Philosophe, il enseigne à l’Institut des hautes études des communications sociales (IHECS – Bruxelles) Aspirant puis Chargé de Recherche au Fonds national de la recherche scientifique (FNRS 1997-2004), ses recherches sont centrées sur la philosophie contemporaine, avec comme question centrale : comment vivre dignement dans une époque excessive et fabuleuse ? Ses concepts-clés sont : antirapport, burn-out, chatbot, délais, hypertemps, progrès subtil et progrès utile…

Le travail constitue une part essentielle de l’occupation d’un individu. Il délivre un moyen de subsistance, inscrit les hommes dans un cercle et un ordre social. Les réformes successives, avec notamment la réduction du temps de travail, mais aussi les transformations liées à la crise sanitaire, ont transformé le rapport de la société au travail : quel est aujourd’hui le rapport de l’homme au travail et à sa valeur ?

Bonsoir vous allez bien en ce début d’année je commence par vous dire une belle année 2024 pour chacun d’entre vous hein on aura l’occasion de se le redire après mais Mesdames et Messieurs chers collègues chers amis bienvenue au 4e entretien d’ici de notre cycle consacré au thème penser autrement après avoir abordé les

Féminismes avec Michel Perro la question de l’autre sous le prisme de la philosophie puis celle des limites dans l’éducation par un psychologue en décembre dernier place aujourd’hui à une notion au carrefour de la philosophie de l’actualité et de l’histoire le travail alors pour la DRH

Que je suis ce soir le travail je vais écouter avec attention avec vous Pascal Chabot nous allons évoquer cette question et plus particulièrement le nouveau regard que la société a sur le travail moyen de subsistance qui conditionnait l’intégralité de l’existence autrefois le travail constitue également un outil de socialisation et d’inscription dans la

Société au fil des années les différentes réformes ont contribué à répartir différemment le temps du quotidien comme le signifie d’ailleurs l’acronyme RTT réduction du temps de travail en augmentant le temps alloué aux loisirs et au congés les changements institutionnels ont contribué à transformer progressivement le regard

Sur le travail et en lien avec lui la valeur qu’il lui est donnée en contribuant à la modification en profondeur des modes de travail la crise sanitaire a prolongé ses changements ce qui nous amène aujourd’hui à nous interroger sur le rapport que la société entretient désormais avec cette

Notion Pascal Chabot nous sommes ravis de vous accueillir ce soir vous venez de Belgique pour vous présenter en quelques mots vous êtes philosophe et vous enseignez à l’Institut des hautes études des communications sociales à Bruxelles vos recherches sont centrées sur la philosophie contemporaine avec la question centrale comment vivre

Dignement dans une époque excessive et fabuleuse vos concepts clés sont entre autres le burnout les délais d’hypertemps autant d’éléments que vous allez peut-être déploer en lien avec la question qui nous rassemble avant de vous donner la parole je vous rappelle que la conférence avec Étienne clan sur Galilée aura lieu le

Jeudi 29 février prochain ici même réser dès demain votre place Pascal Chabot à vous la parole il me reste à vous souhaiter à toutes et à tous une très bonne soirée et je n’oublie pas de vous saluer également de la part de Monsieur le Maire qui pense bien à nous ce soir

Merci beaucoup madame la mer adjoint pour pour ces paroles pour pour votre invitation ravi de de parler ce soir euh devant devant vous de ce de ce sujet que énormément de de disciplines peuvent euh tâcher de comprendre que ce soit la psychologie la sociologie l’histoire bien évidemment l’anthropologie euh tant

Ettant de de regard venus des sciences humaines cherchent à leur manière à parler du travail à dire ce qu’il en est la philosophie le fait à sa manière euh en en interrogeant cette centralité du travail finalement parce que rien n’est plus n’est plus central surtout dans nos

Sociétés et et on aura l’occasion de euh de revenir sur cette montée en puissance finalement de la de la valeur travail qui qui est la manière pour beaucoup de se définir de se de se présenter de trouver quelque chose comme une intersection entre euh un un un être

Particulier quant à soi plus plus intime plus familial aussi et puis la la société le travail est vraiment cette cette charnière entre le le moi et le nous et une charnière dont on attend beaucoup matériellement d’abord mais aussi en terme de sens et la la notion de du sens

Évidemment coura tout au long de cette de ce ce ce propos mais d’abord ce qui ce qu’il me semble convenable de faire c’est de pluraliser la notion parce qu’évidemment quand on dit le travail euh c’est un c’est un singulier qui recouvre une une multiplicité absolument considérable multiplicité considérable

Qui finalement reflète la complexité de notre euh de notre système de notre de notre civilisation et euh on on a euh été habitué dans nos dans nos représentations à à une conception du travail qui obéissait à certaines unités un peu comme le théâtre classique on peut dire une unité de temps une unité

De lieu une unité d’action et dans dans l’imaginaire collectif il y a quelque chose de ces unités-l dans les représentations d’épinales pour ainsi dire du du travail ce que l’on voit c’est que ces trois unités ont tout à fait voler en éclat bien entendu l’unité d’action euh qui voudrait que il y ait

Tel ou tel type de de travaux facile à à définir est en fait tout à fait battu en brèche par le fait que dans nos sociétés il y a énormément énormément de travaux et de personnes qui qui œuvrent qui agissent sans que l’on sache du tout euh ni ce que ce

Qu’elles font ni à quoi sert leur leur travail on se dit mais finalement la modernité c’est l’art de de déléguer à autrui ce que l’on ne peut pas faire soi-même et dans dans dans les images classique B on va déléguer que saisje au charpentiers telle telle chose on va

Déléguer au aux commerçants ce que l’on ne peut pas faire et il y a une sorte de de de schéma de délégation qui est relativement classique euh la la montée en puissance de la modernité puis de la post-modernité avec une une une série inouï de de de métiers ont été ont été

Créés qui fait que finalement nous n’avons pas de de vue claire sur ce que c’est souvent que pour autrui travailler vous êtes dans le métro tout le monde travaille mais finalement il y a relativement peu parfois d’intersection entre tous ces travaux-l et je crois qu’il faut pouvoir le dire pour ne pas

Venir philosophiquement en disant on va construire une catégorie unifiante de ce que c’est c’est que que que travailler Bertrand Russell disait finalement il y a deux types de travaux il y a la transformation de la matière et puis ceux qui ordonnent et parlent de la transformation de la matière et disait a

Un métier donc plus plus matérialiste difficile et puis toute cette communication cette économie qui sont greffé sur cette transformation première de la matière en réalité cette greffe elle est absolument colossale et et en Europe particulièrement on transforme relativement peu la matière mais on parle on vend de la matière transformée

On forme pour transformer la matière on soigne ceux qui transforment la matière et cetera et et il y a une sorte de d’excroissance tout à fait considérable à côté de cela il faut aussi se dire que l’unité de lieu qui faisait le travail d’ENT temp est elle aussi euh à relégué

Aux oubliettes on l’a on l’a vu on le sait avec le covid notamment quelque chose comme la fin de euh ce rassemblement des forces qui était le lieu du travail dont l’embouteillage et la première l’embouteillage du matin et et la première premier symptôme le premier signe visible euh cette cette

Pandémie nous a nous a montré que pour toute une série de travaux on pouvait travailler à distance on pouvait euh télétravailler créant d’ailleurs une sorte de de frontière dans nos sociétés qui reste dans nos imaginaires entre le le travail qui peut s’exercer derrière un écran finalement et le travail qui ne

Peut pas s’exercer derrière un écran le monde du logiciel pourrait dire et le monde de la logistique et le monde de la logistique est celui où on doit on doit être là on doit conduire tel ou tel métro on doit être également dans mononde du soin dans les hôpitaux et

Puis il y a toute une série de métiers qui peuvent se faire de loin avec un un changement de ce que c’est que travailler qui est considérable lui aussi et puis dans dans le sillage de de cette rupture d’avec l’unité d’espace il y a évidemment la

Rupture avec l’unité de temps il n’y a plus cette synchronisation du monde du travail qui voulait finalement que dans le même lieu les personnes pensent ensemble agissent ensemble réfléchissent ensemble au même moment un éclatement donc un éclatement qui est un éclatement qui rend extrêmement difficile sinon impossible de

Conceptualiser de façon de façon assez claire et et et et unifiant ce qu’il en est du travail c’est pas pour autant que des questions ne traverse pas toute la société et notamment la question du sens et évidemment la question du sens du travail euh elle est elle est sur toutes

Les lèvres elle est sur tous les forums elle est elle est posée notamment par par les jeunes générations de façon extrêmement aigue et on voit des des trentenaires des personnes de 40 ans parfois de 50 ans et ceera qui qui qui disent mais finalement ce travail est

Est correct il est bien payé il assure une certaine stabilité il s’y passe des choses chose mais il n’a plus suffisamment de sens pour moi et donc je quitte euh ce qui est tout à fait interpellant et qui qui veut dire que la catégorie du du sens est convoquée et

Les réflexions qui sont faites sur le sens du travail sont plus important plus importante que ce qu’ l’assure que son évidence menant à certains certains risques existentiel aussi certaines transitions et puis certains certains véritaable optimisme aussi sur sur la possibilité finalement de faire autre chose comme si le travail pouvait donner

Davantage qu’il ne donne aujourd’hui c’est extrêmement important euh de d’interroger ce qu’il en est du sens du travail et et et et c’est vrai que là encore euh l’épisode l’épisode de la pandémie je je va pas y revenir trop du tout mais mais enfin l’épisode de la

Pandémie a fait émerger toute une série de questionnements comme si euh d’avoir euh euh eu connu un moment de prise de distance avec son activité avait pour certaines ou pour certains engendré des réflexions qui avait rendu le retour au travail plus plus difficile bon soyons

De bon compte ce n’est pas ce n’est pas si si anormal que cela si si on pour prendre une analogie si on permettait ou disait ou avec cette avec cette fonction que tous les couples de France puissent prendre 1 an et demi ou 2 ans de distanciation il est pas certain que 100

% des couples se se reformeraiit sans doute que pour le pour pour le travail aussi il y a eu des des des des des réflexions des des des autres des autres façons de de réfléchir et à côté de cela à côté de cela euh soulignons aussi que on est dans une

Dans une société où les les attentes par rapport au au travail ont changé sans doute que pour le dire de de de manière euh je dirais un peu catégorielle sans doute qu’on qu’ient d’une d’une société euh où le travail rimait avec le devoir c’était très clairement une une société

Du du du devoir ce qui permettait de faire l’économie de toute une série de questions ce que nous faisions ce que peut-être euh nos nos pères nos mères nos grands-mères nos grands-pères faisaient c’était fondamentalement par devoir parce qu’il le fallait ce qui qui qui est qui est un

Devoir qui était aussi lié à des à des nécessités matérielles extrêmement extrêmement précise et et et nommable et toute la société finalement était était emmené par cette prévalence du devoir on peut pas expliquer autrement les les immenses sacrifices que les que les guerres ont ont suscité c’est par deoir que que

Beaucoup de conscrits se sont se sont engagés il y a toute une série de valeurs transcendantes comme celle de la patrie et cetera qui étaent extrêmement importante cette civilisation du devoir elle elle existe encore évidemment et je pense que rien dans l’histoire ne ne s’arrête véritablement il y a aucune

Page n’est définitivement tournée évidemment que dans dans le rapport au travail beaucoup de devoirs continuent à à à exister mais enfin avec mes 68 on a vu une une une une autre vague de valeur où c’est sans doute l’épanouissement personnel quelque chose comme un une recherche de de de développement libre

De son de son rapport au monde qui a supplanté le devoir faisant euh des des individus des des des des êtres avec sans doute davantage d’autonomie et une capacité critique par rapport à ces à ces grands récits que que que furent que furent le devoir et ce que l’on voit

Aujourd’hui c’est que cette civilisation de l’épanouissement personnel commence à marquer certaines euh certaines limites elle commence un petit peu à s’essouffler parce que cette possibilité individualiste de profiter de la vie finalement d’en jouir librement avec tout ce que cela a parfois de de de de

De rapport de calcul avec le reste de la société induit aussi une une ruptureavec le nous de la société et induit aussi un certain égoïsme certain un égoïsme parfois matérialiste et on est notamment avec la crise écologique dans une prise de conscience que l’épanouissement personnel se paye parfois euh de de

Toute une série de conséquences nocives pour la société c’est cette dissonance que tout qui entre dans un dans dans un aéroport a en en se disant à la fois magnifique je verrai peut-être telle ville tout à l’heure enfin sûrement même telle ville tout à l’heure ù où le

Soleil ou que sais-je et en même temps euh on sait que on sait que cela se paye écologiquement de tel ou tel impact et il y a cette dissonance qui rend le le fait d’assumer uniquement quelque chose de l’ordre de l’épanouissement beaucoup plus difficile et qui fait émerger alors

Euh la la notion de sens ce qui veut dire ce qui veut dire que euh dans cette cette recherche d’un d’un sens du travail on doit réinventer on doit réinventer nos modèles on doit finalement retrouver des des philosophies du travail plus euh plus justes et plus en adéquation avec nos

Réalités et c’est pour ça que la philosophie et toutes les sciences humaines sont sont des disciplines si passionnantes enfin toujours mais mais mais aujourd’hui aussi je trouve que la tentative de cartographier une évolution si rapide de nos sociétés est une tentative euh extrêmement stimulante et on voit que les choses se bougent

Tellement vite que des des nouveaux mots doivent être utilisés on peut évidemment faire appel aux pensées de de nager mais avec certaines limites une des grandes pensée du travail par exemple c’est c’est la pensée de la philosophe Anna arent Anna arent dans la condition de l’homme de l’homme moderne qu’elle a qu’elle a

Écrit dans dans les années les années 60 et qu’elle a poursuivi dans les années 70 euh dit finalement il y a trois grands rapports au monde trois grands rapports à l’action à la vie V activa la vita activa qu’elle nomme travail œuvre et action et le travail l’animal laborance

Comme le nomme en en se servant du latin l’animal laborance c’est l’humain qui fait face au aux nécessités de l’existence à ce qui est véritablement nécessaire dans le rapport au monde c’est-à-dire la subsistence et l’entretien du monde car le monde s’use le monde s’use euh les corps aussi

S’usent nous avons faim tous les jours nous avons faim tous les jours il faut il faut veiller à à ce que l’humain puisse manger il faut veiller à ce que mais la poussière qui tombe fatalement soit soit enlevé il faut entretenir le monde finalement et euh mais ça peut

Aller aussi l’entretien d’un jardin ça peut c’est c’est c’est tout finalement c’est c’est tout ce qui relève de l’ordre de la nécessité et et et arent dans une posture qui est relativement aristocrate pour euh pour le coup euh dit ben oui c’est nécessaire c’est nécessaire mais mais c’est pas le plus

Intéressant c’est pas le plus intéressant et on verra tout à l’heure que euh dans sa dans sa manière de faire il y a il y a sans doute beaucoup trop de condescendance par rapport au au travail au travail manuel notamment au travail matériel enfin il disait bon là

Il faut il faut prendre à bras le corps la nécessité du monde mais c’est pas là que le monde se crée le monde se crée beaucoup plus dit-elle dans la catégorie de l’œuvre pour celles et ceux qui qui travaillent en en bâtissant qui travaillent en construisant des institutions en construisant des écoles

Des hôpitaux des des institutions publiques qui qui durent parce que vous l’avez compris le travail soumis à la nécessité ne dure pas il faut chaque chaque jour le le recommencer tandis que dans l’œuvre il y a une dimension qui transcende l’individu qui qui va plus loin que lui finalement

C’est ce qui est de l’ordre du non consommable et c’est vrai c’est vrai que on consomme dans le monde du travail on consomme sans cess et consommer c’est abolir mais il y a des choses que l’on produit et que l’on ne consomme pas on peut construire une école par ne

La consommera jamais elle survivra évidemment à celles et ceux qui l’ont qui l’ont bâti de même pour l’œuvre D’Art l’œuvre d’Art et par excellence ce que l’on ne consomme pas quand vous êtes face à un grand grand tableau quand vous êtes vous écoutez un grand morceau de musique il y

A tout de même un signal de l’œuvre vers vous qui qui dit tu ne me consommeras jamais tu ne feras jamais le tour et et et l’œuvre est toujours plus puissante que la personne qui la contemple finalement et puis à côté de cela encore à côté de cela Aren dit un trisè trème

Grand mode de de rapport au monde qui est l’action et dans l’action la personne s’exprime s’exprime par sa parole très souvent par ses gestes sur ce qui importe véritablement pour elle c’est le moment où la personne devient politique et toute action pour Aren est politique c’est-à-dire qu’elle euh a un

Souci du bien commun elle a un souci euh de de l’organisation de la cité ou à l’intérieur d’une entreprise de de de l’organisation de cette entreprise ou de cette institution et pour Aren c’est la catégorie la plus la plus noble la plus valorisée de notre rapport au monde

C’est une une façon de voir tripartite qui qui est éclairante euh qui euh euh qui finalement permet de de comprendre que qu’effectivement les sociétés euh produisent des choses qui durent et puis sont amenés à à s’auto-entretenir comme s’il y avait une entropie et il y a une entropie permanente et puis qu’on peut

Valoriser surtout la la la la la la la parole mais mais mais cette cette façon de voir laisse dans l’ombre outre qu’elle soit relativement condescendante comme je l’ai dit laisse dans l’ombre toute une série de métiers d’activités et et la la complexité de notre civilisation finalement ne se laisse pas

Lire par la tripartition de de Hanna Aren il faut chercher à à à comprendre avec sans doute d’autres d’autres thèmes d’autres catégories ce qui ce qu’il en est parce que le problème d’aren n’est plus véritablement le nôtre en tout cas je connais personne qui se dit moi je

Suis uniquement dans l’œuvre bon je suis uniquement dans dans le dans dans dans dans finalement l’entretien du monde peut-être davantage mais mais mais mais il y a quand même dans cet entretien du monde quelque chose qui qui va vers l’œuvre aussi sans doute que la tripartition est un peu trop trop

Difficile en tout cas dans le dans le désir de sens dans le désir de sens du travail une chose qui qui qui me marque c’est que nous sommes plusieurs nous sommes plusieurs à l’intérieur de nous-mêmes comme si nous avions chacune chacun des casquettes nombreuses et ces casquettes finalement pour reprendre ce chiffre 3

J’en vois trois trois important c’est qu’à la fois nous nous faisons partie du système nous faisons profondément partie du système nous sommes un un des des des des individus qui sommt englobés dans dans un système et pour décrire ce système le système dans lequel nous travaillons finalement je serais beaucoup plus matérialiste

Qu’idéologique c’est sûr que il y a eu des grands discours antiystème très très idéologique on on en a entendu de de de nombreux il y a même des des présidents américain qui enfin un président américain qui a qui a qui qui a été élu avec une attitude antiystème bon moi je

Je ne souscris pas à cette cette manière de voir à ce point antiystème parce que je pense que les systèmes sont aussi là pour euh pour protéger les euh les les individus évidemment il faut faut faut politiser la notion de système mais d’abord et avant tout le système

Contemporain euh si on veut être matérialiste euh il a des marqueurs euh c’est souvent la vitre h c’est souvent la vitre c’est souvent le verre plat qui fait une différence entre le dedans et le dehors et être dans le système c’est souvent être protégé en l’occurrence des

-3°gr ou des – 2°gr par par le verre plat ce sont sont les frontières les frontières du système autre élément extrêmement important du système c’est le lieu où on s’assoit la chaise le la place la place et être dans le système c’est avoir une place très souvent avoir

Une place du côté de du ver de la vitre où règne le conditionnement atmosphérique l’air conditionné et puis trè élément du système qui est assez qui est assez important c’est c’est l’écran évidemment nos systèmes sont remplis d’écran toujours davantage d’écran et très souvent on peut dire aujourd’hui que

Travailler c’est avoir une place dans du côté de la vitre où règne l’airconditionné devant un écran et tant et tant et tant d’individus dans nos dans nos sociétés travaille de cette manière-là sans bien toujours savoir ce qui se passe derrière l’écran avec l’écran mais l’écran est devenu l’outil de travail numéro 1 ce

Qui veut dire que que que que cette cette catégorisation d’aren on le voit bien par rapport à ce que je décris du travail contemporain est relativement inopérante et et et cela fait cela fait le les mois systémiques cela fait les les personnes qui qui travaillent dans le système qui travaillent pour le

Système mais qui et qui parfois sont les com on pourrait dire les bons petits soldats du système et qui savent l’entretenir et c’est extrêmement extrêmement nécessaire extrêmement nécessaire de de de veiller à ces systèmes là cela étant cela étant le même individu le même individu quand il réfléchit c’est bien aussi que ces

Systèmes sont déstabilisés parfois fragilisé parfois même détruit par ce que l’on peut appeler des ultraforces par des puissances euh que les simples citoyens et que même la plupart des États seuls ne pas viiennent pas du tout à à canalyser à endiguer ce sont ce sont les ultraforces du contemporain c’est-à-dire les très

Très grandes dynamique qui modifie le travail qui modifie notre rapport au monde qui modifie les pays qui modifie les paysages on pense à toute à tous les gfames les grandes industries du numérique maintenant l’intelligence artificielle les les vagues de robotisation la financiarisation les grands rapports à l’énergie les grands

Très grands lobby de l’énergie de l’agroalimentaire bon il y a énormément d’ultraforce qui qui qui qui traversent le système et qui les font qui les font muter qui les fragilise et qui parfois les renforce également mais mais le jeu qui réfléchit n’est pas uniquement l’individu qui qui

Qui qui œuvre dans le système mais mais mais c’est l’individu qui qui est beaucoup plus politique et qui sait que avec ces ultra forces là il y a pas il y a pas de rapport de force possible on est dans quelque chose comme l’antirapport et je pense que c’est

C’est tout à fait intéressant d’analyser la technologie comme finalement un nouveau type de destin un nouveau type de destin le destin par excellence c’est le destin de la nature il s’impose à à l’humain s’impose à l’humain c’est tout toute la grandeur moderne et et toute la grandeur de

Descart notamment et puis de tous les mod de dire nous humains nous voulons tout de même que cette puissance de de de la nature ne soit pas nocive pour nous soit le moins nocive pour nous qu’on puisse tout de même en devenir descardisés maîtres et possesseurs bon ça était beaucoup critiqué mais c

Voulait tout de même dire quelque chose tempérer un petit peu les mauvais effets de de la nécessité naturelle et et et la modernité réussit cela en mettant en place toujours davantage de Scien toujours davantage technique qui aujourd’hui deviennent un un un nouveau type de destin et s’impose à nous

S’impose à nous et nous les subissons regardez aujourd’hui tous les débats sur l’intelligence artificielle on se dit ouh là ou là que que va-t-on faire avec ça et et et c’est une ultra force très clairement qui s’impose et donc l’être qui travaille il est il cherche du sens

En se disant évidemment je participe à un système dont qui me protège qui qui qui pour ceux qui sont à l’intérieur de système peuvent souvent leur bénéficier mais en même temps il il est sont traversé par ces ultraforces et puis il y a une troisème instance de la

Personne que l’on n’oublie pas que l’on n’oublie pas et qui toute la journée quand on travaille est aussi très importante c’est ce qu’on pourrait appeler le Soi h c’est c’est ce qui nous importe véritablement c’est le centre de de de nous c’est c’est c’est c’est ce

Qui est c’est ce qui est précieux c’est le rapport à à nos valeurs le rapport aux êtres que nous aimons le rapport au sens de notre vie peut-être c’est c’est là que ça se joue c’est là que ça se joue il pas besoin peut-être de de de de

Faire une longue thérapie ni de se se livrer dans dans des très très longues écritures sur la connaissance de soi pour dire ce que c’est ce soit je pense pas que ce soit une une entité euh une entité descriptive Nietzsche a un beau texte où il dit la connaissance de soi bon c’est

Important très important mais il faut voir comment on s’y prend parce que si tu crois que pour te connaître pour savoir qui est ce soit c’est en descendant toujours plus loin en toi-même que tu vas arriver à une vérité première sur toi tu te trompes et puis

Tu risques de te blesser en descendant trop longtemps en toi-même niet est un un un médecin de lâme aussi he c’est un un grand thérape pe qui qui est assez vigilance il dit non si tu veux vraiment savoir qui tu es fais plutôt la liste de

Tout ce que tu as aimé fais plutôt la liste de tout ce que tu as aimé des moments des êtres de tes passions finalement cela te décrira parfaitement et le soi c’est ça c’est c’est c’est c’est c’est finalement ce qui nous importe le plus et cette cette dimension

Là il faudrait pas du tout croire qu’on la laisse tout à fait de côté quand on va travailler elle est elle elle est très présente elle est très présente et quand on demande un sens au travail c’est par c’est c’est c’est en cherchant à avoir quelque chose comme un un

Alignement entre ces ces différentes ces différentes dimensions je pense que cet alignement n’est pas facile il est il il est il est il il est une quête évidemment mais il est quelque chose qui nous permet de sortir des trop grandes dissonances euh affectives cognitives c’est-à-dire des grands écarts que nos

Systèmes complexes nous imposent très souvent alors pour réfléchir à à ces questions euh il y a une dizaine d’années il il m’avait m’avait paru important de d’essayer de comprendre ce que l’on appelait épuisement professionnel ce que l’on appelait Burnot c’est vrai que il y

A il y a 10 ans en 2013 j’ai fait un livre qui s’appelait global Burnot pour pour finalement déplier la la notion et et et savoir quels enjeux s s’y jouaient il y avait à la fois euh un un désir philosophique de comprendre un désir d’intervention sociale

En en me disant que la connaissance libère que que que finalement savoir mieux ce qui se passe dans dans ces cas-là euh permet peut-être de les tempérer ou permet peut-être euh de de prendre des précautions ou ou de lutter euh et puis il y avait également cette

Cette idée que c’est en comprenant mieux les failles qu’on comprend mieux la réalité du travail c’est ce que Freud disait freud disait cela sur sur la vie psychique c’est quand il y a une une sorte de une sorte de brisure dans la vie psychique que l’on voit mieux

Comment elle elle elle elle fonctionne ce sont souvent les problèmes qui sont des des des révélateurs de de ce qui se passe et et et c’est un peu comme cela que j’avais j’avais abordé la question de de l’épuisement professionnel en me disant qu’elle qu’elle révélait sûrement quelque chose sur ce qui est

Important dans dans le travail dans le travail lui-même alors bon je v pas vous vous refaire toute l’histoire sinon dire que que c’est effec effectivement un mot qui qui a était forgé par par un médecin dont dont dont il est intéressant de faire de faire mémoire c’est un un psychiatre

Autrichien qui s’appelait freodenberger qui a quitté l’Autriche et l’Europe au milieu des des années 30 quand il avait 10 ans ses parents l’ont mis sur un bateau euh pour pour pour pour fuir l’antisémitisme euh très très clairement il a été travaillé enfin il a étudié d’abord aux États-Unis la médecine la

Psychiatrie il a fait une psychanalyse et puis il s’est mis à euh à à travailler comme psychiatre à New York et en plus de sa consultation ordinaire il avait euh mis sur pied c’est une œuvre mis sur pied à une free clinque donc une clinique bénévole où il accueillait des des toxicomanes avec

Toute une toute une équipe la thérapie pour les toxicomanes le travail difficile le travail infini pour ainsi dire et euh pendant des années et des années il a il a donné tout ce qu’il pouvait de je sais pas après sa consultation quoi de 21h à 1h du matin

2h du matin toujours sur le terrain et et on lui disait mais tuen fais trop doucement doucement tuen fais trop il disait mais non j’en fais pas trop c’est la souffrance qui est trop importante la souffrance à soulagé est là je dois tout donner et et non j’en fais pas trop et

On lui disait aussi mais tu t’abîmes tu m’insis non Franck Sinatra est plus maigre que moi encore j’ai de la marge je continue et et et l’histoire raconte que euh enfin son histoire sa biographie raconte que la veille d’un départ en vacances avec son épouse et ses enfants

Qu’il ne devait pas beaucoup voir euh il a été cloué au lit incapable incapable d’encore bouger comme si son corps émettait le message de panne que sa conscience n’avait jamais pu émettre lecord en sa parfis beaucoup plus long que que nous-mêmes et et et et si nous réussissons souvent à dompter nos nos

Psychisme à force de conditionnement et de méthodes Coué il y a des moments où le corps se on voit tous les tout tout t t les signaux de de cessation d’activité temporaire bon et frodenberger a été bien obligé d’accepter ses signaux de se reposer longuement et en se reposant lui

Qui avait été formé à la psychanalyse a euh pris l’habitude chaque matin de s’enregistrer sur ces ces bandes anciennees bande magnétique queù nous avons connu les années 70 il prenait son son magnétophone et et dans une association libre il parlait de ses ses états d’âes il parlait aussi de son incompréhension

Parce que il était fatigué sans être vraiment déprimé et la dépression que lui le psychiatre aurait pu convoquer ne lui parlait pas donc il y avait autre chose et en réécoutant ces ces C ces enregistrements quand il a été étit mieux il a entendu que le mot qui lui

Revenait parfois pour qualifier c’était le mot de toxicoman précisément qui disait je suis cramé I’m burn out en anglais je suis cramé il s’est dit ben oui c’est ça qui me qui me décrit le mieux et et il a été alors euh porté sur la description de sa souffrance professionnelle dans dans ces

Termes-là et et il y a pas tout de même beaucoup dans la 2è partie du 20e siècle de naissance de nouvelles catégories psychiatriques qui euh enfin psychiatrique alors il y a beaucoup de discussion mais mais mais mais qui ont eu un tel un tel impact euh dans les

Dans les sociétés et qui traversent véritablement nos sociétés je suis tout à fait étonné par enfin oui je reste étonné par la la la multiplication continue de toute une série de ces cas dans le dernier euh rapport du commissariat du plan sur le sens et la reconnaissance du

Travail euh qui est qui est un rapport qui qui a qui est sorti il y a 3 ou qu 3 qu mois on on cite le chiffre de 3,2 millions de d’actifs en risque de burnon c’est ainsi que c’est formulé bon alors comment ces études sont-elles sont-ell

Fait c’est très très difficile bon c’est un chiffre absolument colossal il il y a beaucoup de déclaratifs derrière aussi c’est c’est pas facile du tout donc à prendre avec énormément de pincettes je je je cite juste ce nombre comme comme un symptôme de plus que cette cette cette pathologie de l’épuisement

Est structurante est structurante dans notre dans notre rapport au travail alors pour euh pour comprendre ce qui se joue je trouve je je trouve qu’il est intéressant de de d’y voir le thème de l’adaptation dans dans la question du Burnot il y a une sorte d’adaptation

Impossible on s’adapte à à des à à des un système on s’adapte à des des contraintes des rythmes et cetera ou parfois on s’adapte à des situations dans lesquelles il y a il y a des conflits des conflits d’ordre ou des conflits de valeurs des dissonances et et finalement c’est l’adaptation qu’on

Qu’on cherche toujours soit elle est impossible soit elle ne débouche pas sur quelque chose qui est différent de l’adaptation je veux dire ceci nous ne nous adaptons pas à un système pour y être adapté s’adapter n’est pas une fin en soi pour nous qui sommes je je je vais

Prendre ceci dans le système c’est-à-dire du côté de la vitre où il y a de ou oui où il y a un conditionnement atmosphérique pour reprendre la métaphore de de tout à l’heure quelqu’un qui euh aujourd’hui euh arrive d’un pays en guerre serait très très heureux d’avoir juste une chose à faire c’est

S’adapter au système mais mais mais mais pour euh pour les habitants du système euh que que bon nombre sont nous nous adaptons nous nous adtons toujours davantage mais parce que nous avons une finalité différente qui est de se réaliser euh l’adaptation doit déboucher sur une réalisation de soi qu’on qu’on

Peut aussi qualifier comme du sens ou ou l’adaptation doit déboucher sur un lieu où on peut œuvrer comme comme on l’entend et et et dans ces catégories de Burnot il y a vraiment quelque chose comme une réalisation de soin impossible des individus qui disent mais finalement

Je je passe mon temps à essayer de m’adapter de façon parfois ubuesque et et ça débouche pas sur ce que je serais en droit d’adapter euh qu’on survalorise parfois euh qu’on survalorise parfois il y a évidemment beaucoup de d’éléments psychologiques d’un idéal du moi qui travaille aussi Qui est qui est qui est

Qui qui est en jeu dans ces euh dans ces question d’épuisement professionnel mais que que l’adaptation ne débouche pas sur la réalisation de soi voilà un marqueur qui euh euh qui est un marqueur qui est aussi très lié à notre conception du temps je crois que dans

Nos sociétés j’ai j’ai cré un livre qui s’appelait qui s’appelle toujours d’ailleurs avoir le temps il y a quelques quelques années je crois que il y a une nouvelle catégorie de temps qui euh qui qui qui qui est en développement et et et nous avons nous avons changé de

Rapport au temps de manière absolument considérable et nous vivons de plus en plus dans un temps qui a un temps numérique jeappelle un hypertemps chaque fois que vous faites le geste de prendre votre machine favorite c’està direire environ 260 fois par jour d’après d’après les études enfin je sais pas

Contter sur moi mais du du du réveil jusqu’au coucher dans les endroits dans dans tous les endroits nous sommes en permanence connectés à cette C cet appareil qui est un appareil à synchronisation d’abord et avant tout nos écrans nous rappellent l’heure nous disent l’heure à la à la

Seconde à la seconde près et et et invente enfin mett en œuvre un rapport au temps tout à fait inédit tout à fait inédit réfléchissez par exemple si vous voulez au temps un rebours a temps un rebours c’està-dire au décompte du temps vous utilisez un GPS vous savez qu’il reste 4 minutes

Pour arriver ou ou 4h quand il y a de la neige que sais-je bon c’est une un décompte du temps ce temps décompté et ce qui signale le temps qu’il reste c’est le temps inhumain par excellence si les humains désirent ignorer quelque chose c’est le le temps qui reste

Métaphysiquement ça va sans dire mais la machine elle ne connaît que une durée qui n’est même pas une durée qui qui est un décompte c’est le temps qui reste tout processeur commence à calculer le nombre de millisecondes qu’il lui faudra pour faire telle ou telle opération et

Donc on a on a un nouveau rapport au temps qui est qui qui est sous le mode de l’urgence sous le mode de l’omniprésence et qui s’impose très souvent au travail qui s’impose très souvent au travail et c’est un véritable problème c’est un véritable problème parce que je pense que tout travail de

Qualité on va en revenir sur je je vais y venir sur la notion de qualité impose à lui-même sa propre temporalité c’est finalement en travaillant qu’on sait consciencieusement combien de temps cela va cela va nécessiter et dans beaucoup de domaines le temps vient de l’extérieur en disant mais telle

Activité il faut qu’elle soit réalisée en en autant de minute ce qui dans le monde médical par exemple crée des absurdités parce que autant des médecins savent que un quart d’heure c’est trop pour tel ou tel type de patient euh à qui il y a qu’une petites

Choses à annoncer et un quart d’heure c’est beaucoup beaucoup trop peu quand la chose à annoncer est beaucoup trop important de cette sorte de de segmentation des 15 minutes par patient à quelque chose d’abstrait qui ne rend pas justice au travail vivant qui rend pas justice au travail au travail

Concret donc ça c’est c’est c’est un thème je trouve important dans la catégorie de la réflexion sur le burn se dire tiens mais l’adaptation elle doit pouvoir déboucher sur une réalisation de soi et c’est tout à fait c’est tout à fait important et et c’est une manière de

Comprendre que le Burnot est aussi révélateur d’une essence du travail de ce que l’on cherche par le travail c’est c’est c’est se réaliser soi-même ou réaliser ses valeurs en plus de de ce thème là du thème de de l’ tion on peut réfléchir à certains types de métiers qui sont les métiers de

L’humain les métiers de l’humain les métiers où où on travaille non pas avec de la matière mais on travaille avec des humains pour des humains freudanberger était médecin et le premier livre qu’il consacre à la question du Burnot a comme personnage cent trop des infirmières des médecins des assistantes sociales euh des des

Personnels d’aide dans des maisons dans des épades et des des profs et des des des enseignant tout des des métiers de l’humain finalement il consacre son premier livre à cette catégorie là en disant c’est là qu’il y a un problème dans dans le rapport au travail

Humain ce qui est un est un écho involontaire parce qu’il ne fait pas le lien un écho involontaire à une une grande phrase de Freud qui dans les années 30 30 à partir de 33 34 il était à Londres euh il il disait avec la modernité trois métiers sont devenus

Impossibles soigner éduquer et gouverner les métiers impossibles de la modernité c’est freut qui parle c’est freut qui parle à la fin de sa vie c’est pas quelquun qui a parlé beaucoup pour ne rien dire mais là on peut dire que il a souosé cette cette allégation par laquelle il il

Montrait le changement radical de paradigme de cette modernité parce que soigner éduquer et gouverner ce sont les matrices de la culture occidentale on on on voit chez les Grecs on voit au Moyen-Âge on voit dans la Renaissance que toutes les œuvres nobles sont des œuvres de soin de soin de soi-même et de

Et de l’autre corps et âme d’éducation d’éducation d’autrui pour faire d’autrui quand c’est possible quelqu’un qui pourra veiller sur la cité c’est-à-dire faire de la politique ce sont ce sont vraiment les les les les mamelles de l’humanisme classique soigner et éduqué gouverné et et et et vreux dit euh ce sont les

Activités qui sont devenues impossibles avec la modernité et fredenberger enchéri en disant effectivement c’est c’est là qu’il y a qu’il y a quelque chose qui coince aujourd’hui et et sociologiquement on peut on peut pas donner tout à fait tort parce qu’on voit que ces métiersl euh qui qui dans les

Villages par exemple dans les villes l’enseignant le médecin était euh ou le maire que sais j’était vraiment les les les métiers les plus les plus importants faut que je fasse attention parce que si je comprends bien le maire ça ça est ici mais mais mais voilà c’est bien ça non

Non tout à fait sont sont dans son son son dans dans nos société des des rôles qui sont davantage contestés ou ou qui qui dans l’opinion peuvent être davantage critiqué de manière ou d’une autre regardons la la la figure de l’enseignant par exemple c’est plus du tout une figure qui avait cette cette

Sorte d’autorité naturelle que la détention et la transmission du savoir conférait mais à qui on dit tiens il faut peut-être enseigner autrement et cetera alors c’est intéressant de se de réfléchir sur les métiers de de l’humanisme classique et les métiers de l’humain en se disant mais mais mais qu’est-ce qui qu’est-ce

Qui dans ces métiers-l est spécifique et pourquoi est-ce que ces métiers-là sont plus difficiles aujourd’hui qu’auparavant une hypothèse que j’ai j’ai formulé dans dans dans dans ces études sur sur le Burnot c’est de de dire que il existe deux types de progrès souvent on oppose le progrès et son

Contraire c’est-à-dire le progrès et la régression on trouve que cette euh cette cette manière de de voir les choses duales et stéril parce que bon vous dire oui le progrès l’antiprogrès c’est pas comme ça qu’il faut voir les choses mais il y a deux types de progrès

Un progrès qui est le progrès utile j’appelle progrès utile qui est le progrès des technologies le progrès des sciences le progrès de notre rapport à la matière le progrès économique également tout tout le progrès dans la le domaine de la qualité de vie matérielle qui est triomphale dans notre Occident et et

Dans le monde dans le monde de façon plus globale ce progrès là ce progrès matériel il a il il il a pour lui quelque chose comme la force de l’évidence vous prenez tous les téléphones dans dont vous vous êtes servis dans votre existence vous le

Mettez sur une sorte de de de de lignée mentale vous dites ben oui effectivement là il y a vraiment vraiment un progrès et si si si s’il a cette cette évidence là et si on peut véritablement parler de quelque chose comme une une amélioration en prenant un certain nombre de critères

Matériels même c’est que cette ce ce progrès fonctionne par capitalisation c’est-à-dire qu’ il y a un capital de de savoir un capital de science un capital d’innovation toujours plus important qu’il ne faut pas réinventer à chaque génération et c’est sur base de ce capital là qu’on continue à progresser

Ch GPT qu’on vient de de mettre sur le marché n’a pas été inventé il y a quelques mois c’est le le fruit d’une série de de couches de travail sur une un un conglomérat de procédés de pensé de de de de logique de travaux sur le langage de lien entre langage et informatique

Toujours plus important qui croit de cette façonlà et et et quand on on on parle de l’accélération du progrès technologique on a tout à fait raison le capital étant de plus en plus important le nombre de personnes qui se souci de ces questions étant aussi de plus en

Plus important évidemment que le progrès utile va aller toujours davantage en en accélérant et les les théories d’un décollage de l’intelligence artificielle par exemple sont des théories à prendre très très au sérieux vous imaginez aujourd’hui à l’URE où je vous parle le nombre de personnes qui qui finalement héritent de de tout le

Savoir de la culture scientifique et qui sont à l’extrême point du développement et qui essayent de la faire encore aller plus loin en l’incrémentant finalement vous vous pouvez anticiper que que que que des conséquences importantes auront auront auront lieu effectivement ça va toujours plus plus vite alors espérons

Ça va dans le bon sens et que et que ce ces savoirs là vont aussi être mis à contribution pour la transition écologique pour la recherche de type d’énergie et cetera ils le sont en grande partie mais mais on est là ultraforce contre ultraforce ça c’est le

Progrès utile ne le voyons pas d’un trop mauvais œil dès que si si malheureusement nous devons être admis à l’hôpital nous sommes très très très heureux très très heureux bien souvent que qu’ soit soit qui soit là pour permettre je sais pas une une intervention au laser à la cornée ou des

Choses qui sont de cette de cet ordre là et dans bien des domaines mais le problème le grand problème du contemporain c’est que ce progrès triomphal il est pris comme le seul progrès alors que il y a un progrès qu’on peut appeler subtil qui se rapproche plus d’un art

Qui se rapproche plus d’une d’une manière manière d’enseigner par exemple manière de so manière humaine d’être en contact les uns avec les autres et là aussi on fait des progrès et c’est ce que les anciens savaient quand il mettaient au centre l’enseignement le soin de la cité la culture finalement il

Disaent les progrès c’est dans dans ce secteur là qu’il faut les faire c’est dans ce c’est c’est dans le le soin de l’évolution personnelle le mot culture vient d’ailleurs de là c’est c’est si on qui qui l’emploie dans les Tusculanes en disant ben de la même manière que

L’agriculture prend soin des des plantes de la même manière il faut cultiver son âme cultura animi philosophia s la culture de l’âme c’est la philosophie et et on fait des progrès aussi de cette manière-là mais tout à fait différemment on peut pas dire tiens mais j’ai beaucoup progressé dans la culture de

Mon âme depuis avantière j’ai encore franchi un seul euh il y a quand même un capital de connaissance de moi-même dont je peux dont je peux maintenant bénéficier et faire bénéficier les autres non on est dans quelque chose qui est vraiment un art subtil qui est un art subtil et

Souptella ça vient du latin ce qui est en dessous de la toile soutella c’est c’est ce sont les fils fondamentaux les fils fondamentaux qui nous lient parce qui nous importe nous lit les uns aux autres à nous à la terre et il y a tout

Un art du progrès subtil et et et ce que la crise la crise des métiers de l’humain signale ce dont elle est le symptôme c’est d’une dévalorisation de ce ce ce domaine du progrès subtil par un progrès utile triomphal ce qui veut dire pour prendre les choses positivement que s’il y a une

Chose à à défendre toujours davantage c’est ce cette Capac ité là cette capacité là de d’être lié à ce qui nous importe et qui vaut aussi tout à fait pour le domaine de l’économique pour le domaine de la technologie pour le domaine de la science parce que dans

Temps en temps d’organisation on sait bien que que c’est là c’est dans les rapports humains c’est dans les rapports des uns avec les autres que les progrès les plus importants peuvent peuvent être faits donc à nouveau le le le B révèle l’importance de cet autre progrès qu’on peut appeler progrès progrès subtil et

Alors il y a un troème et dernier thème euh que que le bnot évidemment révèle c’est la reconnaissanceon la crise de la reconnaissance la question de la reconnaissance elle est sur bien des lèvres elle est en tout cas prononcé dans la plupart des euh euh des des des

Cabinets de coaching les entretiens dans les entretiens en RH aussi euh il y a quelque chose comme un un déficit de reconnaissance vécu exprimé par par bon nombre d’individus là aussi il faut réfléchir en se disant que évidemment qu’il y a une une une composante narcissique importante à ce désir de

Reconnaissance quand on est reconnu c’est parce qu’on veut on veut exister et et il y a quelque chose comme un ben j’existe pas j’existe pas suffisamment il y a quelque chose comme un un soin que l’on aimerait euh plus plus important par rapport à nous-même qui

Est qui est euh appelé de la part de de l’institution et ce soin-là il est important il est important on existe grâce au regard d’autrui c’est Hegel qui euh qui le premier l’avait dit et c’est lui qui forge en philosophie au début du 19e siècle en Allemagne c’est lui qui

Forge une philosophie de la reconnaissance plus on est regardé et de façon bienveillante plus on va évoluer euh de façon euh de façon assurée et il est beaucoup de de psychologu de neuropsychologue on fait bien des bien des expériences par la suite dont j’aurais pas aimé être le cobé en en ne

Regardant absolument pas la personne ou l’enfant qui qui grandit et en se disant bah oui voilà on ne le regarde pas et donc il il évoluera mal se en passant je me demande toujours qui assure le service aprèsvente de ces pauvres de ces pauvres euh patients mais euh après avoir dit donc le

L’importance de la composante narcissique du du du jugement de reconnaissance il faut il faut aller plus loin et dire que il y a une deuxième composante sans doute plus importante qui est exprimée par le le besoin de reconnaissance et qui se laisse lire dans le fait que on ne

Désire pas être reconnu par n’importe qui si euh pour quelqu’un qui qui qui travaille dans une école par exemple la la boulangère juste en face dit ben oui vous faites un travail super et cetera c’est très très bien ça fait toujours ça fait toujours plaisir mais ce qui sera

Peut-être plus important et en tout cas très différent c’est si sa collègue la plus proche lui dit tiens là tu as eu faire avec une classe qui était pas facile et tel ou tel élève qui savait falloir qui qui qu’il fallait savoir pardon gérer dans cette

Classe là et tu as bien fait les choses le jugement de reconnaissance il est dit en connaissance de cause et avec quelque chose comme une catégorie esthétique tu as bien fait les choses ou bien un électricien tiens les fils là ils sont bien rangés bien joués ou bien à une

Infirmière tu as réussi à faire ce pensement de façon agréable alors que la patiente était était tout à fait ronchon ou beaucoup trop difficile dans ce jugement esthétique il y a beaucoup d’esthétiques dans le monde du travail dans ce jugement esthétique se dit quelque chose comme un comme un partage un partage de

Pratique un partage de valeur et finalement c’est du collectif qui s’exprime je pense que quand on on dit je ne me sens pas assez reconnu ce que l’on veut souligner d’abord c’est que l’on ne trouve pas sa place dans un collectif ou que le collectif est défaillant ou que il y a pas

Véritablement de nous ou qu’il y a une compétitivité telle que la personne ne peut pas s’identifier à quelque chose comme un un collectif mais mais à l’impression que c’est une une course de toute une série de de rivaux et de et de rivales donc ce que l’on doit entendre

Dans la euh dans la reconnaissance c’est que la vérité du travail c’est qu’on travaille pas seul on travaille très rarement seul il y a des individus qui travaillent seul évidemment il y a des médecins qui travaillent seul il y a des intellectuels qui travaillent seul et CEA enfin très souvent on travaille dans

Un dans dans un collectif et et veiller à ce que des jugements notamment des jugements de reconnaissance puissent circuler dans ce collectif est extrêmement extrêmement important parce qu’on voit que leur absence peut-être peut-être tout à fait né négative et mal vécu alors pour euh pour pour pour pour

Bientôt euh euh qu’on conclure ce ce parcours sur euh sur sur le travail j’aimerais faire appel à une à une dernière catégorie catégorie extrêmement importante qui est la catégorie de qualité quand on quand on cherche un sens au travail je pense que on réfléchit aussi à ce qu’est la la la

Qualité de notre travail h ce que c’est finalement la la qualité de notre de notre apport parce que jusqu’à présent on a beaucoup parlé du du du travail dans ces aspects peut-être un peu plus subjectifs dans son ressenti ces aspect peut-être plus psychologique mais enfin en travaillant on a une action vis-à-vis

Du monde on transforme le monde où on a une action vis-à-vis d’autrui et et cette action peut-être une action de qualité qui va alors induire chez nous quelque chose comme un contentement parfois une une fierté ou alors quand elle n’est pas possible va induire une tristesse le fait de n’être

Pas parvenu à à un travail de de qualité je pense que cette notion de qualité du travail elle est extrêmement extrêmement importante elle elle nourrit les individus elle nourrit les individus vouloir faire quelque chose de qualité la notion évidemment de qualité elle est elle est très très polémique elle est au

Centre de toute une série de de recherch euh de de de direction parfois qui qui qui qui font de la démarche qualité quelque chose qui est tout à fait central et quand on parle de démarche qualité parfois euh il y a bien des individus qui euh soit s’enfouill soit

Disent soit se disent tiens mais quel est le nouveau plan dont la démarche qualité est le nom bon alors c’est une notion passionnante c’est vraiment une notion pour la philosophie il y a 4 5 ans j’avais écrit un livre qui s’appelle le Traité des libres qualités vraiment

Passé des passé passé presque 2 ans à essayé de de déplier la notion c’est ça la philosophie hein c’est ce nom qualité là et puis on ouvre l’enveloppe et et on on tire les fils on tire les fils en se disant que nous sommes dans une société où la qualité est extrêmement importante

Et le contrôle de la qualité est omniprésent le contrôle de la qualité est omniprésent et c’est une très bonne chose l’eau qui est ici l’eau que vous buvez au robinet elle a subi toute une série de contrôle de qualité de même que quand vous prenez un train un avion ou

Que sais-je vous êtes assez content de voir autocollant ISO enfin peut-être vous n’y faites pas attention mais mais mais mais mais c’est le contrôle de qualité idem pour un ascenseur idem pour les frein d’une voiture im pour tant et tant de choses et le contrôle qualité qui est qui est qui qui

Est une mentalité technique euh mais qui essaie de minimiser la part de risque que tel ou tel comportement ou tel ou tel produit peut avoir ce contrôle de de qualité est vraiment la la contrepartie d’un monde artificiel nous avons artificialiser le monde nous humains toujours plus nous

Vivons dans les dans des dans des environnements presque uniquement artificiel je sais pas si vous y réfléchissez souvent mais ici maintenant il y a que un élément naturel c’est nos corps et toutes les bactéries qui sont dedans et cetera il y a une faune incroyable mais à par ça tout tout le

Reste c’est du c’est du transformé c’est de l’artificiel nous avons artificialisé le monde et nous vivons dans des bulles que je décrivais tout à l’heure avec les vitres les sièges et cetera la contrepartie de ce monde artificiel c’est qu’il doit être contrôlé il doit être contrôlé toujours davantage et et

Nous sommes extrêmement fort pour contrôler le monde c’est ça la qualité et et à côté de cela à côté de ça il y a le contraire de la qualité parce que artificiellement nous humains je dis nous humains c’est peut-être pas chacun d’entre nous mais mais l’humanité contemporaine produit ou est spécialiste

Pour produire excusez-moi le grand mot mais mais mais Victor Hugo l’avait oser donc je crois pas qu’il faut faut se gêner du merdique contraire de la qualité c’est c’est vraiment je sais pas d’autres mots le merdique la production parfois en masse de de de polluant

Majeurs de de de de de malbouffe de de de textiles qui auront une durée de vie de de quelques semaines et dans le monde des des rapports humains aussi ou des logements le merdque existe et et et et et parfois il génère des profits tout à

Fait considérables on peut se dire si si si il vous arrive d’acheter je sais pas moi un un tournevis vous vous vous n’avez pas votre tournevis favori près et vous devez pour vous dépanner acheter un tournevis à 1, 50 ouou ou à 2 € avec une sorte de de

Pointe métallique tout à fait friable à la première vis hein il y en a hein tout à fait friable à la première vis vous dites attendez j’ai j’ai acheté 1,50 € quelque chose qui a été fait qui était il y a eu du métal il y a eu du

Plastique il y a des gens qui ont pensé cet objet qui est qui est merdique et qui servira jamais qui a une aberration écologique qui a une aberration technologique qui a une aberration par rapport à à à ce que c’est qu’un outil c’est une aberération de tous les points

De vue sauf que il aura généré un profit parce que sinon il serait sûrement il serait sûrement pas fait donc donc donc il faut il faut penser l’enrichissement grâce grâce au merdique et c’est quelque chose qui qui qui est évidemment un un sujet je trouve un sujet de

Préoccupation de toute une série de d’instances qui légifèrent et et si des instances qui légifèr essent justement de faire du ISO de normer toujours davantage c’est aussi pour faire diminuer j’espère cette production de mer avec tout impact écologi et donc nous vivons dans un monde de qualité contrôlé très

Clairement le gros problème le gros problème c’est que cette mentalité plutôt technicienne du contrôle de la qualité SM et dans le monde du travail dans le monde du travail génère parfois des descriptions extrêmement normatives de ce que c’est que la qualité de de tel enseignement ou de tel acte

Médical il y a des cas où c’est tout à fait nécessaire et il y a des cas où c’est bien pensé mais il y a des cas aussi où c’est un corset très redoutable qui ne fait plus confiance à l’humain et c’est ça le gros problème c’est qu’on a tellement

Tellement décrit décrit la tâche parce qu’il faut savoir décrire une tâche pour la normer et soit dit en passant cette description très précise des tâches sert à la robotisation euh des métiers parce que quand on a très très bien décrit tout ce qu’il faut faire ben on a un bon cahier

De charge pour euh pour euh pour un robot h euh mais ça c’est ça c’est une parenthèse mais mais mais ça va avec ça veut dire que le monde des qualités contrôlées est un monde où euh où où où il y a de la remplçabilité mais mais

Mais mais mais quand on surjoue les qualités contrôlé c’est euh c’est l’humain h c’est l’humain qui euh qui empathie c’est euh c’est l’humain à qui on fait pas tout à fait confiance et on a des des cahiers de charge alors en disant euh ben oui je sais pas pour tel

Infirmière euh j’avais lu pour faire une piqûre tout ce qu’il faut tous les les 22 étapes pour faire pour faire correctement une piqûure donc voilà il y a beaucoup d’inférieurs qui disent tiens mais je savais pas que je faisais tout ça mais finalement ben je le fais

Évidemment je le fais et et on peut me faire confiance je sais le faire et et et et et alors il faut être juste parce que oui il faut faire confiance mais mais il y a un moment où il faut quand même aussi pouvoir tout à fait tout à

Fait dire c’est fait c’est fait correctement c’est fait dans les règles de l’art ou pas mais mais mais quand le mot des des qualités contrôlées prend tout à fait le dessus ce sont les qualités libres les qualités humains qui font défaut et à nouveau on en revient à

La question du sens du travail et dans ce sens du travail on entend l’individu qui dit mais vous pouvez me faire confiance vous pouvez me faire confiance un travail de qualité je sais ce que c’est je sais ce que c’est cette notion est est extrêmement importante parce qu’à travers la la

Notion de de de qualité c’est finalement la manière dont l’individu va transformer le monde ou son petit précarré de monde qui qui est en jeu et et et il y a là quelque chose qui est de l’ordre d’un d’un honneur le travail bien fait c’est parfois un point d’honneur évidemment je

Mets un point d’honneur à faire correctement mon travail comme comme un écrivain enfin un point d’honneur à je sais pas avir à ne pas laisser des faut d’orthographe n’importe comment dans un texte ou comme voilà chacun a sa sa façon de de de de comprendre ce qui

Importe et et et souvent ce sont les personnes qui travaillent qui savent très très très bien ce qui est en jeu dans la qualité de leur leur travail ceci ceci pour dire que c’est aussi une zone de de défense les libres qualités le progrès subtil tout tout ce qui a

Tout ce qui a trait au au jeune sa quoi qui fait l’humain le jeune sa quoi le difficile à à à décrire que nos systèmes qui adorent décrire les humains cherch très souvent à à cartographier mais de façon réductionniste et et et et au contraire

Euh je pense que si s il faut penser le le le travail de manière de manière humaniste c’est en en réfléchissant à bah à la noblesse du travail qui est euh euh qui qui qui est liée très souvent à à sa qualité parce que c’est là qu’on a

Un impact sur sur le monde voilà quelques quelques pistes de de réflexion bon c’est c’est c’est un parcours dans le travail il y en aurait il y en aurait eu 100 poss possiblebles euh mais mais mais mais je suis tout à fait tout à fait disponible pour

Échanger de manière ou d’une autre avec avec vous merci en tout cas de de votre attention merci [Musique] beaucoup vous avez évoquer un petit peu tout à l’heure cette question du sens du travail par rapport aux plus jeunes je sais plus comment vous l’avez dit si

Vous avez parlé de génération ou des des plus jeunes j’ai entendu vous vous avez cité Victor Hugo tout à l’heure j’ai entendu à la radio aujourd’hui quelqu’un qui citait Victor Hugo et qui disait 40 ans c’est la vieillesse de la jeunesse et à partir de 50 ans c’est la jeunesse

De la vieillesse je vous laisse alors comme moi je vais avoir plutôt 50 ans cette année moi je pense plutôt à ceux qui ont 20 et 30 mais bon peut-être en référentiel hein je sais pas vous avez peut-être un autre référentiel que moi euh c’est intéressant la manière de de

Voir les plus jeunes je vais pas donner d’âge et la manière dont ils abordent un certain nombre de sujets par rapport au travail et on peut le voir en entretien de recrutement déjà avant qu’il soit dans l’entreprise et puis une une fois qu’ils sont dans cette organisation

Qu’elle soit publique ou privé et est-ce que vous pouvez nous donner quelques éléments où nous parler un petit peu de de cette manière d’aborder le sens du travail pour les plus jeunes volontiers oui oui oui volontiers c’est c’est un très très beau très beau sujet moi je suis prof donc

J’enseigne la philosophie dans dans dans une école de de de communication journalisme à des 18 ans 19 ans euh donc euh c’est c’est euh euh ce sont mes interlocuteurs et je suis euh je suis quand même frappé par par la maturité globalement généralement par la grande maturité la connaissance

Aussi de beaucoup de de de de beaucoup de sujets la la capacité de faire trois quatre choses en même temps parfois on ronchonne on dit bon les jeunes et cetera ils ont tout le temps sur leurs écrans tout ça si on veut être juste enfin en tout cas je parlerai pour moi

Je pense pas qu’à à 18 ans j’avais ce niveau de d’information de parfois de sensibilité politique aussi de euh de de d’angoisse également d’angoisse tout tout tout tout ce qui se mêle tout ce qui se mêle et qui et qui les a fait grandir énormément qui les a

Fait grandir énormément qui les a fait grandir beaucoup plus vite que dans l’individu iduation qu’on pouvait connaître il y a voilà on est de la même génération il y avait quelque chose qui était avec peut-être plus de nonchalance une certaine confiance dans la vie une certaine confiance dans dans le système pourrait-on dire

Euh une manière de de de de réfléchir sans are moins parce que parce que beaucoup moins informé parce que beaucoup moins informé et quand on quand on on peut dire tout ce qu’on veut sur sur TikTok ou autre mais mais directement ce sont les grands enjeux du moment qui qui

Défilent et la question de l’écologie et la question des guerres et la question de l’énergie et et la question de de notre place et cetera alors avec évidemment quelque chose qui sont aussi des dissonanceces avec évidemment quelque chose qui qui qui qui est grand écart en permanence parce que c’est vrai

On peut on peut on peut on peut comment dire condamner telle ou telle déprédation environnementale et puis alors d’un d’un autre côté avoir tel ou tel euh geste de consommation de de fast fashion qui qui va tout à fait dans dans dans l’autre sens évidemment évidemment on est tous dans la dissonance et

Peut-être que eux qui sont au au cœur du système le sont sont davantage mais ce qui ce ce ce qui me me marque dans dans dans dans cette dans cette génération c’est euh un certain refus de l’individualisme c’est une conscience que le parcours individuel n’est pas l’alpha et l’oméga

Que le travail ne se conçoit pas uniquement seul euh en se disant voilà quel que soit le système dans lequel je vais travailler le but c’est que je sois en capacité de faire tel ou telle chose de gagner de telle ou telle façon mon ma

Vie mais mais il y a pour beaucoup en tout cas une une manière de de réfléchir à l’articulation entre cette cet investissement plus plus plus plus plus individuel et les enjeux et les les grands enjeux notamment notamment écologiqu cette sensibilité là est extrêmement extrêmement forte c’est elle qui qui

Fait qu’il y a toute une série de pas de côté c’estelle qui qui fait qu’il y a parfois aussi bah des révoltes euh et des des révoltes on l’ on l’a un peu documenté par rapport à certaines écoles d’ingénieur il a Marie miner qui avait fait un un livre là-dessus qui s’appelle

La révolte c’est pas c’est pas entièrement vrai évidemment il y a toute une série de de de de de comportements qui qui sont je dirais plus plus classiques ou plus plus à l’ancienne avec quelque chose comme la civilisation de l’épanouissement personnel et et du devoir qui qui qui Pr pré domomine mais

Mais chez beaucoup vient cette catégorie du sens qui est une catégorie qui est développée face à la conscience du délai face à la conscience du délai c’est-à-dire du temps qui reste pour que la planète demeure demeure viable les grandes manifestations de jeunes pour le climat sont sont évidemment des des des

Des des manifestations qui qui ont dans les imaginaires fait naître quelque chose comme un mur comme un mur il faut changer et et et et évidemment ça percolle dans le monde du travail avec aussi quelque chose qui est une presque une mentalité peut-être moins matérialiste un peu plus philosophique

En disant ben finalement on a qu’une vie euh on a qu’une vie il faut euh euh il faut il faut en prendre acte et et ça va aussi alors par par euh euh ça passe aussi par toute une série de de de de pas de côté par rapport au système

Alors le système est là et comme je disais tout à l’heure le système en tout cas moi je conçois pas comme l’ennemi le système c’est euh c’est c’est c’est la société dans laquelle nous nous nous sommes mais qui a cet autre nom qui s’appelle système parce que cette société n’est pas uniquement symbolique

Mais elle est elle est très structurée technologiquement et et et il faut aussi entretenir ce système- làà et et mais il y a des manières il y a des manières il y a des façons il y a il y a y a y a une manière de faire exister des valeurs

Aussi alors est-ce que c’est si si différent je ne suis pas sûr il y a dans la rhétorique d’Aristote un un très beau texte sur les âges de la vie texte sur c’est en trois parties sur les les les les jeunes les euh les les les gens qui sont en pleine maturité et

Puis les les les les personnes plus âgées et et il catégorisent ces trois ces trois ces trois manières de penser avec avec la jeunesse qui qui est prompte ça s’enflammer mais le feu retombe plus plus vite pour qui l’honneur la probité sont très très importante qui défendra des

Valeurs et qui qui osera quelque chose comme comme l’audace et puis aristote a une très très belle très belle manière de de voir cela et bon ce sont ce sont chaque fois des ambassadeurs d’avenir c’est c’est anaren qui disait si je trouve cette formule très belle elle disait le monde s’use

Évidemment le monde s’use et il appartient à chaque génération de le renouveler ce qui est un sérieux sérieuse mise en garde contre les tentatives de devenir immortel parce que si l’humanité s’immortalise elle ne rénve plus le monde qui continuerait à s’user toujours davantage c’est vrai que on a psychiquement des formules qui

Qui se qui des procédés de pensée qui se rigidifi et et la jeunesse c’est normal cérébralement aussi utilise d’autres types de plasticité est-ce que vous avez des questions oui je vous en prie vous pouvez allumer le micro bonsoir d’abord merci beaucoup pour pour C cette conférence et les pistes que nous avez

Communiqué je voulais rebondir sur le sur l’âge et évoquer un sujet que vous avez pas pas évoqué qui est ce qui se passe après le travail c’està-dire la retraite qui a un sujet qui a été énormément traité discuté en France l’année dernière et qui pour lequel on pourrait enfin constater un certain

Paradoxe c’està dire si on considère que le travail c’est c’est ce que vous avez indiqué c’est avoir une certaine reconnaissance sociale avoir une activité qui en plus est rémunérée être dans le game comme dirait comme diraient les jeunes la problématique du de l’âge du départ à la retraite donc pour beaucoup

De nos concitoyens euh pouvaent nous faire sentir que beaucoup d’entre eux voulaient devenir vieux beaucoup plus tôt euh est-ce que c’est est ce qui pourrait être considéré comme un paradoxe alors est-ce que selon vous c’est c’est vraiment un paradoxe et si oui euh qu’est-ce que ça veut dire enfin c’est

C’est le c’est le le le signe de quoi c’est une belle belle question vous parlez à un belge euh chez nous c’est 67 ans c’est passé comme ça on a pas remarqué on est passé de 65 à 67 euh je dis pas que c’était un entrefilé dans les journaux

Je je présente un peu mais mais enfin bon c’est passé eTTH et ça n’a pas fait euh ça n’a pas fait énormément de de vagues bon la la la Belgique est un pays moins moins politisé euh socialement que que la France il y a peut-être moins de type de de de

Conflictualité par rapport à des sujets comme comme celui-là mais c’est vrai que le paradoxe est est extrêmement est extrêmement extrêmement marquant euh parce que à mesure que euh notre civilisation euh avance l’individu se définit toujours d’avantage par son travail c’est quand même très très marquant parce que il y a beaucoup de de

Désaffiliation on ne se on ne se définit pas par son appartenance à tel à tel coin de France ou de moins en moins il y a beaucoup plus de mouvement ni à tel famille il y a des désaffiliations par rapport à ça ni à tel à tel groupe idéologique donc

Donc il y a beaucoup beaucoup de de de de liens par lesquel l’individus se définissaient qui ne sont plus invoqués et les nouveau veau liens invoqués sont souvent des liens qui ont lieu qui qui qui sont liés à leur au travail c’est clair que quand vous quand vous parlez à

Quelqu’un vous rencontrez quelqu’un très souvent après 5 minutes 10 minutes vous essayez de savoir ce que la personne fait cela veut dire quelque chose c’est pas ce que la personne est c’est ce que la personne fait comme si c’était par le faire que l’être s’exprimait nous sommes définis par par

Notre faire ce qui pour les anciens était était ville ce qui pour les anciens était ville parce que être suffisait être suffisait mais là nous nous sommes nous sommes des des des actifs homophaber et et et paradoxalement et la catégorie du paradoxe que vous que vous utilisez est la bonne

Paradoxalement c’est à à à quitter le monde de de l’activité plutôt que visiblement beaucoup aspire ce qui est surtout un message sur la manière dont on conçoit le travail aujourd’hui je pense que ce paradoxe il est résolu en en disant mais c’est c’est une façon de travailler qui qui peut-être mal mal vécu

Ou alors c’est certain que c’est certain que la l’allongement de de de nos existences que que la médecine globalement statistiquement permet euh pose des problèmes et posera des problèmes qui euh qui sont euh relativement peu anticipables mais ces problèmes sont euh enfin certains sont anticipables oui mais mais il y en

A certains autres qui qui qui sont qui sont pas suffisamment anticipés et et et et et la question de l’âge euh de l’âge de la retraite c’est c’est une façon d’anticiper tout de même cette euh cet allongement mais sans doute que sans doute que je sais

Pas je fais pas je fais pas de politique à ce à ce niveau-là j’aurais tendance à dire que sectorialiser d’avantage sectorialisé d’avantage la la réflexion eû été peut-être plus plus plus plus intéressant parce que de la même manière que il y a on l’a vu il y a

Un éclatement des des travaux des manière de travailler si si bien que parler du travail c tout tout tout tout toute l’introduction est est impossible parler de de la retraite est aussi est aussi impossible sans doute est-ce que une sorte de de de de de tropisme qui qui est assez régalien

Quand même qui qui qui cherche à toujours unitariser et à avoir une formule valable pour pour pour tous les individus euh et la meilleure manière de de de ne pas pouvoir réconcilier des des des inconciliables on est quand même dans des dans des dans des sociétés fragmentées très très très fragmentées

Alors c’est sûr que on cherche à à à à refaire du commun on cherche à refaire du commun ce que la politique et la loi et et et le lieu où on refait du commun bon c’est c’est c’est c’est une question c’est vraiment une question euh oui

Ouiir pour une autre conférence oui non mais je je je j’arrive à à la limite de mes compétences oui je vous en prie vous avez parlé de li euh vous avez parlé de société on vous a écouté avec beaucoup beaucoup d’intérêt euh je voudrais votre position votre examen votre position votre examen

Sur aujourd’hui la société on a toujours parlé de riches et de pauvres aujourd’hui ça se complique au niveau du travail parce qu’on parle plus de riches ou de pauvre on parle aujourd’hui de ultra riche qu’est-ce que ça veut dire par rapport à la notion de travail de ultrare quel est votre sentiment aujourd’hui

Euh cette cette notion de de ultra riche est clairement lié à ce que j’appelais tout à l’heure le monde des ultraforces le monde des ultraforces c’est-à-dire l’émergence avec la mondialisation d’une d’une échelle d’une échelle de d’action sur le monde qui euh [Musique] surpasse même l’échelle

Étatique et dans le siage de ces de ces ultraforces là se développe évidemment des des types de de de de fortune on en a beaucoup parlé par rapport au au au au gfames qui sont absolument hallucinante absolument hallucinante et et et vous avez bien raison de dire qu’on n plus du tout dans

Dans dans dans dans les clivage riche pauvre on est dans quelque chose qui est l’ordre du de l’ordre du du décollage du décollage absolument majeur et qui qui parfois est est en plus lié à pour certains cas a de la production de merdique disons-le je veux dire on parlait des des énergies c’est

Sûr qu’il y a sur cette planète des rentes hallucinantes qui sont des rentes simplement générées par par les hydrocarbures alors la meilleure chose que l’on peut l’on peut faire c’est c’est c’est c’est c’est avoir toujours toujours en vue la manière de réinjecter c’est de l’argent de réinjecter euh ces

Euh euh ces ces capitaux ces immenses capitaux dans dans la production dans le changement dans le changement de de production dans la transition énergétique par exemple c’est c’est c’est c’est certain que que que penser la transition énergétique en se disant tiens mais il faut il faut une réinjection beaucoup

Beaucoup plus importante de toute une série de de très grands profils euh lié euh lié aux hydrocarbures par exemple dans la transition énergétique c’est plutôt c’est plutôt comme cela que je je je je le verrai dans dans dans sur le mode de la de de la réinjection sur le

Mode de la philanthropie aussi euh euh mais mais mais le phénomène est mondial le phénomène est mondial et euh et je pense que euh en Europe nous sommes euh nous sommes relativement euh comment dire euh peu peu fourni en en en super super grande grande fortune comme comme la Chine en connaît comme

Comme les États-Unis en connaissent comme toute une série de de lieux où les écarts sont beaucoup beaucoup plus importants c’est vrai que c’est cette notion d’ultraforce est très très importante et on sait pas comment faire on a plus de de rapport de force même le Parlement européen parfois cherche à

Savoir mais comment comment faire le bras de fer avec avec facebook on l’avait vu lors des précédentes élections avec Google bientôt avec l’intelligence artificiel on est dans un un une une situation politique d’antirapport or la politique c’est le rapport de force mais mais mais cet antirapport échappe alors

Euh bon il a a des système de taxation Biden tout au début de son mandat profitant de ce cette sorte de Kairos qui a été l’ près covid à a mis en place des types de de taxation nouvell et cetera mais c’est-à-dire le bon moment c’est ça oui

Le Kaïos c’est le bon moment c’est c’est c’est C’est l’occasion à ne pas ne pas rater Kaïos Ctait un petit dieu un petit dieu grec qui qui avait juste une couette il avait juste une une touffe de cheveux et donc si vous vouliez l’attraper vous deviez l’attraper là

Parce que si vous l’attrapier PL de toute façon il repassait pas c’est comme une occasion de dire quelque chose à quelqu’un euh si vous avez pas osé à ce moment-là oui je vous en prie Monsieur quand vous parlez quand vous parlez d’ultraforce en mécanique quand on a une

Force on a un équilibre des forces c’estàdire face à l’ultraforce c’est ce que vous vous voyez arriver dans une société de résistance qui va s’opérer avec justement le la notion de déclassement dont on parlait tout à l’heure vous expliquiez que les gens avaient du mal à retrouver leur repère

Comment voyez-vous le le risque justement de cette résistance qui arrive et qui peut même échapper à à nos dirigeants actuels hein qui on voit il y a et il semble que même d’un point de vue politique on voit des résistances qui qui se qui se font est-ce comment

Vous voyez ça sur l’impact sur le monde du travail de tout ce que vous avez dit avant oui la question est vraiment difficile je dirais parce que les types de les types de résistance à c’est à ces ultraforces sont sont diverses et et et ambigu parce qu’il faut jamais jamais oublier qu’aucun

Manichéisme n’est possibleut commencer par dire cela commencer par dire cela euh et quand tu parlais de Google par exemple une des des ultraforces planétair les plus les plus connus avec une des premières capitalisation boursière de la planète ou 2e ou 3e on peut en parler très longuement on l’ critiqué très très

Longuement mais elle nous structure et nous l’utilisons et nous en profitons énormément et nous en profitons énormément donc ce qui est intéressant par quand on parle des des des ultraforces c’est que elle elle elle nous scinde aussi elle nous scinde aussi très souvent vous pouvez parler de d’industrie colossal comme l’industrie

Pharmaceutique par exemple avec toute une série d’excès que l’on peut que l’on connaît il y a beaucoup beaucoup de livres mais toute une série de bienfaits par ailleurs toute une série de recherches aussi et donc à nouveau en tout cas moi personnellement je je suis

Pas du tout dans une dans une sorte de de de capacité mentale dire bon voilà l’autre et voilà notre notre pureté au contraire au contraire on est on est nous-même on est nous-mêm traversés par ces ultraforces qui constituent notre société et sur lesquelles nous sommes les premières aller quand ça fonctionne

Pas l’humain est très très complexe et parfois de mauvaise foi et de très très mauvaise foi donc euh ouis donc je ne je ne verrai pas les euh euh les choses en pensant il faut organiser une grande une grande résistance contre contre ce monde-là mais je les verrai

Sous le mode de la régulation je les verrai sous le mode de la régulation et donc je les verrai sous le mode européen c’est-à-dire que euh à l’échelle nationale par rapport à à ce que ce que sont les échelles de ces de ces ultraforces les choses sont très très

Difficiles à mettre en place mais nous bénéficions nous bénéficions d’une Europe qui jusqu’à preuve de contraire est un est un des endroit où laù la qualité de vie est est la mieux assurée sur cette planète aujourd’hui euh et et et et c’est à ce niveau-là c’est à ce niveau-là très souvent que des

Régulations peuvent être mise en place on commence à y réfléchir pour l’intelligence artificielle on commence à on y a réfléchi avec le rgpd par exemple et ça a été euh ça a été chroniqué de manière tout à fait tout à fait négative péjorative en disant bon le rgpd c’est vraiment mettre des freins

De vélo sur un Jumbo Jet quoi c’est et cetera mais mais mais on voit on voit bien que beaucoup beaucoup de pays nous nous nous les envie euh donc donc donc le mode de la de la régul rultion et le mode de la régulation qui qui qui qui

Est un mode concret c’est aussi une façon de faire de la politique aujourd’hui et donc de de c’est pas uniquement de tempérer le pouvoir de ces ultraforces sur nos nos quotidiens parce que ça s fait ça s’est fait enfin je veux dire c’est clair que que ces ultraforces structurent structurent ce

Que nous sommes et et et bientôt avec avec l’intelligence artificielle structureront notre manière de penser parce que notre manière de penser d’ici je sais pas 4 5 décennies va être toujours davantage associé à ces sortes de de générateurs de texte de générateur d’écriture ce sont des machines à écrire hein machin à écrire

Artificielle mais mais c’est pas rien de dire ça parce que l’humain se constitue par son écriture euh et et et donc donc donc elles sont là quel type de régulation c’est comme cela que que que que je pense les choses mais mais c’est c’est vrai qui quiémerge dans dans le paysage européen

Aussi toute une série de résistance alors qui sont des résistances beaucoup plus beaucoup plus nettes beaucoup plus marquées avec quelque chose comme un appel à la notion de peuple et cetera en on le voit l’extrême droite est pour AINS dire partout a vraiment des puissances des puissances de d’extrême qui qui qui qui

Sont pas clair du tout par rapport à à notre rapport ambigu au au au progrès c’est c’est ça qui est derrière tout ça s’il y a une notion qui m’intéresse philosophiquement c’est c’est le progrès c’est une toute belle notion philosophique et nous ne croyons plus au progrès des

Modernes nous consommons sans cesse du progrès post-moderne et nous n’avons plus le le le logiciel idéologique pour évaluer ce progrès là d’où les notions pour moi de qualité de progrès subtille on va prendre une dernière question si vous voulez bien et puis ensuite on va poursuivre ensemble autour

De la séance de dédicace je vous en prie oui merci euh il y a des personnes qui choisissent un travail un métier une fonction sociétale par vocation contenu de l’évolution du monde du travail comment situez-vous la vocation par rapport au travail c’est une belle question je vous

En remercie parce que euh la la vocation cet appel qu’on entend en soi qui est euh parfois pas entièrement raisonné et euh et sans doute ce qu’il a de plus de plus porteur quand on quand on se destine à travailler et la vocation elle noue la raison et la passion je

Dirais cela et les grandes choses on les fait en nouant la passion et la raison Pascal disait le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas faisant comme si le cœur allait d’un côté la raison de l’autre ce qui n’est pas de faire rendre justice à Pascal

Parce que il il il a cherché à les faire fusionner souvent mais la vocation elle est elle est à la fois de l’ordre du rationnel on sait très bien pourquoi on va on va on va suivre tel ou tel T ou tel métier euh et elle est de l’ordre du

Du du passionnel c’est-à-dire que la raison c’est la passion et souvent la passion c’est la raison notez bien que toutes les grandes choses qui peuvent nous nous arriver dans l’existence sont des des des mariages de passion et de raison des des alliances de passion et de raison quiconque a par exemple des

Enfants c’est bien que nous sommes attachés à nos enfants bah à la fois passionnellement et rationnellement c’est pas et et donc il y a quelque chose qui est de l’ordre de l’affectivo rationnel moi j’appelle ça l’affectivo rationnel alors votre question si si si je la comprends bien interroge cette vocation en se

Demandant que va-t-elle devenir alors qu’il y a une transformation du monde du monde du travail je pense qu’il a a aussi des vocations pour ce qui n’existe pas y a tout à fait moyen d’avoir la vocation pour devenir pédiatre par exemple voilà mais il y a aussi la

Vocation de se dire tiens mais je me sens appelé à travailler dans des nouveaux types de mobilité c’est pas ce que ça va être mais mais on pressend que il va se passer il va se passer quelque chose je pense que dans dans dans les écoles d’ingénieur par exemple on voit on on

Voit tout très bien une série de personnes qui se préparent à des à des métier qui n’existe pas encore mais en se disant tiens mais je je je je veux participer à quelque chose qui aujourd’hui existe qui qui est la manière de penser cette cette transition c’est comme ce c’est comme ça

Que je je répondrai y la vocation n’est pas toujours clair non plus vous savez quand vous voulez devenir je sais pas philosophe euh bah vous savez pas ce que ça implique mais vous sentez un vague appel un vague appel c’est ça VO c’est là c’est c’est voilà et puis et puis

Chemin faisant vous vous construisez ce que va être le chemin sur lequel vous marchez mais c’est pas comme si ce chemin était existait merci beaucoup vraiment merci à vous merci beau mais je sens que les échanges ne vont pas s’arrêter là et que ça va bien se poursuivre là-haut prochain

Rendez-vous des entretient d’ici donc le 29 février et d’ici là où vous voulez ici les moulinau il y a plein de sujets plein d’événements je vous fais pas toute la liste mais vous savez où trouver tout ça merci à [Applaudissements] vous

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