Colloque international organisé par le Groupe de recherche et de réflexion CIÉCO et l’École du Louvre dans le cadre du Partenariat « Des nouveaux usages des collections dans les musées d’art » avec l’appui de la Chaire du Canada en muséologie citoyenne et le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada.

Colloque bimodal tenu en ligne et en présentiel à l’Université de Montréal et l’École du Louvre (en simultanée) du 21 au 24 mars 2023.

00:00:20 Emmanuel Château-Dutier, professeur, Université de Montréal, ouverture de la séance « la collection partagée »

00:16:20 Stéphane Bellin, maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, GRESEC, Université Grenoble Alpes, « Documenter en ligne l’art contemporain : la fin de la collection muséale ?»

00:45:40 Lena Krause, responsable de l’Ouvroir, laboratoire d’histoire de l’art et de muséo-
logie numériques, Université de Montréal, fondatrice et directrice technique, Maison
MONA, et Julie Graff, postdoctorante au Laboratoire international de recherche sur l’Imaginaire du Nord, de l’Hiver et de l’Arctique, Université du Québec à Montréal, directrice artistique, Maison MONA, « Faire collection de l’art public ? De l’accessibilité à l’appropriation numérique de l’art public et du patrimoine au Québec »

01:22:05 Lindsay Corbett, étudiante au doctorat, Université McGill, et Laura Vigo, conservatrice pour les Arts d’Asie, Musée des beaux-arts de Montréal, « HANDS-ON! Subvertir l’intouchabilité des musées par le numérique »

01:47:55 Felicity Bodenstein, maîtresse de conférence, Sorbonne Université, « Connecter les données, connecter les musées, connecter les personnes : quelques réflexions à partir du projet Digital Benin ».

02:16:49 Cécilia Hurley Griener, enseignante-chercheure, École du Louvre, conférence de fermeture « Qu’est-ce qu’une collection aujourd’hui ? »

Pour consulter le programme complet : https://cieco.co/fr/actualites/cieco2023-programme

Alors bonjour à tous je suis très heureux de vous accueillir pour cette 4e et dernière journée du colloc international qu’est-ce qu’une collection aujourd’hui il s’agit d’un colloc bimodal organisé qu’ jointement par l’Université de Montréal et l’École du Louvre dans le cadre du partenariat de recherche des nouveaux usages des

Collections dans les musées d’art un programme de recherche financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada le groupe de recherche si réunit les principaux pôles d’études de la muséologie francophone au Québec et au Canada tant dans l’université que le musée autour de recherche sur les nouveaux usages des

Collections dans les musées d’art chacune des journées de ce colloque était centré sur un des axes de la recherche après avoir examiné l’historique de la la mise à vue des collections avec Marie frzer puis la collection citoyenne et enfin la collection élargie avec respectivement Johann amourux et Mélanie Boucher cette

Journée est consacrée plus particulièrement au numérique le groupe de recherche et de réflexion siéco reconnaît que les trois universités québécoises à l’origine de sa création soit l’Université de Montréal l’université de Québec à Montréal et l’Université du Québec en awe sont situés sur des territoires autochtones non cédés et habités à

Travers le temps par plusieurs nations autochtones il est par conséquent de notre devoir de contribuer à la prise de conscience de cette historique de colonisation et de favoriser le respect des savoirs et des cultures autochtones cet événement se déroulant également à Paris et sur le web il me semble que ces considérations nous

Invitent à considérer de manière plus générale les relations de pouvoir qui structurent les différents espaces que nous habitons physiquement et virtuellement alors le choix du titre de cette 4e journée la la collection partagée cherche d’abord à rendre compte de l’importance fondamentale pour les collections de leur mise en circulation

Provoquée par le numérique depuis plusieurs années en Europe et plus récemment au Canada le monde muséal envisage à grande échelle l’ouverture des collections comme une manière d’en prendre soin donnant un nouvel élan à l’étymologie du terme C qui soutend la fonction de curator ces nouveaux paradigmes ce nouveau paradigme pardon autorise des

Formes d’engagement inédites sur les réseaux sociaux pour les institutions culturelles qui mobilisent les publics et également toutes sortes d’interaction lorsqu’elle est reconnue entrée dans le domaine public la collection peut désormais faire l’objet de toutes sortes de réappropriation la multiplication des interface muséal API protocole 3if dépôt de données sur gthub autorise aussi la

Circulation des œuvres au-delà des murs de l’institution la numérisation des collections patrimoniales ainsi que l’émergence d’une culture nativement numérique ont fait apparaître des formes nouvelles d’exposition et de réappropriation du patrimoine qui échappent parfois à l’autorité de l’institution muséale dès lors comment désormais faire collection et rattacher

Celle-ci à une marque sinon à un lieu muséal Paul Marti avec la notion de Museum informatics envisage l’étude du musée comme un système sociotechnique et propose d’être attentif aux implications sociales des nouvelles technologies dans l’environnement muséal comme phénomène général la numérisation présente un caractère pervasif dans les institutions patrimoniales

Elle concerne l’ensemble des opérations et brouille leur division traditionnelle conservation documentation exposition et cetera la pervasivité du numérique est telle que rasberry proposé récemment de parler d’un musée postnumérique fin connaisseur de l’histoire des religions en tant que médiéviste c’est par le paradigme de la conversion que milade doi aborde la transformation numérique à

L’œuvre depuis plusieurs années dans nos sociétés du point de vue du religieux le concept de conversion exprime un changement radical de perspective une remise en cause fondamentale et profonde de tous les éléments constitutifs d’une vision du monde mais sous l’angle technique il désigne également l’opération par laquelle des éléments provenants de de

L’Ancien Monde analogique sont transmutés convertis dans le Nouveau Monde sous forme numérique pour lui la révolution numérique est donc pour l’essentiel un processus civilisateur qui contribue à l’émergence d’une nouvelle culture la culture numérique une idée qu’il prolongera plus tard avec celle d’un nouvel humanisme numérique serait presque possible

D’avancer que le numérique est devenu paradigmatique d’un certain nombre des transformations en cours dans le monde des musées aujourd’hui tant le TER les termes de partage d’ouverture de participation de contribution ou de collaboration voir d’immersion sont tous très directement liés à la transformation numérique de la société

Or nous avons vu au cours de cette déjournées précédente à quel point ces idées animer le domaine des collections bien au-delà de la stricte question du numérique dans le domaine de la mémoire et du patrimoine la numérisation pose par exemple la question de la sélection il n’y a pas de mémoire passive la

Multiplication des artefacts numérisés entraîne également bien évidemment une transformation de l’uras des œuvres mais il donne encore de nouveaux leviers aux institutions culturelles pour adopter un rôle citoyen aborder les patrimoines sensibles et comme en témoigne de nombreux d’initiatives récentes dans le domaine mus que nous avons envisagé au

Cours de ces journées il participe directement à la fabrique de la mémoire à une fabrique du social dans cet axe de la recherche il s’agit donc de dégager par une série d’enquêtes la manière dont ces nouveaux usages se distinguent ou se rattachent d’un point de vue ontologique des usages

Physiques des collections nous y menons un travail d’équipe avec mes collègues naalie casmajor qui travaill actuellement notamment sur le cas des NFT non token ou des logiques contributives Jérôme Vogel c’estioticien designer des inter qui s’intéresse aux interfaces numériques des musées Christine tonton qui regarde quand àt les transformations en cours avec

L’usage de la 3D et de la virtualisation mais également pardon Michel Sinatra qui s’intéresse aux aspects relatifs à l’édition numérique car cet axe est également chargé de l’animation d’une cellule numérique qui convoque ces technologies non seulement comme objet mais aussi comme méthode et instruments ainsi que comme expérimentation les hypothèses de

Recherche qui animent le travail que nous menons sont les suivantes d’abord je l’ai déjà dit que la circulation et le partage doivent être envisagé pour reprendre la belle expression de mérité euh sanderhof sharing is caring comme une manière de prendre soin des collections ensuite que le phénomène de numérisation

Du secteur muséal et patrimonial mérite aujourd’hui d’être historicisé enfin de la nécessité de lier la pratique à la théorie pour observer et comprendre les transformations en cours afin de les analyser alors sur le partage pour commencer Corine vger Barbosa dès le début des années 2000 attiré l’attention sur la réduction documentaire que

Provoqua la numérisation des autres la question du partage inclut bien évidemment l’ensemble des opérations dans lesquelles se sont engagés les musées avec l’avvénement du World Wide Web pour d’abord mettre les catalogues de leur collection en ligne rejoignant ensuite le mouvement de l’Open Data et de l’Open content les musées sont

Devenus des acteurs centraux de ce que l’on appelle les open glam depuis le début des années 2000 plutôt 2010 excusez-moi en ce domaine les musées sont soumis à une forte demande sociale de la part d’acteurs de la société civile qui revendique la création de commun numériquees outre les enjeux relatifs au

Format au modèle conceptuel mais également au protocol technique qui permettent l’accessibilité au contenu le partage des collections pose parfois encore des questions relative au droits d’auteur et développement de la numérisation 3D de la réalité virtuelle est augmenté voire du métaverse promu par certains acteurs industriel comme facebook renouvelle en partie la

Discussion sur la numérisation des collections mais aussi leurs usages la question de l’ouverture des collections a beaucoup été travaillée par les historiens de l’art ou le secteur associatif du point de vue du droit d’auteur et de la défense des biens communs on s’est moins intéressé au point de vue de l’institution il

N’est pourtant pas très difficile de comprendre que l’accessibilité unifiée aux collections rendu possible par l’interopérabilité sur le web la possibilité de produire des faximilie numérique de plus en plus fiable peut entrer en contradiction avec le souci de valoriser une collection en propre ou même rendre caduc l’idée de collection

En somme où est la collection si elle est partout mais si le partage ne se limite pas dans les institutions à la seule mise à disposition du catalogue de ces collections sur le web en investissement en investissant différentes plateformes des réseaux sociaux numériques les musées se sont de

Plus en plus affirmés comme des producteurs de contenu culturel toutefois ils ne sont pas les seuls à investir de nouveaux types de production culturel et proposent en proposant de nouvelles expériences immersive ou participative à partir de leur collection plus généralement c’est la mission même de l’institution qui est

Interrogée ici et qui peut incité à proposer à proposer de considérer le musée comme un service d’information à l’instar de ce que proposaient George McDonald et Stephen asfold pardon dès 1991 dans une conception du musée très directement influencé par le théoricien des médias canadiens Marshall mlual alors sur l’historicisation la rhtorique

De l’innovation nous a habitué à envisager la question du numérique au musée de manière présentiste pourtant l’histoire de l’engagement des institution avec le numérique remonte aujourd’hui à plus de 50 ans puisqu’elle débute à la fin des années 60 en effet le MOM accueill dès 1967 une conférence intitulé

Computers appcation Museum si toutes les promesses évoquées dans les actes de cette première conférence du computer Museum network ne sont pas encore réalisé c’est un un automatisme fau que de systématiquement renvoyer le numérique au nouveau ainsi pour distinguer des nouveaux usages il convient avant tout d’être en mesure d’historiciser le numérique

Dans ses travaux rosberry a largement mis en évidence le retentissement des systèmes de gestion de collection sur les pratiques muséales mais il reste à faire l’histoire des nombreux pans de la transformation numérique des musées nous nous y employons en réalisant des portraits numériques des institutions muséales à partir de leurs archives avec

Des étudiants on travaille notamment sur les fonds des musées pour essayer de faire leur histoire numérique et l’urance cette histoire n’est pas du tout faite en croisant les approches monographiques parmi les musées parten et une sélection d’études de cas internationaux il s’agit de mieux comprendre les dynamiques d’appropriation du numérique dans le

Secteur patrimonial parallèlement à ce travail nous menons aussi une recherche sur les politiques institutionnelles et les stratégies numériques en première analyse on peut déjà dire que les musées sont largement pris dans un système d’injonction numérique déjà repéré hein à plein d’autres égards où certaines organisations internationales comme l’OMC ou la Commission européenne ont

Joué un rôle déterminant parce qu’elles ont investi la culture comme faire de de la conversion à une société de l’information la durée du partenariat étant de 7 ans la recherche implique de travailler simultanément dans deux directions de manière rétrospective mais aussi prospective en mettant en avant la question des usages le projet reconnaî

La valeur du faire et des pratiques cependant la recherche en muséologie numérique se cont trop souvent au seul compte-rendu d’expérience et nous devons essayer de déboucher sur une théorisation des nouveaux usages reconnaître les usages implique également d’être attentif à l’inscription matérielle du travail intellectuel que nous menons outre la

Recherche sur les usages numériques des collections l’axe 4 que je dirige avec mes collègues que je dirige et sur lequel je travaille avec mes collègues fonctionnera aussi comme une cellule numérique en convoquant le numérique non seulement comme objet mais aussi comme méthode et instrumentation ainsi que comme expérimentation la production de

L’encyclopédie qui est en fait le grand projet du partenariat puisque doit déboucher sur une encyclopédie des nouveaux usages des collections euh exige est soutendu plutôt par la mise en place par la conception d’une taxinomie et d’un modèle éditorial innovant avec la mise en place d’un peer reviewing également de stratégie

D’éditorialisation l’étude historique de la mise à vue des collections suppose la mise au point d’un système d’un modèle documentaire et d’un outil efficace pour le signalement des fonds ou la documentation des accrochages et la reconstitution 3D la thématique de la collection élargie donnera lieu également à des expérimentations pour la

Captation et la présentation des offvres dans l’interface du web ou par le recours à l’immersion l’ouvreir d’histoire de l’art et de muséologie numérique dont vous avez déjà entendu parler au cours de ces journées est donc une infrastructure numérique destiné à soutenir la recherche du partenariat ce laboratoire qui est animé en en

Particulier par l’ na crross ici présente euh travaille à l’intersection de l’histoire de l’art et de la muséologie en reconnaissant l’importance de l’inscription de notre travail dans le contexte numérique plus généralement le projet que nous avons débuté il y a un an et demi est un projet de longue

Haleine puisqu’il est financé sur 7 ans il est difficile de dire aujourd’hui quels seront les nouveaux usages qui vont émerger sur cette période parler de nouveaux usages des collections implique donc de pouvoir observer les transformations en cours dans les musées sur toute la durée du projet pour se faire nous adoptons une approche

Observationnelle la cellule numérique du projet est donc aussi aussi destiné à favoriser l’innovation et la collaboration des différents partenaires notamment de leur personnel en charge du numérique ça c’est très important parce que ce sont pas les mêmes personnes que la conservation ils sont souvent dans des services très différents à

L’intérieur des structures muséales donc mobiliser ces personnels autour des nouveaux usages des collections en développant des compétences et en app et et et autour d’application concernant les collections des musées partenaires en mutualisant les expériences et puis euh en particulier en ciblant la promotion des données ouvertes et la

Diffusion des contenus elle réunit donc des responsables numériques des institutions partenaires dans des colaboratoires et des webinaires réguliers sur l’ouverture des données muséales qui aboutissent à la rédaction de tutoriaux de GUID de bonnne pratique concernant la mise à disposition des données sur gththub la réalisation de portraits statistiques des collections

Ou encore la question du droit d’auteur l’usage des li sensible l’adoption du protocole 3e enfin toute une série de question question techniques qui vous intéresseront peut-être l’idée est évidemment de déboucher plus largement sur des ressources utiles pour ces musées en terme de mobilisation des connaissances donc vous l’aurez compris

La question du numérique au musée concerne non seulement l’ensemble des secteurs d’opération des musées mais recroise à plusieurs égards les trois autres axes de la recherche que nous menons les communications que nous allons écouter aujourd’hui permettront avec Stéphane Belin de revenir tout d’abord sur les perturbations que provoque le régime de documentaire

Numérique par rapport à la collection Lena crraoss et Julie gra présenteront ensuite un exemple de réappropriation de collection numérisé par d’autres acteurs que les musées dans une application qui suscite en retour de nouvelles formes de participation des publics l Corbet et Laura Vigot évoqueront quant à elle la

Démarche du musée des BeauxArts de Montréal dans l’investissement des technologies 3D pour encadrer de nouvelles manières le public engagé pardon pas encadré pour le coup c’estsus de N nouelle manière le public avec des collections dans le contexte de l’expérience de visite et enfin Felicity Bodenstein présentera un grand projet

Collectif qui s’inscrit dans une démarche de décolonisation des musées où le numérique joue un rôle déterminant non seulement pour rassembler les collections dispersées mais multiplier les voix et les discours sur les objets qu’ell conservent donc Stéphane Belin est maître de de conférence au département information et communication

L’ut 2 à l’université crenoble ALP et membre du laboratoire grzec groupe de recherche sur les enjeux de la communication ces recherches concernent la documentation et les pratiques informationnel dans le domaine des domaines artistiques et culturels et le titre de sa communication est documenté en ligne l’art contemporain la fin de la

Collection muséale ben je tiens tout d’abord à à remercier les organisatrices et et les organisateurs de ce coloc qui est très intéressant euh donc j’ai eu la possibilité de venir à à Montréal physiquement depuis la France j’y tenais beaucoup puis que c’est un peu

Symbolique euh donc a il y a 10 ans je prenais l’avion et je partais de l’Université d’Avignon pour arriver à Montréal la première fois euh donc pour entreprendre le volet international de mon doctorat en muséologie à Lucam sous la direction de Johann Lalonde donc là je suis très très heureux de voilà de

Revenir à Montréal de fêter un peu cet anniversaire et surtout de devenir à l’UdeM cette fois-ci et puis présenter donc mon travail actuel et notamment mon projet de recherche créadoct donc je dirige au laboratoire du gréc qui me permet d’aborder donc les liens entre documentation et pratique artistique contemporaine donc ma communication

Aujourd’hui permet de de parler dans dans de mes terrains donc document d’artiste Auvergne ronable que je nomme dans cette communication DDA pour plus de fluidité donc DDA est un acteur institutionnel régional de l’art contemporain donc très ancré dans le territoire de la région auverneuronap donc la capitale et la

Ville de Lyon mais qui fait partie d’un réseau national donc à à l’échelle de de la France donc depuis 2010 cette association constitue une documentation approfondie et éditorialisée pour rendre compte de l’évolution des productions artistiques sur le territoire régional donc ici au verg renal donc cette documentation est exclusivement numérique elle est

Accessible gratuitement via son site web donc si DDA se situe son action à la frontière de la documentation et de la communication que son activité se matérialise uniquement en ligne via un site web j’ai pensé qu’il serait intéressant tout de même d’analyser donc ce disp positif au regard de la notion

De collection et surtout au regard de de la notion de collection muséale donc mon hypothèse de départ a été de me dire que le projet document d’artiste questionne le projet muséal donc à la fois dans sa dans la dimension matérielle de sa collection dans la place et la fonction

De sa documentation et aussi la contribution des des artistes vivant à l’institution au musée au niveau de la méthodologie j’ai étudié DDA à travers le site web mais aussi à travers ses activités donc plus exactement je m’appuie sur l’analyse sémiotique de la plateforme web de la plateforme numérique j’ai aussi réalisé donc des

Entretiens semidirectifs auprès des trois salariés de l’association et j’analyse aussi un corpus documentaire euh qui rend compte des activités des processus métiers qui sont mobilisés par les les les trois salariés de de document d’artiste ma communication est structurée autour de de CIN points donc un premier point

Où je vous présente le contenu du site web la la la structuration du site web la deuxième où j’essaie de me poser la question de qu’est-ce qui fait collection sur document d’artiste le 4e j’insiste sur la fonction communicationnelle de cette collection et en 4è point ben j’occasne plus le le rapport à l’institution

Musale à la place des pour terminer avec une nouvelle question où j’interrose l’existence ou non d’une dimension patrimoniale par rapport à cette collection donc dans les documents de travail de l’association il apparaît que la documentation réalisée porte sur différents objets alors quand je parle d’objet je mets toujours des des

Guillemets j’ai pas encore trouvé le bon terme en tout cas ça porte sur différents objets très liés les uns aux autres et parfois qualifiés de façon de plusieurs façons donc les objets documentés sont des œuvres mais il y a pas uniquement des œuvres il y a aussi ce qu’ils appellent la démarche

Artistique ou le travail artistique il documente aussi le parcours de l’artiste ou la carrière professionnelle donc dans les les entretien les salariés évoquent aussi d’autres objets documentés qui sont complémentaires comme les expositions ou éventuellement des travaux de recherche alors c’est-à-dire des projets qui sont pas pas forcément

Finis des projets artistiqu qui sont pas forcément montrés en exposition qui sont pas forcément vendus donc dans une approche sémioticienne l’analyse de la structuration et de la nature de la documentation confirme la M la multiplicité et la complexité des objets ainsi documentés alors d’une part sur la page d’accueil du

Site on peut accéder à la documentation donc soit en cliquant sur tous les dossiers d’artiste soit en haut en droite vous avez l’entrée liste des artistes dès lors l’internaute donc quand il clique sur la liste des artistes euh il est en face voilà d’une liste d’artistes classé par ordre

Alphabétique et ce choix de navigation ce choix graphique confirme l’importance de l’artiste dans la structuration de la documentation qui n’est pas directement structurée autour des œuvres mais plutôt autour de la figure de l’artiste donc d’autre part quand on clique sur un des des noms d’artistes on accède à un dossier documentaire

Euh qui est composé en six parties vous avez l’index des œuvres la partie sur les textes euh la partie sur la bio biographie les la partie sur les repères les contacts et un PDF donc dans cette communication je m’appuie sur la un premier dossier en fait j’ai cliqué sur

Le le le classement le premier artiste dans le classement alphabétique donc l’artiste qui se nomme asella quand on clique sur l’index des œuvres euh donc on a cette représentation euh et ça permet à l’internaute donc de prendre connaissance des œuvres produites par l’artiste ici l’index a deux fonctions

Donc lister les œuvres mais surtout proposer une structure de navigation pour y accéder et pour les découvrir et les comprendre donc cette liste prendre la forme d’un damier de vignettes dont certaines sont légendé euh par des dates et éventuellement par des informations textuelles et lorsque l’internaute

Clique sur une vignette il va accéder à des images euh qui représentent des œuvres donc cette fois-ci chaque image est accompagnée d’une d’une légende dans laquelle nous retrouvons des informations comparables à un cartel d’exposition donc cet imprun cet emprunt au code sémiotique de l’exposition ou du catalogue d’exposition indique bien à

L’internaute qu’il n’est pas en phase n’importe quelle image numérique mais il est bien en face d’une image représentant une œuvre et plus exactement une photographie de l’œuvre les images montrent donc les les œuvres avec plus ou moins de distance avec un cadre voilà plus ou moins proche de de

L’œuvre donc au-delà des œuvres l’internaute peut également voir des esquisses des maquettes qui ont précédé l’œuvre finalisée donc ici par exemple nous voyons euh le patron en deux dimensions qui est qui est à droite de l’image et qui a permis à l’artiste de mettre en volume sa sculpture en en

Papier et qui est en très petite dimension donc dans la même perspective il est possible d’accéder à des documents qui renseignent directement sur le geste artistique ici nous pouvons voir des extraits vidéos sur lesquels l’artiste est en train de réaliser ses peintures donc plus que l’œuvre finalisée documents d’artiste collecte

Des documents qui renseigne donc sur le processus de création qui a donné sens qui a donné naissance aux œuvres l’index présente également des documents montrant des expositions il donne avoir des vues d’exposition donc ici sous la forme de diaporama donc on peut cliquer et avoir différentes vues d’une même

Exposition et donc cette fois-ci l’œuvre apparaît située dans son espace d’exposition et il arrive également qu’elle soit montrée aussi directement dans l’espace de l’atelier de de l’ donc de la sorte il s’agit principalement de rendre compte de l’œuvre dans son rapport à l’espace ce qui pas forcément évident ici à travers

Des images photographiques qui ont été numérisées tout de même les dimensions de volume les dimensions d’espace d’exposition reste importante pour ces acteurs pour appréhender des œuvres d’art contemporaines dans le même dans leur version numérisée donc l’index comporte principalement des images légendées la dimension visuelle pour appréender le travail de l’artiste prime

Sur le texte d’ailleurs l’internaute lorsqu’il arrive sur le dossier d’artiste bah il tombe sur des images plutôt que sur du texte mais les images ne se suffisent pas à elles-mêm le reste le texte reste primordial pour les acteurs dans dans la compréhension des œuvres donc en effet le dossier

Documentaire il y a une deuxième partie qui présente des textes ou des extraits de textes qui sont écrits par l’artiste ou euh par d’autres professionnels donc comme par exemple des commissaires ou des critiques d’art donc ces textes sont choisis pour leur dimension explicative sur la démarche créative qui est expérimentée par

L’artiste la partie bio biographie répond à un autre objectif que celui de documenter des œuvres ou une démarche créative elle s’attache plutôt à documenter le parcours professionnel ou la carrière artistique donc on adopte des normes plutôt assez classiques d’un CV d’artiste et et ça permet de lister donc toutes les

Expositions personnelles et collectives de l’artiste toutes les résidences toutes les rencontres auxquel l’artiste a participé on peut repérer les institutions publiques qui ont acheté les œuvres pour les intégrer dans dans des collection on retrouve aussi toutes les les références bibliographiques donc toutes les publications qui évoquent son

Son travail et à la fin du CV on a aussi le les contacts de l’artiste les contacts de sa galerie et euh on a aussi euh on peut retrouver donc sa formation au beauart euh et également ses autres activités professionnelles donc en consultant cette bibliographie l’internaute peut repérer où l’artiste

En est de sa carrière identifier euh ce qu’on appelle son capital social c’est-à-dire les institutions publiques et privé plus largement tous les acteurs qui l’ont soutenu ou qui le soutiennent euh et éventuellement on peut identifier aussi bah des des ressources bibliographiques pour en savoir davantage sur son travail donc là vous

Avez une vue générale de la constitution du des dossiers des dossiers documentaires qui sont proposé par DDA et donc là je vais questionner la question de la collection qu’est-ce qui fait collection on peut dire qu’il s’agit pas d’une collection d’œuvres comme dans un musée mais bien d’une collection de documents numériqu ou de

Documents numérisés donc une collection qui relève de la documentation donc moi ce que j’appelle une collection documentaire il y a collection puisqu’il y a collecte de plusieurs documents ces documents sont de nature secondaire ils sont principalement sélectionnés dans les archives personnels des artistes les documents originaux ne sont jamais

Conservés DDA donne avoir une seconde version numérique du document et ça nous informe sur l’acte de collecter qui finalement se manifeste par la numérisation et surtout par l’éditorialisation sur un site web en outre il y a collection parce que la documentation elle est organisée elle est traitée parce qu’il y a une

Production de documents et puis d’informations secondaires qui viennent voilà référencer expliciter les les documents collectés donc DDA ne constitue pas une collection d’objets uvre tel que peut faire l’institution muséale DDA s’est émancipé de la collection d’œuvres donc la collection de nature primaire de nature matérielle disparaî au profit d’une collection de

Nature secondaire donc documentaire qui est même ben multimédia et numérique cette collection documentaire a pour fonction d’apporter donc des informations sur des objets documentés dont la nature varie la nature se complexifie cette col collection documentaire ne renseigne pas uniquement des objets matériels pas uniquement des œuvres finies mais on est sur des objets

Plus complexes plus immatériel plus conceptuel que sont ben un processus de création une démarche artistique ou encore une une carrière professionnelle de la sorte la collection devient hyper collection alors je m’inspire des termes ben d’hypermédiat d’hypertextuel ou d’hyperdocument l’acte de collecter peut s’appliquer à toute forme artistique contemporaine notamment à celles qui

Vont être plus éphémères plus reproductibles et elle donne à voir et à comprendre l’hyperœuvre donc c’est-à-dire l’œuvre dans toute sa complexité donc les différentes étapes du cycle de vie de l’œuvre ce que Pascal grenier évoquéit hier comme la conception génétique de l’œuvre donc on va de sa création jusqu’à son exposition

En passant par sa mise en discours et son capital social au-delà de documenter des œuvres une démarche artistique les salariés de l’association mentionnent aussi la volonté de construire un outil documentaire permettant d’identifier les artistes et de donner une visibilité aux scènes artistiques d’un territoire donc en l’occurrence ici une région la région

Au ver neuronal et le mot visibilité il revient très souvent dans dans les entretiens et donc la documentation servirait à représenter les artistes à les rendre visibles alors on peut se demander auprès de qui et auprès principalement ben des acteurs professionnels de l’art contemporain d’où l’importance du de la biobiographie

Sorte de CV de l’artiste donc il s’agit pour le professionnel donc conservateur commissaire critique galeriste éditeur collectionneur de bien comprendre le parcours de l’artiste de bien comprendre sa démarche artistique donc chaque année vous avez un jury de de de professionnels qui sélectionnent une dizaine d’artistes de la région don le

Dont le travail sera à documenter dans l’année donc un des critères qui prime dans le choix des artistes est de s’assurer que cette mise en visibilité par la documentation sera un élément accélérateur de sa carrière donc l’objectif est qu’elle contribue à la mise en contact des artistes avec des

Professionnels autour de futurs projets notamment en dehors de la région vers d’autres régions françaises voire vers Paris voire à l’internationale donc là ici on comprend bien que la dimension communicationnelle la dimension sociale de cette documentation devient centrale dans les intentions donc cette fonction communicationnelle elle se matérialise principalement à travers le site

Internet qui permet d’éditorialiser les les documents donc la construction de l’index témoigne bien de comment la documentation devient un acte éditorial voire même un acte créatif qui est porteur d’une énonciation teur d’un discours documentaire donc en effet l’index des œuvres n’est pas homogène d’un dossier à l’autre d’un artiste à

L’autre donc là il s’agit d’un choix qui est défendu par les documentalistes qui souhait que cette structuration cette structuration de l’index s’adapte à chaque fois à la production et à la démarche créative de l’artiste donc d’ailleurs la la la structuration de l’index n’est jamais décidé de façon unilatérale par le documentalistme

Mais il est le résultat d’une collaboration étroite avec l’artiste donc en effet celui-ci est étroitement impliqué donc tout au long du processus de documentation à la fois dans la sélection des documents mais aussi dans leur éditorialisation sur le le site web donc pour l’index de l’artiste as Stella euh

Alors je peux pas le montrer parce que le diaporama est figé mais donc quand vous vous prenez la souris et que vous vous passez devant les petites vignettes il y a un damier de de vignettes mais ces-ci vont s’animer et il y a un petit jeu visuel qui permet de reprendre le

Jeu visuel qu’on peut voir dans dans les peintures de l’artiste donc là c’est vraiment voilà c’est l’artiste qui a décidé de de cette représentation qui a décidé aussi de la de la structuration par date par chronologie et donc là on comprend bien que la documentation elle glisse

Vers un acte éditorial et et voir un acte créatif donc la dimension communicationnelle de la collection est renforcé DDA collecte uniquement les documents qui sont éditorialisés diffusés sur le site si le document archivé par l’artiste n’est pas choisi pour être pour être publié bah il est pas collecté par DDA donc l’acte de

Collecte et l’acte communicationnel finalement mais ils font plus qu’un ils se rejoignent la collection est constituée intentionnellement et par DDA et bienent répondre à un projet signifiant un projet éditorial un projet communicationnel qui relève du discursif donc chaque document dans la façon dont il est éditorialisé dont il est informé

Devient un élément du du discours documentaire dont l’objectif est de présenter d’expliciter la démarche créative d’artistes régionaux qui on qui ont été sélectionné donc dans le musée la documentation rassemblée sur les œuvres ou ou sur les artistes R davantage à un objectif informationnel donc les les documents ils sont

Conservés par le musée parce qu’ils renseignent sur les œuvres il renseignent sur les artistes collectionnés la documentation muséale se situe alors du côté des usagers donc les les professionnels du musée autrement dit à les pensé produit à destination des usagers pour répondre à leurs besoins informationnels alors que pour DDA la documentation elle

Glisse vers la communication certes les documents ils sont choisis parce qu’ils contiennent des des informations euh qui renseignent sur la démarche artistique ils sont édités pour parce qu’il ils en facilitent la compréhension mais pour autant la documentation se situe aussi du côté des producteurs et l’implication des artistes dans le processus de

Documentation la singularité avec laquelle est construit la la structuration de l’index atteste ici voilà d’un d’un glissement de la documentation vers un acte communicationnel la donc là je vais faire le lien euh avec avec le l’institution muséale donc la collection documentaire de Dda se manifeste en dehors du processus de muséalisation

Elle concerne non pas des artistes qui sont acquis ou exposés par les musées mais concerne des artistes qui sont actif sur un territoire donné qui sont sélectionnés par un jury de professionnels donc donc avec DDA la documentation gagne ici son indépendance vis-à-vis de l’institution muséale et si on reprend donc les propos des

Chercheuses donc Marie des préloné et Marie Riza donc la documentation elle nous dit au musée contribue à légitimer la valeur des objets collectionnés et elle nous dis aussi que à contrario la documentation sert à légitimer le musée comme cadre institutionnel au sein duquel ses œuvres et les discours tenus

Sur elle doivent se trouver donc pour DDA la documentation vient ici accorder une légitimité institutionnelle aux artistes sélectionnés qui figurent en leur accordant une forme de reconnaissance une forme de visibilité de la même façon que peut le faire d’autres systèmes de légitimation de l’art contemporain qui ont été identifiés par la sociologue Nathalie

Aich alors autrement dit le pouvoir de légit estimation de la documentation est rendu possible ici euh par le renforcement de sa fonction communicationnelle et qui passe par une éditorialisation des documents donc une diffusion numérique et et surtout la collaboration avec les artistes donc la contribution la de l’artiste dans l’acte de documentation

N’est pas anodin dans notamment par rapport au contexte muséal donc Marie despréloné et euh et Marise Risa affirment que la documentation dans le musée est porteuse des autorité qui détermine et montre à voir ce qui aurait du sens pour représenter le savoir sur les œuvres pour DDA euh B DDA met plutôt l’accent

L’artiste au cœur du processus de documentation de la sorte que l’association leur accorde en une très grande responsabilité quant à la diffusion de leurs travaux artistiques donc l’artiste devient décisionnaire dans l’acte éditorial il peut ainsi si on se réfère au propos de l’historienne de l’art Anne Benichou à travers la

Documentation affirmer une certaine forme d’autorité sur la production des discours critiques et historiques qui va concerner son propre travail artistique sa propre pratique artistique donc là on va un peu on reprend aussi des constats qui ont été formulés par Nathalie einich qui nous dit euh que les meilleurs artistes

Savent que ce n’est pas eux à eux de parler de leurs œuvres mais qu’il revient simplement de convaincre les spécialistes d’en parler à leur place donc sur le site Desda au contraire donc il y a énormément de textes qui sont écrits directement par les artistes mais

Là ce qui sont complétés par des textes écrits par autrui il demeure choisi par l’artiste et donc ainsi l’artiste valide la pertinence des propos tenus sur son propre travail créatif donc DDA finalement contribue à mieux redistribuer l’autorité liée à l’acte de documentation en collaborant davantage

Avec les artist j’en arrive à la un de mes derniers questionnements c’est la place de la fonction de la dimension patrimoniale euh de de la collection DDA donc dans le contexte muséal la collection relève de la patrimonialisation on est c’est un geste culturel qui permet d’extraire un objet

De son contexte d’origine pour le préserver pour le conserver sur le long terme et donc si je me réfère aux propos des des salariés de l’association DDA la dimension patrimoniale ne fait pas du tout partie de de leur préoccupation directe pour autant la question patrimoniale se pose alors DDA s’engage

Auprès des artistes sélectionnés donc ell s’engage à documenter leur production sur le long terme et c’est-à-dire sur l’ensemble de la carrière c’est-à-dire jusqu’à leur décès donc les dossiers sont régul ement actualisé afin de tenir compte de l’évolution des productions artistiques donc là on voit émerger quand même lié à

La question de la temporalité une dimension patrimoniale alors les artistes documentés sont en grande majorité vivants mais DDA a été confronté pour la première fois le 3 novembre 2022 donc au décès d’un des artistes Jean-Claude Guillaumon à ce jour son dossier est resté en ligne et il témoigne maintenant de sa démarche de

Sa production artistique euh passé donc il y a une volonté de conserver en ligne ce dossier et ainsi de de l’archiver et dans ce sens il est possible d’affirmer que la collection documentaire se dote d’une dimension patrimoniale donc si je me réfère aux propos de Johanne l’amoureux de de mardi ici l’exposition

En ligne de la collection est pensé de façon permanente et non temporaire comme on on peut le voir de plus en plus euh au au au musée donc l’acte éditorial en ligne devient un geste patrimonial le fait de diffuser en ligne le dossier d’artiste sur le site web lui assure une

Conservation sur le long terme voilà une une conservation de l’ordre du flux numérique alors attention celle-ci est est fragile elle est dépendante de la capacité de documents d’Artist à inscrire leur activité sur un très long terme à faire en sorte de de continuer à trouver bah des moyens

Financiers des moyens humains euh pour maintenir le le site Web en ligne et surtout de le faire migrer régulièrement vers des techniques plus récentes pour éviter euh son obsolescence donc un autre élément vient conforter la dimension patrimoniale de cette collection documentaire c’est sa reconnaissance par l’institution muséale donc par exemple lorsqu’on va

Sur le catalogue en ligne euh de la collection du musée d’art moderne et contemporain de de Saint-Étienne nous pouvons constater que les deux notices d’œuvres de l’artiste asella qui font partie de la collection mais ell comporte un lien vers le dossier DDA donc cette référence a été indiqué

Par la personne chargée des collections du musée plus largement il y a un partenariat qui est en cours d’élaboration avec la plateforme vidé Muséum donc la plateforme de diffusion en ligne de la documentation et des action numérisé des musées d’arts contemporain français donc l’objectif serait de systématiser le référencement

Des dossiers d’œuvre DDA dans la documentation en ligne des musées d’arts contemporains lorsque les artistes y sont collectionnés donc par cette acte de cont de contractualisation l’institution muséale attribue une légitimation patrimoniale à la collection documentaire Desda et muséalise les dossiers d’artistes donc le support numérique par par sa nature hypertextuelle facilite ce ce

Processus j’en arrive à ma conclusion en analysant document d’artiste au regard de la notion de collection muséale je constate que on on se dirige vers voilà une une conception élargie de la collection alors moi je l’ai nommé hyper collection donc une collection numérique multimédia documentaire éditorialisé commun ationnelle plus

Inclusive pour les artistes au service de leur légitimation plutôt qu’à celle de l’institution muséale donc du document d’artiste c’est construit indépendamment de l’institution muséale mais il en ressort une possibilité pour le musée d’externalyser de sous-traiter la fonction de documentation de la même façon qu’a pu l’analyser François meres

Pour les réserves voilà tout en ayant la possibilité de se la réapproprier à postriori euh par voie de contractualisation donc nous nous orientons vers ce que François meres nomme le musée éclaté ce que Fiona Cameron nomme le musée liquide ce qui a déjà été évoqué ici par Jérôme Lichenstein donc si DDA bouscule

L’institution muséal dans son rapport à la collection et à la documentation celle-ci n’a pas dit son dernier mot notamment vis-à-vis de la fonction patrimoniale donc si on assiste à l’éclatement du musée en tant qu’organisation il demeure encore une instance importante de la patrimonialisation et notamment de l’art contemporain je vous remercie pour votre

Écoute et je répondrai aux questions après la la deuxième intervention merci beaucoup Stépane pour cette communication et donner maintenant la parole deux conférencières suivantes Lena crraus et Julie Graf lena crraus est responsable de l’ouvroir laboratoire d’histoire de l’art et de muséologie numérique à l’Université de Montréal qui

Est le laboratoire euh en appui au partenariat SIO euh depuis son baccalauréat en en histoire de l’art et en informatique en fait découle de son baccalauréat découle ses intérêts de recherche autour de la place du numérique en histoire de l’art et la Cross est spécialiste c’est spécialisé en cartographie et en visualisation

Interactive de données culturelles dans un mémoire intitulé créer un Atlace numérique de l’architecture publique en France de 1795 à 1840 il s’agissait d’une éditorialisation d’une base de données en histo de là en 2016 elle initié un projet collaboratif sur la médiation culturelle et le numérique Mona dont elle va nous parler tout à

L’heure puis fonde en 2020 l’organisme à but non lucratif maison Mona Julie graff et quant à elle post-doctorante au laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du nord de l’hiver et de l’Arctique ses recherches portent sur le développement de la muséologie inuite et la décolonisation des institutions

Muséal au Canada elle a obtenu en 2021 un doctorat en histoire de l’art à l’Université de Montréal en anthropologie sociale et etthnologie de l’École des hautes études en sciences sociales chargée de cours et autrice de plusieurs articles pour la revue Vie des arts elle coorganise en 2017

L’exposition é cololo je suis h i am turter et travaille actuellement sur une publication tiré de ce projet en 2021 elle a rejoint maison Monin à titre de directrice artistique euh oui donc bonjour donc tout d’abord merci donc aux organisatrices et organisateurs de de ce colloque pour revenir sur quelle est ma

Casquette principale en fait pour cette présentation donc je suis la directrice artistique de la maison Mona la maison Mona en fait est un organisme sans but lucratif qui est incorporé en 2020 et dont la mission est d’inviter à des rencontres avec l’art en combinant en fait culture et technologie et en

Impliquant le et la citoyenne dans son environnement donc nous cherchons en fait plus particulièrement à valoriser l’art public le patrimoine et les espaces culturels à monté et au Québec donc notre projet principal en fait c’est une application mobile qui s’appelle Mona M a qui justement va mêler chasse au trésor et médiation

Culturelle pour permettre au public de découvrir l’art publicique le patrimoine et certains espaces culturels et certains lieux culturels donc les vous voyez quelques captures d’écran justement de cette application donc en fait les utilisatrices et utilisateurs sont invités à découvrir des œuvres à les des sites et des lieux donc grâce à

Une carte que vous voyez au milieu à les photographier à les commenter et donc à créer leur propre collection à partir de leur photographie donc l’application va associer une approche éducative et ludique en faisant appel en fait aux nouvels habitude d’ d’appropriation numérique de la culture et à un mode

D’apprentissage qui est non linéaire et assez personnalisable donc nous avons euh d’autres activités à la maison Mona donc comme par exemple des euh résidences artistique la première ayant eu lieu à l’automne dernier avec l’artiste vamiré et nous avons aussi en fait des projets de médiation qui sont à

La fois numériques comme vous voyez ici en fait o on a travaillé avec l’Académie Robertval ici à Montréal et des projets de médiation plus culturel avec donc des parcours artistiques qui sont faits pour le moment principalement à Montréal mais on espère bien un jour rejoindre le reste du Québec donc pour nos intérêts

Euh par nos intérêts et nos activités en fait on ourrit un certain nombre de réflexions en lien avec la question qui est au cœur de ce colloque donc qu’est-ce qu’une collection aujourd’hui plus précisément en fait on va s’interroger sur ce qui fait qu’une collection est collection sur ce que ça

Implique en terme de propriété en terme d’autorité épistémique et en terme de création de sens donc cette question pour nous elle est étroitement liée en fait à un cheminement dans entre différentes notions de public et d’accessibilité euh donc donc des notions qui sont assez polycimiques hein

On va le voir justement au cours de la présentation qui sont instables qui peut même être déstabilisante mais qui sont essentiels en fait quand il s’agit d’envisager comment la collection tant comme ensemble mais aussi en fait comme étant l’acte de collecter peut permettre une appropriation socioculturelle de l’art publique et du patrimoine au

Québec et donc on va proposer aujourd’hui dansant cette présentation d’associer un petit peu ce savoir expérientiel qu’on a accumulé avec la maison Mona à nos postures d’universitaires et de chercheuses pour vous présenter donc plus particulièrement l’application Mona son développement son utilisation et vous allez vous rendre compte qu’en fait on

Se rapproche beaucoup avec ce développement de la recherche action donc une recherche qui est faite d’investigation d’expérimentation mais évidemment on aimerait bien aussi euh évaluer et explorer un petit peu comment toute cette expérience peut aller au-delà de l’application et euh rejoindre des questions plus larges et donc Lena va

Commencer en revenant sur les origines mêmes de l’application sur son développement sur le rassemblement de différents jeux de données donc on va investiguer un petit peu tout ça puis ensuite en fait on va se concentrer sur les questions plus d’accessibilité et d’engagement du public donc du partage en fait ensuite des collections voilà

Alors euh pour vous parler des origines du projet c’est quelque chose qui a débuté à l’hiver 2016 pendant un cours de développement d’application mobile que je suivais lors d’un programme d’échange au Département d’informatique à l’université de Montréal euh l’instruction dans ce cours c’était qu’il fallait développer une application

Mobile en se basant sur un jeu de données ouvertes comme contenu de base pour l’application et en tant qu’étudiante en histoire de l’art aussi j’ai forcément chercher le bcé art dans ce portail et c’est un jeu de données sur l’art publici qui est apparu par contre j’étais en é en équipe pardon

Avec un étudiant en bioinformatique donc la question c’était comment rendre le projet intéressant pour lui aussi qui s’intéressait pas pas particulièrement à l’art cette question à aussi étéit complexifiée parce qu’on a envoyé un premier courriel au bureau d’art public pour leur poser des questions sur ce jeu

De données puisquon on y connaissait pas grand-chose on a repéré qu’il y avait des identifiants d’artistes alors on se demandait si on pouvait avoir des informations sur les artistes et ils nous ont répondu avec une un ton très sévère en nous interdisant formellement d’utiliser les photographies même si

Elles ne sont pas dans les jeux de données ouvertes donc on avait pas l’intention de les utiliser mais alors là c’était vraiment attention ne pas utiliser les photos mais on s’est dit c’est pas grave les gens ils feront leurs propres photos et donc c’est comme

Ça qu’il est qu’ né l’idée de la chasse au trésor euh plus spécifiquement euh étant quand même des étudiants en informatique on s’est dit que on pourrait carrément faire un pokédex donc pour les gens qui sauraient pas un pokédex c’est une collection de cartes de Pokémon et on s’est dit bah on va

Faire un pokédex mais pour des œuvres d’art donc là ce que vous voyez c’est les premières interfaces les premiers dessins que j’ai fait à l’époque qui sont d’ailleurs pas très éloignés de la application aujourd’hui et aussi le premier prototype qu’on a présenté lors de la fin de ce cours en avril 2016

Après j’ai eu envie de continuer le projet j’ai fait un premier travail de recherche sur la médiation de l’art publici avec des applications mobiles et donc c’était c’était un drôle de processus parce que j’ai vraiment d’abord développé une application mobile avec simplement de l’instinct sur les fonctionnements d’une application mobile

Et sur les fonctionnalités qui sont disponibles sur un téléphone et après j’ai commencé à faire des recherches sur la médiation culturel et sur les enjeux liés à l’art publicique et quand j’ai pu quand je suis revenu m’installer à Montréal pour mes ma maîtrise j’ai le projet a été accueilli par le groupe de

Recherche à rcite de Suzanne paquet et on a également pu mettre en place une collaboration avec le département d’informatique tout ça ça a ensuite permis qu’on s’incorpore en organisme à but non lucratif à la fin février 2020 très très mauvais moment pour s’incorporer puisquen mars commençait la

Pandémie mais on a réussi à survivre à tout ça et et voilà on est rendu en 2023 avec un projet pas mal plus avancé donc comment est-ce qu’on a constitué cette collection que je mettrai des guillemets autour même si je pense qu’on est là pour en discuter justement cette notion de collection

Souvent les gens ils pensent qu’on a documenté ces choses à la main ce qui n’est pas le cas donc le principe de données ouvertes c’est que par exemple la ville de Montréal ou le bureau d’Ar publicique de Montréal mais en ligne des données qui sont là pour être utilisé

Explicitement et ici vous voyez un exemple de données de d’art public euh et donc des données ça ressemble à quoi ça ressemble à ce qu’on voit ici donc il y a des identifiants il y a un titre euh il y a une source euh et ça c’est nous

Qui l’avons ajouté à la mre on avait pas de jeu de données mais on avait besoin de cette œuvre pour l’occasion d’une activité donc on a la source qui est Mona le titre de l’œuvre qui est derrière vous voyez une autre vue ici donc c’est les mêmes données mais qui

S’affiche dans notre interface admin et ici les mêmes données qui s’affichent cette fois dans l’application mobile et euh on a des informations comme une des catégories et surtout l’emplacement qui est particulièrement important pour qu’on puisse les situer sur une carte donc ces données ouvertes elles ont été

Publiées pour la première fois en 2014 qui est quand même relativement tôt quand on pense à l’histoire des données ouvertes euh et en fait il s’agit d’une extraction de la base de données Ultima qui est utilisée par le service de la culture pour la gestion de ces collections artistiques euh par contre

Cette ce jeu de données il est mis à jour de façon irrégulière donc la dernière mise à jour est en novembre 2020 ce que je trouve extrêmement triste parce qu’il manque des œuvres des nouvelles œuvres d’art publi qui ont euh rejoint la collection et qui sont maintenant dans la ville à Montréal et

Que j’adore et que en fait ne sont pas présentes dans l’application et donc ce qu’on va trouver dans des données c’est vraiment l’équivalent d’un cartel et euh voilà je vais quand même vous montrer à chaque fois euh ce que c’est donc ça c’est cette belle œuvre de Marcelle Ferron qui

Se trouve à gravbille euh donc la principale source de données pour la Republique qu’on a jusqu’à présent ce sont des municipalités comme le bureau de Republique avec la ville de mour éal mais aussi la Ville de Rimouski par exemple qui a mis ses données en ligne à l’occasion d’un akathon donc un akathon

C’est une compétition informatique qui invite souvent à la mise en ligne de données ou de code c’est particulièrement le cas pour le acaton provincial à Québec qui qui a justement eu lieu à Rimouski en 2020 et à cette occasion ils ont mis les données de la collection d’art public en ligne après

Il y a d’autres types de données ouvertes qui seraient possiblebl mais qui sont pas forcément disponibles en ce moment notamment on pense au aux œuvres du 1 % donc l’intégration de l’art à l’architecture où il y a des fichiers PDF qui sont publiés par le ministère mais pas encore de publication sous

Forme de données ouvertes donc voilà c’est sûr que si on ajoutait ces œuvres qui ne sont pas toujours dans l’espace public en tant que tel mais ça fait vraiment beaucoup d’œuvres d’art qui sont situées dans la ville et qu’on n’ pas encore sous forme de données en ce moment

Ensuite on a un jeu de données qui concerne les lieux culturels municipaux de la Ville de Montréal alors ça c’est un jeu donné qu’on a découvert à l’occasion d’un acaton auquel on participait qui était centré sur l’accueil des nouveaux arrivants et nouvelles arrivantes à Montréal et euh

Oui on a fait beaucoup de Haton c’était une source de financement pour nous quand au début du projet puisque si on gagne un acaton généralement on gagne de l’argent et en fait ce travail sur les questions d’accès aux services et à la culture ça a été super parce que on

Savait déjà que c’était ce sur quoi on travaillait avec l’art publicique mais d’un coup on s’est dit mais en fait les bibliothèques les maisons de culture c’est un lieu idéal puisque c’est gratuit c’est rempli de culture au sens vraiment large donc pas juste des des monuments ou des des sculptures mais

Aussi de la littérature du cinéma des spectacles et de la danse et tout ça gratuitement donc on s’est dit quand quelqu’un arrive à Montréal ça serait quand même bien que cette personne sache par exemple où est la maison de la culture la plus proche et euh ici je

Vous en montre parce que c’est quand même parfois c’est très mignon parfois c’est beaucoup moins mignon alors là on s’est posé la question quand quand les gens doivent prendre une photo au même titre que l’œuvre d’art ils sont invités à prendre une photo du lieu culturel euh

Il y a certaines bibliothèques qui font un un peu triste en comparaison à d’autres mais bon c’est leur choix et peut-être qu’ils peuvaient gayer la photo différemment finalement on a un dernier type de contenu dans Mona qui sont les sites et immeubles patrimoniaux euh celui-ci ça nous est venu toujours

Dans une quête d’argent avec une subvention sur le patrimoine où on s’est dit bon euh ah ben il y a une subvention pour la valorisation du patrimoine et du coup j’ai cherché patrimoine et j’ai trouvé dans les données ouvertes et j’ai trouvé les sites Imob protégés en vertu

De la Loi sur le patrimoine culturel toujours euh de la Ville de Montréal euh par contre comme la loi sur le patrimoine culturel elle est à l’échelle provinciale on a aussi trouvé ces données à l’échelle du Québec qui était réparti dans cinq jeux données différents ça divisait les lieux et les

Sites les choses qui sont classé et cité et cetera et donc on a dû choisir en fait est-ce qu’on prend le jeu de données de Montréal ou celui de du Québec au complet euh Montréal contenait moins de renseignement donc tout de suite on s’est dit vaut mieux prendre

Quelque chose qui a plus de renseignement parce que de partir de quelque chose de générique et ensuite de spécialisé c’est très difficile enfin c’est un travail qu’on est obligé de faire manuellement alors que partir de quelque chose qui est spécifique et ensuite simplifier au besoins s’il y a trop d’information ça c’est quelque

Chose qu’on peut automatiser donc c’était ambitieux mais on a réussi à le faire et on voulait aussi montrer qu’on était pas à Montréal auocentré comme avec l’ajoute des œuvres à rimovski et cetera c’est vrai que Montréal c’est souvent un peu comme vu comme une capitale culturelle mais il y

A de la culture partout au Québec pas juste à Montréal euh et par contre euh j’ai remarqué en préparant la présentation que la ville met à jour ses données plus souvent dans le cas du patrimoine donc là ils ont une mise à jour qui date de janvier 2023 alors que

Les données de la province n’ont pas été mises à jour depuis 2019 donc là il y a forcément une question de flux de qu’est-ce qu’on est capable de faire et à et bon on va pas regretter notre décision mais voilà ça a vraiment un impact sur ce qu’on est capable de

Montrer tout simplement finalement euh voilà je vous montre cet adorable caveau à légumes et il y a aussi d’autres échelles de protection patrimoniale donc des choses qu’on aimerait potentiellement ajouter comme le valeur à le patrimoine à valeur exceptionnelle et c’est vrai qu’on a dû se poser beaucoup de questions euh moi j’ai

Vraiment étudié en histoire de l’art donc j’avais des connaissances mettons de base dans les questions de patrimoine mais euh mais je ne savais pas trop si au niveau légal il y a des emboîtements entre les différentes échelles de protection patrimoniale et on a vraiment senti qu’on faisait un saut dans un

Autre champ disciplinaire mais un saut qu’on a fait aussi avec plaisir et on a appris beaucoup de choses et je crois qu’il nous en reste quand même beaucoup à à apprendre aussi à ce niveau-là finalement euh je voulais vous parler un petit peu des défis dans la mise en

Commun de ces différents jeux de données et il y en a eu beaucoup euh en fait déjà si on regarde au niveau de l’art publici on a différents euh jeux de données euh notamment il y a des murales subventionnées aussi euh et ces murales

Euh en fait on sent que euh il y a pas les mêmes pratiques dans euh des murales versus du street art et euh et en fait il y a vraiment juste le titre et le nom il y a très très peu d’information même il y a très peu de titrre par rapport à

Des à la collection du bureau d’art public aussi la catégorisation artistique a été très différente que ce soit à Rimouski les bureaux d’art publici de Montréal ou encore avec la ville de la Val où on a eu leur donné en amont de leur publication parce que ils

Ont ça prend du temps pour une municipalité de faire des données ouvertes donc ils nous ont donné un accès euh même s’ils ont demandé en même temps l’ouverture de leur donner au moment où on a travaillé avec eux l’année passée et avec la ville de la valal par exemple ils ont pensé la

Catégorisation artistique à une échelle de médiation ou de réception des œuvres donc ils ont vraiment créé ces données dans le but de faire une carte interactif sur le web et maintenant leur données sont dans Mona aussi mais ils ont pensé ok donc à quoi s’attendrait à un utilisateur ou une personne et le

Aqua ça va être du 2D donc de la peinture ou de la murale et du 3D de la sculpture ou une installation et là on a ce même problème de catégorisation comme je vous disais que c’est plus général que ce que nous on a choisi d’utiliser par parce qu’on a tellement d’œuvres qui

Sont documentées à une échelle beaucoup plus détaillée qu’on n’ pas envie de perdre ça mais du coup ça force un travail manuel et c’est vrai qu’on ressent une envie d’avoir une norme qui serait utilisée à travers les institutions et bon il y en a plein d’autres des normes des idées qu’on a

Comme les les noms d’artistes aussi qui sont rentrés en chaîne de caractère il y a pas d’identifiant et donc pourtant il y a il y aurait possibilité d’avoir des identifiants et donc de mieux repérer les différents artistes et cetera l’autre chose aussi c’est que entre de l’art public et du patrimoine on décrit

Pas du tout les mêmes choses les mêmes objets euh à ma plus grande surprise on ne renseigne pas les architectes dans le patrimoine ou parfois il est rentré dans la dans la description textuelle alors moi je pensais tout de suite que le champ artiste en art publicique aurait un équivalent architecte dans le

Patrimoine et pas du tout ce qui est plutôt décevant pour des historiens de l’art je crois eu et l’autre chose aussi que je voulais vous dire je voulais vous mentionner c’est que là il y a les les synthèses et les descriptions donc il y a vraiment des chant textuel dans les

Données ouvertes sur le patrimoine alors que en art public les descriptions des œuvres telles qu’elles sont sur Art public Montréal par exemple sont signées parfois et sont très rarement diffusés comme des des connaissances qui seraient partagées mais qui sont au contraire vu qu’elles sont signées protégées par le

Droit d’auteur finalement là je vous montre un petit peu les différents contenus donc avec art public lieux culturel patrimoine et ensuite comment est-ce qu’on a aligné ça et puis là vous vous dites ah mais c’est tout pareil enfin c’est identifi et titre et cetera mais titre dans patrimoine il a d’abord

Fallu faire l’équivalent parce que dans les jeux de données ça s’appelait nom et pas titre donc voilà on a plein de petits changements qu’on a dû faire beaucoup de défis généraux avec les dates aussi autant la Latitude et la Longitude on on s’en est surprenamment bien sorti en ce qui concerne la

Datation il y a toujours les questions d’incertitude et donc des marqueurs des chaînes de caractère au lieu d’avoir une date au sens informative du terme on va avoir des chaînes de caractères qui disent vers 1910 et et le vert 1910 ben on peut pas trier quand on range mettons

Les données par ordre chronologique et ben là ça fonctionne pas puisque il sait pas au classer le mot vert alors alors là à nouveau c’est sûr que c’est extrêmement important de garder les marqueurs d’incertitude parfois il y a des points d’interrogation et des parenthèses aussi mais c’est vrai qu’on

Peut normer la façon dont on présente cette incertitude pour que les données soient utilisable au niveau informatique tout en gardant cette intégrité en matière de l’information finalement je vous vois présente ici un petit peu le l’état actuel de Mona donc près de 1500 uvres d’art 850 lie culturelles près de 1400 cités lieux

Patrimoniaux j’ai également inclu des découpages administratifs qui nous permettent de nommer la municipalité et il y a vraiment beaucoup d’enjeux à ce sujet qu’on a pas du tout le temps d’aborder mais qui serait très probablement un la question de toponomie toponomie au Québec et surtout dans une

Approche décoloniale il y a beaucoup de travail qu’on pourrait faire je vous glisse ça comme ça si vous voulez lancer une collaboration on est tout à fait prête et finalement je voulais aussi mentionner qu’il y a plein de jeux de données qu’on est en train d’hésiter

D’évaluer on met tous sur Zotero on met beaucoup de choses sur Zotero dont les jeux de données qu’on qu’on regarde et donc on en a plein qui on a tagué avec le a évaluer sur ce donc la décision de comment est-ce qu’on choisit comment est-ce qu’on met des choses dans Mona

C’est Julie qui va vous en parler merci Lena donc pour reprendre un petit peu justement sur comment on réfléchit notre collection en fait en tant que collection Mona donc déjà vous avez pu vous rendre compte avec les explications de Lena que la mise en commun de jeux

Donné en fait elle nous permet de recréer un ensemble à partir de différents euh jeux tout en nous affranchissant en fait de la question de la possession des objets voire même de la propriété des images hein c’éit un peu l’une des problématiques à la base comme on a pu le voir aussi le

Développement de l’application en fait pour bien comprendre que un facteur important dans notre développement et dans nos recherches c’est la sérendipité c’est le fait qu’on fonctionne beaucoup à partir de découvertes heureuses qui sont faites généralement lors d’acaton qu’on a en fait une forme de hasard fori avec lequel on travaille et qui nous

Permet en fait de créer des connaissances et de créer du sens et déjà là on va voir le parallèle avec la manière dont l’application va fonctionner pour les utilisateurs ou les les utilisatrices où on a aussi cette idée en fait de découverte et de voir ce

Qu’il y a autour et d’aller un petit peu à la recherche ce qui veut pas dire pour autant que on fait euh ça euh complètement par hasard en fait donc on a quand même une volonté curatoriale pour constituer notre collection donc on a un ensemble de critères qui ont été

Fixés en fait même cet ensemble de critères au bout d’un moment sont devenus un peu plus complexes que ce qu’on pensait au début en fait à la base on réfléchissait vraiment en terme de d’accessibilité physique et de gratuité donc c’était un petit peu les deux grande idées on avait vou on voulait

Montrer ce qui est présent dans l’espace public en terme d’art et de culture par ce que les gens pouveaz aller voir sans avoir besoin de payer et en pouvant tout simplement se déplacer facilement c’est évidemment tout à fait en phase avec les œuvres qu’on veut montrer he l’art

Publicique il y a un un idéal pardon de démocratisation qui est très fort il y a cette idée que ce sont des œuvres qui sont accessible en tout temps même avec les les sites et les immeubles patrimoniaux l’idée qui nous guidait un petit peu c’est qu’en fait même vu de

L’extérieur même si les gens ne rentrent pas pour visiter il y a un intérêt historique il y a un intérêt architectur et pour ce qui est du choix en fait des lieux culturels on choisit avant tout les lieux dans lesquels les gens pareil peuvent visiter gratuitement comme par

Exemple les maisons de la culture un autre exemple qu’on réfléchit à ajouter ce sont les centres d’artistes qui ne font pas payer et c’est aussi par exemple la raison pour lequelle on avait pas les musées dans notre application voilà donc c’est vraiment notre idéal de base sauf qu’en fait c’est une démarche

Qui s’est révélé avec quelques limites et quelques ambivalences et on se retrouve justement régulièrement à êre pousser un petit peu hors de cette zone de confort hein que constitue l’idéa d’accessibilité physique donc on est en fait et c’est dû principalement en fait qu’on est très dépendante des jeux de

Données qui existent déjà donc en fait on est dépendant des autorités qui sont en mesure de produire et de diffuser ces jeux de données et donc cette découverte heureuse peut alors se révéler assez déstabilisante T pour nous que pour nos utilisateurs et nos utilisatrices ensuite qui vont retrouver les œuvres

Dans l’application quand elle vient un peu questionner cette Idéa justement de démocratisation et de proximité et donc par exemple en fait c’est quelque chose qui arrive régulièrement quand on a affaire à des notions institutionnellement établies de ce que c’est que l’art public et qui vient en fait créer un décalage avec nous la

Manière dont dans Mona on a réfléchi au début l’espace public et l’art publique et donc par exemple en fait vous allez retrouver dans Mona certaines œuvres qui sont sur des campus universitaires mais dans des salles de classe donc là c’est de l’art publique effectivement officiellement mais à votre avis est-ce

Qu’une personne lambda qui n’est pas étudiante va oser rentrer dans une salle de classe même accéder au campus techniquement elle aurait le droit mais on a quelques questions qui se posent là sur la manière dont les gens se sentent accueillis dans certains lieux il y a aussi euh au niveau des municipalités

Donc par exemple du bureau d’art public de Montréal des œuvres qui sont dans des espaces qui sont pas donc ce sont des œuvres d’art publique pour eux mais ils ne sont pas ne sont pas dans des espaces qui sont ouverts en fait au grand public des espaces qui ont été privatisés comme

Des bureaux ou comme par exemple pour ceux à Montréal qui connaissent le parc euh du le parc Jean drapau des espaces qui ont été privatisés pour la lo la location voilà donc ça c’est là où on se retrouve un peu justement à être poussé hein à voir certains décalages dans la manière dont

L’art public et l’espace public est considéré ce qui est encore plus parlant en fait ce sont les œuvres qui ne sont pas présentes dans ces jeux de données hein qui ne sont pas prises en compte justement par ces autorités et donc là par exemple on a euh plusieurs euh

Plusieurs exemples possibles donc en fait c’est tout ce qui n’est pas documenté par une autorité qui est justement en mesure de produire et de diffuser ces jeux de données donc par exemple ce sont des lieux et euh des monuments ou des sites ou des objets qui sont pas forcément reconnu comme

Patrimoine et là ça pose beaucoup en fait la question de euh tout ce qui tient de lieu de mémoire et particulièrement de lieux de mémoire de communautés qui ont été historiquement marginalisées donc mis à l’écart en fait des récits historique dominant et donc il sont pas forcément reconnus comme

Patrimoine par le gouvernement euh du Québec ù ça va être aussi en fait des lieux qui peuvent avoir une importance historique qui peuvent avoir une importance mémorielle mais qui sont pas forcément concrétisés par un bâtiment par un monument en tant que tel donc là pareil beaucoup de questions en terme de

Patrimoine matériel versus immatériel et comment nous on peut jouer avec ça en fait pour la représentation de ces lieux dans notre application d’autres euh lieux objets H qui vont pas être représentés c’est tout ce qui tient d’initiative privées ou individuelles donc ça peut être de manière légal hein donc par exemple on a

À Montréal souvent des commerçants qui vont commander des murales à des artistes ça fait partie de l’image artistique de Montréal c’est quelque chose qui n’existe pas sous la forme de GO donné il y a aussi évidemment tout ce qui tient plus de l’illégal de ce qu’on va appeler qualifier de vandalisme qui

Vient en fait se situer un petit peu à la marge de ce qui est considéré comme étant l’art et la culture professionnelle donc là par exemple ce sont des choses dont on se rend compte quand on habite quand on occupe physiquement un espace mais qui pareil qui n’est pas documenté qui n’existe pas

D’une certaine façon dans les jeux de données et là comme nous on n est pas à rajouter à la main chacune vre qu’on rencontre lors de nos petites balades dans la ville donc par exemple les photos que vous voyez ici ce sont des photos que Lena et moi-même avons pris

Justement un peu par hasard lorsqu’on se baladait qu’on se rendait au boulot qu’on se rendait l’université ce sont des œuvres justement qui n’ont pas d’existence sous la forme de jeu de données et donc qui vient poser des questions assez importante sur la manière don dont ell peuvent être documenté préservé et redécouverte et

Découvertees ensuite par par les utilisateurs et utilisatrices de nos applications cet enjeu d’accessibilité c’est une question donc d’accessibilité physique mais elle est aussi étroitement liée en fait cette idée d’accessibilité à l’engagement du public avec ces objets donc en fait on s’aperçoit effectivement rapidement que ce n’est pas parce que les œuvres les

Objets ou les lieux sont physiquement accessibles qu’il le sont aussi symboliquement ou même qu’ils vont être perçus et compris comme des œuvres d’art ou comme du patrimoine hein donc un peu le le critère la caractéristique en fait du de l’espace public c’est que ces objets vont se fondre dans le paysage

Littéralement et que les gens vont passer devant sans les voir et je vous ai mis euh sur le powerpo en fait une citation de l’ethnologue Cosmina gebor qui a mené une étude en fait sur les expositions de rue de photographie mais ces réflexions peuvent s’appliquer plus généralement à l’art public et elle note

Ainsi que les publics peuvent être physiquement présents face à une œuvre tout en étant symboliquement absent c’est un peu l’idée généralement que la plupart des gens prennent le métro sans jamais se rendre compte qu’il y a des œuvres dans chacune des stations de métro de Montréal donc c’est une notion

Qui n’est pas nouvelle he c’est un peu la base du développement justement de la médiation culturelle dans le contexte de l’art ce que ça veut dire c’est que cette notion et elle trahit l’absence de posture de réception face aux œuvres du public donc d’une posture perceptive et intellectuelle qui est adopté par

Exemple lorsqu’on visite un musée et qu’on s’attend à avoir des œuvres d’art et elle va trahir effectivement le manque d’identification de ce public en tant que visiteur et visiteuse he donc l’idée que mais je ne visite pas je balade mon chien je me rends au travail

Je vais faire mes courses donc tout ça en fait ça nous montre que le public de la public et plutôt un non public au final il est fait avant tout de passant et qui fait un il fait un usage assez faible des œuvres il va établir vraiment

Une relation avec ces œuvres qui est en marge des activités principales que ce soit le déplacement pour une raison ou pour une autre et donc en fait ça se fait sur un mode d’engagement qui peut être soit mineur on la repère sans vraiment s’y attarder soit complètement

Inexistant on ne voit plus du tout l’œuvre et c’est une attitude qui va impacter autant la perception d’un intérêt esthétique he pour ce qui serait considéré comme une œuvre d’art que d’un intérêt historique ou architectural donc par exemple d’un objet patrimonial on voit pas forcément plus les maisons

Historiques on va voir les sculptures est-ce que ça implique aussi pour la collection Mona donc c’est une collection qui est au final très éparpillée he sur une grande zone géographique les objets avec des objets qui se fondent donc dans le décor urbain ben c’est qu’en fait ces œuvres elles

Sont non seulement pas perçues comme des œuvres mais il n’y a pas de lien qui sont établis entre elles donc ça veut dire que la collection n’est pas non plus perçue comme une collection que elle est pas perçue comme un ensemble d’objets qui ont été réunis et classés selon un intérêt esthétique et

Historique donc comme un ensemble qui peut se visiter et qui réunit en fait en fonction de certains critères spécifique va permettre de créer du sens qui viendra enrichir ensuite la compréension de sa des es donc tout ça ne se fait pas alors que c’est éventuellement quelque chose qui va se faire plus facilement

Dans l’espace d’un musée donc nous ce sont des questions évidemment qui nous passionne absolument et avec l’application on a essayé un peu de mettre en place d’expérimenter deux outils principaux pour justement répondre à ces problématiques le premier étant la cartographie et c’est Lena qui va vous expliquer ça et le deuxième étant la

Photographie donc la cartographie elle a plusieurs rôles dans notre projet euh c’est certain qu’elle sert à concrétiser et vraiment rendre visible la collection comme disait Julie puisqu’elle est dispersée dans l’espace elle propose aussi une autre compré tion des données et ça a vraiment été un effet pour moi

Waouh de la première fois qu’on a cartographié ces données dans l’application c’est pas le ce que je vous montre là mais vraiment dans l’application mobile les premiers prototypes se passaient là et et tout de suite on a envie de se situer de voir aussi qu’est-ce qui est le plus proche

Autour de soi c’est aussi un réflexe quand on fait une démonstration de l’application que souvent les gens vont voir le lieu où ils habitent pour voir par quelles œuvres ils sont entourés euh donc il y a un pouvoir vraiment très fort de la carte qui crée aussi un sens

Et qui reconfigure la représentation de l’espace urbain euh c’est c’est vraiment aussi une particularité dans le casad de la public avec cette dynamique d’invisibilité qu’on peut contrer à travers euh la la le pouvoir de la carte et euh et sans la cartographie on peut pas avoir une représentation spatiale et

Globale de cette collection parce qu’on a’ pas de vue de salle on ne peut pas se dire à c’est dans un musée euh et donc cette carte-ci je l’ai créé euh bien après la première application Mona cétait pensé comme un outil de travail je me suis servie des données ouvertes

Du réseau routier de Montréal pour avoir cette base et j’ai ajouté les sites et lieux patrimoniaux notamment avant qu’il soit dans l’application pour qu’on puisse préparer les activités de médiation qui avait lieu par la suite euh donc la cartographie on peut s’en servir aussi vraiment à l’échelle d’un outi de

Travail avant même que ça serve comme outil de médiation ensuite dans l’application la cartographie sert à se placer en posture de réception justement elle vient euh donc on peut se situer avec le point bleu et ensuite zoomer bien sûr pour on voulait vous donner un peu une une vue de Montréal qui est

Joyeusement recouverte de plein de découvertes ensuite on peut aussi utiliser la carte avec des options de filtre pour découvrir la pour concrétiser finalement la collection qu’on a constitué donc d’un coup on peut afficher seulement les lieux qu’on a visité d’un coup on a une carte qui est très personnelle qui a l’échelle des

Parcours qu’on a a eu et des expériences qu’on a vécu euh finalement je voulais juste dire que bien sûr vous pouvez découvrir les contenu de ces cartes en téléchargeant l’application mais pour les gens à Paris j’ai aussi apporté une tablette donc vous pouvez venir me voir après si vous

Voulez un petit peu jouer dans la carte voilà je repasse la parole à Julie donc euh deuxème outil en fait c’est la photographie donc chaque visiteur chaque utilisateur et utilisatrice va pouvoir prendre une photo des objets qu’il découvre il est limité à une seule photo et l’intérêt

Pour ça en fait c’est justement de de mettre les gens un petit peu dans une posture de faire des choix de regarder de voir l’angle qu’ils veulent en fait l’angle qu’ils veulent adopter donc est-ce qu’ils veulent quelque chose qui se fait plus dans le détail dans la vue

D’ensemble et ce qu’ils veulent louer justement avec la photographie donc l’idée on a un petit peu cette cet objectif de passer plus à une appopriation symbolique au final des œuvres et des objets qui permet ensuite en fait de constituer une collection individuelle une espèce de mini musée

Imaginaire on réunit les œuvres qui sont épars épars euh éparpillé et on fait collection grâce à cette photographie et donc évidemment là on est tout à fait dans euh le recours au nouveau mode aussi photographique à l’intégration de la photographie dans nos cellulaires et au fait que tout le monde est devenu

Photographe au final euh aujourd’hui et euh ce qui évidemment est intéressant ici c’est qu’il s’agit pas d’imposer dans ce cas-là un point de vu particulier le point de vu Mona sur les œuvres et les objets mais vraiment d’inviter les gens en fait à présenter leur propres perspective et leur propres

Interprétation et donc c’est à ce moment-là que la photographie est aussi associée à la possibilité de laisser des commentaires des commentaires qui nous nous intéresse beaucoup puisquen fait on va euh récupérer et stocker en fait les photographies et les les commentaires qui sont laissés on enregistre ça de

Façon anonymisée on conncte pas on ne collecte pas de renseignement personnel et ces informations vont être servies en fait pour la recherche donc on collabore avec le groupe de recherche art et site ici à l’Université de Montréal avec la professeur Suzanne paquet pour analyser en fait un petit peu ses ses usages en

Fait par les publics de l’art public et et du patrimoine et c’est là qu’on va voir que se révèle souvent une autre image de la ville donc par exemple je vous ai mis euh ici enfin Lena plutôt a ajouté ici euh des images de la vélocité des lieux donc du collectif québécois gl

Qui pour la petite anecdote en fait par les habitants locaux est en fait appelé la roue qui ne tourne pas justement parce que c’est une énorme roue foraine qui ne tourne absolument pas et tout le monde a un peu de mal comprendre pourquoi donc c’est là on se rend compte

Aussi en fait d’un usage et d’une perception un peu plus vernaculaire vernaculaire aussi de la Ville de Montréal et de ses œuvres et de ses objets culturels et pour conclure en 1 minute et 30 secondes euh donc on est évidemment sur un premier travail qui a

Qui a été très quantitatif he de réunir plusieurs jeux de données on vise en fait dans le futur à essayer de d’avoir un travail un peu plus en profondeur sur les œuvres en tant que teles pour répondre à un certain nombre d’enjeux qu’on a soulevé tout au long de la de la

Présentation pour essayer d’apporter aussi de répondre à certains jeux certains enjeux artistiques culturels et sociaux et donc par exemple on avait comment mieux identifier et valoriser les œuvres artistes qui sont issus de la diversité quelque chose qui est souvent très absent de l’art publici on a évidemment la grande question de quand

Une œuvre d’art disparaît donc en par exemple une murale disparaît comment on peut la documenter dans l’application est-ce qu’il y a intérêt à le faire même l’idée aussi de faire appel au public et à la participation du public pour documenter lui-même et rajouter en fait des œuvres qui seraient pas dans

L’application il évidemment toute la la la la question de comment réussir à reconnaître aussi les territoires autochtones et la toponymie autochtone comment le faire quelle collaboration mettre en place donc voilà donc c’est un certain nombre de de questions sur lequelles on pourra revenir éventuellement en discussion et qui vont

Sûrement nous occuper par par la suite et continuer à nourrir notre réflexion alors bienvenue de nouveau la deuxème partie de cette session la communication qui qui qui vient est une communication de Linc Corbette et Laur Vigot lin Corbette est étudiante au au doctorat à l’Université mcgille etora Vigot est conservatrice au

Pour les arts d’asies au Musée des Beaux Arts de de Montréal euh leur communication s’intitule un subvert l’intouchabilité des musées par le numérique quelques précisions sur les intervenants Linc Corbette donc comme je vous disais est étudiante au doctorat au département d’histoire de l’art et d’études et de communication à

L’université mcguille où elle se spécialise dans l’art et l’architecture byzantin sa thèse étudie les nouvelles formes matérielles de l’icône à la fin de la période byzantine lin Corbette est également assistante de recherche au musée des beauards de Montréal ses projets de recherche et de professionnels des musées ont été

Soutenus par le fond de recherche du Québec société culture le frqsc le Conseil de recherche en Scien humaines le CRSH ainsi que le mé Academy of America Laura Vigot conservatrice au Musée des beauards de Montréal détient un doctorat en archéologie chinoise de la School of oriental and African

Studies de l’ Université de Londres elle a publié plusieurs articles au sein de revue professionnel et de publication du musée des beauards de Montréal elle est régulièrement professeur invité à l’Université de Montréal elle s’intéresse aux différentes modalités de décolonisation qui on cour à partir de l’histoire des collections et merci

Merci beaucoup et merci pour nous avoir invité à cette colloque voilà comme vous voyez le titre de notre application c’est une application mobile un web app que nous avons dans les dans les salles de musées et on a inauguré décembre passé et en français en fait c’est au

Bout de doigt euh ce ver l’intouchabilité grâce au numérique euh dans cette bref conversation euh euh j’ai j’ai j’ai pointerai certains points de réflexion premièrement je parlerai du musée du musée de beauard de Montréal euh je parlerai du fait du reste du monde donc les collections dont je je

Suis responsable les pouvoirs de l’exotique en collectionnant ces sort de collection l’idée de la visibilité invisibilité dans un musée Jad encyclopédique aussi la la capacité de cette application de de rentrer dans les MACR les micro l’idée de touching Go donc l’idée de la tactilité vis-à-vis les collectionnements et aussi la

Consommation de visiteurs vis-à-vis la collection on parlera en fait Lind prendra le éèv et parlera vraiment de l’application c’est un web app et à la fin si vous êtes encore vivante on aura aussi le QR code que vous pouvez justement télécharger pour avoir une petite euh amburtise euh de cette application alors

En parlant justement ici on voit notre très beau clevel Morgan je dis toujours si n’était pas pour clevel Morgan je serais pas ici parce que c’était lui euh les les les beau Morgan euh qui a commencé à collectionner euh les collections d’ asiatique musées donc plusieurs parmi

Vous connaî déjà les musées de beauzard de Montréal évidemment mais c’est une institution qui conserve entre guillemets plus de 44000 œuvres d’art don plus de 10000 vestiges reliques de différentes cultures matérielles de toute provenance datant de de l’ de l’époque néolithique jusqu’à nos jour et qui ont été recueillis pendant presque

Un siècle depuis 19016 1917 un quart de la collection de cdit mé don où je travaille est composé en effet d’un groupe éclétique d’objets asiatiques de d’origine préhispanique américain et aussi du continent africaine collecté à titre privé par l’élite locale les musées en fait représentent pour ce qui me concerne une collection de

Collection lembbam est l’une des plus anciennes jadis connu comme Encyclop musée encyclopédique au Canada qui a été construit à l’origine pour reffléter les pouvoirs et les goûts d’un petit nombre d’industriels anglophone qui s’est considéré comme civilized and civilizing dans civilisé civilisatur ils affirmeront leur rition éudition mondaine leur caractère d’acquisition

Pouvoir d’acquisition en créant un temple une galériie d’ la c’est dit Monal art association donc 1916 c’est seulement là qui a une exposition acclamée de tapis et céramique oriental inita association à développer un section muséale cela fournira en fenêtre sur un monde nouveau et d’exotique et favorisera une appréciation plus large d’une esthétique

Autre un pragmatisme répandu j établi par H southcenton Museum depuis V Museum de Londres don la nature de l’institution changera pour toujours d’une galérie d’art un musée au m au m aux ambitions encyclopédiques entre ces débuts et 1962 clevel Morgan les beau monsieurs à côté les premiè conservateurs bénévoles du musée acquira

Des milliers d’objets d’asiatique grâce à des achats actives et aussi des donations participant activement à ce que les experts appellent aujourd’hui l’articulation interculturelle de l’art asiatique en Amérique du Nord principalement mé juste dans les premières moitiés du 20e siècle la collection d’ asiatique reflet les goût des collectionneur locaux de l’époque

Qui regardit qui regardait excuse-moi de loin nazi fantasmé donc c’est dit exotic cas beaucoup d’Exotica sur laquelle ils ont mis les maines étai des petites tailles comme vous voyez dans la dans l’image c’est là des collections ça c’est la salle la galéie d’art de la collection d’art japonais et donc petite

Taille c’est une particularité qui a favorisé qui favorisera leur circulation et leur consommation les objets japonais comme les netsuk donc les Nets que vous voyez ces petits oiseau à gauche euh les cogo c’est en centre qui était de boîtes en en sens et la les chir les boîtes à thé deviendront immensement populaire

Sur les marchés transnational de l’art à la fin du 19e siècle et qu’ voit individuellement leur petite échelle et leur prix affordable on permis au au collectionneur de se livrer davantage à leur obsession et de chérir des grands ensemble prêt à la consommation comment on pourrait dire de ce type de des

Collections prêtes à porter de certain façon excusez-moi pour ce de jeux forme maintenant les Pinder salle de la collection d’art asiatique et surtout d’art japonais au musée de bzard lors lors de l’ouverture de nouvelle galerie en 2019 nous avons justement essayé de mettre en lumière toute sorte d’un jeu complexe vis-à-vis l’historiographie de

De de la collection les objets ici exposés et en fait traverse le temps et l’espace mais il ne partage qu’un seul dénominateur commune ils étaient tout acquis selon les préférences esttiques arbitraires informé par les Canon eurocentriques de l’art et les opportunités des marchés de marchés transnationnel du indirectement ou

Directement à la violence coloniale en Asie la nouvelle présentation souhaité à explorer la vie sociale de ces objets leur translocation en abordant un la provenance et la circulation de la permutation de signification et des fonctions au sein d’une culture ainsi que leur lien avec les autres cultures

Donc ici vous avez un fait systématique qui était universellement appliqué à à l’inté de des collections exotic gaz collection et donc on n’ pas le temps de passer à travers tous les thématiques évidemment les plus important c’est pour nous c’était consommer les cultures euh et voilà de voir de quelle façon euh on

Pouvait mettre à l’avant des collections qui étaient pour la plupart négligées dans les temps la réorganisation euh des galéries du musée autour de cette ambition desconial excuse-moi j’ai j’ai en fait j’ai passé là euh DESC présent c’est un défi lors de la négociation de l’espace physique consu à l’origine par un

Collection C dit encyclopédique et donc encré dans les canons de l’histoire de l’art occidentale qui est discriminé avec force certaines traditions artistiqu certains styles et médium comme plus beau au poignant que d’autres dans les numérique peut à d’une certaine façon contribuer à remémédier à certains de ces limitations fournissant entre

Autres une plateforme fluide ouvert et participative pour des histoires et des voies qui s’écartent de canon établi donc Handson au bout du doigt est l’une d’entre eux handszon c’était en fait au début B c’était vraiment l’origine de Cees projets c’était l’idée de handzon donc l’idée de toucher de pouvoir toucher

Certains objets qui ne sont pas euh presque jamais possies d’être touchés et en français au bout des doigts était est une application numérique au pour une utilisation en galéie donc en salle mais ASI euh au dehors du musée en fait est accessible à travers les les sites du musée donc l’application souhaite remédi

L’organisation asymétrique de pouvoir dans les musées euh encyclopédique en renforçant l’engagement de visiteurs avec des objets miniature qui sont souvent mal exposé dans un contexte justement muséal dans un espace qui était conçu à l’origine pour l’exposition des plus grands œuvres des Beaux Arts c’est dit et donc c déquilibres occultte d’une certaine

Façon la le rôle vital que les objets miniatures ont joué dans la vie de leur utilisateurs collectionneur et spectateur au visiteur la première itération de cette initiative présente des petites sculptures tout au ronde en ivoir qui vient du Japon les netsuke les netsuke qui signifie littéralement racine suspendu euh étit en fait répandu

Au Japon dans la période dans la période Edo donc on dirait le 17e au la fin du 19e siècle ouelle était à l’origine porté par les hommes comme des contrepoids euh des bouchons de ceinture qui était en fait utilisé pour suspendre des sacs autour de la ceinture obby du kimono de et qui

En fait les Kimon on sait bien que comportait pas de poches donc l’idée c’est en fait de endre toutes sortes d’objets ça à travers ce système ces accessoires à la mode euh sucitèrent l’intérêt des collenaires Occidentaux qui embralé par les sorts du japonisme à la fin du 19

Bon à moitié du 19e siècle les amassur un grand nombre les nuk étaient idéaux euh pour la circulation mondiale et leur collectionnement tout précisément en raison de leur échelle minuscule et les fait qui on pouvait les manipuler avec les les net qui présente de défi par les conservateurs la personnes qui

Travaillent dans un musée lorsqu’ils essayent de transmettre leur permutation d’utilisation au fil du temps même si même si petit il suscite euh des récits complexes tels qu’el la modalité de production la circulation l’utilisation la matérialité bien sûr l’iconographie donc Handson tente de rendre visible la les complexités culturelles autrement

Invisible du net en permettant visiteur de s’engager avec eux au-delà des paramètres physiques du musée une caractéristique clé de Handson est l’intégration de la photogramétrie tridimensionnelle qui permet aux spectateur de se déplacer de voir l’objet entièrement r à travers la vitrine les utilisateurs peuvent zoomer davantage pour observer des détails

Complexes qui seraient autrement indiscernable alors nous en fait on a trouvé que on pouvait justement regarder aussi la façon avec laquelle la la la patine a été été placée sur sur l’objet toutes sortes de teintures qui étaient utilisé pour donner plus voilà plus de vivacité à au nuk

Même et aussi on a fait on a commencé en entamé en collaboration avec les les centres de conservation national de de Canada pour justement trava XRF voir quelle sorte de inclusion de de matériaux est utilisé aussi quel de teinture est utilisé pour justement arriver à ce sort de décoration sur de la

Surface pour ce qui la la photogramétrie 3D peut un peu améliorer également l’expérience du visiteur en lui permettant d’imiter la manipulation et c’est là l’importance de cette application parce que la tactilité a toujours joué en rôle vital dans lait de C netsuk des consommateurs japonais qui les manopolés comme attacher des

Vêtements à leur collectionneurs collectionneurs occidentaux euh qui qui en fait les collectionnés s srement pour la question justement de leur de pouvoir les tenir dans les pommes de leur main malgré le rôle central de la tactilité dans l’introduction de petitte exotique dans les musées en Europe en

Amérique du Nord elle est difficile à reproduire dans les galériies du musée hein bien sûr on sait que l’intouchabilité n’est que rarement mise en discussion dans le contextes muséal classique normatif donczon souhaite imiter les plaisirs souhaite imiter les plaisirs perdus de toucher en incitant les participants à manipuler et éventuellement collecter au

Collectionner virtuellement de ce faisant ne trans pas seulement les paradigmes muséal de ESS sou transcendre pas vraiment mais quand même les paradigm muséal de l’intouabilité mais il questionne surtout les hiérarchies institutionnelles au sein du musée alors que les collectionneurs et les conservateurs euh on les professionnels du musée

Gamblanc peuvent en fait avoir un accès privilégié à la manipulation des artefacts la plupart des gens ne sont jamais jamais à mesure de découvrir les objets de cette façon hein mais seulement derrière la vitrine bien que nous ne poussions pas euh nécessement reproduire euh la magie de toucher

Physiqueement euh sans être toué par les restaurateurs in house on espère que la photogramétrie tro diimensionnelle pourra remédier à de tels déséquilibres de pouvoirs en donnant plus d’agence aux spectateurs au visiteurs pour comprendre les n euh selon leur propre inclinaison donc en fait on a la possibilité justement de en

Touchant Loget de pouvoir le faire tourner de toute façon donc et zoomer dans dans certains particuliers pour voir euh toutes sortes de tout sortes de détails donc Handon présente de options euh les utilisateurs peuvent simpement jouer avec les rendus photographiques tridimensionnel des natsuke ou suivent une expérience de média mixte plus

Structuré intégrant l’interface 3D dans un ESS numérique donc aussi les options donc j’ai travaillé sur l’ESS numérique la C numérique retrace le mouvement des natsuk depuis leur production dans la période eto au Japon jusqu’à le arrivé dans les collections des musées occidentaux mais la c n’est pas simplement une histoire linéaire qui

Suit la production culturale d’un point A à un point B au lieu de cela il fournit des informations importantes sur le Natur entant leur matérialité leur influence culturelle plus large leur mode de prod tion leur iconographie leur mythologie et leur signification sociale les utilisateurs ont également la

Possibilité de lire l’ESS du début à la fin ou de sauter dans une chapite donnée qui pique leur intérêt les visiteurs navigue ensuite dans l’essai en utilisant la structure de narration familière bread crums tel comm le VO sur Instagram peuvent rapidement cliquer entre les pages ou méditer sur certains certain

Selon le inclination du moment un dernier point sur l’ordanation de C ass numérique et qu’il fait partie d’une application web progressive euh ce qui signifie qu’il s’agit d’un assai vivant qui peut être mise à jour et modifié sans avoir à compter sur une serveur extin nous serons donc en mesure

De mettre à jour les applications au for et à mesure que nous continuerons à en prend d’avantage sur les nsuk comme Laura a dit euh par exemple les nsuk ont récemment été envoyés au Centre canadien pour la conservation à autoa pour des analyses techniques y compris des scans

ExF qui firons plus informations sur la matérialité du not donc nous aurons ensuite la possibilité de mettre à jour l’application avec ses résultats notre ambition de créer une expérience à la fois accessible à un grand public tout en remettant en question les attant concernant les objets miniature dans le musée était un

Défi majeur contenu des paradigmes culturels et artistiques complexes auquel les nsuk refè prenez par exemple ce minuscule nsuk natsuk enir représentant une carte du Japon sur ces deux faces elle a été conçue par le SCO de natsuke ichimuka nka une technique particulrement spécialisé dans la production de qui carctér par le pas

Le de nbreésent des du Japon indant qu’il s’agit d’unjet est probablement l’intérêt accru des Japonais pour les voyages pendant la période o en effet la période et Doo est fréquemment caractérisé par l’augmentation du mouvement des personnes et par en particulier les Lang de la célèbre Route du tokado qui est

Fréquemment représenté dans l’AR produit à cette époque la Carana comporte une inscription qui qui se lit comme sui carte authentique du Grand Japon dans le royaume du Bouddha signalant ainsi qu’un intérêt pour le voyage n’était pas seulement un phénomè phénomène désol social mais une un profondément lié à la spiritualité

Locale se rapport donc également aux traditions japonaises entant la cartographie bouddhiste et le péage mais l’histoire n’est pas fini lorsque le Japon a ouvert ses POS au monde occidental en 853 il a suscité un intérêt pour sa propre culture visuelle et matérielle ce qui a finalement fait naître le

Mouvement du japonisme en Europe et en Amérique du Nord enatsuke était impliqué dans le désir européenne de revendiquer et de posséder un petit morceau du Japon le matériau leur échelle demenstionalité leur individualité et le prix relativement abordable en séduituit collectionneur de d’ occidentaux par son illustration d’un

Carte le de aurait satisfait ses désirs et permettant aux collectionneurs de continu continu tout le chpon dans la pomme de leur main prant une nouvelle vie le net de le CTE du Japon offrait une façon facile de consommer le Japon depuits Compin de la de la maison du

Collectionneur qui grâce à l’ ch miniture detique et à la manipulation tactile PV satisfa satisfaire ses aspirations coloniales d’érudition universelle on observant le d’une car nka nous pouvons rapidement avoir une idée de la profondeur de monp pass de d’ min en effet ceon unique inspire des questions autour du style de la

Technique de l’iconographie de l’artiste de l’atelier du voyage de la portabilité du commerce des échanges interculturels du japonaise et de la collection pour n’en nommer que quelquesunes alors que les historien de là on de plus en plus commencer à penser aux objets différemment la Natsuki offre une excellente occasion de réfléchir à

Des façons alternatives d’animer les objets ainsi que la façon dont les objets ont été adaptés et réutilisés à travers le temps et l’espace le défi se pose lorsque les conservateurs ont l’ambition en somement d’englober les enchevêtrements complexes auquel les objets réfèent mais aussi de présenter une manière attrayant et accessible aux

Visiteurs des musées pour se faire l’objet lui-même a été placé au centre de la conversation est devenu le noyau à travers lequel le texte a été généré chacnsuk a été une occasion de discuter des certains aspects liés au thèmes et aux questions plus collectives que nous till introduire ce qui a déterminé la

Façon dont nous avons développer et organiser l’application numérique un exemple exemple est le nsuk de tobosaku sanen est représenté vêtu d’une robe SEM et tenant une pêche son attribut caractéristique symbolisant sa longevité lorsque les visiteurs commencecent l’ESS numérique tobosaku est le premier netsuk K rencontre ils sont acillis pour sa modilisation 3D

Ainsi qu’une Tex superposé desessus qui leur demande non non seulement de l’observer TelQuel mais de le faire pivoter pour inspecter son revers en zoumant tobosaku monre un détail important un petit Pochet appelé Doran euh c’est une pochette de tabac spendu à une code de son hobby euh l’obby c’est sa cinture

Les Doran étit traditionnellement encré à une kimono à la desuki comme Laur a dit à cet égard le natsuk de tobosaku est autoréférential tout en constituant une natsuke lui-même la petite sculpture en ivrois fait également allusion à la prés à la présence du natsuke dans sa représentation des costumes de son

Époque s’appuyant sur ce moment d’autoréfér alité la permet un spectacur d’apprendre la fonctionnalité même du nsuk en observant le petit dorant sur la cinture du TR ce le spectctur est est en mesure d’être exposé au chamb plas de la découvert pour lequel les natsuk ont été conçus finalement grâce à Handson nous

Présenterons des artefacts de la collection du musée encageant le spectacle à s’engager différemment dans l’espace la galerie avec des objets autrefois négligés ou mal exposés la narration la narration numérique multimédia a été particulièrement convaincante car all n permis d’intégrer directement l’objet dans la discussion en superposant du texte avec des images

Des vidéos et une photogramétrie tridimensionnale chaque netsuk invite les spectateur à méditer sur un certain aspect de sa composition tout en transmettant de Man continue des informations qui se rapport au plus de l’ numérique so dans l’application fait chcho au musée bzard de Montréal embarquer dans le dans l’application

Directement sur le sites au soit venir au musée voir le net ce qui en personne euh et pouvoir télécharger les les QR code qui va avec ces vérin donc merci beaucoup pour votre attention et pour votre patience avec notre français c’est parfait merci beaucoup pour votre présentation donc je vais maintenant euh

Euh appeler à la tribune la prochaine intervenante euh il s’agit de Felicity Bodenstein qui est historienne de l’art spécialiste de l’histoire des des musées et des collections depuis 2019 elle est maître de conférence en à l’Université Paris sbon en histoire de l’art contemporain et du patrimoine euh elle a

Soutenu sa tte en 2015 à l’université parisbon sur l’histoire du Cabinet des médailles et antiqu de la Bibliothèque nationale de France euh depuis 2015 elle travaille sur le cas d’un butin de guerre pris à Bénin City aujourd’hui au Nigéria et euh elle codirige le projet digital Bénin basé au musée Marc euh je

Ne suis pas capable de prononcer le nom entier du musée vous allez vous en parler tout de suite bon alors tout d’abord merci beaucoup pour pour l’invitation de présenter le projet ici je vais tenter c’est un peu la première fois que je tente de faire ça de présenter son powerpo et de vraiment

Utiliser le site j’espère que ça va ça va être fluide ça va être un test aussi pour voir si tout marche bien mais c’est c’est aussi plus agréable de de les découvrir de cette manière là euh donc je vais vous présenter un site qui ça fait à peu près

Depuis enfin ça fait 2 ans 2 ans et demi maintenant que nous avons commencé à à construire ce projet euh je vais globalement vous le présenter mais en fait pour réfléchir et approfondir ça peut-être avec les question pour réfléchir à la nature des liens que cette nouvelle collection je vais

L’appeler une collection alors on peut éventuellement je pense une collection documentaire c’est effectivement pas une une mauvais un mauvais terme en tout cas une sorte de collection nouvelles que le projet a permis de de construire je vais vous expliquer un peu de quoi il s’agit euh les liens dont je voudrais que je

Voudrais décrire sont d’ une très grande diversité je sais pas si je vais avoir le temps vraiment de de tous les développer mais ce sont des liens scientifiques professionnels aussi entre personnes qui ont travaillé dans le projet des liens institutionnels qui parfois existit mais parfois n’existait

Pas et puis peut-être que je vais moins en parler directement mais on pourrait on parlerit pendant les questions des liens aussi politiques et affectifs euh avec les objets pour certaines personnes qui du coup ont eu un plus grand accessibilité donc dig Benin représente une collection numérique je dirais de 5246 objets

Euh historiquees c’està dire quand je parle d’objet donc c’est un ensemble de euh euh métadonnées issu donc d’un d’une institution muséale avec les photos l’accompagnons euh et qui accompagnit à chaque fois d’un ensemble de liens et de mise en relation que nous en tant que site nous avons à créer pour lier les

Choses euh ensemble donc c’est 5246 objets de Benin City issu de la de l’art de la cour royale de Benin City sont aujourd’hui situés dans 131 institutions dans 20 pays différents dans le monde d’illeurs je vais commencer avec avec la carte donc il y a je dirais que la nature du travail que

Nous avons mené est profondément donc reléationnel un travail de faise de lien euh ce travail enfin cette nature relationnelle elle est sur un plan technique euh c’est aussi sur un plan géographique qu’on verra avec l’équipe parce que bien sûr derrièur ce site il y a de centaines

De tableaux liés des des bases de relationnelles différentes que nous avons bon à créer mais cette nature relationnelle elle est aussi ce qui caractérise je pense la possibilité d’action de cette collection numérique dans la vie réelle une action qui est peut-être d’autant plus marquante dans ce cas et plus efficace aussi puisque la

Raison d’être de cette collection est un épisode historique marqué par euh le contraire de la de l’association de la mise en relation c’est-à-dire par la destruction et par la disassociation des choses donc je commence avec euh la carte la la section carte du site qui vous permet en

Fait de de passer entre une carte de Benin City qui est les lieux d’origine des objets dont il s’agit et les lieux où ces objets se situent actuellement dans le monde qui est une manière relativement efficace de vous présenter le problème de départ que nous avions euh donc dans les mois suivants

L’invasion du cheflieu du Ryon de bénine onjourd’hui dans le sud-ouest du Nigéria des milliers d’objets associés à la cour royale euh de l’Oba donc aujourd’hui ici euh c’est encore une cour royale où il y a encore un Oba régon maintenant bien sûr avec un pouvoir purement représentatif euh ainsi que d’autres

D’autres lieux de la cour la la palais de la reine mer Yoba et également les maisons des grands chefs de la ville tous ont été quasiment euh et nous supposons en fait de plus en plus par les sources que nous sommes en train de rassembler de façon presque

Euh complète vidé de tous les de tous les billants culturels qui contenaient ces objets sont en parti partis comme un butin officiel mais dans la très grande majorité en fait ils ont été distribués de façon relativement informelle entre les membres de l’expédition ils sont donc partis dans les bagages des membres

De cette expédition dite punitive de 1897 depuis donc ces objets euh sont parmi les chefdœuvres par un processus plus complexe dans lequel je vais pas rentrer maintenant mais aujourd’hui ce sont parmi les chef-dœuvres de toutes les collections africaines dans le monde et plus particulièrement comme vous le

Voyez par la carte en Europe et en aux États-Unis donc il y a vraiment quasiment aucune collection éthnographique d’objets africain qui ne contient pas un objet de venem City c’est très très leur nom a fait l’objet de beaucoup de spéculations les spéculations sfines et sans doute nous n’en connaissons jamais le chiffre exact

Des des objets dispersé euh la première fois que j’ai visité Benin City en mars 2017 ni les conservateurs du Musée national de la ville euh ni les chercheurs de l’université avec lequel j’étais en dialogue étaient en mesure de connaître les contours exacts de leurs trésors comme il les

Appelait à l’étranger et j’ai écouté également les guides de musé raconter aux enfants que leurs choses avaient été pris je cite là encore by the great white man les les grands hommes blancs les objets disparus en 1897 étaient à la fois auniprésents dans la rue digun euh

Que je pourrais vous montrer qui fait partie donc des sites associés au Guild et qui qui est le lieu en fait des guildes euh des euh broncters euh des des le nom m’échappe maintenant en français les des fabriquants de de bronze euh euh dans cette rue ils avaient tous quelques catalogues de quelques

Expositions qui ont eu lieu dans au maximum au maximum on pouvait trouver jusqu’à 300 objets ces catalogues leur été extrêmement précieux parce qu’il Contin continuent à produire à reproduire euh une grande partie de des objets historiques donc euh tout évaluation précise euh de leur lieux de conservation actuelle de leur nombre ne

Pouvait que échapper à celles et ceux qui étaient les plus concernés par cette question et c’est quelque chose dont je dirais la plupart des spécialistes et de vin City était était tout enfin était sensible à ce à ce problème là j’avais moi-même l’impression d’avoir un bien meilleur accès par des bibliothèques les

Fourni auquel j’avais accès à Paris et ailleurs que mes collègues de V City et j’avais également le privilège de visiter la plupart des grandes collections malgré cela je restais aussi nerveuse frustée et constamment confondu par la apparition de nouvelles pièces et j’avais l’impression d’avoir affaire constamment à un grand puzzle que

Moi-même tout seul vous ne pourraz jamais vraiment comprendre et je n’étais pas la première chercheur ou chercheuse qui avait confronté ce problème et puisque nous sommes dans un coque on parle vraiment donc de ces questions de de données j’étais tombée également sur un sorte de prédécesseur Philippe T qui

Dans les années 70 et 60 avait tenté de documenter l’ensemble des objets en développant une sorte de système complètement incroyable que ni moi ni mes collègues ont jamais vraim réussi à percer depuis sur la base de carte perforé qui fonctionnent comme les cartes avec lesquel IBM a essayé de

Créer les premiers ordinateurs donc il a essayé vraiment de construire un système qui lui permettrait de documenter dans le détail chaque objet individuellement malheureusement aujourd’hui on retrouve plus une seule de ces cartes perforées donc on a du mal à reconstituer son système en tout cas il avait réussi à

Estimer qu’il y avait probablement environ 5000 à 7000 objets de men City qui se trouvaient dans les collections partout dans le monde en 2017 et 2018 les il y avait sont apparu en fait des conditions d’un fort intérêt public et politique pour la restitution euh vous

Savez peut-être que c’est fin 2018 qui a été publié en France le rapport SAR savoir à l’époque j’ai travaillais justement avec Benedict savoir à Berlin et euh le cas paradigmatique surtout en Allemagne était effectivement les objets de venin City puisque l’Allemagne quand on prend tous les musées ensemble a la

Plus grande collection de ces objets dans le monde peut-être que je vais un peu mettre le catalogue afin que vous ayez quelques images devant vous de de ces objets qui sont d’une très grande diversité donc il y a plus de 1000 objets de Ven City qui se trouent

Aujourd’hui dans les col action euh allemand donc il y avait un petit peu si vous voulez les conditions qui ont permis à un certain nombre de personnes dont je faisais partie qui réfléchissaiit un peu spontanément mais sans avoir vraiment les moyens de le faire à cette idée bah pourquoi on ne

Essayerait pas de réunir tout dans une base de données ça semblea relativement évident mais en même temps euh c’est quand même très très complexe et ça demand beaucoup de moyens donc on a formé un comité une comité scientifique pour essayer de construire ce projet euh qui était formé par deux personnes qui

Étaient des directeurs de musée en Allemagne à ce moment-là Jonathan F est depuis parti à Vienne et Barbara plsteiner qui aujourd’hui dirige le Muséum à brutenb d’bour qui est l’ancienne collection ethnographique collection ethnographique sont tous renommés pour éviter le termeographique bien sûr et puis professeur cocon B fona

Qui travaille à l’université de Bénin on avait euh je dirais devant nous différentses catégories de de problèm la première catégorie de de problèm se situa du côté de l’accès aux métadonnées euh les musées seraient-il disposés à partager avec nous leurs informations et surtout leurs photos on a déjà parlé de

Ces problématiques et vutres qui ne faut surtout pas sous-estimer euh malgré beaucoup de de progrès dans ce semaine il y avait aussi le le problème que beaucoup de musées n’ont pas forcément numérisé leur fonds ou étaient en train de le faire les musées éthnographiques dans certains cas ont

Pas numérisation aussi complète enfin je v pas non plus j’is la ça dépend de cas par cas mais on a quand même beaucoup de cas où il y avait encore du travail à faire nous avions également besoin de trouver un accord qui fonctionnerait aussi bien pour notre hte le musée donc

À Hambourg qui qui qui allait être le siège du projet et tous ces musées différents qui dans différents pays étaient confrontés à des contraintes juridiques et politiques très différents en fait l’enjeu de mettre à disposition les informations sur leur fond de Ben City était très différent en fonction de

Des institutions comme vous pouvez l’imaginer un musée comme le British Museum qui on détient quasiment 1000 objets et qui est chaque jour euh euh confronté à des à des des demandes à des activistes qui questionn euh la possibilité de la restitution et pour lesquel les objets de Ben City sont

Avec les marembres du partement toujours le premier exemple pour eux c’était bien évidemment un très grand questionnement et engagement de s’associer à ce projet mais le projet avait été préparé en quelque sorte en amont par ce qui s’appelle binin dialogue qui est en fait une association libre en quelque sorte des

Conservateurs les plus concernés par ces collections qui ont partout en Europe et au Nigéria qui se rassemblit régulièrement pour un peu discuter des possibilités d’accord ou d’un de moyens éventuellement de partager au moins des informations sur les objets alors ce ce B dialogue qui existait depuis 2010

Avait un peu fait flop en 2000 après une visite à Benin City où en fait les acteurs au Nigéria se sont rendu compte que les conservateurs européens n’avaient pas le pouvoir ou n’allaient pas restituer les objets et donc les questions de copyright ou autres éléments que que on espérait sur lesquel

On espérait au moins trouver un partage euh d’information euh ne les intéressait pas assez pour maintenir le le dialogue à un moment donné mais il a repris en 2017 là encore en en raison on va dire d’ d’un nouvelle d’un nouveau climat politique par rapport à cette question

De la restitution qui a changé beaucoup plus tôt en Allemagne que en France en fait donc c’est ça qui nous a permis en quelque sorte euh de faire la demande aussi d’un financement assez généreux auprès de la Fondation Semens qui a financé le projet à la hauteur enfin bon une somme assez

Assez généreuses euh ce qui a permis en fait au projet d’employer 10 personnes àentat pendant 2 ans ensuite la deuxème série de questions c’était comment centrer euh comment centrer Pénin la ville et non pas uniquement tous ces données qu’on allit rassembler qui en fait avaient été créé dans des lieux en

Dehors de Bénin pour la plupart et dans un premier workshop qu’on a organisé en fait pour écrire le projet pour demander le financement on a invité un très grand nombre d’acteurs culturels de certains musées enfin on a invité les gens de certain grande collection en Europe mais aussi beaucoup

D’un de partenaires invité du du Nigéria donc à la fois de la de la National Commission of museums and monuments mais aussi de la cour de Benin City mais aussi des acteurs culturels comme des artistes et cetera et en fait leur souhait très rapidement il s’intéressa bien sûr au fait d’avoir un catalogue

Exhaustif mais ils avaient il craignaient un peu et il souhaitaent vraiment que ce catalogue ne donne pas l’impression que la culture de benity soit quelque chose du passé qui date d’avant 1897 leur envie principale c’était qu’on le perçoit comme une culture vivante une culture qui est on s’engage encore avec avec des

Objets similaires et euh du coup c’est des résultats et que le homeage du du projet essaie de en tout cas le le de de projeter cette idée làà et B après on a essayé d’intégrer cette ce souhait aussi dans d’autres éléments dans la dans les perspectives narratives qu’on a essayé

De construire autour du euh du catalogue donc leur envie c’était une perspective narrative centrée sur Bénin sur le Bénin d’aujourd’hui qui met en valeur euh la résilience culturelle plutôt que les questions de l’injustice coloniale il ne voulait pas forcément que euh 1897 et le pillage de la ville soit au centre de de

Ce récit quelque chose qui est vrai du côté européen on avait plutôt tendance à placer ça vraiment au centre au départ c’était quand même un projet issu aussi de de l’envie de bon de de mettre à plat les questions de provenance et de faire ce travail de euh de provenance pour

Lequel j’étais plus spécialement euh associé au projet donc une ce ce catalogue devrait être au cœur mais ne devrait pas être le seul le seul point focal finalement de l’ensemble h un autre su très important de ce premier workshop est quelque chose je dirais aussi de plutôt pragmatique mais le beaucoup de c’était

Que le site web soit très facile à utiliser soit très attrayant pour un grand public et pour un public pas forcément habitué à utiliser des bases de données associé aux humanités numériques ou des chercheurs qui travaillent souvent avec ses bases et qui savent comprendre catalogue euh qui savent faire des recherches dedans et

Cetera parce que en fait l’air de rien on a l’habitude de le faire on a l’impression que c’est facile mais finalement c’est pas forcément si facile que ça que euh et que ça ça marche très vite et sur avec un très bas débit que les photos s’affichent facilement sur des pour des

Personnes qui utiliseront ça essentiellement sur leurs smartphone euh par exemple si je pense aux artistes à Street aujourd’hui ils regardent du dinine sur leur smartphone ils ont pas supero mais ça marche relativement bien donc on avait besoin on savait dès le début on avait besoin de demander un

Financement et de de mettre d’appuyer sur cet aspect technique euh de compression des images et cetera donc pendant euh la première année du du projet on a pour enfin on a surtout passé notre temps à contacter les musées et à négocier euh pour avoir droit euh au aux données concernant les

Objets associés à la cour royale de Bénin on éétait pas dans une démarche euh où on pouvait pas être dans une démarche de dire euh on a on rassemble les objets pillés en 1899 parce qu’en fait en 97 parce qu’en fait on ne sait pas quels sont les objets qui on été euh

Enfin c’est-à-dire que on sait qu’il y a eu un immense pillage on sait que les objets ont été dispersés mais on manque d’éléments documentaires pour à faire cette association à chaque fois donc l’idée a été de collecter tous les objets qu’on pouvait associer culturellement à la cour de men City et

Aussi de collecter les objets qu’on savait avait été été arrivé en Europe bien avant le sac de 1897 et qui représente finalement d’autres type de production notamment des productions qui avaient étéement fait pour répondre à un marché européen d’autres types d’objets que ceux qu’on retrouve en circulation à partir de 1897

H donc on a euh et au fur et à mesure on a donc travaillé chaque semaine avec toutes l’équipe que ce soit enfin l’équipe au Nigéria avait euh on avait cinq chercheurs à temps plein dans trois travaillant au Nigéria euh on avait essayé de voir au fur et à

Mesure comment on allait pouvoir en fait euh travailler avec l’autre défi principal qui se présentait à nous c’estàd cette asymétrie important des données qu’on avait où la majorité des informations ont été produites et diffusées dans le Nord global on avait conscience que si on s’arrêtait au fait de collecter et

Parfois de numériser donc de faire un travail incclopédique en rassemblant ce qui existait que nous allions en fait produire un processus d’appropriation et de décontextualisation d’une certaine façon on allait perpétuer finalement un processus qui déjà avait dissocié les objets de leur lieu d’origine et non pas qu’and on voulait dire que les

Informations associées aux objets actuellement étaient illégitimes ou n’étaient pas justes mais ils étaient per ils étaient créé à partir d’un certain lieu et à partir de certaines perspectiv et effectivement quand on regarde les métadonnées des musées ils sont euh souvent alors ils sont plus ou moins riches ils sont extrêmement

Variables d’un à une autre mais malgré tout elle reste très focalisée sur l’objet matériel en tant que tel et souvent on a assez peu d’information sur la fonction historique et culturelle de l’objet ce qui veut pas dire que ces recherches n’ont pas été fait par ailleurs par des chercheur mais très rmentes

Rechercheses points de vue plus fin n’apparaissent dans dans les métadonné que nous avions donc on avait besoin de contre annoncer euh cet ensemble de 5246 fiches euh et de pour ça aussi d’accéder à à des formes de savoir qui euh qui ne se qui ne s’importaiit pas si

Facilement que ça dans une base de donné euh et qui était pas non plus évident à lier aux objets et par ça je ve parler donc notamment de l’histoire orale très rapidement l’équipe au Nigéria a décidé que ils avaient la la première nous on leur avait donné demandé finalement

Qu’une seule chose c’était de de procéder à la numérisation des deux collections 5 minutes des deux collections Nigéria c’est-à-dire la collection à legos et la collection à vinen City et sinon de de voir eux ce qu’il ce qu’il sentaiit comme important d’ajouter au au métonné qu’on avait et

Juste pour vous donner un exemple et je m’arrêterai probablement là-dessus parce que ça prend plus de temps pensais euh un exemple très intéressant et pour vous montrer que c’était pas forcément un processus promatique mais assez organique de de travailler avec avec nos collègues c’était ma collègue elegosfo qui travailler sur les les

Données de legos et alors que en fait on avait été assez peu surpris de pas trouver des description en langue vernaculaire dans les dans les mes données des musées européens donc pas de description en langue béni de temps en temps un mot ou deux mots ça l’a Mo

Choqué mais ce qui l’a beaucoup choqué c’était de voir allgos il disait ils utilisaient le béni mais il écrivaient très mal et que c’était toujours trit de faute orthographe selon elle et ça ça l’a beaucoup énervé il nous a dit à un moment donné mais il faudrait qu’on

Réécrive les mots et qu’on redonne les bons termes aux objets qu’on qu’on comprenne comment on parle de ses objets en en béni et comment on prononce et son père est linguiste donc elle a travaillé avec de nombreux personnes à Benet City des historiens de l’art des linguistes ils ont fait une

Sorte de collecte des termes qu’on emploierit bon après nous pouvons bien sûr ne pas être certain que ce sont exactement les mêmes termes qu’on aurait employé il y a 100 ans ou il y a 200 ans parce que les langues évolue et cetera mais en tout cas ce sont les termes

Aujourd’hui à Ben city on on loi en béni pour pour parler de ses objets et ça m’évite aussi de prononcer des termes que j’ai j’aurais toujours autant de mal à la faire mais c’est une petite chose mais lié en fait à chaque objet de à chacun des 5200 objets lié

Euh la catégorie et la vocalisation en langue et d’au ça a changé ça donné une nouvelle manière d’entrer dans le catalogue c’estd qu’on peut rentrer par dans le catalogue par ici et on peut aussi rentrer par eoto ce qui veut dire la Fondation ça aussi c’était un choix de des legos d’

Appeler ça la Fondation euh c’estàdire la base et donc de voir et de rentrer par la catalogue par ces nouveaux regroupements ou par ces nouvelles collections en fait qui apparaissent du coup par le fait de trouver cette nouvelle nomenclature qui n’est pas la nomenclature proposée par les musées

Même si cette nomenclature on va la retrouver de façon normalisée ici l’autre travail de lien qu’on a fait qui était très important était donc de créer ces ces ces listes enfin ces ces normclature normalisé qui permettaiit en fait de tager l’ensemble des objets qui étaient décrits dans différentes langues

Et avec différentes vocabulaire afin qu’on puisse trouver des groupes d’ensemble quand on fait des recherches ça veut dire que quand on cherche les plaques euh parce qu’on avait des on avait des notices en français on allemand en néerlandais et en anglais donc si on si on avait si on s’était

Contenté de juste mettre les donné laisser les gens chercher dedans ils auraient jamais trouvé des groupes complets de d’objets ou de type d’objets euh donc ce ce système enfin ce ce système de tag tagage je pense qu’il y a un pourme terme technique plus juste nous a permis de créer c’est également

Ces nouvelles collection là je sais pas pourquoi il y a si 858 plaque et c’est bon après si on est un grand spécialiste et qu’on connaît l’ouvrage de cating gun on sait euh queles sont les plaques c’est pas quelque chose qu’on ne connaissait pas avant mais c’est quelque chose qui

N’était absolument pas accessible euh à la plupart des des étudiants au chercheurs moins spécialisés et certainement pas euh aux gens actuellement à bénéficier aujourd’hui donc euh je vais m’arrêter là-dessus euh les objets associés à la cour royale de Bin sont désormais donc liés par ces nouvelles par ces catégories qu’on a

Essayé de de élaborer ensemble avec nos collègues à Venen City il sont aussi disponibles et accessibles à un public beaucoup plus plus large euh qui a des envies différents ça se voit très bien quand on a lancé le projet à Ben City le soir même on a vu des pics de euh de

Visualisation des vidéos en fait quand on avait lancé à Berlin personne ne regardait l’histoire orale les gens se sont roués sur le catalogue quand on l’a lancé à Ben City les gens se sont roués sur les les champs et les danses notamment qui sont dans dans la section

Histoire orale donc ça nous permet de voir très bien à quel point on parle parfois des publics qui ont des envies différents c’est un début et on continue maintenant à connecter d’autres choses des archives qu’on est en train de rassembler de toutes les de toutes les institutions avec lesquelles nous avons travaillé

Euh pour nos collègues à Benin City c’était voilà c’était très émouvant le moment où où on a présenté ça sur place euh parce qu’il y a un certain nombre de choses que qu’il découvrait en fait pour la première fois et on a aussi essayé voilà de on va ouvrir vers aussi vers

D’autres médias pour rendre les choses un peu plus accessible encore h on a travaillé avec un graphiste un artiste graphiste à Pen City qui avait envie de créer ce livre de coloriage euh ou euh et puis on a aussi quelques quelques visualisations en 3D pour euh que quelques musées on produit et qui

Permettent peut-être de aller vers le vers le détail des objets qu’ on ne peut pas accéder par la simple vision au musée comme collèg précédemment voilàciention vous remerci beaucoup pour C ces ces présentations extrêmement intéressantes et euh nous allons maintenant céder aux conclusions donc Cécilia har greener a étudié les langes

Anciennes à l’université d’Oxford elle a ensuite soutenu sa thèse à l’université de nechâel où elle a été directrice des collections spéciales de l’université et a dirigé la bibliothèque des pasteurs entre 2006 et 2013 elle y enseigne toujours l’histoire de l’art et l’histoire des arts décoratifs euh elle a passé son habilitation indu des

Recherche à l’Université Lumière lon 2 en 2014 elle est membre de l’équipe de recherche de l’École du Louvre depuis 2014 où elle enseigne depuis 2006 elle est également pour l’cul directrice du Master history of art à Museum studies à l’université de Sorbon à bille où elle enseigneal très régulièrement euh ses travaux

Portent sur les études antiaires elle l’a écrit sur ces sujets de très nombreux articles de très nombreux ouvrages elle a récemment publié plusieurs cont contribution sur l’histoire du musées l’histoire des collections sur les chefdœuvres et sur la notion de canon artistique donc céia je te laisse la parole pour les

Conclusion de ce coque nous avons la joie d’accueillir cette semaine dans le cadre du partenariat avec l’Université de Montréal pour lequel tu es la correspondante à l’école dere après qu matins de débat pour celles et ceux qui sont à Montréal 4 après-midi pour les parisiennes et les Parisiens nous voilà

Au moment de complir ce beau colloque au colloque par la qualité des interventions comme par la richesse et l’intérêt des débats que de voyage avons nous pu effectuer ces quatre derniers jours je pense qu’il convient de signaler ce parcours géographique que nous avons accompli au cours de ces

Quatre sessions des études de cas des études de terrain présentant des exemples tirés de musées canadiens français néerlandé allemand africain sans oublier bien sûr la multitude de musées qui ont été évoqués dans les présentations plus générales sur la propriété et la possession sur la performance sur les musées d’Artist toutes ces études spécifiques

Nous ont confronté à une grande diversité d’objets de plusieurs genres et en plusieurs médias avec une trume chronologique qui a couvert la période Allan de fidias 5e siècle avant notrere à nos jours 25 siècles en toutous SICI pour truc urer cette grande diversité objectale géographique et chronologique

Une question centrale a présider à nos débats ces derniers jours qu’est-ce qu’une collection aujourd’hui une question qui est née de discussion autour du projet du C dirigé par Johann Lamoureux et son équipe des nouveaux usages des collections dans les musées d’art le colloque qui a été proposé ces

Derniers jours s’est décliné en quatre axes ce établ dans le projet du C à savoir la collection exposée la collection engagée la collection élargie et la collection partagée et a permis d’éprouver non seulement la validité et l’importance de chacun de ces axes mais aussi leur parfaite articulation j’ai été frappé d’entendre

En fin de chaque session quelqu’un souvent José si je ne me trompe dire ceci prépare parfaitement les propos de demain chaque session revetait donc une grande une très grande cohérence tout en préparant la prochaine séance mais il ne faut pas non plus sous-estimer les thèmes transversaux qui nous ont retenus

Pendant toute la durée de ce colloque en écoutant les contributions et les débats j’ai constaté un élément fondamental qui est demeuré présent presque en filigran depuis la toute première conférence d’ouverture de Johann jusqu’à aujourd’hui et c’est quoi cet élément fondamental l’importance des définitions et aussi des étymologies quand onentend par

Collection comment définir la propriété et la positionession l’ trophéite et la collectionite le sens du terme renversé les mots qui peuvent comporter une dimension eurocentrique ou colonisatrice qui n’est pas toujours évidente au premier regard un autre exemple frappant mais en évidence les écarts entre les mots utilisés par trois communautés ostensiblement très proche

Le musée la presse et la littérature académique pour décrire un seul et même phénomène l’acquisition partagée tous ces exemples ne peuvent que nous inciter à porter un nouveau regard sur le ou les vocabulaires que nous employons nous devons nous garder des excès qui sont commis de temps en temps dans ce

Domaine je vous offre ici un exemple assez connu je pense d’un geste linguistique qui en traversant les frontières entre genre et entre époqu peut induire en erreur un be retable qui est décrit ici comme étant une bande dessinée en même temps cet exemple permet souligner les difficultés que nous pouvons rencontrer quand nous

Essayons d’expliquer d’expliciter de nommer de manière à plaire et à éduquer tous nos publics de ces observations découle une question centrale qui doit nous préoccuper dans tout notre travail devant la laabilité de nos expériences de nos institutions de notre société comment cerner les nouveaux usages comment les définir et peut-on faut-on les figer

Je réfère évidemment là poids des mots d’où la place capitale qu’occupe l’encyclopédie dans ce projet c’est un outil qui est voué à évoluer avec les usages comme Emmanuel l’a dit très bien en début de de cette session aujourd’hui un autre thème qui m’a paru traverser un grand nombre d’interventions est celui de l’espace

Que nous avons exploré de plusieurs points de vue du point de viUe géographique par exemple mais j’en ai déjà parlé en même temps nous avons aussi examiné ce qui concerne un espace ou un territoire plus réduit mentionnant la pratique de l’exposition éclatée comme un rouan é manière plus global le

L’exposé de Francisque C les tentatives de réexaminer les collections dans une perspective globale comme en Allemagne où on a aussi pu voir la circulation des idées des les images sans possession d’objet comme l’a analysé Jérome lenstein de même toujours en parlant de la question de l’espace nous avons pu

Voir comment un musée comme le mecord visite des lieux inusités ou le musée nomade cet après-midi nous avons vu notre nouvelle république des Arts et des Lettres digne héritiè de la communauté si chère à Pierre B et ses collègues revisité par le numérique et proposons cette dématérialisation des

Collections comme nous avons pu le voir dans la région auverniur ronalp à Montréal et partout dans le monde grâce à l’initiative digital Baning un autre thème transversal qui m’a paru important découle de la double question le quoi et le comment je m’explique qu’est-ce qu’on collectionne en quoi nos pratiques institutionnelles

Ont-elles changé ces dernières années et décennies par exemple nous avons vu ça par la place accordée aux femmes par la pratique de la réitération fascinante pratique par la garde partagée ce qui n’est pas sans rappel pour celles et ceux qui ont suivi le débat il y a 30 ans la lutte entamée

Pour conserver les fois gr de Canova au Royaume-Uni et leur propre public rencontré au début des années 1990 l’idée d’un objet d’art partagé entre deux collections heureusement nous avons pu avancer quelque peu depuis 30 ans sur cette question les contributions et les discussions que nous avons entendu m’

Inité à me poser une série de questions relatives à notre définition du musée car si collection et musées ont été souvent utilisé de manière presque synonyme les deux termes ne recouvrent pas la même signification je vous propose ici une série de définitions du terme musée ce qui peut nous frapper ici est

L’importance accordée au bâtiment au lieux cette notion reste donc très liée cette notion de lieu de bâtiment reste très liée à notre compréhension du musée mais aussi à nos pratiques du musée cette notion de lieu a déjà a été remise en question depuis l’arrivée des branch museums des satellite museums des

Musées annexes et si j’iniste sur le fait qu’il faut donner pour ce phénomène non un titre générique mais aussi les variantes c’est aussi parce que la sémantique est tellement compliqué couvrant une série de réalités en apparence identique mais comportant des différences subtiles pour tout ce qui touche à l’implantation de ces musées à

Leur fonctionnement à leur en racinement ou non dans le territoire la déclaration de 2002 sur les musées universels qui proposeent une nouvelle compréhension de la de l’universalité du musées semble postuler l’existence de collections ou de musées qui sont horors sol flottant par-dessus de tout territoire cette hypothèse très sujette

À caution permet au musées qui se réclame de ce modèle de se déclarer universel et légitime leurs convictions qui doivent conserver des chefdœuvres de toute humanité pourtant accumulé dans des conditions souvent contestables mais cet orol n’existe pas en effet les musées sont liés à un lieu souvent évoqué dans leur nom cette

Territorialité peut se manifester de plusieurs manières jusque même aux pratiques de billetterie et je vous montre ici un article que j’ai trouvé dans le monde ce matin et en lisant je me suis dit mais il faut absolument que j’incorpore ça dans la conclusion mon intention a été retenue par cet article

C’est un la notion d’un accès privilégié en fonction du lieu de résidence ou de la nationalité qui est déjà en place au méopolitain Museum à New York mais ce type de pratique renforce la notion de lieu et d’identité du musée de temps à autre sur un un autre e

Le symbolisme même du lieu de conservation est lié de manière indissociable à l’identité du musée depuis la première ouverture des collections jusqu’à nos jours c’est le lieu qui donne une partie du sens aux collection ainsi le musée du Louvre constitué avec des collections nationalisées et logé dans le palais du

Roi des chines le musée d’artistes logé dans l’atelier du créateur forme aussi un lieu chargé symboliquement dans d’autres car le musée va conférer une importance à un lieu en perte d’importance par exemple sur le plan économique l’exemplaire l’exemple canonique est fourni par Bilbao donc toutes ces questions le lieu l’emplacement urbain l’architecture

Contribu à notre compréhension des collection mais également à notre expérience des collections ce qui m’amène à me demander comment les nouveaux usages des collections que nous avons pu voir vont négocier ces questions d’espace est-ce que par exemple le numérique va essayer de nous reproduire comme adresse l’expérience de la visite traditionnelle

Du musée ou est-ce que le numérique va proposer des visites complètement différentes car le numérique n’a pas de lieu de même nous pouvons nous interroger à prop d’une une belle pratique engagée par plusieurs musées et institutions dont on a entendu parler quand on quitte les murs du musée ou

Qu’on se défait entièrement de ces murs et qu’on se dirige vers les publics au lieu de demander au public de faire le chemin inverse comment modifie-t-on l’expérience des public le fait de quitter le musée permet certainement d’entretenir un nouveau rapport avec les objets ce que nous souvenons avoir vu ce qui peut

Entraîner comme nous avons entendu de nouvelles pratiques de collectionnisme mais ce type d’initiative ne va-t-il pas également nous obliger à repenser notre relation avec les espaces du musée je m’explique traditionnellement notre visite du musée c’est souvent accompagné de certains gestes d’un certain habitus les galéries de musées emprete d’une atmosphère sacrée doivent baigner

Dans le silence comme les salles de lecture de nos bibliothèques quand nous passons le portail imposant qui nous isole de la frénésie du monde extérieur nous prenons conscience que nous pénétrons dans un espace distinct quand nous gravissons le grand escalier qui nous mène à une exposition nous adoptons tout

Naturellement nos actions et notre maintien nous baissons la voix nous susurons même au au lieu de parler nous communiquons nos impressions sur les œuvres d’art so sonies de portablebl talon crissant sur les parquets brillants éclat de voix sont accueillis par des chutes et des soupirs bref l’art avec un majuscule

Devrait être contemplé avec révérence on ne peut en jouir qu’en silence du moins c’est une croyance répondue à se demander et je pense pense que c’est une question très importante comment ces attitudes ces manières d’être vont devoir s’adapter au cours des années à venir ou le musée constituera-t-il au

Contraire un des lieux où l’attention pourra se concentré dans une société de consommation qui repose sur la dispersion de cette attention autant de pistes à explorer et à étudier je le pense une autre question est liée au lieu quel lieu Mona nous montre l’importance de connecter ces sites variés d’expérience

Artistique la pratique de l’exposition de la sculpture monumentale dans l’espace public est connu mais je signale ici une belle initiative cirigée par Claire barbon directrice de l’École du Louvre qui ressent ses heures encore présentes sur leur lieux ça c’est à nos grands hommes je signale également collecta plus dirig par ENR skilbert un

Une de mes collègues au centre de recherche ici qui essaie de recenser tous les sites des objets des endroits qui ont été dessinés par un collectionneur important de du 17e siècle François Roger de guère les nouvelles pratiques de tourisme nous encourage à produire ce type de site à nous maintenant

D’encourager nos autorités à garantir l’écesponsabilité de ce tourisme mais j’ai aussi évoqué un sentiment d’enracinement parlant du musée et de son lieu et ce terme d’enracinement m’amène à celui d’identité car nous avons depuis très longtemps tissé même implicitement je pense un réseau de trence qui articule les mots musée identité patrimoine

Histoire longue durée comment les nouvelles pratiques des collections vont-elles infléchir notre compréhension du passé nous vivons dans une époque de présentéisme le présentéisme absolu ne peut pas pourtant ne peut exister la thématique de l’anthroposcène si bien étudiée par Andreas Malm a montré combien une approche de l’histoire de la

Langue durée est essentielle pour comprendre notre présent une construction attentive informée du passé est aussi indispensable pour nous permettre de vérifier si les pratiques que nous considérons nouvelles n’ont pas déjà été testées voir rejetées dans le passé ce caractère de nouveauté n’est pas évident il doit être légitimé légitimé par une modélisation

Historique j’aimerais maintenant revenir à la question des définitions car en écoutant les interventions et les débats et en regardant les images fascinantes qui se déployent sur l’écran au fil de ces quatre demi-journées je me suis posé une question à l’apparence simple mais au combi épineuse en réalité qu’est-ce que l’art

Aujourd’hui premier constat ici je préfère éviter à ce stade le débat vieux de deux millénaires sur l’appartenance des arts du dessin à la catégorie des arts libéraux sur lequel Paul Christel a rédigé un texte important que j’ai moi-même revisité il y a 7 ans restant sur un terme plus large

Nous avons vu défiler des toiles d’un grand maître une sculpture en marbre des trophées de chasse une performance si nous voulons rester ouvert à toutes sortes d’interventions sur toutes sortes de collections nous ne pouvons pas éviter cette question essentielle qu’est-ce que c’est que l’art ce qui m’a incité à revenir sur un

Texte que j’ai trouvé très stimulant et qui demeure important pour nous je parle du livre sur l’artification édité par Natalie Rin et Roberto chapero dans la préface de cet ouvrage nous trouvons des positions théoriques lourdes de sens mais je vais me limiter ici à deux citations que je trouve particulièrement éclairante pour nous

L’artification désigne le processus de transformation du non art en art résultat d’un travail complexe qui engendre un changement de définition et de statut des personnes des objets et des activités 2è citation l’artif l’artification est la résultante de l’ensemble des opérations pratiques et symboliques organisationnelles et discursives par lesquelles les acteurs

S’accorde pour considérer un objet ou une activité comme de l’art je considère qu’un des chapitres très importants dans ce processus d’artification est en train d’être rédigé grâce notamment aux nouveaux usage dont nous avons entendu parler je désire appuyer votre attention sur une phrase qui dans ce texte me semble riche

En potentiel par lesquels les acteurs s’accordent cette notion transactionnelle pourrait ouvrir la porte à une série d’interventions avec les artistes contemporains à propos des nouveaux usages ce qui pourrait offrir des pistes très intéressantes je considère également et l’exposé d’Antoine Jean ne fait que confirmer cette intuition que le modèle

Proposé par nos collègues dans les musées d’anthropologie tethnologie et de société peut offrir des points de vue intéressants pour notre travail le musée d’ethnologie de no châel a lancé il y a 40 ans une série d’expositions autour du statut des objets mais aussi sur le regard que nous portons sur les objets

Et leur correspondance ou non à une définition de l’objet d’art ou du nom non à remarquer que toute catégorisation trop rigide peut aussi devenir dangereuse et qu’ serait bien d’expérimenter avec une mixité absolue mieux vaut estomper les frontières entre AR mineur et majeur art et non art si nous le pouvons une

Démarche catégorielle et dangereuse car elle dessine des limites clair là où souvent dominent des fonctionnements qui déplacent les limites que nous établissons entre les phénomène et leur champ d’émergence une autre question me paraît importante quelle sera la position du Musée d’Art Ancien dans cette nouvelle configuration il est clair que nous ne

Pouvons pas nous imaginer qu’une part important des musées des bosards dans le monde francophone ou le monde en général soit condamné à ne plus fonctionner ou au moins à ne plus innover de ce point de vue je considère qu’il serait important d’observer les initiatives prises ou apprendre

Dans ce type d’institution même avec les collections les plus traditionnelles vénérables ce qui m’amène à un autre problème celui du cheddœuvre ce concept a été abordé une seule fois si je ne me trompe lorsqu’il a été question du ST de même peu d’exposés on porté sur la notion de canon devons-nous nous

Imaginer que nous n’avons pas le droit de réac des œuvres qui ont été autrefois canoniques ou de mettre en question celles qui les sont aujourd’hui car le musée travaille au quotidien avec le concept du chefdœuvre aujourd’hui encore le chefdœuvre est devenu un élément essentiel de la collection d’un musée et par conséquent

Une gamme d’activités et de produits est créé et commercialisé autour de lui il est après tout considéré comme un M occupant ce que que Daniel lazusa appelle une position dans le canon des sites touristiques le chef-dœuvre peut sembler un concept dépassé mais il l”est pas puisqu’il fait fonctionner tout un

Système à lui seul il peut inciter de nombreux visiteurs à venir au musée générant ainsi des revenus importants non seulement en droit d’entrée mais aussi en vente de produits dérivés dans la boutique du musée le développement d’Internet rapidement suivi par la présence des musées sur Internet est par la volonté

D’offrir aux visiteurs les avantages que l’on associe si souvent à notre époque ultra connecté ont intensifier le sentiment mystique autour de ces urvres c’est une pratique bien traditionnelle je veux bien et nous pouvons nous demander si nous sommes en droit de parler de nouveaux usages mais j’aimerais néanmoins prendre un exemple

Qui par ailleurs répond à plusieurs des questions que j’ai posées au long de cette intervention je vais donc en guise de conclusion vous le présenter en 2012 les musées d’état de drest ont monté une exposition célébrant le 500e anniversaire de la Madonne 16 sur les murs de la galériie et dans

Le catalogue qui l’accompagne une série d’expositions et d’essais raconent l’histoire de la commande du tableau sans arrivriver adresse et sa réception critique ultérieure de G à nos jours pendant tout toute la durée de l’exposition le tableau a laissé son lieu habituel sur le mur du fond d’une

Galerie du premier étage et a été déplacé dans une autre galerie que faire de ce lieu le musée a trouvé une réponse intéressante provocatrice le mur vide dépourvu de son chéure était recouvert d’une version moderne de la mtine que vous voyez à droite c’est une installation intitulée Sistina 2012 par Katharina

Gensler cette œuvre consiste en une tapisserie une table et un livre une tapisserie couvrait tout le mur et sur une la table juste en face on avait placé un livre contenant 224 photographies en gros plan de la Madonne Sistine vous voyez là euh droite le livre et les images

Cistina 2012 est une très grande tapisserie 680/ 925 cm tissé en laine con soit dans une usine belge des Gobelins sous la supervision de Catharine Gensler pour la concevoir l’artiste a d’abord pris plusieurs milliers de photographies de la Madonne sstine dans son cadre habituel au musée dans son

Lieu au centre d’un mur et au bout d’une enfilade de pièces les images prises par Gensler exploitent ce détail montrant cette vue fuyante des pièces avec tronant au centre la Madonne Sistine les milliers de photographies ont été regroupé dans un collage de photos qui a ensuite été traduit en

Tapisserie l’installation joue sur une série d’allusions au tableau et à son histoire Gensler tise un réseau complexe de référence à Raphaël à ses œuvres les plus célèbres au lieu de production et de réception ainsi qu’à l’histoire de la réception et de l’exposition de la Madonne cistine ad sa médialité en

Quelque sorte renforcée par la photographie est ainsi thématisée il y a d’abord la représentation du tableau lui-même placé au centre d’un mur et entouré d’autres chadeurs de plus le médium de la tapisserie évoque précisément certains des plus grands chadeurs de Raphaël la série de 10 tapiceries destinée à la

Chapelle suistine et ici à Bruxelles d’après les carton du grand artiste en même temps il ne faut pas oublier ici que la tapisserie ne figure pas dans notre constellation des beaux arts ou des arts dit majeurs de plus plus la table sur laquelle le livre était présenté lors de

Cette exposition a été conçue par godfri ser l’architecte qui a dessiner les plans de la galériie de dres lorsque son nouveau bâtiment a ouvert ses portes en 1855 1855 la Madonne Sistine a été exposée dans une sorte de chapelle qui marquait son splendide isolement avec un cadre

Monumental en or fixé au sommet d’une structure en forme d’hôtel dans une galerie à part entière le chadeurvre dans toute sa gloire il semble approprié qu’un livre du 21e siècle célébrant la peinture soit placé sur une table du 19e siècle conçu par un architecte si étroitement lié non seulement à la

Galerriie de dress mais également à cette peinture au moyen de quelques artifices subtiles et complexes Gensler a abordé le dilemme mentionné plus haut comment le Musée d’Art Ancien renouvelle-t-il sa relation avec son cheduvre comment aussi rajonner notre vision de ce cheduvre Gensler joue sur interaction entre la distance proche et la proximité

Distante la tapicerie n’est pas une simple mimésise de la Madonne sine mais la mtre plutôt ins situe dans son lieu accrocher à un mur entouré d’autres œuvres au bout d’une enfilade ce choix permet à l’artiste de jouer avec notre perception de la profondeur spatiale peu importe à quel point nous

Nous rapprochons de la tapisserie la peinture demeure toujours distante c’est un espace qui ne peut jamais être traversé nous sommes obligé de voir le chevues de Raphaël de loin dans une distance très respectable et respectueuse et pourtant en se retournant le spectateur tombe Naé à nez avec le livre avec sa série de

Photographies reproduisant le tableau dans ses moindres détails cenmè Carr par cenmre Carr c’est-à-dire presque de trop près le contraste est saisissant en fait tant la tapisserie que le livre présente le tableau sous une forme fragmentée un chedœuvre est ici vu sous forme pixelisée l’œuvre de Gensler semble

Ainsi offrir une méditation sur les deux grands tournants que le monde de l’art et le monde de l’histoire l’art ont vécu presque simultanément le virage post internet avec son insistance toujours croissante sur le virtuel sur l’image pixelisée et sur l’espace numérique coexiste ici avec le virage matériel qui privilégie

L’expérientiel mais nous incite aussi à repenser notre contact avec les médias artistiques surtout dans les galeries de dress gensla nous obligé à confronter la question du chevur l’œuvre d’art unique dans une temporalité qui a succédé à ces deux tournants quelle est la place de ce chedœuvre de l’œeuvre d’art unique dans

Un monde qui valorise l’interconnexion et l’accès immédiat et qui facilite à desfend intellectuel ou financière et économique la reproduction à l’infini de peinture sculpture d’autres œuvres en jouant sur les frontières entre proximité immédiate et proximité lointaine Catherine Gensler nous oblige à réévaluer notre rapport au musée au chef-dœuvre et à notre compréhension de

Ce qui est ou n’est pas c’est une leçon qui reste encore très actuelle aujourd’hui raison pour laquelle je suis heureuse de marquer avec cette heure le terme de ma conclusion je vous remercie pour votre attention et je vous remercie tous et toutes pour vos interventions passionnantes merci beaucoup merci beaucoup Cécilia

C’était une présentation très très riche qui nous donne envie de t’avoir à Montréal il y a quelque chose d’extrêmement définitif dans la présentation que que tu viens de faire une très très belle synthèse donc je te remercie de cette belle réflexion et je j’en profite pour remercier l’École du

Louvre je pense que ça a été une première collaboration euh lente à démarrer mais fructueuse et on sera appelé à remettre ça prochainement euh et donc à poursuivre dans le cadre de la prochaine étape qui nous fera travailler ensemble à savoir l’Encyclopédie des nouveaux usages merci beaucoup beaucoup Cécilia merci à

Françoise blanc merci à toute l’équipe ici et à tous ceux qui ont ceux et cellesil y avaitcoup de Cell qui ont rendu possible cet événement au revoir

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