A l’invitation de l’Association des Amis de Greta Thunberg initié par mon ami Bernard Steigler, j’ai été invitée à présenter en ligne mon livre “Férale” et la philosophie qui en découle. Art, écologie, permaculture et spiritualité sont au rendez-vous ! Merci à Colette Tron et Marie Cholet pour leur invitation
Est-ce que Céline et avezvous besoin qu’on présente Charlotte un petit peu qu’on avait reçu il y a environ un an pour parler de la TR pour moi c’est OK j’étais là je me souviens bien ouiè pour moi je me souviens bien de cette présentation c’est très bien on
S’est dit qu’on faisait un une séance à partir de de son livre feral r en sauvag et l’art euh don vous avez lu le petit résumé euh et je crois que sur en lien avec nos questions et avec les les questions du vivant euh ça ça ça tombe sur le sens donc
Charlotte je te présente pas mais merci de ta présence et de ta disponibilité merci je suis ravie de de de revenir je vous avais déjà parlé de de trans et cette fois-ci j’ai envie de vous présenter mon mon livre qui s’appelle feral et qui a une sorte d’itinéraire de de
Dédomestication alors est-ce que là vous voyez mon écran ou pas du tout non il faut que je partage oui je vais te te nommer [Musique] animateur et maintenant tu peux normalement partager ton écran OK et bien super donc là maintenant vous voyez mon écran c’est ça oui vous voyez aussi
Les petits carrés ou auou non pardon les petites euh vignettes vous les voyez ou non oui oui oui commentaire et et vignettes ah vous voyez les commentaires aussi OK alors donc voilà feral mon livre c’est c’est d’abord une rupture avec le monde de l’art et et la vie citadine puisqueen fait j’étais commissaire
D’exposition et historienne de l’art j’habitais dans une grande ville Marseille et et en fait alors que j’essayais de transmettre vraiment l’urgence écologique et l’amour du vivant lors de mes expositions et de mes conférences dans mon quotidien et dans mon travail j’avais l’impression que il y avait une sorte de
Dissociation et que d’un côté je disais beaucoup de choses en parallèle je j’avais l’impression que je devais aussi beaucoup cacher ma spiritualité et notamment la méditation la TR et cetera et qu’en plus en habitant dans dans en ville j’avais du mal à à vraiment réussir à aligné mon mon quotidien avec
Ce que je racontais sur la vie et puis en plus dans le milieu de l’art on parlait d’un art écologique avec des œuvres style celle-ci donc c’est je vous voyez je vais voilà je vais devoir mais j’aimerais bien quand même voir au moins une personne ah voilà
Pardon dans dans dans l’art on parlait d’art écologique même avec des œuvres comme celle-ci cette cette œuvre de la four eliason euh qui qui s’appelle Ice Watch euh c’est-à-dire que euh hop h cette œuvre euh c’est une œuvre où l’artiste pour pouvoir montrer le réchauffement climatique et la fonte des
Glaces c’est tout simplement approprié des bouts de banquises qui flottaient euh au large du grandland l’a mis dans des conteneurs réfrigérés et euh l’a fait déplacer en en porte-ceneur euh puis en en en camion jusqu’à jusqu’à Paris jusque jusque jusque devant le pantthéon et pour que les petits Parisiens et les touristes privilégiés
Qui qui avaient pu se déplacer jusqu’à Paris puissent voir de leurs yeux voir euh le ressauvement climatique donc je vous laisse imaginer le bilan carbone d’un un tel type d’œuvre et en fait j’étais complètement horrifiée parce qu’en plus ça avait été fait et commandité par la COP 21 donc ça ça
Aurait dû être vraiment un une œuvre une œuvre bah écologique et et en fait c’est cela qui m’a dit que peut-être je n’avais plus ma place dans le milieu de l’art parce que pour moi il était temps euh de sortir du fait ce que je dis et pas ce que je fais
Et et et il était temps d’adopter des des itinéraires congruence alors je pour ma congruence à moi j’y suis allée de manière un petit peu radical puisque j’ai décidé de partir de Marseille de de de quitter le monde de l’art et d’aller vivre dans ce cabanon en bordure de
Forêt vivre et il est il est dans le Var à côté de la la forêt de N enfin à N lESAIN côté de de la forêt de la saintebaaume et euh je je voulais vivre avec moi me nourrir de légumes que que j’aurais fait pousser en permaculture et
Puis danser pour les rivières parce que la rivière est principalement asséchée elle est derrière le cabanon là on ne la voit pas et et en fait je me suis surtout confrontée avec la réalité c’est-à-dire que vivre dans un cabanon sans eau sans électricité h c’est un peu compliqué surtout quand
On veut quand même continuer à écrire euh et puis bah complètement arrêter ses activités professionnelles c’est c’est aussi un c’est pas forcément possible en fait et de fil en aiguille notamment parce que je me suis rendu compte qu’il y avait des artistes qui avaient le même
Amour du vivant que moi euh et petit à petit je me suis dit que j’allais pouvoir étendre augmenter le augmenter la la superficie de mon projet et je me suis dit que ce qui pourrait être intéressant au contraire c’était de euh euh d’adopter des terres j’avais pas
Envie de dire acheter et donc le projet s’est transformé en le fait d’acquérir des terres anciennement labouré en agriculture raisonné mais quand même en suivant des règles de l’agriculture conventionnelle et j’ai trouvé ce mass euh à Cavaillon sur la commune de Cavaillon donc un petit peu
Plus loin de Marseille et là je vous vous donne une photo de de de feral puisque je l’ai assez vite appelé feral je vous expliquerai pourquoi après et là à mon arrivée donc on voit bien que derrière les les plantes tomates la Terre a été sacrément retournée et il
Faut savoir qu’avant ici il y avait aussi des pommiers qui avaient été arrachés donc c’est une terre qui avait vraiment souffert et tout mon projet c’était de d’essayer de la soutenir pour qu’elle revienne à la vie puis peut-être qu’elle qu’elle invite que je puisse inviter des
Artistes à penser ou à créer avec le vivant là-bas et surtout que je puisse transmettre la trans au plus grand nombre et en fait euh la première chose dont je me suis rendu compte c’est de ma culture une culture de maître et possesseur une culture qui demande qui
Ne demande pas et une de une une culture qui prend avant de de donner en fait euh la première chose que les termes ont dites c’est que finalement même avec tout mon paquet de bonnes intentions euh j’avais euh bah j’avais adopté euh une attitude inconsciemment de colonisatrice puisque
J’arrivais sur ces terres et puis je voulais qu’assez vite elle me donne des légumes pour être indépendante au niveau de la nourriture je voulais qu’elle accueille des artistes pour euh pour que des œuvres puissent pousser au milieu des herbes folles et puis je voulais aussi que que que les gens puisse venir
Donc apprendre la trans ici et donc bah la première chose que que que j’ai faite c’est surtout de ne rien faire voilà laisser la Vie à elle-même et essayer d’apprendre de ses terr donc en fait finalement sont plus est ce sont plus elles qui m’ont adopté petit à petit que
Moi qui les ai adopté ce qui remettait déjà en question euh l’idée de du fait qu’un acte de propriété puisse nous rendre euh propriétaire ou ou possesseur d’une terre mais final mais finalement euh euh par quoi remplacer ces gestes acquis puisque’en fait on nous apprend à
Tailler les arbres à à couper euh à tondre euh à tondre les herbes folles on nous apprend même que ce sont non pas des herbes folles mais des mauvaises herbes euh on voilà on nous explique que dans notre culture qui est une nécropolitique dirait achil membé on
Nous explique que c’est nous qui pouvons choisir qui de qui va vivre et qui va mourir et et en fait j’ai commencé à essayer d’avoir des des techniques de pour pour favoriser la transformation de ces terres en en terre de terre abîmée en terre qui soit
Réensauvagé et qui porte la vie en elle et qui favorise la biodiversité et et en fait j’aurais pu m’arrêter là j’aurais vraiment pu ne pas écrire de livres sauf que j’ai voulu partager euh j’ai voulu partager mon mon itinéraire et et c’est là où je suis revenue à l’art alors pour différentes raisons
Euh la la première raison c’est qu’en fait je me suis dit si je veux réussir à partager l’amour des terres euh et toutes les connaissances en permaculture et agrophor historie que j’ai acquise euh moi je vais pas avoir la capacité de de enfin voilà j’ai pas de légitimité à
À à à à écrire un 1è livre sur la permaculture et en plus euh raconter l’itinéraire d’une citadine qui qui qui qui qui va mettre les mains dans la terre je me suis dit que c’était pas très sexy or et a quelque chose qui est assez sexy dans dans dans le
Quotidien ou dans la dans la pensée un peu populaire c’est l’art c’est-à-dire que là tout d’un coup si je commence à expliquer qu’il y a des artistes qui ont des gestes d’amour pour le vivant et que tout un chacun peut les copier pour transformer son son rapport aux écosystèmes
H alors là alors là je pense qu’il y a enfin j’ai j’ai pensé qu’il y aurait peut-être plus de personnes qui pourraient avoir envie de me suivre et de transformer un quotidien entre d’un quotidien de de de maître et possesseur à un un quotidien de de personnes qui appartiennent vraiment au
Tissage vivant et et amoureux du monde et puis deuxième chose c’est vrai que j’étais quand même un petit peu chagrinée parce que je quittais un milieu de l’art que je je considérais comme hors sol mais euh j’avais des années de recherche sur des pratiques artistiques qui justement
Ne l’était pas avec des artistes qui cocréaient avec le vivant avec euh euh des euh des artistes qui parfois même faisaient des œuvres pour les vivants et ou pour des vivants non humain et et je me suis dit que si je n’expliquais pas euh enfin si si je ne
Partageais pas ces connaissances sur tous ces artistes qui euh me rassembler forment un un très très beau mouvement euh un très très beau courant en tout cas euh de l’art euh alors je je laissais gagner euh les personnes du milieu de l’art que que
Que je quittais euh et je bah je et je continuais ou je permettais à à ce que continue l’invisibilisation de ces artistes dont les œuvres moins monumental mais qui sont des sculptrices de sensibilité euh ben voilà que que que que c’est oui je participais à à l’invisibilisation de de
Ces œuvres alors que alors je me suis dit que j’allais parler de ces artistes pour que d’autres artistes puissent se rendre compte qu’il pouvaient abandonner euh l’utilisation de résine euh ou ou ou ou de de matériaux dé TER et pouvait embrasser d’autres modes de production et d’autres manières de de de créer des
Œuvre qui soit plus respectueuse et il y a une et en en fait pourquoi est-ce que j’ai appelé ce livre et ce mass feral c’est parce que feral ça se dit d’une d’un animal d’un végétal ou d’une espèce qui de domestiquer revient à la vie sauage et et
Donc pourquoi ça m’a paru si important ce mot féral qui est assez innusité dans la langue française c’est que je me suis rappelé qu’ pour an la théoricicienne le passage de lolocè au Cap au capitalocè avait en partie eu lieu car les zones où le vivant aurait pu se reconstituer
Avait été drastiquement réduite ou réduite à peau de chagrin et qu’en fait c’était pr sont précisément les zones sauvages qui pourrait permettre à la biodiversité de se reconstituer et là je me suis dit mais c’est incroyable ça veut dire que en fait le sauvage c’est notre destination et c’est notre espoir parce que
Euh je sais pas pour vous mais moi à ce moment-là enfin il y a quelques années tous les matins je me réveillais en pensant à la 6e extinction de masse à à à la la crise de la biodiversité au réchauffement enfin au dérèglement climatique et ça me mettait
Dans un état de de as de d’immobilisation voire de dépression parce que j’étais devant un état de fait et je je savais pas quoi faire sauf que quand j’ai compris notamment grâce à anating que l’endroit euh ou les espaces qui pourrai nous permettre un salut était euh les espace sauvage ou réensuvagé
Alors j’avais une destination et alors on tous et toutes on pouvait avoir une destination et ce qui est beau dans dans le mot féral c’est que c’est à performer c’est un itinéraire c’estàdire que une fois qu’on a comme destination le sauvage dans le mot féral il y a le processus de
Passer de la domestication au sauvage mais c’est quelque chose c’est un mot qui est par- deel les les dichotomies euh pardà les séparations or vous qui êtes des des chercheurs vous vous n’êtes pas sans savoir que en ce moment il y a une sorte de radmarée dans les sciences humaines en philosophie en
Anthropologie en épistémologie euh ou pas mal de de chercheurs et de chercheuses notamment voilà Bruno Latour Philippe Descola don Arou nastasien Martin enfin j’en passe des meilleurs euh euh sont à la recherche d’une pensée qui soit par-delà les séparations capitalistes donc par-delà toute séparation donc nature culture sauvage domestiqué capital main d’œuvre corps
Esprit or feral c’est bien un être qui un un un animal féral ou un être féral c’est bien un être qui est en qui a une sorte de fusion à l’intérieur de lui euh du domestique et du sauvage mais qui tend euh à se réensuvager qui tend plus vers le
Sauvage que que vers le retour de la à la domestication bien sûr c’est pour ça que j’ai appelé ces terre féral et euh et mon livre aussi et je vous parlais de du fait que l’art était sexy et que ça pouvait permettre d’apporter euh à la fois euh de la terre
Et des savoirs d’agroforesterie à l’intérieur des bibliothèques des villes et des musées mais l’art n’est pas que sexy euh l’art permet aussi euh de parfois d’offrir aux activistes euh des solutions complémentaires pour pouvoir préserver euh des écosystèmes ou euh des des enfin des forêts ou certains lieux par exemple je pense à Aviva
Ramani qui en faisant une symphonie et en peignant une symphonie sur toute une forêt euh dans en Amérique du Nord a réussi à faire plier une compagnie minière américaine qui euh voulait faire passer des pipelines de gaz de fracking euh sur des centaines d’hectares et àattre des
Milliers d’arbres et euh grâce à au fait d’avoir fait cette œuvre et d’avoir mis un copyright dessus euh les compagnies minières ont dû plier et abandonner le projet vous vous rendez compte euh avec euh une bonne idée et et et des des pinceaux euh trempés dans
Dans dans des pigments euh outr-em et et et du Babur euh elle a réussi à faire plier des des une compagnie minière américaine donc vous voyez un peu la la force de frappe mais j’ai beaucoup d’autres exemples Christophe douset qui a réussi à à à sauver cet arbre pluricentenaire en Corée en faisant
Juste une petite intervention dans son écorce ou alors je sais pas si vous avez entendu parler de de ce pêcheur italien qui euh en en sculptant des des morceaux de enfin des blocs de marbre de carard et en les mettant euh dans la mer a a réussi à
Empêcher les gros salutiers de pêche qui qui qui détruisaient les les fonds marins euh de manière illégale mais impunie euh sur les bords de de la Méditerranée en Italie euh a réussi à les à les chasser puisqueen fait quand les chadutiers passaient avec leurs filets ils s’arrachaient les les
Filets dans le sur le musée sous-marin qu’il avait réussi à créer et donc il a réussi à créer à la fois une zone où la biodiversité a a vraiment repris ses droits et et aussi un un musée sous-marin qu’on peut aller qu’on peut aller visiter et ce qui est assez incroyable
C’est qu’à la fois l’art permet euh d’offrir enfin que les que les activistes aent une corde de plus à leur arc mais en retour euh le vivant renforce aussi la puissance d’action de l’art qui parfois euh peut s’essouffler un peu au niveau politique mais là on parle d’un art de
Protection et d’ailleurs c’est c’est aussi le le le cas euh de lois Weinberger mais lui cet artiste euh qui est a fait quasiment de de toute son œuvre une eau de plantes sauvages euh il a vraiment réussi à la FO à la fois à faire des œuvres de protection et des
Œuvres d’invitation euh à euh au aux herb folles au rudéral au aux plantes sauvages vous voyez par exemple il a placé des ce qu’il a appelé des wild cubes donc des des cubes sauvages euh qui permettent en fait à ce que la végétation pousse complètement librement
Et en fait la cage est entre guillemets inversée puisque c’est pour empêcher les gros mammifères et notamment les gros mammifères comme nous euh qui sommes assez coupés de notre corps pour ne pas réussir à sentir quand un biotope a besoin de se restaurer et qu’il faut mieux pas marcher euh dedans pour euh
Justement donc il a conçu pour éloigner les mammifères comme nous et que la vie sauvage puisse reprendre ses droits mais il a aussi euh permis à certains endroits de libérer voilà sont dépavés mais un peu de de débétonniser certains endroits comme ici à hsbrook où il a tout simplement enlevé
Des pavés euh il a enlevé des pavés pour mettre la terre à nu et que cette terre puisse euh devenir terre d’accueil pour toutes les toutes les rudérales toutes les plantes sauvages qui auraient envie de qui qui aurait envie de de venir s’inviter ici et et en fait en en voyant
Le parcours de de des œuvres ou les différentes œuvres de Louis swenberger ça m’a vraiment rappeler la une une une des théories de de Fatima wasac qui a écrit pour une écologie pirate euh c’est que elle elle souligne vraiment que dans les zones plutôt privilégiées il s’agit de
Protéger la biodiversité qui est encore là mais que dans les zones populaires où les quartiers euh là au contraire il s’agit de libérer la terre voir de la à rendre à ses habitants et ses habitantes donc là avec cette œuvre enfin avec oui cette œuvre dans sa globalité on touche
À deux questions c’est que à la fois on a besoin de protéger et l’art peut nous y aider certains écosystèmes mais si on veut penser une écologie sociale et une écologie dans les villes il va aussi s’agir de libérer et débétonner la terre h et finalement si si nous voulons sortir
De notre condition de moderne si de notre condition de maître et possesseur ou de Colon il va s’agir de se désanthropocentrer euh et il y a beaucoup d’œuvres artistiqu dont dont dont je parle dans le livre qui vont être des invitations euh à à à penser
Comme une poule ou à penser comme une pierre à se mettre à la place d’eux pour essayer de comprendre de l’intérieur les besoins des des vivants nonhains et puis pour nous aider à sortir de de notre condition et et qui qui qui nous fait croire en permanence
Que qu’on est au centre au centre des choses au centre de la terre au centre de la pensée et donc là j’ai j’ai mis que deux exemples du même artiste qui s’appelle Abraham où euh il a passé 21 jours à couver des œufs de poule fécondé au Palais de Tokyo
Jusqu’à la naissance des des petits poussins qui l’ont bien sûr pris pour leur mère et l’ont suivi amoureusement et et j’aime bien parler de de ces deux œuvres dans ce sens-là c’est-àdire dire d’abord euh les poules et ensuite la pierre mais sachez que c’est dans l’autre sens que les œuvres ont été
Réalisées parce que Abraham pointcheval venait de sortir euh de alors là ça m’échappe je sais plus s’il avait passé une semaine ou 10 jours euh à l’intérieur de cette pierre qui était une pierre calcaire et et donc il a fait il a réalisé cet exploit incroyable de se faire enfermer
Dans une pierre jusqu’à lui aussi en fait oublier ses limites humaines et commencer à à communiquer avec une pierre à échanger des informations voir à devenir pierre et et ça c’est pour moi c’est assez incroyable parce que ça permet de parce que c’est vrai que les penseurs du vivant essayent de de faire
Sauter la frontière entre vivant humain et vivant non humain pour que nous les modernes on comprennent que on est au même niveau qu’eux mais là ce type d’œuvre permet aussi de faire sauter une autre frontière des modernes c’està dire une frontière entre euh vivant animé et inanimé or euh euh
Quand on rencontre par exemple des cogis pour eux c’est évident qu’une pierre est vivante et que une pierre parle d’ailleurs le le premier livre de de la collection euh les voies de la terre dans laquelle feral est publié euh s’appelle Kogi le chemin des pierres qui parlent voilà et et
Ensuite je me suis aussi posé la question de est-ce qu’on pourrait avoir un art féral c’est-à-dire un art soit qui soit réensuvagé qui soit euh sorti de qui soit sorti du du cadre de de la domestication de l’art avec un art qui pourrait nêre montrer que dans des
Musées dans un white cube avec des néons et cetera et cetera voir d’un art qui permette à tout un chacun de réfléchir à la manière dont il est domestiqué et dont il pourrait se dédomestiquer et c’est vrai que j’ai rencontré beaucoup d’œuvres qui permettent de de réfléchir à cette itinéraire de ferralisation j’ai
D’abord rencontré Apoline Grivelet qui élève des poules euh qui ont le H les les caractéristiques les plus sauvages possibles alors déjà elle elle va choisir un phénotype euh qui soit euh le plus possible enfin qui rappelle le plus possible euh le fait que les oiseaux euh viennent des des dinosaures
Et et pour sortir de l’idée que qu’une poule est forcément inoffensive et donc elle elle sélectionne les poules alors de manière complètement euh naturelle c’est-à-dire qu’il y a pas de c’est elle fait pas des des combinaisons génétiques elle elle les fait se reproduire naturellement et elle ne elle ne tue pas
Mais elle donne les poussins qui n’ont pas le phénotype qu’elle recherche je précise que c’est une sélection euh une sélection bienveillante et elle elle choisit donc des des poules qui ont peau noir plus noir parfois cou nuU et surtout qui ont exactement les traits inverses à ceux qui sont sélectionnés
Par l’industrie aviaère et et et agroalimentaire puisque dans l’agroalimentaire on cherche des poules extrêmement dociles qui nont pas à s’échapper qui ne vont pas beaucoup avoir d’instinct maternel pour qu’elle ne couffe pas histoire qu’elle pondent beaucoup d’Eu propre à la consommation et qu’elle ne s’arrête pas pour couver
Élever des petits et au contraire Apoline choisit des poules qui vivent à 10 m de hauteur dans les arbres qui si elles ne sont pas contentes volent vers d’autres cieux euh qui ont tout le temps envie de de faire des petits et de couver enfin des poules les plus férales
Possibles un peu à son échelle pour contrer la manière dont la domestication appauvrit en fait la richesse des comportement de des animaux domestiqués mais il y a une autre artiste qui s’appelle Ivana adaim makas qui elle en se rendant compte que la domestication du verassoie qui a plusieurs millénaires elle est à
Peu près aussi vieille voir plus vieille que celle des poules euh elle s’est rend rendu compte que euh la domestication donc des vers à soie les avaient rendu handicapé c’est qu’un verre à soie si on ne le place pas euh sur un une feuille de muûrier se laisse
Mourir et une fois que un verre à soie sort de son cocon alors s’il a la chance de sortir de son cocon parce que sachez que euh euh si euh ENF dans un élevage conventionnel de verre à soie les les les verres sont tués à l’intérieur de
Leur cocon une fois que le cocon est terminé pour récupérer les cocons il n’y a que dans le mouvement de la pisse silk qu’on laisse les verres arriver jusqu’au stade où ils ressemble à des papillons mais o ils ne peuvent pas voler euh voilà que que que le verre est laissé en vie
Et et donc le fait qu’il ne puisse pas voler c’est ver c’est aussi la conséquence de cette domestication des vers à soie et donc elle depuis 2009 elle élève chaque printemps des ver à soie et elle leur fait des œuvres qui leur permettent de s’exercer donc ici on
A on a un exercice de pièce montée où où les vers sont censés apprendre petit à petit à se déplacer jusqu’au feuille de murier voir vous voyez il y en a certains qui réussissent même à à mon monter à monter sur sur le sur le monticule euh sur laassette
Sculpture sur cette sculpture mais elle elle les emmène aussi en pique-nique au butchaumont ou alors elle le elle essaie de leur faire des exercices de vol alors que avec leurs gros corps et et leurs petites ailes ça n’est pas possible et il y a bien sûr d’autres
Artistes qui travaillent sur euh la la feréalisation humaine notamment Laurent Tixador qui pour la performance ha natururelle est quand même parti nu en forêt pendant 10 jours et 10 nuits euh dans l’idée de trouver tout ce dont il aurait besoin pour survivre dans le monde sauvage voilà je crois qu’il est
Juste parti avec de quoi faire quelques photos euh peut-être un stylo et euh ça perd de lunettes voilà et et et et c’est tout donc ça c’est son aussi des des itinéraires de de de réensovvagement ou de féralisation humaine mais eu autre qu’un art féral
Enfin ou alors un un autre pan de d’un art qu’on pourrait appeler soit permacol soit féral c’est euh un art ou des œuvres qui prennent leur source dans les besoins euh du vivant et là ce qui est intéressant ce que j’ai trouvé passionnant c’est qu’il y avait des artistes qui non seulement étaient
Permacultrices euh c’est-à-dire que ils se servaient de la permaculture pour agrader des écosystèmes ou se faire pousser des légumes mais que par porosité la permaculture c’était aussi infiltré dans dans certaines de leurs œuvres voire dans toutes leurs œuvres donc peut-être que l’artiste la plus connue dans ce domaine c’est susanuskii et par exemple
Quand le domaine de shamaran en 2013 lui a demandé de faire un jardin à la française elle a fait un jardin à la française sauvage et donc elle a elle a imaginé tout tout ce parterre de fleurs pour que à la fois les les racines de ces fleurs sauvages permettent
D’améliorer le sol et pour que les fleurs qu’il y ait des fleurs qui puissent fleurir à toutes les époques pour pouvoir nourrir les pollinisateurs et les pollinisatrices du lieu donc on est bien loin du jardin à la française bien coupé bien domestiqué là on est vraiment dans un jardin à la française
Réensuvagé et qui en plus va être là pour apporter et ré enfin apporter ses soins et rééquilibrer un système forcément appauvri par la domestication humaine et en fait ce qui est intéressant c’est que un un permacol ou permaculturel c’est à la fois un art agradant et un art pour
Les vivants qu’il soit humain ou non en fait on je me suis rendu compte qu’il y avait de plus en plus d’œuvres qui étai à destination bien sûr de nos yeux d’humain mais dont la finalité était beaucoup plus là pour les animaux sauvages ou la biodiversité ou les insectes euh Pollin
On peut penser par exemple à lin qui c’est cette artiste américaine qui a fait des des sculptures notamment dans le Wyoming pour que puisse nicher des rapaces et ou des des oiseaux migrateurs ou qui a fait des des des plateformes de nidification pour les canards et des oies sauvages au milieu de
L’arc ou alors une artiste comme Marl Missou qui est à origine designneuse et bah vous savez bien que dans le design un des des trops un des des des lieux commun du design c’est pour un designer c’est d’avoir fait sa chaise et elle la chaise qu’elle a faite qui s’appelle please
Standby cette chaise même si elle a la forme d’une chaise n’est pas du tout faite pour accueillir des fessiers humains ce que vous voyez c’est en fait un hôtel insecte ou plutôt une nurserie pour abeilles sauvages abeilles Solitair et autres pollinisateur et pollinisatrices puisque ce sont des
Petits cocons que vous voyez où les les abeilles peuvent venir se nicher et pondre allègrement et en plus toutes les les œuvres qu’elle fait sont réalisé avec des biomatériaux qu’ell qu’ell imagine elles-même et qui sont toujours compostables biodégradables et souvent issu justement des savoirs des des insectes eux-mêmes
Euh donc en fait on est on est face à des à des œuvres qui sont agradantes et c’est vrai que moi c’est quelque chose qui m’intéressait puisque après avoir laissé la la Vie à elle-même euh sur les terres que que j’avais adopté je me suis rendu compte qu’elles
Avaient été tellement abîmées par la main de l’homme que si si je les laissais vraiment 100 % seul sans prendre de décision et sans les aider en en ayant des gestes qui soient donc agradants et non pas dégradant comme le capitalisme nous apprend à à faire euh alors euh
Il fallait que je trouve des des des idées euh pour euh pour réussir à à m’inscrire dans cette dans cette veine voilà et donc euh ces œuvres m’ont beaucoup aidé et et ensuite et c’est vrai que je j’ai aussi rencontré des des artistes qui mettaient en partie de côté euh euh
Leur génie artistique pour partager euh la signature de certaines de leurs œuvres avec d’autres vivants donc je pense par exemple à COM melio qui a construit un micotemple qui d’ailleurs a été euh il y a un de ces micotemples qui a été installé de manière pérenne à Port
De Bou dans en en PACA euh dans les bouche du rô et et en fait comme dit Mélio il a réussi à imaginer un un temple où chacun des blocs de de ce dô euh est en fait réalisé et est lié grâce au à des champignons enfin aux ZIF des
Champignons en fait qui vont réussir en étant placé à l’intérieur de moule ou euh où il y a de la Sure de bois et cetera et cetera euh va réussir alors j’aime pas dire coloniser parce que depuis que j’ai entendu la conversation de bento architecte qui travaille aussi
Avec du myicélium et euh et avec avec vincien desesprè ils disent qu’il faut pas utiliser le mot coloniser pour pour le pour les champignons parce qu’autrement ça naturalise enfin ça oui ça comme si ça donnait des sources de la colonisation dans dans le le monde naturel et donc voilà donc ils banissent
Le mot colonisé pour les champignons mais en tout cas les on va dire que les champignons se répandent et et permettent à la matière de se fixer pour créer euh ce ce mque au temple euh ou euh si vous avez la chance de de de de de rentrer dedans parce que en fait
C’est une œuvre qui est à expérimenter à sentir par qu’elle sont très fort à toucher euh c’est très très doux en fait les les paroises de ce temple sont voilà euh très très douces et euh euh ça fait un peu comme de la Mering qui sentirait euh
La la forêt humide enfin c’est c’est incroyable donc il y a des artistes qui à la fois abandonnent une partie de leur octorialité à à des champignons et d’autres qui au contraire euh vont euh offrir 100 % de leurs œuvres à des des yeux ou à des sensibilités de de de
Nonhain et nonhaine et je pense par exemple au collectif dance for pls que vous voyez à droite le collectif dance for plants à en fait on on peut les appeler ou alors ils peuvent s’inviter dans des endroits et ils vont pendant une heure danser pour les plantes ou les ou les ou
Les arbres qui sont présents sans la présence du propriétaire des lieux vraiment quand ils se mettent à danser pour pour pour ses PL tous ces arbres euh il n’y a absolument pas de de regardeur humain et et je trouve que c’est magnifique parce qu’en fait ce
Type de geste euh euh est est un un geste où euh il y a un don euh de moderne pour des vivants que pourtant la modernité considère plus comme des stocks de ressources que comme des êtres vivants et même si je suis persuadée que [Musique] qu’offrir une danse ou un champ pour des
Plantes ou des animaux leur fait du bien je pense que le plus important en faisant ça c’est qu’il y a un retournement euh à l’intérieur de la personne qui offre euh de l’art euh ou qui offre un cadeau à à à ces êtres et et et ça c’est ça qui est merveilleux
Parce que le capitalisme c’est une nécropolitique c’est une manière de voir et de vivre qui considère que tout est ressources tout est tout est bien de consommation et donc c’est vraiment une politique de mort et en fait on a besoin ça c’est une des grandes théories enfin c’est c’est je sais pas
Si elle est grande mais en tout cas c’est la la théorie principale de de de de mon livre feral c’est que euh on a besoin de voir à nouveau que tout vit que tout fourmille que l’air et la cocréation des de de la respiration des arbres des
Bactéries et des animaux euh que les que que que les arbres ont une sensibilité euh que que les animaux ne sont pas euh tout cela pour nous permettre soit de nous nourrir soit de nous chérir euh et pour cela euh c’est vrai que adopter des gestes animistes pourrai nous permettre
De nous décoloniser de sortir de notre rationalité à tout prix et donc de nous permettre de gérir à nouveau ces vivants parce qu’on se rend compte vraiment euh qu’ils sont vivants et dans cette pensée de pour pour vraiment nous permettre à nous les modernes de nous rendre compte que nous
Sommes nous ne sommes jamais seuls puisque nous sommes par exemple formés de de milliards et de milliards de bactéries et de micro-organismes qui nous permettent notamment de de respirer et de manger hein euh donc en gros d’être en vie et que ce sont aussi euh c’est aussi grâce à d’autres vivant à
L’extérieur de nous que qu’on peut respirer et et nous nourrir euh cela euh ça permet attendez je vais vous mettre là parce que j’ai l’impression de parler avec mon ordinateur donc c’est très difficile et h c’est en c’est en faisant ça en en réussissant à voir que que tout est vivant
Euh qu’ on peut se transformer à l’intérieur et et transformer le moderne que nous sommes mais pour réussir à voir la vie à nouveau je je je pense et je ne suis pas la seule qu’il est bon ou qu’il serait bon de remettre la mort dans le cycle de la
Vie et d’avoir une autre vision de la mort peut-être une vision justement vitaliste même si ce mot a pu être vraiment mal utilisé du fait que bah tout org anisme naî connaî une croissance décrépit meurt et renaist en quelque chose d’autre et en fait finalement la mort d’un être est
Toujours le terreau pour des vies nouvelles et et et pour cela on peut encore une fois copier des gestes artistiques pourquoi est-ce que c’est intéressant je pense de pour les modernes de copier des gestes artistiques plutôt que des gestes animistes c’est parce que je pense que
Le le sa et moins grand de passer du rationnel à l’animiste ça peut être compliqué pour certaines personnes mais passer par le détour du fait de copier une œuvre d’art ou un artiste me semble être plus simple dans cet appel à à redevenir autochtone et et à se replacer dans dans la trame
Vivante du monde et donc pour cela on peut s’inspirer d’év Galtier evv Galtier elle elle crée des enfleurissements euh elle crée des enfleurissements qui qui servent à rendre hommage à toutes les vies animales décédées qu’elle qu’elle découvre sur les bords des routes ou ou ou ou qu’elle rencontre dans son
Quotidien puisque elle est aussi assistante vétérinaire et elle essaie de de sauver beaucoup des animaux qui beaucoup d’animaux qui sont considérés comme nuisibles et donc qui ne sont pas normalement soignés et euh et quand elle rencontre un de ses êtres comme ici une chouette frais elle va passer 1 heure
Euh à enfleurir cet être pour rendre pour rendre un dernier hommage à sa vie euh avec les fleurs de saison les feuilles et les fruits que qu’elle trouve autour elle va prendre la photo et surtout ensuite elle va euh bah le laisser le laisser tel qu’el et pourquoi elle le laisse tel qu’el
C’est aussi pour que euh sa mort puissent nourrir d’autres vies euh que ce soit des des charognards ou alors des insectes nécrophages parce qu’en fait à force de nettoyer nous-mêm avec plein de produits chimiques euh euh nos morts ou ou les brûler et cetera en fait il y a
Aussi une perte drastique des des insectes de la population d’insectes nécrophage ce qui fait que le jour où on pourra plus utiliser de produits chimiques parce qu’on se sera enfin rendu compte que ben on est en train de détruire notre planète donc c’estàdire qu’on est en train de ser l’arbre la
Branche de l’arbre sur laquelle on est assise euh et bien euh on aura plus d’insecte nécrophage donc voilà donc d’où l’intérêt de de à la fois d’accepter euh la mort le contact avec la mort mais aussi euh dans l’idée de le ritualiser pour prendre en compte bah
Qu’une vie euh a une importance et comme dirait François Sarano de réaliser que chaque être vivant est irremplaçable voilà vous êtes irremplaçable mais au au au même titre euh chaque animal a une personnalité propre et différente et et c’est c’est assez incroyable quand on vit euh euh à
La campagne euh nous on a eu par exemple une portée de huit petits canards et les huit sont ont vraiment des personnalités distinctes et à l’intérieur de leurs yeux on voit vraiment que ce sont des êtres différenciés et et le fait de faire un rituel pour chacun des êtres
Morts que l’on crois sur notre chemin permet de souligner la manière dont c’est une vie qui a été effacée et donc et que cette vie ne sera pas remplacée euh je continue à vous parler d’art replacer le la mort dans le cycle de la vie on a par exemple cet artiste qui
S’appelle Jenny kendler qui a euh qui a fait des Vénus de Milo en terre et liant végétal et a mis beaucoup de de graines de plantes natives de de la région dans laquelle elle impli implanter ses sculptures donc dans la région de la région de Chicago et en
Fait de saison en saison de pluie en pluie le le le canon de la Vénus de Milo ce craquelle revient à la terre et en fait dans sa mort devient le Thau le composte à une vie nouvelle et donc c’est aussi une autre façon de de se relier à à à l’impermanence
Et et toutes ces œuvres en fait j’espère enfin ces œuvres et et ce livre vont nous permettre de réaliser que il y a pas que à Notre-Dame des Landes ou à quelques endroits en en France qu’il y a des ades donc des zones à défendre mais bien
Que l’idée serait de de réaliser que c’est vraiment tout notre globe qui devrait être considéré comme une zone à à défendre voonà je vous ai surtout beaucoup parlé d’art mais en gros ce qui s’est passé quand j’ai écrit ce livre c’est que ces terres ont commencé à me parler
Et et et j’ai répondu en fait à aux questions des terres de feral des terres d’ici avec ces ces nouvelles sensibilités liées au vivant que elle soit philosophique ou artistique pour pour permettre à tout un chacun de de pouvoir se réapproprier en fait des des gestes créatifs et de créer ses propres
Rituels pour réussir à à à sortir de de à se décoloniser à sortir de la culture capitaliste pour redevenir autochtone et c’est pour cela que je termine ce livre avec l’idée d’une nécessaire spiritualité ah mais voilà il y a une slide qui est qui a sauté euh et une nécessaire spiritualité puisque
Euh justement il y a des peuples qui qui n’ont jamais euh arrêté d’avoir des gestes qui soient agradants sont les tous les peuples indigènes qui existent de par le monde et qui ont été détruits par la colonisation et sont encore menacés et euh euh et euh tué hein il y
A des meurtres quasiment quotidiens euh des leaders spirituels et euh et des et des activistes et des activistes des peuples autochtones au quotidien et donc finalement cette pensée des artistes et des penseurs du vivant pour moi c’est pas une alter mododernité ou une post-modernité qui serait écologique c’est finalement une reconnexion à à
Des des savoirs indigènes euh qui qui qui sont en fait des prémodernismes ou des précapitalismes ou ou des péris capitalismees si on considère qu’ils sont encore là et et et peut-être que au même titre que nous devons qui serait intéressant de d’apprendre euh deux puisque finalement ils ont un un savoir
Incroyable comment aussi réussir à apprendre des plantes et apprendre des animaux pourquoi parce que finalement eux comme les plantes les animaux n’ont pas perdu euh euh le savoir de de de pour vivre en en mutualisme ou en symbiose avec les autres êtres euh mais aussi pour sortir euh de
Notre supériorité or c’est vrai que on nous a appris que dans notre culture que comme on avait le savoir et notamment le le savoir rationnel et et qu’on a été élevé dans une culture du progrès on est souvent euh confronté à cette pensée mais même si on essaie de la
Combattre qui peut être à l’intérieur de nous que ah non mais eux aussi ils vont se mettre à la modernité eux aussi ah oui mais ils n’ont pas de médicaments mais il faut leur apporter du des médicaments euh ou euh euh ah oui mais c’est savoir anestraux et en fait ce
Rationalisme à tout prix et et euh euh et et cette idée du progrès nous font prendre de haut euh celles et ceux qui finalement n’ont jamais arrêté d’être agradant donc euh je pense que réapprendre d’eux et retrouver nos propres gestes animistes pour euh euh renouveler enfin faire euh fleurir
Le vivant euh serait primordial euh mais surtout pour euh que nous trouvions les moyens de redevenir autochton c’est-à-dire de de se connecter à notre propre terre et euh et faire fleurir nos nos propres rapports euh à nos à nos écosystèmes et c’est aussi pour ça que que j’enseigne à
Entrer en trans parce que la trans permet de se reconnecter à son corps de se reconnecter euh aux végétaux au territoires et aux animaux et euh pour apprendre directement d’elle et d’eux sans avoir à passer par la case appropriation culturelle et sans avoir à transposer des cultures autres et des cultures
Autochtones à l’intérieur de notre propre culture donc pour moi se reconnecter à une forme de spiritualité ou au moins à des gestes animistes pourrai nous permettre de nous décoloniser de S partir de notre piédestal et de commencer à apprendre auprès de celles et ceux et quand je dis
Celles et ceux c’est aussi des animaux et des végétaux qui savent très bien qu’ils appartiennent à cette trame vivante du monde et et continuent à la favoriser coûte que coûte voilà merci merci Charlotte oui merci beaucoup c’était c’est c’était très très riche et d’aborder tous ces tous ces
Aspects à la fois oui artistique politique écologique et euh et et je me demandais tout ce que tout ce que présenté et donc dans dans ton livre explicité dans ton livre oui oui oui alors en fait dans le dans le livre euh je je commence chaque chapitre
Avec un une anecdote euh qui m’est arrivé d’avoir sur ces terre euh et une anecdote qui a permis de remettre en question euh ma culture de de moderne et domestiqué par exemple la question de nuisible la question de tondre la sensibilité qui fait appeler une herbe une mauvaise herbe le à la mort
Euh qu’est-ce que c’est de ce désanthropocentrer et cetera et cetera et en fait j’y réponds avec avec plein d’œuvres issu de cette sensibilité nouvelle là je vous en ai montré quelques quelques une mais je pense que je cite entre 100 et 150 artistes à à l’intérieur du à l’intérieur de ce livre
Pour bah à la fois permettre d’inviter d’autres artistes à à adopter des pratiques qui soient agradantes et de permettre à des personnes qui ne sont pas forcément dans le milieu de l’art de d’adopter de copier ces gestes pour transformer en en profondeur leur quotidien par exemple faire une petite
Méditation pour remercier toutes les bactéries qui vont permettre nous permettre de digérer avant de manger ou ou trinquer à l’OP euh parce que il y en a quasiment plus donc c’est bien de de de dire merci au fait qu’on est encore la chance d’en avoir euh
H voilà je pose aussi la question d’une de la différenciation entre une écologie de surface qui est une écologie pour l’hémisphère Nord et de privilégier et une écologie profonde qui est qui serait une écologie de d’amour du vivant an euh mais qui a une écologie qui est proche
De ce que Mohamed Taleb appelle une écologie vue du Sud or euh euh pour Mohamed Taleb qui a vraiment étudié euh euh dans tout le l’émisphère euh sud sur tous les continents et qui s’est aussi intéressé aux traditions aux peuples autochton donc des minorités de l’hémisphère Nord il s’est rendu compte qu’une écologie
Dans ces contextes-là était toujours social donc pas du tout réservé au privilégiés toujours anticapitaliste et aussi spirituel parce que par exemple on va on va privilégier on va préserver le sommet d’une montagne parce que il abrite les esprits et où on va préserver une rivière parce que c’est une déesse
Or en préservant le haut d’une montagne on préserve euh un climat euh puisque on sait que ce soit sont souvent les les glaciers qui vont enfin ce sont les glaciers qui qui vont conditionner les météo mais la météo mais aussi la manière dont l’eau va être distribuée en
Inde par exemple il y aura plus de mousson si si l’Himalaya euh se réchauffe trop vite et et c’est le fait de préserver pour des raisons spirituelles qui va permettre euh à des des des des peuples de de vivre de manière vernaculaire sur les les bords d’un fleuve ou ou au pied
D’une montagne donc c’est social et c’est écologique puisque B normalement on ne va pas déverser on va pas transformer la rivière en dépottoir si c’est une déesse sacrée et que que l’on doit respecter et et c’était aussi ce que je voulais réussir à faire remonter dans
L’écologie de surface de et et pour rich et blanc euh de de l’écologie actuelle c’est que finalement une écologie qui n’est pensée que à l’intérieur du paradigme rationnel et qui ne remet pas de la vie et donc de l’amour à l’intérieur de l’écologie est vraiment difficile à faire adopter vous
Voyez quand on a des cerveaux qui font que quand on nous dit des il faut et on doit genre mangez CIN fruits et légumes par jour lavez-vous trois fois les dents ne faites pas c faites pas ça on a envie de claquer la porte et dire ça va
Laissez-moi tranquille et or quand quand on fait ça avec l’écologie bah c’est pareil y a il y a un côté un peu rebelle qui peut se créer chez les gens genre ça va il nous saoule avec le fait de pas devoir prendre l’avion et et devoir trier nos déchets laissez-moi libre et
Ou manger moins de VI alors que au contraire moi ce qui m’a intéressé c’est que quand et c’est c’est c’est vraiment ça sur lequel je travaille c’est je pense que si on on on souffle sur l’amour du vivant à l’intérieur des cœurs de chacun alors alors c’est un élan à
Préserver qui va être créé et donc même si je passe par le ment une partie du mental euh pour essayer de de convaincre certains modernes de d’adopter des gestes animistes euh et pour en leur expliquant que c’est un acte de décolonisation euh moi mon idée c’est que le mental le
Mental aille dans le sens des cœurs et que ce soit vraiment euh les cœurs et qui s’embrase pour les vivants pourquoi parce que en fait quand on commence à aimer un être ou à aimer une terre c’est là où on commence à se battre euh pour la protéger et je crois
Que je vous l’avais déjà expliqué dans ma conférence sur la trans euh quand on commence à se transformer en poule on a vachement moins envie de manger du poulet au repas et et quand on on échange des informations avec un arbre ou une plante tout d’un coup on a beaucoup moins envie
Euh de la cter ou ou de mal s’en occuper parce que euh euh ces êtres acquierrent une importance euh pour nous donc donc voilà c’était ça tout l’enjeu de de mon livre c’était euh de réussir à à faire s’embraser l’amour du vivant à l’intérieur des cœurs de des modernes qui allait me
Lire et d’ailleurs tu as eu des retours en ce sens h ouais j’ai eu j’ai eu pas mal de de de retours de personnes qui m’ont dit qu’ils avaient changé des choses dans leur quotidien et c’était très beau j’ai une personne qui m’a dit oui moi ça m’a
Toujours euh fait chier là cette idée de de devoir ramasser les détrutus des autres et tout euh je suis pas la domestique des gens qui laissent leur leur leurs affaires partout et tout enfin moi c’est pas un discours auquel je me relis ou que j’ai ressenti mais en tout cas c’était le
Ressenti de cette cette jeune femme elle m’a dit bah depuis que j’ai lu ton livre ce qui est bizarre c’est que sur le chemin que je fais tous les jours entre chez moi et une are Demme de la Garde maintenant tous les jours je pars avec
Un sac et et j’enlève tous les détritus et et je les mets à la poubelle en rentrant donc rien que cette histoire j’avais trouvé ça génial et je sais qu’il y a voilà qu’il y a d’autres personnes qui ont commencé à regarder différemment euh les herbes folles
Autour de chez ell qui sont mis à tondre un peu moins peut-être à manger un peu moins [Musique] d’animaux voilà et est-ce que les arti que tu tu as rencontré euh et était déjà aussi dans une démarche de euh euh bah vouloir se relier et faire
Un mouvement et où où c’était pas trop le cas et et donc d’où l’importance de ton de ton livre pour pour les relier euh je sais pas si non j’ai l’impression que les démarches dont je parle étaient assez Solitair c’était vraiment des des des trajectoires assez solitaires d’ailleurs la plupart des artistes dont
Je parle n’habitent pas dans des grandes villes ils habitent en bordure de forêt ou dans la campagne ou dans des des petits villages de la Creuse ou autres et et et même si on a aussi pas mal qui sont de par ma ma localisation euh et
Donc ce sont des artistes qui ne se connaissaient pas forcément et certains avaient cette recherch d’autres artistes liés au vivant mais d’autres non et c’est vrai que je sais qu’ils ont toutes et tous rencontré d’autres sensibilités et et je crois qu’en ce moment il y en a certains d’entre eux qui qui
Communiquent et qui se rencontre via via mon mon livre et aussi notamment plein de jeunes artistes ou d’étudiants des beauards qui étaient vraiment déprimé par le monde de l’art et qui me contactent en en m’expliquant que voilà ils vivent en forêt ils font de la teinture végétale et donc je reçois
Aussi beaucoup beaucoup de messages en fait d’artistes que je ne connaissais pas et j’essaie de de les mettre un peu en en lien entre eux mais je pense qu’après le livre n’a que 6 mois donc on va et je sais pas si on pourra se rendre
Compte de son impact mais je crois que ça permet de de tisser un un nouveau réseau et je me demandais est-ce que ça vous dirait que je vous lise un un extrait pour parce que je me dis que ça pourrait donner un peu le le ton du livre parce que finalement
Là je vous ai parlé beaucoup d’art mais l’art c’est vraiment une excuse pour moi euh pour pour faire grandir cet amour du vivant et et et et et le et le livre n’est pas n’est pas une présentation universitaire c’est vraiment écrit pour pour tout un chacun euh d’ailleurs pour
La petite anecdote j’avais envoyé un premier manuscrit à à à l’éditeur de mes rêves euh qui s’appelle Stéphane Durand parce que je rêvais de de rentrer dans dans la collection euh bah monde sauvage euh et et il m’ il il a eu la gentillesse de de de bien vouloir me
Rencontré il m’a dit euh non mais c’est génial tout ce que tu me racontes mais là tu m’as envoyé un manuscrit pour les PUFs quoi et euh moi j’ai besoin qu’on parle à à un plus grand nombre euh moi ce dont j’ai enfin ce que j’ai envie de
De lire c’est euh un livre sur euh euh ce que tu fais le fait que tu es racheté des terres que que tu habites toute seule dans une ferme alors que tu étais une citadine que tu enseignes à rentrer en transance et que tu veux que ça soit
Une ferme dédié à l’amour du vivant moi c’est c’est ça c’est cette trajectoire que je veux lire et ce n’est pas un un résumé universitaire de de de enfin une sorte de thèse sur tous les artistes qui qui sont en train inconsciemment de créer un un nouveau mouvement d’amour pour les VI vivant
Donc j’ai un peu envie de vous vous lire un extrait pour pour vous montrer qu’ qu’il y a du sensible en fait dans dans ce livre et et pas que de l’universitaire comme ce que je viens de vous vous présenter pendant pendant une heure et ben moi je pense avec plaisir hein oui
Volontiers l’automne se couche à nouveau à sur Ferral au cours de ces mois j’ai ai découvert des murs des figues des prunes et des cerises sauvages ces fruits qui s’offrent gratuitement à la lisière des champs les pommes ont été cueillies une symbiose plant bactéries filtrre les EOS de la maison la vigne
Non taillée s’invite par la fenêtre à force de travailler à main nues les crevasses des doigts de mon grand-père ont fait leur apparition sur mes propres falanges le temps passe plus lentement mes yeux s’émerveillent chaque jour un peu plus face aux ingéniosités du vivant les plantes rudérales ces herbes médecine et médicinale sont
Devenu mes indicatrices dans ce chemin de résilience et de compassion né dans la souffrance des sols survivante malgré la sécheresse elles offrent néanmoins leurs soins comme au cours d’une histoire d’amour j’ai souhaité apprendre et grandir afin de me mettre à la hauteur de ces êtres tant admirés ce récit est
Celui de la manière dont ces teres mont transformé bouleversé rendu autre mon chemin notre chemin s’oriente vers une réconciliation pleine et entière avec le vivant c’est un travail humble de chaque instant pour révéler les forces de domination qui nous imprègent à notre tour ensuite de les transmuter afin de
Raviver une mémoire profondément enfouie au cœur de chaque cellule nous humaines bactéries mammifères reptiles plantes rivières montagnes et pierres sommes et ce je suis partagé est amour joie équilibre infini [Musique] merci j’ai un petit problème avec mon ordinateur oui tu clignotes depuis tout à l’heure ouais j’espère que j’ai réussi à vous
Transmettre des choses avec un peu de passion parce qu’en fait je me suis retrouvée toute seule devant mon PowerPoint et j’avais un petit sentiment de solitude je sentais quand même que mon ordinateur faisait assez peu parti des vivants de mon quotidien et qu’il s’agit de de de faire grandir voilà donc
J’essayais de vous sentir mais c’est vous étiez un petit peu loin à cause de ce PowerPoint c’est pas évident ben merci beaucoup Charlotte parce que c’est vrai que c’est pas un exercice facile de parler devant un ordinateur il y a des des présences un peu au loin mais demain
Je vais faire une présentation je serai à côté d’une rivière et donc il y aura un petit geste performatif donc voilà j’ai décidé de pas faire une présentation on va dire communication mais d’être vraiment sur une sur un geste au bord d’une rivière alors j’espère que tu seras là ah génial B je
Vais tout faire pour mais comme je pars à Paris après à Grenoble et que entretemps j’ai 1000 trucs à faire pour les terres d’ici hein euh voilà c’est demain c’est à 18h aussi mais Marie tu vas enregistrer euh oui demain ce aujourd’hui et demain c’est enregistré super et du coup
Charlotte quand est-ce que tu pars alors pour cette ces 3 mois de présence vais partir euh fin janvier début février et jusqu’à fin avril donc ça va mettre un petit terme à la à la campagne promotionnel de mais je pense que c’est bien il à un moment donné il
Faut savoir dire stop parce qu’autrement je pourrais jamais me remettre à écrire mais j’avoue que tout mon être est tendu vers cela donc j’ai des cours [Musique] d’espagnol juste d’ailleurs il y a il y avait pas le festival agir pour le vivant en Colombie où tu devais aller
Quelque chose comme ça tu devais aller en Amérique du Sud oui alors il s’avère que je suis sortie de ma retraite antiavion parce que j’ai été invité par la fiesta de liblo de meddigine et par l’ambassade de France à venir présenter feral euh donc c’est vrai que j’ai présenté feral en Colombie
Et en Belgique déjà donc vraiment de manière internationale et ouais ils m’ont invité et c’est aussi en lien avec agir pour le vivant qui est aussi à mgin avec actu Paulo Vivos et euh c’est aussi grâce à ça que j’ai rencontré Hugo ramioil le poète qui indigène qui qui m’invite à à venir
Vivre et et et donc c’est grâce à agir pour le vivant effectivement et et en fait c’est vrai que ça a été un choc pour moi d’arriver en Amérique du Sud puce que euh au début j’avais dit non pour des raisons écologiques je voulais pas reprendre l’avion et puis c’est vrai que
Ben je me suis rendu compte que si c’était pas moi ce serait quelqu’un d’autre qui serait peut-être moins amoureux du vivant et qu’en plus moi j’avais formulé très clairement ce rêve de rencontrer les hautes autorités spirituelles de la SIA Nevada de Santa Marta et là c’était vraiment le la
Première pierre pour pour aller les rencontrer je me suis dit Charlotte si tu commences à créer des rêves et quand ensuite tu dis non quand il commence à se réaliser je suis pas sûr que tu ailles dans le sens du vivant et et en fait j’avais aussi des doutes sur le
Fait d’arriver en Amérique du Sud parce que je me suis dit mais qu’est-ce que j’ai àors apprendre en fait je vais arriver avec mes gros sabots à parler de nature et de spiritualité ils ont notamment en Colombie il a 104 euh enfin entre 104 et 120 peuples indigènes euh
Qui qui vivent sur sur le territoire de la Colombie euh les entre la nature et la spiritualité et le fait de redevenir autochtone pour eux c’est ça doit être une évidence et en fait quand je suis arrivée puisque j’ai été invité dans dans des villes j’ai été à Bogota et à
Meddgine je me suis rendu compte que j’arrivais dans un capitalisme galopant euh dans dans dans un endroit où euh on regardait vraiment pas par le passé euh au niveau du passé et euh et où il y avait un racisme extrêmement présent à la fois euh des contre les Vénézuéliens mais aussi contre les
Peuples indigènes qui en fait sont désarriérés pour eux et et en fait je me suis retrouvée avec des personnes qui habitent dans les villes qui m’ont vraiment remercié parce que on dit ben en fait c’est fou parce que quand on regarde vers la France ou vers l’Europe
Vous vous êtes rendu compte que vous êtes allé trop loin avec le capitalisme donc c’est comme si vous étiez un peu l’avenir et et si vous vous commencez à vous intéresser euh à ce qui se passait avant au peuple au peuple premier si vous posez la question de de transformer
Votre rapport aux écosystèmes alors c’est que nous on il faudrait qu’on fasse marche enfin qu’on fasse qu’on apprenne de vous en fait et donc j’ai eu des personnes qui avec l’arme aux yeux m’ont dit mais je viens de me rendre compte de la biodiversité culturelle et de la richesse d’avoir des peuples
Racines euh et de la richesse au niveau spirituel de la Colombie en vous écoutant et et c’est vrai que ça m’a fait quelque chose parce que euh mais j’avais pas du tout imaginé qu’ils avaient besoin qu’on leur soulligne la chance qu’ils avaient euh à l’endroit de ses gardiens et de ses gardienne du
Vivant donc c’est ça qui a été le plus important pour moi quand je suis allée à à Bogota et à medigine pour pour enseigner à l’université et présenter monérel il eu la semaine dernière à Marseille tu tu connais il avaité et oui j’ai avait c’est C ch quand tu y allait
Il y avait ururé et et sa mère c’est ça euh il y avait bah tanoné et son fils ouais c’est ça donc qui ont fait un rituel de l’eau et c’est vrai que euh bah voilà c’est tout aussi euh je pense à à Céline qui va faire ça enfin qui
Demain va faire une performance mais on on se rapproche moi j’ai j’ai un petit peu du mal avec ces oppositions entre quelque chose qui serait pritif ou premier euh et quelque chose qui serait qui aurait dépassé une une certaine modernité euh je crois qu’ il y a des antagonismes
Il y a des liens et cette et et je j’ai l’impression que ça participe aussi de ce processus féral dont tu parles euh parce que c’est vrai que alors moi j’aurais des questions qui seraient euh effectivement plus théoriques hein euh de ce passage à la modernité de ce
Dépassement de la modernité de tout ce qu’ a pu dire aussi la tour euh pu qu’il y a le titre d’un livre s’appelle nous nous n’avons jamais été moderne euh et que peut-être que cette modernité euh a été euh des voyez par un système économique qui nous a fait passer comme
Dirait Bernard de la rationalité à la rationalisation et que tout a été objectivé et dans ce sens l’objet d’un calcul euh qui fait que bah oui on comptabilise tout pour gérer nos ressources ou pour faire du profit à partir de de nos ressources euh voilà donc c’est des voies qui qui
M’intéressent et dans la deuxème une deuxième chose c’est que j’avais parlé un petit peu de cette ce numéro euh art and human là euh de la revue performance euh dans lequel j’ai écrit un article à partir de de la pensée de Victor Segalen sur le divers euh sur la diversité
Culturelle et sur l’esthétique du divers euh et où en fait pour lui le divers c’est l’altérité et il pose ce type de question et ce qui est intéressant chez ces Galen c’est que c’est quand même une une pensée qui préfigure un certain anticolonialisme h et puis il s’est
Aussi intéressé euh au peuple Maori donc à ces peuples autochtones des pays qu’il a traversé puisqu’il était médecin de marine euh et qu’il a écrit un livre qui s’appelle les immémoriaux sur la façon dont les peuples colonisé et surtout christianisé perdent leur identité en perdant jusqu’à leur nom hein en perdant
Toute toute leur culture euh voilà donc je passe une figure qui me paraît assez intéressante si ça intéresse le le groupe euh il y a il y a pas mal de pistes pour penser les rapports de globalisation les rapports Occident Orient euh la modernité voilà euh voilà mais Charlotte on aura
Peut-être d’autres occasions par que là je vois que l’URE avance mais pour reposer un peu toutes ces questions paradigmatiques au-delà de audelà des pratiques qui sont qui nous intéressent vraiment quoi que que tu as décrite ah oui ben rien n’est aussi séparé qu’on le croit justement FL ou
Oui c’est la théorie de la complexité la suite deedgar Morin HM tu es beaucoup plus complexe que ce qu’on veut nous faire croire mais en tout cas dans notre on est quand même confronté à un capitalisme qui a qui transforme le monde en un stock de ressources ça c’est
Sûr oui oui mais ça on est on est on est tours sont aussi h juste pour rebondir ça me euh ça me fait penser à j’ai lu un récemment un livre un peu de écrit par Philippe Descola où il parlait que du fait que on fait un petit peu preu d’animiste
D’animisme parfois avec même avec les objets ou par exemple un ordinateur on peut lui parler lui il l’insulter par exemple et que bah par exemple voilà ça ça c’est un peu d’animisme donc c’est pas comme si on était complètement séparé de ça et que les choses sont plus complexes bon après
C’est quand même un peu dommage d’être animiste que pour des objets technologiquesin bah c’est trop drôle je sais pas de quand il date et je suis je je sais que enfin ce livre est mais en tout cas je l’avais je l’avais pas lu et je suis absolument certaine que Descola
Ne m’avait pas lu mais en 2015 j’avais écrit un texte pour une exposition que j’avais organisé qui s’appelait animism shamanism diving into Gaia Spirit et en fait je m’étais dit que on était à une heure enfin à une air complètement incroyable puisque avec l’internet des objets et le fait que il
Y a plein de personnes qui commencent à à parler à Siri à dit Siri éteint la lumière ou je sais pas quoi euh en fait on on se retrouvait avec des humains hyper modernes qui se mettaient à parler avec des objets et donc peut-être il y avait un pont pour pouvoir reconnecter
Avec l’animisme ça c’était en 2015 et donc c’était la c’était un peu le point de départ de de mes recherches sur ça je reconnecte à à ça et donc c’est c’est intéressant que descol là est fait un parallèle similaire il y a une main qui s’est
Levée ouais il y a une main qui s’est levé il faut oui moi j’étais en train de penser que si on montait c’est peut-être parce que j’ai vécu dans un petit village à parler aux arbres à suivre beaucoup de choses donc euh cette animisme et cette spiritualité perdura
Encore et perdurer encore vraiment avec force dans dans la génération de mes grands-parents h avant un hypercapitalisme avant Internet et que il parlaient à leur bêtes il parlent à leur à leur haricot il parlait dans leur serre donc je sais pas euh peut-être que
Du côté du Jura c’est un peu comme ça et qu’il y avait des dons qui se transmettaient avec le feu avec enfin moi j’ai des amis qui sont encore à pratiquer des gestes de toucher de on disait à Don et cetera et c’était quand même pas très loin de la
TR enin moi j’ai et et que ça se ça se perpétuait de génération alors effectivement les personnes doutaient aujourd’hui et expérimentai que un champ réduit de ça mais ça remontait à plus loin et alors pour faire la sur l’art je trouve qu’il y a beaucoup d’artistes qui
Ré en sauvage euh l’urbain et que c’est important parce que ça nous fait faire un pas de côté pour justement revoir la nature au cœur de l’urbain mais je pense que ces artistes sont assez nombreux et refabriquent leurs pigments eux-mêmes et cetera et cetera c’est sûr que la colonisation a
Été terrible aussi pour tout ce qui a été ensuite appelé des régionalismes euh il y a eu vraiment euh au même titre qu’il y a eu des des des des des enfants indigènes qui ont été arrachés euh euh de leurs forêt pour être placé dans les écoles catholiques euh de où il devait
Oublier leur langu et leur culture et celle du colon euh au 19e siècle avec la centralisation et au début du 20e siècle ben voilà nos grands-parents ou arrière- grands-parents se faisaient taper euh sur les les les doigts quand il parlait en breton ou en Corse ou en provinçal on
Disait que c’était des voilà des bouseux des bouseuses des plouques des plouques ouais moi mon grand-père le terme des Bretons ouais ouais ouais moi mon grand-père il allait il avait très peu d’argent il venait d’une famille de méteiller et et il il y a le curé du village et le seul instituteur du
Village qui sont battus auprès de mes arrièr- grandsparents pour qu’il l’aille à l’équivalent du lycée et puis ensuite à la fac parce qu’il était très intelligent mais il y allait avec avec en sabot avec de la paille dans les sabots et il avait que un livre par an
Et tout le monde se foutait de sa gueule et ça a étit vraiment euh tout un combat pour réussir à garder la la tête haute HM alors que tous ces savoirs là aujourd’hui on essaie de les retrouver avec des livres h il y a aussi avec des
Gens ce qu’on appelle beaucoup de primo arrivants ou de de migrants et cetera qui apportent des choses qui quelquefois viennent de très loin c’est vra on n’est pas forcément à l’écoute de ça non malheureusement Céline tu je voulais remercier pour le parallèle avec à le lien avec la décolonisation que je
Trouve particulire ement intéressant ah merci il y a une autre quelques mots de ce que tu vas présenter demain il y a un qui qui a levé la main aussi ah pardon pardon oui mais laissons Céline d’abord puisquelle puisqu’elle doit partir oui merci euh juste que j’ai non j’ai envie
De vous laisser la surprise donc ça se passera en extérieur il va y avoir des gestes il va y avoir des don à la rivière il va y avoir puis je vais parler un petit peu de voilà de de cette question d’alliance donc si vous avez
Envie d’aller voir qui est proté je va aller voir mais je vous raconterai qui est proté demain aussi qui est un devin de vin plutôt des éléments marins et puis voilà à partir de là je j’énoncerai quelques éléments sur la question du tiers symbolisant donc ça sera pas une communication mais ça sera
Vraiment un je vais me saisir de ce temps de cette de ce temps on va se retrouver ensemble en ligne pour expérimenter des choses et mettre un petit peu sur la table des éléments de réflexion sur cette question là en allant chercher aussi la pensée d’Augustin Berg sur la question de la
Mésologie en fait voilà c’est à partir de lui que je vais aborder la question de du tiers symbolisant et du voilà de ces questions de processus pour faire de de symbolisation voilà génial Marie tu pouras m’envoyer le lien je vais faire ton max pour essayer de de me connecter euh oui oui
Merci bon merci beaucoup du coup je vais partir je vais écouter un petit peu ta question et puis il faut que je file vraiment dans dans 2 3 minutes là merci beaucoup à demain ouais moi j’ai pas pas tant une question que que des remarques d’abord merci beaucoup pour cette présentation sur la
Colonisation ça me fait penser à deux à deux livres de Marie José monondzin comm colonie euh où elle reprend un texte de Kafka sur le sur la colonie pénitentiaire je pense qu’il y a voilà c’est un texte vraiment intéressant c’est son dernier ouvrage et puis aussi sur la question de la confiscation des
Mots euh son ouvrage précédent confiscation des mots et des images et du temps euh ouais qui est aussi a je trouve qu’il y a des il y a des convergenence mais des choses à des choses à prendre euh j’ai pas lu le texte de Descola euh sur sur l’animisme vers les objets je
Suis pas sûr enfin j’ai un peu de la peine à voir comment euh cette question qui est plutôt celle d’un anthropomorphisme pour la technologie envers la technologie euh pourrait faire le pont vers un animiste j’ai pas l’impression qu’il s’agit de la même démarche mais peut-être euh je trouve que c’est une question intéressante
Euh je crains que c’est plutôt l’inverse mais mais mais pourquoi pas euh et puis sur l’animisme il y avait il y avait assez longtemps j’avais collaboré avec je sais pas si tu les connais Angela mitopouos qui est une artiste grecque mais qui vit à Berlin et qui avait collaboré avec Maruo
Lazarato et sur un projet ils avaient fait faudrait que je retrouve je pourrais retrouver leur ce qu’ils avaient fait sur l’animisme au Brésil avec les textes de swelli rolnick et Félix gatari et et puis une communauté de femmes au Japon et pas mal de pratiques au
Japon voilà ça m’a fait penser à ça euh et puis après euh ouais je je trouve courageux enfin c’est je trouve que la la difficulté c’est toujours quand on est dans des démarches comme celle-là euh c’est à la fois d’inspirer puis quand on est de l’extérieur ben c’est
C’est enfin il y a un côté ouais très courageux très admirable on dit mais moi j’y arriverai jamais comment faire et puis aussi cette question du coup euh bah on peut pas tout on va être bon sur tout et tu vois quand tu dis que tu as hésiter à reprendre l’avion c’est
Toujours difficile de négocier mais en même temps on doit on peut pas se voiler on peut pas pass enfin je pense que ça peut aussi être quelque chose qui du coup j’aimerais bien entendre ton point de vue là-dessus et je sais pas si tu en parles dans ton livre
Mais mais pour faire un un parallèle qui va illustrer ça moi il y a un livre sur la nourriture qui m’avait été hyper utile parce que justement les les auteurs dès leur dès le départ ils avaient dit bon on peut pas tout changer d’un coup on peut pas mieux manger on
Peut pas c’est pas possible on est gourmand on est ceci on est cela donc en fait on va y aller pas à pas puis si on améliore déjà une chose c’est déjà pas mal et puis souvent ce qui peut peut-être freiner c’est qu’en fait on est prisonnier dans ce monde des
Modernes et puis évidemment qu’on a envie de plein de choses différentes mais qu’on sait pas comment y aller et puis qu’on peut pas tous enfin on peut pas on veut pas enfin voilà on a chacun nos position mais mais on c’est pas donné à tout le monde de tout quitter
D’avoir ce courage de laisser tomber voilà en mode de fonctionnement et de faire ce travail sur soi ce que ce que tu as fait ces années puis du coup on se dit bon mais alors l’entre deux c’est quoi puis évidemment ben en tant que citadine urbaine entre deux c’est ouais
Il faut recycler faut trer ses poubelles faut faire c faut faire ça mais on sait bien que c’est pas assez et puis du coup alors oui on prend moins l’avion oui on mange moins mais voilà ce lien entre tout quitter redevenir complètement féral puis en même temps comment est-ce qu’on négocie
Ouais l’entre deux j’ai envie de dire je sais pas ouais ben c’est oui c’est une vra une question vraiment complexe et moi c’est vrai que je me suis retrouvée dans une situation pas plus tard que cet été hein c’était il y a 2 mois que j’ai reçu cette invitation pour la Colombie à
Me rendre compte que j’étais rentrée que mon éthique s’était transformé à une forme de morale et et où je je j’allais plus dans le sens de la vie et et et c’est vrai que moi dans mon existence j’ai souvent fait des choses assez radicales euh pour et je me suis confrontée au fait
Que Ben parfois ça ça n’allait plus dans le sens de ma vie propre c’estàd que il y a un moment donné où j’ai fait une dépression parce que je me disais que tout ce que je faisais c’était destructeur que même quand je respirais j’expérer du CO2 et donc bah si je
Devenais pas un être agradant alors j’avais pas le droit de continuer à vivre enfin c’est je suis vraiment enfin ma rupture elle est le Terrero il est très noir euh celui de la rupture et et c’est vrai que euh je me rends compte que quand on fait les choses que avec
Notre tête on est vraiment dans une rigidification c’est vrai que ben moi j’ai arrêté de manger des animaux j’achète que la toutes mes toutes mes fringues tous les objets que j’achète sont de seconde main j’achète plus de neuf j’avais pas pris l’avion depuis des années
Euh et euh et il y a un moment donné où quand tout est trop rigidifié on va plus non plus dans le sens de la vie et et c’est vrai que je pense que c’est ma mon cheminement spirituel et le fait d’essayer de toujours euh passer de la
Tête au corps et du corps à l’ouverture du cœur euh qui euh me permet d’essayer de me dire ok euh si euh la substance une du monde euh c’est la conscience ou la conscience amoureuse euh et que je suis une contraction euh si il y a un vrai désir du cœur mais
Qui va pas forcément aller dans le sens des désirs de la tête euh alors c’est que c’est juste et et et j’ai réussi à à me réouvrir à l’endroit de de l’avion euh euh parce que euh et déjà je je m’en sers pas pour aller faire du tourisme
Sexuel à Pataya euh euh h parce que je me rends compte que j’en ai besoin pour pour mon ouverture de cœur pour mon chemin spirituel pour continuer à écrire et à transmettre des pratiques animistes au moderne et cetera mais dans le même sens cette ouverture du cœur peut permettre de faciliter et
D’embrasser avec grande joie euh euh d’autres modes de vie c’est-à-dire que moi le fait de savoir que mon mon quotidien végétarien et avec pas mal de végétalisation aussi euh de de de mon alimentation permet de sauver des vivants et ça me rend extrêmement heureuse le fait de savoir
Que quand j’achète de seconde m il y a pas de nouveau plastique qui est créé il y a pas de nouveaux arbres qui sont coupés bah ça me rend heureuse et et c’est là où où je trouve qu’il est intéressant de passer des il faut on
Doit à l’élan euh moi je sais qu’il y a des gens notamment même dans ma famille comme ça ouais tu t’empêches de manger des animaux et tout c’est vrai que je viens d’une famille extrêmement carnacière euh donc c’est c’est animaux à tous les c’est c’est l’arche de Noë à
Tous les tous les repass euh mort euh et et euh et c’est sûr que ça a pu être pris comme une privation alors que euh j’ai pas arrêté par goût j’aurais bien aimé arrêter de d’aimer le goût des animaux mais c’est pas le cas c’est vraiment parce que mon amour pour
Eux a pris une telle place avec mes pratiques de méditation de trans de connexion vivant que naturellement en fait mon mon quotidien s’est aligné avec mes valeurs et et voilà comment essayer de cultiver la joie euh mais par exemple moi pour moi mettre une épluchure dans une poubelle dans un sac plastique mais
Ça n’est pas possible ça me rend dingue donc même quand je suis à Paris j’ai balance par les fenêtres et tout c’est n’importe quoi euh mais je ne peux pas je peux pas mettre une épluchure de légumes à la poubelle c’est tellement une source de vie je le sais tellement
Euh que pour moi c’est extrêmement important euh d’avoir un compost et même quand j’étais à Marseille je faisais 1 km à pied une fois par semaine euh avec mes deux sauts de de compost qui avait pourri qui puait sur sur la fenêtre de ma cuisine par qu’en plus qui fait assez
Chaud à Marseille euh pour aller apporter mes épluches au compost parce que je savais que c’était des source de vie telle que que que ça m’aidait et je pense que c’est aussi pour ça que j’ai écrit ce livre c’est parce que quand on commence à aimer euh et qu’on sait que nos gestes
Nous remplissent de joie parce qu’on est dans la favorisation de la vie et pas l’inverse c’est aidant parce que si on commence à se dire qu’on est toujours en train de se contraindre c’est compliqué donc comment comment transformer ça en fierté comment comment retransformer 15h en train en voyage
Intérieur en fierté même à mettre sur Instagram genre W j’ai réussi à rejoindre la Finlande en seulement 6 ter voilà quelqu’un comme Camille ettienne elle fait ça et et ça devient aussi une sorte de de défi à nous-même et ça le cerveau il aime bien il aime bien réussir à monter son peti
Himalaya et queil y ait plein de gens qui disent bravo bravo voilà comment comment réussir à à ce que le fait d’aimer les vivants et de d’avoir des un quotidien qui va dans leur sens permet d’activer notre circuit de récompense euh plutôt que le le circuit de de de la du bâton merci
Merci j’ai bien aimé ce que tu as dit sur le le sur la rigidification qui va contre le les dents de la vie c’est c’est aussi un peu ce que j’essaie de euh de parler en fait dans mon article et que cette régidification elle peut être dans notre
Façon de voir de le monde de notre façon d’agir même si on crée quelque chose de de vertueux enfin qui semble vertueux par exemple l’écologiste parfait qui qui respecte tous les gestes à la lettre euh mais qui qui serait trop trop rigide aussi et et que cette rigidité en fait c’est
Aussi celle euh du euh bah du du du système de de de pensée de vision du monde qui dirige qui dirige ce monde du capitalisme en fait qui est rigide dans ses dans ses fondamentau de voir la vie de de façon complètement rationnelle et comme une est toujours une ressource en
Soit c’est de je pense c’est de de la rigidité et ceux qui pensent autrement ils sont ils font un peu déglinguer quoi voilà y a pas c’est pas un système qui accepte l’altérité quoi tu tu soulignes quelque chose qui est vraiment juste et en plus moi ce à quoi ça m’a confronté
Quand j’étais une écolo parfaite c’està-dire que j’habitais toute seule dans dans une maison je faisais des trucs en permaculture j’avais pas de chauffage enfin voilà un peu l’extrême c’est que il y a une forme de haine et de jugement enfin de haine haine c’est
Un peu trop fort mais de de colère et de jugement vis-à-vis de de nos congéères qui font n’importe quoi qui niquent la planète et cetera et ça va pas dans le sens de l’amour des vivants qui inclut aussi les humains et c’est vrai que me remettre à
Faire une fois de temps en temps un peu n’importe quoi un peu n’importe quoi pour moi ça serait je sais pas acheter un pull neuf ou ou rentrer une fois par an dans un supermarché ce que je fais rarement euh ou alors là reprendre l’avion ça me permet d’avoir plus
D’empathie et euh et de réussir à mieux me relier avec les autres humains et donc de de vivre euh voilà une éthique de de non jugement plus grande vis-à-vis des des autres humains parce que quand j’étais parfaite ou que je me considérais parfaite alors que on l’est
Jamais et puis enfin c’est un très mauvais modèle la perfection euh je pense que ça augmentait la colère en moi de voir que les autres faisaient pas un/art de ce que je faisais alors qu’en fait ce que je fais ne suffit pas non plus et c’est aussi la problématique
Et là on touche à une question politique de de faire croire que sont les individus qui ont le pouvoir de changer alors on a le pouvoir de changer dans le sens où si on transforme et si on se transforme et qu’on est beaucoup on pourrait essayer enfin on a un poids
Plus grand pour essayer de faire changer les politiques mais on a besoin de décision qui soi à l’échelle nationale et surtout internationale on a besoin de sortir des règles de compétitivité ou de non compétitivité du capitalisme des règles de de libre marché de libre échange euh recommencer à produire de manière locale
Euh arrêter d’importer euh des des tous nos nos outils de Chine et pour ça euh on a besoin de de décision politique euh et même là le Top Down le down top il a pas l’air de très bien fonctionner puisque devezvous aussi suivre Thomas braille et le gnsa et ce
Qui se passe avec la 69 là on a quand même des personnes dont la vie est en jeu qui ont entamé une grève de la soif en plus de la GRE de la fin et [Musique] euh et il n’y a aucun euh il y a personne qui bouge alors que tous les
Scientifiques expliquent que il y en a pas besoin qu’il y a déjà une nationale et que c’est que que une question de gros sous donc euh voilà je trouve que c’est aussi injuste de faire peser euh à tout un chacun nous euh petits citoyens et citoyennes qui essayons de faire du
Mieux possible pour préserver les vivants voir se sentir connecté avec eux h alors que ce sont les politiques de transport et la finance qui détruisent la planète c’est son c’est le le système capitaliste qui le fait c’est pas nous dans notre quotidien en fait ça veut pas
Dire que on doit pas transformer nos modes de vie pour essayer de transformer la société mais euh essayer de s’enlever un peu du poids sur nos épaules je pense que ça nous aide à à avancer mieux oui c’est sûr c’est c’est vital quoi quoi h mais bon après vu qu’on a tellement
Appris à fonctionner comme ça soit c’est la carotte soit c’est le bâton et on s’infliche ça au fond à soi-même c’est c’est parfois compliqué enfin tu l’as bien vu dans ton dilemme de prendre l’avion ou non c’est ça c’est ça et j’ai toujours un peu honte donc c’est aussi
Pour ça que je je le dis parce que j’essaie de sortir de la honte parce que euh voilà mais mais c’est plus important là ça a été plus important de prendre l’avion et de de parler aussi avec des parce que il s’est passé une autre chose
C’est que j’ai été euh euh prise un petit peu comme une consultante écologie euh par euh une une entreprise avec beaucoup beaucoup enfin qui a beaucoup de moyens et qui travaille avec énormément d’entreprises de toute une région euh h toute une région à en Colombie et en fait euh ces personnes-là
M’ont vraiment demandé comment créer un capitalisme conscient un capitalisme qui régénère les sols et cetera euh comment ça se enfin comment essayer de parler avec les militants et en fait ils m’ont vraiment écouté c’est-à-dire que je je ils m’ont posé des questions concrètes et j’ai pu leur dire bah on peut pas
Parler de capitalisme conscient le capitalisme c’est à la source de bain de sang euh euh c’est normal que les militants vous crachent à la figure quand vous parlez de capitalisme conscient en revanche est est-ce que vous avez des moyens de pression sur les entreprises avec lesquelles vous travaillez style si vous
Êtes néfaste est-ce que est-ce que vous pouvez leur dire B vous pouvez plus adhérer à notre mutuel ils m’ont dit non je dis bah alors à ce moment-là est-ce que vous pourriez pas vous appuyer sur les militants pour que les militants fassent eux-mêmes les pressions sur les entreprises néfastes
Et que vous vous leur apportiez des solutions notamment dans la régénération des sols dans dans le fait de créer une culture une des bibliothèques de culture indigène et cetera et cetera et je me suis retrouvé à parler avec des gens extrêmement riche qui avait beaucoup de marche de manœuvre et
Qui avait envie de faire les choses bien et qui était vraiment à la recherche de solutions et à qui j’ai pu parler de de de solutions issu de l’art ou non et on a fait comme ça des sortes de de enfin des moments de réflexion dans une école pour
Voir comment on pouvait faire grandir l’amour du vivant chez les enfants qui avaient détruit des des des des des petites ruches de d’abeilles mépon donc c’est des petites abeilles trop mignonnes qui viennent des Mayas et qui ne piquent pas eu on a fait ça aussi dans dans un hôpital au sein de
L’entreprise pour voir comment on pouvait transformer les les autres entreprises pour qu’elle qu’elle soit verte et cetera et cetera donc là je me suis dit moi on m’a jamais demandé en France il y a jamais aucune entreprise ou école ou hôpital ou bibliothèque ou pépinière qui m’ont demandé mon expertise pour pouvoir
Euh transformer enfin augmenter l’amour du vivant à l’intérieur de des des des employés et pour travailler euh au niveau des structures euh et au niveau interentreprise euh et c’est vrai que à à cet endroit-là où quand je me suis retrouvée au ministère de la Culture de bogoa avec Hugo ramioil euh à
Participeré à une réunion pour créer des bibliothèques indigènes de préservation des cultures indigènes euh qui serait mé dans toute la Colombie et dans tous les peuples euh premiers euh bah je me suis dit bah oui ma place elle est juste et elle est elle est aujourd’hui elle est plus juste là que à
Feral dans cet endroits magnifiqu mais que j’ai réussi à à créer enfin à transformer en en lieu communautaire on est plusieurs à habiter ici sans que les autres personnes aent à ce soucier de devoir payer un loyer où on seaitp parti les tâches où il y a des
Légumes qui sont qui poussent j’ai envie de dire maintenant feral tourne même quand je suis pas là et et donc même si j’ai pas envie de partir tout le temps euh en ce moment le le temps de la diffusion des informations et de euh du fait d’engranger des nouvelles euh et
Notamment en apprenant des peuples racines et est plus importante tous les mes chats là qui sont là à faire ma ma genreup occupe-toi de tout ah bon je les entends pas mais oui c’est vrai que c’est c’est un peu l’heure c’est l’heure d’y aller oui ben en tout
Cas mais merci beaucoup pour pour la présentation pour ton temps c’était vraiment c vraiment enrichissant et super merci Marie ouais personnellement parce que je me pose beaucoup de questions bien je je t’envoie vite le le lien pour demain en espérant que tu tu pourras être là bon c’est pas grave si
Si c’est pas le cas et essayer de de venir c’est juste que j’ai une journée très très costaud demain et que je pas mercred ok on verra bien allez merci beaucoup à la prochain des des liens possibles entre les des projets de territoir euh des territoires apprenants ce
Qu’avait imaginer Bernard et tes tes initiatives quoi c’est vraiment dans une perspective de une économie alternative qui est l’économie contributive hein c’est plutôt lirie qui travaille ça mais bon je enfin moi je fais des des liens un peu trop un peu trop larges là mais euh non non c’est
Passionnant ça important c’est plus ça me paraît important pour ne pas rester aussi 5 ou 6 derrière un écran comment diff la vidéo mais je vais la mettre sur bon ben à très bientôt merci Charlotte à bientôt Marie merci à la prochaine bye
1 Comment
toujours super de voir que nous sommes en nombre à vouloir exercer un art sensible et engagé dans les problématiques écologiques actuelles (et pas que…)