureusement pour François

Janico et les autres artistes qui exposaient elle restait enfermée dans le atelier donc elles ont raté euh cette action et c’était la fille de François janico qui est sortie et qui a pris des photo euh y a bon est-ce que est que je m’arrête ou ça je veux je il est

19h30 je pense que ça va être bien aussi de d’ouvrir un peu les questions au public qu’ qu’on puisse un peu discuter alors je crois que dans notre programme c’éit moi qui était censé faire la synthèse c’est toujours le l’exercice le plus merci ouais le plus difficile non vraiment

J’ai essayer de ramasser ça en en quelques mots déjà B merci à toutes de voilà de d’avoir d’avoir joué le jeu de la table ronde qui est toujours un un un exercice un peu périlleux parce qu’on aimerait entendre tout le monde pendant des heures et des

Heures mais de ce que j’en ai tiré ce sont voilà quelques petits axes je ve pas vous vous vous bassiner avec ça surtout qu’il est tard tout le monde a envie de de de de voir le cidre qu’on a ramené pour le pot et et le pain d’épic

Qu’on a qu’on a rapporté qu’on a pas fait mais qu’on a rapporté donc au niveau des des axes ce que je retiens moi c’est déjà plusieurs mots Charlotte tu as comme d’habitude bien appuyer sur quelque chose d’essentiel qui est euh bah les mots comment est-ce qu’on définit la constellation subjective la

La la généalogie choisie aussi effectivement réseau il faut pas u ça comme un motalise du coup je je pense qu’on va garder ça en tête pour le le restant de notre de notre résidence parce que parce que c’est vrai nous on l’a un peu pris au hasard je sais pas

Mais ouais un peu au hasard mais peut-être que justement ce ce mot on va pouvoir le le définir aussi nous c’était aussi le le but de cette table ronde c’était d’explorer toute la polycémie de ce mot ce qu’on savait c’était qu’on ne voulait pas de d’histoire de l’art des

Individus idualité c’est pour ça que moi j’aime bien ce que ce que tu dis Charlotte dans voilà la biographie collective qui me semble essentielle et enfin après moi je trouve aussi un écho dans mon travail quand tu parles d’un d’un réseau que tu as créé toi via ton

Corpus et je pense qu’on en est toutes et tous un peu là aussi donc ça c’est une sorte de faux réseau ou de réseau scientifique qu’on qu’on qu’on se voilà qu’on utilise soi-même comme outil le fait aussi de de ne pas entendre le Réau comme juste un lieu de

Sororité euh puisque effectivement euh bah c’est pas parce qu’on est des femmes qu’on va être voilà forcément solidaire d’autres femmes euh je pense que ça s’applique aussi à la vie en général euh la vie politique aussi en général euh donc ce genre de chose aussi m’intéresse Barbara tu parlais aussi des de tes

Points de départ qui étaient les œuvres c’est quelque chose que j’ai entendu aussi chez Diana euh qui voilà cherchait aussi à à retracer euh une sorte de d’affinité finalement formelle dans les œuvres euh et puis euh Barbara aussi ce que tu dis comme le voilà regarder les marchands le marché de l’art les

Marchandes euh et aussi les lieux le moi je je pense par exemple à l’atelier enfin qui est à côté de qui de quel atelier euh des fois ça marche ou ça marche pas par exemple Yvon seruis était proche de l’atelier de Camille cludel et elles se sont jamais euh elles ont

Jamais créé de de de lien exceptionnel Marian sterks pourra pourra beaucoup mieux le dire que moi donc voilà faire attention aussi à ces Nuan la complexité aussi d’un réseau parce que par exemple on a les femmes artistes modernes qui font ces sessions par rapport à l’Union des femmes peintes

Et sculpteurs pour faire leur propre réseau ces expositions qui s’organisent en réaction à d’autres lieux d’exposition donc effectivement c’est c’est pour moi en tout cas des choses avec lesquelles je je je vais travailler et je je pense nous tous et nous toutes ici euh et puis oui évidemment la la

Question des médiatrices mais sur lesquelles c’est des questions sur lesquelles on va aussi revenir euh donc voilà ce que je retiens c’est ne pas se servir du mot réseau comme d’un mot valise et et le voilà le le le labourer quoi plutôt ce ce ce mot et essayer d’en

Faire quelque chose je retrain aussi évidemment la métaphore de l’échelle que je trouve génial en terme de de passerelle j’espère que personne ne fera de d’exposition échelle euh ou de passerelles ou ce genre de choses j’espère qu’on qu’on y échappera mais peut-être pas euh donc voilà je

Maintenant je vais arrêter de parler et je vais juste ouvrir euh la discussion à la salle et aussi au aux questionsréponses dans dans le voilà sur sur zoom euh bah voilà je sais pas si dans la salle on a déjà des questions euh moi je vais un peu être sur cet espace-là euh

Toutes les personnes qui nous suivent sur zoom et qui ont envie de poser des question question d’intervenir n’hésitez pas de proposer d’autres mots que réseau ou que milieu voilà donnez-nous de la sémantique et on va faire passer le le micro voilà je vous remercie en tout cas et je remercie

Aussi nos intervenante parce que c’était c’était super [Applaudissements] merci donc dans la continuité des applaudissements je voulais vous remercier pour cette amuse bouche qui donne vraiment envie de voir la suite des de la phare donc hâte d’assister aux prochaines conférences et j’avais une question pour vous Catherine Gonard ma

Question c’était vis-à-vis des archives de l’Union des Femmes peintre et sculpteur est-ce que vous pourriez revenir dessus sur comment vous les avez rassemblés un peu quel est leur contenu éventuellement pour pour des chercheuses comme moi qui seraient intéressé de venir les consulter éventuellement al alors pour l’instant c’est toujours chez

Moi et et et en fait c’est c’est pas aussi grand que souvent on l’a dit je n’ai pas pu vraiment réunir tant de choses que ça mais quand je les ai c’est souvent quand on a fait notamment les interviews avec Anne-Marie elles m’ont donner un certain nombre de

Choses surtout parce que aussi j’ai dit que j’allais essayer de les tout ce que j’allais à trouver à mettre dans ben j’avais pensé à la bibliothèque andinski et cetera et donc il y a eu ce moment où j’ai eu des catalogues comme comme comme celui-ci 1800 1800 1975 c’est l’union des femmes peintres

Et sculpteurs mais j’ai j’ai aussi des eu des affiches qu’elles m’ont donné et cetera et donc bah c’est un peu là-dessus qu’on s’est réuni hein c’est-à-dire qu’on s’est dit qu’il fallait qu’on continue qu’on essae de voir ce qu’on pouvait retrouver encore ce que pouvaient les unes et les autres

Nous donner de cette histoire collective que ce soit sur l’Union des femmes peintres que ce soit sur les femmes artistes modernes en fait c’est leur leur donner en fait des lieux précis des cartographies où on peut aller trouver ces documents hein et moi par exemple là juste je viens d’apporter trois trois

Affiches pour l’exposition qui sont trois fois la même affiche euh mais déjà j’ai prévu dans ma tête qu’on pouvait peut-être en mettre une bon aliencha bien sûr puisquon va com j’espère qu’on va commencer à travailler avec l’inchat et et sur sur ces fonds et puis une qui pourrait aller à Marguerite

Duran par exemple et la troisème on trouvera à un autre endroit c’est-à-dire dire que voilà l’idée c’est non seulement d’avoir des fonds bien définis dans dans un certain nombre d’endroits mais c’est aussi que Ben de pouvoir les mettre dans différents endroits qui correspondent je pense à l’histoire qu’elle à leur histoire

Voilà donc moi ce que j’ai c’est d’abord ce qu’on m’a donné c’est tout ce que j’ai pu trouver alors j’ai beaucoup de catalogues et en deux ou trois exemplaires pareil pour les affiches euh qu’est-ce que j’ai aussi ben j’ai pas mal de courriers j’ai pas mal de

Choses qui m’ont été donné comme ça et quelque chose qui moi me je trouve vraiment intéressant c’est des des croquis j’ai notamment un dessin avec comment elles organisaient les l’exposition j’en ai un comme ça voilà donc euh voà je c’est pas si énorme mais quand même ça mériterait d’être quelque

Part chez moi c’est 30 m² donc voilàin bonsoir et merci beaucoup alors c’est peut-être une question un peu large ou vaste je sais pas mais en fait les les œuvres de toutes ces artistes dont vous parlez où est-ce que elles sont alors j’imagine que bah elles sont dans dans différents endroits mais

Peut-être si vous voulez donner quelques exemples ou peut-être Barbara euh si tu veux répondre parce que ça n rien de personnel he mais le 19e par exemple enfin c’est une bonne question pour le 19e parce qu’on a pas trop d’œ enfin je sais pas par bar à toi comment

Tu enfin vu que dans ta présentation tu disais aussi que tu essayais de partir des œuvres est-ce que euh est-ce elles sont où ces œuvres en fait des œuvres ou à défaut des titres on parle des titres des œuvres dans les catalogues pour le 19e je pense que ça peut déjà être Aroui

Euh malheureusement bah les collections publiques je pense que euh c’est c’est les collections muséales il y a un peu d’œuf mais finalement là où moi j’en ai le plus retrouvé c’est euh dans le marché de l’art dans les catalogues de bandes l’exposition donc c’est vrai que dans le privé donc je

N’ai pas eu accès à beaucoup d’œuvres parce que j’ai contacté des maisons de vente mais j’ai pas pu toujours avoir accès aux œuvres directement mais finalement il y en a pas mal qui circulent dans les petites maisons de vente en cher en Belgique et donc ça peut donner une idée mais effectivement

Je pense que le premier endroit àer voir c’est les collections publiques mais je peut pas dire que les artistes femmes soient très nombreuses dans les collections publiques al moi je j’ajouterai qu’elles sont bien souvent dans les collections publiques mais bien souvent dans les réserves et justement plus tard dans l’année on aura

Une table ronde sur ce sujet où on parlera d’où sont les femmes au musée des beauarts de Lille qui met en avant justement les femmes dans ses collections donc les femmes sont Bell et bien présentes dans les collections publiques il y a aussi beaucoup beaucoup d’œuvres dans des appartements et dans

Les ateliers euh quand nous avons euh dans dans la préparation pour l’exposition d’Aline d’Alier euh nous avons rencontré beaucoup d’artistes ou leurs aendroit ou les enfants euh beaucoup d’ateliers et d’appartements même ici à Paris sont remplis euh du sol au plafond euh avec des des documents des archives des

Œuvres des livres des revues toutes sortes de choses euh et serait bien de pouvoir les les récupérer les les conserver je ne sais pas comment euh les œuvres de François janico sont toujours dans son appartement dans l’île Saint-Louis et c’est sa fille qui s’en occupe et

Euh par exemple B il avait des des dessins de de plancher qui euh bah bon une image mais tous ces dessins sont toujours dans l’appartement avec beaucoup d’autres œuvres et et d’autres archives aussi des cartons d’invitation des catalogues des de la correspondance tout il y a une question dans le fond

Oui bonsoir est-ce que si on fait une histoire comparative vous pourriez qualifier ou en tout cas situer la la situation en France par rapport à par rapport à l’Allemagne ou à l’Angleterre ou les États-Unis est-ce que est-ce que la France fait figure de de d’avant-garde je sais pas s’il

Faut employer ce mot là mais de commencer ailleurs grosso modo qui répond euh vous voulez dire pour le l’art des femmes en général réseau les réseaux ah sur l’histoire des réseaux est-ce que la France est pionnière sur l’histoire des réseaux de femmes c’est ça que vous voulez enfin je

Répète juste la question pour oui c’est ça est- que il y a une situation par en France et et des RA internationaux et est-ce qu’il y a enfin est-ce que comment se positionne la France par rapport à d’autres pays euh moi j’ai pas je sais pas si la

Question mais très bref euh moi j’ai l’impression que c’est un peu difficile euh dans le sens enfin après je je sais pas un peut-être qu’on pourra en discuter mais moi j’ai l’impression que c’est souvent quand même des figures individuelles qui nous sont présentés dans des expositions euh que ce soit des

Hommes ou des femmes souvent les femmes voilà quand on voit des expositions c’est je sais pas Bert morizo et et où sont les autres femmes impressionnistes là il va avoir les les les les célébrations des 150 ans de la première exposition impressionniste moi je me pose la question de est-ce qu’on va

Voilà montrer ce réseau aussi de ces femmes impressionnistes entre elles parce qu’elles se connaissaient elles interagissaient elles s’écrivaient euh peut-être qu’elles ont même travailler ensemble j’en sais rien comme le disait Charlotte travailler sur le collectif c’est aussi une méthodologie donc c’est aussi un choix euh du coup ça ça coule

Pas forcément de source je pense je pense que c’est aussi un parti-prix euh après je pense que dans des travaux universitaires ça se bah voilà j’ citer aussi justement euh les les conellations subjectives qui est cet ouvrage qui est apparu euh il y a 2 ans je crois donc dans le milieu universitaire

On a une approche quand même par l’histoire sociale en tout cas certaines approches sont via l’histoire sociale dans les musées j’ai l’impression que ça commence aussi à arriver après est-ce que la France est précurseur je je pense pas je je sais pas ce qu’on pense euh moi ce que je voudrais ajouter

C’est que l’Union des femmes peintes et sculpteur lorsqu’elle est fondée en 1881 elle va donner une réelle Impul va y avoir des émules qui vont se fonder avec lesquels elles vont avoir des correspondances on va voir les femmes artistes de Bruxelles par exemple qui vont se créer les femmes artistes de

Berlin et un petit peu plus tard on va avoir une sculptrice jeune vive Granger qui est aussi médailliste qui va fonder une association de femmes artistes qui s’appelait les unes internationales où elle va avoir l’ambition de créer un réel réseau d’artistes femme transatlantique à travers l’Europe donc elles vont avoir vraiment une infl

Au CE des risseau euh moi je sais pas si je suis la meilleure personne pour pour parler justement d’une histoire d’une histoire comparative que moi je nai j’ai beaucoup travaillé sur la France et très peu sur d’autres pays mais mais quand je travaillais sur le corpus français les

Lectures qui étaient les plus féministes en tout cas qui faisait ressortir le plus les artistes femmes étaient des lectures anglophones euh et donc quand j’ai bâti mon mon travail sur le symbolisme c’est vraiment en all le regarder chez Patricia Mathus qui était la première à poser cette questionl pour

L’impressionnisme il y a beaucoup aussi de d’historiennne de l’art états-uniennes qui ont montré voilà l’importance des femmes dans le courant impressionniste là actuellement je travaille sur les nabiis et c’est vrai que les lectures qui me semblent les plus dynamiques euh qui pose ces questions justement de mixité de la

Place des femmes viennent des États-Unis ou de la Grande-Bretagne mais mais je suis contente d’apprendre par Clémence que justement il y a un modèle français euh du côté des des des collectifs féministes et ça c’est quelque chose qu’il faut qu’on défend aussi bonsoir je suis euh très très heureuse

D’être ici et de participer à à cette à cette rencontre et justement euh la question de de terme euh de penser de réfléchir et de décortiquer la question de du réseau qu’est-ce qu’on met derrière ça ça je pense que c’est c’est justement vous proposer ça

Euh c’est ça c’est c’est ça que qui me revient là à à en vous en écoutant en prend en prenant note aussi mais cette question du réseau des des des peut-être établir vraiment une généalogie pour ne pas tomber sur des des simplifications parce que par exemple une euh vous avez parlé de ça

J’ai bien noté la question de faire de faire et au et entraide qu’est-ce qu’on met derrière ça quand on parle des collectifs d’artistes des réunions des artistes des artistes femmes des artistes et des femmes parce que là c’est c’est très complexe comme réseau je pense que euh les discussions sont très plus que

Pertinentes sont nécessaires très importantes euh je suis artiste icienne je je fais de la recherche aussi et j’ai travaillé à Paris8 parce qu’on évoque et pour moi le mythe il est tombé j’ose dire ça parce que en 2000 2019 2020 2022 et même avant quand j’étais là cette

Question là elle n’était pas il n’avait pas de place il n’avait pas d’espace dans le département d’art en art pour parler desessin esthétique donc donc proposer comme je fais aussi proposer une thèse pour pas aborder la question d’esthétique des archive d’une femme artiste vivante et qui vit à Paris c la

Fait 40 ans c’était chose vu comme c’est un petit détail et non nous sommes là toutes et tous nous sommes ici je pense que c’est un travail de chercheurs et des chercheuses très importants pas que mais des galéristes aussi on a la présence j’ose dire la présence de galériste Arnaud qui est là

Je pense que c’est un travail très important euh qu’il faut continuer je vous remercie je suis très heureuse d’être là et merci à Diane pour cette invitation merci beaucoup bonsir bonsoir merci beaucoup pour cette présentation eu moi j’avais une question par rapport à la question dicotomique de justement l’inclusion et

Foncièrement aussi l’exclusion derrière et ayant travaillé sur le collectif aussi mais plutôt aux États-Unis à Los Angeles au Women’s building donc c’était des femmes qui finalement étaient majoritairement blanches et qui se sont aussi fait prendre des remarques et et des commentaires assez critiques des femmes noires américaine et je voulais

Savoir si vous dans vos recherches la question de l’intersectionnalité pouvait se poser et se posait euh tout simplement voilà euh alors euh à nouveau je sais pas moi non plus si je suis la plus euh comment dire la plus pertinente pour répondre euh nous pour le phare on se concentre vraiment

Sur euh sur les groupes on a choisi une sorte de facilité entre guillemets c’est qu’on se concentre vraiment sur les groupes les membres du groupe euh ça va être essentiellement je pense pour l’Union des femmes peintres sculpteur au début des femmes blanches bourgeoises mais au fur et à mesure enfin j’imagine

Quand 1995 il y a quand même un peu plus que des femmes blanches et bourgeoises mais c’est vrai que cette sociologie aussi de qui fait parti non ok je suis 19e je suis pas 20e donc si j’ai pas si j’ai pas cette connaissance non mais plus plus sérieusement évidemment qu’on regarde ça

Et qu’on essae voilà d’aller chercher aussi toutes les artistes qui ont fait partie de ces réseaux là mais par exemple je sais pas pour les femmes artistes modernes dans les années 30 euh c’est c’est tout ce qui est Marie Laurencin baladon aussi si je dis pas n’importe quoi on va avoir un profil

Type aussi de bourgeoise blanche qui a des possibilités de bah d’exposer ou même de faire de l’art euh donc oui enfin enfin comment dire je sais pas moi je moi je me pose ces questions clairement je pense que j’ai pas la réponse très très sincèrement mais enfin je sais pas je si

Tu veux dire un truc moi je Charlotte Paron merci non c’était c’éit un petit peu ce que je voulais dire dans dans l’idée de de de ne pas prendre les réseaux féminins et féministes comme un tout homogène en en disant combien le réseau est important et qu’il faut travailler

Justement sur sur le système si on peut dire et sur les relations entre les artistes et d’autres d’autres populations mais mais qu’il faut aussi varier les échelles d’analyse c’est-à-dire de travailler à la fois sur le col ctif mais ne pas négliger non plus les trajectoires singulières les trajectoires individuelles moi c’est ce

Que j’ai essayé de faire dans mes travaux et à chaque fois ça m’a porté beaucoup de focaliser de revenir finalement à la monographie on décrit souvent la monographie en disant c’est le genre de l’histoire de l’art très classique très traditionnel mais je pense que elle a toute sa validité

Encore pour les artistes femmes et qu’il faut pas la négliger et donc de de travailler toujours a équilibrer justement entre l’analyse du collectif et et du singulier et de et de l’individuel alors moi j’aurais juste une anecdote justement comme vous évoquez le Women’s building donc en 1893 l’Union des femmes peintes et sculpteur

A été invité à envoyer une délégation d’artistes femmes dans ce women’s building lors donc de l’Exposition Universelle organisée à Chicago et il y a eu un scandale parce que la question question s’est posé d’exposer les femmes artistes noires à part dans ce wom’s building et l’Union des femmes peintres

Et sculpteurs en a été scandalisé s est opposé et a contesté cette décision donc c’est moi j’ai croisé cette question là à ce moment-là de mes recherches seulement simplement pour cette anecdote peut-être que vous avez aussi croisé au cours de vos recherches sur cet événement je sais aux États-Unis dans

Les années 70 il y avait un un groupe de femmes noires américaines en des artistes noires qui se sont créés parce que justement elles ont critiqué le fait que bah voilà le mouvement féministe le mouvement d’art féministe aux États-Unis c’est c’est surtout surtout des femmes blanches et privilégiées et donc bon

Voilà il y avait une groupe de femmes noir à part j’ai pas plus d’information que ça mais je sais qu’il y a cette information se trouve trouve facilement aujourd’hui euh dans le groupe que que j’ai étudié moi-même ici à Paris il y avait des nationalités différentes des artistes

Qui sont venus de de l’Argentine euh de de Chine Philippines euh euh av d’autres pays bah il y avait une artiste hessi euh donc qui était d’origine jamaïcaine donc elle était métisse mais bon ces questions sur la race ou la différence culturelle comme ça ne se sent pas tellement posé

Euh c’était plus le trajectoire individuel en tant que femme et et artiste et les origines ne jouaient pas forcément euh un grand rôle que je sache c’est collectif et individuel euh je sais pas j’aiit et j’ai fait un film sur Hélène Viller Catherine Catherine King est mort depuis plusieurs années mais je pense

Que ça ça peut être intéressant comme archive parce que ça c’est filmé dans son atelier on voit ses œuvres et tout hlè Viller également voilà mais elle faisait partie du groupe c’est parce que c’est Dian qui les a cité merci c’est indiv sont elles en fais partie est-ce que dans vos recherches

Vous avez croisé des informations sur la manière dont les institutions notamment publ les musées aborde justement cette question des collectifs de de femmes artistes parce qu’il y a quelque chose de très enfin qui peut paraître un petit peu paradoxal c’estàd que les expositions de groupe bien sûr ils sont attentive à cette

Question mais à l’inverse on pourrait penser alors c’est peut-être un a priori que dans les politiques d’acquisition et ben c’est un peu l’inverse c’est-à-dire qu’on privilégie des figures singulières bah en particulier masculine mais en fait finalement il y a un peu ce parallèle qui est fait aussi avec les

Artistes femmes c’est-à-dire la grande figure la grande artiste femme parce que bah évidemment les les PO enfin les acquisitions ne bénéficient pas forcément de de budget extrêmement important donc justement on va peut-être favoriser des figures singulières plutôt que les collectifs voilà c’est une question que je pose pardon je moi je

Dirais que en fait les les artistes qui ont participé à des collectifs chacune avait sa pratique individuelle donc même si elles se sont retrouvé entre elles pour se soutenir mutuellement ou monter des expos ou autres euh chacune avait leur pratique euh individuelle euh h je ne sais pas si

Un musée pourrait acheter des œuvres d’un collectif parce que quelque part ça n’a pas de sens parce que même le François eriet elle disait bah voilà on est en groupe sans en être un elle avait même écrit on n’est pas à 50 à tenir un crayon ensemble c’est chacun dans son

Atelier chacun avec sa pratique euh mais on va se soutenir mutuellement et on va essayer de rendre visibles les œuvres de femmes mais pas forcé m’ont créé ensemble c’est pas une œuvre collective euh voilà je sais pas si moi aussi je poseraiis une question par rapport à ça

C’est pourquoi quand on fait une monographie d’une d’une artiste on oublie systématiquement les groupes de de femme artiste où elle était c’est c’est plutôt la question comme ça par par exemple pour Valadon est-ce qu’on met systématiquement qu’elle a été aux femmes artistes modernes euh voilà et et

Il y a toutes ces questions-là qui font que ça n’existe pas alors que nous on sait que ces femmes on ont été dans ces dans dans ces collectif et c’est plutôt comment on les a on enlève de leur histoire qu’on veut assez touour Dansou oui alors oui anneemarie a raison

De me rappeler ça c’est aussi que certaines femmes quand elles sont devenues plus ou et cetera gommé de leur biographie que elles avaient participé au Salon de l’Union des femmes peintres et cetera parce que il y avait ce regard tellement péjoratif sur sur ce qu’on pouvait appeler l’art féminin mais c’est vrai aussi

Que voilà pourquoi maintenant je veux dire on revient pas sur cette histoire et pourquoi cette histoire continue à être gommée dans la vie de de cesart artistes qui quel qu’ell soit ont eu cette nécessité de passer par ces groupes ou cette visibilité ou de participer dans ces groupes pour donner

De la visibilité aux autres comme peut-être Valadon ou laurenin l’ont fait donc il faut que cette histoire elle réapparaisse mais pour réapparaître il faut qu’on lui donne de l’importance tous les gens qui travaillent sur toutes les personnes qui travaillent homme femme qui sur ses œuvres sur ses artistes réfléchissent aussi sur

À à cette à cette visibilité là je voulais juste rajouter quelque chose qui enfin déjà c’était hyper stimulant et je pense que ça nous donne aussi à réfléchir à nous sur justement bah tous ces termes moi aussi dans ma tèse qui touche pas que ça mais pour la

Question de réseau de milieu enfin tous ces termes et puis un peu pour les questions notamment sur ce qui se passe donc ailleurs c’est vrai que nous on a fait ce choix voilà de se concentré sur sur la France et puis beaucoup Paris aussi parce que bon il y a pas que Paris

Mais voilà bon c’est toutes des questions qui ouvrent beaucoup de pistes et et et qui me prouve aussi que toutes les autres interventions avec cellees-ci vont apporter peut-être d’autres pistes peut-être pas de beaucoup de réponse on sait pas enfin bon mais en tout cas je voulais dire comme ouverture un peu

Aussi à tout ça par rapport à ces questions sur les acquisitions sur ce qui se passe dans les musées et à l’étranger et cetera c’est que là récemment j’ai vu que KST méum de bal en mars ouvre une exposition qui s’intitule et je pense que ça va nous donner à

Réagir réfléchir aussi euh les femmes de génie ou là les artistes et leur entourage donc vous voyez il y a quand même une balance sur voilà une exposition qui d’accord avec une première partie qui est peut être discutée qu’on a déjà un peu discuté mais bien sûr qui a été discuté par

Beaucoup d’autres personnes aussi mais voilà sur cette question de femme et de génie d’accord mais en tout cas sur les artistes femmes les artistes et leur entourage avec des artistes de la collection du musée c’est une exposition diacronique en plus et qui permet voilà de peut-être je sais pas à quoi elle va

Ressembler mais poser des des des des d’autres questions ou d’autres réponses en fonction de voir comment un musée a pu organiser une exposition voilà sur ses réseaux face à qui elle met ses artistes ces artistes sont mises et et voir un peu si ça fait quoi ce qu’on a

Dit s’il y a d’autres stratégies encore voilà bonsoir merci beaucoup pour le pour cette rencontre c’était hyper enrichissant moi j’ai fondé une association qui aide les artistes femmes non binaire et trans aujourd’hui dans leur carrière et qui promot l’égalité de genre dans l’art qui s’appelle contemporaine la question que j’avais envie de vous

Poser on a une bripe de réponse déjà mais on regarde ce qui se passe aujourd’hui en 2024 c’est quoi pour vous l’urgence à travers ses recherches à adresser à nous qui sommes ici aujourd’hui et qui pouvons agir aussi sur ces questionsl moi pour l’urgence on continue à chercher les archives et dès

Que vous avez vous rencontrez des personnes qui ont fait partie de ces ces groupe ou qui ont eu des des personnes de leur famille qui ont fais qui on faisait partie ben d’essayer de réunir ces ces archives parce que c’est c’est c’est c’est ça notre but quand même

Aussi c’est de donner des moyens justement à la recherche en donnant le plus d’éléments possies par rapport à tous ces ces organisations parce que l’Union des femmes peintres ou les femmes artistes modernes bah une fois qu’on l’ commencé en parler on se dit oui il faut de plus

En plus trouver des choses mais il y a plein d’autres mouvements où on s’est comment qu’ on a commencé à à en parler les unes moi franchement les unes j’ai eu du mal à trouver des choses au départ et et et là pour trouver des archives bah ça

Va être plus compliqué et en même temps là on est en train de Ben vous demander aussi nous aider de réfléchir à ces à tous ces ces moments d’histoire que bah on va toutes et tous essayer de réunir en fait voilà c’est tout non oui moi je moi j’ai pas

Trop parce que c’est un truc qu’on a oublié c’est l’importance de de la discussion et même de la lecture intergénérationnelle ça c’est un c’est un truc que j’ai oublié et que je devrais pas oublier en fait parce que que c’est euh lire les personnes qui ont déjà écrit des choses avant nous comme

Ça au moins on retombe pas dans le truc de la redécouverte ou la pionnière et cetera puisqu’en général quand on a l’impression de découvrir un truc d’autres personnes d’autres chercheuses en général des femmes désolé euh en ont déjà parlé dans des écrits je sais pas publiés dans les années 70 ou même moi

Je le vois aussi pour le 19e siècle eu et aussi euh bah ce que font Fran et Anou à savoir recueillir dans des entretiens la parole aussi de ces artistes qui on 70 ans 80 ans et qui parle de cette époque en fait donc c’est enfin je dirais pour aller vers le futur

C’est aussi regarder le passé waouh incroyable mais mais c’est aussi pour ça qu’on a voilà qu’on a avec Catherine et et j’essayer d’insister aussi un peu là-dessus au tout début c’est que c’est vraiment Catherine le déclencheur en tout cas pour pour moi et pour d’autres chercheuses je pense voilà c’est ce côté

Intergénérationnel de de regarder voilà les les générations d’avant parce qu’on on débarque pas comme ça avec la science infuse j’en sais rien donc juste lire ce qui a été écrit avant nous et et interroger ces artistes je dirais et les jeunes générations appent beaucoup aussi je pense que c’est aussi

Dans une forme de réciprocité que ça se passe aussi mais je suis complètement d’accord avec avec ce que dit Eva je pense que sur les questions actuelles sur les questions actuelles la profondeur historique est très importante euh de de retrouver justement l’épaisseur de l’histoire pour montrer que voilà c’est ce que tu disais

Eva qu’on redécouvre pas le poteau rose en 2024 mais que il y a tout un passé derrière soi quoi il est il est tard nous on va enfin on va installer les choses qu’on a ramené si vous avez encore un peu de temps voilà on peut partager les quelques petites bouteilles

Sans alcool qu’on a apporté et euh je pense qu’on aura clairement pas assez pour tout le monde mais mon bref il il y a des chips et des gâteaux quoi voilà merci à vous en tout cas et bravo [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] ouis et ne laissez pas vos affaires dans

La salle si vous voulez profiter du petit pot parce qu’apparemment il y a potentiellement des vols faites attention voilà on est classe mais mais il y a toujours des risques même un jeudi soir à 20h merci aussi donc aux personnes qui nous ont suivi sur zoom c’était un

Plaisir de vous avoir on espère que tout a été pour le mieux et on vous on vous remercie à très vite

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