Accroitre les stocks de carbone organique des sols représente un enjeu climatique et de sécurité alimentaire majeur. Eric Ceschia et Mathieu Fauvel, chercheurs INRAE au Centre d’études spatiales de la biosphère (CESBIO, CNRS/CNES/INRAE/IRD/UT3 Paul Sabatier), nous ont présenté leurs travaux sur la cartographie des cultures et l’étude de l’évolution des stocks de carbone dans la biomasse et les sols agricoles notamment grâce à la télédétection.

Je vous remercie en tout cas d’être venu  aujourd’hui pour assister à cette conférence   les sols puits de carbone et acteurs du climat  qu’on a organisé notamment en lien avec la   Journée mondiale des sols qui est organisée par  les Nations Unies et qui a eu lieu aujourd’hui  

Donc je vous propose pour commencer de  passer la parole à notre président de   centre Pierre-Benoit Joly pour l’introduction. Merci beaucoup Nadia. Bonjour à tout le monde   désolé d’être à distance j’aurais beaucoup  aimé être en présentiel surtout parce que   nous accueillons aujourd’hui une classe de  de terminale de nos voisins le Legta le lycée  

Agricole Toulouse Auzeville. Donc bienvenue à tout  le monde notamment aux étudiants de cette classe   de terminale. Vous ne vous souvenez peut-être pas  évidemment de ce qui s’est passé le 12 avril 1961   c’est le premier homme qui a été envoyé dans  l’espace Youri Gagarine et c’est la première  

Fois que on a des images de la planète Terre et  ça change beaucoup la vision de cette planète   et donc voir la Terre vue du ciel ça change  beaucoup de choses et évidemment depuis 1961   la conquête de l’espace s’intensifie. Aujourd’hui  on a des bataillons de satellites qui sillonnent  

Le ciel et donc l’observation de la Terre est  vraiment quelque chose qui s’est considérablement   développé. Parmi les développements mais  en fait il y a toutes les applications pour   l’agriculture et c’est de cela dont on va discuter  aujourd’hui avec nos deux invités Éric Ceschia et  

Mathieu Fauvel qui sont deux chercheurs INRAE  membres du CESBIO donc une unité de recherche   qui est localisée sur le campus de Rangueil qui  a pour tutelle l’université Toulouse 3, le CNRS,   l’IRD et qui est unité sous contrat INRAE, j’ai  j’oublie peut-être des tutelles mais il me semble  

Que c’est à peu près à peu près complet. On ne va  pas parler simplement d’observation de la Terre   mais on va parler aussi des sols. Les sols sont  une ressource essentielle on sait qu’au cours du  

Temps on a on a épuisé beaucoup les sols on a  beaucoup artificialisé le sol il y a beaucoup   de discussion aujourd’hui autour du règlement  zéro artificialisation nette donc le sol est   une ressource vraiment essentielle évidemment  pour produire. Mais de plus en plus on envisage  

Que le sol constitue également un puit de carbone  donc c’est un objet qui est extrêmement important   pour tous les agronomes et c’est un objet  aujourd’hui qui bénéficie des moyens d’observation   de l’espace pour le monitoring pour l’évaluation  en fait des capacités des sols à produire de  

La biomasse mais aussi à fixer du carbone donc  c’est l’objet dans auquel vont nous introduire   Éric et Mathieu qui ont produit en fait des  méthodes qui sont les méthodes de référence   au niveau international sur ces questions  et donc c’est à la fois un progrès très  

Important dans la connaissance associant des  connaissances de la physique et des connaissances   agronomiques donc on a là des connaissances.  Voilà la production de connaissance de   premier niveau au niveau international ce sont  aussi des connaissances qui sont extrêmement   importantes en appui aux politiques publiques  puisqu’aujourd’hui cette question de fixation  

Du carbone dans les sols est une question  qui est intégré aux politiques agricoles.   Voilà merci beaucoup à tout le monde merci  spécialement à Mathieu et à Éric de nous faire   l’honneur d’être présent avec nous et puis merci  à toute l’équipe com Nadia et Sandra en premier  

Lieu pour l’organisation de ces séances sciences  pour tous voilà on vous écoute avec attention. Voilà est-ce que c’est mieux maintenant ah là  c’est parfait très bien super ok donc je disais   merci Pierre-Benoit d’avoir introduit le propos  et puis on voulait remercier l’équipe de com et le  

Centre de manière générale de nous accueillir pour  ce séminaire et je disais on était très content   avec Mathieu c’est la première fois qu’on fait  qu’on anime un séminaire ensemble et donc voilà   on va vous parler voilà des travaux qui sont faits  pas très loin d’ici au Centre d’études spatial de  

La biosphère et en collaboration avec différents  instituts notamment avec AGIR, je vois Julie qui   est là et d’autres collègues donc ce qui concerne  voilà c’est comment on combine donnée satellite   modélisation pour pouvoir cartographier les  cultures les pratiques et aller jusqu’à des  

Estimations de bilan carbone sur les grandes  cultures. Alors pour démarrer voyons si j’arrive   voilà un peu un contexte un peu introductif  large on est dans un contexte de changement   globaux avec des émissions tropiques qui sont lié  à l’utilisation de combustible fossile et puis à  

Des changements d’occupation du sol qui entraîne  une accumulation de gaz CO2 dans l’atmosphère et   on voit que dans ce système-là il y a quand même  des pools très importants de carbone présents sous   forme de matière organique dans les sols même  plus que dans la végétation ça correspond à  

2500 giga tonnes et donc cette matière organique  ce sont des débris plus ou moins décomposés de   feuilles de tiges de racines avec différentes  formes de matière organique associée plus ou moins   avec les fractions minérales du sol les éléments  minéraux mais il y a une très forte variabilité  

Spatiale de ces stocks comme on peut le voir sur  la figure en bas à droite avec une variation des   stocks sur la couche 30 cm et aussi on voit que  cette variabilité spatiale elle est fortement   liée au type d’occupation du sol avec des stocks  très importants au niveau des tourbières plus  

Important qu’en prairie en forêt et là où on en a  le moins au final c’est au niveau des parcelles de   grandes culture. On va essayer de comprendre un  peu pourquoi et quand on s’intéresse justement à   l’effet des changements d’usage des terres euh on  se rend compte qu’il y a des changements d’usage  

Quand on va de prairies vers les cultures ou de  forêts vers les cultures ça entraîne un déstockage   très important de carbone au niveau des sols et  c’est notamment lié au fait que sur les systèmes   de grande culture il y a de manière récurrente des  périodes sans végétation avec du sol nu qui fait  

Que décomposer émettre du CO2 décomposer de la  matière organique et c’est lié aussi au fait qu’on   exporte très régulièrement de la biomasse et qu’on  en incorpore moins que dans les autres systèmes   pour réalimenter le sol en matière organique alors  sauf que ces types de travaux ils sont réalisés  

Sur la base d’approches de type inventaire et on  a besoin voilà de savoir un petit peu mieux quels   sont les moyens de remettre du carbone dans les  sols agricoles à quel endroit de quelle manière  

Et donc suite à la COP 21 il y a eu le lancement  d’initiatives 4 pour 1000 qui visait à accroître   les stocks de carbone organique dans les sols et  avec cette idée que si on augmentait ses stocks de  

0,4 % par an soit 4 pour 1000 cela permettrait  de compenser les émissions annuelles globales de   CO2 et ça a d’autres intérêts que l’aspect climat  c’est que ça permet aussi d’accroître la fertilité   des sols et d’augmenter la résilience des cultures  aux extrêmes climatiques la question c’est comment  

On peut le faire et où et donc c’est dans ce  contexte qu’il y a eu quelques années l’expertise   nationale « stocker du carbone dans les sols  français quel potentiel à quel coût ? » qui a été   coordonné par INRAE et c’est une étude à laquelle  j’ai participé et Julie a produit énormément de  

Résultats pour les collègues d’agir pour cette  étude là en utilisant notamment des statistiques   nationales relatives aux pratiques agricoles  à partir de données Agreste l’utilisation   du modèle STICS et l’application de différents  scénaris de modélisation et cette étude a montré  

Notamment qu’il y avait un potentiel de stockage  additionnel de carbone de l’ordre de 5,8 millions   de tonnes de carbone par an dans la couche de sol  entre 0 et 30 cm ça c’est en considérant que dans  

La référence dans la ligne de base il y avait déjà  des couverts intermédiaires qui étaient censé être   présent à cause notamment des directives nitrates  et si on regarde les choses un peu différemment   en considérant qu’il y avait aucun couvert  initialement ça permettrait l’effet couvert de  

Stocker 8,6 millions de tonnes de carbone par  an et donc ça représente voilà un levier très   significatif de stockage de carbone additionnel et  avec une augmentation annuelle d’à peu près 5,2 %   par an des stocks de carbone dans les terres  cultivées en considérant qu’il y avait des  

Couverts dans la ligne de base et en considérant  qu’il y en n’avait pas on est aux alentours de   8 % et donc 62 % de cet effet est pour être  lié à l’introduction enfin au développement   à l’extension des cultures intermédiaires  les prairies ont aussi un petit potentiel  

De stockage de carbone additionnel et donc ce  potentiel on voit qu’il se trouve principalement   au niveau des sols de grande culture parce  qu’ils sont très appauvris en matière organique   et ça c’est lié aux pratiques qui sont menées  dans l’agriculture intensive depuis plusieurs  

Décennies. La question c’est qu’enfin le problème  c’est que voilà, là on s’est basé sur les travaux   de modélisation sur des enquêtes relatives aux  pratiques culturelles mais dans la réalité les   choses sont plus complexes que ça et on a du  mal en fait à avoir une vision vraiment claire  

Objective du niveau d’adoption des pratiques  agroécologiques notamment celles qui permettent   de stocker du carbone dans les sols et on a encore  plus de mal à évaluer réellement sur le terrain   l’efficacité de mise en œuvre de ces pratiques  et donc là j’ai représenté sous forme de cette  

Figure un petit peu de vision de l’agriculture  conventionnelle et puis une agriculture avec   des pratiques agroécologiques type non labour  diversification des cultures couvert intermédiaire   agroforesterie qui peuvent contribuer à stocker  du carbone la question c’est où est-ce qu’on en   est réellement aujourd’hui dans tel et tel  territoire et quel est l’impact d’un point  

De vue stockage carbone et on se rend compte que  en fait on manque vraiment d’outils de diagnostic   pour dresser un état des lieux concernant la  mise en œuvre ou non de ces pratiques et leur   efficacité d’un point de vue stockage carbone et  autres services écosystémiques et donc c’est à ça  

Qu’on essaie de répondre au Cesbio notamment avec  Mathieu et on va illustrer par différents exemples   en quoi les images satellites sont utiles peuvent  être utilisés dans le contexte de l’agriculture   et notamment pour mieux quantifier l’impact des  pratiques sur le stockage de carbone et donc là un  

Exemple que vous voyez sur la figure de gauche de  développement ou d’hétérogénéité de développement   des cultures intermédiaires au sein d’une parcelle  qui est situé pas loin d’ici dans le Gers sur   la ferme de Bézéril, sur la ferme de Villeneuve  pardon à Bézéril et on voit la parcelle au centre  

À différentes dates c’est des acquisitions avec  le satellite SPOT les satellites spot 4 et 5 en   2012 on voit cette parcelle au centre quand elle  est bleue c’est que c’est du sol nu et quand on  

Voit du rouge ou du rose ça correspond au zone où  il y a des couverts intermédiaires des cultures   intermédiaires qui se développent et on voit  bien que la totalité de la parcelle a été semée   elle a un niveau de développement qui est enfin un  développement très hétérogène et donc si on simule  

L’effet découvert d’un point de vue production de  biomasse et impact sur le carbone du sol avec un   modèle agronomique classique en fait lui il va  considérer que tout s’est développé de manière   homogène sur la parcelle et en fait on voit que  c’est pas le cas et on avait fait des travaux  

Dans le cadre de « Bagages » à droite le projet «  Bagages » sur un ensemble de zones là situées dans   le Sud-Ouest entre Foix en gros et Pau à partir  d’images satellites sentinelle dont Mathieu nous   parlera un peu plus juste après et on voit sur  cet exercice de cartographie de classification  

L’occupation du sol que en bleu on a des couverts  intermédiaires divers type CIPAN piège à nitrate   qui se développe de manière très hétérogène idem  pour les couverts estivaux et donc en fait si on   regarde ça d’un point de vue biomasse on se rend  compte à partir de prélèvement de terrain fait  

Par une coopérative là c’est les collègues d’Agro  d’Oc et par Nataïs qu’on peut avoir d’une parcelle   à l’autre un facteur 10 dans les biomasses qui  ont été produites et ce pour un même type de   couvert c’est à dire des féveroles donc on a un  souci c’est d’arriver correctement à quantifier  

La biomasse qui est produite et comment ça va  impacter le carbone du sol et pour ça on va   avoir besoin de s’appuyer sur une combinaison  d’imagerie satellite et de modélisation alors   je te passe la parole à ce niveau-là Mathieu. Merci Eric et donc je résume ce que vient de dire  

Eric pour essayer d’analyser les stocks de carbone  dans les sols il faut savoir où sont les cultures   il faut savoir les pratiques qu’il y a dans ces  cultures notamment les couverts intermédiaires   et si on veut bien analyser ses effets il faut  essayer d’arriver à apprécier l’hétérogénéité  

Intra parcellaire des intercultures donc  ce que je vais essayer de vous présenter   là c’est comment l’imagerie satellitaire peut  aider à retrouver ces informations à l’échelle   nationale donc à l’échelle de la France voire plus  si besoin donc les satellites vous connaissez sont  

Des objets qui sont en orbite autour de la Terre  sur ces satellites on peut avoir des capteurs des   appareils photos qui vont prendre des images de la  Terre et qui vont renseigner et bien l’état déjà  

Qu’est-ce qu’il y a la surface de la Terre et puis  dans quel état c’est et qu’est-ce que c’est que   qu’on peut retrouver à la surface on a différent  types de satellites je vais pas rentrer trop dans   les détails on a des satellites plutôt optiques  qui vont mesurer des choses qu’on peut voir en  

Partie à l’œil nu et d’autres choses qu’on va voir  qui sont invisibles pour un œil humain et puis des   satellites de type radar qui vont travailler dans  des domaines de longueurs d’ondes différentes et   qui vont renseigner différemment sur l’état de la  surface qui vont plutôt renseigner sur l’humidité  

Sur la rugosité et est-ce que c’est texturé ou  pas quoi donc en combinant ces types d’information   voilà pour donner une idée de ce qu’on peut  mesurer on peut retrouver l’humidité des   sols, Eric a parlé de biomasse on peut retrouver  l’occupation des sols donc qu’est-ce qu’il y a sur  

La surface est-ce que c’est des cultures est-ce  que c’est de la forêt est-ce que c’est des zones   imperméabilisées du bâtiment etc. et en combinant  ces différents types d’information on va retrouver   une information qu’on va pouvoir utiliser pour  analyser les flux de CO2 voilà donc pour rentrer  

Un petit peu en détail pour essayer de fixer les  idées donc voilà on a l’exemple d’un satellite ici   c’est Sentinel 2 qui a été lancé en 2017 et qui va  prendre des photos dans le visible donc c’est ce  

Qui est représenté ici donc dans le visible c’est  ce que verrait notre œil c’est un capteur qui fait   l’acquisition dans le vert le rouge et le bleu ok  un satellite il peut aller un petit peu plus loin  

Il peut aller dans les domaines du proche et du  moyen infrarouge et on va voir après dans la slide   d’après que cette information là est notamment  très utile pour caractériser la végétation   son état et son évolution alors les satellites  Sentinel 2 c’est pas ce qu’on voit dans les films  

On voit pas le code du téléphone portable quand  je suis en train de le taper on a des résolution   un peu grossière assez élevé mais voilà on a une  résolution de 10 mètres ça veut dire que ce qu’on  

Voit au sol c’est un pixel un carré de 10 m/ 10 m  d’accord et par contre ce qui est très intéressant   c’est qu’on a une fréquence de revisite de 5 jours  donc la terre complète est mise à jour tous les 5  

Jours avec ce type de constellation donc la  France on a une acquisition tous les 5 jours   au-dessus d’INRAE on va le voir juste après un  petit problème c’est qu’on passe pas à travers les   nuages donc on peut avoir des zones des périodes  de l’année où on n’a pas d’information parce qu’il  

Y a des nuages parce qu’il y a des ombres et par  contre ce qui a été un véritable changement là en   2017 c’est que ces données elles sont gratuites  et elles sont accessibles à tous donc vous pouvez   les télécharger mais il faut quand même des  gros ordinateurs en tout cas les chercheurs  

Les industriels peuvent s’en servir pour mener  des travaux et accéder à ces données de manière   gratuite voilà un exemple d’image sentinelle 2  donc j’ai mis une succession d’images avec les   dates d’acquisition ici donc plus exactement  ce sont des synthèses mensuelles mais donc  

INRAE c’est ici là on est ici actuellement ça  ce sont les zones associées à INRAE donc ce   qui est vert c’est de la végétation ce qui est  orange marron c’est du sol nu et ce qu’on voit   donc on appelle ça une série temporelle parce  qu’on a une image plusieurs fois dans l’année  

Ce qu’on peut voir directement à l’œil nu déjà  c’est que c’est assez facile de se rendre compte   comment une parcelle va évoluer au fur à mesure  de l’année quand est-ce qu’il y a la levée quand  

Est-ce qu’il y a la fauche quand est-ce qu’il y a  le travail du sol etc. donc voilà ça évolue donc   ça c’est une image ce qu’on appelle couleur  naturelle rouge vert bleu c’est si j’étais   accroché au satellite c’est ce que je verrai moi  aussi avec mes yeux d’accord mais ce que j’ai dit  

Tout à l’heure c’est qu’on pourrait aller un petit  peu plus loin pour suivre l’état de des parcelles   ici donc vous voyez que là on peut localiser  les parcelles on peut suivre l’évolution et   on va voir qu’avec d’autres informations on peut  aller encore un petit peu plus loin donc je vais  

Essayer d’illustrer ça par une photo qui n’est  pas satellite mais dans les mêmes modalités ici   j’ai quatre plantes acquises en rouge vert bleu  donc par un appareil photo par exemple est-ce que   là si je vous dis il y a une plante qui pourrait  être arrosée ou qui n’est pas vraiment comme les  

Autres est-ce que ça vous saute aux yeux est-ce  que vous sauriez dire laquelle là parmi ces quatre   mais il y a quelque chose qui est différent des  autres alors j’entends la troisième j’entends  

Non il y en a qui disent celle-ci bon là il y  a un Lego mais ça on s’en fiche alors ce qu’on   va faire c’est qu’on va faire ce que fait le  satellite on va regarder bande spectrale par   bande spectrale ce que j’appelle une bande  spectrale c’est la bande du bleu la bande  

Du vert du rouge et on va regarder ce qui se passe  ensuite dans l’infrarouge alors dans le bleu c’est   normal après d’un point de vue visualisation  quand c’est blanc ça veut dire que l’objet   renvoie beaucoup de lumière dans la partie bleue  et quand c’est noir c’est qu’il absorbe cette  

Zone et absorbe la lumière quoi bleu donc dans  le rouge on voit pas de différence particulière   non plus dans le vert pardon dans le rouge non  plus donc là je ne peux pas conclure mais je   vais mettre dans le proche infrarouge donc notre  œil ne voit pas dans le proche infrarouge mais le  

Satellite si et là on voit que la troisième plante  en partant de la gauche pour moi et bien elle est   différente en fait c’est une plante en plastique  d’accord qu’est-ce qui change ben c’est que là on   a des vraies feuilles avec des pigments notamment  des pigments qui réalisent la photosynthèse et ces  

Pigments ils sont très visibles dans le proche  infrarouge quand la plante est en bonne santé et   quand c’est pas le cas quand c’est du plastique  c’est tout noir ça absorbe toute la lumière dans   le proche infrarouge c’est ce qui est illustré ici  alors je vais mettre la souris pour ceux qui sont  

En distantiel on voit ce qu’on voit ici tracé  ce qu’on appelle la courbe de réflectance c’est   comment le pigment de l’herbe ici puisque  c’est de l’herbe va réfléchir en fonction   de la longueur d’onde donc ce domaine-là ici  c’est le domaine du visible donc c’est ce qui  

Est vu par notre œil d’accord et vous voyez que  l’herbe réagit réfléchit le plus dans la zone   dans le vert dans ce qui correspond au vert ici  c’est pour ça qu’elle nous apparaît verte quand   on la regarde par contre quand on passe dans la  partie proche infrarouge donc qui est invisible  

Pour nous mais visible par les capteurs on  voit que là l’herbe réagit à une réflectance   qui augmente très fortement et ça c’est typique  de la végétation après la façon dont ça va varier   va nous renseigner sur l’état est-ce qu’il y a un  stress hydrique est-ce qu’il y a une maladie etc.  

Etc. ce qu’on voit c’est que le gazon artificiel  il est fait pour paraître vert pour notre œil mais   qu’ensuite il est totalement différent d’accord  et pour tous les autres objets non naturels on a   des comportements on appelle ça des comportements  radiométriques donc comment ils vont apparaître en  

Couleur ou dans le proche infrarouge et c’est ces  comportements radiométriques qu’on va suivre et   qui vont nous permettre de savoir qu’est-ce qu’on  regarde et comment ça évolue au cours du temps ok   donc un exemple de ce qu’on peut faire voilà pas  avec des plantes en pot mais avec la France par  

Exemple ça c’est une cartographie de l’occupation  des sols qui est produite au Cesbio depuis 2016   et puis sous cette forme là depuis 2018 donc on  a pris des images là comme tout à l’heure d’INRAE   qu’on a vu là qui sont disponibles pour toute la  France bon ça c’est gros c’est plusieurs terras  

De données et puis on fait une analyse de type  bon on va dire le mot actuellement intelligence   artificielle mais voilà pour trouver comment  associer en regardant ces séries temporelles   associées à des classes d’occupation des sols donc  il y a différentes classes urbaines des classes de  

Cultures principalement les grandes cultures et  puis différents types de forêts etc. etc. et donc   on est capable de produire une carte statique  pour une année donnée de cette occupation des   sols et on est capable de la mettre à jour très  rapidement alors ce qui est marqué là ça c’est  

Pour Eric c’est une carte statique dans le sens  où sur une parcelle on va mettre on va classer   la culture principale est-ce que c’est du maïs  est-ce que c’est des céréales etc. par contre   tout ce qui va se passer entre pour l’instant  on n’est pas capable de le produire de manière  

Régulière comme ça a été fait là quoi alors je  montre un zoom autour de Toulouse là vous avez la   forêt de Bouconne vous avez le centre urbain bon  voilà ce qu’on obtient donc ça c’est une première   sous information issue du satellite pour aller  récupérer le parcellaire agricole par exemple  

Si on a pas si on peut pas attendre le RPG le  registre parcellaire graphique donc là on a où   sont les cultures où sont les principales grandes  cultures alors ce qui nous intéresse quand même   pour la partie carbone organique des sols c’est de  savoir qu’est-ce qui va se passer entre les deux  

Grandes cultures donc là il y a des travaux qui  ont déjà été fait pour essayer de voir qu’est-ce   qui se passe comment classer les différents types  d’intercultures donc ça c’est des travaux qui ont   été aussi fait au Cesbio avec Carma qui est une  entreprise à Rennes donc ça on est capable de  

Le faire une fois mais on n’est pas actuellement  capable de le faire régulièrement et ce dont on   a besoin c’est de pouvoir le faire régulièrement  un autre type d’information qu’on peut retrouver   à partir de nos images de satellite ici c’est la  diversité taxonomique dans les prairies diversité  

Taxonomique c’est la diversité en fleur qu’on peut  s’attendre à retrouver dans une parcelle agricole   dans une prairie pardon autour des parcelles  agricoles donc ça c’est pas le nombre d’espèces   différentes c’est plutôt la quantité d’espèces  différentes qu’il y a dans cette prairie là et  

C’est des choses qu’on peut relier à des services  écosystémiques comme les pollinisations ou le   contrôle des ravageurs par exemple autre type  d’information qu’on arrive à faire à grande   échelle là par contre c’est caractériser les dates  de fauche quand est-ce que les prairies de fauche  

Sont fauchées est-ce qu’on est plutôt en friche  précoce on va dire standard ou friche tardive ça   c’est les informations qui sont importantes pour  savoir notamment pour tout ce qui est question de   biodiversité pour les oiseaux qui vont faire leur  nid dans les prairies est-ce que la fauche a été  

Assez tardive pour permettre la reproduction de  ces oiseaux quoi tous ces résultats ont la même   approche on prend les séries satellites d’images  on prend une année deux années en fonction de ce   qu’on a besoin et ensuite on essaie de trouver  un algorithme qui à partir de ce qu’on a vu nous  

Prédit ces informations maintenant on va passer  sur le côté dynamique qui nous intéresse un peu   plus avec Eric c’est là je vous ai montré des  cartes donc c’est des prédictions à un instant   donné à une année sur une année par exemple ou  sur une période ce qui nous intéresse un peu  

Plus pour la partie carbone c’est comment les  couverts vont évoluer au sein de l’année donc   là ce qu’on commence à faire et ce qu’ensuite  Eric nous parlera c’est bon voilà la zone de   Toulouse qu’est-ce qu’est-ce qui s’est passé pour  ces parcelles comment elles ont été gérées sur  

Une année on commence à développer des indices  donc je vais expliquer ce que c’est là ce qu’on   appelle le couvert végétatif annuel moyen  c’est-à-dire sur une année alors une année   académique janvier décembre ou une année plutôt  agronomique septembre octobre septembre août  

Pardon quelle est la disponibilité en biomasse  ou quelle est la végétation moyenne sur une année   donc là ce qu’on voit plus c’est jaune plus il  y a de la végétation on va dire sur une année  

Et plus c’est bleu moins il y a de végétation ou  c’est même pas de la végétation du tout là pour la   Garonne c’est pas de l’eau quoi donc ce qu’on voit  c’est que principalement les forêts c’est là où  

Il y a le plus de végétation sur l’année et après  on voit qu’il y a quand même des différences pour   chaque parcelle agricole en fonction de ce qui  a été planté et de comment elles ont été gérées  

Sur l’année bon je vais montrer d’autres résultats  ça c’est alors ça se voit pas bien je suis désolé   c’est marqué là couvert végétatif annuel minimal  alors ça c’est important c’est-à-dire quelle est   la valeur minimale en terme de végétation qu’on a  pu observer sur ces zones-là bon sur les forêts ça  

Bouge pas beaucoup c’est toujours élevé par contre  sur les parcelles agricoles il y a souvent des   périodes et c’est là où Eric va revenir dessus  où on a pas de végétation on a du sol nu sur  

Des périodes plus ou moins longues et ça peut se  quantifier à l’aide des séries satellites et donc   là c’est le couvert végétatif maximal c’est-à-dire  quel a été le maximum de biomasse en simplifiant   qu’on a pu observer sur une année complète alors  pour revenir au carbone ce qu’avait dit Eric il  

Faut savoir où sont les grandes cultures  puisque c’est là que le potentiel est le plus   important on peut utiliser RPG ou on peut utiliser  la carte que je vous ai montré tout à l’heure le   COS OZO déjà pour localiser ces parcelles ensuite  ce qu’on va essayer de faire c’est prendre cette  

Réflectance donc là l’état des parcelles et puis  voir comment elles évoluent au cours de l’année et   quelque chose qui est important c’est de savoir  est-ce qu’il y a un couvert ou est-ce que c’est  

Du sol nu alors ce qu’on a fait ce qui a été fait  avec Eric c’était de regarder ce qu’on a un indice   spectral donc c’est une combinaison de couleurs  que je vous ai montré et cet indice plus il est  

Proche de un plus il y a de la végétation plus il  y a de la biomasse et plus il est proche de zéro   c’est pas de la végétation c’est du sol nu de  l’eau ou autre ok donc en regardant cette série  

De valeurs sur une année donc les croix c’est les  acquisitions sans nuage de notre satellite et bien   voilà en prenant un seuil qui va dépendre de là où  on se trouve et du type de culture on va décider  

Au-dessus de ce seuil c’est du couvert en dessous  de ce seuil c’est pas du couvert voilà ensuite on   va compter et on va pouvoir fournir des cartes qui  vont nous renseigner sur la durée de couverture   du sol sur la période considérée une fois qu’on  a cette carte là c’est là que les modélisateurs  

Entrent en jeu et bien on a des relations on a  une formule qui nous permet de passer de la durée   de couverture à une estimation du flux annuel  de CO2 sur cette parcelle sur les différentes   parcelles donc cette modélisation a été faite sur  plusieurs sites en Europe donc on une relation qui  

Est linéaire on peut faire 200 jours de couverture  ça correspond à moins 400 unité je laisserai Eric   le dire voilà et donc ça c’est l’approche qu’on  a qui a été proposée pour caractériser ces flux   de CO2 à l’échelle de ce qui nous intéresse  ici en France mais on a aussi des résultats  

Sur le reste du monde donc pour résumer on a des  observations ces observations satellites nous   permettent de calculer la durée de couverture  de végétation sur les parcelles agricoles   et à partir de cette durée de couverture du sol on  peut estimer une carte des flux de CO2 donc est-ce  

Qu’il y a du stockage ou est-ce que on relargue du  CO2 sur la période considérée alors on a mis ça on   l’a développé dans le cadre du projet SOCCROP  et on a fait un premier prototype à l’échelle  

Nationale qui a utilisé la chaîne de développement  Iota 2 qui a été développée au Cesbio pour les   différentes cartes que je vous ai montrées  tout à l’heure et qu’on a réutilisées ici et   qui permet de produire avec l’aide du serveur du  centre de calcul pardon du CNES de produire cette  

Information à l’échelle nationale métropolitaine  plus Corse quoi on va dire alors ça c’est un peu   moins ma partie je vais essayer d’être clair  et si je dis des bêtises Eric tu me corrigeras   donc voilà un exemple de carte qui a été produit  donc tout ce qui est noir c’est pas du parcellaire  

Agricole c’est autre chose et tout ce qui est  coloré c’est cette estimation de flux de CO2 plus   on est rouge plus il y a du relargage de CO2 donc  c’est moins bien et plus c’est bleu et mieux enfin  

En tout cas plus la parcelle va stocker du carbone  sur la période considérée alors première fois que   ça a été produit à cette échelle-là ce qu’on peut  regarder déjà c’est qu’à l’échelle de la parcelle   il y a quand même des variations qui peuvent être  assez fortes c’est ce qu’a montré Eric tout à  

L’heure des fois ça lève pas de manière identique  dans toute la parcelle et donc on a cette   variabilité on peut l’observer avec les satellites  on ne voit pas de gradient nord- sud qui pourrait   être lié à la température au climat on va voir  que c’est peut-être plus lié aux pratiques en  

Fait donc on a cette estimation du flux on a  aussi les estimations d’incertitude mais ça nous   intéresse pas trop donc ça c’est une cartographie  des flux en fonction du type de de culture donc là   ce qui a marqué si j’ai bien compris c’est  qu’une surestimation de ces flux pour les  

Cultures d’hiver mais là pour cette estimation là  on n’a pas corrigé les effets de température qu’il   faudrait prendre en compte en hiver quand il fait  très froid la végétation se met en dormance aussi   quoi des stock moins de CO2 une dernière slide  il me semble sur cette pratique-là en tout cas  

Eric a essayé de comprendre ce qui se passait  on a une zone ici qui est en bleu qui stocke   beaucoup de CO2 à priori sur une année et si on  regarde le type de culture notamment pour le maïs  

C’est du maïs ensilage donc c’est un maïs qui est  fauché assez tôt et donc on pourrait s’attendre   à ce que du coup comme il est fauché tôt il  y a une grande période de sol nu et que donc  

La durée de couverture ici soit plus faible que  pour du maïs grain qui est fauché beaucoup plus   tardivement et que donc la parcelle a une durée de  couverture plus longue alors ça s’explique si je  

Dis pas de bêtises Eric ça s’explique parce que  sur ces zones là il y a des politiques de mise   en œuvre d’interculture justement et ce qu’on  observe bien avec cette carte là c’est que ça   se voit clairement sont mis en œuvre et ça permet  d’obtenir des durées de couverture beaucoup plus  

Longues que pour du maïs grain je sais pas s’il  a autre chose à dire sur cette carte là et je   te repasse la main pour la suite du projet merci  Mathieu et donc oui juste pour repartir de là on  

Voit qu’avec une approche très simple comme ça on  arrive vraiment à mettre en évidence l’impact des   pratiques et des types de culture comment ça a une  incidence sur les durées de couverture du sol et   donc potentiellement sur les flux de CO2 qui vont  être absorbés ou émis au niveau de la parcelle et  

On a fait un exercice en zoom un petit peu ici  autour de Chalons en Champagne avec deux petites   zones là autour de Chalon et à l’est de Chalon  et où il y a potentiellement les mêmes types  

De cultures sur ces deux zones et en fait quand  on regarde donc ça c’est des boîtes à moustache   alors ce que ça représente c’est pour chaque type  de culture la durée de couverture du sol plus ou  

Moins longue et donc exprimé ici en quantité de  CO2 émise ou absorbée on voit qu’autour de Chalons   toutes les cultures absorbent du CO2 en moyenne  mais certaines plus que d’autres comme notamment   les cultures diverses comme le colza ou le blé  alors que des cultures d’été comme le sorgo ont  

Des durées de développement courte et donc fixe  peu de CO2 et à l’est de Chalons pour ces mêmes   cultures ici le sorgo pomme de terre soja pois  on voit qu’on a des durées de couverture beaucoup  

Plus longue et donc ça fixe plus de CO2 sur  l’année et ça c’est vraiment lié pour le coup on a   pu vérifier avec les collègues sur le terrain à la  présence de couverts intermédiaires avant ou après  

Les cultures d’été qui vont contribuer à absorber  du CO2 et à produire de la biomasse qui sera après   enfouie dans le sol et donc ce qu’on a voulu faire  dans le cas du projet SOCCROP avec les collègues  

D’AGIR c’était comparé un petit peu les durées de  couverture du sol estimé par satellite avec les   scénarios de simulation qui avaient été utilisés  dans le cadre de l’expertise nationale « stocker   du carbone dans les sols français » etc. et  donc on a analysé les scénarios de simulation  

STICS qui considérait pour chaque type de rotation  culturale principale sur une zone sur une maille   de simulation là les petits carrés que vous voyez  les principales rotations et les principaux types   de sol à chaque fois il y a une simulation qui a  été faite en considérant qu’il y avait ou non des  

Couverts intermédiaires selon qu’on était dans  une zone qui l’impose par la directive nitrate   il y a d’autres scénarios qui ont été simulés  comme l’extension des cultures intermédiaires   et en fait on a regardé donc on a comparé le  scénario de base de cette étude-là qui est  

Censée représenter la réalité du terrain à partir  des enquêtes Agreste de 2010 on a comparé ça avec   ce qu’on voyait par satellite sur une période  plus récente puisque c’est sur la période sur   l’année 2019 donc on a comparé les résultats STICS  élaborés à partir des enquêtes Agreste de 2010 des  

Simulations faites sur 2010 2013 avec ce qu’on  voyait par satellite en 2019 et on compare donc   les durées de couverture du sol pour le blé tendre  ici le colza maïs grain maïs ensilage et tournesol  

Et on se rend compte qu’on a tendance dans la  réalité en tout cas en 2019 à avoir des durées   de couverture du sol qui sont plus longues que ce  qu’on a pu simuler avec STICS et donc ce qui veut  

Dire que soit on avait sous-estimé les durées  de couverture du sol ou la présence de couvert   intermédiaire dans les scénarios de simulation  soit que depuis les enquêtes Agreste de 2010 il   y a eu un développement réellement des cultures  intermédiaires sur les différents territoires  

Et d’un point de vue simulation des bilans  carbone ou des flux de CO2 on se rend compte   que systématiquement avec l’approche satellitaire  on fixe plus de CO2 pour ces différentes cultures   que ce qui a été simulé avec STICS et donc la  réalité on ne sait pas exactement ce qu’elle est,  

Il va falloir donc refaire ce travail d’analyse  en prenant les dernières données des enquêtes   culturales Agreste qui n’ont pas encore été  publiées qui aurait dû être publiées il y a   2 ans et qui vont nous permettre donc de comparer  l’année 2019 avec l’année 2019 euh donc simulation  

2019 avec l’observation STICS 2019 pour voir  si en fait le décalage entre la modélisation   STICS est-ce que notre approche basée sur la  télédétection est liée à une sous-estimation   de la durée de couverture du sol avec STICS ou si  c’est lié au fait qu’on surestime la fixation de  

CO2 par les cultures notamment comme l’évoquait  Mathieu juste avant pour les cultures d’hiver   parce que il y a des moments en hiver où il y a de  la végétation qui est présente mais elle peut être   peu active d’un point de vue photosynthèse si le  rayonnement solaire est faible et les températures  

Sont faibles et ça on ne le prenait pas en  compte jusque-là dans notre approche basée sur   le satellite avec cette approche empirique très  simple et donc on a testé cette approche là sur   différentes zones hors de la France ce que vous  voyez là Brésil États-Unis etc. et concrètement  

Les résultats de cette approche montrent qu’il  y a des zones sur lesquelles l’approche marche   mal parce qu’on voit là des sauts chaque carré là  ça correspond à une image sentinelle qui fait 110   par 110 km on voit des espèces d’escaliers comme  ça et ça c’est lié au fait qu’il y a certaines  

Zones où il y a eu plus d’images que d’autres et  donc où on a pu parfois sous-estimer la durée de   couverture du sol tout simplement parce qu’on  voyez pas la surface à cause des nuages il y a  

D’autres zones où on voit des hétérogénéités assez  marquées ici on est sur la péninsule ibérique et   ces hétérogénéités de durée de couverture du  sol et d’impact en terme de flux de CO2 sont   liées à la présence de zones irriguées ou  non comme on voit en vert ici sur la carte  

À droite en haut à droite et puis on a obtenu des  résultats intéressants aussi au Brésil où on voit   des gradients non c’est pas au Brésil ça pardon  c’est une erreur c’est en Australie on voit un  

Gradient nord- sud avec des zones plus humides ici  qui ont des durées de couverture plus longues qui   fixent plus de CO2 vers l’intérieur des terres  et on voit de la même manière des gradients aux   États-Unis sur la Corn Belt qui sont liés à des  gradients climatiques ceci dit voilà ces approches  

Elles sont très simples très simplistes elles ont  été développées initialement dans un contexte pour   la PAC pour la politique agricole commune parce  que les agences de paiement nous demandaient   d’avoir une première méthode qui permette de  quantifier l’effet des pratiques sur un indicateur  

Qui se rapproche du bilan carbone mais qui est pas  le bilan carbone et on l’a étendu voilà à d’autres   territoires dans le cadre du projet SOCCROP mais  en réalité voilà ce qu’on cherche à quand même   à quantifier c’est le bilan carbone réel d’une  parcelle et qu’est-ce que ça représente le bilan  

Carbone ça représente un gain ou une paire de  carbone au niveau du sol entre deux dates donc   au début à la fin d’une rotation culturale ou au  début à la fin d’une année culturale et donc pour   ça on peut s’ appuyer sur deux types d’approches  d’abord des mesures directes des variations de  

Stock de carbone dans le sol donc on va faire des  trous dans le sol avec des tarières on analyse les   échantillons problème c’est que pour mesurer ça  à l’échelle d’une parcelle ça nécessite un très   grand nombre d’échantillons c’est très coûteux et  faudrait entre 25 et 75 échantillons par hectare  

Pour arriver à détecter par exemple l’effet  d’un couvert intermédiaire donc c’est beaucoup   trop coûteux pour mettre ça en place y compris ne  serait-ce qu’à l’échelle d’une exploitation donc   qui a des travaux de modélisation comme ceux que  dont je vous ai parlé précédemment avec STICS qui  

Peuvent être mis en place ou d’autres approches  qu’on appelle de comptabilité des entrées et   des sorties de carbone entre la parcelle et  son environnement et donc le bilan carbone   en fait ça comptabilise tous les flux alors qui  rentrent et qui sortent de ce système-là de la  

Boîte verte les flux de CO2 échangés donc entre  la parcelle et l’atmosphère via la photosynthèse   la respiration de la plante ou la décomposition  de la matière organique du sol et puis les flux   latéraux de carbone ce qu’on exporte au moment  de la récolte et ce qu’on apporte sous forme  

D’amendement organique et donc les bilan carbone  on peut les modéliser on peut les mesurer aussi   sur le terrain à partir de dispositifs comme  les tours à flux qui permettent de mesurer   ses flux de CO2 avec la parcelle et pour aller  jusqu’au calcul de bilan carbone on a besoin des  

Données agriculteurs concernant la récolte et les  amendements organiques et puis un petit problème   à droite nous on va pas s’intéresser au bilan  gaz à effet de serre qui prennent en compte en   plus les autres émissions comme le protoxyde  d’azote et puis les émissions les opérations  

Techniques et donc on se focalise sur le bilan  carbone qui dans cette figure-là représente la   barre rouge qui est conditionnée principalement  ici par dans cet exemple par deux termes ce qui   est fixé au terme de CO2 par la parcelle ce qui va  être exporté au moment de la récolte et de temps  

En temps on a aussi des amendements organiques sur  cette parcelle il n’y en avait pas cette année-là   mais c’est ce qui conditionne le plus les bilans  carbone ainsi que les bilans gaz à effet de serre  

Parce que le bilan gaz à effet de serre c’est le  bilan carbone auquel on vient ajouter les termes   associés au aux émissions des opérations technique  et aux émissions de N2O pour obtenir ici le bilan   gaz et donc nous on va se focaliser sur le bilan  carbone qui représente la variation de stock de  

Carbone dans le sol et on va se focaliser sur  les termes qui permettent de calculer les bilan   carbone donc le flux de CO2 le grain exporté et  quand il y en a des amendements organique alors il   y a plein de méthodes qui existent pour modéliser  estimer les bilans carbones et souvent c’est le  

Cas notamment de la méthode label bas carbone qui  a été publiée par le ministère ça s’appuie sur des   approches de modélisation qui sont très je dirais  même parfois trop axées sur le fonctionnement du   sol uniquement et pour le démontrer je vais vous  montrer voilà l’exemple du modèle AMG qui est très  

Utilisé dans le cadre du label bas carbone qui est  un dispositif qui vise à financer les agriculteurs   par rapport aux pratiques qu’ils mettent en  œuvre et qui permettent de stocker du carbone et   donc ce modèle là il utilise comme information en  entrée des données relatives aux pratiques labour  

Amendement organique relatif irrigation je l’ai  pas mis relative aux biomasses qui sont produites   et enfouies dans le sol des données climatiques  des informations sur les propriétés de sol sa   texture sa teneur initiale en matière organique  le problème c’est que dans ces données d’entrée  

Il y en a certaines qui sont très hétérogènes  au niveau spatial et donc ça génère énormément   d’incertitudes sur les simulations du modèle et  juste pour l’illustrer donc je rappelle là ce   résultat-là où on voit une très forte variabilité  sur les biomasses de culture intermédiaire au  

Sein d’un réseau d’agriculteurs et donc la  télédétection elle permet de cartographier   on va voir après ces biomasses de couvert  intermédiaire de voir sur quelle parcelle et   à quel endroit de la parcelle on va apporter plus  ou moins de biomasse et comment ça peut impacter  

Le stockage de carbone et puis la détection  peut aussi apporter une information sur les   propriétés de sol ici on voit un exemple là de  travail qu’on a fait avec Emmanuelle Vaudour   qui permet de cartographier les teneurs du sol  ou les concentrations en matière organique à la  

Surface du sol alors attention le satellite va  vous permettre de voir la surface donc d’estimer   la teneur en matière organique mais va pas  vous permettre de quantifier le stock parce   que c’est pas parce que vous voyez une certaine  concentration à la surface qu’elle va être la  

Même sur l’ensemble du profil de sol et en fait  on voit généralement qu’il y a une variabilité   forte de la teneur en matière organique en  fonction de la profondeur du sol donc c’est   une information qui peut être utilisée en entrée  des modèles mais qui permet pas de quantifier le  

Stock et encore moins des variations de stock  de carbone dans le sol en revanche voilà il y   a différents cadres méthodologiques qui ont été  proposés pour évaluer les bilans carbone je vais   pas décrire ces différents cadres méthodologiques  mais c’est juste pour dire que voilà dans le cas  

Du label bas carbone on a un outil seul qui est  proposé et il faut lui fournir les informations   que j’ai listé en entrée mais on se rend compte  qu’une des faiblesses de cette approche-là label   bas carbone c’est que notamment on n’a pas  d’information objective et précise sur les  

Entrées de carbone dans le sol et c’est pour ça  qu’il y a différents consortium internationaux   qui nous ont proposé des alternatives ou d’autres  approches méthodologiques pour quantifier ces flux   CO2 ces biomasses et ces variations de stock de  carbone dans le sol et donc nous dans le cadre  

Du projet NIVA on avait proposé différents  outils différentes approches méthodologiques   pour produire des indicateurs carbone pour la PAC  notamment qui s’appuie sur la méthode empirique   que qu’on vous a présenté juste avant pour  produire les cartes de flux de CO2 à l’échelle  

Nationale et sur certains endroits ailleurs  dans le monde et sur un autre outil qui est   la chaîne AgriCarbon-EO dont je vais vous parler  juste après et on a proposé récemment un nouveau   cadre méthodologique harmonisé pour faire ce qu’on  appelle du monitoring reporting et vérification  

C’est-à-dire du suivi des stocks de carbone dans  le sol qui puissent être harmonisé ça veut dire   utilisable dans différents contextes d’application  pour les contextes relatifs à la politique   agricole commune relatif au marché volontaire  du carbone ou aux compensations des émissions  

Au sein des filières de production agricole ou  dans le cadre même des inventaires nationaux et   donc toutes ces différentes méthodologies que j’ai  présenté là et sur cette diapo là à chaque fois   venir la télédétection on le voit ici là Earth  observation à différents niveaux dans le processus  

De monitoring de reporting et de vérification à  la fois pour produire des informations spatiales   concernant les pratiques culturales ce qu’a  illustré tout à l’heure Mathieu ça produit   des informations aussi pour l’occupation du sol  mais il faut savoir que même dans les données  

Météorologiques sont utilisées en entrée de ces  modèles-là il y a de la donnée spatiale la donnée   satellite qui permet de produire des cartes  de température ou de pluie qui sont utilisées   ensuite dans les modèles et la télédétection et  aussi utilisée dans le processus de vérification  

Des actions qui sont censées être mises en œuvre  par les agriculteurs pour stocker du carbone et   on a plusieurs approches de modélisation qui  vont être mobilisées dans le volet monitoring   c’est-à-dire mesure de l’évolution des stocks  de carbone dans le sol je vais illustrer ça  

Concrètement avec un modèle qu’on a développé  au Cesbio on a commencé à développer il y a   une dizaine d’années le modèle SAFY CO2 et alors  c’est un modèle agronomique beaucoup plus simple   que des modèles comme STICS qui sont utilisés ici  qui étaient utilisés dans l’expertise nationale 4  

Pour 1000 et c’est volontairement plus simple  parce qu’en fait on va utiliser le satellite   pour contraindre le modèle à reproduire ce qui  est vu par le satellite en terme de dynamique   de carte de dynamique de surface de végétation  surface foliaire donc il utilise en entrée des  

Cartes de culture des données climatiques et des  cartes de propriétés de sol et le modèle va en   aveugle simuler des surfaces de feuilles par des  mètres carré de feuille par mètre carré de sol   et on va comparer avec ce qui est vu à partir du  satellite et en comparant les deux la simulation  

Initiale et ce qui est vu par satellite on va  obliger le modèle à reproduire donc les points   rouges les observations satellites et à le faire  converger vers ces observations pour qu’il simule   correctement tout ce qui est flux d’eau de CO2  les biomasses les rendements et on a différentes  

Stratégies de validation pour chaque type de  sortie du modèle plus récemment on a couplé en   modèle sol au modèle SAFY CO2 on l’avait pas fait  plutôt parce qu’en fait ça ne présente un intérêt   que quand on a une information réellement précise  sur les propriétés de sol à l’échelle d’une  

Parcelle c’est quand il y a eu des prélèvements de  sol qui ont été faits sur ces parcelles là quand   on utilise des données des cartes de propriétés  de sol comme SoilGrids en entrée il y a trop   d’incertitude sur les textures les teneurs en  matières organiques pour que ça apporte vraiment  

Une information utile fiable dans les simulations  de sol maintenant avec la mise en place du marché   volontaire du carbone typiquement on peut avoir  des accès à ces données de sol nu et ça devient   pertinent donc de faire un couplage avec un module  seul comme AMG je vais passer très vite sur ces  

Aspects validation on utilise des dispositifs de  tour à flux qui permettent de mesurer en continu   la photosynthèse la respiration de l’écosystème  c’est-à-dire des plantes et du sol et le flux   net de CO2 la résultante de la photosynthèse et  des respirations et on compare donc les mesures  

À ceux qui sont en rouge avec ce que simule le  modèle et on obtient de très bons résultats avec   une approche très simple de modélisation mais  qui est très contrainte parce qu’on voit avec   les satellites et c’est toute la force de cette  méthodologie là parce qu’elle n’a pas besoin  

Ou très peu de données en entrée relatives aux  pratiques on en a besoin uniquement pour pouvoir   aller jusqu’au calcul de bilan carbone et donc les  informations dont on a besoin c’est est-ce qu’il y   a eu des amendements organiques et est-ce que les  pailles ont été exportées ou non et cette approche  

Permet de simuler aussi d’estimer correctement  avec suffisamment de précision les rendements   pour qu’on puisse ensuite produire des cartes  ici c’est pour du tournesol des cartes de flux   net sur l’année de CO2 quantité de carbone récolté  et comme il n’y a pas d’amendement organique sur  

Cette zone là on peut directement passer au calcul  de bilan carbone et on peut même analyser sur ces   parcelles lesquelles ont eu des développements de  culture intermédiaire ou de repousse spontanée ou   de mauvaises herbes avant ou après le tournesol  il faut analyser l’impact de ces repousses sur les  

Flux annuels de CO2 et ça il n’y a qu’une approche  qui se base sur le satellite qui permet de faire   ça c’est une information sinon à laquelle vous  n’avez jamais accès pour faire de la modélisation   avec un modèle comme STICS, CRS ou d’autres et  donc c’est une approche qui est très intéressante  

Mais qui présentait quand même des limites  pour pouvoir faire une application à très large   échelle des méthodes de calibration du modèle  qui étaient trop basiques on va dire et puis   c’est une approche qui était pas éligible au label  bas carbone parce qu’il y avait pas de module seul  

Initialement maintenant c’est corrigé dans la  mesure où on a couplé avec SAFY-CO2 avec AMG et   donc pour pouvoir passer à une large échelle et à  haute résolution on a combiné récemment ce modèle   SAFY CO2 avec une méthode de calibration que je  ne vais pas expliquer aujourd’hui parce qu’elle  

Est beaucoup trop complexe d’accord et qui permet  donc d’intégrer dans une chaîne opérationnelle les   calculs donc ça télécharge toutes les données  en entrée ça simule les dynamiques de surface   foliaire ça introduit cette information avec  l’incertitude qui lui est associée dans le  

Modèle et la chaîne de traitement produit toutes  les cartes de variables qui nous intéressent avec   leurs incertitudes et ça permet du coup de faire  des simulations à 10 m de résolution à l’échelle   d’une zone de 110 par 110 km comme vous le voyez  là pour des blés c’est des flux nets annuels de  

CO2 pour les parcelles de blé sur la zone qui  est ici tout près à l’ouest de Toulouse et on   voit qu’au sein d’une même parcelle il peut y  avoir des hétérogénéités qui sont très fortes   de flux de CO2 qui sont liés aux hétérogénéités  de développement associé aux variabilités des  

Propriétés de sol je passe cette diapositive-là  et celle-là et donc juste pour dire qu’on avait   validé le modèle SAFY CO2 on a fait la même  chose avec la chaîne de traitement complète   qui est AgriCarbon-EO en terme de flux de CO2 en  terme de performance de simulation de biomasse  

Et de rendement et on a un papier qui vient  d’être accepté qui présente ses résultats et   on a utilisé exactement les mêmes paramètres qu’on  avait calibré validé sur la zone de Toulouse pour   faire des simulations sur un ensemble de parcelles  que vous voyez là sur les points jaunes situés en  

Europe c’est des sites qui sont équipés de  dispositifs de tours à flux similaire à ceux   qu’on a près de Toulouse et on voit que le modèle  avec le même jeu de paramétrisation est capable de   reproduire ces dynamiques de flux de manière très  correcte sur ces différents sites ainsi que les  

Biomasses aériennes produites et donc ça veut  dire que l’approche est vraiment transposable   à d’autres dans des contextes pédoclimatiques  très contrastés un autre cas d’application c’est   dans le cas du projet naturellement pop-corn  initialement l’entreprise Nataïs payait des   agriculteurs qui produisent du pop-corn pour  eux sur la base de ce qu’ils font des couverts  

Intermédiaires oui non alors verser une prime  l’année dernière on leur a fourni une méthode   assez simple qui permet d’estimer la biomasse des  couverts directement par satellite et donc depuis   ils payent les agriculteurs sur la base d’une  prime relative à la biomasse à la quantité de  

Biomasse produite et donc à l’impact que ça peut  avoir sur le stockage additionnel de carbone et   là on a adapté le modèle AgriCarbon-EO au maïs  pop-corn et au couvert intermédiaire pour pouvoir   estimer à l’échelle de leur réseau ceux sont les  parcelles rouges là et toutes les autres parcelles  

Bleues ceux sont d’autres parcelles de maïs sur  la zone on a pu estimer les biomasses analyser   les tendances en terme de production de biomasse  selon différentes années culturales et on se rend   compte que l’année 2019 était particulièrement  productive comparée à 2018 et on a pu valider  

Les estimations de biomasse de maïs et de couverts  intermédiaires et juste un mot sur les couverts   intermédiaires c’est beaucoup plus difficile comme  sujet à travailler que les cultures principales   parce que ça se développe en hiver là dans le  cas des féveroles il y a beaucoup de maladies  

En plus il y a des périodes d’ennuagement qui sont  importantes et donc avec du satellite uniquement   optique on voit qu’on arrive pas à atteindre des  précisions en terme d’estimation aussi élevé que   sur les autres cultures et c’est pour ça qu’on  va commencer à intégrer de la donnée radar qui  

Est insensible à la présence des nuages et qui  est sensible à la biomasse de la végétation je   passe ça et en faisant des exercices de  simulation en considérant la présence   réelle des couverts intermédiaires ou en les  ignorant on peut du coup simuler les flux de  

CO2 avec ou sans couvert calculer la différence  entre les deux simulations et analyser du coup   l’impact de la présence des couverts uniquement  sur les flux de CO2 et on se rend compte que   là on a une distribution de ces simulations qui  montrent qu’on a principalement des parcelles qui  

Avec de faibles développements de biomasse  et d’autres qui sont plus élevés donc on a   une distribution un peu bimodal mais ça peut  aller jusqu’à des productions de biomasse très   importantes de couvert qui impactent du coup les  flux de CO2 et le stockage carbone d’accord et  

Donc je finirai du coup sur ces exercices-là grâce  à ces approches on a pu produire des cartes de   biomasse de culture de couvert intermédiaire des  flux de CO2 etc. en combinant avec AgriCarbon-EO   des données d’itinéraire technique fourni par  les agriculteurs on peut produire une carte des  

Bilans carbone à haute résolution et on voit que  c’est important de faire d’aller jusque-là parce   qu’au sein d’une même parcelle on peut avoir des  zones qui stockent et d’autres qui déstockent du   carbone ce qu’on voit sur cet exemple là ce sont  des parcelles celles qui sont en jaune orange sont  

Des parcelles de blé cette année-là qui déstockent  du carbone et celles qui sont en vert ce sont des   parcelles de maïs pop-corn précédé d’un couvert  intermédiaire et on voit que sur cette parcelle   ici il y a des zones qui déstockent fortement  d’autres qui stockent fortement et donc si on  

Veut avoir une vision objective et dynamique de  ce qui se passe d’un point de vue du stockage   carbone il faut être à des résolutions élevées et  c’est indispensable parce que si on veut pouvoir   valider ces estimations là on peut définir un plan  d’échantillonnage c’est les points bleus qui est  

Optimal en terme de vérification de validation de  l’approche et en ayant un choix des emplacements   vraiment représentatifs des dynamiques à l’échelle  de l’exploitation avec peu d’échantillons et donc   on a un processus de validation qui est fiable et  à faible le coup par rapport à si on avait fait un  

Échantillonnage aléatoire voilà je passe ça ah oui  juste pour vous montrer on en est maintenant là   on fait des simulations à l’échelle de la France  avec le modèle AgriCarbon-EO là ce sont les blés  

En 2019 il y a un demi-milliard de pixels qui ont  été simulés et pour vous donner une idée une zone   de 110 par 110 km ça prend à peu près 4 heures  de temps de calcul sur les supers calculateurs  

Du CNES donc ça veut dire qu’on peut encore  optimiser un petit peu ça et ça rend possible de   faire des suivis à très haute résolution pour les  différentes cultures des flux de CO2 des biomasses   et des bilans carbone voilà je vais en rester  là pour pas déborder trop dans le temps voilà je  

Passe sur les perspectives de développement sur  les collaborations avec différents partenaires   entreprises qui sont intéressés par ces outils à  et juste pour finir voilà à partir de ces outils   là ils vont être utilisés dans le cadre d’un  service du consortium international de recherche  

Sur le carbone du sol qui a été lancé il y a  15 jours à Madrid qui est la suite du projet   ORCASA qui avait justement vocation à lancer à  initier ce consortium international de recherche   et donc ces outils à l’heure actuelle ils sont  vraiment considérés comme les plus avancés les  

Plus élaborés en terme d’approche pour faire du  monitoring du carbone dans différents contextes   que ce soit la politique agricole commune  le marché volontaire la compensation aussi   des filières et on espère voilà qu’ils ont un bel  avenir devant eux et merci pour votre attention.

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