Crise énergétique et réforme du marché de l’électricité, quelles perspectives pour les collectivités locales ?
Deux ans après le début de la crise énergétique, quels sont les impacts pour les territoires ? Quelles perspectives pour les mois et années à venir ?
Andreas Rüdinger, coordinateur transition énergétique France à l’IDDRI, partage sur les enseignements principaux de la crise énergétique. Si des mesures de sobriété ont été engagées, il est nécessaire d’accélérer les transformations structurelles, en termes de rénovation énergétique, de déploiement de moyens de production énergétique décarbonés et de décarbonation des mobilités notamment. Face à la forte augmentation des prix de l’énergie, un chantier a été ouvert au niveau européen pour réformer le marché européen de l’électricité. En France, le projet de loi souveraineté énergétique prévoit des mesures pour limiter la hausse des prix de l’énergie pour les consommateurs. Les principaux points en discussion ont été présentés.
Les échanges sont animés par Jean Revereault, vice-président du Grand Angoulême et vice-président d’Intercommunalités de France en charge des transitions écologiques, et Boris Ravignon, président d’Ardenne Métropole et vice-président d’Intercommunalités de France en charge des finances et de la fiscalité.
Bonjour à tous nous allons commencer ce webinaire sur la la crise énergétique et la réforme du marché européen de l’électricité c’est le premier webinaire d’un d’un cycle d’échange que que nous organisons avec des experts sur la thématique de l’énergie l’objectif est de mieux comprendre les enjeux et euh les différents leviers d’action qui
Vont pouvoir être être mobilisés chaque webinaire durera 1 he et1art environ avec 30 minutes de présentation par un expert et un débat animé par deux élus al un temps un temps d’échange sera sera dédié euh à vos questions à la fin du webinaire vous pouvez d’ors et déjà vous
Inscrire au prochaine session nous nous retrouverons donc le 30 janvier à 11h pour aborder les sujets de rénovation énergétique des bâtiments publics lors d’un échange avec vianamont et le 13 février à 10h30 pour un échange avec Matthieu Osano directeur du chif project sur la thématique de la résilience
Aujourd’hui je l’ai indiquer nous avons parlé de la crise énergétique et de la réforme du marché de l’électricité euh Andrea truninger coordinateur transition énergétique France alidri reviendra sur ces ces différents aspects vous apportera son éclairage Boris Ravignon président d’ardane métropole et vice-président d’intercé de France en charge des finances et de la
Fiscalité introduira le sujet et apportera également son son expérience et Jean revau témoignera vice-président du grandangouem et vice-président d’in parcomunité de France en charge des transitions écologiques vous pouvez poser vos questions à l’écrit dans le module questionréponse en bas de votre écran et ensuite lors du temps deschang ch
Prendons également des questions à l’oral monsieur Ravignon je vous laisse je vous laisse présenter le sujet Orian est-ce que tout le monde m’entend bien c’est très bien c’est parfait merci alors je je d’abord je vous remercie d’être d’être présent ce webinaire sur la crise énergétique et et
Avec un focus tout particulier sur la question de d’électricité et on va voir que le le sujet fait l’objet d’une Act quité importante il y a maintenant quelques quelques mois avec un accord européen qui va avoir des des conséquences pour nous mais là on va faire un petit flashback pour revenir
Sur finalement ce qu’on ce qu’on appelle ce qu’on vise par cette crise énergétique et puis tier peut-être déjà un certain nombre de de leçons de conclusion sur sur ce qu’elle sur ce qu’elle a produit comme résultat même si naturellement c’est propos ne prétend absolument pas épuiser le débat alors de de quoi
Parle-t-on je je pense qu’on on a tous en tête de manière assez assez précise le moment où on a renégocié nos marchés par exemple d’approvisionnement électrique ou d’approvisionnement en gaz et où on a pour un très grand nombre d’entre nous constaté des multiplications par 3 4 des des des prix
VO parfois au-delà autour de 4 c’est ce pour ce qui pour ce qui me concerne c’est c’est ce qui nous est arrivé sur l’électricité on était à 98 € du mgawh et on est passé à à plus de 420 dans entre 2021 et et la fin de 2022 et 2023
Donc multiplication par 4 on a vécu je crois à peu près tout ça alors au fur et à mesure que les que les marchés étai étaient renouvelés et euh c’est c’est évolutions et bien on ont effectivement pour nous étit un vrai un vrai bouleversement l’année 2022 et l’année
2023 ont été sur le plan financier totalement bouleversé alors cette crise énergétique elle intervient dans un contexte o où de toute façon les questions énergétiques sont déjà sur le devant de la scène puisqu’on a une transition énergétique écologique mais en particulier énergétique à à accomplir chacun sait je crois que c’est l’objet
En ce moment d’une d’une un travail de de planification écologique pour essayer de de décliner les objectifs qui sont les objectifs d’abord mondiaux puis ensuite nationaux euh au sur le plan territorial mais que qu’on a à conduire euh les les uns et les autres sur nos territoires respectifs une transition
Énergétique de des bâtiments de de l’habitat en particulier une transition énergétique des mobilités euh pour orienter d’avantage nos concitoyens vers les mobilités durables pour électrifier le le plus largement possible et le plus rapidement possible le le parc de véhicules individuels que nous avons vocation à conserver pour
Trouver éventuellement là il y a encore un peu de d’incertitude sur le plan technologique mais des solutions aux mobilités les plus lourdes pour lesquelles l’électricité paraît paraît pas forcément la mieux adaptée maisquel par exemple l’hydrogène a aujourd’hui des des coups de reviens qui sont encore tout à fait inaccessibles on a aussi une
Transition énergétique à réaliser dans la mesure où nos territoires contribuent doivent contribuer c’est c’est l’objet notamment de de la loi d’accélération sur les EnR alorsité qu’elle est qu’elle est pas pas complètement institué les les EPCI dans dans dans une dans une position qui leur permett de de jouer
Pleinement leur rôle mais puisque a la cellule de base pour la la loi d’accélération des ENR c’est la commune dans très grand nombre de cas se tourne vers le PCI pour pour définir ses zones d’accélération mais on le voit le bloc communal de toute façon et bien a une part à à
Prendre donc dans cette transition énergétique et dans dans le développement des énergies renouvelables sur notre territoire donc on a finalement on avait avant même la la hausse des prix que j’évoquais tout à l’heure des des des sujets très sérieux des motifs très sérieux de nous occuper de de d’énergie la la la difficulté
Cette crise de cette crise énergétique c’est que enfin plus exactement le caractère un peu ambivalent c’est qu’ elle a à la fois je je il faut fauti reconnaître les choses me semble-t-il avec justesse une vertu dans la mesure où elle a pu euh nous permettre de faire
De progresser très vite sur des messages par exemple de sobriété essayons de nous souvenir simplement de la connotation ou du sens qu’on donnait au mot de sobriété et encore simplement cà de 3 3 ou 4 ans 3 ou 4 ans le mot sobriété ça nous renvoyait presque instantanément à un
Discours de décroissance et honnêtement suscitait pas une très grande adhésion je crois que je crois que depuis cette crise énergétique on on a progresser sur le sur le sujet et compris que bah la sobriété énergétique pouvait être d’abord une démarche de de se réinterroger sur avons-nous besoin de l’énergie que nous utilisons est-ce
Qu’on peut reprendre revoir certains de nos usages de l’énergie ég pour essayer d’en réduire la consommation et de toute façon dans T les transitions énergétiques qu’on pourra imaginer le fait d’arriver à à baisser notre consommation d’énergie et et diminue les efforts que nous avons à faire par
Ailleurs donc c’est dans tous les cas une bonne chose c’est une démarche sans regret comme comme comme c’est c’est dit parfois dans dans les dans les plans ou che par les économistes euh alors notutre vertu c’est que je crois que et moi je je fais l’expérience au au niveau
Local cette cette crise énergétique et elle nous a encore un peu plus convaincu la nécessité de sortir des énergies fossiles certes l’électricité a aussi beaucoup augmenté mais enfin une grande partie des difficultés qu’ont vécu les gens qui qui dépendent par exemple pour leur chauffage du gaz les un ont amené
Et c’est le cas la ville que que je dirige beaucoup plus facilement convaincu je crois nos concitoyens de passer sur notamment un système de chauffage urbain qui en plus à terme et bien sortira totalement des fossiles puisqu’en combinant récupération de chaleur biomasse et biogaz on on
Arrivera à à fournir la totalité de de la chaleur donc par des par des moyen donc d’énergie renouvelable ou d’énergie récupérée alors ces vertus là notamment sur la sobriété va falloir continuer à les entretenir parce que vous avez derrière moi par exemple la photo de mon
Marché de Noël euh ça c’était celui de de de 2021 donc très très éclairé et cetera naturellement en 22 et en 23 on avait fait un gros effort de compression sur sur enfin en 22 plutôt on avait fait un gros effort de compression des des illuminations de Noël et que s’est-il
Passé l’an dernier et bien on s’est fait enirlandais pendant des semaines pendant toute la durée du marché de Noël la période des festivités parce que on avait justement pas assez de de d’illumination dans la ville c’està dire que passer le choc de la hausse des prix de l’énergie qui avait
Fait comprendre à tout le monde qu’il fallait faire des efforts et bien assez vite les réflexes reviennent reviennent rapidement et toutes les rues qui n’avaient pas leur leurs illumin nation sont venus en délégation m’expliquer que c’était inacceptable donc je crois que voilà la la crise énergétique elle a
Fait passer des messages mais il va falloir qu’on qu’on continue à à faire preuve de de pédagogie pour pour maintenir justement le le momentum et et la mobilisation sur le sur le sujet et puis c’est là que je vais davantage peut-être jouer mon mon rôle de comme vice-président en charge des finances à
La DCF l’intercommunalité de France c’est que cette crise énergétique même si elle a quelques vertus je l’ai mentionné pour le pour être juste elle a quand même un immense elle représente quand même une une très grande difficulté et une double difficulté d’abord parce que elle nous a privé en
Fonctionnement les uns et les autres de ressources dont nous avons besoin aujourd’hui pour investir l’argent qu’on a mis à à payer nos énergéticiens bah ça ça a réduit notre autofinancement et notre capacité justement à faire face aux investissements très lourds sur les bâtiments sur les mobilités VO même sur
Le développement des renouvelable et et et avec en plus un un effet d’éviction qui est que quand on on était confronté à cette hausse des prix et bien on a eu tendance je crois les uns et les autres à réorienter nos investissements y compris sur ce qui nous soulageait très
Directement nous même c’est-à-dire plutôt isoler les bâtiments communaux pour réduire les consommations énergétiques euh je suis là encore malheureusement un bon exemple on a nous plutôt eu tendance à faire un marché global de PER performance énergétique sur le l’éclairage public pour réduire de 83 % effectivement nos consommations en
Matière de d’éclairage public donc je je crois que c’est c’est bon pour tout le monde mais on a plutôt tendance à mettre l’argent sur ce sujet-là que peut-être sur le développement des mobilités douces et donc il y a un effet d’éviction sur à cette crise elle nous
Amène à nous préoccuper ce qui pèse sur notre budget et et peut-être à disposer de moins de moyens pour pour agir sur sur les les actions et sur les les PO politique publique de transition énergétique que nous devons conduire par ailleurs donc je voudrais terminer moi en souhaitant que qu’à l’avenir on
Garde un signal prix significatif sur l’énergie il s’agit naturellement pas d’expliquer que que que que le prix de l’énergie va baisser je crois que ce serait un contreignal très fort alors je sou naturellement pas qu’ qu’il qu’il augmente je voudrais même j’espère même qu’il puisse revenir à des niveaux un
Peu plus normaux après cette cette crise et et puis surtout qu’ qu’on qu’on essaie de de de travailler avec avec l’État il y a un C nom de réflexion aujourd’hui sur sur la répartition des compétences sur le financement des collectivités il faut absolument qu’on arrive à travailler sur cette question
Du financement des collectivités parce que même si on est nombreux j’imagine dans ce webinaire à avoir profité du fond vers l’an passé et bien je ne suis pas certain que ce soit un mode de financement durable de de des des des investissements absolument colossaux que nous allons devoir réaliser dans les
Années qui viennent à la fois sur notre patrimoine sur ce qui pèse sur nos budgets ce qui relève de nos budgets mais aussi sur les politiques publiques de transition énergétique que nous devons conduire je crois que là il y a il y a besoin effectivement d’un mode de
Financement plus pérenne pour les pour les collectivités et singulièrement pour les intercommunalités voilà je termine je reste là pour cette cette introduction et je crois que c’était Jean revreau qui prenait la parole ensuite ou ou Orian andreéasing je vais Andreas bien parfait je vous remercie pour pour cette introduction en effet
Sur les questions d’acceptabilité que ce soit des énergies renouvbles bien sûr de la sobriété et aussi sur le financement des actions de transition et du coup de l’inaction aussi ce sont des points sur lesquels on pourra bien sûr revenir lors lors des échanges eu je vais tout de
Suite donner la parole à andrasinger pour nous présenter un peu plus les impacts de la crise énergétique et le contexte de la réforme du marché européen merci Orian merci Boris euh j’espère que vous m’entendez et que vous voyez mon écran apparaître voilà très bien donc bonjour à toutes et tous merci pour
L’invitation donc je vais essayer dans une petite demi-heure de vous présenter quelques éléments de de cadrage donc sur la crise énergétique que que Boris vient d’évoquer et le lien avec la transition du système électrique et particulièrement la la réforme du marché européen de l’électricité et quelque part aussi sa traduction en France je
Pense qu’ un sujet qui vousoccupe énormément en ce moment euh pour ceux qui ne nous connaîtraient pas un petit mot sur liader donc liader est un institut de recherche donc l’Institut du développement durable et des relations internationales fondation d’utilité publique créé par Laurence stbiana et Michel Colombier il y a un
Peu plus de 20 ans et donc notre travail se situe quelque part à l’interface entre les milieux de la recherche les décideurs politiques les entreprises et la société civile pour contribuer à la réflexion sur le développement durable et à l’amélioration des politiques et donc moi je su suis coordinateur euh sur
Les sujets de transfer énergétique France liader plus généralement c’est plus d’une quarantaine de chercheurs qui travaillent sur les sujets climat énergie mais également sur d’autres sujets de développement durable comme la biodiversité euh les transitions alimentaires et agricoles les océans ou encore la gouvernance du développement
Donc si euh vous ne l’avez pas déjà fait je vous conseille vivement de consulter le site de leaderie de vous abonner à la newsletter et de regarder euh l’ensemble de nos publications et de nos conférences qui sont en accès libre voilà pour les petits mots d’introduction j’ai j’ai pris pour
Habitude de commencer directement par donner mes message clés en début de de présentation parce que ça évite qu’on est pas assez de temps à la fin et généralement les gens sont un peu plus réceptifs donc quatre messages à la fois simple et je pense extrêmement importants dans le contexte actuel tout
D’abord le fait que la crise énergétique et et Boris Ravignon l’a bien expliqué la crise énergétique aujourd’hui peut être perçue à la fois comme un accélérate ur et un frein à la transition bac carbone et je vais revenir un peu sur les les différents aspects mais ça reste assez ambivalent
Donc il y a pas ça va pas nettement dans un sens et ça dépend beaucoup de la réponse politique qu’on y apporte deuxième élément qui est très important dans le contexte actuel c’est qu’une crise peut enchasser une autre et ce qui était la hausse du prix de l’énergie en
2022 et en partie en 2023 a été si est succédé en fait le la crise de l’inflation évidemment et la hausse des taux d’intérêt qui aujourd’hui pénalise énormément le financement des projets et je pense que c’est un sujet aussi pour les interpres euh trème point c’est euh l’ambition
2030 et 2035 de la France en terme de planification écologique qui requiè notamment une électrification sans précédent et derrière un doublement de la production renouvelable ainsi qu’une visibilité sur les prix futurs de l’électricité ça a été dit également euh ça va être très compliqué d’électrifier notamment pour les entreprises si on ne
Donne pas suffisamment de visibilité et de stabilité sur les prix et en lien avec ça euh sur ce qui est ce qui concerne la réforme du marché électrique euh nous on considère que c’est très très important de regarder plus loin que la crise qu’on vient de vivre donc de
Pas uniquement se focaliser sur cette question de stabilisation des prix de découplage des prix de l’électricité et du gaz mais vraiment de regarder euh les défis à venir en terme de transition bac cararbone euh et de ne pas se limiter au seul contexte français donc vraiment regarder la transition à l’échelle
Européenne je vais essayer d’approfondir un peu tout ça donc tout d’abord un petit retour en arrière sur la crise de l’énergie un élément qui me semble assez important et que qu’on a essayé de de de mettre en avant du côté de liader c’est que plutôt que de regarder uniquement ce
Qui s’est passé entre on va dire le covid 2020- 20021 et puis la crise de l’énergie fin 2021 et 2022 si on regarde si on met les chose en perspective avec un regard un peu plus à long terme en fait on se rend compte que avant l’explosion des prix on a connu des
Tendances plutôt à la baisse pour la majorité des prix que ça soit là pour la ligne en noir c’est le le gaz naturel sur le marché spot européen que ça soit pour le prix du baril de pétrole pour le marché de l’élect de l’électricité et pour les certificats CO2 sur le marché
Européen donc en fait euh il faut quand même bien se rendre compte que en termees d’anticipation tant que les prix étaient orientés à la baisse on s’en préoccupait pas trop c’estàdire que il y avait pas à ce moment-là de d’anticipation de réflexion sur des mécanismes qui permettraient une
Stabilisation des prix et justement pour se préminuir des des hausses futures c’est-à-dire queaujourd’hui on a de nouveau un débat sur des idées de taxes flottantes pour justement stabiliser un peu le prix mais à l’époque on s’est pas trop posé la question et on était de fait en fait assis sur une bombe à
Rettardement parce que des prix orientés autant à la baisse forcément signifia qu’à un moment ou un autre on allit se retrouver face une explosion des prix notamment dès qu’il déttenciant sur le marché de la provisionne et donc ça pose quand même pas mal cette question de de
De résilience de à quel point est-ce que les politique nous permettent d’anticiper euh les crises futures et de les préunir conséquence de tout ça euh elle est elle est bien connue sur le plan financier euh on est passé d’une facture énergétique extérieure donc uniquement concernant les les importations de
D’énergie fossil euh qui pour la France était autour de 50 milliards d’euros en moyenne sur les 10 dernières années euh on est passé à quelque chose qui était plutôt de l’ordre de 110 à 120 milliards d’euros en 2022 donc en fait on une hausse de à peu près 65 milliards
D’euros qui correspond assez exactement au besoins d’investissement additionnel pour la transition climatique qui avait été identifié dans le récent rapport de jean-pisaniferie et Selma mafous donc c’est quand même assez intéressant parce qu’en fait économiquement on se retrouve toujours face à ce même dilemme de de notre vulnérabilité de notre dépendance
Aux énergies fossiles qui fait qu’on va payer davantage et qui notamment on va utiliser l’argent dont on aurait besoin pour financer les investissement dans la transition qui part en fait en facture énergétique extérieure exactement ce que Boris Ravignon évoquait tout à l’heure pour les intercommunes bonne nouvelle c’est que effectivement depuis l’année dernière
Les prix sur les marchés de gros sont de nouveau orientés à la baisse donc le le prix du gaz a fortement baissé le prix de l’électricité aussi ce qui fait qu’aujourd’hui pour des at euh en livraison pour 2027 par exemple donc dans 3 ans on se retrouve à des niveaux
De prix qui sont autour de 80 €. voilà donc c’est quand même beaucoup plus bas que les 400 500 € du mgawh qu’on a connu à certains moment en 2022 comme je l’évoqué tout à l’heure euh la baisse des prix de l’énergie a par contre été compensée par euh le taux d’inflation
Extrêmement élevée qui a quand même pas mal de conséquences sur les dépenses en fonctionnement et par euh la hausse des taux d’intérêt notamment des taux directeurs qui font qu’aujourd’hui l’ensemble des investissements dans la transition bacarbone coûte beaucoup plus cher et là-dessus juste un élément rappel si vous passez d’un coût moyen
Pondéré du capital de 2 % un coût moyen pondéré de 7 à 8 % vous doublez le coût de production d’un actif photovoltaïque ou éolien puisque’en fait il n’y a pas de de coût d’exploitation il y a uniquement du coût d’investissement de base donc cette question du coût de financement est vraiment absolument
Critique pour le développement des énergies B en lien avec ça juste un petit rappel mais j’imagine que certains d’entre vous ont participé à la conférence organisée par le Group lapost et i forc hier sur les questions de l’investissement des collectivités dans la transition pas carbone mais on se retrouve évidemment
Avec un besoin d’investissement additionnel absolument colossaux pour accélérer ces transitions donc on parle de 14 à 30 milliards d’euros supplémentaires par an par rapport à 2021 au niveau national et d’un doublement des investissements climat pour les collectivités pour atteindre 12 milliards d’euros donc c’est euh c’est colossal et ça demande pas mal de
Réflexion sur les bons outils d’investissement mais également sur les questions de comptabilisation de dett ou d’autorisation à s’endetter à partir du moment on est sur des projets de transition et sur des investissements euh ensuite juste pour refaire le lien entre les enjeux de la crise énergétique et l’importance de la trans en bac
Carbone comme facteur de résilience euh je voulais en fait revenir là sur ce que moi je j’appelais en 2024 les les Jos de la transition bacarbone donc no nos cinq petits anneaux nos cinq chiffres clés qui sont assez utiles en fait pour illustrer ces liens et donc le premier
Tout à gauche 50 % c’est juste pour rappeler qu’en 2023 50 % du bouclier tarifaire sur l’électricité a été financé grâce aux énergies renouvelables électriques et notamment grâce à l’éolien terrestre donc les les énergies renouvelables on rapporté 14 milliards d’euros euh au compte public qui ont permis de financer
La moitié du tarifairirees qui était de l’ordre de 28 milliard d’ et c’est extrêmement important de le rappeler que l’ensemble des énergies B carbon ont joué un rôle d’amortisseur pendant cette crise et que c’est justement ce là qu’il faut renforcer je pense que c’est extrêmement important aujourd’hui dès qu’on parle de
La question de l’acceptabilité sur l’éolien de rappeler aux gens de rappeler aux citoyens que l’éolien a vraiment joué avec le nucléaire bien évidemment ce rôle làà face à la crise en France le deuxème chiffre c’est 650 milliards d’euros et c’est plutôt deux fois 6 650 milliards d’euros 650 milliards d’euros
C’est euh l’ensemble des financements publics qui ont été consacrés en Europe à la gestion de la crise énergétique 650 milliards d’euros donc pour financer le bouclier tarifaire pour financer l’ensemble des mesures d’aide au paiement des factures pour les industriels pour les entreprises pour les ménages 650 milliards d’euros c’est
Exact c’est c’est également le la facture d’import d’énergie fossile en Europe pour la seule année 2023 donc ça montre un peu le le le côté absolument colossal de notre dépendance aux énergies fossiles et le fait que pendant la crise en fait on finit par payer deux
Fois on finit par payer pour des prix pour une énergie qui beaucoup plus cher et pour des mesures de compensation qu’il faut faire parire le troème chiffre c’est zé c’est pour rappeler que si la France avait respecté les objectifs qu’elle s’était fixé pendant le Grenel de l’environnement en 2008 en matière de
Rénovation énergétique donc – 40 % de consommation d’énergie dans les bâtiments 400000 rénovations profondes par an euh on aurait plus été dépendant du gaz rus en 2020 on aurait pu économiser jusqu’à 100 TWh de gaz sur cet horizon là donc ça montre à quel point les politique de sobriété d’efficacité énergétique sont vraiment
Le premier levier pour être plus résilient face au criti le 4ème chiffre 1 € é= 1 € c’est une proposition qu’on avait énormément porté à l’Ader pendant la crise qui était tout simplement de dire pour chaque euro additionnel que l’État met dans le Bouclier tarifaire dans l’aide au
Paiement des factures il faut mettre 1 € additionnel sur l’accélération de la transition il faut travailler en parallèle sur la gestion de la crise à court terme donc sur la la la la gestion des impact socio-économique et sur l’amélioration de la résilience à long terme et c’est quelque chose qui n’a pas
Été réalisé c’est dire qu’on a mis énormément d’effort sur la gestion à court terme c’est le bouclier tarifaire c’est l’amortisseur pour les entreprises on a très peu fait en parallèle pour financer directement l’accélération des investissements dans la transition alors même qu’on était dans un contexte où la très grande majorité des gens étai
Beaucoup plus sensible à cette idée de dire je vais électrifier je vais installer une pompe à chaleur je vais faire une rénovation énergétique et cetera donc c’est là où on a peut-être été sur une opportunité un peu manquée en terme d’accélération de la transition et le dernier chiffre il est assez
Important dans le contexte actuel c’est pour rappeler que le le vrai coût du retard français en matière de développement des énergies renouvelables donc le fait qu’on a pas atteint notre objectif 2020 qui était à fixé à 23 % d’énergie renouvelable sur la consommation finale brut euh bah en fait
Ce retard nous a coûté au final 6 à 9 milliards d’euros pourquoi parce que en fait je considère pas tant les sanctions euh de pour non atteindre objectif du côté de la Commission européenne je considère le fait qu’en fait il nous manquait 70 tawh d’énergie renouvelable et notamment de chaleur renouvelable
Donc de chaleur locale euh qui ont été substitués par gaz fossile en import et vu les prix du gaz fossile en 2022 bah ça équivaut à 6 à 9 milliards d’euros additionnels encore une fois c’est de l’argent qu’on aurait pu à la place investir dans des projets locaux d’énergie renouvelaablees et qui aurait
Pu représenter jusqu’à 50000 emplois sur le territoire français donc voilà toujours cette même logique économique entre transition et crise alors quelle est l’ambition de la France pour euh 2030- 2035 euh aujourd’hui les choses sont assez simples et avec la planification écologique et le travail du secrétariat général à la planification écologique on
A quand même un cadre plutôt clair euh le message ou l’objectif euh principal il est assez simple il faut doubler le rythme de baisse des émissions euh de gaz à effet de serre pour passer de 9 à 17 millions de tonnes équivalent CO2 par an vous voyez sur le graphique les les
Baisses prévues dans les différents secteurs et c lui où l’ambition est la plus forte et de très loin c’est le secteur des bâtiments où on divise une division on vise une division par de des émissions entre 2022 et 2030 une division par 3 par rapport à 90 donc c’est
Absolument colossal et très très ambitieux et ça dépendra justement de la mise en œuvre au niveau local et puis derrière ça sur le volet énergétique les les différentes publications que ça soit le bilan prévisionnel de RTE ou les travaux du sgpe repris ensuite dans la stratégie française énergie climat donc
Dans le dans le volet énergie qui a été publié en novembre nous donne trois grandes orientations pour réussir cette transition le premier ça a été évoqué tout à l’heure c’est l’efficacité et la sobriété il faut réduire de 30 % notre consommation finale d’énergie d’ici 2035
Et de 40 à 50 % d’ici 2050 sans quoi ça va être extrêmement difficile de satisfaire l’ensemble des besoins énergétiques avec de l’énergie des carbones le deuxième levier c’est l’électrification passer de 25 à 45 % d’électricité dans la consommation finale en 14 ans c’est euh très très important c’est très ambitieux ça
Représente 10 à 15 taraw supplémentaire chaque année à la fois en consommation et en production additionnelle d’énergie décarbonée c’est un rythme d’électrification qu’on a uniquement atteint euh dans la phase post-choc pétrolier donc entre 73 et 1990 sachant qu’à l’époque très très peu d’usage étent électrifiés voilà donc vraiment il
Faut se dire que là c’est c’est quelque chose de de très ambitieux et qui côté production nécessite un doublement de la production renouvelable électrique en l’espace de 8 ans on parle énormément du nucléaire aujourd’hui notamment dans le projet de loi souverineté énergétique et c’est très bien sauf qu’il faut rappeler
Encore une fois que les nouveaux pr peu importe qu’on en fasse 6 14 ou 20 euh ne produiront pas d’énergie supplémentaire avant 2035 voire 2040 donc sur les 10 prochaines années l’effort d’électrification va être porté quasi intégralement par le déploiement des énergies renouvelables bonne nouvelle là-dessus ça demande évidemment une accélération
Des rythmes de déploiement notamment pour les objectifs fixés sur le solaire photovoltaïque et sur l’éolien en mer par contre on reste sur des rythmes qui sont largement atteignabes quand on regarde ce qui se fait déjà dans nos pays voisins donc là vous avez une comparaison qui a été faite par RTE sur
Les rythmes historiques et projetés sur les différentes filières renouvelables électrique en France en Allemagne au Royaume-Uni en Espagne vous voyez les petits rangs c’est ce qui est projeté pour pour le la période d’ici à 2035 on est sur des rythmes qui sont déjà largement atteints dans les autres pays
Aujourd’hui que ça soit pour le photovoltaïque en Allemagne pour l’éolien en mer au Royaume-Uni ou pour l’olien terrestre en Allemagne et en Espagne la réforme du marché électrique là-dedans euh c’est un débat qui est à la fois extrêmement politique et et vous l’avez bien perçu ces deux dernières
Années on a commencé à nous parler d’un frxit électrique donc une sortie de la France du marché électrique européen on nous a parlé de l’idée de reprendre le contrôle du prix de l’électricité formule qui rappelle assez étrangement le le takeback control du du brexit hein et donc un côté à la fois
Éminemment politique et de l’autre côté quelque chose qui est très complexe sur le plan technique donc on est perdu un peu dans dans cette tension entre le volet très politique et derrière une réalité technique qui est pas forcément qui ne porte pas les mêmes attentes donc juste pour vous faire euh
Un rapide retour sur les les évolutions politiques récentes euh à la mi-octobre on a eu enfin un accord du Conseil européen sur le projet de réforme du marché électrique euh donc accord qui fait suite à quasiment une année de conflit ouvert entre la France l’Allemagne et et les les pays associés
Sur la question des contrats pour la différence et notamment de l’éligibilité du nucléaire là-dedans euh et C texte maintenant a été validé également par le Parlement européen et donc on attend une validation officielle qui devrait intervenir là au premier trimestre 2024 en parallèle côté français donc on
A eu euh fin novembre l’ouverture d’une consultation publique sur les dispositif post Aren donc l’AREN je rappelle c’est l’accès régulier à l’électricité nucléaire historique dispositif qui va expirer fin 2025 et pour lequel il fallallait justement trouver une suite et qui fait suite à l’accord entre État et EDF sur justement la gestion du
Nucléaire historique et je vais je vais y revenir tout à l’heure en parallèle on a eu la publication et mise en consultation du volet énergie de la stratégie française énergie climat puis euh maintenant euh donc la présentation récemment la semaine dernière de du projet de loi souviné énergétique qui va
Bientôt passer au Parlement et euh également pour rappeler que dans le projet de reforme du marché électrique européen il y a déjà inscrit l’idée d’une clause de revoyeur pour vérifier l’efficacité de l’architecture de marché et si besoin pour apporter de nouvelles réformes euh d’ici 2030 voilà qu’est-ce qu’il y a dans la réforme
Du marché électrique européen il y a différentes choses et c’est assez peu connu en fait le texte aujourd’hui est est assez long et assez détaillé on a pour la première fois dans les normes européennes l’idée qu’il faudrait fixer à l’échelle des états voire de l’Union européenne des objectifs de flexibilité
Électrique à l’horizon de 5 à 10 ans et qui vaudrait y associer une stratégie de déploiement des moyens de flexibilité je vais revenir tout à l’heure mais en fait cette notion de flexibilité commence à devenir de plus en plus importante au fur et à mesure que les énergies
Renouvelables gagnent du terrain dans le mix électrique européen et on verra tout à l’heure pourquoi vraiment d’ici 2030 ça va être le le principal enjeu pour le fonctionnement du marché électrique dans la même lignée il y a l’idée de rapprocher de plus en plus du temps réel les échanges sur le marché
Spot donc le le marché à court terme de l’électricité avec l’idée de pouvoir négocier l’électricité sur des pas de temps de 30 minutes en avance voire de 15 minutes avant livraison donc c’est vraiment l’idée de de de d’améliorer la liquidité sur le marché de d’accélérer
Les échanges pour être de plus en plus à même d’intégrer des énergies renouvelables la production variable il y a l’idée de se prémunir de futurs épisodes de crise donc de définir en fait des critères à partir desquel on considère qu’il y a une crise sur le marché électrique européen et d’y
Associer un certain nombre de d’outils d’instruments qui peuvent être actionner pour justement faire face à une telle crise euh il y a également la notion décrètement des points électrique donc quelque chose qui existe déjà en France par rapport à la question de gestion de la pointe électrique hivernale avec
Notamment euh la rémunération des capacités en effacement euh l’importance des PPA donc des des contrats bilatéraux de gré à gré notamment pour les renouvelables où là le cadre européen fixe la possibilité de donner des garanties publiques voire même d’organiser des enchères européenne entre pays donc pour ce qui est des
Garanties publiques c’est quelque chose qui est déjà euh en en voie de mise en œuvre cô côté français pour les enchères européennes on verra à quel point ce sera pertinent à l’avenir les contrats pour la différence donc sont autorisés pour les nouveaux projets pour les énergies renouvelables et le nucléaire
Avec l’idée de également les rendre éligibles pour les investissements nouveaux dans des actifs existant donc ce qui concerne notamment le nucléaire français pour la la part grand carénage donc pour les investissements de prolongation de la durée mais il n’y a aucune obligation de recours au CFD pour l’ensemble des
Projets euh ensuite chose sur le mécanisme de capacité qui était essentiellement un une forme de négociation de compromis pour avoir le soutien de la Pologne qui demandait notamment une exception pour pouvoir financer plus longuement des centrales au charbon via les mécanisme de capacité voilà donc ça c’est quelque chose qui
Est pas forcément très favorable pour la transition bac carbone mais qui était nécessaire pour avoir le soutien de l’ensemble des pays et ensuite le dernier élément assez important c’est des nouvelles ex en ce qui concerne les obligations de couverture pour les fournisseurs d’électricité donc justement pour éviter que des
Fournisseurs soi trop exposés à la volatilité des marchés spot et justement soit dans l’obligation d’augmenter très très fortement leurs tarifs les tarifs pour leurs consommateurs chose qu’on a également vu en France pour les fournisseurs alternatif pendant la crise et voilà l’élément que j’aiévoqué tout à l’heure qui paraî le plus
Important aujourd’hui on a tendance en France à regarder cet enjeu de la réforme du marché électrique uniquement dans notre bulle française est très concentré sur la question de comment est-ce qu’on gère le nucléaire existant mais en fait quand on regarde la question à l’échelle européenne il y a une transformation absolument massive
Qui à l’œuvre puisque si on suit les orientations actuelles et les objectifs fixés par les différents pays on devrait arriver à une part d’électricité renouvelable dans la consommation totale des l’électricité à l’échelle européenne qui devrait atteindre 70 % à l’échéance 2030 70 % d’électricité renouvelable là-dessus euh plus de la moitié de
L’électricité consommée en Europe pourrait être produite par des sources variables que sont l’éolien et le photovoltaïque donc vous imaginez bien que ça va totalement transformer euh le fonctionnement du système électrique européen demain c’est plus tempant euh le volume d’énergie consommée qui a une valeur c’est la façon de le consommer et
Le moment auquel on le consomme c’est-à-dire cette question de la flexibilité de l’offre et de la demande électrique va vraiment être l’enjeu crucial pour faire fonctionner un tel système électrique et c’est évidemment dans ce contexte- là qu’il faut se poser la question de quel sera le rôle de la
France quelles seraient les implications sur ce qu’on va faire en France par rapport à ça et justement sur le cadre de de régulation qui a été proposé en France euh on a donc eu un projet en consultation sur le dispositif postarenne qui depuis a été repris quasiment euh à l’identique dans la loi
Dans le projet de loi souveraineté énergétique avec grosso modo deux grands volets d’un côté l’idée d’encourager le développement des contrat de long terme sur le marché d’électricité notamment avec d’un côté EDF en tant que vendeur du nucléaire français et de l’autre côté euh des consommateurs que seraient les gros
Industriels ou les fournisseurs mais on n pas du tout de définition de modalité clair pour ce qui est de la commercialisation de ce contrat de long terme on pourra y revenir tout à l’heure mais c’est vraiment le point essentiel de cette réforme il faut bien comprendre
Que le deuxième volet qui est cette idée d’une captation de la rente du nucair et d’une redistribution entre tous les consommateurs euh avec différents niveaux avec un premier seuil qui serait à la base à 78 € à partir duquel on on récupère l’état récupère 50 % des
Revenus de vente du nucléaire ensuite 90 % au-delà de 110 € pour les redistribuer au consommateurs en fait ces mécanismes là c’est la partie émergée de l’iceberg on en parle beaucoup mais il risque de ne jamais vraiment être opérationnel c’est-à-dire que si on reste sur des des
Prix de marché à terme aujourd’hui qui sont plutôt situés entre 70 et 80 € la question de savoir est-ce que le nucléaire français va vraiment bénéficier à l’ensemble des consommateurs va beaucoup plus passer par les modalités de commercialisation du nucléaire par edef en terme de contrat de long terme et donc par la
Politique commerciale deedf chose sur laquelle les parlementaires aujourd’hui n’ont aucun contrôle donc je vous dis ça parce que si jamais j’ai cru comprendre que vous avez peut-être parler également avec EDF euh ça sera intéressant de les interroger là-dessus de dire en fait le gros de la réforme aujourd’hui va passer
Par ce développement des contrats à long terme qui pose pas mal de questions des rè et puis il y a deux autres volé dans dans la réforme française la régulation prudentielle pour les fournisseurs donc comme je l’ai évoqué au niveau européen et euh les implications en terme de révision du calcul des tarifs
Réglementés de Vande d’électricité et justement l’élargissement des bénéficiaires sachant que il y a trois critères pour la définition des PME donc un chiffre d’affaires inférieur à 2 million d’euros moins de 10 employés en ETP et une puissance électrique consommée qui jusque là était à 36 kg
Kva et qui va passer à 250 donc c’est plutôt une bonne nouvelle justement pour les collec collectivités et les PM en terme de de mise en persective de de ce projet de rforme on peut lui reprapocher plusieurs choses en premier lieu le fait qu’on était sur une consultation qui paraissait quasiment
Décidée d’avance c’est-à-dire que notamment pour les experts ça a été assez étrange de se retrouver face à un document de consultation qui au final ne présente qu’une seule approche et qui ne parle plus du tout des dispositifs alternatifs qu’on aurait pu mettre en œuvre et notamment des contrats pour la
Différence pour lesquels il faut le rappeler la France s’est batue pendant plus d’un an pour au final ne pas pas s’en servir euh on avait également la possibilité de juste poursuivre avec le mécanisme de l’arène éventuellement un peu amélioré avant de trouver une solution plus robuste et au final il y a
Eu aucune justification du choix effectué pourquoi est-ce qu’on s’oriente sur ces mécanismes de taxation euh des des des revenus du nucléaire plutôt qu’autre chose donc ça c’est quand même un point assez criticable et comme je l’ disais euh il est assez incompréhensible au final de se dire mais pourquoi est-ce qu’on a
Restcheté dans bl l’approche par les CFD alors qu’on s’est battu autant au niveau européen pour les obtenir pour en terme d’éligégibilité du nucléaire historique deuxième point qui pose question c’est l’absence d’étude d’impact et de scénarios quantifiés on nous a parlé de l’idée que cette réforme devait servir à garantir un prix cible
Autour de 70 € par mgawh pour le nucléaire existant sur 15 ans mais en fait on s’est rendu compte que c’est prix ciblebl est absolument impossible à reconstruire en l’absence d’hypothèse sur les tion des prix de marché et de l’ensemble des facteurs qui vont pouvoir jouer là-dessus donc en fait on a
Également pas de scénario pas d’analyse de sensibilité pour se dire mais quel est le risque de dérapage de Cees mécanismes là si les prix de marché devaient durablement évoluer soit fortement à la hausse soit fortement à la baisse et comme je vous le montrai tout à l’heure avec 70 % d’énergie
Renouvelable on va de toute façon se retrouver au niveau européen sur des prix beaucoup plus volatiles deème point euh côté de me en fait l’impact potentiel de ce mécanisme sur l’évolution des tarifs d’électricité et notamment du tarif réglementé est extrêmement complexe analyser donc aujourd’hui on dispose pas des chiffres
Pour savoir est-ce que ça va marcher ou pas et on n pas non plus d’éléments sur les modalités de répartition de la rente entre différents types de consommateurs et donc de la rente récupérée si jamais le prix de marché était plus élevé que 78 € et ça pose question parce qu’en
Fait euh il y a un vrai besoin d’arbitrage politique pour se dire est-ce que demain on fait on renouvelle en fait le le le contrat de service public de l’énergie en France pour dire au nom de la compétitivité par exemple on choisit de donner un prix beaucoup plus bas aux industriels et notamment
Aux électrointensifs même si ça veut dire que les ménages doivent payer plus cher et c’est une question en fait qui n’est même pas dans le débat aujourd’hui et ça pose pas mal de question troisième point c’est justement sur les contrats de partenariat de long terme pour les
Industriels qui est qui est le deuxième volet de cette réforme et sur lequel on a absolument aucune information on sait pas de quel volume d’électricité il s’agit on sait pas quel serait le prix cible auquel EDF voudrait vendre de l’électricité aux acteurs industriels on sait pas quels seraient les acteurs
Visés en priorité et on n’ pas non plus d’analyse sur la compatibilité de ce fonctionnement avec les règles de concurrence de l’Union européenne donc là ça pose pas mal de questions il y a énormément de zones d’ambre dans le projet de reforme tel qu’il est présenté aujourd’hui le 4è point il est assez
Intéressant parce qu’il a fait l’objet d’une communication euh de la creux de la Commission de régulation de l’énergie hier c’est la question du rôle et de la place de DF sur le marché français EDF demain avec ce projet de reforme sera un acteur absolument dominant euh à
La fois en terme de vente et d’acheteur donc en fait ça va eDF va être un market maker c’est un faisur de marché qui va pouvoir définir les prix et donc gérer euh une équité d’accès au nucléaire historique faire en sorte que les les conditions de commercialisation de DF
Soient équitbl va être extrêmement compliqué va demander beaucoup de d’attention dans la régulation de ce marché-là donc il faut quand même insister là-dessus euh parce que ça pose pas mal de questions sur la transparence du marché demain laaren avait l’avantage d’être un mécanisme ex-anteé c’est-à-dire qu’on savait quel était le
Volume d’électricité on savait quelles étaient les modalités pour garantir un accès équitable de tous les consommateurs ou tous les demandeurs à ce mécanisme làà avec l’idée demain de tout passer sur le marché à terme euh en fait tout est dans les mains de def en terme de décision de politique
Commerciale euh donc voilà ça pose pas mal de questions de ce côtélà et puis on a aussi pas mal d’interrogations sur la lisibilité du mécanisme pour les consommateurs et les acteurs de marché euh sachant qu’aujourd’hui l’idée serait de dire on va constater à postérieuie euh les revenus dégagés par EDF sur la
Vente du nucléaire historique on va ensuite calculer la part qui sera récupérée par l’État et on va décider de la redistribuer au consommateurs expost en fonction d’une clé de répartition qui n’est pas encore définie tout ça obligeant la creux à avoir pas mal d’informations en fait sur la
Comptabilité de DF donc c’est loin d’être simple voilà pour l’instant je m’arrête là-dessus désolé d’avoir été un peu long j’espère que ça fait pas mal d’éléments pour le débat et en tout cas j’ai j’ai hâte de voir vos questions merci beaucoup merci beaucoup d’avoir posé tous ces
Éléments merci je vais laisser la parole à Jean pour une première réaction oui alors c’est bon ça y est on vous voit on vous désolé d’avoir il compris perturber le le volume sonneur en ayant ses problèmes de connexion ce matin en plus dans être dans les locaux d’Interco et
De pas avoir la facilité que j’ai chez moi céit un peu gênant mais moi ce que je voulais dire là-dessus je sais pas si Boris a eu l’occasion de le dire mais moi je voulais remercier d’aborder du travail qu’il fait parce qu’en fait ce ce webinaire de ce matin il nous donne à
La fois à réfléchir sur une perspective euh immédiate et et à moyen terme de choses qui vont forcément fortement concerner le développement de nos territoire euh et et et pourtant ça n’est pas euh ça n’est pas un objet de débat public donc c’est important que
Que de d’avoir si j’ai bien vu ce matin la cinquantaine de de de de représentants des interco pour avoir cette réflexion euh je vais ajouter deux éléments de contexte qui sont importants et puis après on rentrera dans le détail des des deux séquences euh le premier c’est que finalement on a appris
Tardivement hier soir euh que la loi de souverineté énergétique elle étaé profondément modifiée puisque finalement euh l’article 1 qui euh d’une certaine manière cadraiss ce qu’allait être le le le rapport de production entre le nucléaire existant le nucléaire avenir et les les est est remis en cause c’estut dire l’article est complètement
Rayé on n discute plus je le dis simplement pour les collègues pour qu’il sacheent quand même queincoup de France avait été sollicité pour dans dans le dans le cadre du travail du Conseil national de la transition écologique pour donner un avis là-dessus on avait jugé que c’était un peu délicat d’aller
Dans cette discussion parce que on savait que ce projet de loi il pouvait bouger mais alors bouger comme il vient de bouger c’est quand même assez on n’ pas vu de de de choses aussi insensées que ça et difficile d’interpréter ce qui peut y avoir derrière euh euh ce recul
Enfin bon on va considérer que les travaux pr préparatoires avant la publication pardon avant présentation même en conseil des ministres parce que la loi n’a pas été encore présentée et donc avant le travail des parlementaires et ben encore une fois ça trouve que c’est pas très très utile ou du moins ça
Sert pas à grand-chose sur certains sujets donc on va attendre la la présentation officielle et on verra effectivement quelle est la quelle est l’orientation que le gouvernement tempant donné à euh cette bah ce qu’on appelle la souveraineté énergétique mais surtout qui définit et je le rappelle pour tout le monde qui définit quand
Même les les les grandes enveloppes de ce que seront demain les orientations en terme de production bon euh on avait des inquiétudes sur le fait qu’aujourd’hui on donnait plus d’objectifs engageant notamment sur la production de NR on n’avait pas d’objectif non plus très engageant sur la réduction des des
Des gaz à effet de serre et et franchement et surtout là y compris la sortie des fossiles ça devient très inquiétant ça c’était le premier point de de contexte le deuxième qui sert à la fois de conclusion aussi à notre travail de ce matin euh et c’est pour ça que je
Vais je vais vous demander d’être très très très bavard ou très très participant en question ou ou en intervention c’est que avec Sébastien Martin nous allons rencontrer F al je me rappelle plus à quelle date mais un certain nombre de questions qui ont été posées par Monsieur hier ce matin mérit
D’être Layé étaufé et presque déjà prêt argumenté pour que cette discussion ait du sens même si je c’est un point de vue purement personnel je doute que EDF nous disent tout à nous simple association d’élus voilà mais mais c’est important quand même qu’on puisse jouer notre rôle dans ce dans ces relations
Institutionnelles voilà moi j’en ai fini sur les sur les préalable maintenant on va peut-être séparer le je sais pas si vous l’avez fait parce que comme j’ai j’ai pas tout j’ai pas tout comment dire pas tout compris j’ai pas tout percuté est-ce que sur la première partie du du débat avant
D’arriver sur la réforme du du du marché est-ce qu’il y a eu des questions ou est-ce que tout a été présenté d’un seul coup Orian pour l’instant on a enchaîné les les présentations maintenant d’accord d’accord donc on on on peut peut-être prendre un peu de temps sur la
Première partie si si certains veulent intervenir on a une première question à l’écrit qui vous interroge sur comment vous vous voyez justement le disparition du ministère de la transition énergétique et le rattachement de la thématique énergétique à Bery d’accord ben écoutez moi je vais répondre personnellement pour l’engagement que j’ai pu prendre
Ces derniers mois de travail le travail avec euh agespanir unach parce que pour l’instant elle avait fait confiance à ce nombre de collègues élus pour ma part j’ai j’ai participé au groupe de travail qui devait permettre de de de de sortir la la la loi qui définit la stratégie
Française énergie climat on a beaucoup travaillé beaucoup auditionné au printemps et à l’été on a eu donc beaucoup d’échanges moi je suis un peu déçu parce qu’on n’est pas obligé d’être d’accord avec elle sur ensemble d’orientation fortement structurante de la France mais au moins il y avait un
Dialogue et on sentait bien que elle nous n’oubliez pas le lien climat que que les énergies posent d’emblé donc le fait que maintenant soit traité à Bercy bon c’est un retour en arrière que qui est même antérieur au Grenel qui ce qui semblerait laisser à comprendre que
Finalement on va plus s’intéresser et ça va être peut-être un sujet de no discussion ce matin à ce que peut la place que l’énergie peut prendre dans la la la comment dire la la capacité concurrentielle qu’ont les entreprises françaises donc on enfin vraiment c’est pas c’est pas la meilleure des nouvelles
Euh euh bon voilà c’est en espérant que ce soit pas si rructif que ça et surtout que que Christophe Béchu garde vis-à-vis de nous les mêmes engagement qu’il a pris de faire en sorte que que les engagements climatiques de la France soi tenu et notamment la la la sortie des
Fossiles mais bon là il y aura nécessité d’une coordination qui qui sera interministérielle alors que avant elle était toute entière faite boulevard Saint-Germain voilà pour cette question ouis si si je peux permettre ça va donner une autre tonalité puisque Jean s’est permis de répondre personnellement je vais le faire aussi personnellement
Sur ce sujet euh je je je crois pas que enfin je pense que cette lecture est entre guillemets à ne tient pas tout à fait compte du fait que euh on a d’abord un ministère de de l’industrie qui a qui a quand même énormément avancé sur la la
Décarbonation de l’industrie et donc qui a qui a lui-même intégré beaucoup dans son dans son mode de fonctionnement une partie et embarqué une partie c’est tout à fait naturel et et absolument normal des des des enjeux qui sont ceux de la transition énergétique donc le le le le la bascule des questions énergétiques
Vers vers le ministère de l’Industrie me semble pas avoir tout à fait la la la la la gravité d’un retour en arrière c’eston a on a reconstitué ce sujet je pense que pour pour le pour l’État français euh un un des gros aspects quand même de de la transition
Énergétique c’est c’est ça c’est un choix français effectivement euh de de de de de partir sur un programme nucléaire et de la reconstituction d’une filière nucléaire et ça si c’est pas des sujets industriels pur et dur et ben ça n’est rien d’autre donc je crois qu’il y
A c’est ça qui a probablement entraîné le la la captation du sujet énergie par par par l’industrie alors avec à mon avis pas pas tout à fait un un retour au au statu d’avant d’avant le d’avant le Grenel et puis puis surtout je pense qu’il va falloir regarder quand même
D’assez près le décret attribution parce que je crois que on garde une une planification écologique rattachée au Premier ministre et et et je crois que le le le ministre de de la transition écologique va conserver la négociation climat et et et donc enfin de de manière
Générale il y a quand même un certain nombre de de de de sujet qui qui montre que c’est pas parce que l’énergie rejoint le ministère de l’Industrie on va renoncer à aucun des des objectifs qu’on a en matière de transition donc je pense qu’il faut faut regarder un tout
Petit peu c’est vrai que c’est pas c’est pas exactement la simplification intuitive qu’on aurait qu’on aurait pu souhaiter mais certains qu’il fallait non plus être trop trop inquiet alors je rajoute quand même une crainte hein qui est celle d’exprimé qui par le développement territorial en en matière énergétique c’est queeffectivement on on
On était en train de vivre une évolution assez conséquente qui faisait de nous des acteurs alliés ou en direct des des projets de de production énergétique et surtout aussi des des des des comment dire des porteurs de de sobriété euh en lien effectivement avec les enjeux climatiques c’est pour ça que que je
Faisais c’est c’est c’est vraiment l’expression d’une crainte parce que la dynamique autour de l’énergie elle peut pas se contenter d’êre simplement sur la la performance économique on a appris nous depuis quelques années maintenant et les territoires en sont de plus en plus les témoins qu’on savait faire sur
Le terrain sur tous les aspects de la de de de de de l’énergie aussi bien sur la production que sur la consommation sur le lien au au au climat pour la sortie plus rapide des fossiles et cetera et cetera et bon sans s’attarder sur cette sensibilité un peu différente qu’on peut
Avoir c’est vrai que on va attendre on va attendre quand même ce que c’est puis on va rappeler que le secrétaire général à la planification a aussi ce rôle là mais bon on va pas se faire de dessin on est entre nous on sait ce que la place que
Prend Bercy dans la régulation institutionnelle quand même un autre poids que celui du boulevard Saint-Germain Andreas vous souhaz réagir également oui merci non je pense que c’est un débat extrêmement intéressant que que de de de voir en fait les implications deimement ministériel on lien aussi avec ce qui passe sur le
Projet de loi souveraineté énergétique pour le remanement je serais d’avis aussi dire en fait les choses sont pas simples ça dépend on peut très bien imaginer un grand ministère un super ministère de l’économie qui gère également les questions énergétiques voir climatiques c’est par exemple ce que font nos voisins
Allemands en Allemagne en fait le ministère de l’économie dans la nouvelle coalition a récupéré l’énergie et le climat et ça marche à la base plutôt pas mal pourquoi parce qu’il y a un ministre à la tête qui défend très fortement ces questions écologiques au sein du ministère de de l’économie donc le lien
Est bien fait donc ça dépend avant tout euh des des des personnalités euh des des engagement portés sur ces questions là mais en soi je je serais aussi d’avis de dire c’est pas forcément une mauvaise nouvelle en soi ce qui complique les choses c’est le morcellement c’est-à-dire qu’aujourd’hui on va se
Retrouver avec une administration publique notamment la principale qui est la la DGC la direction générale énergie climat qui risque d’être saindé en deux avec le volet climatique qui reste chez Christophe béch au MTE le volet l’énergie qui part à berc voire au ministère de l’Industrie et une C
Tutelle qui va pas forcément être évidente à mettre en place donc ça c’est juste c’est un facteur de complexité supplémentaire et je suis complètement d’accord avec Jean Revo ça renforce l’importance du sgpe secrétariat général à la planification écologique comme garant de cette transversalité ensuite il y a quand même
Un gros danger et je pense qu’il faut quand même en parler parce que aujourd’hui c’est très évident il y a une sur focalisation sur la question du nucléaire qui commence à devenir une question de senchè politique euh tout le monde veut montrer qu’on est qu’il est toujours plus convaincu toujours plus en
Soutien du du nucléaire français c’est pas une mauvaise chose en soi là où ça devient compliqué c’est qu’on se voit la face c’està-dire que je suis d’accord avec avec Boris pour dire la question de la structuration de la restructuration de la filière nucléaire et une question éminemment industrielle mais la question
Des renouvelables l’ aussi et c’est ça qu’on oublie absolument dans dans le contexte français on est quand même parti dans projet de loi souveraineté heureusement quelque part que le Titre 1 va être supprimé qui qui en fait n’était plus du tout dans cet esprit pourtant mise en avant par l’ancienne ministre
D’égalité de traitement entre le nucléaire et les renouvelables là on était sur un texte qui paradoxalement était en train de mettre des des objectifs chiffrés sur le nucléaire qui auraiit très bien pu figurer dans le décret PPE parce que la PPE est là pour ça on se retrouve avec une loi qui veut
Fixer à la virgule près les objectifs pour le nucléaire futur tout en déconstruisant les objectifs existants pour le renouvelable c’est absolument grave en terme de signal donné donc aujourd’hui j’espère juste que le ministère de l’Économie le ministère de l’Industrie change aussi un peu de culture et comprennent y compris sans
Regarder la question de transition écologique en regardant uniquement la question industrielle la question de la souveraineté de la compétitivité et de l’électrification que cette transition passera par les renouvelables sur les 10 prochaines années et qu’on se met en tête qu’il faut aussi développer un programme de filière industrielle sur
Les actifs renouvelables et NOTAM sur l’éolien offshore parce que c’est là on a encore une place à prendre au niveau européen et mondial donc j’espère quelque part c’est c’est c’est moi ma notion d’optimisme que en fait ces rattachements à ber va aussi leur ouvrir les yeux sur le fait que c’est bien beau
De se dire on va lancer 8 14 20 réacteurs pr et c’est c’est important pour la suite il y a pas de débat là-dessus mais qu’en attendant il faut absolument gérer l’EFF sur les renouvl et j’espère qu’il le comprend bien sur cette première partie il y avait d’autres d’autres pris de position d’autres
Interventions euh alors les questions pour l’instant pas d’autres questions j’enavais une pour vous sur la question de l’acceptabilité local et du partage de la valeur ce sont des thématiques qui ont été très importantes dans les débats récents sur les énergies renouvelables maintenant qu’on parle de relance nucléaire notamment de petites
Installations comment comment vous voyez ce ce sujet comment on pourrait euh on pourrait l’aborder justement pour les collectivités h super bonne question maintenant il y a plus de cveae sur les nouveaux équipements industriels euh qu’est-ce que qu’est-ce qui va être la base de la de la ressource financière des
Territoires qui vont accepter donc il y a y a bon moi je suis plus dans l’interrogation que dans la réponse là-dessus il y a il y a une vraie difficulté on on était comme on est quand même dans une période qui qui dit des choses un peu différemment d’avant
Euh c’est et donc c’est c’est aussi lié aux compétences qu’on a pris dans nos interc euh c’est cat on on on a toujours été des développeurs mais on faisait pas d’énergie le le principal objet de développement or on s’aperçoit qu’aujourd’hui aussi bien à travers la la profession agricole notamment par
L’occupation du sol des sols que par les projets de petites industries qu’on peut développer le mix énergétique non carboné dans tous les territoires et c’est vrai que la question euh ce qui ce qui était le l’article 1 de de de la loi de souveraineté euh faisait un peu l’impasse là-dessus parce que finalement
Il nous détachait de cette obligation réglementaire mais plutôt morale même de sortir au plus vite des fossiles et quand on dit sortir au plus vite des fossiles c’est utiliser les technologies de production énergétique qui sont les plus rapide à mettre en œuvre or comme l’appelit comme l’a rappelé monsieur
Riger tout à l’heure euh tel que la programmation est faite et Boris pourra peut-être le confirmer mais les six premiers pr la première la première doublette elle arrive au mieux en 2035 et les autres 2037 2039 il faut pas qu’il y ait de retard autrement dit connaissant le fonctionnement français
On pourrait même se dire qu’on prend le risque que qu’ en 2040 en ayant tout basé sur cette basé trop de façon trop importante sur la production électronucléaire on n’est pas sûr de pas se retrouver avec de lockout parce qu’on a’ura pas fait l’effort sur les EnR
Alors tout le monde est d’accord et et moi le premier pour dire qu’on est vraiment dans un mix à la française où on retrouve les EnR le nucléaire existant et potentiellement nouveau nucléaire mais ça c’est le plus important parce qu’il faut décarboner à tout à tout prix euh parce queune fois
Qu’on aura déréglé totalement le climat on on on on reviendra pas dessus pendant des des des siècles donc il faut il faut pas perdre de de de de pas perdre de le lien qu’il y a entre l’obligation de de faire de sortir des fossiles au plus
Vite donc c’est pour ça que sur cette question là l’embarquement des des territoires et et l’acceptabilité des projets de NR supposait parce qu’ils étaient partout et de façon très différente que les les citoyens comprennent qu’il y avait un retour direct sur leur territoire en en plus de
D’une certaine manière d’une forme de de de de plus grande autonomie énergétique locale est-ce qu’il y avaitut ouais Boris oui moi je je je j’ai le sentiment qu’onfin on est on n pas on n pas aujourd’hui des des choix français qui soient qui qui qui qui vise à exclure
Les énergies renouvlaables enfin le le la production des énergies renouvlaables je pense la PPE elle fait à part va faire apparaître très clairement qu’effectivement comme tu viens de le dire avant 2035 il y a pas de de de solution de de d’augmentation de la production de l’électricité qui qui qui
Qui qui qui passe par le par le nucléaire donc en réalité d’ici là et ça ça représente quand même 12 années qu’il faudrait dont il faudrait qu’elle soit absolument utile c’est uniquement le développement des renouvelables qui qui peut le permettre moi je j’ai plus des
Critiqu de la de la façon dont on a don dont la dont la loi d’Atta accélération a été conçu je je disais tout à l’heure un peu en introduction je je le choix notamment politique pour avoir un texte de loi parce qu’il fallait un texte de loi sur
Ce sujet de de de d’un compromis avec le Sénat qui a absolument tenu à ce que on passe par la commune bon j’ai sur mes 58 communes d’agglomération j’ai plus grand respect pour chacune d’entre elles mais j’en ai 46 qui ont moins de 1000 habitants c’est naturellement extrêmement difficile pour ces 46
Communes de moins de 1000 habitants qui qui n’ont quasiment pas d’ingénierie en dehors de la secrétaire de mairie et peut-être d’un ou deux agents de de de de de de de de définir surtout dans des délais extrêmement courts qui leur ont été donnés et qui nous ont été donnés à
Tous euh les zones d’accélération et d’exclusion des ENR donc qu’est-ce qui se passe aujourd’hui dans la plupart des intercommunalités ce son les communes on leura collé cette cette obligation que les préfets sont dans les dernières semaines se sont empressés d’aller relaxer en disant attention c’est pas
Très très grave si on n pas prêt pour le pour le 1er janvier mais enfin là là maintenant quand on a dit ça bah c’est pas grave non plus pour le 1er février pour le 1er mars et on sait plus exactement quelle est la date butoire et
Et et il faut espérer et je pense que c’est un certain nombre d’intercommunaités sont en train de reprendre un peu un peu la main en remobilisant d’ailleurs au passage les services de l’État qui ont le sentiment d’avoir fait leur job et puis puis maintenant c’est c’est bloc communal qui
Qui doit traiter donc voilà je suis plus inquiet sur le le finalement sur l’embrayage mais mais il me semble que les objectifs sont toujours là et et là encore la planification écologique elle est têtue on doit on va électrifier un certain nombre d’usages qui ne l’était pas on va mettre plus d’électricité dans
Nos mobilités on va mettre plus d’électricité dans notre bâtiment dans nos bâtiments même si on fait un gros effort de sobriété par ailleurs il faut effectivement qu’on arrive à à avoir un développement d’une production d’électricité décarbonée et effectivement dans les 12 années qui viennent faut le redire ici si je je
Suis je suis un fervant défenseur d’ du nucléaire mais mais ça ne passera que par le développement du photovoltaïque de l’éolien où c’est encore possible du du alors Andreas le mentionnait un peu tout à l’heure faut pas oublier la chaleur qu’on a aussi dans le mix énergétique on peut aller
Chercher tout tout ce qui peut être fait avec de la G permis de la récupération de chaleur fatale et là on est on est très très en retard sera bienvenu mais mais bon on va quand même avoir besoin de beaucoup d’électricité et et je pense que c’est les les
Échéances les plus courtes sont sont les sont les les les plus tendus et et le seul moyen d’agir dessus c’est effectivement de développer des énergies renouvelables et électriqu notamment et et après moi je suis pas certain qu’on qu’on est jamais toi comme moi Jean quand on était enfin quand on est en
Responsabilité développer des projets parce que il y avait un retour fiscal donc le fait qu’il a plus forcment des retours fiscal sur les investissements euh semble pas si important et et et par ailleurs il existe toujours pour les installations de production d’énergie renouvlable puisque c’est l’IFER et que
L’IFER revient toujours en partie au aux collectivités qui le qui promeuent ces ces énergies donc on on voit que l’écosystème il est là je pense qu’ il y a aujourd’hui un un petit sujet euh et entre commune et interco et et de mobilisation d’ingénierie parce que
Quand même euh pour y être en ce moment ce qui nous ce qui nous nous met à distance finalement aujourd’hui du développement des renouvelables au niveau local c’est c’est que il faut mobiliser une ingénierie plutôt rare euh d’analyse justement des toitures des terrains disponibles par exemple si on
Veut faire du photovoltaïque enfin je on a quand même là il me semble-t-il un vrai goulet d’étranglement euh qu’on est qu’ qu’on s’est pas qu’on s’est pas organisé pour lever me semble-t-il tout à fait je je vais faire le lien peut-être avec la deuxième partie en rappelant je peux
Rajouter oui s’il vous plaît non parce que c’est un débat extrêmement intéressant mais je pense que je suis un peu moins optimiste et un peu plus critique parce que je n’ai pas l’impression qu’aujourd’hui l’état ouvertement porte politiquement cette idée que l’électrification passe vraiment par les renouvelables à court
Terme autant monsieur lescur que Bruno le mer sont des fervants partisans du nucléaire et le premier déplacement étaé à gravelg il a jamais été sur enfin je pense qu’on attendra avant de les voir vraiment porter les filières renouvelables en terme d’égalité de traitement je lu disais tout à l’heure
Dans la loi d’accélération du nucléaire on a directement parlé d’objectif dans la loi d’accélération des renouvelables on n surtout pas parler d’objectif euh moi je je reste extrêmement critique sur la loi à per de l’année dernière très sincèrement pour avoir discuter avec beaucoup de porteurs de projet je ne
Vois pas en quoi elle accélère quoi que ce soit notamment sur sur la filière éolienne don a très besoin les zones d’accélération à la française c’est un un objet absolument incompréhensible pourquoi parce qu’encore une fois on a créé euh une nouvelle strate de planification comme si on avait pas déjà
Assez de complexité aux contours qui sont pas clairs et surtout la question à laquelle personne ne veut rependre c’est euh en quoi est-ce que ces zones vont accélérer quoi que ce soit c’est-à-dire que tout le monde s’empresse à définir les zones on définit des cahiers des charges des méthodes pour faire et c’est
Très bien mais une fois qu’on a défini les zones quel de quoi est-ce que vont bénéficier les projets qui vont s’implanter dans le saisone par rapport à ceux qui ne le feront pas est-ce qu’ils auront un bonus financier est-ce qu’ils auront des des procédure d’autorisation en moins à faire ce qui
Est le cas en Allemagne par exemple en Allemagne il y a des des zones d’accélération pour l’éolien et pour les projets qui situ dedans il y a un certain nombre de choses qui n’ont plus à faire parce qu’on considère que ça a déjà été fait notamment sur certaines analyses d’impact environnemental donc
Voilà c’est des questions qui sont même pas posées en France on a juste dit on crée des nouveaux zones qui sont avant tout un moyen d’exclure d’autres zones et ça c’est très dangereux parce que c’est quand même une chose que la droite française avait demandé depuis plus de
10 ans le véau des mers sur les projets éolien et c’est de là que vient le focus sur les communes bien entendu il faut faire extrêmement attention à ce que les zones d’accélération d’aujourd’hui ne deviennent pas les zones d’exclusion de demain et donc que ça soit un cheval de
Tro pour amener euh le le le véau des mèes dans le dispositif français donc encore une fois si quelqu’un arrive à me dire en quoi les zones d’accélération vont demain vraiment apporter un phénomène d’accélération par rapport à ce qu’ fait aujourd’hui moi je suis pas du tout au clair là-dessus en terme
D’égalité de traitement je le disais tout à l’heure moi je suis pas convaincu que ça soit vraiment la vision du gouvernement aujourd’hui euh dans la loi souveraineté énergétique on n’ pas du tout on ne retrouve pas cette égalité de traitement entre le nucléaire et le renouvelable alors qu’aujourd’hui il est
Très clair que si on veut avancer il faut dépasser cette controverse il faut dire effectivement les deux c’est les deux socles de la souveraineté énergétique française en avance euh sur les deux aujourd’hui on a un coordinateur interministériel pour le nouveau nucléaire on n’ pas de coordinateur interministériel pour les
Renouvelables on a une stratégie de filière industrielle sur le nucléaire on l’a pas sur les renouvelables alors que vraiment je pense qu’en terme de souveraineté il faut absolument qu’on agisse là-dessus aussi j’étais encore hier en train de discuter avec des développeurs d’éolien offshore qui me disaient c’est la cata on va devoir tout
Importer d’Asie de Corée du Japon de Chine y compris les flotteurs en béton donc c’est des flotteurs de 5000 tonnes qu’on va s’amuser à à importer à tracter depuis l’Asie pourquoi parce que on n’est pas foutu à développer une stratégie industrielle en France et donc je pense qu’il faut dire les choses
Clairement plutôt que de se fa de ce qui a été fait sur la dernière année parce que pour l’instant on n clairement pas à la hauteur de l’ambition très bien on on en on en profite pour vous dire que hier notre collègue desland Pierre pouet a participé au nom d’Interco à un travail
Qui est fait par de de député sur un bilan intermédiaire de cette zone de cette loi d’accélération on a pu faire passer un C nombre de messages évidemment que nous on sera attentif à leurs propositions et puis on a déjà effectivement des propositions à faire en matière notamment pour activer un peu
Mieux ce qu’on appelle le partage de la valeur parce qu’ encore une fois si cette loi a permis de réduire temporaellement temporairement enfin le le le temps d’instruction c’est une bonne chose mais encore une fois l’acceptabilité n’a pas été encore gagné totalement par le le partage de valeur
On y reviendra ça c’est un sujet qu’on va garder interc France qu’on va suivre attentivement mais mais juste sur ce sujet un élément on a une loi l’année dernière qui ne parle même plus des projets à gouvernance locale c’est un sujet sur lequel j’avais coanimé avec le
Ministère et et l’ADEM un groupe de travail national en 2021 donc les projets d’énergie renouvelable à gouvernance locale c’est-à-dire des projets cofinancés par les collectivités par les citoyens au niveau local avec une vraie maîtrise de la gouvernance c’est quelque chose qui a disparu de la loi apr on avait un un objectif national
De 1000 nouveaux projets ENR à gouvernance locale d’ici 2028 qui n’existe nulle part l’ancien ministre était même pas au courant et c’est dommage parce que le partage la valeur il va avant tout passer par là vous connaissez les énergie partagée qui montre qu’un projet entièrement détenu euh par les acteurs locaux va produire
Trois fois plus de retombé économique pour le territoires sur sa durée de vie comme projet détenu par des acteurs extérieurs donc l’acceptabilité elle va aussi passer par par ça elle va passer par la maximisation des retombés économiques pour le territoire et ça on pe ça je suis absolument pas certain moi
VI ça mais enfin bon après ah ben je veux dire on n’y arrive pas on le fait pas mais il faudrait le faire vous regardez les Pays-Bas rien ne l’empêche aujourd’hui il y a un développement et bon question de savoir si si c’est un gadget ou si c’est c’est une vraie une vraie
Solution elle est quand même posée vous pensez pas que si on arrivait à doubler les retombéses économiques pour les territoires on ferait peut-être plus facilement des projets mais mais les retombées les retombées économiques pour les territoires sont bonnes aujourd’hui c’est c’est et il y a plein de projets
Qui sont nés grâce à ça moi je viens d’un territoire où on a ils ont porté des projets éoliens le plus grand projet éolien terrestre il est il a pour ig communautés de commun du sud de mon département j’espère qu’il verra le jour au bout de 10 ans de procédure mais donc
Les retombées sont importante mais ça ne suffit pas parce qu’ y a des retombées que que vous vous allez vaincre comme ça aussi simplement toutes les toutes les résistance l’éolien y a un vrai sujet me semble-t-il de d’harmonisation de la présence sur le territoire français moi je je vient d’une exrégion la
Champagnearden et l’exrégion picar et champagnarden qui ont énormément contribué au développement de l’éolien il y a un moment on peut peut-être aussi s’interroger sur ouais mais c’est exactement la raison pour laquelle je parlais des zones d’accélération comme un truc mal fichu si je fais l’exemple
Si je fais le parallèle avec ce qui se fait en Allemagne juste pour vous donner l’exemple en Allemagne les zones d’accélération elles sont couplé à un objectif c’està-dire que chaque territoire doit identifier de% de son territoire pour éligible à des projets nouveaux éoliens si on avait fait la
Même chose en France donc à fixé un objectif pour les hommes d’accélération on on aurait pu faire quelque chose de très intelligent en terme de répartition sur le territoire c’est-à-dire également tenir compte des projets existants qui fait que les zones qui auraient déjà fait leur part en terme de développement
Auraient eu une contrainte beaucoup moins importante que d’autres régions et ça c’est quelque chose qu’on a pas du tout intégré parce qu’on a juste dit chacun fait comme il veut comme il peut non vousz pas tout à fait juste pour terminer là-dessus pour éviter qu’on parte sur une idée fausse si si
Justement enfin la la demande de la de la loi c’est on ne peut définir de zones d’exclusion que si on définit une zone d’accélération donc on donc on ne peut pas se sortir avec aucune contrainte en volume avec aucune contrainte en volume on sait pas on sait pas à la fin si ça
Permettra d’atteindre les objectifs nationonau ou pas on a aucune contrainte en volume h on on va garder cette cette acuité sur sur ce qui se passe et sur en quoi sur les résultats de de la mise en œuvre de de cette loi parce que ça fait vraiment partie des sujets que dans la
Commission des transitions les collègues regardent attentivement ce que je vous propose quand même c’est que d’ici la fin du premier semestre là on a l’occasion de revenir dessus y compris pour affiner ce que Pierre foustray a pu transmettre hier au député sur la façon dont on perçoit les limites de de de
Cette loi et puis continuer encore une fois à participer même si on a plus une ministre de tutelle exactement au même endroit qu’on puisse continuer à à à réfléchir comment les les territoires vont vont rester producteurs euh moi je regarde l’heure aussi parce que je crois qu’on S conclure je propose chacun
D’avoir un mot de la fin juste pour compléter gens sur vos propos sur la la planification euh sur la planification des énergies renouvelable et la loi c’est un sujet sur lequel interm France est bien sûr fortement mobilisé nous avons mis à la disposition une boîte à outils sur la planification avec des
Retours d’expérience et des ressources donc si c’est une thématique qui vous intéresse n’hésitez pas à aller voir sur le site et je vous partagerai également le les éléments dans dans le filre de discussion je vous propose à chacun euh quelques minutes de de conclusion Jean allez-y alors moi moi
J’avoue que le al conclusion je sais pas sur quel sujet est-ce qu’on est simplement sur la première partie parce que l’évolu l’évolution l’évolution du du du marché européen euh et et et de de nos relations avec notre opérateur principal en matière électrique queedf pour moi elle est elle est au cœur de de
De de notre urgence ou de notre actualité intercommunité France donc faut vraiment qu’on on y réfléchisse vite moi j’avoue que que la présentation de monsieurer est assez édifiante sur le changement en cours euh et surtout les zones d’incertitude plus plus plus nombreus qu’avant parce que finalement on sort d’une longue période de relative
Stabilité euh donc moi j’ai j’avais besoin aussi de euh d’entendre un peu nos collègues pour voir comment ils réagissaient à ça queles étaient euh leur leur leur vision euh euh de de cette évolution euh à la fois pour les territoires en eux-même c’est-à-dire la leur leur qualité de gestionnaire de
Leurs équipements mais aussi pour les acteurs euh qui vont avoir voir une une intensification de leur de leur de leur rtification dans dans leur dans les différentes industries qui sont concernées ça m’intéressait de voir aussi comment dans les territoires on organisit ça donc je pense qu’il faut falloir qu’on trouve les moyens pour
Pour faire remonter ça c’est c’est un point point de vue important euh pour ce qui est de de de de la du dispositif euh législatif en cours bah il faut dire les choses hein on est un peu perturbé hein on l’a rappelé Boris l’a rappé tout à
L’heure euh on était sorti du Sénat sur la d’accélération avec plutôt une bonne prise de position sur la place que jouit l’intercour et puis on sort de l’Assemblée avec ce qu’on connaît tous c’est l’obligation de passer par les 34000 communes euh c’est pas forcément ce qu’il y a de mieux mais encore une
Fois on va faire le le le service aprèsvente de ça on voir un peu comment ça marche euh moi j’ai pas grandchose à rajouter sur la façon par contre j’aimerais bien quand même qu’on en dise qu’on dise un petit mot qu’on réagisse sur cette question de la perspective
Quand même de du du du du marché de la réforme du marché européen parce qu’il faut quand même qu’on a qu’on entende des choses voilà donc je sais pas Boris toi ce que ce que comment tu analyses cette cette cette situation comment tu comment tu prends toutes ces nouvelles
Données toutes ces toutes ces incertudes également comment tu comment tu vois ça bon moi je crois qu’on enfin les ce qui nous réunit aujourd’hui ce qui fait que l’intérêt de cette discussion et je pense réunir et partager le l’information avec nos collègues des des intercommunalités c’est que je suis
Absolument convaincu que c’est au niveau des intercommunalités que que on a une petite chance de réussir la transition énergétique euh que que que les les les sujets sont son sont multiples on a évoqué beaucoup la question de l’électricité je pense la question de la chaleur mérite aussi une attention mais
Que dans tous les cas développement des réseaux de chaleur le verdissement de des réseaux de chaleur en question la récupération des chaleurs fatales le le tout tout ce qu’on peut faire sur sur le le le développement des mobilités durables qui sont pas d’ailleurs forcément électrique on parle aussi
Quand même beaucoup de promotion de vélo tout ça c’est c’est pas par la délibération locale que que que porte nos collègues et et portons nous-mêmes qu’on a une petite chance de la faire progresser et et il faudrait pas qu’on soit trop français non plus d’imaginer
Que que que la loi va va tout régler la loi elle fixe un cadre honnêtement aujourd’hui il m’arrive assez assez rarement moi comme comme élu local de Me cogier dans mes projets de développement de NR de mobilité et cetera au au au au aux frontières de de la loi c’est pas ça
Le facteur limitant ce qui ce qui aujourd’hui limite vraiment je pense nos initiative c’est l’accès à l’ingénierie et et l’accès à l’ingénierie on va pas se mentir il est quand même essentiellement financier c’estàdire que la capacité à mobiliser des moyens de fonctionnement et des moyens d’investissement pour nos collectivité
Aujourd’hui me semble être le facteur le plus limitant de tout ce qu’on peut faire pour accélérer la transition énergétique et donc je ce que j’espère mais mais comme comme vice-président en charge des finances interco j’essaie d’y travailler c’est c’est qu’on améliore vraiment situation de financement de nos collectivités dans dans les dans les
Années qui viennent pour qu’ell puisse faire face à à à ces djeux là parce que je pense qu’on a on a des collègues et je pense vraiment pas du tout être ni toi ni moi qu’on soit des des des espèces enfin plutôt des exemples rares ou des spécimenses rares dans le
Contexte on on on a envie d’avancer sur ces sujetsl la vraie difficulté aujourd’hui c’est quand même bien souvent de de s’entourer de de l’ingéée qui nous permet de savoir dans quelle direction aller puis ensuite bien sûr de mobiliser les moyens pour pour pour avancer euh que ce soit sur le
Développement des EnR que ce soit sur l’économie circulaire qui est pas dans le champ de l’énervie ou ou les projets ils existent l’envie de l’envie d’agir elle existe maintenant qu’on essaie de réunir les les conditions pour que que ça puisse se faire et et dans cette vision je me
Permets de rajouter quand même Boris pour compléter ce que tu dis dans cette vision très très intégrée de filière parce que ça a été évoqué tout à l’heure pour l’aspect industriel des choses mais on on doit aussi penser nous aux acteurs de la formation professionnelle qui sont les relais parceauourd aujourd’hui on
Bute quand même c’est bien on a un marché tendu sur tous les métiers de la transition du simple technicien au aux ingénieurs et donc soit avec les régions comme avec le ministère de deéducation nationale et et tout tous les acteurs de çacon met vraiment ça en perspective le
Plus rapidement possible parce que on aurait les sous que on aurait pas forcément les devant nous les les les ingénieurs qui sont recherchés on a vu les chiffres sont sortis pour la filière nuclair et on peut les dupliquer pour tout ce qui est énergie renouvelable on
A une vraie difficulté dans dans dans le recrutement deuxième point nous qui qui qui me paraît important pour un pour l’association aussi c’est de d’essayer de faire valoir à un moment donné et c’est pour ça que j’ai quelques craintes avec le changement de ministère que en matière de chaleur renouvelable comme on
N’a pas un acteur national comme on en a un sur l’électricité on a un souci pour pour piloter ça sur la chaleur et c’est vrai que l’ADEM a a a a montré que quand on mettait les fonds à disposition on arrivait à avoir beaucoup de projets de grande qualité et et surtout votreité
Mais on voit bien quand même qu’il y a une question dimension dimensionnelle sur ces projets et et on narrive pas à faire voir tous les petits projets qui sont hors des coups hors des clous pardon et hors des coups en même temps financiers pour sortir de la chaleur
Renouvelable qui soit pas plus cher que que de la chaleur électrique donc ça c’est un vrai souci dans les dans les territoires plutôt mixes et et et ruraux et il faut vraiment que nous on avance là-dessus ça fait c’est c’est un peu la la partie invisible de la de la
Transition énergétique comment il faut passer à une chaleur décarbonée ça c’est important donc voilà et puis je je je rajoute quand même parce que c’était important nous on on a on a donc je l’ai dit tout à l’heure à échanger avec EDF parce qu’on a besoin de comprendre où
Ils en sont on espère que que là-dessus le le rendez-vous sera profitable on a plutôt dans les territoires des des des des bonnes relations que ce soit ceux qui hébergent les les équip les centrales électronucléaires que ceux qui travaillent avec les différentes entreprises de de de de la holding EDF
Et je pense notamment à une parce qu’on on a pas évoqué le sujet mais la question des réseaux et leur financement est un point extrêmement important parce que ça c’est c’est finalement aussi toujours payé par le consommateur et la stratégie de déploiement des des réseaux d’interconnexion ça va être aussi euh
C’est une question euh de de de d’aménagement de nos territoires et ça aussi il faut qu’on en parle c’est pas toujours ce qui est le plus accepté hein les les les les les grands réseaux euh les réseaux de grande puissance électrique et pourtant c’est un enjeu fondamental il faut en parler euh le
Soutien aussi et là même si on change de dimension parce qu’on a des syndicats d’excation départementaux qui assurent le réseau basse tension on a quand même un souci dans le dérèglement Climaque d’avoir à couvrir de se couvrir de risqu qui deviennent de plus en plus important autrement dit quand on parle
D’électrifieré de décarboner et en électrifiant il y a des tas de sujets qui sont à traiter en en décalage voilà j’en ai terminé sur sur ce sur ce point là mais on essaiera de traiter tout ça en même temps merci Jean Andreas réagir également oui bah tout d’abord encore merci pour l’invitation
Je pense qu’on on a eu des des débats un peu vif mais ça montre quand même tout l’intérêt des sujets et le fait qu’aujourd’hui il y a pas mal de choses qui qui sont en mouvement euh avec pas mal d’incertitude aussi c’est peut-être un peu regrettable parce qu’on on a
Besoin de vraiment euh de vraiment y aller euh je pense que pour vous il y a il y a énormément de sujets à suivre euh là à court terme donc évidemment tout ce qui est réforme du marché électrique avec aussi tout le volet PPA donc on a peu parlé aujourd’hui mais comment
Est-ce qu’on structure des nouveaux euh contrats d’approvisionnement euh gréagé VI a les renouvelable pour également jouer un rôle stabilisateur des prix encore une fois sur surtout ce vol les réformes du marché électrique ce que je regette regrette profondément c’est qu’on soit de nouveau en train de traiter d’un côté le nucléaire et de
L’autre côté les renouvelables alors que le plus intelligent à mon avis de ce qu’on aurait pu faire en France c’est directement passer par un pool de un portefeuille de production décarboné dans lequel on met et le nucléaire et l’ensemble des énergies renouvelables pour à partir de cette ressource de
Production structurer des contrats de long terme à des prix stables avec tout le monde on peut pas rentrer dans le détail mais je pense que c’est encore une occasion manqué pour vraiment mettre les deux à égalité et enfin à tous les niveaux à toutes les échelles dépasser cette controverse nucléaire versus
Renoulable parce qu’on en a vraiment pas besoin et on a plus le luxe de de s’attarder là-dessus parce qu’il y a tellement de choses à faire pour mettre en œuvre les projet je pense que ça a été dit le focus sur l’ingénierie il est super important il y a beaucoup d’outils qui sont
Aujourd’hui mis en œuvre et c’est très bien notamment avec le concours de laad aussi j’attends de voir ce que va donner l’effort de territorialisation de la planification écologique par le sgpe je pense que là aussi on est on est en plein apprentissage on va voir comment ça va se faire comment ça va
Restructurer l’articulation de la gouvernance entre les échelans nationaux et locaux donc c’est une bonne chose mais tout reste à faire là-dessus et puis j’ai cru comprendre que vous allez parler rénovation énergétique la prochaine fois c’est un peu le le le grand sujet qu’on a pas abordé
Aujourd’hui mais tout ce qu’on a dit en terme de de besoins de de main- d’œuvre d’emploi de d’accélération des investissements et encore plus important dans la rénovation énergétique et dans la production d’énergie décarboné dont on vient de parler aujourd’hui donc je suis très heureux de savoir que c’est un
Sujet qui vous tient à cœur donc encore merci merci t les trois pour pour votre participation à la planification financement acceptabilité racordement beaucoup de thématiques on a prévu en tous les cas de traiter cette année lors d’échanges ou de publication donc on tiendra bien sûr informé et euh
On vous donne rendez-vous pour la le prochain un webinaire qui parlera de la sociologie et de la rénovation énergétique des bâtiments publics et ce sera donc le 30 janvier encore merci à tous et je vous souhaite une bonne journée à bientôt bonne journée au revoir bonne journée à tous au revoir