Rediffusion de la journée des Rencontres Professionnelles au Théâtre Jérôme Savary de Villeneuve-lès-Maguelone du vendredi 29 septembre 2023 dans le cadre de l’événement À la lisière du monde (de demain).

“Nous voyons bien que le domaine de l’art et de la culture, comme les autres, fait face à des défis majeurs, et que les mutations sont aujourd’hui nécessaires. Comment transmettre l’art et la culture dans ce contexte ? Comment prendre en compte ces changements dans nos contenus et méthodes pédagogiques ?”

Après une introduction par les organisateurs et les élu.es, François Ribac pose la question suivante : Comment (faut-il) écologiser la culture ?
Son intervention est suivie de deux tables rondes : “Faut-il renoncer à l’ambition artistique au nom de la sobriété ?” et “La transmission dans un monde en mutation” menées par David Irle et de nombreux.ses intervenant.es.

Retrouvez le programme complet de la journée ici : https://alalisieredumonde.fr/rencontres-professionnelles/

Réalisation : @phazzzproduction

Avant de commencer moi je voulais vous dire deux mots sur la genèse sur sur un peu pourquoi qu’est-ce qui a fait que vous vous retrouvez là aujourd’hui dans cette salle euh ça fait un an et demi à peu près que on réfléchit et qu’on est en préfiguration à Villeneuve les maglon

D’un projet de tierslieu un tierslieu tierslieu qui sera un tierslieu culturel mais aussi autour de la formation de l’insertion cette réflexion on l’amène avec TSV centre de formation technique du spectacle vivant avec un chantier d’insertion et avec le les les élus la municipalité de Villeneuve les maglon et pendant qu’on était en train

De de réfléchir notamment au projets artistiqu et culturel de ce de ce tierslieu il y a quelque chose qui quand même nous a frappé très fort c’est que on est ici dans un territoire qui est qui est très particulier euh je je alors certains d’entre vous sont d’ici

D’autres pas euh je sais pas si vous l’avais mesuré mais on est à la lisière euh le tierlieu va s’appeler à la lisière aussi parce que euh comme dit Gilles Clément qui est botaniste et qui a écrit le manifeste du tiers paysage la lisière c’est un endroit de refuge à la diversité c’est

L’endroit où on trouve les biotopes les plus intéressants et euh on est à la lisière on est entre terre et mer sur un territoire de marée euh de zone humide de avec une une nature très très riche mais assez fragile des zones nature à 2000 euh c’est aussi un territoire qui

Est menacé par la montée des eaux euh et euh on est à la lisière aussi de la métropole de Montpellier et de la métropole de 7 euh et euh et et et quelque et alors auss on est aussi à la lisière pour moi enfin il y a quelque chose de l’ordre de

La lisière au niveau humain aussi c’est un c’est une ville de 10000 habitants dans lequel on trouve un Prada un lieu d’accueil de demandeurs d’asile une maison d’arrêt et et tout ça en fait créer un projet culturel sur ce territoire en lien entre un tier lieu et

Théat on on ne pouvait pas enfin quelque part l’idée c’était de prendre en compte toutes ces spécificités territoriales on peut pas créer un projet culturel comme ça hors sol et et et et voilà bref on était dans toute cette réflexion et on tombe l’appel à projet mon Montpellier 2028 capitale européenne de

La culture et l’appel à projet euh vient vraiment rencontrer toutes les problématiques sur lesquelles on réfléchissait euh ce le lien au vivant le lien à l’eau le le la projection dans pour dans un avenir durable euh et bref voilà on a répondu à cet appel au projet

Avec cette idée de de de rencontre professionnelle euh mais Cyril vous en dira deux mots parce que autour de la transmission du fait de TSV et voilà pourquoi vous êtes là aujourd’hui je laisse la parole à Cyr euh merci donc bonjour à toutes et à tous d’être là pour cette journée de

Rencontre professionnelle donc je représente TSV centre de formation professionnelle au technique du spectacle vivant mais aussi de l’audiovisuel et du cinéma euh donc qui qui est implanté en fait à Villeneuve très récemment et c’est dans le cas d’ailleurs notamment du projet du futur tierlieu la lisière qu’on s’est

Rapproché de la ville de villenuv Les Maguelon cette journée de rencontre professionnelle nous tient beaucoup à cœur parce que lorsqu’on s’est lancé dans ce projet tesv en fait est très impliqué s’implique de plus en plus en fait dans les les questions de transition écologique et se pose beaucoup de

Questions sur comment on peut s’emparer de tout ça en fait dans la transmission qui est notre travail donc à nos apprenants et cetera et c’est pour ça qu’on a décidé en fait d’appeler cette journée de rencontre comment transmettre dans un monde en mutation et bah cette journée se terminera d’ailleurs par cette table

Ronde et ce sujet qui nous touche beaucoup voilà euh je m’arrête là puisque de toute manière tout va se passer c’est l’objectif de cette journée je remercie la ville de Villeneuve les Maguelon d’avoir grandement participé euh à l’élaboration de ce projet avec nous et benah écoutez je passe la parole

À Olivier Gache qui était la culture de vin merci bonjour bonjour à tous Moon c’est bien on on s’autopique nos interventions c’est ça d’avoir tout le monde qui introduit à la fin il reste plus grand chose à dire euh c’est toi et ouais toi ça va être

Compliqué hein donc je suis élu à la culture ici euh qu’est-ce que je voulais vous dire alors déjà je suis je suis assez ravi qu’il y ait des jeunes dans la salle pour se poser ce genre de question avec nous c’est bien ça c’est tque

Bien je te l’ piquer euh moi je je je viens d’une génération qui est pas si éloignée que ça de la vôre mais tout de même né dans les années 80 la question environnementale aujourd’hui apparaît plutôt comme un un renoncement c’està-dire que moi je viens d’un moment où prendre l’avion c’était plutôt une

Libération c’était aller découvrir de nouveaux paysages aller découvrir de nouvelles cultures et cetera et on était dans un dogme totalement différent et donc vraiment la question qu’on se pose aujourd’hui c’est la question du renoncement renoncement point d’interrogation c’est à l’échelle de notre commune l’enjeu est de savoir comment décarboner la culture et donc

Comment éventuellement penser la culture au niveau local donc moi je pense que c’est une contrainte libératrice potentiellement c’està direire que tout d’un coup c’est une décentralisation on n’est pas obligé d’être à Paris pour faire de la culture et il va falloir repenser au niveau local et on va se poser la question

J’imagine avec vous aussi qu’est-ce que c’est l’échelle locale ici de de ces viviers de la culture voilà merci à vous bonne chance bon bonjour à tous donc je suis Véronique négré mère de vuve les Maguelon alors effectivement voilà on m’a piqué beaucoup d’éléments que je comptait aborder mais c’est pas grave je

Vais peut-être répéter et puis du coup être obligé d’inventer mais c’est là qu’on est le meilleur en général hein donc voilà donc déjà vous dire que à quel point mais vous pouvez pas le mesurer parce que c’est mon ressenti personnel je vais essayer de vous le passer à quel point je suis absolument

Mais réjouie de ce qui est en train de se passer à Ville-Neuve au niveau culturel mais pas que il y a plein de trucs qui se passent à villeeneuve mais au niveau culture franchement c’est réjouissant je suis s je crois que je vais pleurer tu m’avais c’est réjouissant

Euh moi je suis heureuse parce que en fait le la culture c’est une façon de construire du lien avec les autres avec tous les autres quels qu’ils soi et donner des donner des formes culturelles différentes ça permet de de faire venir de faire venir et d’approcher un autre

Public parce que la question du public au niveau de la culture c’est une des questions enfin en tout cas qui moi me semble vraiment prignante importante il faut pas faire de l’entre soi dans la culture enfin il faut essayer de faire autre chose que l’entre soir mais enfin voilà j’avais pas du

Tout prévu de dire ça donc du coup je je je jette un œil à ma feuille à ma feuille évidemment voilà je suis réjouie de ce qui se passe je suis réjoui que des acteurs comme Cyril comme Gabriel et comme d’autres nous a approché pour nous proposer le projet le futur projet la

Lisière mais qui déjà prend cor très clairement et vous allez le voir aujourd’hui et dans les jours qui viennent c’est une très très grande fierté je voulais dire tout ce qu’a dit Gabriel sur notre ville ce projet il a du sens dans notre ville parce que notre

Ville elle est à la lisière alors je rajouterai les aates les deux aates que nous avons la question de l’inclusion nous avons aussi un épad municipal une crèche mais en fait tout ça ça ça ça nous fait parler des autres et de comment on inclut ces âgesl comment on

Inclut les enfants bon voilà ça c’est fait euh donc évidemment TSV vient s’installer chez nous vous allez voir vous allez voir dans la journée et ce ce weekend que nous sommes en train de rénover les anciens ateliers techniques sur lequel était prévu avec un gros promoteur de la métropole un projet de

88 logement d’accord bon ben nous on a réussi à arrêter ce projet et pour en faire un lieu pour tous les villes neevie pour tous les les gens qui ont envie de venir sur Villeneuve donc on est dans une optique complètement différente et en plus on va tenir compte

Parce que le projet bien sûr comprenait des parkings en sous-sol mort de rire mort de rire quand on sait ce qui se passe sur Villeneuve et au niveau hydraulique en particulier sur celuu-là qui bon je je je vous l’ai dis je devrais pas parce que c’est pas encore

Officiel les cartes sont pas officielles mais elles nous ont été soumises par mon service avec à la de la métropole puisque je suis vice-présidente à la métropole sur les questions de l’eau et d’inondation donc on nous a montré que c’était un lieu une partie de cette parcelle complètement inondable par la

Submersion marine et les cru de la capouillère donc bien drôle d’imaginer un parking en sous-sol là voilà on en a quelques-uns comme ça qui se rempliss systématiquement donc c’est très rigolo voilà euh donc TSV arrive et avec TSV nous avons d’ors et déjà posé un partenariat officiel institutionnel qui va nous

Permettre de redonner du flamboyant à la culture à Villeneuve parce que il y a eu la belle a de de la scène conventionnée jeune public alors nous on veut retrouver ce flamboyant mais aller au-delà avec tous les tout t tous les enjeux toutes les problématique qu’on envisage fait tout fait tout quoi tous

Les objectifs tout ça tout ça qu’on qu’on vient rajouter à ça évidemment je me dois de remercier mais alors grandement TSV incarné pour nous par Cyril cllein tous les stagiaires qui sont là tu me l’as piqué so aussi tous ces jeunes autour de nous aujourd’hui et

Tout le weekend ça fait du bien en plus moi je suis prof à la base donc les jeunes autant vous dire que c’est ma matière j’adore ça je remercie aussi évidemment Gabriel très grandement qui nous a monté une saison culturelle de dingue donc ça c’est on la présente ce soir hein donc

Ça va être très très chouette je tiens à remercier ben tout le monde c’est c’est horrible ce moment-là parce qu’on est sûr d’oublier quelqu’un donc tous les tous les organisateurs et les partenaires artistiques culturelle et technique l’association Montpellier capitale européenne de la culture 2028 SD Dan et tous ces jeunes le cirque

Balthazar et tous ces jeunes euh les entités ville neuvoisees comme à vie de chantier les commerçants aussi les les bénévoles tous les bénévoles de de Ville-Neuve surtout mais il y en a d’ailleurs bien sûr les services de la Ville Marion tu es où Marion tu es par

Là Marion je t’ai vu rentrer non elle est pas là elle est restée dehors elle bosse ah c’est bien c’est bien donc en tout cas je la remercie je peux pas citer tout le monde évidemment et puis à propos de la plus spécifiquement de la journée d’aujourd’hui j’ai envie de vous dire

Que la culture bien sûr c’est son rôle de porter les sujets les sujets relatifs aux enjeux écologiques mais c’est aussi son rôle de s’interroger elle-même donc comment faire de la création artistique en en tenant compte de de l’objectif de la préservation des ressources et aussi de l’objectif de la non pollution ça

C’est réminiscence de la prof de ses qui présentait son son cours comme ça avec C voilà non c’est quatre c’est quatre quand même he donc voilà j’imagine que se poser ces questions là vont forcément avoir des impacts sur la création artistique en elle-même en fait sur ses

Formes je veux dire pas sur ses sujets évidemment sur les techniques du spectacle forcément ça c’est la forcément évidemment sur sur la question de la transmission quoi transmettre aux jeunes et puis comment transmettre et peut-être comment transmettre avec eux du coup et pas en fait pas en faire un simple pas

Faire des jeunes un simple simple réceptacle mais aussi les acteurs de de leur formation du coup ça permet aussi de profiter de leur de leur regard parce que comme tu disais tout à l’heure Olivier toi mais alors moi c’est encore pire je suis né j’ai grandi j’étais adolescente et jeune adulte dans un

Monde avec des injonctions complètement de consommation alors on’est pas du tout sorti rit pas mais mais peut-être que les jeunes d’aujourd’hui et ces jeunes que nous avons en particulier autour de nous aujourd’hui tout le weekend ils ont peut-être des choses à nous dire voilà voilà je vous souhaite une excellente

Journée je vous remercie je vous félicite d’être là et puis j’espère que vous allez vous régaler intellectuellement mais pas que voilà [Applaudissements] merci merci Madame le Maire donc moi aujourd’hui je vais intervenir bonjour à toutes bonjour à tous au titre de monp capital européenne de la culture mais on

Sera deux avec Nicolas Dubourg notre directeur artistique et donc c’est aussi un signal de pouvoir intervenir à deux l’un sur un peu le le cadre général l’autre sur l’artistique et c’est aussi comme ça qu’on a conçu cette candidature euh cette candidature c’est une candidature de solidarité de solidarité territoriale puisqueen fait c’est une

Candidature qui est partie d’un d’un duo d’un duo de de de de maire C Montpellier pour pouvoir l’ouvrir le plus largement possible pour pouvoir se dire il faut qu’on parle ensemble il faut qu’on fasse ensemble il faut qu’on casse ces ces frontières il faut qu’on casse ces lignes qui empêch ces barrières qui

Empêchent les acteurs culturels les acteurs politiques de travailler ensemble il faut que les acteurs culturels circulent il faut que les les publics ont déjà fait ça depuis bien longtemps ils vont voir des spectacles partout et donc à un moment donné c’est comment on arrive à parler sur un bassin

De vie qui est aujourd’hui de 800 millions de personnes et de construire une histoire une aventure qui dépasse 2028 parce que quand on réfléchit à la capitale européenne de la culture on réfléchi à une dynamique à un élan à un élan qui va plus loin que 28 qui va à 30

32 33 des des temps qui vont montrer des façons de travailler différentes des façons de travailler qui dépassent le monde culturel je disais tout à l’heure à Madame le Maire que ça va très vite les les les les hommes et les femmes politiques se rendent compte très très

Vite et ressentent très vite les les les les les les courants et ce qui et ce qui ce qui fonctionne et on a vu il y a pas longtemps une signature d’accord entre quatre intercommunalités autour des questions de trait de côte il y a aujourd’hui des discussions sur les

Mobilités dans le dossier de candidature il y a un volet très important sur les mobilités où on repose la question de évidemment toutes les mobilités douce qu’elle soit celle par l’eau qu’elle soit celle madame le Maire de l’euroroute qui nous unit qui est un des sujets importants de la du de la

Candidature mais aussi sur comment on trouve des espaces où les collectivités arrivent à pouvoir se concerter de façon la plus efficiente pour pour arriver à ce que le les les spectacles les mobilités des personnes se fassent de façon la plus la plus simple dans tout ce territoire là

Et une candidature de de capitale européenne c’est de de dresser des des perspectives qui sont évidemment artistique c’est ce que vous diras tout à l’heure Nicolas mais aussi des perspectives plus lointaines quand on choisit le thème de l’eau quand c’est ce choix fort et fait c’est aussi agir sur

Un des enjeux forts de notre territoire évidemment tout ce qui est préservation c’est un des un un des enjeux évidents euh c’est beaucoup discuté aujourd’hui on a beaucoup de de chercheurs qui travaillent sur ces sujets mais c’est aussi toute cette valorisation de la ressource eau euh qui euh sont dans les

Projets et qui vont être extrêmement centraux dans la candidature se poser la question d’une candidature c’est aussi quel est la le lien qu’on va engager avec les acteurs culturels aujourd’hui le le conseil d’administration de montpelli 2028 avec sa directrice stratégique Sophi Lyon a décidé d’avancer sur trois façons un et c’est

Dans ce cadre-là que nous sommes aujourd’hui les appels à projet qui sont une façon d’entendre de recevoir le terrain les propositions du terrain avec des projets qui viennent de structures culturelles mais aussi de structures qui ne viennent pas forcément du du monde culturel je suis euh dimanche à à

Poussant sur pour une champignonnière un projet assez étonnant fait par des une équipe de de jeunes Européens et vraiment vraiment brillant et donc ça ça fait partie aussi des appels à projets qui ont été validés donc un axe où à un moment donné le terrain reste un des

Enjeux forts parce que c’est quelque chose auquel on on croit et surtout quand on voit certains échecs de candidatur en Europe qui ne tiennent pas assez compte du terrain deuxième élément important la place des des acteurs et des opérateurs culturels qui aujourd’hui ont une grande part dans les projets qui

Vont être défendu et puis ensuite après des projets que peut porter mon candidature mon P capital européenne de la culture mais ces trois niveaux d’engagement sont aussi une façon de répondre aux enjeux de de partage qu’on peut avoir aussi avec le monde culturel et enfin puisque je suis là aussi et au

Titre de de de cette et de son aglopole dire ce que je ressens aussi c’est comment une candidature arrive à accélérer un certain nombre de projets par exemple nous c’est dans le cadre de la candidature qu’on a engagé avec le bureau des des acclimatations un accompagnement sur 4 ans de tous les

Festivals de 7 et de sonaglo autour des transitions sociétales environnementales social sur le secteur culturel et donc du coup on s’est positionné sur un accompagnement long ce qui est je crois unique en France c’est-à-dire que on s’est dit on ne changera pas ces sujets là en 1 an on n

Pas de baguette magique ni les ni le le le le les collectivité ni les acteurs culturels par contre il faut avoir des logiques de perspective des logiques d’évolution et on s’est basé sur 4 ans avec une restitution globale de de de tous les enjeux et de tout ce qu’on a

Perçu d’ici d’ici 4 années pour voir si jamais on repart au-delà de 26 de 26 à 30 puisque je vous dis moi je je je dans toutes les perspectives et dans toutes les discussions qu’on a avec avec les élus CTOI et avec François gen c’est on

Se place sur en gros 2030 2032 comme comme perspective et ce qu’on fait nous à 7 j’ai reçu il y a pas longtemps les équipes de terre de Camargue qui sont rentrés dans la dans la candidature il y a 3 4 mois à peine et qui aujourd’hui viennent en accélérer réfléchir à

Qu’est-ce que sera leur politique culturelle et ils veulent voter leur politique culturelle avant la fin de décembre 2000 excusez-moi 23 pour pouvoir poser les bases quand on gagnera merci à toutes merci à tous oui euh donc on va passer la parole à David HL sans qui cette journée n’aurait pas

Pu être organisée je le remercie déjà d’avance et voilà et qui va vous guider pendant toute la journée bonjour à toutes et tous voilà je suis David H ça fait plaisir d’être chez moi avec plein de visages amis dans la salle alors normalement on avait imaginé que ça serait Laurence qui serait la

Pilote avec vous de cette journée c’était important pour nous c’est une formidable experte qui a d’ailleurs fait l’essentiel de la préparation de cette rencontre malheureusement elle a le covid depuis hier voilà il est de retour donc c’est moi qui vais faire le remplaçant bon c’est peut-être une bonne

Habitude d’avoir une pilote et un remplaçant ça change un peu euh et je vais tout de suite accueillir François Ribac sur scène et pendant que François s’installe je vais je vais meubler du coup c’est c’est le concept en en vous rappelant peut-être le le l’idée qu’on a eu sur cette

Journée qui est de vous amener une diversité de regard parce que si sur ces sujetsl bah il y a pas de spécialistes expert sachant tout on a besoin de s’écouter y compris entre gens qui sont pas tout à fait d’accord on a besoin de mélanger les points de vue si on veut

Trouver les bonnes réponses donc c’est ce qu’on vous propose aujourd’hui une diversité de regard une diversité de points de vue et puis traverser des sujets qu’on a peut-être un peu moins traversé en ce moment il y a beaucoup de de de temps de rencontre sur nos impacts l’enjeu des corresponsabilités des

Choses techniques alors on a effectivement proposé des ateliers technique en début d’après-midi on voulait notamment ce matin reposer peut-être un peu différemment de ce qu’on fait d’habitude la question de comment écolog écologiser la culture c’est la mission qu’on va confier à François tout de suite euh ouis bonne chance François et et après

Parler effectivement artistique ce matin et comment ces sujets là notamment ce ce mot un peu sobriété vient percuter la la façon dont on pens nos projets du point de vue artistique et cet après-midi ben comme l’a déjà dit Cyril on entrera sur un peu le le le le cœur de du projet

Qu’on avait au départ c’est-à-dire qu’est-ce que ça veut dire transmettre quand tout est en train de changer autour de nous quand plus personne a de repère c’est une vraie belle question à la fois technique mais surtout peut-être philosophique avec un mot qu’Olivier à prononcer Olivier tu disais renoncement

Avec un point d’interrogation c’est un mot autour duquel on a tourné sur la préparation de cette rencontre peut-être que le mot redirection est plus stimulant en tout cas c’est un peu ça qu’on va essayer de travailler ensemble avec cette journée je pense que François

Tu es prêt et du coup voilà je te laisse la parole merci beaucoup euh il faudrait que vous que j’ai mes slides messieurs de la de la technique s’il vous plaît bonjour Merci à la technique donc je je je fais aussi moi mes remerciements à à David pour son

Invitation et le la comment dire la chaleur et la le le le l’efficacité de l’organisation du côté du théâtre ici et de de TSV c’est exceptionnel je dirais euh voilà donc je suis un un compositeur du de théâtre musical je suis un académique tardif un sociologue depuis une dizaine d’années dans une université

Et je suis un spécialiste disons des questions de de rapport entre les le monde du spectacle et de la musique et les défis écologiques donc pendant une 30 minutes je vais vous parler de de questions qui se posent actuellement [Musique] euh voilà en essayant un petit peu de de

Mettre une série de de problèmes sur le sur la la table ah oui il faut que je que je sois sérieux euh voilà ça marche bien alors juste un petit peu pour cadrer de quoi on parle au début du 19e siècle ou peut-être à la fin du 18e pas

Très important dans la plupart des grandes métropoles européennes il y a des quartiers de théâtre qui sont nés là là vous avez une image de du film de carnet de préver Les Enfants du Paradis si vous avez vu le film ça commence quelqu’un qui est sur les ce qui vont

Devenir les grands boulevards plus tard c’est le quartier des théâtres en fait il y en a partout dans l’Europe dans toutes les grandes métropoles et donc il y a un monde fou c’est la télé de l’époque les gens vont presque tous les soirs au spectacle toutes les classes

Sociales et il y a ce marché de l’art parce que c’est à ce moment-là que l’art ça commence comme une activité dans lequel on vend des biens culturels qui va peu à peu se se diffuser là à l’époque ça tourne pas énormément c’est surtout dans les grandes métropoles

C’est là que ça commence vraiment un grand marché des biens culturels et finalement tous les médias qui vont suivre la télé le cinéma et cetera ils sont liés à ça ils sont aussi liés structurellement à ça parce que par exemple c’est les métiers et les façons de faire du théâtre qui vont être

Importés au cinéma bien alors maintenant évidemment on est un siècle et demi pratiquement plus tard et donc tout ce monde artistique euh tous ces marchés alors là vous avez vu vous avez un festival de de d’art de la rue bien sûr du streaming puisque le web est une conséquence enfin une

Composante fondamentale là il y a le Off d’Avignon sur lequel je reviendrai à votre gauche puis en bas euh j’ai pas le temps de faire un blind test mais c’est c’est jenny jelin a à montrit en 67 donc voilà il y a tout ce monde très varié de musique de théâtre

De différents types de théâtrre de cirque je vais rien vous apprendre qui maintenant effectivement c’est extrêmement développé et devenu vraiment une force une une donnée vraiment importante du monde moderne alors ce monde artistique comme au 19e siècle mais maintenant de façon très très entendue il a ses propres infrastructures euh il faut

Insister là-dessus sur cette dimension matérielle donc vous voyez là en haut à gauche là il y a les tous les trucks comme on dit en anglais les camions d’une tournée du Group ro you hein euh il y en a une quarantaine à peu près et

Puis bien sûr euh à à côté pu en bas bah il y a des équipements cyques ces équipements cques vous vous doutez bien il demandent des des il leur faut des mineras donc il y a des enfants qui travaillent dans des mines en Afrique il y a des transports il y a du

Métal il y a de l’énergie des circulations ensuite ça finit dans des poubelles en Asie ou au Ghana dans des pays pauvres et puis bien sûr il y a tous ces équipements de tourné tous ces trucs scénographiques alors vous allez me dire voilà c’est le gros machin le

Grand groupe group de rock YouTube bien sûr mais si tous les jours en France il y a un spectacle ici et des lieux comme ici il y en a partout et ben ça veut dire que tous les jours il y a you partout dans tout dans tous les pays

Développés donc autrement dit le problème qu’on visionne avec les gros camions d’ il est absolument partout bien et puis à part ces infrastructures propres qui sont spécifique à chacun des des des mondes c’est pas exactement les mêmes dans le rock que ceux du théâtre c’est pas exactement le même dans la musique parce

Que dans la musique il y a aussi l’action de la musique enregistrée de la diffusion du streaming et cetera chaque groupe chaque monde a aussi dépend d’infrastructurees extérieur on peut les appeler externes qui sont donc des énergies bien sûr et des ressources naturelles on va les appeler naturelles

Pour pas rentrer dans des débats sans fin il y a toutes les formes de communication donc là c’est surtout le web maintenant bien sûr euh vous savez que dans les années 50 les gens écoutaient de la musique par téléphone hein donc les les communication sont vraiment organiquement lié au au monde

Artistique et puis bien sûr il y a tous les les les transports et puis ça ça veut dire aussi que il y a toute une série de d’entreprises de réseaux de logistiqu qui sont mobiliser par ces mondes artistique hein et donc il y a du

Plastique il y a de la de l’eau qui est utilisé pour les les computeterur et cetera alors ça c’est le premier point il y a une dimension matérielle démentielle dans les mondes artistiques parce que justement c’est une industrie qui est extrêmement grande et développée et qui va vraiment du bas en haut du

Monde social et qui risonne qui rayonne partout le deuxième point c’est que c’est pas seulement une force matérielle c’est c’est pas c’est pas seulement ça ou et puis un réservoir de précarité sociale aussi c’est pas seulement ça c’est aussi une force symbolique disons alors parce que le le

L’image que je vous ai montré tout à l’heure des débuts du théâtre dans les grandes métropole c’est pas seulement le début des grandes métropoles et du théâtre c’est le début du capitalisme aussi et le capitalisme il est porté hein par la révolution scientifique les lumières tous les registres en fait qui

Ont amené à rendre naturel ce que nous on appelle la modernité qui est très profondément incrée dans notre sensibilité j’essaierai de montrer tout à l’heure que c’est pas forcément un problème qu’on a pas besoin de se cogner la tête contre la la la terre en se flagelllant un petit peu euh comme des

Méchants cons amateur mais c’est vrai que l’art le fonctionnement de l’art hein qu’est-ce que ça rend naturel bah l’idée qu’il y a du progrès parce que dans les l’histoire de l’art dans les universités dans les discours des des amateurs il y a l’idée qu’il y a une

Progression tout le temps hein euh c’est une histoire qui est peuplé de grands génies masculins pour ça je vous ai mis you hein c’est ça aurait pu être d’autres he et puis est rythmé par des révolutions he parce que le progrès bah c’est c’est aussi une série de saut

Qualitatifs hein il y a des révolutions hiphop il y a des révolutions bar il y a des révolutions littéraires il y a du nouveau roman il y a de la nouvelle vague dans le cinéma et cetera là je suis uniquement qu’en France et puis il y a un culte vraiment là on peut

Employer le mot d’une façon un peu condescendante de la nouveauté du renouvellement constant et puis il y a aussi donc tous ces éléments là qui naturalisent aussi le fait qu’il y a des grands et des petits dans dans ces mondes là l’histoire de l’art c’est une histoire de grand de génie de

Bon alors pour prendre un exemple qui qui qui compose qui qui met ensemble la question du du matériel et du du symbolique le mot symbolique aussi pourra être discuté voilà c’est la rythmique de la modernité par exemple l’idée qu’il faut toujours avoir du nouveau qu’il faut toujours faire de la

Grande Lessive par exemple on peut prendre l’exemple des programmations hein si vous regardez par exemple le site web d’un théâtre ou quel que soit sa grandeur souvent c’est difficile de savoir ce qu’ils ont fait l’année d’avant hein et donc c’est c’est institué alors c’est pas exactement pareil dans tous les pays d’Europe par

Exemple mais en France c’est institué que il y a une programmation tous les ans qui est tout le temps différente peut y avoir des artistes associés des constantes des thématiques mais tous les ans on change on change on les CIF tout le temps hein et voilà je vous ai mis

Des exemples à l’Odéon je pour les donner ailleurs et ça donc cette programmation est tellement naturalisée ça paraît tellement normal de faire ça que ça ça même ça s’appelle pour le monde du théâtre c’est pas le cas pour le rock les saisons donc c’est comme si

Ce cycle là il était comme le cycle naturel du printemps de l’été et ainsi de suite donc il y a une prolifération qui est vraiment très importante dans le monde du spectacle une prolifération qui est rythmée comme ça à la fois par une une voilà des des des des des spectacles

Des projets des tournées ainsi de suite mais dans lequel il y a aussi un fond symbolique une sorte d’injonction moderne qui dit que c’est normal que c’est comme ça qu’on fait et que si on le fait pas finalement euh voilà et donc dans les discours en général du monde

Culturel donc j’échappe pas forcément non plus à ça moi-même hein le cette prolifération elle échapperait au consumirisme d’autres mondes hein elle serait un petit peu à part parce que les contenus qu’elle proposerait hein serait serait différents et donc il serait un peu différent de la logique du marché de

La consommation à vide un peu aussi à cause de leur contenu intrinsèque de ce qu’ propose de ce qui donne au public et bon et puis elle permettrait aux gens de réfléchir au grands problèmes elle réactiverait les liens sociaux et ainsi de suite hein bon voilà si vous êtes

Familier à ce milieu vous avez pas besoin que je vous raconte ça en détail vous voyez bien de quoi je parle on donne vraiment un pouvoir extrêmement fort à ça alors le premier point que je voudrais dire c’est le suivant c’est par exemple si on lit cette

Auteur Jean Guen elle a fait un bouquin elle a fait plusieurs bouquins sur la sur la consommation et elle s’intéresse beaucoup à la question de déchets ce qu’elle montre d’une façon très convaincante c’est que le consumérisme c’est pas fondamentalement la passion de consommer qui veut tout acheter et cetera des gens

C’est des firmes des entreprises des stratégies de marketing qui développe ça et en particulier parce que en plus du marketing qui qui peut avoir ou pas un effet elles sont capables d’ de de mettre en place une rythmique qui est très travaillée et c’est aussi le cas

Dans le monde du spectacle qui fait que par exemple quand vous avez plus un produit vous êtes obligé de passer à l’autre he ça s’appelle l’solesence programmé donc le consumérisme il est fondamental ement lié aux firmes à l’offre et pas à la passion stupide crétine des consommateurs et des consommatrices qui souvent d’ailleurs

N’ont pas beaucoup le choix donc ça c’est c’est un premier point qui est très important c’està-dire on dirait qu’il y a un conflit entre l’idée que le monde culturel se fait sur le fait qu’il échapperait disons à la passion consumériste alors et ça c’est discutable du premièrement et

Deuxièmement ce qui est aussi très important à mon avis c’est cette idée làà c’est que en fait ce qu’on décrit comme étant une passion à vide une sorte de truc coupable qui renverrait à des pêchés capitaux des consommateurs des consommatrices dans la plupart des analyses écologiques et environnementales elle est liée à du

Travail de firme à l’encouragement AC des subvention à des conceptions et des mises en œuvre du du marché beaucoup plus que disons à la psyché la psychologie des des consommateurs dernier point là-dessus dans le monde du spectacle il y a une forme spécifique d’obsolescence programmée l’obsolescence programmée

C’est le fait de programmer en général des appareils des machines ou des dispositifs pour qu’ tiennent pas longtemps pour qu’on puisse en fourguer d’autres ben qu’est-ce qui est obsolescent dans le monde du spectacle dans le rythme par exemple ou de la musique dans le rythme constant du nouveau ben c’est les équipes

Artistiques c’est ça qui est programmé pour être obsolescent et là le mot programmer programmation il tombe il tombe à pile c’est les spectacles et les les les les équipes artistique qui sont les choses qu’on change tout le temps à tel point qu’il leur faut eux-mêmes pour durer refaire toujours des nouvelles

Chosees alors je vais je vais bientôt finir là-dessus cette exception culturelle finalement qui accorde une place incroyable au pouvoir des œuvres à la dimension symbolique de l’art en particulier dans le monde du spectacle et de la musique en fait cette idée d’exceptionnalité à la fois qui dérogera

À disons au pression consuméris qui a d’autres mondes et qui en même temps disons aurait des facultés incroyaable importante pour disons déplacer les gens leur ouvrir les yeux les faire changer de registre elle explique probablement pourquoi l’impact environnemental des pratiques de ce mondeel a si longtemps

Été ignoré c’est en ce moment que tout d’un coup il y a une sorte de pour employer un comme si j’étais un témoin de Jéhova il y a un réveil quoi il date de 3 4 ans à peu près hein dans les mondes professionnels il y a des tas de

Gens suivez mon regard qui travaillent là-dessus depuis des années et puis euh il y a aussi une autre chose c’est que comme la passion moderne veut dire que les meilleurs triomphent aussi ce monde là en même temps qu’il est en train de depuis plusieurs années d’explorer comment il pourrait se

Transformer ce qui est super il accorde pas non plus encore beaucoup de d’intérêt à la question des inégalité c’est-à-dire au fait que dans ce mondelà l’inégalité le fait que certains accèdent àêtre par exemple de la notoriété et d’autres pas que les artistes soient considérés d’une façon

Différente que ceux qui et ceux qui font marcher le truc là une formation de de technicien ici c’est pas encore très c’est pas encore venu très très fortement or le problème qui se posose c’est que la situation de la Terre ce que d’quin appelle l’anthroposcène c’est-à-dire le

Fait que des activités humaines j’ai pas dit les j’ai dit des activités humaines parce qu’on va pas rendre responsable les Péruviens du mode de production américains ou canadiens ou français hein que des activités humaines sont devenu une force qui qui change non seulement la géologie de la terre pas seulement le

Climat d’ailleurs mais presque tout hein au point donc c’est ce qu’on appelle se tromper de Dia donc là au point que donc toute une série de limites et vous avez vu on vous a parlé avant de l’eau hein toute une série de limites donc pas encore simplement que la question du

Carbone du climat mais toute une série de limites qui garantissent le fait que le système terre F fctionne avec des systèmes extrêmement subtils qui ont depuis peu aussi été abordés comme de façon systémique d’autorégulation c’est en train de s’emballer comme vous le savez et donc on n plus évidemment dans

La situation des années 80 des années 70 donc on soupçonnait pas encore ce ce dérèglement alors je reviens en arrière parce que effectivement je je vis là dans un dans un bingalo là pendant les de jours en face du d’un d’un étant on est dans une zone de marais donc je vous

Recommande justement deux livres là de Nicolas Nova et de de Mathieu duperex qui parle du fait parce que duperex est sur les marais justement celui du du rô et puis au mississppi qui montre à quel point l’anthropocène aussi c’est cette espèce de mélange complètement hallucinant entre des formes chimique électronique des poubelles industrielles

Et des milieux et comment c’est en train de s’ibrider d’une façon vraiment très très étrange alors qu’est-ce que le monde culturel fait comme comment estce qu’il réagit à cette situation écologique maintenant qui est vraiment enfin plus que problématique parce que comme vous le savez on est rentré maintenant dans cet emballement

Terrestre alors c’est vrai ce qui est extrêmement intéressant c’est qu’il y a des mouvements comme par exemple le Music decl emergency qui est un mouvement anglophone qui a commencé un petit peu avant le covid ce qui est le cas aussi d’arviva c’est une association française qui vre surtout pour la la

Question du spectacle et de la musique alors que l’autre c’est c’est c’est musique musique et surtout l’industrie musicale donc la pop anglophone on a des assauts donc qui viennent pas directement du monde professionnel pour le pour le premier c’est-à-dire enfin qui viennent du monde professionnel mais qui englobe vraiment toute la réalité de

L’industrie musicale donc ça va des tourneurs jusquaux artistes et cetera il y a vraiment il y a même des des grandes mjur de disque mais il y a aussi des gens qui s’occupent de faire de la com donc il y a le monde professionnel vraiment dans son approche systémique

Hein qui qui tout d’un coup se sont dit bah en fait nous ça fait des années qu’on fait des festivals qu’on explique que la terre tourne mal qu’on fait des méga aussi spectacles comme on fait beaucoup de grospes plé anglophone pour alerter les gens sur le climat mais en

Fait le problème qu’il y a et ça c’est Greta tumber qui nous l’a appris c’est comme ça qu’il disent eux- même extinction rebellion cet assaut anglaise qui s’attache au au barreau pour dénoncer l’inertie de l’État sur les questions climat c’est benah nous aussi on est des émetteurs en fait on est des

Pelurs et c’est ça qu’on doit regarder principalement donc là c’est pas simplement et arviva je crois est dans une dynamique qui est du même genre c’est-à-dire il s’agit pas simplement d’alerter comme normalement on ass signnealart le rôle de de faire la vigie et de de de d’alerter les gens tout d’un

Coup on se regarde dans le miroir et on dit nous en tant que production en tant que force matérielle finalement on est devenu aussi un un problème et ils ont raison parce que précisément euh je vais pas m’attarder là-dessus mais depuis 2 ans ce qu’on voit c’est qu’on est précisément rentré dans des

Moments dans lequel c’est pas simplement que l’habitabilité de la Terre est menacée c’est que l’exercice même de la du déploiement des arts au sens où je vous ai les montré tout à l’heure comme des cités de de plaisir de de de production ou des réseaux incroyables de production maintenant est devenu menacé

Dans son exercice même par toute une série de crise et le covid a des des fondements environnementaux profonds hein je j’ai pas beaucoup tout développé là-dessus mais si les virus qui avant ven arrivaient pas jusqu’à nous c’est parce que il y a des chutes de biodiversité c’est parce que il y a des

Urbanisation d’endroits qui et cetera c’est parce qu’il y a des élevages industriels et donc donc on a passé presque 2 ans sans pouvoir faire grand-chose et puis bien sûr il y a toute une série d’événements là ça dépend des années ça dépend des endroits qui nous montre que on est en

Train d’arriver à des points de rupture pour l’exercice même de de l’art par exemple euh euh à votre gauche là les euroquennes le festival de rock à Belfort l’année dernière a commencé 2 jours tard à cause d’intempérie il y a eu des blessé ça c’est le festival de

Médusa en Espagne un festival d’électro il y a eu un mort et il y a eu beaucoup de blossiers 40 si je me rappelle bien dans le festival de Helfest qui est le grand festival de métal en Vendé il y a eu à peu près 3 400 malaises tellement

Il faisait chaud l’année dernière il aurait fallu dépenser des tonnes de flottes pour arroser les gens pour que les gens soient hydratés et puis au même m moment donc là on parle de choses extérieur au festival d’avinon il y avait un mégafeu ça don il s’agit qui

Menaçait le festival à tel point que pour à ce moment-là c’est pas arrivé jusqu’au festival mais que pour aller au festival partir fallait faire des détours pas possible les trains fonctionn plus et donc l’exercice même les conditions de vous vous rappelez des tensions sur l’électricité en France l’année dernière les conditions

Même de ce qui a débuté dans les cités de théâtre au 19e sont en cause voilà et puis c’est mon dernier exemple apocalyptique [Musique] effondristeou ce festival là américain là a été bloqué cet été hein c’est un grand festival dans lequel ça se fait dans un désert on recrée une ville dans

Lequelle il y a une masse une masse de performance artistique c’est un des plus gros événements mondiaux artistique dans le monde et 70000 personnes ont été bloquées aussi par des typhons des intempérriis et il y a eu aussi un mort alors je vais je vais pas insister là-dessus ce qui m’intéresse c’est

Plutôt la suite mais le l’horizon pour répondre à à ces situations là c’est de de de réponse c’est un horizon qui date des années des années 80 qui s’est élaboré en grande partie dans l’expérience des mouvements environnementaux qu’on appelle le développement durable il a d’autres noms mais mais qu’est-ce que ça veut

Dire en gros ça veut dire que on aborde la transformation écolo par son versant énergétique d’abord surtout énergétique donc ça veut dire qu’on néglige ou qu’on constate qu’on suppose que d’autres secteurs sont moins importants par exemple l’eau mais pourtant il faut énormément d’eau pour faire des composés chimiques pour faire des des consoles

Des projecteurs des voitures pour venir et cetera donc on se concentre sur la question du carbone et surtout sur sa réduction pas sur la l’arrêt totale de l’utilisation des énergies fossiles dans les mondes artistiques sa réduction on parie sur des transformations technologiques et sur l’amélioration des performances des organisations donc on

Va avoir des des projecteur LED par exemple qui consomment moins que des des anciens et puis on on discute beaucoup des questions de mutualisation de rationalisation des pratiques pour qu’ell soit moins coûteuse disons et puis on fait confiance à la responsabilité des acteurs et on demande

À l’état de financer cet agenda alors je vais le dire simplement ce la liste de ça ça s’appelle le néolibéralisme en fait c’est il faut que l’État finance les acteurs économiques qui savent mieux que lui ce qu’il faut faire et puis c’est les acteurs économiques eux-mêmes

Qui décident ce qu’ils font et ils le font dans une dans une perspective d’aménagement des des pratiques et donc comme je l’ai dit tout à l’heure cette question des inégalités qui est très forte dans les mondes du spectacle parce que c’est un monde de PR de précarisation partout ça fonctionne avec

Ça comme d’autres monde fonctionne elle est elle est peu abordée alors qu’elle est devenue très importante dans les mouvements qui ont trait à l’environnement donc par exemple les gilets jaunes qu’on montré très finement que considérit quelqu’un qui avait une voiture dans un territoire sans service public c’était pas du tout pareil que

Que quelqu’un j’is grossier qui s’achète un SUV en centreville ça n’a rien à voir et puis cette question sociale est aussi très présente dans les dans nombre d’ONG actuel alors il y a énormément de choses qui sont faites dans des territoires dans des collectifs dans des

Institutions il y a des des conseils des académiques il y a des il y a des réseaux qui travaillent professionnels il y a énormément de choses he qui sont imaginer pour répondre à ça au-delà même de ce que je viens de décrire et ce qu’il faut voir c’est que cette perspective disons environnementaliste

Qui vient de l’expérience des mouvements environnementaux elle est aussi très forte disons des du côté des protagonistes qui souhaitent aller plus loin in que le développement durable et donc là on a des mots qui arrivent mais aussi des façons de raisonner à la transformation des métiers et des du monde professionnel qui sont

Décroissance relocalisation sobriété critique sévère de la société de consommation et cetera donc je voudrais finir par ça je voudrais je voudrais essayer de montrer à quel point ces approches là donc celles-là plus les autres aussi paradoxalement elles tiennent pas vraiment compte de la spécificité du monde culturel alors je

Suis pas en train de dire ça pour dédouiner le monde culturel de sa responsabilité matérielle ni pour refaire le coup d’une exception culturelle mais pour parler d’une spécificité qui elle-même donc informe pourrait informer les mondes écologiques non culurel parce que effectivement décalquer des approches qui viennent des terrains de l’environnement alors qu’il

Soi faible ou dur vous savez qu’on parle aussi de soutenabilité faible ou Durre euh donc dans les mondes dans les terrains que les que l’environnementaliste ça a aprèandé depuis des années l’énergie les transports les bâtiments l’alimentation ça pose beaucoup de problèmes alors je vais vous en citer une un certain nombre

Voilà le premier admettons que ça soit une île dans le Pacifique çaen est une le nom nous intéresse pas mais ce qui est certain c’est que si un linguiste arrive là-dedans ou si quelqu’un qui habite là commence à s’intéresser aux racines et aux éléments qui sont dans la

Langue spécifique de cette île qui est peut-être commune avec deux ou trois îles autour hein on va rapidement se rendre compte que cette langue n’est pas locale autrement dit il y a eu des migrations il y a 2000 ans venu de Polynésie et cetera et il y a eu des

Transformations aussi des migrations avec le colonialisme et ainsi de suite et donc la langue dans ce truc fermé en plein milieu de l’océan ce truc qui pourrait paraître pour un anthropologue du 19e siècle en particulier complètement fermé en soi en réalité il s’est nourri de migration de circulation de transformation évidemment vous savez

Bien que quand on circule dans d’autres territoires de ville en ville de territoire en territoire on voit à quel point les langues se transforme là je suis pas en train de parler de la culture comme on l’entend au niveau professionnel comme le monde professionnel des arts je parle de la

Culture au sens anthropologique les les façons d’être ensemble la Langle les sensibilités les les dimensions spirituelles ainsi de suite donc voilà même dans le truc qui paraît le plus local le plus surtout isolé ça n’existe pas parce que justement culture au sens où je l’ai dit avant c’est ça c’est circulation hybridation relation

Prolifération ah merde hein et renouvellement et si la modernité au sens le pire c’est-à-dire le le déferlement capitaliste la destruction de la Terre et et des pays colonisés imbibe notre sensibilité d’individu on peut pas réduire ce goût uniquement à à une sorte d’appétit aveugle une furie consumériste

Pour le dire autrement si je vais voir un spectacle alors en plus moi je suis un artiste donc c’est encore pire je vais sortir en dans c’est nul ça j’ai déjà vu ça 40 fois bon euh ou alors je vais écouter que de la musique du rock british en écoutant presque pas de

Musique française est-ce que on peut me décrire euh comme une espèce de de pro à vide tout le temps de nouveautés qui critique tout comme un consommateur qui veut toujours toujours toujours toujours du nouveau et ben oui mais ça veut pas dire en fait que je suis un abruti

Consumériste ça veut dire aussi que je suis simplement un être pour lequel la nouveauté les choses différentes que cet appétit là il est tout simplement non il est pas naturel il est humain merci pour le commentaire ça m’a ou alors parce que justement c’est par exemple cette question là

C’est vraiment question compliquée elle est vraiment complexe est-ce qu’on doit relocaliser les productions artistiques là je vous montre he une image du meilleur film de l’histoire de la comédie musical voyz je fais exprès de voilà le vieux fredaster qui est un asbine qu’on embouche dans une

Production parce que bon ben ils ont pas beaucoup d’argent tout ça et puis finalement ça va être un grand succès ils vont tourner et ouais ça commence dans une gare et dans le voilà le succès ça veut dire de tourner bah est-ce qu’on doit renoncer au fait que tout le monde puisse voir

Fredaster dans un film où parce que ça ça parle de coméie musical des années 20 dans ce film là des années 50 est-ce qu’il fallait renoncer à ce que ça tourne alors je veux pas vous répondre mais ce que je peux vous dire simplement

C’est que il y a il y a un vrai problème avec ça de la même façon est-ce qu’il faut fermer la Maison des Cultures du Monde qui justement fait venir des tas d’artistes qui sont d’autres monde que des mondes européens est-ce qu’il faut arrêter d’aller voir un concert de Salif

Queta de bon ok vous avez bien compris le message et là je parle pas uniquement de spectacle je parle aussi d’enregistrement de vidéo de de flux enregistré parce que c’est une dimension essentielle dans la musique bien sûr on va voir des concerts parce qu’on a vu

Des écouter des disques on va voir des disques on achète des disques on regarde des vidéos on achète des DVD parce qu’on a vu des spectacles après il faut que je me dépêche voilà des questions maintenant je voudrais attirer votre attention sur ce qu’on pourrait appeler des internalités positives c’est en

Écologie on parle d’externalités négativ pour dire en fait tout ce qui est derrière tout ce qui constitue une activité et qui qui fait qu’elle est toxique au point de vue social et environnemental alors je vous donne juste un exemple je vous raconte une histoire voilà un bouquin de Joë lesmarec une chercheuse

Elle a fait une enquête sur la BPI la bibliothèque de prê à boubour et la BNF à mais ça pourrait marcher à la médiathèque d’ici hein et donc qu’est-ce qu’elle a vu dans dans cette enquête elle a vu que il y a des gens qui vont dans cette bibliothèque de prêt qui est

Gratuite comme vous savez auquel on peut accéder tout le temps tous les jours elle a vu des gens qui viennent là parce qu’ils ont froid d’autres qui viennent là parce qu’ils ont chaud ça dépend des périodes d’autres qui viennent là parce qu’ils étudient leur master à la fac et

Ils ont un petit studio donc il ou elle vont là pour travailler dans de bonnes conditions puis en plus ça les motive d’avoir d’autres gens qui font ça autour puis il y a des petits pépés à la retraite comme moi bientôt qui tous les jours viennent depuis des années 20 ans

Faire leur étude d’un truc donc dans lequel ils deviennent spécialiste il y a des petites mémé qui viennent aussi pour faire la même chose discute ensemble tout le monde se respecte fortement le silence est à peu près très bien respecté puis les les prescripteurs les gens les bibliothécaires formés dans les

Fac quelqu’un vient et leur demande là je prends plein d’exemples du bouquin de Joel leemarec leur demande un bouquin sur les extraterrestres a AE a alors il faut quand même en donner un alors il a fallu le choisir pour donner un bouquin sur ce sujet-là qui est normalement pas très sérieux bon

Et il y a donc tout toute une série de négociations de ce qu’on appelle ducer c’est des choses dans lequel on prend soin des autres mais qui sont pas affichés dans l’objectif de la bibliothèque en fait mais elles sont là elles sont essentielles en fait il y a

De la tentention c’est un refuge aussi bah ça fait quoi ce qu’on a entendu tout à l’heure aussi et puis il y a des prescriptions culturelles qui sont là elles sont là il choisissent les bouquins mais elles sont discrètes elles sont négociées elles sont articulées on

Connait pas toujour le nom des gens et puis bon bah c’est un service public cette dimension là est aussi une dimension fondamentale du service public alors ouais fallait bien que ça merde un moment voilà voz Les Ailes du désir là vous avez les deux anges qui se baladent

Dans la bibliothèque là de de Berlin je suis à 30 minutes je finis dans 3 qu ça va c’est ça c’est la chose dont Joel leemar passe dans les bibliothèques et où est-ce que c’est dans les spectacles dans la musique alors moi qui suis un chercheur je le sais pas très bien parce

Que je pense que par les liens social de choses comme ça bon c’est ok mais ça nous dit pas exactement tout ce que Joel lemarc a décrit dans bibliothèque mais je suis certain que c’est là je suis certain que c’est dans les festival électro dans les théâtres de ville que

C’est là dans les assauts qui font des concerts tout ça est là et on a besoin de ne pas oublier ça parce que comme il va falloir qu’on transforme tout et qu’on change tout si on le fait avec les méthodes néolibérales on va détruire tout ça tout ça et donc c’est quoi les

Méthodes numérales comment est-ce que une transformation des mondes artistiques est nécessaire et ben on devrait pas s’inspirer de ces méthodes néolibérales hein vis-à-vis des services publics parce que les néolibéraux ils disent toujours que les services publics ça marche pas il faut les détruire et les privatiser ou les privatiser de

L’intérieur ou par exemple comme ça a été le cas dans les musée de continuer comme le Louvre fait d’être sponsorisé par Total vous savez une entreprise vertueuse qui investit dans le gaz naturel vous savez c’est super euh et ou alors on on précarise tous les gens qui travaillent là-dedans pensez à

L’éducation national penser aux universités penser à l’hôpital ou alors on les détruit tout simplement sauf que si on oublie tous ces anges dont je parlais tout à l’heure en transformant tout ça en en en en en managisant tout ça on va faire ça on va tout faire

Disparaître ces choses qui sont très euh discrètes alors voilà je vais finir maintenant comment est-ce qu’on peut alors voil c’est bien il y a des moins de 30 ans donc là je pense que il y a 25 % de la salle qui sait ce que c’est qu’un escape game s’il vous plaît

Expliquez-le aux autres euh comment est-ce qu’on peut en fait conserver notre sensibilité modne aimer découvrir des choses connaître des choses ilil y a longtemps par exemple avec des disques ou des films rencontrer des choses d’autres pays et cetera donc être des consommateurs culturels assumons ce truc complètement ou des

Consommatrices et en même temps il faut prendre conget de la cosmogonie moderne c’estàdire de l’idée qu’il faut tout le temps du progrès et cetera et puis bien sûr de cette dimension matérielle qui est mortifère maintenant et qui en plus doit accélérer cette transformation doit être accélérée alors je vous propose je je

Vais les les sociologues ont la manie de pas vouloir donner les réponses je vous je vous propose deux choses c’est d’abord faut mener des enquêtes de terrain sectoriel faut comprendre ce que ce qui se passe dans la bibliothèque là dont je vous ai parlé les anges de de de

De Vim Venders comment c’est dans les autres secteurs j’ai bien des idées mais il faut le documenter ça il faut le documenter il faut aider les élus les réseaux professionnels le public à garder ces trucs là avant qu’il soit soit détruit par le prochain covid soit par la prochaine politique libérale hein

Ça c’est un premier point et donc pour faire ça faut aussi identifier toutes les infrastructure externes l’eau l’énergie les transports les logistiques et les cliqueerss payés 1 € par 10 jours qui font tourner le web pour la musique il faut identifier ces infrastructures externes qui sont nourris par l’activité

Artistique ou dont l’activité artistique est dépendante et puis il faut mettre à jour ces internalités positif peu importe le mot c’est pasimportant ces espèces de communs de la production culturelle pour qu’ il soit vraiment au centre des transformations et puis ben voilà on peut très bien faire des

Conventions citoyennes hybrides de la la culture hybride ça veut dire qu’il y a pas que des des gens ordinaires sont souvent très efficaces pour comprendre des choses que les expert voi pas même si la capacité des experts est pas disquadifié là pour arbitrer discuter comprendre comment est-ce qu’on

Peut reconvertir ça à différents types d’échell et puis le dernier point maintenant c’est comment est-ce qu’on peut arriver à à faire effectivement des transformations parce que qu’après si on a une convention citoyenne qui dit en région bah faut faire ça comment est-ce qu’on peut le faire par exemple si on

Veut arrêter avec les transports faussil et ben la seule façon et ça c’est pas moi qui le dit c’est l’expérience de l’histoire de l’environnement depuis le 19e siècle c’est George Sand qui s’allie avec des gens pour sauver la forêt de Fontainebleau hein c’est pas le l’expert

Là qui vous parle c’est par moi là je suis le le chaman par lequel sort toute l’expérience des mouvements virotau y compris dans les dans les pays pauvres il faut des coalitions donc si vous voulez refaire du train voyez je vous montre le six barnom là un des plus gros

Trucs d’industrie culturelle de tous les temps du 199e tout était en train hein c’est pas uniquement pour faire des tournées les éléphants SS étaient dans du train il tout tout était en train donc donc les trains arrivaient partout il faut faire des alliances avec des assauts d’usagers des collectivités qui

Veulent des trains des environnementalistes des syndicalistes pour non seulement réouvrir des trains mais électrifier ces lignes parce que les lignes secondaires sont sont beaucoup au f en France et puis pour qu’il y ait du fret aussi pour retransporter tout ça et donc parce que si on fait pas ces coalitions et

Ben on va pas gagner merci beaucoup merci beaucoup François euh merci pour cette intervention je vais je vais inviter Nicolas et Nathalie à nous rejoindre pour continuer cette conversation que tu as brillamment engagé avec cette intervention danse riche c’estes clés de des alliances des dilemmes qui nous sont posé

Spécifiquement sur cette question de la transition écologique de de la culture de notre secteur de la culture au sens large de nos imaginaires euh dans des dimensions qui comme tu l’as rappelé sont pas que techniques et qui vient nous interroger à un endroit euh étrange et c’était un peu l’intitulé d’ailleurs

De de la table ronde qui venait le le rappeler euh intitulé qui qui qui rappelle les paradoxes que que tu signalais un des paradoxes que tu signalais euh faut-il renoncer à l’ambition artistique au nom de la sobriété alors évidemment tout ça ça nous interroge sur qu’est-ce que ça veut

Dire l’ambition artistique euh qu’est-ce que ça veut dire la sobriété euh vaste question alors on va on va pas y répondre du coup totalement mais on va essayer d’engager des discussions et des débats sur ce sujetl pour pour se faire j’ai la joie et le plaisir euh ben

D’avoir trois personnes autour de moi plus François qui va rester avec nous sur cette discussion euh avec ma petite feuille qui s’est dispersée parce que je suis un garçon désorganisé eu donc Nathalie Nathalie Garo qui est mteuse en scène et corirectrice du théâtre des 13 ans à mon ier depuis

2018 euh on aura aussi en ligne euh du coup c’est les joies de la technologie on pourra parler des des externalités négatives du numérique si tu veux François euh Camille Dugas euh qui représentera l’Union des scénographes et puis ses propres pratiques euh et puis Nicolas Nicolas Dubourg donc directeur

Du Théâtre de la vignette président du saintda qui est directeur artistique de Montpelier 2028 j’ai rien oublié euh ben déjà merci à vous trois vous quatre euh d’engager cette discussion autour de ce sujet si complexe euh de l’articulation mission artistique au de la sobriété ben je voulais commencer la

Discussion avec toi Nathalie euh voilà exercice pas facile que de que d’explorer ce sujet et les dilemmes qu’il pose euh et peut-être partir de ton métier à la fois en tant que metteuse en scène et directrice de se Rand dramatique euh ben qu’est-ce que ce dont on vient se parler là en

Introduction à la fois le contexte de transition écologique et puis ce que ça vient amener de nouveau dans les conversations qu’on a dans le secteur euh ben se pose en contradiction ou pas avec tes pratiques euh voilà comment tu comment tu vis ça et à la fois toi et

Puis les artistes que tu que tu peux inviter attend il faut le euh non je crois pas que ça se pose en contradiction euh je pense qu’on on est nous-mêmes pratiquant ce métier et participant du marché dont il est l’objet à plein de moments euh pris dans des contradictions

Ou ou en tout cas face à un certain nombre de décisions qui deviennent de plus en plus disons la conscience de devoir prendre ces décisions devientent de plus en plus prignante et donc on a affaire à cette chose-là euh après juste par rapport à la conférence qu’on vient d’entendre je voudrais juste commencer

Par une chose très simple mais que je redis systématiquement un exemple sur la question de l’art et de la culture c’est de dire je suis très heureuse que ma fille puisse manger les tomates qui viennent du champ d’à côté je serais terrifié à l’idée qu’elle ne lise que des auteurs vivant à

Montpellier voilà et et voilà je crois que c’est un prérequis en réalité si on veut parler euh de la question de la du des territoires de la manière dont on pense nos pratiques qu’ a une il y a une particularité ou une spécificité qui est celle de la circulation des œuvres et de

Et des pensées et et que cette chose-là elle est aussi extrêmement précieuse donc ça c’est à mon avis le prérequis et ensuite l’autre question qui se pose je pense quand on est M metteur en scène ou quand on est directeur d’un théâtre elle a à voir avec des structures enfin

Des en mais en scène on a toujours à faire avec des structures des structures de jeu des structures dramaturgiques des structures de et en tant que directeur de directrice de théâtre on a aussi à faire avec des structures économiques politiques de production voilà donc la la question c’est de saisir je pense

Le le problème qui se pose à nous comme n’importe qui à partir d’une pensée dstuctures donc c’est ce que nous on essaie de faire et je crois dans notre travail artistique et dans le travail qu’on fait en direction des autres artistes au théâtre c’est de dire quels sont les structures à l’intérieur

Desquelles on travaille quelles sont les structures à l’intérieur desquelles les œuvres sont produites quelles sont les modalités de circulation qui sont avant tout des modalités de marché et pas forcément de nécessité artistique c’est pour ça que je dis il y a pas tant de contradiction

Parce que si je parle à titre tout à fait personnel ce qu’on a mis en place au CDN de Montpellier en arrivant c’està-dire de dire on va pas faire une programmation mot dont on peut avoir assez horreur en tant qu’artiste parce que ça suppose de faire partie du programme et cetera enfin

Voilà il y a aussi une on va on va dire chaque mois on va inviter une équipe artistique ce qui est déjà un changement de paradigme un peu important parce que de fait la plupart du temps on choisit pas forcément les spectacles qu’on invite on invite

Quelqu’un et ensuite on disc avec lui de quels sont les spectacles qu’il a besoin de présenter euh parfois c’est et souvent avec une une idée ou une logique de dire quels sont les spectacles que toi tu as besoin de présenter quels sont ceux qui sont en création mais quels

Sont ceux du répertoire qui ont besoin de continuer à exister et cetera et cetera donc ça c’est déjà une modification structurelle importante et ce que je voulais dire c’est que cette décision là qui a présidé au projet du lieu elle vient d’une nécessité qui était la nôtre en tant

Qu’artiste c’est-à-dire arrivant à 40 ans avec l’idée que aller jouer des tournées date à date dans des scènes nationales ou des scènes conventionnées en arrivant la veille en repartant le lendemain sans croiser personne parfois dans certains lieux sont croisés même les équipes voilà qui habitent ce lieu encore moins les habitants c’était une

Chose non seulement qui était extrêmement fatigante pas tellement intéressante en terme de pensée est pas bonne pour les œuvres donc ça fait quand même beaucoup d’inconvénients et ça c’est la structure majoritaire dans laquelle on vit donc voilà la question c’est de dire si tu si tu décides que tu

Vas diriger un théâtre est-ce que tu vas produire exactement la structure dont tu souffres depuis 20 ans ou est-ce que tu vas essayer de faire quelque chose et je dis pas que c’est simple et qu’on réussit parce que de fait la décision qu’on prend à l’échelle d’un lieu elle

S’inscrit dans une structure d’ensemble de marché et de production contre laquelle parfois on narrive pas à lutter et pour notre propre spectacle par exemple cette saison on a quasiment que des dates uniques on est 15 ans tourné avec un semiremorque et c’est vraiment un crève- cœur et l’année dernière j’ai

Dit j’arrête ça y est on refuse les dates uniques mais le budget du CDN n’est pas assez important pour qu’on puisse refuser des dates de tournée enfin bon et et donc la la question voilà elle elle c’est vraiment une question de de de de structure ou d’infrastructure qui se pose à tous et

Qui est qui est aussi bien une question je veux dire essentielle du point de vue de la pratique de l’art et de son ambition donc je dirais ça ou de son exigence propre mais pas exigence au sens d’une qualité exigence au sens de la nécessité profonde que la pratique d’un art

Requiert justement pour que quelque chose d’une nouveauté en art apparaisse pour le bien de tous enfin je crois pas qu’on cherche de la nouveauté en art pour enfin si du point de vue du marché on peut chercher de la nouveauté en art pour vendre mieux et je crois que

Du point de vue de la pensée humaine on cherche de la nouveauté en art pour que quelque chose se transforme voilà donc il me semble évident que en tant qu’artiste je crois qu’on désire participer à une transformation du monde et et en tant que directeur de structure

J’ai l’impression que il faut essayer de maintenir ce désir actif même si il est euh défoncé à longueur de journée par par le monde tel qu’il va et par les structures à l’intérieur desquelles on est bien obligé de travailler voilà mais je précise que travailler dans une structure publique tel qu’un centre

Dramatique national il y a encore un certain nombre de communs très très enfin vraiment c’est très important donc de pratique internes euh au CDN de montpolé il y a des gens quand on est arrivé la moyenne d’ancienneté c’était 25 ans donc ça veut dire qu’on arrivait

Avec des gens qui avaient 25 ans minimum de pratique de cette maison des habitudes et cetera euh pour certaines qu’on a remis en cause et pour d’autres qui ont été très précieuses donc la question c’est ça aussi c’est d’essayer d’identifier ce qui malgré tout et malgré euh l’écrasement systématique par

Les politiques néolibérales du service public depuis au moins 40 ans qu’est-ce qui persiste quand même à l’intérieur de certaines structures publiques et qui peut-être offre la possibilité d’une d’une pensée de la transformation quoi je je vais poser une question bête mais c’est mon rôle du coup est-ce que tu penses que c’est

Cette manière que tu as eu d’essayer de te de rediriger la manière de travailler au CDN elle change ce que tu présentes sur les plateaux elle change ce que les artistes présentent sur les plateaux ou finalement pas tant que ça ça se joue ailleurs j’avais prévenu que c’était une

Question bête non non pas du tout c’est elle est super complexe parce que d’abord je pense qu’il y a beaucoup de choses qui se produisent par l’expérience quoi et Don dont je suis pas certaine qu’on soit en capacité complètement à mesurer la réalité de la transformation nous-même sur les œuvres elles-mêmes mais par

Contre ce qu’on sent c’est que ce qui est modifié fondamentalement c’est le rapport des artistes au lieu parce que c’est pas la même chose de rester 3 semaines un mois dans un lieu d’y jouer plusieurs spectacles d’être invité à un brunch par des spectateurs ou d’aller

Faire je ne sais quoi et que donc ce qu’on nous a dit beaucoup ou ce qu’on nous dit beaucoup c’est que de toute façon reste là et travaillé euh produit dans la pratique du plateau dans ce qu’on la manière dont on regarde les choses dont on reçoit la critique oui ça produit des

Transformations ensuite je sais pas exactement enfin moi je pense que cette pensée là était existait déjà pour moi en terme de création notamment sur les temps longs par exemple nous même en compagnie indépendante on a des des durées de création qui sont plutôt de

Qui vont de 2 à 3 ans et avec des périodes de répétition qui s’étalent plutôt sur 18 semaines que sur 5 ce qui nous a demandé de trouver des subterfuges inouis parce qu’ en réalité c’est improdu improduisible ce qu’on fait donc ça existait déjà mais cette question de

La je dirais que pour l’instant l’échange qu’on a avec les artistes qu’on reçoit c’est la question du temps et de ce que la confiance faite au temps produit comme transformation intrinsèque dans les pratiques est-ce que ça veut dire du coup que en fait il y a des artistes avec qui tu as

Pas pu travailler parce que ils sont sur d’ancienne logique pris peut-être par l’infrastructure que que ça te restreint en fait dans les équipes artistipes le type d’équipe artistique avec lesqueles tu peux travailler euh c’est c’est c’est une dialectique quo à la fois on est restreint à la fois

On est aussi obligé de faire des choix ce qui est très dur c’est-à-dire ça restreint aussi l’accès au lieux donc ça c’est une chose qu’il faut assumer qui est pas simple à assumer en réalité parce que que c’est une équipe artistique chaque mois parfois il y a des mois ou deux équipes artistiques

Proches partagent il y a même des artistes qui nous ont proposé quand on les a invité un mois Thiago par exemple Rodriguez il a dit mais moi je vais venir avec deux équipes portugaises qui viennent jamais en France parce que moi je tourne beaucoup et ils ont partagé le

Mois à trois et c’était très joyeux mais oui donc ça restreint l’accès au lieux et ça restreint aussi pour nous les invitations parce que cette logique même de présenter plusieurs œuvres éventuell plusieurs spectacles ça ça suppose que les gens ont une ont du répertoire ou en tout cas

Ont une attention à une œuvre qui se déplie dans un temps long ça suppose aussi queil y ait de la alors ça c’est une autre problématique c’est la disponibilité pour des équipes qui tourne beaucoup libéré 3 semaines c’est pas toujours évident en fait et du coup peut-être une question

Qui qui tient à cœur est-ce que tu vois un quelque chose qui se joue justement en terme d’inégalité femme homme en terme de disponibilité souvent c’est quelque chose qui revient quand on parle de faire des résidences longues on nous renvoie que c’est un sujet du coup plus

Pour les artistes femmes qui ont souvent une charge de famille pardon c’est petit décalage sur le sur le sujet de la table ronde mais j’en profite pour te poser la question ah oui j’ai jamais réfléchi dans ce sens j’aurais dit l’inverse que les artistes hommes font des résidences

Moins longues parce qu’ils sont plus occupés parce qu’il tournent plus en fait il y a parce que l’inégalité fondamentale est quand même celle-là euh non après nous on a posé une règle de parité donc enfin je veux dire nous on travaille à partir du fait que c’est minimum 50

50 donc depuis le début mais je veux dire on est obligé parce qu’on est co-directeur avec Olivier sacomano et si c’est pas 5050 ça va pas aller du tout donc de fait la problématique que moi je peux connaître en tant que mteuse ancienes femme c’est-à-dire de subir la discrimination en permanence dans toute

Activité que je pratique et en particulier dans dans sur la question de la production par exemple des moyens de production euh on essaie de pas trop la reproduire mais enfin on essaie de pas la reproduire du tout d’ailleurs mais je sais pas si elle si sur cette question

De la temporalité j’ai jamais remarqué ça ok merci pour ta réponse natthalie alors tu t’en vas Pasin tu restes avec nous euh il y a le moment où malgré le fait qu’on a perdu beaucoup enfin pas pas perdu du tout de temps mais pris beaucoup de temps et qu’and on est en

Retard sur le planning euh je vais quand même vous donner un peu la parole donc gardez vos questions pour pour natthalie et pour tout le monde mais si la technique est au point je voulais qu’on interpelle Camille qui est un autre endroit celle de la scénographe Camille

Tu es avec nous tu nous entends bien oui très bien vous aussi voilà merci d’être avec nous par l’entremise des technologies euh ben voilà tu tu es comme je le disais Camille un petit peu à un autre endroit mais de cet entreendit je vais te poser finalement

La même question de départ qui est comment toi à ton endroit euh de scénographe tu articules cet enjeu à la fois de de conserver de l’ambition artistique dans ton geste dans ton propos et cette question de la la sobriété qui qui nous traverse tous là aujourd’hui ben merci déjà de m’avoir

Invité et désolé de pas avoir pu trouver un train qui me permettait d’être à l’heure ce matin avec vous euh moi je pense pas du tout qu’il faillli renoncer à l’ambition artistique au nom de la sobriété parce que sinon on arrêterait tous de faire ce métier et on peut faire

De l’écoscénographie je pense sans utiliser des palettes donc ça c’est une bonne nouvelle euh pour pour la création euh pour moi la la sobriété c’est pas du tout un frein c’est ce serait plutôt un cap euh et je pense qu’il y a plusieurs chemin pour y arriver

Euh par exemple il y a le temps le temps en fait si on a du temps on peut euh euh faire de l’échoconception parce qu’on peut rechercher euh euh des matériaux de seconde main on peut faire l’inventaire de ce qu’on trouve de des matériaux qu’on va trouver euh on a le temps de

Redessiner les scénographies en fonction de ces matériaux-là donc le temps c’est vraiment euh quelque chose de très précieux en scénographie pour faire de l’écoconception euh et ces économies qu’on va faire dans l’achat de de matièrees euh enfin qu’on va économiser sur les matières il faut absolument qu’ qu’il aille vers l’humain parce que

C’est voilà encore une fois plus de temps euh euh et c’est une bonne chose je je pense que que cet argent aille de la matière à l’humain et il y a aussi euh comme point important pour faire de l’écoconception l’envie euh bien sûr il

Faut que ce soit un un cap commun dès le début en fait que toute la chaîne soit soit formée et et veuille arriver à ce cap là donc du producteur qui qui va faire les plannings et les budgets en conséquence le scénographe évidemment euh qui va dessiner et concevoir

Différemment qui va essayer de dire plus avec moins euh qui va faire des choix de matériaux durable et biosurcé et puis enfin bien sûr le constructeur qui va lui euh appris enfin qui va essayer de s’approvisionner dans les Ressourceries locales euh qui va essayer d’utiliser des assemblages réversibles donc par

Exemple de le dév plutôt que d’école euh qui va essayer d’éviter les chutes euh éviter de transformer la matière donc c’est pour nous un partenaire très important euh euh bah de l’écoconception tout ça c’est des des partenaires pour nous très importants euh voilà ça c’est sur oui pardon non non vas-y je je

Voulais pas te couper la parole euh non voilà enfin ça c’est c’est dans ma pratique de de scénographe après je suis également vice-présidente de de l’Union des scénographes euh avec lesquels avec lequel on a alors je sais pas si c’est un deuxè tempsou second avant que tu nous parles du Manifeste de cénographie

J’avais une petite question à à te poser tu nous parlais de la chaîne d’acteurs impliqués dans ce processus d’écoconception des spectacles avec effectivement du coup le travail que vous menez avec les constructeurs donc plutôt en aval de la proposition je vous ferz pas l’injure de pas dire que les scénographes sont pas

Des artistes avant tout mais parfois vous êtes en réponse à des commandes vous travaillez du coup pour des artistes du coup est-ce que là à cet endroit-là la discussion est simple quand on intervient du du coup finalement après le regard d’un d’un artiste qui vient poser son geste voilà

Comment vous arrivez à à aborder la discussion de la sobriété avec tout le monde pas seulement avec les constructeurs en aval mais aussi dans la conception du projet même en fait de de du point de départ artistique qui est souvent un sujet quand on veut bah se demander aussi les imaginaires qu’on

Véhicule voilà c’était ma question ou oui bah c’est sûr que le le la la mise en scène euh c’est c’est euh c’est un enfin le metteur en scène c’est un partenaire privilégié dans la conception d’une scénographie euh en fait une scénographie c’est c’est un métier plein

De contraintes et et c’est ça qui nous fait créer euh et et les discussions avec le metteur en scène c’est ça nous nourrit ça ça nous permet de justement répondre vraiment à artistiquement à à une envie euh de mise en scène donc donc c’est sûr que si

La mise en scène n’est n’a pas une volonté dès le départ de faire de l’éco de l’écologie et bah nous ça va être plus compliqué déjà dans l’imaginaire dans ce qu’on va véhiculer d’avoir ces messagesl mais aussi concrètement euh euh pour prendre des décisions par exemple je

Sais pas si si on travaille avec un metteur en scène qui a du mal à à à à à choisir des chosesfin à se décider et qu’il a besoin de voir par exemple concrètement les choses sur le plateau euh avant de se décider ou euh enfin voilà euh là

Forcément c’est plus compliqué de de faire de l’écoconception parce que euh c’est plus facile d’anticiper les choses quand on travaille en amont voilà donc c’est vrai qu’en fonction des euh bah des de nos interlocuteurs ça peut être enfin le partenariat euh va influencer aussi l’échoconception je sais pas si j’ai

Bien répondu à la questionououi merci Camille j’ai peut-être encore une question avant que tu nous parles du Manifeste de l’écoscénographie François nous soulignait les rapports de force au sein du secteur et du coup est-ce que toi tu peux te permettre le luxe de choisir tu nous disais le metteur en scène avec

Lesquel tu travailles euh et du coup d’aller vers des gens avec qui tu as une facilité parce que tu es aligné justement sur les sur les enjeux d’écoconception euh VO et comment tu vois voit du coup cet écosystème des metteurs en scène estce qu’il a plutôt une tendance une écoute vers les enjeux

D’écoconception ou au contraire des résistances au nom de la liberté artistique du geste qu’on a envie de poser globalement surtout chez les jeunes metteurs en scène enfin quand moi je dès le premier rendez-vous je parle d’écoconception globalement les gens ils sont quand même très contents et ils ont

Envie de de d’aller dans cette démarche là c’est c’est plus les méth en scène de l’ancienne génération où ça va être plus compliqué pour eux de euh enfin voilà de d’anticiper peut-être certaines choses et encore enfin je pense que de moins en moins quand même enfin les les gens de plus en plus

Sont ont partant pour aller dans dans cette voie làà après moi par exemple j’ai a un chorégraphe avec qui j’adore travailler qui m’a proposé un un projet en Chine voilà ça m’a beaucoup question I et et j’ai fait le choix de de pas le faire parce que ça faisait pas sens et

Et donc là pour le coup on peut dire que j’ai refusé mais pas parce que lui n’avait pas parce que j’adorais bosser avec lui mais plus parce que voilà c’était la Chine c’était je moi éthiquement j’avais du mal à me projeter sur ce projet là donc ouais

Merci Camille est-ce que tu est-ce que du coup maintenant tu tu veux bien nous dire deux mots comme on se l’était dit sur le le manifeste de l’écoscénographie peut-être voilà histoire d’illustrer comment vous à l’endroit de l’Union des scénographes vous essayez d’aborder cette question euh qui commence à être

Réfléchi travailler au sein des institutions alors à des échelles qui peuvent être françaises mais aussi européennes il y a le théateur greenbook par exemple qui pose aussi des des des des questions de cette entrée là écoscénographie ben voilà Camille on t’écoute dis-nous comment à l’union des scénographes vous avez imaginé ce que c’était

L’écoscénographie alors le manifeste il est né d’une double volonté d’abord d’inciter les scénographes et leurs collaborateurs à se diriger vers lesécoconception euh en leur mettant à disposition une sorte de de liste qu’on essae exhaustive et je pense qu’il va être amené à évoluer dans le temps d’outils vraiment concrets qui peuvent

Être mis en mis en place concrètement à chaque étape de la vie d’un décor euh donc c’est composé en en plusieurs parties en cinq parties euh je peux vous la peut-être la partager en même temps euh pour que vous vous en ayez une idée plus précise alors tu as besoin que je fasse

Une musique d’attente ou ça va non non ça va enfin vous me dites normalement ça devrait apparaître oui c’est bon on voit c’est un peu petit c’est petit al je vais essayer nous on voit peut-être dans la salle à mon avis on y a rien du tout parce c’est trop

Petit ah ok bon c’est peut-être pas très intéressant alors ouais de toute façon vous pouvez le retrouver en ligne sur le site de des scénographes pour aller regarder toutità en gros il y a il y a cinq parties une partie production une partie conception une partie construction une partie réemploi et une

Partie recyclage euh donc voilà en fait l’idée c’est pas de tout mettre en place à chaque fois pour chaque projet mais d’essayer le plus possible de mettre certains aspects en en place pour justement garder ce cap de de l’écoscénographie et donc la deuxème volonté de ce manifeste c’est de

Protéger les scénographes de certaines dérives que qui qui existent et dont on a malheureusement souvent des des retours des pratiques qui sont couverts d’écologie en fait vont à l’encontre des droits moraux et patrimoniaux des des scénographes qu’on les scénographes sur leur scénographie et donc on a voulu rédiger des enfin on

A rédigé des clauses avec à la fois les juristes d’arsena euh et du Syndicat national des auteurscositeurs on a rédigé des clauses qui sont à insérer dans les contrats de session de droits d’auteur dès le début en fait de la commande et qui ces closes incite les scénographes à éch concevoir

Et en fait à les responsabiliser face à leur création tout en leur assurant que les éléments d’œuvre originales ne seront pas utilisés tel qu’el sans leur consentement pour une seconde vie donc ça ça nous paraît vraiment important à la fois pour les scénographes mais aussi pour les producteurs qui du coup

Pourront aussi officiellement avoir l’autorisation de réemployer un élément de décor TelQuel si l’auteur est d’accord pour un autre spectacle donc ça c’est voilà ça nous a paru vraiment important de de de mettre enfin de faire ce travail là pour vraiment aller tous ensemble vers l’écoconception et pas

Queil AER des des scénographes qui ne veuillent pas euh partir là pour enfin avec la peur que bah on le on les rappelle pas ou que on réutilise leur leur travail sans qu’il touche rien du tout enfin voilà donc ça nous a permis vraiment de de de mettre au clair

Tout tous ces points là merci beaucoup Camille pareil tu restes avec nous je propose qu’on te laisse à l’écran en grand comme ça on a l’impression que tu es que tu es avec nous euh la magie du numérique euh arrête le partage ouais super et euh et du coup euh ben

Peut-être poser la question à à Nicolas euh euh peut-être d’abord Nicolas avec ta casquette de directeur de la vignette en tant que programmateur euh ben voilà qu’est-ce que ça t’amène ça t’évoque cette discussions qu’on a eu sur le sujet sobriété sobriété pour un artiste qu’est-ce que ça veut dire versus

L’ambition qu’on a qu’ rappelé François bah de continuer à rêver à faire du développement humain voilà à ton endroit de programmateur peut-être comment tu vois cette ce C ce dilemme là dont Nathalie nous disait finalement c’était pas tant que ça un un dilemme puisque ça l’avait amené à se rediriger vers des

Choses qui étaient plutôt épanouissantes euh alors euh la première chose tu parlais de structure la première des structures dans laquelle on est tous c’est le langage et que je pense que le le le rôle qu’ qu’on a à jouer qui se qui qui est déjà peut-être un un débat

On peut pas tous les mener hein en si peu de temps mais qui est le débat euh la relation entre le mouvement et la modernité c’est-à-dire qu’on a tendance à à à faire je pense un raccourci entre le renouvellement le renouvellement des produits et la nécessité pour le désir de créer du

Mouvement parce qu’il y a une des choses les plus affreuses pour tout le monde c’est l’immobilité l’immobilité c’est la mort donc il y a je pense comment pourquoi l’immobilité au sens du désir l’immobilité au sens de ce qui à un moment donné le contraire de l’immobilité c’est le mouvement le

Mouvement de quelque chose qui m’amène à rencontrer le mouvement de quelque chose qui qui m’amène à donner un sens aussi à l’existence encore une fois je pense qu’on peut pas avoir tout c ch là mais je pense qu’il faut déjà être plus nuancé sur cette question de renouvellement versus mouvement et que

Pour moi en tout cas c’est comme ça que j’aborde les choses une des une des fonctions de l’art c’est de penser la question du mouvement le mouvement des images le mouvement du désir et cetera à partir de là cette question et elle est très bien pensée on n pas cité Marc Fischer mais

Il aurait pu être sur la table tout à l’heure euh c’est quelque chose auquel on s’affronte quand même depuis une vingtaine d’années qui est cette question du du retour du même c’est-à-dire la sensation oui on a déjà vu ça 40 fois en fait c’est pas 40 fois

Qu’on l’ vu c’est 4000 5000 et cetera c’est-à-dire qu’on est quand même tous confrontés je pense en 2023 et puis ça fait un moment que ça dure à une impression quand même de retour du même le pastiche et cetera et cetera c’est-à-dire que on a aujourd’hui sur cette question de la du renouvellement

Des formes de l’art un vrai sujet qui est pas que la question de la sobriété qui est une question esthétique et donc quand moi j’aborde la question de la sobriété je l’aborde déjà pas en terme de sobriété je l’aborde justement au sens systémique c’est-à-dire que la

Question de la sobriété ce n’est pas que la question du carbone la question c’est quel est le système de production dans lequel nous sommes et qui amène grosso modo à remettre en question euh la zone critique et donc qu’est-ce qui se passe euh dans ce système de production qui va euh

Amener bah par exemple les fermesesthétiques qu’on connaît donc poser la question de la sobriété euh c’est peut-être trop court la question c’est de se dire est-ce qu’ aujourd’hui on n’est pas euh euh à bout de souffle de ce système-là y compris d’un point de vue esthétique c’est-à-dire

Qu’on aurait nous en tant que personnes qui travaillant ce champ euh de l’art de participer réellement à un basculement des imaginaire pour nous permettre collectivement de désirer à nouveau en fait et donc de ne pas désirer selon les coordonné du système capitaliste que nous sommes en train alors peut-être pas

Non dans lequel nous vivons mais qui a des limites vitales qui sont évidentes comment réussir ce retournement pour créer de nouvelles coordonnées dans lesquelles il soit de nouveau possible d’être en mouvement et ça cette question du mouvement c’est c’est euh c’est c’est d’ailleurs toute la question de de la question des

Équilibres instables en fait enfin c’est l’équilibre pur euh c’est encore une fois un équilibre sans vie le vivant c’est un équilibre instable c’est quelque chose qui est tout le temps euh euh malgré une forme de Constance euh voilà alors du coup grande question c’est ça comment on fait comment on se

Retirig com comment comment on s’y prend moi je dirais que la la première mission de de de qu’on qu’on a amené c’est de poser cette question là en fait c’est de se dire qu’aujourd’hui si on se pose la question de programmer uniquement en se disant je vais travailler sur la

Constante carbone ou je vais travailler sur la constante plastique ou je sais pas quoi en fait je je je loupe l’essentiel de ce que je peux faire donc la question et moi je l’aborde effectivement d’un point de vue syndical et d’un point de vue professionnel d’un point de vue professionnel je sens que

Je peux pas bouger l’écosystème dans dans sa totalité c’està que j’agis un tout petit endroit et je me dis quel est l’endroit le plus efficace de l’action et ben quelque part il est à cet endroit de l’artistique donc de proposer finalement d’éditorialiser une saison comme j’essaie de le faire

C’est-à-dire de ne pas du tout penser la programmation comme étant une succession de réponse à des besoins exprimé par un public imaginaire mais de dire que le théâtre est un espace un espace de débat dans lequel se joue la question du renouvellement des formes donc à partir

Du moment où je postule ce travail là et ben j’essaie de le mettre en œuvre voilà et j’estime que c’est ça mon travail et au niveau syndical c’est de dire que oui le secteur culturel doit prendre sa part sur les questions bah conjoncturelles qui sont les objectifs carbone ceci cela

Donc on prend notre part aussi mais aussi de travailler cet endroit de formation de mise en commun de dire que le secteur culturel sa particularité est de travailler à l’endroit des imaginaires de manière fondamentale donc on doit travailler sur notre bilan carbone mais on doit aussi travailler et assumer le fait d’être cet

Endroit de production enfin de participation à la production des imaginaires si je dis pas de bêtisse d’ailleurs vous accueillez frédéricati ce soir au Théâtre de la vignette je dis pas de bêtises oui tout à fait hier et et ce soir pour cette conférence qu’elle avait mise en scène

De Bruno Latour qui s’appelle la trilogie terrestre et donc là c’était avec ta casquette de programmateur de professionnel de directeur du théâre de la vigette à l’endroit d’un syndicat parce que on le rappelle tu es président du syndéac ben comment on pense la redirection et comment comment la on la

Travaille alors très concrètement pour tous les sujets depuis que je suis président en tout cas ça fait 4 bientôt l’idée ça a été toujours de fonctionner sur trois pieds euh on a un problème qu’est-ce qu’on peut faire nous-mêmes donc sans attendre une réponse qui viendrait l’extérieur qu’est-ce qu’on

Peut faire nous-même tout de suite on a un problème qu’est-ce qu’on peut faire pour le traiter collectivement et c’est la force d’un syndicat c’est ça c’est déjà de mettre en réseau un certain nombre de personnes qui se disent ok moi tout seul j”yarrive pas mais si on est 500 autour

De la table est-ce qu’on a a déjà une capacité de transformation de notre pratique on l’a fait sur les violences sexuelles et sexistes on travaille sur des sujets comme ça très concrètement on nattend pas la nouvelle loi on attend pas hop qu’est-ce qu’on fait là dans le

Mois qui vient la deuxième chose c’est de travailler sur des questions d’organisation parce que souvent en fait on se dit bah oui d’accord mais ça beau être un syndicat représentative pour la branche publique du spectacle vivant en France c’est tout petit c’est rien du tout c’est c’est même pas enfin voilà

Donc on se dit très bien vous avez changé votre pratique mais c’est toujours le la question quand on pense à l’écologie c’est la question systémique donc au fond comment mon action permet réellement de déclencher des transformations et donc cette deuxième partie elle nous elle nous elle nous

Invite à penser cette question de la de la mutation écologique en se disant qu’est-ce qui doit être changé dans le système d’organisation en général c’est-à-dire dans l’écosystème au-delà du spectacle vivant public qu’est-ce qui dans la question de la production du spectacle voire au-delà du rapport de la

Culture avec le reste de la société peut être à travailler et le dernier point bah c’est la question tragique des syndicats c’est-à-dire le rapport au pouvoir et à l’exécutif la loi les financements et cetera donc nous on travaille sur ces trois volets on essaye de travailler sur ces trois volets pour voir qu’est-ce

Qu’on est capable de faire nous et puis qu’est ce qui à un moment donné doit se traduire parce qu’on en est convaincu par des dispositifs législatifs et par des financements parce que évidemment aujourd’hui cette cette mutation écologique elle doit passer par des questions de financement et quand on dit la question

Des financements c’est pas que la question de dire on va effectivement transformer l’incandescence en l’IDE c’est pas c’est c’est pas le sujet mais c’est précisément par le financement penser les systèmes de production donc la question du ralentissement et cetera donc c’est là où et ben quand on parle d’écologie on parle évidemment de

La question produire diffusé on parle de la question de l’égalité on parle de la question de la diversité on parle de la relation à l’international et de comment continuer à produire dans un monde post-colonial et cetera et cetera en fait tout est dans tout et c’est comme

Ça qu’on essaie de travailler est-ce que tu penses que ça va venir modifier l’espace du dialogue social que ça va faire bouger des lignes là c’estes sujets de transition refond des modèles de production ou est-ce que finalement on va rester un peu dans des modèles euh de de verdit finalement dans dans la

Défense et dans le dialogue social alors une anecdote qu’ on a eu moi donc j’ai j’ai été élu au mois de janvier 2020 c’était janvier 2020 ouais c’est ça donc fin janvier et puis vous vous rappelez ce qui se passe en mars 2020 euh et commence bah ça c’estàdire du

Zoom de 8h du matin à minuit à peu près pour moi pendant une période assez délirante où il est question fondamentalement de perfuser un patient en état de quasi mort quoi voilà c’est ça qui se passe c’est on nous dit on ferme les théâtres donc le patient va mourir qu’est-ce qu’on

Fait et là on dit ben en fait la seule solution et donc vous avez vu la question de l’année blanche et cetera et cetera donc la perfusion moi les raisons pour laquelle j’avais proposé ma candidature c’était plutôt les sujets dont on parle ce matin donc quand on dit ok on commence par de

La drogue dure alors que l’idée c’était de passer au bio c’est un peu difficile quoi et cette cette cette chose là c’est tout de suite transformé pour nous en disant il faut re il faut décaler l’horizon du désir encore une fois c’estàdire se dire ok il

Y aura pas que le covid ça va pas s’arrêter là qu’est-ce qui se passe après et on a commencé à travailler là-dessus précisément sur C ces questionsl on a fait une première réunion qu’on avait appelé sur qu’est-ce qui va se passer avant on s’est dit est-ce qu’on est vraiment capable après je veux

Dire est-ce qu’on est capable d’en parler on appelait cette première séance Totem et tabou et précisément c’était intéressant parce que cette cette ce sujet là au-delà de certaines obsessions de ma part euh elle traitait de tout ce qui ne peut pas être dit entre nous quand on parle des

Questions de mutation écologique parce que ce que vient de dire Nathalie sur la question du ralentissement sur le la nécessité de choisir et de comment choisir tout le monde en son fort intérieur va dire oui mais moi à un moment donné est-ce que je suis concerné

Par son choix ou est-ce que je ne le suis pas est-ce que dans le système dans lequel on est encore ça signifie mon exclusion est-ce que quand Nicolas me dit il faut changer les coordonnées du système est-ce qu’il est comme le néolibéral déguisé habituel en train de me vendre le rêve pour mieux

Faire passer sa réforme ou est-ce que réellement on peut avoir un espoir de cette transformation des coordonnées bah c’est en fait c’est tout le sujet de la mise en commun c’est-à-dire qu’à un moment donné et c’est peut-être ça la le désespoir dans lequel on est c’est qu’on a tellement été individualisé et

Atomisé qu’on a fini par penser que on était plus capable d’aucune transformation la mise en commun c’est quoi c’est le fait de se dire si seul je peux pas ensemble on va pouvoir et donc ça recrée de la crédibilité dans la question de la transformation donc moi je suis fondamentalement convaincu que

Les questions compos sont immenses euh que le plan comme dirait l’autre est tiré réalisable mais que précisément c’est la seule raison qu’on a pour essayer de d’avancer quelque part c’est-à-dire qu’il faut fondamentalement travailler à cet horizon de du changement des coordonnées alors tu tu proposes de le faire en commun François

Proposer la logique de convention citoyenne en incluant du coup une des une de nos parties prenantes qui sont les publics euh parce que souvent on a justement cette discussion entre professionnels et il est rare qu’on les élargisse comment vous tu tu peux voir ça cette logique là ou comment vous

Voyez ça d’ailleurs j’ouvre la question à à tout le monde où en sont nos parties prenantes à la fois les financeurs et les publics est-ce qu’ils sont prêts pour cette aventure de la redirection ou pas et bien sûr François je je te laisse prendre le micro et intervenir si tu

Veux c’est possible faire un petit commentaire fautever merci beaucoup je voudrais juste faire deux commentaires si c’est possible le le premier c’est sur la question des des imaginaires euh que votre rôle serait de reconfigurer les imaginaires euh il y a deux choses là-dedans qui que je trouve un petit peu

Étrange la première c’est la c’est la première chose c’est le mouvement environnementaliste les mouvements environnementalistes les transformation écologique ne viennent pas en général parce que les gens comprennent des choses ou se retrouvent dans des cosmogonies des imaginaires dans lequel en gros ils sont émancipés du euh euh

Des médias de la télé ou de l’imaginaire manager c’est c’est pas vraiment comme ça que ça se passe c’est il y a des gens qui vivent à l’ét temp de ber il y a des gens qui vivent à côté de l’É temp ici il y a des gens qui sont qui habitent

Dans des territoires dans lequels on stock des produits chimiques et cetera il y a des gens qui réagissent par rapport à l’expérience ordinaire comme les gilets jaunes en disant bah voilà ça paraît de bonne fois que tout le monde paye pour sa voiture mais quand il y a

Plus de service public quand il faut emmener les gens à l’école et cetera je vous détaille pas tout ça on n’est pas égal et donc que ça montre même avec les gilets jaunes c’est que les réponses aux questions environnementales sont pas non seulement des questions d’imaginaire sont pas uniquement des questions

Environnementales remettre des écoles des services publics arrêter de faire des supermarchés qui font les qui cassent les milieux et cetera remettre des trains c’est des choses qui permettent de répondre en profondeur au désastres environnementaux et qui sont pas directement environnementaux qui sont pas liés à de l’imaginaire et de deuxièmement sur cette question

D’imaginaire ce que je comprends pas très bien c’est la chose suivante c’est donc ce que je dire premièrement c’est on n pas besoin de comprendre quelque chose pour agir c’est enfin je suis désolé de dire ça mais c’est une approche très universitaire ça bon et puis la deuxième chose c’est euh

Philosophique elle est en fait et puis deuxième chose c’est h comment est-ce que comment est-ce qu’on rentre euh dans ce que vous appelez le le le désir c’est à vous je parle hein Nicolas c’est dans le mouvement et cetera c’est on a l’impression que depuis justement disons une trentaine d’années parce que

Le monde politique en parti la gauche des années 80 a renoncé ils ont fait un tournant néolibéral comme vous le savez en 83 parce qu’ils ont renoncé à transformer la société ils ont délégué à un secteur qu’ils ont nourri subventionné euh fait croître ils ont délégué justement à des mondes

Artistiques de faire de la politique de transformer les imaginaires et cetera sachant que effectivement que comme l’a bien montré le philosophe jacranciè que il s’agissait donc d’une part de transporter du radical là où toute façon dans les choses courante on le ferait plus et deuxièmement il s’agissait aussi d’une vision qui

Fondamentalement considère que le public doit être éduqué doit être déconditionné doit être reartifié et ni pour les questions environnementales ni en général cette vision ne semble fonctionner c’est-à-dire euh quand j’ai j’ai mis je vais arrêter là on j’ai mis une image du métcien américain Bob Wilson à la fin de

Mon truc pas parce que le ein the beach son truc de 75 avec philiip BL c’est sur le temps mais aussi parce que voilà quelqu’un qui refusait totalement d’assigner des messages à ce qu’il faisait et même qui dissociaent le corps des gens qui jouaient des textes quand il refesaient des textes autrement dit

L’idée que les gens là vont comprendre quelque chose si je leur joue un solo de guitare parcol enfin ou un spectacle complet euh qu’est-ce qu’ils vont comprendre exactement peut-être que madame va aimer elle elle va pas kiffer du tout l’autre elle va trouver que ça va lui rappeler

Un autre spectacle elle a vu et donc enfin j’arrive pas très bien à comprendre ce que ça veut dire que cette reconfiguration des imaginaires il y a un effet de révélation là un peu religieux que je comprends pas en fait alors j’ai pas du tout utilisé le mot de

Reconfiguration des imaginaires j’ai été j’aiessayé de mettre de la nuance en parlant de participation à la production des imaginaires donc euh c’est y compris les imaginaires de transformation sociale d’ailleurs je pense donc c’est c’est vraiment déjà une énorme différence parce que je je pense pas que le le secteur a effectivement une quelconque

Capacité à reconfigurer les imaginaires quand on parle d’image le le le le régime de l’imaginaire euh il est bien en il est bien au-delà de la capacité je dis de quelques quelques structure positive en fait de de le créer quand on parle de la question de

L’image c’est on touche à à un domaine qui ne peut absolument pas être maîtriser dans le champ du du du réel donc à un moment donné si on on accepte cette première hypothèse on peut se dire qu’on peut participer à cré créer des conditions dans lesquelles ces imaginaires sont renouvelés donc on va

Travailler sur les conditions de la production des imaginaires mais on va pas renouveler ou reconfigurer des imaginaires ça évidemment mais ce qui est intéressant de de de de de chercher à faire à un moment donné c’est de se dire en quoi et par exemple il y a il y

A un petit ouvrage sur la bibliothèque là-bas qui parle c’est stel Zong qui qui qui le le bouquin s’appelle manière de manière manière de apprendre à voir non c’est pas ça apprendre à voir voilà apprendre à voir elle dit bien à un moment donné que cette question de du

Du paysage dans dans dans ce dans cet ouvrage la question du paysage la question de voir le paysage passe par y compris une technique une technicité un rapport à ce qu’on appelle à ce moment-là la nature et cetera et cetera c’est-à-dire que finalement l’esthétique imag inire produit par le

Le l’art pictural de 17e 18e 19e siècle et qui construit et qui construit le paysage tel que aujourd’hui on le voit ne serait-ce que à travers Instagram tous les gens qui font absolument la même photo on les afin voilà on fait une photo on a l’impression qu’elle est

Belle mais en fait c’est juste que on reproduit un imaginaire la photo qu’on prend sur Instagram elle est pas belle en soi elle est belle parce qu’elle reproduit le même et le même du paysage et et donc on est dans cette question là est-ce que aujourd’hui on serait capable

De produire du nouveau avec Instagram probablement pas parce que justement c’est ce que je disais c’est les conditions de production de cet imaginaire font qu’on va reproduire du même donc travaillons à cette question là de la reconfiguration des coordonnées j question alors je vais faire mon modérateur parce que j’aimerais bien

Donner la vous pourriez me dire combien combien de fois amelette est monté vous pourriez me dire combien il y a de crucification dans les musées si c’est c’est pas du même alors je je crois pas que c’est du même quand juste pour vous les non mais je vais les dép je vais

Faire mon modérateur je vais faire mon modérateur c’est la c’est la joie d’inviter des gens qui sont presque d’accord mais pas tout à fait c’est sans doute l’ambition qu’on a qu’on doit avoir que j’étais pas d’accord d’avoir ces espaces de discussion entre nous et profiter de la diversité des points de

Vue pour venir nous nourrir et repenser finalement cette ambition là parce qu’on a posé le mot ambition dans le l’intitulé de la table ronde qui est comment on repense nos politiques culturelles demain et ça c’est extrêmement ambieux et on sera pas toujours complètement raccord il faudra discuter très fort des termes en même

Temps il y a une chose qu’il faut qu’on fasse c’est laisser la parole aussi à tout le monde et là comme il reste plus qu’un quart d’heure j’ai envie qu’on puisse faire tourner la parole dans la salle et puis qu’on puisse interroger dans la salle j’ai besoin d’avoir un

Petit soutien là pour faire passer les micros dans la salle qui a envie de réagir poser des questions rebondir pour pas qu’on se fasse juste ce temps entre nous aussi riche qu’il soit parce que je pense qu’on a amené des choses qui sont intéressantes mais et qu’on aussi le

Partage avec vous dans le temps un peu court qui nous est imparti donc voilà c’est la propessionion que je vous fais on va pas trancher les les débats esthétiques artistiques et sur l’avenir des politiques culturelles en 15 minutes mais partageons ce moment et cet échange avec vous sur les minutes qui nous reste

Et puis on continuera la discussion Nicolas et François ce midi pe juste baisser et si c’est possible de baisser un petit peu les les spotouis on vous VO pas parce que sinon c’est un peu agressif s’il vous plaît regarder du coup alors je vois pas ah oui vas-y Olivier

Ouais est-ce qu’on peut ah voilà ça va beaucoup mieux c’est c’est marrant on a l’impression de voir un débat entre piquettier et lordordon ça ça fait plaisir non pas L’Ordon je jouerai pas je vais rester dans mon rôle de modérateur vas-yiv euh je je je me pose une question parce que

Forcément enfin moi aussi je suis il s’avère que je suis intermittent mais la question territoriale m’intéresse assez et je suis assez d’accord sur le fait que le comment dire le le le mouvement n’est pas nécessairement la vie euh et sur la question territoriale en

Fait on a on a assez peu parlé de de cette idée aussi d’opportunité notamment pour les publics c’est-à-dire que faire rester pendant un mois par exemple des équipes artistiques sur un territoire ça veut aussi dire que le public peut en profiter pendant un mois euh au-delà de de ce que ça produit

Sur l’artiste lui-même nous on a des problématiques autres c’est comment faire en sorte de de de remettre de la culture à l’intérieur des territoires qui peuvent être excentrés des villes-centres les fameuses enfin voilà les et inversement je vois aussi le désintérêt que peuvent avoir les programmateurs et les

Diffuseurs sur des artistes locaux une espèce de de snobisme comme ça qui font que par par exemple moi les gens qui travaillent autour de moi euh des artistes de rue par exemple vont aller bosser à Charleville mière régulièrement et ne sont jamais euh programmé ici et

Je me dis quand même tout d’un coup ça ça nous oblige aussi nous diffuseurs n nous territoire à cette opportun là opportunité là de de se retourner en direction de nos artistes à nous et de se dire euh eh mais en fait ça pourrait être bien c’est-à-dire que le ton

Meilleur ami peut devenir ton amant finalement quoi euh est-ce une opportunité là il y a du mouvement euh je sais pas si vous avez envie de de rebondir làdessus non mais sur la sur la question du sur la sur la question du territoire euh l’pression que c’est un désespoir quand

Même bah non mais en réalité moi je suis très étonnée de cette de la manière dont la chose est penser parce qu’en réalité euh moi je pourrais dire au CDN on accueille une ou deux compagnies d’autres pays de pays étrangers chaque année et puis les toutes les autres compagnies c’est des compagnies

Régionales il y en a qui sont en Normandie il y en a qui sont en Occitanie il y en a qui sont en PACA il y en a et moi j’ai passé 18 ans 20 ans de ma vie en compagnie indépendante et j’étais dans les Haut- de France donc

J’étais non même pas j’étais une compagnie picarde à l’époque et de fait je jouais assez peu dans le nord de la France et je jouais dans plein d’autres régions mais pas tant par par par des intérêt mais je veux dire on a été associé à la Maison de la Culture

D’Amien pendant 4 5 ans et 3 ans à beauovvet ça veut dire qu’il y a il y a des lieux institutionnels qui mais mais dans un lieu de la région ou deux ou trois et les autres lieux directeurs de lieu que par ailleurs je connaissais n’étaaiit pas exactement intéressé par

Le travail artistique qu’on produisait mais c’est bien leur droit c’est-à-dire que moi je je pense que c’est aussi cette question de accorder mutuellement enfin s’acc accorder mutuellement une confiance ça veut aussi dire faire confiance aux décisions que les uns et les autres peuvent prendre et qui relève de ce

Pourquoi ils se trouvent à l’endroit où ils sont je je je crois vraiment qu’il y a pas de je sais pas comment dire c’est très très important dans la pour le coup dans la transformation des rapports que la question soit pas même en tant qu’artiste je suis programmé partout je

Je c’est vraiment c’était je me rappelle vraiment de en compagnie c’était la galère quoi comme pour toutes les compagnies indépendantes y compris sur notre propre territoire à l’époque et de de se dire en réalité la question c’est pas d’être programmé partout la question c’est quels sont les interlocuteurs bons

Pour le travail mais ceci rejoint cela si il y a 4 C en réalité moi toute ma vie j’ai jamais eu plus de 5 si producteurs importants et de confiance et ils ont été fondamentaux ils ont accompagné parfois pendant 10 15 ans et c’était très important mais mais peu de

Gens trouvai mon travail intéressant si on on se dit sur 100 % des producteurs existants il y en avait que 5 qui qui qui produisit mon travail donc mais la la question du marché c’est celle-là qui est problématique c’est que si on a besoin comme c’est le cas aujourd’hui

Pour monter une production il faut 18 coproducteurs et comme il n’y a plus que des dates uniques en tout cas dans beaucoup de lieux pour monter une tournée il faut 25 acheteurs donc le problème il est là le problème il est dans l’atomisation il est parce qu’en

Réalité si je veux faire TR 3 mois de tournée dans la saison ce qui est important ou salari les acteurs avec lesquels je travaille pendant 3 mois dans la saison et qu’il y a trois lieux qui m’invitent pendant 15 jours 3 semaines ou un mois en fait ça suffit à

À produire une activité intéressante importante et une subsistance pour l’ensemble de l’équipe artistique avec laquelle je travail donc la en réalité il y a aussi c’est juste pour essayer de renverser un tout petit peu parce que je pense que la la responsabilité qu’on a en terme de transformation sociale et

Écologique elle est aussi subjective c’est-à-dire d’essayer à certains moment de renverser les problèmes tels qu’ils sont posés par la logique de marché par la logique productiviste par la logique compétitive et et bon pardon j’ai fait il y a une note main levée par là-bas bonjour euh je trouve que quand

Même on a pas mal contourné une question qui me semble fondamentale pour les directeurs et directrices de structur culturell c’est euh à quoi on renonce à quoi vous renoncez en 2020 tout s’arrête et d’un coup notre notre milieu j’en fais partie hein donc je m’intègre totalement à la

Critique que je vais faire notre milieu est incapable de s’arrêter si on arrête de pédaler on tombe donc qu’est-ce qu’on fait on fait du streaming on on auve on auve on AB breuve on ne pas on ne prend pas un temps pour réfléchir s’arrêter qu’est-ce qu’on fait et puis qu’est-ce

Qu’on fait un an et demi plus plus tard on fait la saison tous les reports 120 130 140 % de programmation pas pour tout le monde he je je crois que le les 13 V n’a pas participé à cette folie 130 140 % de programmation des équipes foutu vraiment

Qui finissent la saison dans des grande grandes détresses grandes difficultés et donc tout ça oui en fait à quoi on renonce parce qu’on est toujours à dire il faut à l’autre doit renoncer mais nous nous parce que on fait de l’art on a toujours tendance à se dire si

Qu’est-ce qu’on a fait à partir de 2016 les théâtres ont acheté des des gourdes en aluminium fabriqué en Asie ils sont dit c’est bon on a fait quelque chose on a on on a plus de bouteilles en plastique non mais c’est vrai on a tous

On a tous connu ça on a tous une collection d’une dizaine de gourdes mais non là faut quand même vraiment passer la seconde et notamment en terme de de de programmation et de choix fait par les directions merci pour merci beaucoup pour cette question qui a envie de jouer à répondre h

Alors euh et je vais essayer de faire de de répondre aussi à la question que tu avais posé tout à l’heure sur l’implications des publics et cetera et donc de [Musique] d’essayer d’être un bon élève avec Fabrice manuel qui m’avait tendu la perche tout à l’heure et je vois que

J’ai toujours pas parlé de montpolie 2028 c’est grave je vais le faire euh à quoi on renonce je pense qu’il faut pas en fait aborder la question comme ça et je sais que c’est le grand sujet de à quoi on renonce mais si j’essaie d’être cohérent avec ce que

J’ai dit tout à l’heure en fait il y a personne qui a envie de renoncer à quoi que ce soit parce que le mot renoncer en fait il est problématique c’est le mot renoncer qui est problématique donc à quoi on renonce bah qui a envie de renoncer personne mais renoncer à quoi c’est

C’est quand on dit renoncer ça veut rien dire en fait renoncer c’est rien c’est transformer son son élan c’est de se dire moi je renonce pas quand je dis que aujourd’hui j’ai plus envie de me balader autrement qu’en vélo je donc est-ce que j’ai renoncé à la voiture

C’est c’est une drôle manière de dire les choses comme ça est-ce qu’ est-ce que j’ai renoncé à la voiture est-ce qu’on est capable de toujours enfin c’est hyper négatif de de de le dire de cette manière là de dire j’ai renoncé à manger de la viande ah

Bon bah donc donc peut-être que cette question là elle est donc moi je je je pense que la question du vocabulaire s’il y a aussi un endroit sur lequel PE jouer la culture c’est précisément la question du vocabulaire c’est-à-dire aussi essayer à notre endroit de penser cette question du vocabulaire c’est

Aussi ça le vocabulaire c’est quand même euh pour en revenir à la structure du langage c’est quand même par les signifiants que on arrive à faire passer un certain nombre de choses donc moi sur la question du du du du du secteur et ce à quoi on est en plein dans nos

Contradiction c’est-à-dire que quand on est atomisé l’individu compagnie l’individu théâtre produit ce qu’il a fait l’an dernier la fameuse maxi saison ou la tournée impossible mais ce qui était dingue c’est que quand nous on avait au niveau du sindac nos discussions collectives on disait tous

C’est un nonsens il faut pas faire ça il faut produire autrement il faut ralentir et cetera oui et toi qu’est-ce que tu as fait j’en ai fait 140 ah ouais d’accord donc c’est toujours ce truc- donc pourquoi moi je pense que et et et ça me fait la jonction avec le reste

C’est la seule chose à laquelle il faut qu’on travaille aujourd’hui c’est de bâtir les espaces du commun parce que quand on est pris dans nos contradictions individuelles il y a un moment où effectivement c’est le sof qui peu général c’est je vais faire ça pour

Moi tout de suite parce que le le le sujet c’est mes 507h le sujet c’est la survie de la compagnie c’est payer je sais pas quoi c’est satisfaire l’élu qui m’a dit que si mon théâre était vite ça allait pas le faire c’est que si j’ai pas dépensé toutes mes subventions l’an

Prochain j’en aurai 20 % de moins et cetera et cetera donc c’est euh c’est c’est ce système dans lequel on est pris donc la seule manière de réagir je pense c’est la question de à quel endroit on replace le le débat commun et sur la candidature je fais cours sur la

Candidature de Montpellier 2028 il y a un endroit où on a essayé de travailler ça a été de se dire est-ce que le secteur culturel parce que le premier point c’était la question de la coopération on a le maire d’une ville 7 le maire d’une ville Montpellier qui disent en fait il

Faudrait qu’on coopère davantage pourquoi parce qu’on vit sur un bassin culturel on connaissait les bassins d’EMP on connaissait les bassins versants on connaît toutes ces ces catégories en en en géographie qu’est-ce qu’un bassin culturel qu’est-ce qu’un bassin de vie est-ce que quand moi j’habite Montpellier je dis je vais à la

Mer je dis je vais aller dans le le le PCC je sais pas quoi je sais même pas en fait quand je vais à la plage de villeneuvve les maglon je me dis pas j’ai changé de mairie je vais à la plage en vélo donc à un moment donné

Cette question là elle est fondamentale c’est où je vis est-ce que que je fais partie d’un bassin culturel et à ce moment-là est-ce que les difficultés qu’on a finir une ligne de trame à 1 kmè de Palavas enfin vous connaissez tout hein de ce territoire toutes les incohérences bon comment à un moment

Donné comment on arrive à dépasser cette multiplicité d’incohérence dans les politiques publiques en mettant finalement un lien entre nous et nous le choix qu’on a fait ça été de se dire est-ce que la politique publique culturelle peut être cet espace de lion est-ce que en passant par la culture on

Arrive à mettre autour d’une table des acteurs très différents du public des experts des des élus des acteurs économiques et cetera pour leur dire ok on va se donner des objets en commun et avec ces objets-l on va essayer de d’aborder les grands problèmes de ce territoire la montée de l’eau la

Disparition du vivant et cetera et cetera donc moi je pense que c’est à ça que qu’il faut le plus travailler plutôt que dire ah j’ai renoncé à à à mes bouteilles en plastique euh c’est qu’est-ce que tu as fait dans ce domainelà rapidement pour mettre en commun euh moi j’ai une petite hypothèse

Sur renoncer euh non parce que je pensais à la question des publics et par exemple du fait que quand on décide d’accueillir plus longtemps des artistes c’est sûr que quand on fait CIN ou six représentations il y a un risque que la salle ne soit pas à 99 % de remplissage

Or cette question du remplissage par exemple en matière de politique publique elle est très importante c’est comme euh à l’hôpital on est passé à la tarification à l’acte à un moment donné dans les années 2000 2010 et ça a modifié l’ensemble de l’infrastructure de l’hôpital public et nous au théâtre

Publ on est passer dans une logique d’évaluation sur les taux de fréquentation ce qui n’est pas si ancien que ça enfin en tout cas le fait que dans l’évaluation des théâtres publics l’évaluation du taux de fréquentation soit majeure est dominante c’est une transformation que moi je rapprocherai

Même si elle est beaucoup moins grave en terme de soins aux personnes mais quand même de de ce que ça a été le la le passage à la tarification à l’acte à l’hôpital donc ça c’est une chose et moi je crois par exemple quand on décide de

Faire un projet comme le nôtre on prend le risque de ne pas répondre au critères d’évaluation de ne pas répondre positivement au critères d’évaluation qui nous sont imposés par l’organisation institutionnelle et ça je dirais que le terme moi j’ai l’impression que celui qu’on pourrait utiliser plutôt que renoncer parce que

J’ai une un petit problème aussi avec la logique culpabilisatrice permanente à laquelle on est soumis c’est c’est résister moi j’ai l’impression qu’il y a des plans sur lesquels on doit opposer une résistance voilà et et c’est pas pour magnifier le Conseil National de la Résistance même s’il faudrait se

Rappeler d’un certain nombre de ces élémentsl en matière de politique publique mais c’est plutôt pour dire en fait qu’est-ce que je à quoi je décide même quand je suis artiste ou compagnie indépendante ou ce que disait Camille sur la sur la scénographie à quelle tendance politique sociale ou totalement

Subjective je décide de résister pour pour transformer quelque chose et moi j’ai l’impression que je je rapproche ça de renoncer parce que par exemple pour la viande ou quoi que ce soit moi je suis obligé de résister par exemple à manger une entrecôte et et je crois que ça à voir

Avec ça c’est pas tant que j’y renonce c’est que je résiste à ce que le système capitaliste a organisé comme désir à ma place voilà ou à ce que la la la comment dire l’organisation institutionnel produit comme injonction j’essaie à certains moments de me dire si je

Résiste à cette injonction et que je réponds pas bien à la à l’évaluation qui m’est demandé peut-être tant pis peut-être ils vont me virer dans 2 ans c’est pas grave est-ce que c’est négatif alors résister ouis non c’est ultra positif c’est pour ça que je propose de

De de remplacer le mot renoncer par résister à la à manger de la and euh peut-être on a tendance du coup toujours à oublier les gens en ligne Camille tu voulais dire un mot ou quelques mots sur sur ce sujet renoncement qui est un mot qu’on avait posé au début de cette

Rencontre puis on a mis sobriété voilà on aurait pu le garder mais on voit que ça fait discussion c’est intéressant Camille oui oui bah je suis tout à fait d’accord avec ce qui vient d’être dit sur le fait de résister et sur le fait toujours d’essayer en fait et

Toujours cette idée de phare et je voulais partager avec vous si j’ai 3 minutes deux exemples en fait de scénographie qui je trouve est enfin sont intéressantes la première qui est une scénographie en fait qui va selon moi véhiculer un sens écologique parce que il y a justement des matériaux qui

Sont le papier et le bois et donc qui véhicule un imaginaire de nature et alors je sais pas si vous vous pouvez les voir oui c’est bon on les voit ok euh voilà donc ici c’est du bambou et du papier donc ça véhicule un imaginaire de matériaux naturel pauvre tout ça donc

C’était une volonté de cette esthétique là mais pour des raisons de sécurité incendie en fait les matériaux utilisés sont de la résine et de la tu de verre pour le papier et du métal et des tubes PVC pour le bambou donc on n’est pas du tout dans des matériaux écologiques mais

Pourtant par exemple les chutes de du matériau qui nous a permis de faire le papier ont été utilisé pour un autre spectacle et on aura une possibilité de réutiliser donc tout tout le matériaux là papier que vous voyez par exemple dans l’image en bleu pour un autre spectacle en seconde main et

J’avais un autre exemple opposé en fait d’un spectacle qui qui pour le coup ne véhicule pas a priori un imaginaire d’écologie enfin qui qui a rien à voir avec la nature puisque il met plutôt en exerg le travail de l’homme donc c’est roméo Juliette VO je

Sais pas si vous pouvez voir oui oui et et là donc on n’est pas du tout dans un univers de nature et un imaginaire un green imaginaire mais pour le coup tout a été fait que en matériaux récupérés tous les costumes le sol également mais par exemple le sol

Endamier on a dû le coller c’est de la moquette qu’on a récupéré qu’on a découpé et collé et donc malheureusement il y aura pas en fait de de de réemploi possible de cette moquette à à moins qu’elle soit réutilisée tel qu’elle mais le fait qu’on ait utilisé de la colle

Bah du coup on pourra pas réemployé en seconde main ni le lino ni ni la moquette donc voilà c’est c’est un peu pour montrer que bah on agit à chaque fois un endroit et et il y a un autre endroit où on peut pas agir mais que en

Tout cas on agit quoi on essaie d’agir voilà merci beaucoup Camille pour ces jolis mots alors moi je vais en dire quelques-uns ça sera pas une conclusion mais comme on arrive au bout du du temps imparti il y avait quand même une main levée alors je vais la je vais la

Prendre en une réaction très rapide alors oui c’est une politique du coup je suis élu à la métropole sur les questions de prévention et d’économie circulaire donc les déchets et juste c’est du concret on est en train de réfléchir à monter une recyclerie culturelle sur le territoire de Montpelier Méditerranée métropole voilà

Clairement ben sur toutes les questions de scénographie dont parlait Camille mais voilà on y on va y être on va voilà on va juste y être en fait merci céia on on va être dans des redirections philosophiques politiques techniqu on a plein de choses à faire

Bouger donc il y a peut-être un truc où un endroit où il faut qu’on soit ambitieux bah c’est dans notre envie de changement quels que soient les mêmes les les termes qu’on met renoncer résister qu’on soit aussi ambitieux dans le le nombre d’espaces où on continue à

Faire ces à avoir ces échanges là parce que je pense que c’est un peu important qu’on est ces discussions qu’on qu’on voit nos points d’accord et de désaccord bref qu’on a des espaces de débat démocratiques je crois que c’est utile sur ces sujets on incluant peut-être les publics les personnes voilà l’ensemble

De des gens qui font que que nom existe et secteur existe donc bref en résumé il y a un endroit où il faut qu’on soit pas sobre c’est dans le chantier et dans ce chantier là je vais vous souhaiter un bon appétit sachant que ça va être un

Espace de débat et de discussion où on peut continuer il y avait encore une main levée allez allez je la prends une incise une incise on prend je veux pas créer de frustration donc puis on a dit qu’on ralentissait bonjour à tous je suis perine de la costumothèque on a voilà on

Parle de recyclerie de matériaux de spectacle voilà on a ça démarré déjà sur Montpellier euh depuis 8 ans maintenant et ça grossit ça grossit ça grossit et vraiment on est vraiment dans la dynamique de réemploi de matériaux costumes autour des costumes et d’accessoires et on fait aussi de de la

Craison costume à partir de matériaux récupéré en fait on a plein de trucs à partir de voilà après je voulais juste réagir sur l’obsolescence aussi de des c’est que moi j’ai j’aivolu dans le milieu des S de la rue depuis plus de 40 ans et on a un phénomène qui est apparu

Là depuis quelques années notamment depuis le covid c’est l’obsolescence des spectacles et en fait un spectacle qui a plus de 2 ans est un spectacle asbine on entend ça tout le temps tout le temps tout le temps tout le temps et ça devient vraiment un problème d’autant

Plus que pendant le covid tout le monde a hyper créé ce qui fait que tous les gens qui avaient créé pour pour la saison 2020′ n’ont pas pu tourner et quand en 2022 ça a repris puce qu’on a perdu de saisons B 2023 ben en fait il y

Avait déjà des nouveaux produits en fait produit merci on on continue la discussion autour du manger du repas il faut falloir cheminer 5 ou 6 minutes pour aller jusqu’aux ateliers merci à tout le monde pour la qualité de votre attention j’ esppère que c’était intéressant pour

Vous et euh et voilà donc direction les ateliers pour le repas et puis ça reprendra pour les ateliers pour le coup à 14h allez il est 16h pile on a un petit quart d’heure de retard ça va c’est bien euh pour attaquer cette euh cette table ronde sur le sujet qui euh servait

Vraiment de de fil conducteur au au projet euh de la journée et puis euh de ce grand weekend je crois qui était celui euh de la transmission avec une question qui est euh sans doute pas simple euh qui est mais qu’est-ce qu’on peut transmettre quand euh le monde dans

Lequel on est va pas très bien et qu’il faut changer beaucoup de choses euh donc une une vraie grosse question on a eu euh on a eu envie du coup de s’entourer dans G de gens dont le métier la transmission pour pour creuser ce ce ce champ-l c’est vrai que quand on se

Demande quand on on voit que nos modes de fonctionnement actuels euh sont majoritairement insoutenables on se dit ah euh c’est peut-être pas ceux-là qu’il faut transmettre et en même temps on peut pas non plus oublier euh toute l’expertise le savoir les savoir-faair acquis euh bah par ceux qui sont là

Depuis beaucoup plus longtemps que nous nous donc on va faire des allers-retours sur cette question voilà comment du coup les enjeux de la formation dans ce mondelà qui est en mutation et puis qui va continuer à l’être sont totalement bousculés et peut-être changent un peu

Nos manières de faire en tout cas on va voir ça avec avec nos différents intervenants donc ben merci de partager ce temps avec nous et ben pour commencer euh donc cette table ronde en compagnie de Fabrice Gerbert responsable des formations à l’ISTS de Yan Loric directeur pédagogique adjoint de l’ISTS

En charge du CFA des métiers du spectacle à MMS Marseille euh Anne kerzero directrice pédagogique du Master exerce ici CCN de Montpellier depuis 2013 euh et puis depuis 25 ans dans des centres chorégraphiques et dans le champ chorégraphique euh et loï loï Manan directeur de la Féart la formation

Avancée itinérante en art de la rue qui est une formation supérieure d’art un espace public euh depuis de depuis mai 2023 je dis pas de bêtises voilà et condateur du bureau des guides euh ben merci du coup à vous quatre euh d’être d’être avec nous pour ce temps d’échange

On va rentrer tout de suite dans le vif du sujet euh ben en en en posant cette question hein euh qui quand on est euh euh Fabrice je vais commencer du coup euh par Fabrice quand on est en charge de la formation continue des professionnels notamment des directeurs

Techniques euh ben comment on se pose aujourd’hui la question de la transmission qu’est-ce qui vient euh bouger euh est-ce qu’il y a pas du coup des nouvelles compétences euh des nouvelles matières en fait en clair est-ce que ça vient pas le bazar dans vos programmes pédagogiques ces histoires de transition

Là jamais la vie donc effectivement on est dans un monde en en mutation comme vous dit donc il y a plusieurs aspects donc ça effectivement ça fait partie de nos travail à l’ISTS CFA d’identifier les les besoins actuels et plus difficiles les besoins futurs du secteur

Du spectacle vivant et quand on parle de monde en mutation on parle évidemment de l’écologie mais on parle aussi du toutes les évolutions sociétales donc tout ce qui est la démarche RSE Yan parlera de tout ce qui est du du du genre qui pose des des questions voilà très

Intéressantes mais qui nous impactent bien évidemment les vhss les violences arement sexuel sexiste les risques psychosociaux toutes ces chosesl effectivement impactent nos contenus de formation donc déjà dans un premier temps nous sommes nous prenons du temps pour nous interroger et interroger le secteur culturel pour comprendre les

Besoins actuel et futur et après on essaie de faire rentrer ça euh si on prend l’exemple des directeurs techniques on va prendre l’ exemple tout simple he on prend un directeur technique ben directeur technique il est responsable hygiène et sécurité il est responsable surreté il est épidémiologiste aussi à temps

Partiel on va dire pendant 2 ans il est épidémiologiste et maintenant il s’occupe aussi de tout ce qui est inclusitivité de tout ce qui est la démarché RS l’entreprise donc on voit très bien que le directeur technique a une char charge de travail pardon de temps en temps il fait du spectacle

Vivant aussi excusez-moi j’ai oublié donc ce directeur technique est de plus en plus chargé évidemment le parallèle qu’on peut faire c’est que nous en formation de direction technique mais on doit essayer de transmettre toutes les compétences que devrait avoir un directeur technique sur tous ces sujets là sauf qu’évidemment se pose le

Problème aussi de comment on le fait parce qu’on ne peut pas comment tu as dit ce matin tu as dit perdre non renoncer on peut pas renoncer sur effectivement en terme de sujet de la sûreté par exemple depuis le batac clan on peut pas dire ben tiens le sujet de

La sûreté qu’on a fait rentrer dans les formations il y a 15 ans en arrière c’était pas vraent un sujet maintenant c’est un vrai sujet mais est-ce qu’on peut renoncer à ce sujet bah non on peut pas renoncer donc ben on est obligé de le traiter aussi mais on va rajouter

Effectivement bah l’écoconception des décors l’écogestion des bâtiments les cogestions des événements toutes ces choseslà plus bah les vhss les RSE les risques psychosociaux donc tout ça ça rajoute des couches sur un temps qui est toujours très contraint parce que les gens qui viennent en formation n’ont pas

Un temps infini pose aussi le problème des questions des financements des formations qui sont financé à des hauteurs qui sont en réalité assez faible donc voilà tous ces contraintes font qu’effectivement on essaie de mettre des carrés dans des ronds on se bat mais c’est vrai qu’on se pose de

Plus plus en plus la question sur comment arriver à transformer comment arriver à faire en sorte d’arriver à accompagner les publics qui ont besoin de ces compétences là nouvelles est-ce que du coup ça vous a amené à finalement insérer de plus en plus de de modules de

Propositions de modules dans un temps de formation qui j’imagine reste à peu près constant parce que au final les directeurs techniques ils sont pas non plus euh des mois et des mois pour se former se reformer se transformer donc comment vous arbitrez là cette cette reconstruction des des programmes avec

Tous ces nouveaux sujet et puis est-ce que ça finit par faire système c’est-à-dire qu’est-ce que au final dans l’approche pédagogique en formation continue ça commence à raconter un autre réit ça commence à raconter une posture professionnelle où est-ce qu’on est dans une logique un peu de brique et on on on

Met une petite brique écologie puis une petite brique genre et puis une petite brique sécurité c’est effectivent tout le problème du d’arriver à construire un prog pédagogique cohérent avec des sujets cohérents en ayant un temps donné parce qu’ effectivement les formations bah si on prend la formation du CAD

Direction technique de l’ISTS c’est une formation qui est inscrite au registre de certification nationale professionnelle donc il a un temps qui est donné nationalement et si on veut changer ce temps-l ben on est obligé de bah de redéposer un dossier qui est très compliqué pourê de France compétenence

Donc ça c’est un aspect on va dire purement interne mais après se pose vraiment la question des directeurs techniques est-ce qu’ils ont du temps pour se former est-ce qu’on fait des formations en un mois ou est-ce qu’on fait des formations en un mois et demi est-ce que les publics vont venir donc

Je pose cette vraie vraie question là donc nous est là on est à la limite pour moi on a atteint la limite de la formation à l’heure actuelle en tout cas on pense que pendant les tris qu prochaines années on arrivera à peu près à tenir le rythme mais on est en train

Déjà de réfléchir en disant dans 5 ans comment on pourra faire pour pour former les directeurs technique avec tous les nouveaux enjeux qui dépendent de leur responsabilité d’un certaine manière mais se pose la même question pour les directeurs technique à l’heure actuelle comment ils font eux pour faire leur

Muitié on est juste un parallèle on va dire on est juste oui on colle au sujet ENF compte et et du coup dans dans un programme avec un temps donné limité il y a eu des choix à faire euh comment qu’est-ce qu’on arrête de faire à quoi on a arrêté de former les

Directeurs techniques pour les former sur ces nouveaux enjeux alors en fin de compte on essaie de coller au plus près des des publics c’està dire déjà on a la chance chance c’est une volonté de faire des formations avec très peu de personnes donc on maximum on a 12 par

Exemple si on prend la formation technique on a 12 personnes au maximum 12 stagiaires donc qui permet d’avoir de bien connaître nos publics et d’être au plus proche de leurs besoins donc sur certaines parties on sait qu’on va pouvoir accélérer et sur d’autres parties on sait qu’on va pouvoir gagner

On va pouir gagner du temps sur cette accélération pour justement mettre des temps siensibilisation sur d’autres sujets mais ça demande un gros travail pédagogique permanent de reconstruire la formation tout en restant dans un moule dans un cas dans une thématique dans un processus pédagogique donc effectivement

On on transpire un peu et il y a certains sujets où effectivement ce n’est que de la sensibilisation on est bien d’accord et les stagiaires nous disent oui mais par exemple on prend les vhss les violencesellement sexuel et sexistes on fait une demi-journée d’intervention avec le programme familial de le planning familial pardon

Du 84 qui font le festival de l’Avignon qui ont fait chaos je crois qu’il y AVB dans la salle qui ont fait villeenuve en scène qui ont fait plusieurs interventions dans des milieux culturels donc il connaissent très bien le sujet et ils viennent sur une demi-journée pour faire une

Sensibilisation au cadre technique sur ces sujetsl effectivement les cadres techniques les stagiaires nous disent mais nous on voudrait plus oui mais qu’est-ce qu’on enlève donc il y a des fois on fait que de la sensibilisation voilà ce qui pose des problèmes là on a inclus une journée entière sur

L’écoconception une journée entière sur l’écogestion d’un bâtiment chose qui était pas sur le programme d’avant donc on doit essayer de gagner on a des marges de manœuvre qui sont de plus en plus serrées et là pour l’instant on arrive encore à passer mais avec beaucoup de sueur soyeons honnêt et

Effectivement dans 4 ans 5 ans est-ce qu’on pourra encore le faire je suis pas convaincu donc on est en train de réfléchir sur comment on peut faire mais le temps de formation en France généralement c’est vraiment réduit les gens ont de moins en moins de temps pour

Se former alors on sait du coup euh avec le le calendrier des crises environnementales à gérer qu’on qu’on a un enjeu sur la formation initiale et on eneviendra on y reviendra avec Yan euh mais qu’en même temps il faut qu’on transforme les gens qui sont actuellement en poste si on veut pouvoir

Arriver à tenir nos objectifs du coup qui vient se former sur ces nouveaux enjeux que ce soit d’ailleurs les vhss ou les enjeux de transition écologique ou de nouvelles manières de faire en écoconception est-ce qu’on a juste quelques happy few qui viennent parce qu’on leur fait des propositions oou

Est-ce qu’on arrive finalement à transformer un secteur à transformer un un écosystème système pour utiliser les grands mots ou c’est juste une partie des DT qui se forment sont motivés al honnêtement à l’heure actuelle les stagiares qu’on a en formation ils sont tous demandeurs voilà soyons clair ceux

Qui viennent on n pas les vhss on l’ inclu il y a pas si longtemps que ça je reconnais qu’on a mis du temps l’ inclure on l’ inclu il y a pas si longtemps que ça on a eu 100 % de retour des gens disons c’est super faut qu’on

Fasse plus de temps oui ce momentl faites la formation de 2 jours en dehors de l’ISTS ou avec l’ISTS peu importe mais formez-vous vraiment sur ce sujetl mais pour on a aucun je pense que le secteur a bien saisi et çaen par vraiment des enjeux après est-ce qu’ils

Ont les moyens c’est un autre sujet et j’imagine qu’il y a quand même aussi des gens qui sont réticents à ces formations qui sont en résistance ou qui se forment pas ou finalement c’est une idée reçue de ma part c’est une idée reçue de ta part c’est pas une question bête mais c’est

Une idée non pour vous donner un ord d’idée à peu près les les directeurs techniques les stagiaires en direction technique sont juste en tout tout de la quarantaine et clairement ces publics là je dire que soit l’écoconception là dans le module qu’il viennent de faire là on

A fait un module il c’est fini ben il se fini aujourd’hui ils ont fini le jury ce matin à midi sur justement l’aménagement de l’espace publ de représentation ce genre de choses on a une journée de cours sur l’écoconception bah de décor donc ça ils sont extrêmement preneurs et

Descogestion d’un bâtiment et d’un événement justement pour avoir du du reporting par rapport à du d’un événement bah combien ça coûtait en en coup carbone en eau ce genre de choses et clairement ils nous disent nous on veut on voudrait plus voilà donc on n

Pas de les gens qui ont moins 40 ans on va dire en tout cas les sagersr on a cette chance-là qui sont vraiment euh très preneurs de ce genre de de contenu de formation merci Fabrice je vais faire un peu tourner la parole et puis de toute

Façon voilà tu es tu es avec nous on pourra on pourra revenir sur ces sujets-là avec toi euh mais je voulais euh je voulais passer le le micro à à ton collègue Yan euh puisque vous complétez tout étant sur la formation continue donc les enjeux plutôt de G en

Poste et en même temps il y a le sujet de tout ce qui est formation initiale euh bah ce qu’il a un endroit un petit peu différent alors peut-être plus simple ou plus compliqué par rapport à ces sujets comment tu le vois toi à ton endroit euh euh d’avoir un public jeune

Et motivé ça te facilite le travail sur ces enjeux de transition ou au contraire ça hausse la barre du challenge j’ai l’impression que ça facilite moi j’ai des publics qui on entre 18 et 30 ans donc c’est une formation initiale qui se fait par en pratissage en alternance donc ils sont

18 semaines par an au CFA et le reste en entreprise j’ai des profils de jeunes gens qui sont très conscients de l’urgence climatique et qui sont en demande de d’intégrer cette cette conscience là dans l’ensemble du cycle de formation et si je si je ne l’avais pas pris en compte

Euh depuis depuis depuis que je suis arrivé il leur le le regard qu’il qu’ils auraient porté sur la formation serait serait moins qualitatif donc on a commencé petitement j’ai j’ai ça fait 3 ans que je suis là donc j’ai commencé d’abord par intégrer un module RSE euh à

La fin du cycle de formation et puis je me suis rendu compte que c’était pas que c’était pas suffisant et que toutes ces questions là en fait devaient colorer l’ensemble du du du cycle de formation qui dure 2 ans donc j’ai intégré petit à petit on a de la chance d’être dans un

Bâtiment assez moderne avec des euh des compteurs électriques séparés donc je peux mesurer la consommation électrique sur les séquences pédagogique de pratique métier donc j’ai commencé à intégrer ça dans les dans les séquences pédagogiques quand ils sont en atelier de construction on le à la sortie de de

De la séquence on leur donne équivalent carbone de la consommation en bois en métal que que l’on a pu faire pendant l’atelier donc toutes ces toutes ces donnéesl imprègnent euh imprenne la formation et ces jeunes gens quand ils retournent en entreprise ils parlent de tout ça et ils sont des fois dans des

Entreprises qui sont très vertueuses qui sont très concernés par ces sujetslà et puis d’autres fois ils arrivent dans des entreprises où ces sujets sont un peu moins sont un peu moins prignants mais du coup ça ça contamine et par capillarité petit à petit ces sujetsl j’ai l’impression qu’il qu’ils

Imprègnent un petit peu tout le secteur qui selon moi moi je viens de ce secteur avant de de de travaer en formation j’aiétais pendant 15 ans éclairagiste je trouve qu’on a on avait quand même beaucoup de retard par rapport à d’autres secteurs d’activité on avait même nous dans le milieu de la culture

Subventionné du retard par rapport aux musiques actuelles qui se sont saisis de ces sujets il y a un petit moment déjà aussi parce qu’ils avaient certainement un peu plusimpact que nous euh enfin voilà donc non c’est c’est relativement simple mais il y a beaucoup d’attentes et puis après la difficulté c’est aussi

De pas aller trop loin pour qu’il ait une diss pour ne pas créer des des frustrations quand il retourne en entreprise parce qu’il s’agit évidemment pas de dire aux entreprises qu’on fait mieux et qu’on sait mieux au contraire nous on est juste des partenaires des entreprises il faut qu’on qu’on aille

Ensemble donc c’est aussi pour ça qu’on organise régulièrement des rencontres avec Fabrice avec d’autres d’autres organismes de formation des rencontres avec les directeurs et directrices techniques du du de la région pour ensemble penser les évolutions et être à l’écoute des transformations et des besoins notamment en formation c’est

C’est une remarque intéressante que tu nous fais c’est à quel point du coup le modèle d’organisation actuelle c’estàdire les attendre des entreprises finalement puisque vous formez des apprentis donc il doivent répondre à l’exercice d’un métier euh comment ça se joue est-ce que finalement l’arrivée de ces jeunes là est suffisamment puissante pour

Transformer les systèmes de valeur et venir faire bouger un peu y compris les modèles de production et donc ça se rejoint sur les modèles pédagogiques ou est-ce que au final vous êtes contraint de rester sur des modèles pédagogiques un peu standard pour que ces gens accèdent à l’emploi pour que ces jeunes

Accèdent à l’emploi c’est c’est c’est c’est ce que tu c’est ce qu’il y avait un peu en filigran là dans ce que tu disais question difficile pardon il est bon on ferme on ferme des techniciens et des techniciennes donc il y a un savoir-faire technique qu’on le continue de leur transmettre qui évolue

En fonction des évolutions technologiques mais qui reste quand même un socle commun est- ce qui a pu exister après leur expliquer bon c’est un peu ma marotte parce que je je suis éc rgist de formation mais il y a beaucoup de gens beaucoup de théâtres qui ont reçu des

Subventions pour renouveler leur parc lumière basculer vers la LED on pense tous que c’est vertueux mais c’est quand on réfléchit un petit peu à ce à ce mouvement on se rend compte que un projecteur LED il consomme 10 fois moins à peu près qu’un projecteur traditionnel

Mais si on ne le garde que 3 4 5 ans l’impact environnemental il est très largement négatif parce que ces projecteurs sont bouré d’électronique donc vous voà je vais pas vous faire vous expliquer comment ça fonctionne il y a que quatre producteurs de l’IDE au

Monde et ils sont tous en Chine euh donc euh moi je leur parle de tous ces sujets je leur fais et donc quand ils reviennent dans leur théâtre ils disent ah oui mais on a acheté des des projecteurs LED mais en fait si on les

Garde pas 15 ans ben en fait ce sera le bilan sera négatif donc oui c’est un va viien effectivement mais c’est mais même eux ils sont d’une génération quand même qui qui qui est vraiment très différente enfin qui voilà qui a un rapport

Différent à à à à la nôtre et il se il se sans s s ils ont pas besoin de moi pour se poser toutes ces questions et pour de toute façon être frontaux vis-à-vis de de de entreprises ou du CFA d’ailleurs en disant non en fait la

Dissonance elle peut ça peut plus durer il faut là faut faut avancer et voilà toujours cette exemple des des gourdes mais voilà les gourdes c’est pas suffisant alors on on amène souvent cette idée là qui est très présente dans nos sociétés d’un choc de génération avec les jeunes en général qui seraient

Sensibles au nouveau sujets genre transition écologique euh je voulais quand même creuser cette question là avec vous à quel point c’est vrai euh est-ce que c’est pas des jeunes qui seraient sensibl à sujet est-ce que vous avez pas aussi des jeunes en résistance ou est-ce que finalement t les jeunes

Qui viennent intégrer le secteur culturel ben sont déjà sensibilisés à ces sujets je voudrais creuser un tout petit peu cette question du générationnel quoi alors on s’est posé cette question notamment sur le enfin les les jeunes qu’on reçoit au CFA même si c’est une formation technique par apprentissage quand même viennent

Beaucoup de de CSP+ donc de toute façon on a une photographie très partielle de cette jeunesse là elle est euh oui les leurs parents sont profs ou intermittents et ils sont à 90 155 % ils sont blancs donc oui c’est une photographie partielle en plus moi je suis dans le 3è arrondissement de

Marseille à la Friche bellomet qui est un quartier quand même très très pauvre avec une très grande mixité et j’ai j’ai regarder un petit peu les dossiers de tous les apprentis qui sont passés par le CFA avant même que j’y arrive et aucun aucun jeune n’a grandi dans le 3è

Arrondissement de tous les apprentis que nous avons pu recevoir en depuis 2015 donc ça fait à peu près 1005 50 apprentis donc ça nous questionne donc ceci étant dit cette photographie partielle me donne à voir quand même des jeunes gens qui sont évidemment différents dans leurs individualités qui ont pas tous la même

Conscience de l’urgence climatique mais qui quand même sont conscients d’un système un peu à bout de souffle sans forcément devenir des matérialistesin ils ont conscience qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas ils ont il y a aussi quelque chose un peu d’une forme de nilisme de se dire

Toute façon tout est foutu euh donc c’est c’est un peu dissonnant c’est qu’il disent oui il faut faut faut faut pas prendre l’avion il faut manger moins de viande et en même temps quand d’un coup ils ont ils ont besoin d’acheter quelque chose il faut que ce soit que ce

Ce besoin soit souvi immédiatement donc ils appellent les les les les je sais plus comment ça s’appelle là c’est scooter violet qui qui qui livre non pas uber qui livre des des n’importe quoi qui qui vient des supermarchés ENF je sais plus comment ça ouais enfin vous

Voyez ce que bon bref c’est pardon j’ai pas le nom exact vous avez l’idée donc oui il y a un peu cette dissonance mais mais c’est comme sur les question de la question de gender j’ai été confronté à ça moi depuis des années comme j’ j’aime bien la langue ça ça m’amusait

D’utiliser le point médian et puis je me suis retrouvé avec des jeunes gens qui avaient des problèmes de dyslexie qui me disait que moins de H points médian sur sur sur sur 20 lignes ben ça rendait le le texte pour eux totalement inaccessible donc j’ai arrêté donc je prends des circonvolutions langagièr pas

Possible de dire les les les les les les les régisseurs et les régisseuses donc ça alourdit énormément le la discussion donc on trouve des solution donc moi j’ai la solution que je leurais proposé c’est la solution de l’accord de proximité ou du ou de la majorité donc comme en machinerie c’est une majorité

De filles je vais dire les machinistes constructrices et quand c’est en son je vais dire les régisseurs son bon c’est c’est des solutions mais en tout cas euh on est on ne peut pas ne pas prendre position par rapport à ces sujets là avec ces C génération avec cette

Génération là parce que sinon il nous le renvoie immédiatement mais ça pose d’autres questions on arrive des fois avec des jeunes gens qui n’avaient aucune conscience de ces questions là qui venaient de milieu peut-être un peu plus populaire ou ou avec un bagage culturel différent et qui se sont sentis

À un moment donné exclus parce que il n’avait pas cette conscience là donc là aussi cette que voilà cette question très forte sociétale qui à un moment donné vient se confronter à une une forme de question sociale donc on doit gérer aussi ça que personne ne soit

Exclu en tout cas ils ont grande confciance c’est c’est ça c’est la censure ça t’apprendra à pas utiliser le point médian euh euh on va on va continuer du coup merci Yan euh avec Anne euh Anne 40 euh où euh benah voilà peut-être peut-être tu peux nous nous aider à

Resituer euh bah ton endroit de travail euh et et du coup bah comment vous à votre endroit vous avez travaillé pour essayer d’intégrer tous ces enjeux ou à la fois intuitivement je me dis que dans la danse justement les les questions d’enjeux genre sont peut-être déjà totalement incorporé dans dans

L’esthétique et puis ces nouveaux enjeux de transition écologique voilà qu’est-ce que tu peux nous nous raconter à ce sujet Anne alors juste peut-être d’abord resituer effectivement ce qui exerce donc c’est un master qui a été créé en 2011 euh par le Centre Chorégraphique National de Montpellier en partenariat

Avec l’Université Paul Valée et c’est un c’est une formation de 2 ans en présentiel et qui s’adresse à des artistes chorégraphes ou performeers donc qui viennent pendant et qui ont la la grande particularité c’est que c’est pas une continuité d’étude cette formation de chorégraphe ou de performers ce sont des personnes qui ont

Déjà engagé un travail de création au préalable donc avec des réalités professionnelle extrêmement diverse parce que l’autre caractéristique la seconde c’est qu’ils viennent de contexte géographique extrêmement diverse donc là sur donc c’est des aussi des tout petits groupes parce qu’il s’agit d’accompagner ce qu’on appelle

Sur le papier on le dit pas au quotidien parce que c’est un peu long mais c’est des étudiants étudiantes artistes chercheureus donc ça bien plus compliqué aussi voilà donc ils sont 6 à 7 par groupe et il y a deux groupes l’un en première année et l’autre en 2è année

Donc c’est effectivement des tout petits effectifs mais parce qu’on est vraiment là dans un accompagnement pendant un accompagnement pardon pendant 2 ans de leurs recherches ils viennent vraiment là pour euh ouvrir et explorer voilà la façon dont il travaillent ce sur quoi il travaill mais aussi beaucoup comment il

Travaillent c’est quand même voilà et il y a évidemment toute une pédagogie donc ce sont des des personnes qui ont autour de 30 ans entre 30 ans et 35 ans donc c’est voilà pour situer aussi un peu à l’endroit du parcours d’artiste euh voilà d’exerce je pense que c’est ça

Que je pouvais dire sur euh très rapidement et ce qu’on donc il y a il y a une espèce aussi d’articulation et je j’en parle dès le départ parce que pour moi c’est très relié à cette question de transition écologique c’est cette articulation entre l’accompagnement de la singularité d’une recherche chorégraphique pour

Chacun chacune mais qui est mené vraiment aussi dans une par une pédagogie très collaborative coopérative bon ça c’est pas nouveau il y a beaucoup d’endroits pédagogiques qui défendent ça mais on défend vraiment euh is l’idée d’une mennée solidaire aussi dans un travail artistique euh et que cette mennée solidaire elle est nécessaire

Aussi pour pouvoir faire apparaître la singularité d’un travail donc c’est pas de donc on est toujours en train de tisser ce qui est de l’ordre d’une recherche personnelle d’un d’un travail de création et en même temps de toujours rappeler l’interdépendance que chacun chacune a avec un contexte qui est donc

Le contexte artistique mais aussi bien plus large et qui va évidemment juste jusqu’à au contexte environnemental et hier j’ai vu cette magnifique pièce que je vous recommande d’aller voir si vous pouvez ce soir la trilogie terrestre et la première conférence portait justement sur cette distinction qui s’appelait elle s’appelle inside et c’est cette

Idée que on est dedans on n’est pas à l’extérieur on n’est pas en train de regarder la nature comme un décor bon c’est des choses qu’on a qu’on a voilà c’est son c’est une notion et une approche de l’environnement je pense qu’il commence quand même maintenant à

Être bien bien intégré mais c’est très important pour euh en tout cas pour nous c’est depuis cet endroit qu’on a travaillé sur la transition écologique dans le programme en terme de contenu mais aussi pour aussi interroger les modalités de travail euh parce que pour moi c’est pas dissociable on peut pas

Euh inviter donc il y a un peu trois modalités dont je vais parler rapidement euh qui relèvent de comment on travaille cette question au sein du programme la première modalité la plus évidente c’est évidemment qui on invite parce qu’on invite entre euh 35 personnes artistes chercheurs heureuse par an vous voyez la

La question genrée elle ne peut pas être évitée dans dans le contexte d’exerce euh et donc qui on invite et on invite effectivement un certain nombre de personnes depuis 2016 par exemple on collabore très régulièrement avec une écologue Joann Clavel qui est chercheuse au CNRS à Paris mais qui vit à

Montpellier et qui est quelqu’un qui a fait du champ chorégraphique un de ses terrains de travail et peut-être je plus j’avais juste noté l’intitulé d’un de de de ce qu’elle donne comme session euh faut juste que je le retrouve euh pardon je vais enlever mes lunettes bon en tout cas elle parle de

Habiter son corps pour habiter la terre et elle fait un parallèle entre les savoirs gestuels et les enjeux écologiques donc on a on a beaucoup travaillé aussi sur comment on peut intégrer au sein de la formation des connaissances très précises de quoi on parle quand on parle de changement

Climatique de quoi on parle quand on parle d’effondrement de la biodiversité donc d’avoir très basiquement ces informations mais aussi de comprendre comment des savoirs forgés par la pratique chorégraphique et notamment tout le travail perceptif sensible qu’il contient amène aussi à d’autres formes d’interaction avec l’environnement donc

Ça c’est des c’est le travail avec Joan est vraiment à cette articulation là comment aussi dans sa dans les démarches dans les démarches de certains chorégraphes on on peut avoir accès effectivement à à une reltion à l’environnement qui vient aussi on parlait de renouvellement de forme moi

Je pense que c’est ça amène voilà d’autres types de pratiques aussi et de de partage public aussi de par le champ enfin par la danse d’une certaine forme de relation et d’être voilà d’être au monde ou d’être en relation avec un un milieu et peut-être pour rendre les choses plus concrètes par exemple

L’année dernière on a invité une artiste qui vit en Belgique Sarah manente qui va qui prend un peu des références issues de du du du champ écologique large par exemple la fermentation ou ce qu’elle appelle le mushrooming donc le champignonnas comme métaphore pour penser la façon dont elle travaille donc comment penser un

Processus de création qui serait un processus de fermentation donc c’est c’est un imaginaire mais cet imaginaire il se traduit très concrètement par des pratiques c’est-à-dire que c’est un temps pris c’est cette question de la temporalité c’est un temps pris pour pouvoir comprendre quand on commence quand elle commence un projet bah

Comment le projet il va il va l’instruire c’est pas simplement la projection en disant voilà je pensé à un projet et puis j’ai plus qu’à l’appliquer mais comment est-ce qu’elle va commencer à à à créer comme matériaux chorégraphique va venir amener d’autres formes de possibles donc c’est aussi une

Autre forme d’attention qui réclame des conditions particulières on peut pas faire ce type de travail autour de la fermentation en 3 semaines donc ça ça demande aussi d’autres conditions d’accueil donc c’est toujours de réfléchir aussi à comment des démarches artistes chorégraphiques euh s’emparent de ces questions modifie profondément la

Façon dont il travaille et dont il collabore aussi avec les autres donc voilà ça c’est un peu le ça c’est la première modalité la seconde modalité et ben c’est les c’est les exers c’est les artistes étudiants qui sont au Master parce qu’évidemment certains et certaines d’entre eux arrivent avec des

Démarches qui sont très très ancrées dans ces questions écologiques et ça par voilà et donc ça c’est aussi et puis comme ils viennent aussi de contexte géographique très différents c’est vrai que moi j’apprends tout le temps euh bah voilà d’artistes qui viennent soit du de

Des États-Unis ou du Brésil il y a aussi d’autres référentiels on parlait de ça tout à l’heure dans l’atelier précédent d’autres d’autres lectures des savoirs aussi théoriques qui sont forgés dans d’autres contextes et effectivement on peut pas poser la question de la mobilité euh enfin ça ça nous oblige évidemment à se

Décentrer à sortir de notre occidentalocentrisme euh voilà donc c’est c’est et on fait aussi beaucoup avec ces c’est les savoirs qu’ils amènent ça c’est vraiment je sais pas je peux améonot qui est qui est ici dans la salle qui vient du Brésil travaille beaucoup aussi en relation à

L’environnement et voilà il amène la façon dont il utilise par exemple le terme et comment il le pratique le terme de paysage on est très très loin d’une de de la façon enfin de la représentation dont on a hérité nous ici en Europe de la peinture enfin voilà

C’est c’est une c’est une une comment dire une pratique très immersive et qui est très lié à son contexte d’origine donc ça c’est la deuxième modalité de oui de travail et puis la troisième c’est les expériences de terrain ça c’est très important je pense peut-être louï je sais que c’est une chose aussi

Que vous faites beaucoup à la FAR mais c’est aussi comment chaque année on on part une semaine soit voilà sur un terrain soit dans les Sévines soit en looser et puis on est pendant une semaine immergé voilà dans et on fait des pratiques dans des espaces de nature

Et ça c’est très enfin c’est très important ces expériences parce que bon elle permettent de déployer voilà tout un ensemble aussi de de de pratique et de et et d’immersion mais elles sont aussi elles proposent aussi pour moi d’autres formes une forme d’écologie une autre forme d’écologie de l’apprentissage parce qu’on passe une

Semaine ensemble on prépare les repas enfin voilà il y a tout un tout un un ensemble aussi de de temps passés où cette séparation entre vie et travail et est pas organisé de la même manière et ça c’est très important de traverser ces temps-là dans un temps pédagogique voilà donc ces expériences

De terrain sont sont oui sont très sont c’est une modalité aussi très très pr enfin très régulière et et puis on rencontre aussi d’autres personnes parce qu’on on a beaucoup travaillé avec un artiste Laurent Pichot qui est vraiment quelqu’un qui travaille sur l’Intitut et qui bon il fait pas

Simplement des choses en dehors des théâtres mais la façon dont il fait ses son travail en dehors des théâtres l’a amené aussi à à à être en relation très différent très différemment par exemple il il travaille plus ou ou à un moment donné il a travaillé avec d’autres interlocuteurs interlocutrice il

Travaillait avec le maire de la petite commune voilà là où il faisait son projet autour des monuments aux morts il travaillait avec un office de tourisme enfin ça amène aussi une relation avec un en dehors du champ artistique qui fait que la voilà que il y a comment

Dire la place et la la place le rôle social de l’artiste devient aussi est devenue par exemple pour pour Laurent Pichot une question très fondamentale à son travail euh voilà et puis peut-être sur les questions de génération parce que oui c’est sûr il y a des façons de

Formuler ces questions et de de détermination à formuler ces questions qui sont portées par des par des génération plus jeune mais par exemple là dans 2 semaines on va accueillir une une chorégraphe états-unienne Jennifer Monson qui a qui a plus de 60 ans parce que il y a aussi une très longue

Histoire dans le champ chorégraphique des pratiques et des expérimentations très libre en relation à l’environnement et au milieu dont on peut encore aujourd’hui s’inspirer voilà donc il y a aussi des voilà des gens qui sont porteurs d’expérience assez radical à cet endroit-là et qui sont qui sont

Plus très jeunes euh pardon je je vais te poser une question qui déplace peut-être le le sujet un peu mais en même temps ça fait aussi le lien avec les discussions qu’on avait ce matin est-ce que tu as l’impression que c’est jeunes plutôt de moins de 30 ans du coup

Qui se forment un peu différemment avec une vision du monde un peu différente ils arrivent à trouver leur place ensuite dans un parcours professionnel bah face au modes de production et diffusion actuel qu’on a et qu’on doit se coltiner quoi en résumé bah c’est oui c’est c’est la question parce que pour

Moi une formation elle est l’endroit où on interroge les modèles si’il un bien si’ un bien un endroit où on peut le faire c’est dans ce temps-là donc il faut vraiment s’en saisir donc l’idée c’est pas de préparer des artistes qui vont pouvoir répondre aux attendus mais

Qui et s’ils décident d’être dans le mode dominant c’est-à-dire pour dire les choses rapidement produire diffuser et que c’est leur choix fondamental parce que ça correspond à leurs besoins il y a aucun problème pour moi mais c’est pas de le de le reproduire sans le réfléchir

Et surtout sans en débattre et puis sans ouvrir d’autres d’autres alternatives donc c’est c’est ce que je peux dire de ça c’est que on essaie de travailler à à d’accompagner ce qui peut parfois être un peu un choc quand on sort de deux années d’exerce voilà où il y a quand

Même et puis de se confronter voilà à au champ professionnel même si pendant les de années la plupart d’entre eux continuent à faire des projets pour des raisons financières pour ne pas quitter non plus leur contexte et maintenir des liens donc c’est pas c’est pas clos mais quand même

C’est un endroit très très accompagné on va dire donc on a mis en place un un dispositif de de résidence un dispositif d’insertion professionnelle on est Essie ENF en tout cas il me semble que c’est un peu un endroit où on essaie d’infiltrer aussi et donc on parle pas

De production c’est des résidence de recherche ou de travail enfin on essaie de aussi changer notre vocabulaire on essaie de trouver des alliés des lieux alliés pas un lieu de de qui va faire de la coproduction enfin comment on peut aussi renouveler un peu nos mots non pas

Que je sois contre la production et la diffusion je pense que c’est une des modalités ce qui me pose problème c’est que elle est encore aujourd’hui vie la la la modalité largement dominante alors que je je je pense que le modèle de la permaculture devrait bien nous instruire

Enfin voilà nous inspirer et que la diversité des gestes parce que je pense qu’un travail artistique il contient toujours une diversité de gestes et et dans la danse ça peut être une pièce pour un théâtre ça peut être un film ça peut être un écrit et ça et ça propose

Aussi autant de façons de rentrer en relation avec avec des habitants avec des publics et pour moi c’est ça qui est intéressant c’est comment on encourage à ce que chacun trouve justement euh oui c’est c’est la diversité de de de ces de ses gestes et de des objets qu’il va

Qu’il va créer euh et parce que ça ça va proposer aussi d’autres formes d’économie il me semble possible mais c’est vrai il n’en reste pas moins que quand même voilà on se donc c’est toujours une tension je pense que Nathalie en parlait très bien aussi ce

Ce ce matin euh ce que je peux observer et qui qui reste modeste mais modeste mais que je trouve encourageant c’est que là depuis ça fait 10 ans que je travaille à exerce et ces dernières années ces trois dernières années il y a deux collectifs qui se sont créés à la

Sortie d’exerce donc ce sont des des artistes qui ont qui ont partagé ce temps de 2 ans ensemble et qui ont décidé de créer une association pas chacun pour son projet donc sortir aussi de cette logique de compétition de voilà mais comment trouver encore une fois cette mennée solidaire comment

S’accompagner et donc c’est c’est des associations qui à la fois fois soutiennent le travail de chacun chacune mais aussi propose un endroit commun pour continuer à travailler ensemble et ça il y a plein de voilà donc ça je trouve que c’est plutôt et c’est des c’est des la Cohu c’est C cinq artistes

Labelle c’est quatre artistes donc c’est des petits groupes quand même c’est pas juste de personnes qui décident voilà donc pour moi ça c’est un peu des signes en tout cas de penser une autre forme de coopération ben du coup ça va être une question que je vais ouvrir à tout le

Monde mais j’ai quand même une dernière question à te poser en avant la question ouverte à tout le monde comme ça vous avez le temps d’y d’y penser c’est comment on forme à la coopération comment on apprend aux gens à sortir de la compétition et à coopérer est-ce que

Est-ce que est-ce qu’il y a des formations pour ça et ça m’intéresse et la question Anne que je voulais creuser c’était l’éléphant dans la pièce quand on parle de danse contemporaine on est sur un réseau qui de fait aussi par des effets de contrainte économiques il est très internationalisé dans sa diffusion dans

Sa production aussi avec des équipes qui sont souvent euh avec des danseurs de plein de capital européennne euh comment euh les élèves d’exerce avec lesquels tu enfin que tu rencontres appréhend cette question justement d’être une esthétique à la base mondialisée je vais prononcer le mot euh avec tous les avantages que

Ça a moi j’ai souvent en tête cette magnifique photo du Richan ballet theator le 23 février 2022 donc ù ils se prennent en photo je sais pas si vous avez vu passer ça avec des danseurs russes ukrainien Bélarus voilà c’est le lendemain du début de la guerre en

Ukraine euh mais voilà comment du coup à cet endroit-là d’une filière ou d’une esthétique aussi mondialisée cette question desmobilité à l’internationale dans notre contexte elle elle est travaillée elle est pensée ou elle inquiète je sais pas B c’est c’est vrai que c’est une une tension pour pour un certain nombre de

Jeunes artistes parce que effectivement ils sont ils sont entre eux ils sont plutôt installés dans des grandes métropoles ou à l’inverse ils décident aussi d’être dans des milieux plutôt en ruralité mais de continuer donc se pose des questions effectivement de mobilité ce que j’observe c’est que de plus en

Plus certains renoncent résistent plutôt à prendre l’avion euh et qu’est-ce que je voulais dire par rapport à ça pardon c’est une question oui c’est après c’est une question aussi qu’on se pose beaucoup c’est-à-dire l’épuisement dont parlait Nathalie enfin à un moment donné on avait cette réflexion sur ce qu’on appelait l’ l’internationalisme et

Et comment c’est c’est vraiment une logique d’épuisement c’est il y a l’épuisement des ressources mais là c’est l’épuisement des ressources des artistes eux-mêmes c’est-à-dire de comment on peut sortir d’un modèle où effectivement on est en résidence et on travaille de la même manière à bannière de bigor qu’à qu’à Bruxelles et qu’à

Paris enfin voilà parce que effectivement il y a très peu de temps pour travailler il y a pas de relation avec le contexte dans lequel on est invité à travailler toutes les conditions amènent à ce à cette mobilité hors solul donc il y a aussi toute une réflexion j’ai l’impression que c’est

Aussi pour ça que ces pratiques qui se développent beaucoup en relation avec des contexte qui soit paysagés pour dire les ou environnementaux mais aussi en relation avec des habitants sont aussi très prisé son c’est une façon aussi de répondre à cette question pour comprendre comment on peut développer un

Geste en relation à un contexte de façon contextuel pour sortir aussi de cette logique voilà mais en même temps c’est enfin exerce effec effent enfin la composition même des groupes témoigne de cette difficulté il y a enfin de cette contradiction il y a trè étudiants étudiantes il y a 10 nationalités donc

Ce sont des gens qui viennent effectivement jusqu’à Montpellier on fait les auditions en ligne maintenant mais voilà merci pour pour ta réponse bah ça nous fait la la transition avec avec loï se poser la question où on habite euh la question du lieu euh lieu de formation où on fait

Les choses aussi par rapport à la question du comment mais peut-être avant de se lancer dans ces questionnements là loï est-ce que tu peuxah juste nous rappeler la FAR et du coup peut-être qu’est-ce qu’il y a de singulier quand on essaie d’imaginer bah ce travail voilà justement peut-être plus libre

Hors de boîte noir boîte blanche ouais bonjour à toutes et tous moi je suis donc loï Manan je suis le nouveau directeur de l’affaire c’est l’affaire c’est formation avancée itinérante des art de la rus c’est nom historique aujourd’hui la chronique m’ a été un petit peu traduit par formation

Supérieure d’art en espace public et effectivement et on est sous tutelle du Ministère de la Culture pour on est à peu près la seule formation supérieure artistique dans le domaine de la création d’espace public ça ass force ça assez faiblesse d’être la seule parce que c’est un peu problématique par

D’autres moments en attendant on forme des des artistes par définition on somble une formation pluridisciplinaire parce que les artistes qui viennent sont dans des postures prof professionnel préalable à l’endroit de l’intparia c’est qu’ils sont comédiens ils sont danseurs ils sont circassiens ils sont ou d’autres formes aussi artistique

Parce qu’on a vraiment ouvert sur la question de l’architecture du design de de de de toutes les formes expression artistique préalable et ils viennent à la faire sur un cursus de 2 ans avec obsortion d’un master à l’issue pour être auteur ou metteur en scène ou directeur de projet en espace public

C’est qu’on amène la la posture de de d’interprétariat la posture de hauteur donc c’est des c’est des personnes qui vont être en capacité à l’issue de la formation de porter un projet artistique en espace public donc traditionnellement on enseigne effectivement l’écriture la dramaturgie la scénographie la direction

D’acteur et et toute une série de de de modules aussi ce copie est là qui nous accompagne sur la question de la production de la direction d’une structure euh compagnie ou ou ou de structure de de création donc ça c’est c’est vraiment le le cœur de de la FAR

Par ailleurs on est aussi un organ de formation professionnelle puisquon fait on a des formations tout au long de la vie spécifiquement sur ces questions de création d’ espace public comment on accompagne le le le milieu professionnel sur sur la question de de la création en

Espace public et puis et c’est un sujet qu’on qui me passionne et qu’on va développer énormément qui était marqué par un mou donc un mou vous savez c’est une massive online de open course voilà formation formation certifiante en tout cas sur la question de la création

D’espace public ça a été un mot qui est sorti en 2019 et qui est aussi en français en anglais qui a l’avantage d’être diffusé partout en Europe c’est vraiment très riche aussi dans la capacité de connexion que au niveau des des questions par rapport à l’expression de l’espace public que ça peut permettre

De de relier ou de de soulever et si je suis là aujourd’hui c’est qu’effectivement dans cette question de l’espace public euh j’ai été amené dans mon dossier de candidature à me poser pas mal de questions sur ces sur ces enjeux pédagogiques et sur lesenjeux de l’expression dans l’espace public j’ai

Appelé mon projet un monde qui bouge euh parce que je j’ai tout basé mon projet sur un constat et deux questions qui ont déroul derrière le constat c’est de dire qu’on vit dans un monde qui bouge et qui n’a jamais bougé aussi rapidement que maintenant et et ça c’est valable sur

Les questions climatiqu sur les question de transition mais c’est aussi valable sur les question du genre sur la question sur la question politique sur les question sociale sur les questions démocratiques plus globalement et on peut le prendre à n’importe quel niveau en fait on est dans un monde qui bouge

Qui n’a jamais bougé aussi rapidement que maintenant et la première question qui en découle c’est en quoi l’espace public l’expression dans l’espace public en tout cas se doit de jouer ces enjeux-là comment on les décrit comment on les comment on met en perspective ces enjeux qui s’expriment de cette société

Contemporaine qui bouge ce monde qui bouge à l’endroit de l’espace public qui est vraiment le le le premier endroit l’espace public c’est l’endroit où on vit c’est l’endroit où on partage notre quotidien nos nos nos nos nécessités en fait avec l’autre et du coup c’est là où s’exprime les crises sécuritaires les

Crises sanitaires l’espace public a été en première ligne de cela donc en quoi l’espace l’expression artistique enespace public est un atout pour pour exprimer ce monde qui bouge et la deuxième question qui en découle effectivement c’est celle de la pédagogie qu’est-ce que ça veut dire d’enseigner aujourd’hui des éléments qui vaillent

Encore demain en fait quoi et alors j’ai pas la réponse à ça c’est en fait la question c’est quand tu on pose la question c’est on se met en chemin pour pour la travailler en fait quoi c’est que je suis je me je me je me garderais

Bien de donner des réponses arrêté sur ces questions de qu’est-ce qui vaut aujourd’hui qui vaudrait demain en tout cas je pense que c’est une manière de se poser ces questionsl et effectivement dans les entretiens que c’est pour rejoindre sur la question générationnelle que je trouve vraiment passionnante euh on m’a dit quand je

Suis arrivé on m’a dit tu verras loui que c’est la première génération postcovid et ça se voit alors euh ah c’est mais c’est vrai que c’est c’est c’est vraiment c’est c’est c’est assez intéressant parce que effectivement la question on s’essaie tous à parler inclusif euh là on était la semaine

Dernière avec not nouvelle promotion on était à chez chez damazio en semaine d’intégration là dans son école des vivants et à la fin de la semaine c’était tellement ouvert tellement discuté que on a dans la nouvelle promotion on a 12 filles deux garçons la question a été posée de dire est-ce

Qu’on féminise nos propos est-ce qu’on féminise notre communication interne est-ce qu’on féminist notre communication externe bon alors c’était une question mais en fait elle est légitime en fait que comment comment comment on répond à ça aujourd’hui comment on répond à ça aujourd’hui et et c’est vrai que ça pose

Énormément de questions où tous les enjeux qu’on croise aujourd’hui de transition en fait nous on les a à un certain moment de notre vie de notre parcours professionnel la génération qui arrive elle est en préalable à tout en fait quoi et et je pense que on parlait de d’agrotech les étudiants d’agrotech

En fait c’est pas juste une histoire de se répeller contre les les un système c’est aussi une question de posture de génération qui découvre tout en arrivant là où bah en fait là où nous sommes tous autour de la scène et peut-être dans la salle ou presque en fait c’est quelque

Chose qui arrive en cours de notre vie et je pense que la question de la posture elle est vraiment nouvelle et tout l’enjeu pour nos formations c’est de de nous d’arriver à suivre en fait simplement ces questionsl un autre un autre constat euh et c’est une question

Que je me pose aussi toujours mais en fait depuis le confinement jamais la question de l’espace public n’a été autant investi dans toutes les formations supérieures artistiques c’est la question en danse en exer exerce à bord la question de l’espace public mais ça c’est ça s’aborde aussi euh sur la

Question euh de des des jeux du du jeu d’acteur sur la question du cirque sur la question du design sur la question de l’architecture évidemment comment on sort de ces pensfs là donc c’est toutes ces questions-là qui sont posées et qui aujourd’hui bah trouvent écho et sur

Enfin trouve é de manière tout à fait naturelle et légitime et par rapport auquel on doit nous adapter nos manières de transmettre et et d’enseigner euh je je vais poser une question volontairement un peu provoquante mais est-ce que ça suffit d’aller dans des espaces publics qui sont souvent

D’ailleurs très anthropisés pour voir le monde différemment ou le travaill différemment est-ce que ça suffit c’est pour rebondir aussi par rapport à ce que disait Anne tout à l’heure d’aller dans un espace naturel pour changer ses pratiques en fait est-ce que le lieu se suffit ou est-ce que ça vient pas

Chercher des choses différentes ce qui va me permettre de vous amener vers le sujet de la pédagogie on a pas mal parlé de contenu là on se pose la question du où on fait les formations mais est-ce qu’il y a pas une manière différente de transmettre aussi ce qui

Relèverait de ce qu’on va appeler la pédagogie mais peut-être c’est c’estre choseore nous par définition on une formation itinérante qu’effectivement la question d’aller rencontrer les diverses contextes d’expression en espace public c’est intrinsèque à la FAR depuis sa création il y a maintenant presque 20 ans et et et en faitut la question qui

Tout en cela c’est c’est quels sont les enjeux qui s’expriment à l’endroit où on est et et et donc ça se prend à l’endroit de la création effectivement je vais dans la je vais dans le rural pourquoi qu’est-ce qui s’exprime quels sont les enjeux qu’est-ce qui se passe

Ici qu’est-ce qui se passe ici quand je vais dans le péri urbain construire des représentations du péri urbain aujourd’hui c’est des choses qui sont qui paraissent banales mais en fait fondamentalement qui sont on est dans terrain incognita très vite en fait quoi et comment les artistes en fait

Participent à créer des images à créer des des représentations à créer des des des des des des à exprimer en fait en tout cas les enjeux qui qui qui se jouent à ces endroits-là c’est le principe de l’affire ENF je sais pas comment je sais pas si je réponds à côté

Ou pas mais dans tous les cas l’enjeu pour nous c’est de c’est de c’est pas d’être juste dans des formations dans des des formations qui qui amènent à des créations qui tournent dans des schémas on vient reproduire un spectacle systématiquement et dans le milieu qu’on qu’on aborde dans tous les cas c’est

Comment le le l’endroit où on est fait sens dans la construc même ou dans l’expression du de la forme artistique parce que j’ai envie aussi de sortir de enfin je pense qu’il faut aussi se poser la question de sortir de la notion de spectacle simplement la notion du spectaculaire

Enfin pas du spectaculaire mais du la forme spectacle public convoqué il y a maintenant plein d’autres formes qui se jouent et qui sont aussi effectivement tout à fait légitimes dans dans dans les manières d’exprimer notre monde et ses manières d’habiter euh question imprévue mais c’est toujours mieux les questions

Imprévues euh mais je rebondis sur ce que ce que nous disait François Ribac ce matin le besoin d’enquêter on va sur un territoire et puis on a besoin de mieux le comprendre de mieux connaître les gens les habitants et cetera d’être dans la relation et du coup est-ce que c’est

Déjà là en fait dans le travail avec les artistes est-ce qu’on apprend aux artistes à enquêter puis c’est peut-être valable d’ailleurs pour aussi des directeurs techniques ouais alors moi il y a deux choses mais effectivement dans les pédagogies qu’on qu’on questionne c’est ce que ce que tu disais tout à

L’heure pour exerce c’est que il y a la question des humanités c’est comment on outil les artistes pour se saisir des enjeux pour faire dufin pour être pleinement en prise avec l’endroit où ils exerce leur art donc ça c’est vraiment c’est vraiment toute un renfort méthodologique et et théorique en fait sur cette

Question de des enux mais la question que que tu poses par là elle elle m’a été posée par une ancienne apprenti Maeva qui par ailleurs maman qui me dit mais lï j’en peux plus dès que je dois créer un spectacle il faut que je fasse

Trois fois le tour de la France euh et et et je dois aller dans tel knenard telle scène nationale tel festival qui m’accueille en coprod est-ce qu’à un moment donné on pourrait pas inventer un système qui fasse que je reste à un endroit et et un réseau de partenariat

Vient VI de coproducteurs viennent m’aider en restant en créant à mon endroit c’est ça c’est une vraie question la la la question qui send cela qui était qui est ressortie aussi ce matin un petit peu dans les discussions c’est qu’en fait notre notre schéma artistique de production de création

Artistique aujourd’hui il est basé sur la le terme de la production il faut produire si on produit on existe si on produit pas on nexiste pas et je pense que sur la question de l’espace public il y a et et comme tu le disais tout à

L’heure le le la les artistes jeunes les jeunes compagnies qui sortent aujourd’hui de la FAR ou d’autres ou qui qui démarent dans tous les cas elles ont un pied dans la production création diffusion le schéma classique le Graal et un autre pied dans le projet de territo parce qu’il faut vivre et en

Fait et en fait c’est cette notion de habiter je trouve qu’ est derrière cette question de projet de territoire c’est qu’à un moment donné l’artiste l’artiste qui produit qui qui qui crée qui diffuse en fait il est hors sol c’est c’est un artiste qui par on voit pas les endroits

Où ils sont implantés a généralement le téléphone c’est un 06 il y a pas l’adresse la compagnie elle est internationale et et elle tourne de partout et c’est ce qui fait son critère de réussite aujourd’hui en fait quoi alors que la question de habit et c’est vraiment une question tu

L’exprimais tout à l’heure la 3/4 des compagnies en France et peut-être en Europe sont localisé dans les grandes villes les territoires en eux-même ne sont pas habités et je pense que et par défaut c’est c’est c’est quelque chose je pense qu’il a enfin c’est pas dire qu’il faut contrebalancer c’est pas dire

Qu’il faut supprimer le le système de production diffusion classique mais en attendant on a des passerelles je pense à à à renforcer à à à réinvestir en tout cas pour pour pour que les les les créations soient mieux localisé mieux ancré et quelque part habite mieux les

Territoires on est dans un art plutôt que de la production artistique moi je on pourrait plutôt parler de l’art de la relation effectivement c’est comment à partir de la notion d’habité on est plus en prise avec ces questions du public la question de la rencontre la question de

De ça mais c’est compliqué parce que on remonte on parle des territoires on est villneu vill les Magalon on remonte au ministère à Paris ce schisme de la création vs c’est le pour ceux qui connaissent le 131 vs 631 je sais plus je me souviens plus des codes enfin

C’est les lignes de budget qui sont liés soit à la création artistique soit à l’action culturelle et ce schisme là en fait il redescend jusqu’en bas et c’est compliqué de se battre contre là on parler d’un modèle où on on est allé on allait aller vers des territoires pour

Les habiter mais est-ce que les institutions parviennent j’en profite pour poser cette question aller voir et finalement se former au contact de des habitants de ce qui existe déjà sur ces territoires dans l’autre sens en fait que ça soit un jeu d’aller-retour et est-ce que les dispositifs de formation

Tel que que vous les imaginez notamment à l’endroit de l’artistique ils permettent ça et comment il pourrait permettre ça cet aller-retour entre bah oui on va aller habiter un territoire mais on va aussi se nourir de des habitants qui sont déjà puisque c’est ces territoires sont pas des déserts ils

Sont habités quoi mais oui c’est par définition la création d’ espace public c’est partager son espace de travail son espace de jeu avec ceux qui habitent et ceux qui usagent et et alors on aborde ça la FAR c’est vrai que c’est des des des des enfin c’est un des champs qui

Était pas assez investis précédemment et qu’on va renforcer notamment en partenariat avec parce qu’on est dans un écosystème la cité des arts de la rue dont j’ai pas cité mais qui est qui est un lieu aussi pareil en terme de mesure ou de démesures unique en France sur la

Question de la dédiée à la création d’espace public avec lieu public et le un des plus gros centres de création qui accompagne le milieu professionnel sur la la la crproduction et du coup on essaie de bosser ensemble sur à Marseille d’une réalité qui est qu’on est dans les quartiers nord de Marseille

Et comment on arrive à créer du lien donc lieu public en prend une part à sa charge en essayant d’ouvrir et de casser les portes et les frontières à avec le lieu mais ça la friche t’en parlais tout à l’heure mais comment concrètement on arrive à monter ça et avec les étudiants

En tout cas nous on vient s’inscrire dans ces dans ces réalités aussi de contexte dont je parlais tout à l’heure mais qui est comment on travaille en milieu milieu social milieu urbain pér urbain et donc là on va faire un labo donc le labo c’est 3 semaines de travail avec un ou

Avec une artiste Zelda Soussan en prise dans les quartiers et comme on est forcément éphémère et que dans ces histoires de relation c’est un peu compliqué l’adéquation entre une formation forcément éphémère parce qu’on a un nombre d’heures nous aussi limité dans No maquettees pédagogique et un travail relationnel donc on va profiter

Du travail de lieu public en amont du travail de lieu publicque en aval pour venir faire une espèce d’émergence à l’occasion d’un module de formation en prise directe avec les habitants les acteurs qui qui font la vie pas simplement au niveau culturel mais au niveau social au niveau de la

Santé au niveau du sport au niveau de de de de de l’économie pour pourquoi pas en tout cas de de d’aller en prise directe avec l’ensemble de ces acteurs qui font la vie d’un territoire donné alors préparez-vous parce que je vais bientôt vous ouvrir la possibité soit de

Rebondir soit de poser des questions un peu comme vous voulez mais j’en avais quand même une encore pour toi leï sur l’espace public alors autant euh dans des salles on peut imaginer se préserver des alléas climatiques voir des vagues de chaleur on va accimatiser à mort les petite d’Avignon pour avoir l’impression

Qu’il fait pas 45°gr par contre quand on est dans l’espace public on est dans un endroit où on touche que ce soit un espace entropisé ou naturel euh des transformations qui sont déjà là et qui en plus s’accélère alors comment euh dans le travil que vous avez avec euh

Avec ces praticiens du hors les murs vous vous vous travaillez sur les transformations en cours et à venir euh des biotopes de l’espace public en général c’estàd comment vous vous arrivez à amener cette matière-là et à travailler ça c’est une vraie vraie question j’étais tout à l’heure là sur

L’atelier sur la l’énergie et merci parce que c’était un moment très chouette sur la question des chapitaux et comment les chapitaux sont vivables en plein été et en plein hiver d’ailleurs aussi sur la question de l’espace public qu’est-ce qu’on est démuni là-dessus euh on a passé un été

De dingue moi j’étais j’ai fait ma tournée comme je suis nommé récemment j’ai fait la tournée des festivals de l’été j’ai jamais eu autant chaud et et la question de la programmation en espace public dans les festivals et les temps es parce que c’est principalement l’été quand même aujourd’hui en fait on

Va dire euh le le c’était extrêmement complexe les à Avignon à pas Avignon Avignon c’est le à auiac qui est le Avignon des lesard de la rue le la la 750 spectacles en 5 jours 750 compagnies en en 5 jours à peu près 10000 spectacles sur 5 jours c’était on arrive

Aussi dans des démesures de dingue en terme de de de de proposition artistique de production artistique et c’était plus tempants le spectacle qui faisait la ceux qui faisaient la rangain pour aller voir les spectacles c’était pas tant le spectacle en lui-même qui était le facteur déterminant c’est dire vous

Serez à l’ombre et euh et et venez vous serez à l’ombre et je voyais des pauvres comédiens qui étaient en plein caniè avec les les les les perruques et tout ça enfin c’était c’est vrai que cette questionl elle est vraiment problématique je pense qu’elle va amener

Alors nous on est on est on forme les les les là pour le coup c’est un accompagnement plutôt des de la chaîne de la diffusion et des politiques publiques de la culture c’est la question des des des festivals effectivement euh qui qui est vraiment posé je pense qu’il y a un travail

Énorme à faire là-dessus parce que pour le coup climatiser l’espace public moyen balancer de l’eau comme oelfest moyen donc la question va être repenser enfin moi je pense qu’il faut repenser les logiques seules de de de production diffusion au profit de de de processus à plus ou moins long terme sur

Des formes habité et sur un AR qui sera plus relationnel c’est comment en fait les proposition en espace public sont celles qui vont permettre d’investir sur du moyen long terme une relation avec des habitants et trouver leur public dans cette forme de relationl en fait quoi pas forcément dans de l’événemen

Alors je dis ça et euh et les compagnies quand ils sortent les artistes quand ils sortent ils cherchent les festivals c’est normal parce qu’aujourd’hui on est là-dedans mais effectivement globalement il y a une réflexion à avoir là-dessus parce que pour le coup on n pas de possibilité de climatisation en espace

Public alors on avait des pratiques euh de l’art écologique des années euh 60 70 déjà anciennes que d’ailleurs euh dans Johanne Clavel parle souvent euh est-ce que vous voyez du coup des choses qui sont réactualiser parce qu’elles étaient quand même un petit peu placardisé ces visions de l’art écologique voir

Considéré comme ringarde est-ce que là ce nouveau contexte vient les redynamiser y compris dans les formations auprès des artistes comment ça comment ça se joue au deux endroits du coup dans l’espace public et dans la création chorégraphique c’est sûr que la crise covid elle a fait apparaître le

Travail institu de façon très différente pour citer encore Laurent Pichot qui est donc cet artiste qui à un moment donné a fait le choix de ne travailler qu’in situin en dehors des théâtres quand il a fait ce choix-là il a perdu sa subvention DRAC bon voilà c’était clair

Et ça c’était il y a 10 ans peut-être aujourd’hui c’est c’est une chose qui est plus du tout perçue de la même manière il y avait quelque chose effectivement qui était mais en tout cas qui n’était pas perçu voilà et un changement de perception on va dire dans

La reconnaissance du travail et dans donc ça c’est c’est la crise covid a accéléré ce mouvement-là euh la la les crises environnementales viennent sans arrêt rappeler la nécessité aussi de pouvoir se se de pouvoir oui pratiquer et faire l’expérience aussi de ces d’autres formes de relation à un

Environnement et je pense que ça c’est pas que la nécessité pour les artistes c’est une nécessité pour tout à chacun chacune donc je pense que ça participe de ce mouvement-l par rapport à ce que tu disais tu faisais une remarque est-ce que ça suffit de faire des expériences

Entre guillemets en nature pour que quelque chose se modifie bah ça dépend encore une fois comment pédagogiquement on le met en œuvre ça je pense que la question des modalités pédagogiques sont font toute la différence si on va sur un sur un terrain pour refaire la même

Chose que ce qu’on fera à peu près c’està-dire être entre nous et puis pratiquer et puis être content de juste d’avoir un le paysage comme décor là je dire on on s’est pas beaucoup modifier si on en profite pour rencontrer ben la personne qui euh qui a le berger qui est

Qui est parce que c’est ce qu’on fait voilà ou ou d’avoir un un géologue avec qui on va travailler pour comprendre toute l’histoire aussi minire du site c’est aussi comment on est modifié par les savoirs et puis les rencontres qu’on va faire sur sur un territoire où on va

Se rendre donc je pense que ça c’est c’est vraiment c’est en tout cas c’est c’est là où il y a quelque chose qui peut c’est c’est c’est pas faire de parce qu’il y a toute cette cette difficulté aujourd’hui et je pense c’est une vraie question dans les pratiques

Dit institu il y en a beaucoup qui consistent simplement à déplacer et à considérer toujours le contexte comme un décor c’estd ne pas être affecté et je pense que cette notion de de de relation quelle relation on engage et pour moif enfin voilà très importante on parle pas

De la même chose quand on parle de cette généralisation de la diffusion de pièces voilà dans dans un espace qui cert peut être très formidable mais bon c’est aussi comment on accompagne ce c’est c’est peut-être c’est pas la même chose en tout cas que d’engager un travail sur

Le en relation en tout cas avec un environnement et puis après sur l’expérimentation comment on enseigne la coopération par exemple pour moi c’est c’est c’est c’est un chantier c’està dire que à exers depuis des années on invite une artiste chercheuse qui qui fait le lien entre les pratiques

Artistiques et les ce qu’elle appelle les pédagogies expérimentales et donc il y a une très longue histoire il y a une très longue histoire des pédagogies expérimentales qui pour beaucoup sont sont nés en dehors du champ artistique donc pour moi c’est très important de faire d’exerce un endroit où on est sans

Arrêt aussi en relation avec d’autres formes d’expérience et évidemment la dimension collective dans l’apprentissage est est très déterminante mais il y a voilà mais à chaque fois c’est c’est un chantier on a c’est pas du tout il y a pas de on a pas de résolution mais je pense que enfin on

Arrive pas avec un modèle mais en tout cas on essaie de pouvoir toujours considérer et s’interroger sur qu’est-ce qu’on nomme expérimentation et quell conditions on se donne pour pouvoir le faire et parfois ça se heurte aussi à le contexte dans lequel on est comment aussi ça veut dire quoi voilà avoir des

Conditions pour pouvoir mener une expérimentation c’est pas c’est des questions de temps mais c’est plein d’autres questions techniques voilà et sur ces sur ces moi je enfin j’adère complètement ce je je voulais juste rajouter c’est sur la sur la question de l’art écologique nous on a le à

L’affaire la la promotion qui la nouvelle promotion qui vient d’arriver là pour 2 ans ils sont 15 ils sont 14 et euh le premier workshop sur lequel ils vont être amenés à travailler entre eux euh le sur le corps dans l’espace et à l’occasion de de d’ enfin bon c’est tu

Couvert par que c’est sur le site de la stésard de la rue mais en tout cas on a fait venir euh le le Lab office et le laboratoire euh d’imagination insérructionnelle c’est des artistes Jay Jordan c’est d’Isabelle fremau qui sont issus de de de la NotreDame des land la

Zade de notreame des Landre et on leur a demandé de venir amener les la promotion à explorer les les relations entre art et lutte en fait quoi et parce que aujourd’hui euh c’est un des contextes réels en fait aujourd’hui où dans l’espace public les compétences d’artistes sont aussi au service de

Lutes et pas simplement les luttes au service des esthétiques en fait et c’est cette question-là qui nous qui nous intéressait à à aborder avec eux et dans cette phase où ça rejoint la question générationnelle aussi et du collectif c’està dire que euh on est dans cette dans cette temporalité où la la

Promotion se rencontre euh en fait on s’est rendu compte que de par leur pluridisciplinarité leur différentes sensibilités ils ont à apprendre d’eux même et les les les je veux pas dire les gouvernances mais les modes de fonctionnement les les constructions Collectiv issu de ces luttes des ades sont extrêmement respectueuses et des

Personnes et des milieux et euh de cette relation en tout cas entre les uns et les autres et et là où on est quoi donc voilà un petit peu le voilà un petit peu pour compléter ce que ce que tu disais et pour rebondir dans l’autre sens puisque j’ai parlé de l’AR écologique

Euh est-ce que on a un enjeu de former à arrêter de faire la Hal des machines quand on est dans les dans les arts de la rue des très grosses formes est-ce qu’il y a pas besoin parce que finalement les jeunes artistes ne vont pas y aller ou que de toute façon les

Conditions de production le Perm le permettront plus voilà comment comment se positionne par rapport à à cette question là comment sortir de la palette c’est ça que tu posé ce matin avec mais le non sur la question du monumental c’est un vrai c’est un c’est un c’est un

Sujet je pense que les il y a monumental et monumental ça fait partie de l’histoire des arts de la rue aujourd’hui aujourd’hui c’est vrai qu’il y a des formes monumentales qui existent toujours il y a des formes monumentales plus soutenables je pense à une compagnie de Poitier qui s’appelle

L’homme debout qui allie une technologie de marionnette géante avec des matériaux la enfin la sensibilité des matériaux c’est du roseau c’est du du du du retin c’est des formes extrêmement fragile en fait on va dire qui joue sur cette cettein qui qui du coup par la fragilité des matériaux

Amène encore plus de dramaturgie sur le côté monumental en fait quoi donc il y a d’autres formes de de monumental je pense aussi justement c’est la BEI qui font des espèces de grandes architecture qu’on voit sur les les les mais qui sont fait en fait pour exprimer c’est des

Architectures de combat ils appellent ça mais euh mais en fait c’est comment le monumental aussi peut se réinventer sans fondamentalement être dans une desmesure de de de gasoil de de de pétrole et de de et de et de machine en fait que de moteur les les les imaginaires pour le

Coup artistique je pense évolue sans pour autant écarter la question du monumental parce que c’est une vraie question c’est la question du relationnel elle est une elle est une chose passer par la forme monumentale n’exclut pas en fait cette question de la relation avec des habitants avec des

Je pense pense à la à en région parisienne à la lisière c’est un lieu qui s’appelle la lisière aussi qui est dans un travail avec un quartier à à artistique a fait émerger une forme durable qui est un lion de 7 de 5 6 m de

Haut qui est une structure qui de se devit effémère et qui pour finir a tellement été adopté par les habitants du quartier où cette œuvre a été implantée que elle est devenue durable en fait quoi ils l’ont déconstruite et reconstruite pour qu’elle soit pérenne donc en fait on peut passer par des

Formes de monumentalité au contraire mais on les fait évoluer on les réinvente et et on fait en sorte qu’elle pose des questions je pense aussi la semaine prochaine en ce moment à la car de la rue il y a une immense terre Gaia de 7 m de diamètre qui tourne dans une

Salle alors c’est des plein de questions sur la relation à la terre mais mais mais en tout cas c’est on est dans une forme de monumentalité qui fondamentalement doit pas faire plus de 3 kW pour faire tourner le le le moteur ça me permet de faire le le lien avec la

Technique euh pour poursivre un peu ma ma question est-ce est-ce que aujourd’hui former des directeurs techniques c’est les former au stacking à du gros son à les emmener vers ce genre de chos ou est-ce qu’au contraire il y a un travail pour les emmener sur une réflexion en terme de sobriété vous

Aviez un atelier là sur il y avait un atelier sur l’énergie et les questions de sobriété est-ce que ça ça commence à bouger ou finalement ça c’est un endroit un peu plus compliqué à faire bouger et puis en plus en face de vous vous avez des des techniciens qui adorent

Ça préparer c’est la question euh ou j’aime les questions imprévues c’est le jazz non on répond vraiment au comme disait au début on répond à un besoin sociétal et les directeurs techniques en tout cas les gens qui viennent en formation ils ont ce ils ont ce

Ressentiment là parce que ils ont ce ils ont ce besoin là parce que comme dit ben l’année dernière Avignon il a fait 45 degrés pendant presque un mois donc tous les directeurs techniques du sud de la France l’écologie c’est pas un truc où il dit non non le réchauffement

Climatique ça n’existe pas donc c’est ils sont en demande donc nous on essaie de répondre à cette demande au maximum donc on n’est pas là pour leur leur donner nous on a une formation technique donc c’est un peu compliqué de répondre et nous on essaie de donner des réponses

Techniques à des sujets de société euh si c’est l’écologie ben on va comme j’ai dis on va aller faire l’éco l’écoconception de décor l’écoogestion de bâtiments parce que c’est de plus en plus prignant on l’a vu récemment avec le cooup l’énergie tout le monde c’est du coup c’est c’est inquiété mais c’est

Des vrais sujets on a souvent des passeur thermiques comme théâtre c’est des complexités moi je prends l’exemple quand j’étais à brillançon en poste de direction technique ben la toiture elle était pas isolée et c’était fait exprès parce que ENF compte ils avaient économisé sur les tailles des poutrelles

À cause de la charge de la neige donc il préfère avoir une toiture qui était pas isolée comme ça le toit décharger régulièrement donc je peux pas isoler la toiture si j’isole ma toiture il faut que je renforce faut que je multiplie par TR les dimensionnements des feres

Métalliques voilà donc qu’il y a des choses comme ça où on a des abérations dans notre monde technique et on essaie de nous en tant que centre de formation donner des réponses à des endroits où effectivement on a affire à des stagiaires qui sont là en recherche de

Direction technique donc on essaie de trouver des réponses techniques à ces questionslà après sur la question de la coopération paril y avait une question qui était resté en suspens il fallait qu’on bûche effectivement le covid oui on a vu un avant covid et un après covid donc là

Clairement on s’est rendu compte qu’il y a un vrai besoin par rapport à ça et à l’ISTS on fait très attention et NOTAM et là on l’a vu au moment de la crise du covid où la formation qui était en cours a été grandement impactée ils ont eu

Beaucoup de soucis par rapport à ça effivement nous on fait très attention sur la mixité des publics qu’on prend sur le homme-femme et sur aussi le parcours on croit clairement en terme de pédagogie la pédagogie ne peut pas être que verticale il faut que la pédagogie

Soit transversale si on a des gens qui sont des professionnels qui sont en activité on a 4 mois de formation grosso modo 4 fois un mois donc on peut pas tout transmettre et cette pédagogie transversale est très importante parce qu’en ayant des profils différents il on

Pouvoir se nourrir les uns et les autres donc ça c’est un moment la sélection est une chose importante mais maintenant on fait depuis le covid on fait beaucoup plus attention sur chaque regroupement on crée des moments pour essayer de créer de la cohésion de groupe entre les stagiaires on a créé

Une plateforme où ils peuvent échanger directement sur une plateforme ils ont un outil numérique pour échanger donc ça c’est des choses qui on essaie de créer la cohésion des fois ça fonctionne pas là on a la chance sur le groupe qu’on a ça fonctionne vraiment très bien donc tant mieux

Euh on donne aussi des cours sur par exemple sur le prochain module sera module pour faire cours sur le la gestion des ressources humaines qui est une ressource comme une autre et effectivement ben on commence à avoir des cours sur l’intelligence collective donc clairement parce que le directeur

Technique bah c’est une personne qui est plus en plus seule quand même on est pe on est souvent seul en tant que poste de directeur technique présent dans la salle vont pas me dire le contraire on est seul et voilà nous on essaie de créer des réseaux entre les stagiaires

Et on essaie de leur donner des clés pour avoir cette intelligence collective là alors dernière question je t’embête une dernière fois Fabrice et après vraiment c’est votre c’est votre rôle c’est votre job euh de poser les suivantes je veux pas te lâcher avec cette question de la sriiété euh tu le

Rappelles à juste titre vous êtes là pour former des techniciens de la technique euh et en même temps du coup l’enjeu de la sobriété c’est aussi la technique et une vision du monde donc est-ce que vous arrivez à articuler ces deux choses-là est-ce que par l’entrée technique autour ben peut-être d’une

Efficience énergétique vous arrivez à amener des enjeux qui relèvent d’une vision sobriété ou pour l’instant vous dites c’est entre guillemets pas notre job et nous on essaie de rester à l’endroit technique qu’on est c’est soit au stagiaires de nous emmener sur ces sujets là soit au professionnels en

Place de de de travailler ces chantiers là comment voilà je ce distingo entre l’aspect technique et le système de valeur qu’il y a derrière qui est bah tendre vers une efficience énergétique de la sobriété de la mesure ce qui est pas toujours la pétence qu’on a quand on

Est dans la technique en plus ou oui alors là nous on a l’avantage si on parle de la formation des Quates techniques sont formation de richéicher généraux ou la formation de direction technique voilà sont des cadres donc ils ont un peu perdu le côté geek avec le temps donc effectivement quand on parle

D’installer un système qu’on fait des formations 5 jours sur l’installation écalage de système de lineré en face de nous on a des vrais geeks donc eux bon même si lineré effectivement est une performance énergétique supérieure à avant où il y avait des murs de son des

Des des Stones où il y avait 25 ou 30 m d’enceinte on est bien d’accord ça ça a évolué donc par rapport au directeur technique nous on a ben moi je suis sensible à ces sujet là il y a un sensible à ces sujets- là c’est sujets

Qui nous touchent on vit dans le sud de la France on meurt de chaud on est obligé d’arroser les jardins au mois d’octobre donc forcément non c’est des sujets qui nous touchent à nous mais on a une limite aussi parce que la limite elle on parle de la technique mais pour

Moi la limite c’est les artistes parce que effectivement on se pose la question Yan il pourra en parler bien mieux que moi mais c’est vrai que maintenant quand on parle avec des collègues de direction technique il te disent qu’avant ils tournait avec un camion parce qu’il y

Avait le décor maintenant il tourna avec le camion et maintenant il tourne derrière avec le deuxième camion parce que dedans il y a les derniers projecteurs à l’aide qu’ils ont acheté que les autres théâtres n’ont pas parce qu’ils ont pas acheté le même produits et la même console aussi parce que la

Console voilà donc maintenant on se retrouve avec des aberrations ILT oui on consomme moins qu’avant mais on a un 20 m³ en plus sur la route où un se miranque de plus et ça on l’entend très souvent donc on se nous on est technicien et à un moment donné on est

Quand même face à des arart qui nous pose des contraintes ou des aberrations je suis désolé dire comme ça où des moments les artistes se se refusent à avoir une soriété énergétique aussi alors moi à l’endroit avec les au CFA avec cette jeune génération qu’on va essayer de pas essentialiser évidemment

Mais néanmoins ils ont des un rapport différent de ce que je vois bah ils savent dire non pour le coup vraiment mais moi je forme des des régisseurs et des régisseurs ils sont ils ont du haut de leur 25 ans ils savent dire non un artiste que moi je n’ai jamais su faire

Quand quand j’avais leur âge et même avec 10 ans d’expérience et leur dire bah non tu t’as demandé d’avoir un plat végan et de manger des graines et d’être de circulant en poucepousce du coup non je vais pas t’acheter 100 m Carr de linoum que tu vas utiliser qu’une fois

Non mais vraiment c’est c’est des non c’est des ils ont su dire non et comme il savent me dire non à moi aussi d’ailleurs voilà voilà un bel exemple de transmission euh moi j’ai fini mon travail et c’est le vôre donc à vos questions il y a

Alors je vous vois pas très bien peut-être si vous pouvez baisser un chouill à la lumière pour nous et puis mettre la lumière sur le public je crois qu’il y a une main qui est levée là et si quelqu’un pouvait lui amener un micro peut-être ça serait idéal moi j’ai mon

Micro en main que je peux passer merci merci bonjour merci pour pour cette journée d’échange très riche peut-être ce qui me manquerait moi c’est que on a beaucoup parlé de matière matériaux économie d’énergie économie circulaire on commence à l’aborder en parlant de coopération mais il me manque pas mal

L’humain en fait dans tout ça comment ben notamment par des tierslieux ou d’autres façons de repenser le système on arrive à à Mutu iser les outils réduire les coûts faire aussi plus de partage d’expérience et et voilà faire que ça circule aussi autrement par l’humain et parce que

L’humain peut s’apporter et et permettre d’économiser par l’expérience par l’échange et et d’autres d’autres nouvelles de création d’autres façons de communiquer aussi de diffuser de produire enfin voilà de créer est-ce que vous voulez rebondir sur cette dimension profondément humaine d’ailleurs de la formation et de la

Transmission moi j juste c’est ce que je enfin le c’est c’est un sacré bazar en fait cette question là parce que c’est le notre schéma d’artistique il est basé sur la production et donc sur la tournée et donc sur un bilan carbone forcément pourri fait quoi et et donc moi c’est ce

Que c’est là où je je trouve que la voie qui est nécessaire à explorer c’est vraiment trouver des formes d’expression artistiques ancré dans une relation avec des habitants avec des acteurs avec et qui qui pose cette question de l’humain et de la relation humaine et pas que humaine

D’ailleurs la relation à l’espace qui nous entoure plus globalement c’est la question pourcoup on revient sur l’art écologique peut-être mais en tout cas de cette relation qui qui qui à mon avis artistiquement a à enfin offre des perspectives de d’expression artistique infin en fait quoi simplement c’est le

Schéma de production et y compris de financement qui aujourd’hui contraigne les les artistes à aller dans des dans des logiques plutôt productivistes et je et je et je je critique pas pour autant ça je pense que vous avez entièrement raison là-dessus mais et c’est un des enjeux sur lequels nous dans

L’expression artistique en espace public on doit appuyer peut-être plus enfin j’exclu pas les salalles parce que mais en tout cas je trouve que c’est un endroit premier où où se posent ces questionslà de travailler plus en lien avec ceux avec lesquels on partage l’espace public avec ceux qui habitent

Cet espace public et je trouve que c’est cette question de la rel humaine et et et à l’espace qui sont vraiment à à requalifier à à redoter en tout cas d’envie et de motivation sur ces expressions là aussi dans mod de compagnie ouais complètement c’était sur un un un un

État des lieux c’était avec le directeur de l’OARA à Bordeaux qui disait mais en fait 99 % des compagnie en en grand nouvelle Aquitaine sont domiciliés à Bordeaux 99 % des compagnie qu’est-ce qu’on fait c’est quoi ces territoirees où est-ce qu’on habite enfin c’est quoi le modèle en fait c’est quoi le schéma

Le ce que je disais tout à l’heure c’est qu’une compagnie elle a pas son adresse sur ou très peu c’est un mail générique c’est un 06 et c’est une compagnie internationale en fait quoi c’est il faut qu’on arrive à rechanger effectivement les les les critères de la

Production et de la diffusion et quelque part ça c’est un enjeu à faire avec les politiques culturelles effectivement et la question des tirlieux est hyper intéressante là-dessus et la transsecteur en réalité c’est grosso modo comment les arts peuvent apporter euh des et nourrir ou rposer des des comment dire apporter des réponses ou

Des des des des des formes de de relation en tout cas avec d’autres d’autres secteurs comme la santé je trouve qu’il y a des enjeux complètement dingues et les artistes ils s’expriment là-dedans il y a il y a un artiste à H Schmitter qui a fait un spectacle sur le

Le mal-être du personnel hospitalier c’est fort c’est et ça passe difficilement d’ailleurs aussi hein c’est un gros souci de la diffusion aujourd’hui comment montrer des formes artistique ancré sur des relations humaines réelles le mal-être du personnel hospitalier dans des festivals d’été où on est encore presque des fois dans une logique d’animation entre

Guillemets et de temporalité estivale et et où les dramaturgies contemporaines bah ont du mal à trouver place en fait quoi donc effectivement il y a un gros travail à faire du côté des artistes pour qu’ils se sentent accueillis dans cette dans dans leur construction d’univers ancré en relation avec le territoire qu’ils

Habitent et et les habitants avec lesquels ils partagent l’espace public dans lequel ils créent mais il y a aussi un gros travail effectivement aussi euh de repenser les politiques publiques euh sur ces schémaslà en bref merci autre réaction questions remarques mains levée oui au milieu bonjour euh je vais rester sur le

Côté technique alors vous avez bien développé euh la formation de niveau apprenti on a et on a sauté directement à la formation de direction technique quid de l’intermédiaire qu’est-ce qui se passe entre la phase formation dite initiale et la formation dite finale de direction technique merci je remercie Jean pour cette

Question quid alors déjà Jean éta bien c’est pour savoir en régie générale effectivement on va on va inclure dans le dernier module de la formation ben la gestion d’un site où il y a effectivement des énergie renouvelable qui pose des vraies questions techniques en terme de sécurité des personnes et en

Terme de gestion d’énergie donc ça avec Jean mingueza qui est présent qui a posé la question et cuid entre les deux ben faudrait-il encore que les gens ils aient vraiment envie de se former sur ces sujetsl voilà parce que nous on offre de la formation et après ben les

Gens viennent ou ils ne viennent pas et des fois les gens ne viennent pas et il y a des formations moi j’aimerais bien monter des formations déjà c’est très long et c’est très compliqué à monter et après deuxièmement est-ce que les gens viennent ben pas vraiment quoi à l’heure

Actuelle entre les deux c’est pas si évident que ça on a pour prendre un exemple on parle de l’écologie humaine on va dire de l’intellect on a créé une formation de management alors on s’est battu déjà rien que sur le terme de management de la formation déjà c une

Grande question rétorique au sein de l’ISTS est-ce qu’on l’appelle management pas management c’est un gros mot c’est le côté obscur de la Force pas le côté obscur de la Force ce genre de chos déjà donc on l’a créé tout le monde nous a dit c’est génial c’est exraordinaire

Vous créez une formation c’est vraiment super et je prends tout reditech je fais je suis membre de reditech donc je sais de quoi je parle tout reditech a dit c’est génial la première fois qu’on a programmé on a eu quatre personnes donc clairement on a fait cette formation on

L’a fait à perte parce que c’est quelque chose qui nous concerne on a envie que ça évolue donc on a fait l’effort de faire ça mais c’est une formation qui a été faite à perte si demain je crée une formation de sur l’échoconception est-ce que est-ce que je vais vraiment avoir des directeurs

Techniques qui vont traverser toute la France parce qu’il y a pas non plus 10000 directeurs techniques ou cadrees techniques ou responsable de de comment dire de sites qui vont venir se former peut-être mais pour l’instant c’est pas encore un besoin qui est très très net honnêtement genre tu le vois c’est pas

Est-ce que je je suis partant si tu proposes une formation on la prend c’est un message je je pense que on est encore sur sur un sur un sur un moment où on est tous en train de défricher de se de de de de de de de de réunir un peu des

Informations voilà on lit on lit des carbonés à la culture pour pour se déniiser et puis après on on est on continue on continue d’avancer et non mais c’est sincèrement enfin moi je veux dire c’est le le c’est de ton livre et le travaux de les travaux du shift qui

M’ont permis quand même de passer la seconde sur la la la prise en en considération de tout de ce sujet appliqué à la culture mais donc les les les je pense que les offres de formation que nous avons que nous inventons elles sont peut-être pas encore à l’échelle

Des besoins et que les besoins il faut qu’on petit à petit qu’on apprenne à les saisir et pour ça ça nécessite évidemment euh de la coopération mais euh le le modèle dans lequel on s’inscrit qui est une mise en concurrence permanente que ce soit dans le modèle de production ou dans les

Modèles de formation qui nous met en concurrence les uns les autres ne nous aide pas à nous parler alors on le fait on essaye mais euh c’est euh il faut résister à ce modèle de mise en concurrence et oui on a besoin de se parler de plus échanger pour petit à

Petit trouver les les formations nécessaires qui correspondent au besoins d’aujourd’hui et certainement encore plus au besoins de de de demain par rapport à l’incis que vous venez de faire il y a aussi peut-être un constat parce que pour le coup on fait le même constat nous à notre endroit de

Conseiller formateur en transition écologique on essaie de monter pas mal de choses écoconception dans des modèles un peu traditionnels avdas et cetera et on a des grandes difficulté en fait à à remplir par contre on voit une impétence pour d’autres types de modèles typiquement du webinaire que ça marche

Très bien même du webinaire payant des équipements culturels qui passent plus du tout par la FPC classique la formation professionnel continu classique financé avdas mais qui finance de l’atelier en direct et voilà comme si pareil peut-être que là il y avait un épuisement des modèles traditionnels de

La façon dont on se forme et une attente des des stagiaires ou des gens des personnes de se former un peu différemment je vous le pose comme ça parce que nous à l’endroit où on est on ressent les les mêmes choses d’ d’autres intervention ou questions ou remarques

J’ai promis à mes intervenants de les libérer pile à 17h30 ça veut dire qu’il nous reste exactement 4 minutes bonjour je pense que je vais un peu m’éloigner du sujet de la transmission à proprement parler mais j’avais envie de réagir à à quelque chose que j’ai entendu qui est le

Principe des oriac de ce qu’on rencontre au niveau du spectacle en plein air les sur quoi se base maintenant le spectacle quand on joue dans la rue par exemple face au changement climatique je travaille à Avignon ces enjeux là on les a aussi forcément et on a ces dernières années beaucoup essayer

De réfléchir tiens comment on peut essayer de changer le schéma d’Avignon bon autant dire Avignon c’est un monstrosur économiquement visibilité enjeu des compagnies et cetera je l’ai je vais pas tous les passer moi au aujourd’hui je me demande quand c’est qu’on change la saison scolaire en vrai on fait une

Saison scolaire je des je déroule un peu le tapis on fait une saison scolaire je sais pas de mi-juin à mi-avril on commence du coup les familles elles partent en vacances quand on est en situation où tout va bien c’est-à-dire pas plein enfin ça bouge tout le tourisme ça bouge toutes ces

Grandes vitrines qui surclimatisse sal nous on a plus N on peut jouer dans des conditions on est plus obligé de mettre de la climatisation à gogo et cetera et cetera donc je questionne juste quand c’est qu’on bouge cette saison scolaire avec pour petite blague Avignon va changer ses dates l’an prochain pour les

Jos nous pour le climatique on en reste gourde et oui gros sujet quand on change de climat on change de culture et les dates de vacances c’est extrêmement culturel euh voilà je je je vais pas m’étendre sur un sujet sur le sujet puisqu’il me reste 2 minutes euh mais effectivement

Tout ce qui se passe autour de nous nous amène à à des grands changements et peut-être du coup alors je je vois pas de mains qui se lèv alors s’il y a des mains qui se lèvent vous me le dites mais mais peut-être du coup faire ce constat que dans ce moment-là

Extrêmement fort de transformation autour de nous on a effectivement l’enjeu de nous former de nous former différemment et puis il faut qu’on se déforme euh au sens il y a sans doute pas mal de choses qu’il faut qu’on désapprenne euh pour pouvoir laisser la place de nouveaux apprentissages de

Nouveaux apprentissages il y a quelque chose qu’on a beaucoup et fait là aujourd’hui c’est euh parler modèle de production production artistique création projet culturel et peut-être que parmi les apprentissages et des choses qu’il faut qu’on apprenne ou réapprenne euh bah il y a une focale à apporter plus forte sur la question du

Vivant moi je vous le savez euh j’ai écrit décarboné la culture et on a amené cette question du sujet carbone dans les milieux de la transition écologique c’est comment on oublie pas du coup que c’est une diversité de crise environnementale et qu’on a sans doute besoin de nous former déformer reformer

Sur la vision et la connaissance qu’on a du du vivant c’était pas une conclusion c’était ce que moi à titre perso après avoir passé toute cette journée avec vous malgré moi j’avais envie de vous dire pour vous remercier de de ces échanges et de ce temps de partage merci

Merci à vous toutes et [Applaudissements] tous

Share.
Leave A Reply