Titre complet: « Des âmes plus claires en des corps plus lavés »? Analyse de la représentation de la propreté des ecclésiastiques dans l’œuvre romanesque zolienne
Émilie Bauduin se propose dans cette communication d’analyser la représentation du personnage de l’abbé Faujas, protagoniste de certains romans d’Émile Zola. La communicatrice donne un aperçu du contexte historique qu’est celui de Zola pour établir des relations entre idéologie, religion, morale et propreté chez l’auteur.
Émilie Bauduin est candidate en cotutelle au doctorat en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal, sous la direction de Véronique Cnockaert, et au doctorat en Littérature et civilisation françaises à l’Université Paris III-Sorbonne Nouvelle, sous la direction d’Éléonore Reverzy. Ses recherches, financées par le Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH), visent à interroger les rapports dialectiques entre le propre et le sale, le pur et l’impur, le souillé et le lessivé dans l’œuvre romanesque d’Émile Zola.
Je vais vous présenter Émilie bouduin qui est candidate en coup stel au doctorat en étude littéraire à l’Université du KC à Montréal donc ici même et sous la direction de Véronique nocart et au doctorat en littérature et civilisation française à l’Université Sorbonne Nouvelle sous la direction d’Éléonore réi sa thèse porte sur la
Représentation de la propreté dans la pensée le projet naturaliste et les romans d’Émil Zola ça parle donc de toilette si je comprends bien ouais toilette corporell le cabinet toilette c’est mon mémoire de maîtrise ah oui parfait donc c’est dans la continuité donc le le titre de ta conférence et des
Armâes plus claires en décor plus lavés analyse de la représentation de la propreté chez les eclésiastiques dans l’œuvre romanesque zolienne merci et donc bonjour ben à tous et à toutes je me réjouis de me trouver parmi vous cet après-midi je remercie le Christ et ses organisateurs de m’avoir invité à
Présenter mes recherches qui comme la David porte sur la représentation de la propreté dans les romans de zol ma ma communication quoi qu’indiique son titre ne portera finalement pas sur la représentation de la propreté des ecclésiastiques mais bien sur celle d’un seul ecclésiastique l’abbé faogjas qui est un des protagonistes du roman la
Conquête de plant j’ai en effet eu les yeux plus gros que la pense quand j’ai envoyé ma proposition à David et la propreté de ce prêtre m finalement paru assez complexe pour se mériter toute mon attention donc à travers son léraire Zola met Seigne plus d’une soixantaine de personnages d’éclésiastiqu c’est
D’ailleurs le roman sur les prêtres qui figure en tête de la liste des romans qui prévoit donné dès 1868 le premier cyle Romanis qu’ l’écrit donc les rougons Macar c’est donc pour reprendre une formule d’Henri mitran qu’il est je cite manifestement attiré et agacé par le prêtre cet intérêt de Zola pour la
Représentation des eclésiastiques a évidemment déjà été mis en lumière par la critique zolien pierre Ouvrard rappelle à cet égard et je cite qu’il ne suffit pas de dire que dans les rougons Macar la description de la société française a nécessairement conduit Zola à rencontrer les personn personnage de
Prêtre pour comprendre le rapport de l’écrivain à ses personnages mais aussi à la religion et au cléricalisme qui a court à son époque il faut plutôt considérer son cheminement spirituel esthétique et idéologique comme le fait Béatrice Laville dans un article de romantisme qui a été publié en
2013 de là écrit la chercheuse comme tous les hommes de son temps a reçu une formation intellectuelle nourrie de culture religieuse mais continuet-elle dès son entrée dans la vie active il se frotte à une pensée tournée vers la science le progrès et la foi en l’éducation nourrit de ses influences
Zola appartient donc explique la ville à ce mouvement de pensée anticlérical qui refuse l’imposition d’une vérité révélée comme appréhension unique du monde tout comme il se’oppose à l’implication de l’Église dans les affaires du pouvoir et dans l’éducation comme le remarque de son côté Sophie guermis l’un des objectifs
Du naturalisme zolien est de saperer les fondements du christianisme en s’attaquant au catholicisme qui présente le paradoxe d’être encore toutpuissant bien que moribon ceci engendre de nombreuses représentations peu flatteuses des membres du clerger dans les romans d’où pour le dire avec Sophie guermis les représentants du catholicisme sortent si
Peu grandis complices de toutes les compromissions cette brève synthèse des positions Deola vis-à-vis de l’Église et de ses représentants est nécessaire à la lecture que je m’apprête à faire de la conquête de plçant car ces positions influent sur la représentation de l’éclésiastique dans celui-ci dans le cadre de cette communication je
M’intéresserai cependant moins au motivation qui pousse Zola à représenter un personnage associé au clerger dans son roman qui à la façon dont sa représentation dans le 4e volume des Rougon maccar sarrime à un autre des intérêts fondamentaux du romancier de son siècle l’hygiène et la propreté en
Plus de mettre en lumière cette arrimage je vais tâcher de montrer que celui-ci affecte la poétique même du roman mais avant d’entrer dans l’analyse de la conquête un dernier effort de contextualisation me paraît nécessaire je souhaite plus précisément m’arrêter sur la citation qui se trouve au début
Du titre de ma Pr présentation qui éclaire selon moi l’importance qui accire la propreté en particulier sur les plans morals et religieux dans la société française du 19e siècle cette citation qu’ Martin Fugier rapporte dans son ouvrage la place des bonnes est attribuableable à une féministe de la fin du 19e siècle madame
Carou Delvaille celle-ci rapporte selon l’historienne en réponse à un article de la fronte paru en juillet 1899 qui propose de loger les servantes dans les appartements des maîtres elle écrit que cette proposition lui semble impossible les bonnes s’entend trop mauvais elle croit néanmoins que les nouveaux outils techniques et que l’enseignement offert
En matière de propreté en se tournant du siècle pourront éventuellement permettre un tel changement des coutumes je la cite quand l’enseignement comme l’organisation matériel auront fait à nos servantes des armâes plus claires en décps plus lavés croyez que toutes les femmes de la bourgeoisie seront heureuses de loger leur domestiqu près
D’elles fin de la citation le 19e siècle est en effet une période où se répend la croyance selon laquelle écrit la baronne staff en 1899 la propreté rapproche les individus des anges de lumière toujours selon cette autrice un cornet est le complément obligé d’une nature chaste d’un esprit réservé des façons
Décentes à cette époque écrit mariange fougère le rôle politique des hygiénistes se manifeste donc dans l’émergence d’une conviction inculquer la propreté c’est chasser les vis de tels propos sont avancés dès les années 1830 comme l’écrit madame n dans son manuel des dames je cite l’hygiène qui entretient la santé qui nourrit l’esprit
D’habitude d’ordre de pureté de modération et par cela seule l’âme de la beauté car cet avantage précieux tient surtout à la fraîcheur d’un corps saint à l’influence d’une homme purure en 1821 le rapporteur du conseil de salubrité de Paris Victor de Moléon affirme même comme le rappel àain Corbin que je cite
L’hygiène est souveraine contre les vies de l’âme et qu’un peuple ami de la propreté les bientôt de l’ordre et de la discipline l’hygiène qui se définit au 19e siècle comme un ord de conserver la santé se rapporte ainsi tant à l’entretien des milieux et des corps
Qu’à celui des âmes et prend en compte une importante perspective morale qui se trouve parfois confondue comme le montre les propos de la baronne SAF avec une perspective sacrée de ce fait tout au long du siècle chacun et chacune dans la mesure de ses conditions sociales et matérielles
Aspire alors à se munir de ce gage symbolique que contient la propreté or si et je cite ici Alain Corbin l’influence reconnu du physique sur le moral valorise le propre et l’ordonné qu’en est-il des représentants du clerger ceux-ci ont en effet pour modèle des seins tels que saint-gérôme de
Stridon qui affirme comme le montre l’extrait qui est affiché à l’écran que la saleté est un indice de la netteté de l’â il recherche souvent par ailleurs l’ascétisme perçu comme une pratique purificatrice l’influence de l’hygiénisme atteint-elle au 19e siècle les communautés religieuse comme elle atteint progressivement le reste de la société
Française puisque les membres du clergé ne sont pas soumis au même code que leurs oilles ce sont telles questions qui motivent la forme interrogative que j’ai donné dans mon titre à la citation de Madame carou Delville selon mes recherches deux tendances coexistent au fil du long 19e siècle la première est celle qui
Exemplifie les pratiques certes extrême d’un prêtre catholique français de l’époque Jean-Marie viané aussi connu sous le nom de curé d’Ar dans le myasme et la jonquille Alain Corbin relate en ses termes les comportements de ce prêtre à l’air angélique je cite obsédé par le modèle des grands assets du passé
Inspiré par la légende dorée le curédar refuse que quiconque se préoccupe de son intérieur il donne ses vêtements aux pauvres néglige de changer sa sout par humilité il recherche l’odeur nauséabonde annonciatrice du sort réservé à cette dépouille qu’il a hâte de quitter ce que son entourage nous rapporte informe sur son absence
D’hygiène dentaire et sur la mauvaise odeur de son haline c’est la fin de la citation sans penser que tous les ecclésiastiques se prêtent à de telles pratiques excessives l’exemple du cur d’or montre néanmoins que les convictions spirituelles pouvaient entraîner de résistance face aux nouvelles normes hygiéniques du 19e
Siècle la seconde tendance est plutôt celle d’un intérêt certes modéré mais bel et bien présent des institutions religieuses pour le soin de propreté certains ouvrages destinés aux jeunes séminaristes et quelques témoignages livrés par les éclésiastiques de l’époque en rendent compte dans son manuel d’hygiène à l’usage des élèves des écoles normales
Primaires des écoles spéciales des lycées collèg séminaires publié en 1867 le docteur Louis Cyprien desciieux affirme en effet et je cite que le luxe de propreté est utile et même nécessaire au maintien de la santé publicque selon lui la propreté de la peau ne saurait être trop soigneusement entretenue et
Les parties du corps constamment exposées au contact de l’air comme les mains et le visage ont besoin d’être lavés une fois au moins tous les jours fin de la station il recommande en outre aux élèves de nettoyer régulièrement leurs pieds d’employer fréquemment le peigne et la brosse pour éviter
L’irritation du crâne et de prendre au moins une fois par mois un bain complet afin de maintenir leur santé ces recommandations sont celles généralement pronées par les hygiénistes selon Alain Corbin les innovations majeures de l’époque en matière de propreté sont en effet l’extension de l’usage des bains partiels la nouvelle périodicité de la
Lessive et la sensibilité accrue à la bonne odeur du linge propre à propos du linge le docteur desieux indique d’ailleurs qu’il est nécessaire de changer fréquemment de chemise en raison du contact de ce vêtement avec la peau et les sécrétions dans ce traité la atttion à la propreté corporelle est
Ainsi présentée sinon comme une nécessité du moins comme un soin auquel devrait couramment se livrer les jeunes gens et notamment ceux qui s’apprêtent à entrer dans les ordres il en va de même dans l’ouvrage de l’abbé choiset Le Petit Séminaire Saint-Bernard de plombière les Dijon histoire et souvenir publié en
1896 dans ce texte qui relate l’histoire et les anecdotes de ce séminaire de province l’éclésiastique affirme lui aussi que je cite dans toute maison d’éducation la propreté la bonne tenue l’ordre et la discipline même eur sont choses extrêmement précieuses lorsqu’il relate les activités quotidiennes des séminaristes il ne manque pas de
Souligner l’attention que ceux-ci doivent porter à leur toilette à leur lev puis après la messe dans un chapitre spécifiquement dédié à la santé il rappelle en outre la devise antique mensana incorporé Sano qu’il traduit par la formule une âme vaillante dans un corps robuste avant de rendre compte des
Pratiques de propreté et de laessive qui avait cours au séminire selon lui je cite la propreté une nourriture bien préparée une grande netteté dans le linge et les vêtements des bons soins quand on est souffrant ou malade sont choses partout nécessaires mais surtout dans une maison d’éducation l’abbé
Choiset apporte ensuite dans ce passage une précision importante sur l’hygiène du séminaire sans doute écrit-il sur ce point comme sur bien d’autres le Petit Séminaire n’a pas atteint du premier coup à la perfection et les élèves de 1825 même ceux de 1830 et de 1840 n’urent pas les douceurs dont peuvent
Jouir ceux de 1895 que l’on a’ille pourtant pas croire pour aujourd’hui à un luxe et un superflux qui n’existe pas et qui ne doivent pas exister dans une école cléricale mais rien de ce qui est nécessaire ou simplement utile n’est négliger ou refuser fin de citation ce commentaire dénote à la fois l’intérêt
Ou du moins la tolérance du clerger pour les soins de toilette et le décalage qui a court jusqu’à la toute fin du siècle entre les prescriptions des hygiénistes et l’application de ces précepts par la société française notamment fa de moyens techniqu et économique pour se livrer à une toilette
Approfondie ces différentes positions àg la propreté témoigne à mon sens de la pertinence d’interroger les représentations du rapport à la propreté des eclésiastiques dans les œuvres littéraires Zola qui prend appuie sur de nombreux ouvrages religieux lors de la préparation de ses romans s’appuutile sur les discours chrétiens pour peindre
Les portraits de ses prêtres fictionnels ou est-ce plutôt sous sa plume l’influence des discours hygiénistes qui l’emporte de façon générale comment s’approprie-il ses différents discours et comment nourrissentil sa vision singulière des prêtres voir la poétique des textes qui les mettent enceinte voilà les questions qui m’occupent dans
Le cadre de ma thèse et qui me permettent à présent de plonger dans l’analyse la conquête de plant que Zola publé en 1874 fait le récit des manœuvres souterraines d’un prêtre ambitieux l’abbé faogas envoyé par les artisans du pouvoir bonapartiste afin de reconquérir la ville dans cette sous-préfecture de province les
Légitimistes ont en effet triomphé aux dernières élections il s’agit donc de faire élire un candidat qui soit favorable au gouvernement de Napoléon I afin de mener a bien son entreprise et avec l’aide de quelques membres de sa famille la béfaujas concare progressivement la maison de Marth et de François
Mouret la situation géographique de cette demeure et ces tranquilles propriétaire permettent en effet au prêtres de se rapprocher sans en avoir l’air des sociétés bourgeoises qui se rencontent dans les jardins voisins jetant en outre marhe dans la dévotion la baé en fait sa créature au fil du roman cette dévotion se transforme pour
Celle-ci en un véritable amour non réciproque pour l’abbé rejeté par Faujas elle devient alors hystérique et se rue de coup sous l’effet de ces crises le prêtre qui craint qu’on demande à Mouret de se présenter aux élections en tant que candidat républicain profite alors de cette diversion et s’arrange pour que la
Rumeur accuse son mari de la battre François est ainsi interné comme fou à l’asile des Tulettes sous une fausse accusation tandis que le prêtre remporte ses élections sa victoire toutefois n’est que de courte durée le roman se termine sur la revanche que prend sur lui Mouret alors qu’il est réellement
Devenu fou et que parvenant à s’évader de l’asile il revient simoler dans sa demeure avec ses locataires après que sa propre famille en a été évincé les ambitions de l’abb faugar ne sont révélé au lectorat qu’à la toute fin du récit seul quelques indices livrés par une narration ayant
Constamment recours à une focalisation externe lorsqu’elle décrit l’éclésiastique permett de cerner ses projets politiques dans ce roman de la dissimulation ou l’hypocrisie et le maître mot marieange voisin affirme ainsi qu’une lecture active et requise consistant à souonner les apparences à décoder les mensonges c’est alors entre autres grâce à sa fausse apparence de
Propreté comme on le verra dans la première partie de ma démonstration que la béfjas convertit les différents partis qui sont représenté à plant dans la seconde partie où je m’intéresserai plus particulièrement à la poétique du texte je montrerai que son stratagème est toutefois continuellement neutralisé dans la trame narrative et dans le
Système des personnages qui l’pposent hygiéniquement au Mouret le parcours politique de la BA FAJ se divise en TR temps on assiste d’abord à son humble arrivée dans la ville de plant après qu’il a été renvoyé de Besançon pour diton avoir failli étrangler son curé dans une querelle et
À la suite de son implication dans une grande affaire industrielle qui a mal tourné puis l’électorat le suit à travers sa le conquête de la ville mené sous le couvert de la mise sur pied de deux œuvres charitables destinées à la jeunesse sa réussite enfin est consacrée
Lors de l’élection de son candidat ces trois temps de la campagne politique sont ponctués dans le roman par les transformations de l’apparence de Labé et en particulier par celle que subissent ses vêtements et sa toilette corporelle si le luxe et la coquetterie grandissante de Labé a déjà fait couler
Beaucoup d’ancre sa propreté quant à elle souvent laissée de côté par la critique c’est donc plus spécifiquement à celle-ci que je vais m’intéresser aujourd’hui lors de son arrivée à plant la bfog apparaît d’abord au mouray et à la ville comme un homme pauvre mais propre si lui et sa mère n’ont que très
Peu de bagage ce qui révèle à Mouret leur dénuement lorsqu’il les accueille afin de leur louer une chambre on s toutefois que dans cel-ci se trouve au moins un outil de toilette essentiel c’està-dire un pigne ainsi que du linge en relative quantité ce détail annonce leur capacité futur à en changer et donc
À rester relativement propre la soutane de laabbé bien que très usé est enre qualifié de très propre par la narration mais cette humble apparence du prêtre France Mouret n’est pas propice à sa réussite dans la sous-préfecture après que ses locataires se sont installés à l’étage Mouret dit en effet à sa femme
Que ce n’est pas un beau cadeau que Besançon fait à plçant et que ça l’étonnerait beaucoup si les dévotes couraient après cet Abé là il est trop râé les dévotes aiment les jolis cuures la mise de l’abbé obsède rapidement le père de famille car elle lui semble énigmatique Mouret trouve d’abord et je
Cite que ce prêtre apporte chez lui une odeur mystérieuse un inconnu presque inquiétant incapable de pénétrer les secrets de son intimité il est vite agacé de ce mystère je cite le texte il déblatéa contre les prêtres c’étaient tous des cachetiers ils étaient dans un tas de manigance auquel le diable ne
Reconnaîtrait rien ils affectaient une pruderie ridicule à ce point que personne n’avait jamais vu un prêtre se débarbouillli il finit par se repentir d’avoir loué à cet habe qu’il ne connaissait pas c’est donc en particulier quand sont mentionné son odeur corporel et ses pratiques de toilette que transparaît le caractère
Mystérieux impénétrable et inquiétant du prêtre celui-ci découle peut-être de la conception que se fait au là des éclésiastiques dans l’un des feuillettes c’estes notes général sur la marche de l’œuvre qui correspondent à l’acte de naissance des rougons maar l’écrivain divise en effet la société du Second Empire en cinq mondes les quatre
Premiers sont le peuple la bourgeoisie qui est elle même divisée en deux mondes le grand monde composé de hauts fonctionnaires et des hommes politiques il ajoute à ceci un monde à part celui de la putin du meurtrier de l’artiste et du prêtre car Ouvrard suppose ainsi que l’écrivains considèent les prêtres comme
Je cite des êtres inquiétants parce que différents à part de l’humanité commune ou encore monstrueux c’est-à-dire hors de la N ce que corrobore l’impression produite par la toilette impénétrable de la baé sur Mouret incapable de savoir comment se lave le prêtre le propriétaire ne peut en effet évaluer
S’il s’agit bien d’une âme claire en un corps lavé il me semble alors que c’est en raison de sa nature dissimulatrice que la propreté du prêtre devient dans le texte un signe de danger mais nous y reviendrons pour l’instant je me contenterai de noter que les prédictions de mourit à l’égard des prochains
Insuccès de son locataire s’avère juste la mise pauvre de la BA le rend en effet infréquentable aux yeux de la petite société bourgeoise de plçant comme en témoigne la citation affichée à l’écran le texte insiste sur la crainte que ressentent les bourgeois à l’égarde de ce prêtre en apparence peu recommandable
Alors qu’on le sait propre il montre plus spécifiquement l’abbé comme une personne salissante je cite le texte les jupes s’écartaient sur son passage comme s’il avait dû les salir et les habis noirs se détourn avec de léger iicanement sa pauvre mine lui permet cependant d’obtenir les confidences de
Monsieur de la main ce qui montre tout le talent de l’abbé en ce qui a trait à l’instrumentalisation politique de son apparence c’est la citation qui est à l’écran cette instrumentalisation politique de la mise est fondamentale pour comprendre le portrait du pouvoir impérial que pinceola non seulement dans
Ce roman mais plus généralement dans l’ensemble du cycle des rouon maacar en effet sous sa plume les intérêts politiques bonapartistes côtoi souvent sinon toujours les questions hygiénique et cosmétique c’est le cas dans la conquête de plçant où l’une des rares discussions politiques ouvertement mené entre les convives de Labé Faujas donne
Lieu ensuite à un échange portant sur les pratiques de lessive d’un autre personnage d’éclésiastique l’abbé Surin comme le montre la citation à l’écran s’il en est ainsi c’est que Zola considère que le Second Empire consacre le règne des apparences trompeuses et des exploitations théatrales du corps dans la conquête l’une des
Discussions que mène le prêtre avec Marth afin de faire avancer l’un de ses projets donne d’ailleurs lieu à l’apparition de l’un des motifs privilégiés de cette hypocrisie des apparences sous la plume zolienne celui du plâtre lorsque Mar se trouve avec la bé frougeas dans la chapelle en rénovation
Où il se rencontre la narration nous montre en effet l’habit s’inclinant devant le maître hôtel couvert de plâtre or le plâtre hersad de la pierre et selon Philippe Amon une métaphore à forte connotation morale chez Zola ainsi que l’écrit ce chercheur le plâtre masque cache trahit un fort sur un bâti
Qui peut alors être en dessous aussi médiocre qu’on voudra et comme de fait c’est en se montrant pour un temps bien mis que la bé FA parvient à conquérir plant peu de temps après son arrivée dans la sous-préfecture il a d’abord le soin de se munir d’une soutane neuve à
Partir de ce moment nous apprend Mouret le prêtre entre et je cite en odeur de sainteté auprès de la société bourgeoise de plçant et en particulier de Marte qui sémeue des senteures nouvelles qu’elle découvre sur fauxjaz et qui s’en trouve peu à peu charmé comme en témoignne les citations à
L’écran cette attention à la mise n’est toutefois qu’un subterfuge visant à séduire les femmes de la ville dont l’influence de façon déterminante sur les orientations politiques de plant si je cite ces dames l’iment bien mis vêtu d’une façon Cu et douillette la narration révèle en effet que lui l’abbé
Faogas devait rêver la lutte à point fermé sans souci du Haon le peu de souci qu’aurait en réalité le prêtre pour ses vêtements est ici le signe de sa nature malpropre qu’il dissimule ingénieusement une nature qui ne tarde pas à être révélé au lectorat en effet dès qu’il obtient
L’élection de son candidat le masque de sa probité hygiénique tombe et on découvre sa saleté fondamentale je cite le texte depuis qu’il était maître de placant il redevenait sale son chapeau était rouge ses boss se crottaient sa soutane reprisé chaque matin par sa mère ressemblait à la look lamentable usée
Blanchie qu’il portait dans les premiers temps il n’y avait pas de bravade dans son cas c’était une pente naturelle maintenant qu’il croyait ne plus avoir besoin de plaire il retournait à son dédain de toute grâce son triomphe était de s’asseoir tel qu’il était avec son grand corps mal taillé sa rudesse ses
Crevé au milieu de plant conquis deux choses sont à souligner dans ce passage d’une part cet extrait indique que l’abbé redevient sale après sa victoire alors que sa première apparition dans le texte était on l’a vu inscrite sous le saut de la propreté il me semble alors qu’on peut tirer deux interprétations de
Ce retour à la saleté d’un côté le texte pourrait ici renvoyer à l’impression de saleté que donnait autrefois laab à la bourgeoisie de plant lorsque celle-ci le méprisait en raison de son apparente pauvreté son éval ation hygiénique sera alors alliée à la perception des bourgeois sur les propos desquels s’appuie d’ailleurs régulièrement la
Narration de l’autre et c’est plutôt cette interprétation qui me semble la plus intéressante il pourrait aussi indiquer une saleté fondamentale de l’éclésiastique dans la pensée zien laquelle est corroboré par la mention de la pente naturelle que suit l’abbé lors de ce retour à la saleté les dossiers préparatoires de lourd qui est le
Premier volume du cyle des trois ville que Zola publie en 189498 corrobore eux aussi ce constat selon ces notes que Zola rédige alors qu’il se questionne sur le choix d’un prêtre pour le protagoniste de sa future série les prêtres sont en effet marqués et je cite des traces indélibile de leur
Éducation cléricale et par les apprentissages que leur lègue le clergé la propreté momentanée de l’abbé même lorsqu’affirmé par la narration pourrait ainsi n’avoir été toujours qu’un leur l’extrait présenté d’autre part soulligne le dédin de toute grâce qui restent la BA faogjass au moment de sa victoire il me semble alors que le texte
Évoque ici le peu de souci qu’il se fait non seulement de l’opinion des bourgeois mais également de celle de Dieu lorsqu’il se permet de redevenir sale plutôt que de le rapprocher des symptômes puants que j’ai évoqué en introduction la description de sa mauvaise hygiène le rattache en fait à
Une autre figure maîtresse de la dissimulation et de la tromperie celle du diable je cite le texte plant en effet d le prendre mal peigné la ville fut positivement terrifiée envoyant le maître qu’elle s’était donné grandir ainsi démesurément avec la défroonde l’odeur forte le poil Rous d’un diable
Par cette description de la boue du dessous qui ne tarde pas à remonter chez l’abbé Zola se pr d’ut mais semblet-il à une double critique il attaque ici d’une part le cléricalisme de son temps qui permet à des hommes hypocrites c’est-à-dire à des hommes aux intentions douteuses et aux ambitions démesurées
D’agir sur la vie publique sous le couvert du manteau de la religion d’autre part c’est aussi aux apparences monteuses propres au régime bonapartiste dans la sensésulienne que me semble s’attaquer l’écrivain car elle dissimule chez le prêtre politicien une nature diabolique sous le règne de Napoléon 3 tel que le
Conçoit Zola on peut cependant soupçonner qu’un maître aussi peu soucieux du paraître ne fera pas long feu c’est du moins ce que suggère madame de Condamin l’une des coquettes bourgeoises de la ville lorsqu’elle sermonne la baé au lendemain des élections je la cite savez-vous que ces dames commencent à vous détester elles
Vous accusent de ne plus faire le moindre frait de toilette et bien vous avez tort de vous négliger c’est à peine si votre barbe est faite vous ne vous peignez plus vos cheveux sont ébourifés comme si vous veniez de vous battre à coup de point je vous cela produit un
Très mauvais effet vous compromettez vos succès le prêtre mourra bientôt en effet dans l’incendie et dans l’attaque que mènera contre lui son propriétaire dans cette finale il me semble que c’est alors la revanche du propre sur l’apparence de propreté que consacle le roman en même temps qu’il signe la revanche de
Mouret afin de comprendre de la sorte la fin du roman il faut interroger la poétique même du texte et le rapport que celui-ci établit tout au long du récit entre l’abbé les Mouret et les motifs du propre et du SAL j’en viens alors à la seconde partie de ma démonstration soit
Celle de l’observation des procédés qui sont mis en place dans l’intrigue et dans le système des personnages afin de neutraliser les tentatives de dissimulation de cet agent du désordre qui est véritblement la BA faance au lendemain des élections la BA fa s présenté comme une influence inconnue qui vient de déranger absolument les
Chances prévues des différentes candidatures en rompant l’alliance des légitimistes et des républicain ce caractère dérangeant du personnage est inscrit dans le schéma narratif même du roman son arrivée dans la demeure des Mourets est l’élément perturbateur qui dérange le quotidien paisible de la famille puis son influence grandissante mne
Progressivement au fil des péripéties au dérangement des bonnes habitudes ménagères des propriétaires et au décerement des liens qui les unissent c’est enfin en raison de sa toute puissance néfaste sur Marth et sur les bourgeois de la ville que les époux finissent déranger la première sous l’effet de l’hystérie et le second sous
Celui de la folie avant que Mouret ne rétablisse l’ordre dans sa demeure en la faisant brûler mon hypothèse est que la mise en intrigue et le système des personnages se fonde dans ce roman sur une opposition constante entre l’ordonné et le désordonné entre le propre et le
Sale entre le Rangi et le dérangi et entre les valeurs qui leur sont associées dans les discours moraux et médicaux du 19e siècle comme on le verra ce procédé d’opposition permet au romans de mettre en lumière la nature désordonnante de la baé faogjas et d’en neutraliser du moins partiellement les
Tentatives de dissimulation bien avant que sa quête de pouvoir ne soit révélé au lectorat le roman s’ouvre sur une scène de vie familiale fort bucolique Mar qui attend le retour de son mari est entouré de ses enfants sur la terrasse de leur maison et profite de la paix du
Soir pour repriser un bas la description de cette scène idylique la place semble-t-il du côté du propre et de sa valeur hygiénique puisque la narration y emploie à deux reprises le motif du bain dans ses métaphores descriptives comme le montre les citations affichées à l’écran mais au 19e siècle le motif du
Bain a une valeur ambigue la prise du bain si elle est recommandée par les hygiénistes est en effet régie par de nombreuses contraintes température de l’eau durée de l’immersion périodicité selon le sexe l’âge et le tempérament comme l’écrit Alain Corbin que je cite le bain ne constitue pas une banale et
Quotidienne pratique de propreté il exerce une action profonde sur l’organisme tout entier son usage inconsidérer relâche les fibres amolit l’organisme conduit à l’indolence fin de la citation George Vigarello dans le propre et le SAL rappelle pour sa part qu’une longue tradition et je cite à ceci ti d’ et lacivité jusqu’à y voir
Quelqu amorce de vis de nombreuses rétisences sevant ainsi devant l’influence émoliante de l’eau c’est la fin de la citation selon le docteur des cieux que j’ai cité en introduction la chaleur du bain est quant à elle positivement malsine les bains de propreté doivent être pris tiède à la
Température du corps ces bains ne doivent en aucun cas être pris trop chaud sous l’impression d’un bain trop chaud le pou devient fréquent la peau s’échauffe outre mesure la tête s’alourdit la face s’injecte une invincible envie de dormir sans part du baigneur toutes les fonctions éprouvent une perturbation profonde on ne peut
Trop insister sur ces inconvénients des bains trop chauds qui surtout pour les individus repls et sanguins sont un véritable danger c’est la fin de la citation il faut alors s’interroger sur l’apparition de ce motifs hygiénique ambigu et sur la valeur qu’ accard dans l’économie romaneste au début du chapitre la
Narration indique que je cite le soleil couchant un soleil de septembre chaud encore les baignets d’une lumière tranquille tandis que devant elle donc marhee et sa fille le jardin déjà dans une nbre grise s’endorm si la famille est baignée d’une lumière dont l’attitude tranquille semble inoffensive elle se trouve néanmoins
Dans un bain chaud encore qui l’endort ce qui fait de ce paysage un environnement potentiellement dangereux selon la perspective hygiéniste il faut alors rappeler qu’une t héréditaire couvre chez les Mourets Marth et François sont en effet des cousins tous deux issus de la famille des rougons Macar qui sont condamnés à subir les
Conséquences de leur hérédité dans le texte la description de leur paisible maison lorsqu’elle fait appel au motif malsin du B me semble alors annoncer la triste destinée qui les attend mais comme on le remarque dans la suite de la description c’est l’arrivée de Faujas qui fait véritablement basculer la
Famille du côté de la maladie dans le même chapitre après le retour de Mouret et l’annonce de l’arrivée prochaine du prêtre le motif du bain est en effet réitéré dans une description qui annonce le dérangement occasionné par cette nouvelle je cite le texte Marth restait désolé elle regardait autour d’elle la maison
Heureuse baignant dans l’adieu du soleil le jardin où l’ombre devenait plus grise elle regardait ses enfants son bonheur endormi qui tenait là dans ce coin étroit la lumière tranquille du soleil est ainsi remplacé par son adieu dans le texte ce qui préfigure la disparition dans ce milieu encore relativement sain
De sa seule caractéristique positive c’est à Dieu signe également le remplacement du motif du bain par deux autres motifs associés au champ lexical de la saleté la tâche et la poussière au chapitre suivant celui de laaribée de la baie Faujas c’est en effet le motif de la tâche qui est employée pour décrire
Sa présence dans la demeure je cite la haute figure noire du prêtre faisait une tache de deuil sur la gaieté du mur blanchi à la Chau cette présence salissante est également signalée par l’effet de son arrivée sur la description de la lumière puisqueavec son entrée dans la pièce
C’est désormais je cite la poussière jaune du soleil qui entre par la porte du jardin d’un univers propre quoi que marqué par l’ambiguïé que soulève le motif du bain on pass ainsi à un univers marqué par la saleté avec l’arrivée de fauas le roman oppose ASI dès le premier
Chapitre les Mourets et le prêtre sur un plan hygiénique un phénomène qui se poursuit dans la suite du texte le récit mentionne en effet constamment la propreté du ménage et notamment la blancheur des draps des Mouret la bonne odeur de linge frais que dégage marhe ou
Encore le soin que Mouret a de la tenue de son jardin et de ses allées que l’on dit tenue bourgeoisement tandis que dans le même jardin la soutane de la baé faujard et je cite Tach de noir toutes les verdures la suite de la scène du
Chapitre 2 où se prolonge selon moi la métaphore du bain complexifie cependant ce constat si l’on suit cette logique d’un caractère propre bien que malsin de la demeure des Mouret et d’un caractère salissant de l’abbé affectant la description spatiale l’apparition dans celle-ci de l’un des qualificatifs parfois associés au bon bain dans le
Discours desgénistes la tiédeur est en effet problématique or c’est justement ce terme qui est employé afin de qualifier l’environnement des mouris lorsque celui-ci est envahi par l’abbé je cite l’abbé faogard s’était assis il semblait très L il s’abandonna un moment à la pétiette de la terrasse promenant
Ses regards ralentis sur le jardin sur les arbres des propriétés voisines il me semble que le texte insiste ici sur le rôle corrupteur que va bientôt jouer faujaz dans cette maison où règne encore l’ordre son attitude peut en effet être approchée des croyances qui entourent les attitudes à adopter dans le bain et
Les implications morales qu’ell sendent comme ils s’abandonneent mollement au paysage ce qui est considéré comme une attitude dangereuse voire immorale cette pause nous renseigne sur sa nature fondamentalement malsaine l’effet de cette détente sur son corps le confirme je cite son visage se tâche de plaqu sombre à la vue de ce jardin
Propice et à ses complot politique à l’instar des bains trop chauds décrit par le docteur desieux sous l’effet desquels je le rappelle la tête s’alourdit et la face s’injecte si les Mouret habit une maison où couvre discrètement le mal héréditaire un mal encore plus grand semble ainsi se cacher dans le
Prêtre ce motif ambigu du bain reparaît dans la suite du roman lorsqu’elle décrite la salle à manger des Mourets au sein de laquelle auront bientôt convié l’abbé faogas et sa mère alors que les faujard s’apprêtent à y pénétrer cette pièce où règne et gcite une chaleur de
Baignoir et où en outre l’air ne circule pas peut être associé à une atmosphère malsine dans le discours des hygiénistes il me semble toutefois que c’est la présence à venir des faux Jasses en ce lieu qui motive l’apparition de ce versant négatif de la représentation du bain dans la
Description car celle-ci mène dans la suite du texte au dérangement des sensations chez Marth peu attentive à la débandade de son logi lorsqu’elle se trouve sous la gouverne de Faujas Marth ne remarque en effet bientôt plus cette intense saleur tout comme elle devient aveugle à la débauche de son
Intérieur au chapitre qui suit celui où le prêtre accepte de réfléchir à devenir son confesseur la narration en rapportant les pensées de Marth précise que jamais la maison de la rue balande ne lui avait paru plus tiède même constat lorsque la narration témoigne au moyen d’une focalisation externe teinté
D’ironie de la bonne ambiance du logis alors que celui-ci est définitivement conquis par les faux gens je cite le texte le poil ronflait la pièce était toute tiède ce fut un hiver charmant dans cette scène désirer la dernière des enfants qui restaient encore chez les Mourets vient pourtant
Tout juste d’être envoyé chez une nourisse parce que sa mère ne s’en occupe plus et qu’elle la dérange les faux obtiennent en outre de leur propriétaire qu’il dent désormais quotidiennement avec eux sous les soins attentionnés de rose leur servant tandis que mour lui je cite reste oublié mange
Avec des hontes de picassiette et n’a pour lui que les taquineries de rose insister sur l’absence de sensation des personnages face à la température détraquée de leur intérieur c’est dire il me semble l’emprise qu’à le prêtre agent du désordre sur le logi la description du personnage de François Mouret et de ses actions
Quotidiennes permet elle aussi d’apprécier la progression de ce désordre dans le texte mour est en effet présenté comme un personnage qui je cite aime l’ordre en toute chose jusqu’à en être ridicule dès sa première apparition dans le texte son grand souci de l’ordre transparaît au travers de ses préoccupations c’est l’arrivée des
Faugases qui bouscule ses bonnes habitudes et l’entraîne à délaisser pour un temps son amour de l’ordre afin de questionner sa servante dans l’espoir d’en apprendre plus sur le prêtre Mouret va notamment s’asseoir je cite au milieu des torchons et des épluchures de la veille qui traîne dans
La cuisine sa curiosité le mène aussi à passer la matinée à les pied ce qui je cite empl les orvides qu’il passait auparavant au logis à tatillonner à ranger les objets qui traînaient à chercher des querelles à sa femme et à ses enfants l’espionnage de faux mène donc à un
Relâchement des pratiques de propreté chez son propriétaire qui ne se soucie plus autant de son environnement et qui ne range plus elle l’empêche aussi de laver son linge sale en famille pour reprendre une expression charazoua ce qui on le sait aura des conséquences désastreuse pour l’unité de son
Ménage une réflexion de mour confirme dans la suite du texte cette langue débque de la maison je cite c’est insupportable murmura Mouret en essuyant la poussière d’une petite console cette rose laisse tout à l’abandon s’il constate ici le désordre réel dans lequel se trouve sa demeure mour est
Pourtant dupe dans la première partie du récit quant aux motivation de ce dérangement qui découle de la présence de faujard chez lui il affirme en effet à sa femme que celle-ci je cite se trompait en croyant que cela dérangerait leur existence de Louis le i la conquête de fauj c’est ainsi bel et
Bien fondée sur l’apparence d’ordre que donne sa présence au logie comme elle est sur le plan politique sur son apparence corporelle c’est d’ailleurs souvent par des texte lié au propres que l’abbé et sa mère parviennent au début du roman à obtenir les renseignements nécessaires à ses projets politiques
Comme le montrre les deux extraits suivants la scène du chapitre 4 où Mouret est invité par l’abbé à visiter sa chambre sous le prétexte d’une inquiétante tachche se trouvant sur le mur le montre elle aussi cette visite permet à la baé fauguse de mener Mouret à lui révéler les opinions politiques et
Les histoires des bourgeois et des membres du clerger qui se réunissent dans les jardins voisins car il en profite pour s’approcher de la fenêtre d’où on peut les voir cette scène est fondamentale pour évaluer la force du prêtre à la dissimulation et son rapport dans l’économie romanesque à une propreté
Trompeuse alors que celui-ci habite une chambre que l’on disait plutôt dans le texte nausé abonde en raison des fruits qui étaient auparavant conservés la B réussi en effet par son attention à la propreté de la pièce à camoufler aussi bien cette odeur ancienne que sa vie
Privée la chambre dont le carou et je cite net comme une glace possède désormais selon Mouret je cite une odeur particulière elle sentait le prêtre pensait-il elle sentait un homme autrement fait que les autres qui souffle sa bougie pour changer de chemise qui ne laisse traîner ni ses caleçons ni ses
Rasoir plus loin on indique combien cette netteté est problématique pour le propriétaire car elle l’empêche de lire dans l’intimité de laabé je cite ce qui le contrariait c’était de ne rien trouver d’oublieré sur les meubles ni dans les coins qui pu donner matière à hypothèse la pièce était comme ce diable
D’homme muette froide poli impénétrable il s agit évidemment ici moins de montrer que laab ba répond à de quelconque attente hygiéniqu que de mettre en évidence comment la propreté qui efface les traces de sa vie humaine lui permet de dissimuler ses véritables projets si la stratégie du prêtre
Réussit à lui donner une apparence de probité aux yeux des propriétaires de la maison l’électorat lui assiste néanmoins à la débandade de plus en plus prononcée de leur intérieur sur le plan hygiénique la servante rose est en effet conquise par les fauxases et n’a bientôt plus de soins que pour le confort de
L’abbé marhe de de son côté délaisse lentement toutes ses obligations de ménageur afin de le servir c’est alors amouret que revien de ses responsabilités comme sen plein le personnage à sa femme dans un échange qui on notera a assez mal vieilli et qui fait aujourd’hui ciler nos oreilles de
Féministe je cite et il ramenait un torchon qui traînait serrait une bouteille de vin oublié essuyait la poussière des meubles du bout des doigts je n’ai plus qu’à prendre un Balet n’est-ce pas et à passer un tablier de cuisine tu tolérerais ça ma parole d’honneur tu me laisserais faire le
Ménage sans seulement t’en apercevoir sais-tu que j’ai passé de he ce matin à mettre cette armoire en ordre non ma bonne ça ne peut pas continuer ainsi mais peut-être sous l’effet amolissant de son intérieur Mouret ne s’oppose pas à la domination du prêtre comme l’indique la narration il laisse plutôt
Les choses aller se mettant lui-même au ménage donnant un coup de balai quand la salle à manger lui paraît trop sale épuisé à la peine de cette lourde tâche et plus encore par le départ de ses enfants par les sournoiseries de sa bonne et par le délaissement dans lequel
Le laisse sa femme il cesse ultimement ses anciennes pratiques de propreté je cite Mouret était assis au milieu de la pièce devant la grande table vide couverte d’une épaisse couche de poussière sans un livre sans un papier il se renversait contre le dossier de sa chaise les bras ballants la tête blanche
Et fixe le regard perdu sa servante fait alors le compte-rendu de sa déchéance à Madame Faujas laquelle deviendra plus tard l’un des arguments décisifs en faveur du diagnostic de folie chez Mouret je cite il m’a donné froid aux EAU dit rose en redescendant avez-vous remarqué ses yeux
Et quelle saleté il y a bien 2 mois qu’il n’a posé une plume sur le bureau la question de la folie présumée de Mouret est traitée d’une façon particulièrement intéressante du point de vue de son rapport à la propreté dans le roman je dois ici rappeler que dans
Les Bauches de la conquête donc vous avez un extrait ici Zola indique vouloir soigner d’une façon particulière l’accusation de folie chez ce personnage encore doté de toute sa raison je cite le dossier préparatoire puis un grand morceau d’analyse mais d’analyse en action pour montrer que rien n’a plus
L’air d’un fou qu’un homme possédant tout son bon sens multiplier les petits faits faire voir que la logique devient de la folie pour certains bourgeois de province cette partie la plus originale doit avoir du développement il faut la mêler intimement au récit aux autres personnages à mon sens c’est alors entre
Autres sur le plan de l’hygiène que se joue cet essentiel développement de la scène et les liens qu’ unissent au récit mouray est en effet notamment interné en raison d’accusation ayant très à sa prétendue saleté une saleté qu’on l’accuse de porter tant sur les plans politiques moral que physique lorsqu’on
Le croit violent et qu’on craint qu’il se présente quand même aux élections mour est en effet accusé par sa belle-mère et je cite de se mettre de toutes les salalles affairire félicité fait suivre ce constat d’un autre qui signe plus définitivement sa condamnation elle prétend en effet que
Mour je cite n’a jamais eu l’intelligence bien nette ce qui me semble-t-il donne l’idée à fa de faire répandre la rumeur que son propriétaire est fou c’est alors en insistant sur sa prétendue saleté que la rumeur arrive ensuite à le faire interner sous un faux prétexte si l’accusation de violence conjugale
Pèse lourd dans le dossier contre Mouret ce sont en effet les rumeurs qui se répandent au sujet de sa saleté qu’il condamne définitivement aux yeux des bourgeois de plçant attribué à Rose et à la sœur de la baé foujas ces cancans sont rendus risibles au lectorat grâce à
De savants procédés ironiques d’une part la servante déclore partout que mourit ce taire je cite dans une pièce nue où l’on n’avait pas balayé depuis 1 an ce qui paraît un fait surprenant au bourgeois de plant mais la logique voudrait que ce soit justement la bonne
Qui se charge de ce genre de soins domestiques qui soit blâmé s’il venait à ne plus être prodigué en mettant dans la bouche de la servante le cancan sur la saleté de la maison Zola montre la candur des bourgeois à l’égard de ce qui se passe chez les Mourets et leur
Aveuglement quant au motif réel de cette corruption d’autre part la sœur de Labé fujar se m carrément elle affirme que Mouret je cite ne sait même plus se tenir proprement à table et qu’il jette sa serviette au milieu du dîner alors que le texte insiste plutôt sur la façon
Méthodique dont mour range sa serviette après les repas en donnant à lire une scène où le caractère méthodique de Mouret est souligné et en la faisant suivre du Nord où on le récuse Zola révèle la grosseur du mensonge Mouret n’en est pas moins déclaré fou par toute
La ville lors d’une scène de promenade alors qu’il a encore toute sa raison comme le montre cette scène qui se produit un dimanche le personnage témoigne pourtant lors de cette marche d’une grande probité morale car il prend le temps de sendimancher avant de sortir de chez lui or sansimcher c’est bien
Comme le signale Corbin et je cite se montrer accessible à la morale de la propreté en faisant preuve d’une grande maîtrise de soi Mouret peut alors difficilement être reconnu violent inconvenant ou fou dans l’imaginaire du lectorat alors que c’est justement ce qui se produit au sein de la communauté bourgeoise de
Plant malheureusement pour lui son internement à l’asile des Tulettes et sa propension héréditaire à la folie le rendent véritablement fou mais et la chose me paraît essentiel cette folie ne vient pas à bout de ses soins de propreté bien au contraire c’est dans sa folie que Mouret retrouve tout son
Propre déjà quand Marth lui rend visite à l’asile son mari la sermonne amicalement en faisant le Paris qu’il va trouver tout en désordre à son retour après que des adversaires du prêtre complotent pour lui ouvrir secrètement la porte de l’asile mour en sort de l’air minutieux d’un homme rangé qui craint d’oublier quelque
Chose sur la route qu’il mène à plçant il met même un soin extrême à éviter les flaques de bout ce qui soulligne la grande attention qu’il accorde toujours à sa propreté arrivé chez lui devant le grand désordre qui règne dans la cuisine Mouret à le réflexe de je cite redresser
La cafetière et de ranger les casseroles cherchant sa femme et ses enfants c’est plutôt sur le prêtre et sur la tâche qu’il forme toujours dans le décor que tonbe mourit je cite le texte la grande pièce nue était pleine d’ombre une petite lampe posée au bord de la table laissait tomber sur le
Carreau un rond étroit de clarté le prêtre qui écrivait ne faisait lui-même qu’une tache noire au milieu de cette L argeone voyant la maison vide le propriétaire s’applique alors à nettoyer le plancher proprement pour reprendre la formule de l’un des personnages du roman au moyen d’un feu purificateur il déménage méthodiquement
Les grands bu séchés qui vont lui servir de bûcher et à chaque paquet de sarmment qu’il range proprement il est secoué d’une satisfaction plus vive quand tout est prêt il jouit un instant de son œuvre il allait de temps en temps se plaisait à la forme carré des bûchers
Faisait le tour de chacun d’eux en frappant doucement dans ses mains d’un IR de satisfaction extrême quelques morceaux de charbon étant tombé le long de l’escalier il courut chercher un balai enleva proprement la poussière noire des marches il acheva ainsi son inspection en bourgeois soigneux qui entend faire les choses comme elles
Doivent être faites d’une façon réfléchie dans cette fièvre de propreté qui anime le fou il me semble que c’est au fond sa véritable nature qui est exacerbée mouray est en effet le pé tendard du propre dès le début du texte ce que lectorat attentif ne peut manquer
De relever au fil de la lecture inversement de nombreuses simulation entoure la malle propreté de l’abbé qui lui est invariablement représenté comme une tâche salissante dans la demeure du Mouret bien que comme le prédisait la nature malsène du paysage les protagonistes soient ultimement condamnés le feu ordonné dans lequel
Meur mourait faux Jaz et sa famille restaure alors l’ordre initialement dérangé par l’abbé plus qu’une victoire du républicain sur le bonapartiste ou de l’homme sur le prêtre il me semble alors que c’est surtout une victoire de l’honnêteté sur l’hypocrisie que consacre le texte par sa représentation de leurs hygiènees respective mouray est
En effet qualifié de très honnête homme dans les dossiers préparatoires de Zola ce que confirme son rapport pratiquement invariable à l’ordre et à la propreté Faujas dans ces mêmes dossiers n’est de son côté et je cite qu’un ambitieux rien de plus comme le montre son instrumentalisation constante de la
Propreté qui n’est pour lui qu’un moyen comme un autre de triompher dans la conquête de plçant la quête politique et les développements psychologiques qui occupent le premier plan du récit révèle ainsi encru une véritable lutte hygiénique à travers celle-ci il me semble que le romancier situe davantage son rapport à l’hygiène
Et à la propreté du côté de la morale que de celui de la religion les mentions du propre et du sale et les valeurs qui leur sont associées dans le texte sont en effet des révélateurs importantants des essences profondes des personnages et de leurs objectifs dans ce récit d’une conquête politique souterraine où
Chaque événement chaque intention chaque vérité ne sont que suggéré ils deviennent selon la formule de Philippe Perot et je cite des éléments cruciaux de la panéplie Signaléthique sur laquelle se fonde la trame narrative et le système des personnages qui les opposent c’est peut-être ce qui explique
Que la question du pur et de l’impur ne soit que très peu soulevée dans ce roman ou un prêtre est pourtant l’un des protagonistes alors qu’elle est fondamentale par exemple à la représentation de Serge mouray dans La Faute de l’abbé Mouret les dossiers préparatoires permettent cependant d’apprécier l’importance pour la
Représentation du prêtre politicien d’un tel rapport hypocrite à la propreté alors que Zola indique dans ses premiers plans que la béf s’apparaîtra placçant dans une soutane graisseuse il se ravise en effet et réserve cette soutane sale à un autre de ces personnages d’éclésiastique le frère arangas dans le
Roman suivant la Faute de l’abbé Mouret si celle-ci est remplacée dans le texte publié de la conquête par une soutane propre il me semble et c’est là-dessus que je conclurai que c’est bien parce que la propreté instrumentalisée par fau lui permet de mettre en relief le jeu
Des apparence et la capacité du prêtre à cacher ses ambitions dans une société où le cléricalisme triomphe merci