Webinaire organisé le 19 octobre 2023 par l’agence de l’eau Rhin-Meuse en partenariat avec l’association Adopta. Les grands principes de la gestion durable et intégrée des eaux pluviales sont présentés et illustrés afin de découvrir les nouveaux modes de gestion sans tuyaux. A l’appui, des exemples concrets et locaux ont été présentés en particulier ceux de Colmar Agglomération (68).

Je suis heureux de vous accueillir au webinaire  consacré à la gestion durable et intégrée des   eaux pluviales. Je vous indique tout de suite que  deux autres webinaires sont prévus à l’initiative   de l’agence : le premier le 1er décembre sur  la récupération et la réutilisation des eaux  

De pluie dans les projets d’aménagement, et puis  le suivant le 1er février, qui sera ciblé sur les   routes départementales en traversée urbaine.  Donc aujourd’hui ce n’est pas notre premier   webinaire c’est même le 5e, donc on souhaitait  revenir sur le sujet de manière assez générale  

Pour permettre à ceux qui ne sont pas encore  familier avec cette approche, de la découvrir   ou de mieux la comprendre. Et puis aussi pour  vous présenter tout ce que l’Agence de l’eau   peut vous apporter à la fois comme financement,  mais déjà en termes de conseil d’accompagnement  

Avec notre prestataire qui est l’adopta. Donc la  séance d’aujourd’hui est destinée principalement   aux élus mais aussi à leurs services et à  ceux qui les conseillent. Donc vous verrez   que la GIEP comme on dit, présente de multiples  avantages surtout si elle est couplée avec de la  

Végétalisation. Donc c’est vraiment une approche  qui aujourd’hui est devenue incontournable dans   le cadre du changement climatique où il faut au  maximum stocker l’eau dans le sol, ce qui permet   aussi de lutter au mieux contre les risques  d’inondation qui sont liés aussi au changement  

Climatique. Il n’y a pas que la sécheresse  et puis donc vous verrez qu’elle présente   aussi des avantages financiers, donc dans cette  période d’inflation c’est tout aussi intéressant.   Voilà c’est néanmoins une présentation qui se veut  concrète donc on aura notamment un témoignage de  

La ville de de Colmar et donc aussi de de Monsieur  Duhal qui est chargé de mission à la Colmarienne   des eaux. Voilà je pense que ça vous permettra  d’échanger aussi sur des cas pratiques. On a de   multiples retours d’expérience donc on a vraiment  un panel d’exemples qui est tout à fait développé  

Et approprié. Voilà je vais céder la parole à  Nicolas Venandet et puis à Manon Hee en remerciant   tous ceux qui ont préparé ce webinaire et puis  en remerciant encore nos partenaires. Voilà,   bonne séance. Merci Christophe. Donc je vous  rappelle que ce webinaire est enregistré donc  

Vous pouvez si vous souhaitez éteindre votre  caméra pour discuter, on vous en informe et puis   l’avantage c’est que nous mettrons ces contenus  en ligne comme on l’a fait sur nos webinaires   précédents et donc on en reparlera à la fin.  C’est tout une base de données qu’on vous offre,  

Qu’on met à disposition avec des témoignage de  projets locaux comme l’a dit Christophe Leblanc   à l’instant. On va démarrer sans trop traîner, je  vous remercie de couper vos micros pour ceux qui   se connectent. L’ordre du jour effectivement c’est  le schéma qu’on reproduit classiquement sur les 20  

Interventions d’une demi-journée qu’on fait chaque  année au sein de collectivité. Depuis plusieurs   années en fait on fait ça, là on le fait un peu  plus accessible à tout le monde mais on fait ces   interventions dans des communautés de commune,  des parcs naturels des acteurs privés publics  

De l’aménagement et donc nous allons aborder  l’historique de la gestion de l’eau pluviale.   Ensuite les principes de la gestion intégrée donc  pour parler concrètement on va vous montrer par   des photos les exemples de ces solutions diverses,  il y a toujours une solution possible en fonction  

Du projet. Et puis on aura un retour d’expérience  très intéressant de l’agglomération de Colmar avec   l’intervention de Thomas Duhal pour la Colmarienne  des eaux, qui va expliquer un peu cette stratégie   qu’on développe à Colmar avec plusieurs entrées,  et puis qui vous qui vous annoncera une première  

Sur le bassin : je vais lui laisser la primeur  de cette annonce. Et puis à la fin on parlera   donc des aides techniques et financières pour  les projets que vous pouvez avoir chacun. Alors   le principe comme sur nos autres webinaires,  c’est que on peut prendre des questions dans  

Le chat et puis on y répond par bloc, en général à  la fin des chapitres, et puis à la fin s’il reste   du temps (il y en a de prévu aujourd’hui) nous  aurons un temps d’échange. Donc n’hésitez pas  

À poser vos questions, tout type de question,  au fur à mesure. L’Agence de l’eau est bien le   premier opérateur de l’État dans le domaine de  l’eau. On dispose d’un programme d’intervention   qui fait la part belle maintenant à ces solutions.  Là, on continue à aider des systèmes plus curatifs  

Pour la gestion de l’eau, mais on priorise  toujours ces actions qui se passent dans le   monde de l’aménagement et de la politique de la  ville. Voilà donc cette stratégie qui est en œuvre   depuis une dizaine d’années sur le bassin porte  ses fruits d’où les différents webinaires qu’on  

Peut voir et on parle aujourd’hui d’une stratégie  transversale qui s’appelle l’eau et la nature en   ville pour nous. Donc vous voyez quelques images  sur le slide suivant. Là il s’agit vraiment de   projets qui ont été accompagnés sur l’ensemble  du bassin Rhin-Meuse. Vous avez ici des exemples,  

Vous voyez des places de stationnement enherbées  ou non, mais perméable, vous voyez des voiries qui   ont été adaptées pour laisser couler l’eau, des  cours d’eau restaurés en ville, des parcs urbains   qui servent de tampon pour l’inondation qui en  même temps vont infiltrer l’eau mais aussi retenir  

Les éléments plus forts, des aménagements  en creux dans des quartiers très denses   ou des cours d’école. Voyez, on est à plus de  120 cours d’école aidées en en 2, 3 ans, ce sont   des systèmes qui sont en place, qui fonctionnent  et nous avons eu pas mal de témoignages d’élus,  

De techniciens ou de d’acteurs du monde privé  qui sont intervenus sur des exemples de ce type   qui avaient déjà subi des événements importants  et qui ont montré leur robustesse. Voilà donc ce   n’est plus à prouver pour nous mais on est  vraiment à votre disposition si vous avez  

Encore des questions là-dessus et j’espère que  cette intervention va vous permettre de voir   des choses concrètes au-delà des grands principes  sur l’adaptation au changement climatique. Donc je   vais laisser la parole à Manon Hee d’adopta  qui est notre prestataire agence de l’eau,  

Notre animatrice sur le bassin Rhin-Meuse pour  vous expliquer l’historique et puis là, la boîte   à outils de la gestion intégrée. Bon webinaire  ! Merci Nicolas pour ton introduction pour cette   partie historique de la gestion des eaux pluviales  et notamment, problématique actuelle. Donc pour  

Comprendre voilà pourquoi tout ça est venu  aujourd’hui donc on va faire un petit saut dans   le passé puisqu’il faut savoir que jusqu’ici nos  réseaux d’assainissement ont permis de gérer les   eaux usées et les eaux pluviales. C’est un système  qui a été mis en place au 19e siècle pour pouvoir  

Lutter contre ce qu’on appelait la problématique  de salubrité publique puisqu’avant cela, notamment   au Moyen-Âge comme on peut le voir ici, on n’avait  pas de système pour collecter les déchets et les   eaux usées, tout était directement envoyé dans les  rues, ce qui a été notamment à l’origine de très  

Grosses épidémies et de nombreux morts dans les  villes. C’est alors que va naître au 19e siècle   cette politique hygiéniste par exemple en même  temps qu’Haussmann a créé les grands boulevards   à Paris, on a l’ingénieur Belgrand qui est venu  créer les réseaux d’assainissement enterrés qu’on  

Appelle donc aujourd’hui réseaux unitaires,  qui vont pouvoir évacuer ces eaux le plus loin   possible de la ville. Vous avez également le  préfet Poubelle qui a créé le système de bac   et de tri des déchets. Donc on voit bien qu’on  évitait à l’époque d’infiltrer ces eaux usées et  

Ces eau pluviales pour ne pas polluer les puits  qui servaient d’alimentation en eau potable. On   a conçu tous ces systèmes d’assainissement qu’on  pourrait qualifier de classiques pour pallier une   problématique plutôt hygiéniste. Ensuite comme on  voit ici, on a créé les stations d’épuration pour  

Pouvoir répondre plutôt à une problématique  qualitative. Ensuite sont venus les réseaux   séparatifs pour pouvoir scinder les eaux usées et  les eaux pluviales. Aujourd’hui le problème c’est   qu’on fait le constat que toutes ces solutions,  qu’on appelle classiques, ont atteint leur   limite notamment à cause de plusieurs choses dont  notamment l’urbanisation et l’imperméabilisation  

Des sols qui augmentent, avec une aggravation  des phénomènes de ruissellement. Si vous   regardez donc les deux schémas que vous avez sur  la diapositive, on voit qu’en zone naturelle on a   10 % des précipitations qui ruissellent contre 55  % en milieu urbain et l’infiltration dans le sol  

Passe de 50 % en zones naturelles à seulement 15  % en ville. Donc on voit bien qu’on est confronté   à un assèchement des sols mais aussi donc à une  modification du cycle naturel de l’eau, et tout ça   va avoir pour conséquence d’aggraver entre autres  les phénomènes d’îlots de chaleur urbains. En plus  

De ces problématiques on va être confronté à  des problèmes d’inondation qui eux vont être   liés à une surcharge des systèmes d’assainissement  puisque cette surcharge va ensuite provoquer une   problématique qualitative. Par exemple si vous  avez des déversoirs d’orage qui sont surchargés,   ils vont déverser les effluents, donc les  mélanges d’eaux usées et d’eaux pluviales  

Vers le milieu naturel et on a donc une pollution  et une dégradation du milieu. Par la suite donc on   voit bien que tous ces systèmes qualifiés de  classiques, ont atteint leur limite et qu’il   faut aujourd’hui changer notre façon de gérer les  eaux pluviales et c’est là qu’on en vient ce que  

L’on appelle la gestion dite durable et intégré  des eaux pluviales. : alors on va voir ce qui   est justement cette gestion durable et intégrée  des eaux pluviales. Aujourd’hui on ne va plus   considérer l’eau pluviale comme un déchet mais  bien comme une richesse et une ressource qu’on  

Va directement valoriser au sein des villes et des  villages c’est-à-dire qu’on va chercher à garder   l’eau en surface pour pouvoir la mettre en scène  directement dans les aménagements. Alors qu’est-ce   que c’est concrètement cette gestion durable  et intégré des eaux pluviales ? On va gérer la  

Goutte d’eau en amont. C’est-à-dire le plus proche  possible du grand cycle naturel de l’eau et pour   cela on va l’infiltrer au plus près son point  de chute, c’est-à-dire là où elle va tomber.   Evidemment si le sol et la nappe le permettent  sinon on va venir tamponner c’est-à-dire qu’on  

Va stocker temporairement ces eaux de pluie pour  ensuite les rejeter à faible débit. Donc soit vers   le milieu naturel ou vraiment si impossibilité  vers le réseau d’assainissement et ce principe   de gestion durable et intégré des eaux pluviales,  on va évidemment l’appliquer pour tout nouveau  

Projet, c’est-à-dire pour toute urbanisation  nouvelle pour ne pas aggraver la situation,   mais on va aussi essayer de l’appliquer sur  l’urbanisation existante pour pouvoir justement   soulager les systèmes d’assainissement. Et dans  ces cas-là on va par exemple profiter d’opération   de renouvellement urbain pour déraccorder en même  temps des surfaces qui sont imperméabilisées. Vous  

Avez un certain nombre de bénéfices à la mise en  œuvre de cette gestion durable et intégrée des   eaux pluviales, on vous les a mis ici sur cette  diapositive. Premièrement comme je le disais juste   avant on va pouvoir diminuer les volumes rejetés  et donc les inondations en limitant tout ce qui  

Est rejet urbain en temps de pluie au niveau  des systèmes d’assainissement. On va ensuite   pouvoir recharger les nappes phréatiques grâce à  l’infiltration des eaux pluviales -pour rappel,   nappes qui sont nos ressources en eau potable- on  va également réhydrater les sols et les végétaux.  

Il faut savoir que si nos sols et nos végétaux  sont correctement hydratés on va pouvoir lutter   contre les phénomènes d’ilots de chaleur urbains  puisque pour pouvoir créer des ilots de fraîcheur,   il est vraiment indispensable que nos sols  et nos végétaux soient alimentés en eau  

Pour pouvoir évapotranspirer et en plus  donc de cette évapotranspiration on a   des végétaux qui souffrent beaucoup moins de la  sécheresse. On va ensuite favoriser évidemment la   biodiversité lorsque l’on aura recours à des  techniques dites végétalisées. On va pouvoir   créer entre autres des corridors écologiques  entre les différentes trames vertes et bleues,  

On aura une ville et des villages donc beaucoup  plus verts ce qui va permettre d’améliorer le   cadre de vie notamment avec un urbanisme qui  sera beaucoup plus apaisé. Et enfin on va pouvoir   générer des économies par rapport à une gestion  dite tout tuyau, une gestion classique. Alors pour  

Pouvoir mettre en œuvre cette gestion durable et  intégrée des eaux pluviales, vous avez un certain   nombre de grands principes qui sont importants.  Donc premièrement comme je le disais on va gérer   la goutte d’eau au plus près de son point de  chute, c’est-à-dire là où elle va tomber. On  

Ne va pas la concentrer en un point et l’enterrer,  mais on va plutôt chercher à la garder en surface   ensuite on va éviter de la faire ruisseler  puisqu’il faut savoir que le ruissellement est à  

L’origine à peu près de 80 à 85 % de la pollution  de la goutte d’eau, c’est-à-dire que plus votre   goutte d’eau va ruisseler plus elle va se charger  ensuite en élément polluant et elle va nécessiter   un traitement dans des ouvrages dédiés et en plus  coûteux. Ensuite on va éviter d’imperméabiliser,  

On verra juste après notamment avec la boîte  à outils qu’on peut minéraliser sans forcément   imperméabiliser on stocke et on gère sur place  et enfin, le dernier point qui est tout à fait   important dans la gestion durable des eaux  pluviales, c’est la multifonctionnalité.  

Aujourd’hui on ne crée plus d’ouvrage spécifique  à la gestion des eaux pluviales mais on donne à   minima deux fonctions, en même temps, sur un même  espace. Par exemple si une collectivité a une   volonté de créer des espaces verts en plus de leur  fonction première d’amélioration du cadre de vie,  

On va attribuer à ces espaces verts une deuxième  fonction de gestion des eaux pluviales donc une   fonction hydraulique. C’est la même chose  par exemple lors de la création d’un nouveau   lotissement. Vous pouvez lors de la création  de la voirie lui donner cette deuxième fonction  

De gestion des eaux pluviales, par exemple en  modifiant légèrement la constitution du corps   de chaussée, c’est-à-dire en créant du vide pour  pouvoir justement gérer les eaux pluviales en plus   de la fonction mécanique première de faire  circuler des véhicules. Donc cette notion de  

Multifonctionnalité est tout à fait importante  en gestion intégrée des eaux pluviales et on   verra notamment lors du déroulement de la  boîte à outils que certaines techniques,   notamment les techniques grises, n’ont pas recours  à cette multifonctionnalité notamment pour le puit  

D’infiltration qui est un ouvrage monofonctionnel  qui ne sert qu’à gérer les eaux pluviales. Alors   justement donc on en vient à cette boîte à outils  des solutions techniques qu’on va utiliser pour   appliquer la gestion durable et intégrée des  eaux pluviales. Cette boîte à outils on peut  

La classer en trois grandes catégories : vous  avez ici à l’écran premièrement les techniques   vertes qui sont végétalisées, qu’on va essayer  de favoriser en premier notamment pour tous les   bénéfices que j’ai cités précédemment, donc là on  va retrouver par exemple la noue d’ infiltration,  

L’espace vert inondable, le jardin de  pluie, la toiture végétalisée etcetera,   ensuite en deuxième catégorie, vous  avez les revêtements perméables   qui permettent de minéraliser les espaces sans  les imperméabiliser. Parmi cette catégorie on   va retrouver tout ce qui est gazon pavés, mélange  terre/pierre, pavés poreux, béton poreux etcetera,  

Et enfin donc en dernière catégorie, les  techniques dites grises qui une fois réalisées   ne se verront plus puisqu’elles sont enterrées.  Vous avez la chaussée à structure réservoir,   la tranchée d’infiltration, le puit  d’infiltration ou encore le bassin enterré.  

Donc on vous propose ce matin de dérouler dans  un premier temps les techniques vertes qu’on va   essayer de favoriser donc en priorité. Donc comme  évoqué ces solutions fondées sur la nature vont   pouvoir participer au grand cycle naturel de l’eau  mais également à l’embellissement de l’espace sans  

Imperméabiliser. On a donc plusieurs bénéfices  à la mise en place de cette catégorie, notamment   l’utilisation de la nature pour pouvoir structurer  l’espace directement par le végéta. On va pouvoir   aussi donc ralentir, stocker et infiltrer les eaux  pluviales dans le sol tout en sollicitant donc  

L’évapotranspiration des végétaux, on va retrouver  le principe de multifonctionnalité que j’ai évoqué   donc la fonction première d’espace vert possède  une deuxième fonction hydraulique, et il faut   savoir que ces solutions vertes sont tout à fait  compatibles et complémentaires avec d’autres  

Solutions de la boîte à outils qu’on va dérouler  juste après, notamment les revêtements perméables   et les techniques. La première technique qui  est assez bien connue généralement c’est la   noue d’infiltration. Mais il faut faire attention  à une chose c’est qu’une noue d’infiltration ne  

Doit pas être confondue avec un fossé. Le fossé  va par exemple récupérer et évacuer les eaux   pluviales issues d’une voirie, il va avoir des  pentes assez abruptes, alors qu’une noue, c’est   vraiment un espace vert qui va avoir une légère  dépression avec des pentes très douces et qu’on va  

Pouvoir aménager paysagèrement. On va d’ailleurs  recommander de planter une noue, de l’aménager,   plutôt que de l’engazonner. Alors il faut savoir  qu’une noue peut être alimentée de deux façons,   comme sur le schéma que vous avez à l’écran :  soit en surface c’est-à-dire par ruissellement  

Direct des eaux depuis les zones imperméables.  Donc ici vous avez la voirie ou le trottoir qui   est planté directement vers l’espace vert, mais  vous pouvez aussi avoir des noues d’infiltration   qui sont alimentées directement par canalisation,  par exemple dans le cas de déconnexions directe  

Des gouttières d’une toiture. Alors il faut savoir  aujourd’hui que l’aménagement d’une noue ou d’un   espace vert, doit être plutôt une question de bon  sens, ce qui n’est pas été le cas sur ces photos.   On voit ici que l’espace vert a été réalisé  plus haut que la voirie alors qu’on aurait pu  

Les utiliser sous forme de noue, par exemple  en créant des ouvertures dans les bordures   hautes pour que les eaux de pluie puissent  ruisseler de la voirie vers les espaces verts.   Donc le principe ça va être de passer d’un espace  vert qui est plus haut que la voirie, à un espace  

Vert qui est légèrement plus bas que la voirie  et de cette manière, on pourra gérer donc les   eaux pluviales de façon diffuse et non concentrée  dans l’espace vert ou dans la noue d’infiltration.   Alors un point qui est important lorsque l’on  réalise une noue d’infiltration, c’est le choix  

Des végétaux. Il faut savoir qu’une noue ce n’est  pas une zone humide elle sera temporairement   en eau mais également temporairement sèche  c’est-à-dire qu’il faut mettre en place des   végétaux qui puissent s’adapter à la présence  mais aussi à la fois à l’absence d’eau dans  

L’espace vert. Donc ici vous avez quelques photos  de réalisations sur le territoire et notamment   quelques exemples d’alimentation de noues, donc  on voit bien qu’on n’a pas de bordure entre la   partie voirie et la partie espace vert pour que  les eaux pluviales puissent ruisseler de façon  

Diffuse et s’infiltrer directement au sein  des noues d’infiltration. Donc ici vous avez   des bloque-roues en bois, des bordures en béton  ouvertes ou encore des potelés en bois pour éviter   que les véhicules viennent stationner directement  dans l’espace vert et sur les deux photos en bas  

À gauche, vous avez des descentes de gouttières  qui alimentent directement l’espace vert sur la   rue Jeanne d’Arc au milieu vous avez la voirie qui  alimente directement un espace vert et sur la noue   de l’avenue des États-Unis à Pont-à-Mousson, vous  avez donc les voiries et les trottoirs qui sont  

Gérés via les espaces verts et également  les revêtements perméables. Ensuite parmi   les techniques dites végétalisées, vous avez la  toiture végétalisée, qui est le toit d’un bâtiment   recouvert d’une surface végétale alors avec une  toiture végétalisée on ne fait pas directement   d’infiltration mais plutôt de la rétention et on  aura une part importante d’évapotranspiration,  

C’est une technique qui est intéressante puisqu’on  peut la mettre en place notamment dans des zones   où n’a pas beaucoup de surface au sol, pour faire  de l’infiltration des eaux pluviales. Alors il   faut savoir aujourd’hui qu’il existe trois types  de toitures en fonction du type de végétalisation.  

Donc sur la coupe que vous avez à l’écran à  droite vous avez la toiture extensive où on   aura une petite couche de végétation généralement  des sédums et une petite couche de substrat, on   pourra mettre ce type de de toiture sur des toits  en pente. Ensuite au milieu vous avez la toiture  

Semi-intensive, là on va pouvoir mettre en place  une végétation type vivace voire petits arbustes   avec une épaisseur de substrat plus importante  et sur la partie gauche de la coupe vous avez   la toiture intensive où par contre on aura une  épaisseur de substrat beaucoup plus importante,  

À minima de 30 cm et une végétalisation qui  peut aller du gazon aux arbustes voire jusqu’aux   arbres, par contre on aura des charges beaucoup  plus importantes au niveau de la toiture. Donc   ici vous avez quelques exemples de de réalisations  de toitures végétalisées : sur les deux photos de  

Gauche vous avez des toitures extensives, donc  on a une petite couche de substrat, une petite   couche de végétation, sur la première photo on est  sur le campus Artem à Nancy, sur les deux photos   centrales vous avez des toitures semi-intensives  et puis donc sur les deux photos situées à droite  

Vous avez des toitures intensives où on est venu  implanter des arbustes et des arbres. Alors il   faut savoir que la toiture végétalisée elle  va avoir un impact hydraulique puisqu’elle va   pouvoir stocker les eaux pluviales. On a également  une partie qui va être évacuée vers un exutoire  

Et une autre partie qui va être évapotranspirée.  En plus de cet impact hydraulique on va avoir un   impact thermique puisqu’on aura quelques degrés  de différence entre un bâtiment qui possède une   toiture végétalisée et un bâtiment qui n’en a  pas ; c’est-à-dire qu’en été il fera un peu un  

Peu plus frais dans le bâtiment si vous avez une  toiture végétalisée et à l’inverse un peu plus   chaud en hiver. Ensuite donc si on continue  à dérouler la boîte à outils, vous avez parmi   les techniques vertes, le jardin de pluie qui  est assez similaire à une noue mais qui va être  

Beaucoup moins linéaire donc c’est une dépression  qui va être plantée qui va pouvoir retenir   temporairement par exemple les autres gouttières  ou les eaux de ruissellement pour ensuite les   infiltrer et les évapotranspirer. Il faut savoir  qu’un jardin de pluie peut assez aisément devenir  

Jardin d’agrément s’il est planté d’essences  par exemple locales, que ce soit des essences   comestibles ou mellifères par exemple. Donc il  va pouvoir contribuer à la création d’ilots de   fraîcheur en ville et également favoriser tout ce  qui est développement de la biodiversité tout en  

Assurant sa fonction esthétique et hydraulique.  Ici quelques photos de jardins de pluie : donc   sur la première photo vous avez le jardin  de pluie du showroom de l’adopta à Douais,   au milieu le jardin de pluie d’une entreprise  et en milieu urbain sur la photo de droite.

Ensuite toujours parmi les techniques vertes,  il existe l’arbre alimenté en eau qu’on appelle   également arbre de pluie, qui est un arbre qui  va être planté directement en milieu urbanisé   et qui va pouvoir recevoir les eaux pluviales  : l’avantage c’est que ces plantations sont  

Alimentées par ruissellement direct ou par  tranchée d’infiltration et cet apport d’eau va   pouvoir permettre à la fois le bon développement  racinaire et aérien de l’arbre et aussi contribuer   à tout ce qui est création d’îlot de fraicheur  en ville. Ici vous avez une photo qui illustre  

Assez bien mes propos. Sur la photo vous avez deux  rangées de platanes qui ont été plantés exactement   au même moment. On voit que sur la partie gauche  vous avez une bordure haute qui empêche l’eau de  

Ruisseler vers la bande espace vert, ce qui n’est  pas le cas sur la partie droite où vous n’avez   pas de bordure haute mais une bordure à zéro,  et on voit bien que les platanes de la rangée   de droite ont un tronc beaucoup plus développé  et également un pied beaucoup plus développé  

Que ceux de la rangée de gauche, d’où vraiment  cette nécessité d’alimenter en eau les sols et   les végétaux pour qu’ils puissent se développer  correctement et également donc évapotranspirer.   Et enfin la dernière technique verte qu’on  voulait vous montrer ce matin, ce sont les  

Espaces verts inondables qui sont des espaces  verts multifonctionnels comme on l’a évoqué   en introduction, c’est-à-dire qu’ils vont pouvoir  assurer une fonction par exemple en temps de pluie   et une fonction récréative en temps sec. Il peut  s’agir tout à fait d’un parc d’une aire de jeu,  

D’un terrain de football ou autre. Ce sont des  zones qu’on va pouvoir aménager paysagèrement,   qui vont pouvoir contribuer à l’embellissement et  également au retour de la nature et l’avantage de   cette technique c’est qu’elle va être composée  vraiment de relief léger pour pouvoir acheminer  

Les eaux pluviales en douceur. On peut également  aménager ces espaces avec des passerelles ou des   cheminements sur digue pour pouvoir déambuler à  travers un paysage qui sera changeant en fonction   des conditions météorologiques et l’avantage avec  cette technique c’est qu’on n’a pas de risque  

D’insécurité pour les habitants puisqu’on est  sur des phénomènes de montée du niveau d’eau qui   sont très lents, donc on n’a pas besoin de venir  clôturer ce type d’espace. Donc là sur la première   photo vous avez un espace vert inondable dans un  lotissement à côté de Strasbourg et sur la photo,  

Juste en dessous vous avez un espace  vert inondable en milieu urbain très   dense puisqu’on est situé en Seine Saint Denis.  Voilà pour les premières solutions vertes de la   boîte à outils qu’on voulait vous montrer ce  matin. Je vous propose maintenant de passer   en revue les solutions des revêtements  perméables qui vont pouvoir minéraliser  

Sans imperméabiliser. Ces revêtements perméables  on va par exemple pouvoir les utiliser au niveau   de revêtements de surface comme les parkings, les  entrées de garage, ça peut être aussi des allées   piétonnes des trottoirs ou autres, donc ils vont  pouvoir conserver des espaces circulables sans  

Les imperméabiliser. Il faut savoir aujourd’hui  qu’il existe trois grandes familles de revêtements   perméables : vous avez les revêtements non  liés qui vont par exemple être composés d’un   mélange minéral ou organique comme le mélange  terre-pierre, vous avez ensuite les revêtements  

Modulaires qui eux vont être composés d’éléments  structurels qui vont être assemblés les uns aux   autres, on va retrouver parmi cette catégorie  tout ce qui est pavés et dalles alvéolaires,   ensuite vous avez donc les revêtements liés qui  vont être directement coulés sur place et parmi  

Cette catégorie là on va retrouver la résine  drainante, l’enrobé poreux, le béton poreux   et cetera. L’avantage avec ces revêtements c’est  que l’eau va pouvoir s’infiltrer là où elle tombe,   c’est-à-dire qu’elle ne va pas ruisseler  puisqu’on aura un ruissellement proche de zéro,  

Et si généralement on a un peu de ruissellement  c’est pour récupérer les eaux pluviales de la   voirie qui est située juste à côté.  Donc l’avantage c’est qu’on aura de   faibles volumes d’eau à gérer et donc de faibles  hauteurs d’eau à infiltrer. On va commencer par  

Regarder les revêtements dits modulaires, parmi  ces revêtements on va retrouver tout ce qui est   dalle-gazon et dalle-pavé. Les dalles gazons  vont permettre de conserver des zones d’espace   vert qui vont être résistantes au passage des  véhicules et en opposition, on a les dalles  

Pavées qui permettent de minéraliser l’espace sans  l’imperméabiliser, et donc ces dalles pavées qui   ne seront pas végétalisées. Par contre le principe  de fonctionnement est le même, c’est-à-dire que   ces deux types de dalles vont être positionnés sur  un lit de pose qui va être composé d’un mélange  

Terre gravillons. Ici vous avez sur la première  photo, des zones de stationnement qui ont été   réalisées en dalle gazon et puis donc sur la photo  de droite des places de stationnement qui ont   été réalisées en dalle pavé. Il faut savoir qu’il  existe d’autres types de matériaux de remplissage,  

On peut tout à fait combler les dalles avec  par exemple des gravillons ou du mulch.   Ensuite dans la famille des revêtements modulaires  vous avez tout ce qui est pavés en béton. Donc   là vous en avez plusieurs types : il existe  les pavés avec écarteur qui vont permettre de  

Créer des joints élargis pour l’infiltration  des eaux pluviales, il existe également des   pavés à ouverture drainante dont l’emboîtement  entre les pavés va créer des cavités propices à   l’infiltration et puis vous avez également les  pavés poreux qui sont directement perméables,  

Qui vont permettre à l’eau d’être infiltrée à  travers leur structure. Ici quelques photos de   réalisation des pavés à joints élargis. Sur la  première photo ils ont été gravillonnés et donc   sur la deuxième ils ont été engazonnés. Ici vous  avez des pavés à ouverture drainante donc c’est  

Bien les cavités d’emboîtement qui vont permettre  de créer des zones propices à l’infiltration, et   ici vous avez des pavés poreux qui sont perméables  et qui permettent à l’eau d’être infiltrée au   travers du pavé. Il existe également des pavés en  pierres naturelles ou reconstituées, comme sur ces  

Photos, dont les joints peuvent là aussi être  engazonnés ou gravillonnés mais ils ne font pas   partie de la gamme des revêtements perméables.  Ensuite on passe à la deuxième catégorie des   revêtements perméables, donc les revêtements non  liés donc qui vont rassembler plusieurs types de  

Matériaux qu’ils soient meubles ou non, comme le  mélange terre pierre. L’avantage c’est qu’ils vont   laisser l’eau s’infiltrer sur toute leur surface  : ici vous avez deux photos d’un exemple de   mélange terre pierre qui va majoritairement être  composé de pierres de granulométrie discontinue,  

Généralement on utilise une grave type 20-40  et également de terre végétale qui va servir   de liant au mélange. L’avantage avec ce type de  revêtement c’est qu’on va avoir la possibilité de   faire circuler de façon périodique des véhicules,  tout en verdissant l’aménagement. Ensuite donc  

Vous avez les éléments dits « plutôt libres  » qui vont être utilisés plutôt dans le cadre   d’usage spécifique comme les aires de jeu, les  cours d’école, les accès secondaires, les voies   piétonnes, on peut par exemple mettre en place  des éléments qui sont naturellement drainants  

Comme sur la première photo, des copeaux de bois  ou sur la troisième photo, des gravillons roulés.   On peut aussi retrouver du sable dans ce type de  revêtement. Et enfin donc parmi les revêtements   perméables, la 3ème catégorie, ce sont les  revêtements dits liés, qui vont être directement  

Coulés sur place et qui vont avoir des matrices  de constitution minérale assez diverses à laquelle   on va ajouter des liants. Parmi ces revêtements  perméables on va retrouver ici l’enrobé poreux   à granulométrie ouverte, qui va pouvoir laisser  l’eau percoler au travers de sa structure. On va  

Pouvoir le mettre en place par exemple au niveau  de voirie circulé secondaire à faible trafic ou au   niveau de zone de stationnement. Ensuite vous avez  la résine drainante qui elle va être constituée   d’une fraction plutôt particulaire minérale type  granula, et puis d’une résine transparente et  

C’est cette résine qui va permettre de fournir des  coloris et de différencier par exemple les usages   dans l’espace public. On peut mettre en place une  résine drainante au niveau d’aires de jeux, de   voies piétonnes, de pistes cyclables, de trottoir  etcetera. Enfin donc parmi les revêtements liés,  

Vous avez le béton poreux qui lui va s’obtenir en  éliminant toutes les parties fines, c’est-à-dire   la part de sable, au profit de gros granulas. Ce  type de revêtement, on va également l’utiliser   pour des voies secondaires des voies douces ou  des zones de stationnement pour véhicules légers.  

Voilà pour les différents types de revêtement  de cette deuxième catégorie de la boîte à   outils. Ensuite vous avez les techniques  grises qui peuvent être mises en œuvre,   par exemple lorsqu’on a une surface disponible qui  est plutôt faible voire inexistante, pour recourir  

À une gestion superficielle des eaux pluviales.  La première solution qu’on vous montre ce matin   donc c’est dans un premier temps, la tranchée  d’infiltration qui est un massif de matériaux   qui va pouvoir stocker temporairement les eaux  pluviales. On va pouvoir la mettre en place sous  

Un espace vert, sous une voirie, sous un trottoir,  sous une piste cyclable ou autres. Alors les   matériaux qui sont utilisés vont être insensibles  à l’eau et au gel évidemment comme, la Grave 20-40   qui va justement conférer un indice de vide  généralement de l’ordre de 30 %. Il faut savoir  

Qu’il existe également des structures alvéolaires  ultra légères qui ont un indice de vide de l’ordre   de 90 %, mais on va essayer de privilégier plutôt  donc la grave non traitée qui sera plus économique   et également beaucoup plus écologique, que  des structures alvéolaires ultralégères.  

Alors concrètement ce massif de matériaux est  enterré, il va être protégé par un géotextile   pour éviter le colmatage de la structure et  vous pouvez avoir deux types d’alimentation   de la tranchée d’infiltration comme on peut le  voir sur les deux coupes. Sur la première vous  

Avez un ouvrage de pré-traitement, par exemple  vous avez vos eaux de toiture qui arrivent dans   un puisard de décantation avant d’être diffusées  via un drain dans la tranchée, ou alors comme sur   la deuxième coupe, elle peut être alimentée  directement par ruissellement en surface,  

Par exemple si votre voirie ou votre trottoir est  penté directement vers la tranchée d’infiltration.   Quelques photos en cours de réalisation, notamment  sur le la première on voit bien le géotextile,   la tranchée en grave non traité, donc  c’est la même chose sur la troisième photo,  

Et au milieu vous avez également une tranchée  d’infiltration qui récupère les eaux pluviales   des zones de stationnement. Ensuite dans le même  esprit que la tranchée d’infiltration, vous avez   la chaussée à structure réservoir qui va être une  chaussée dimensionnée de façon classique mais à  

Laquelle on va ajouter cette capacité de gérer  l’eau de pluie, et c’est donc là, la structure   de la voirie ou du parking qui va faire office de  bassin de stockage et donc cette voirie va avoir   cette fonction hydraulique notamment grâce à un  corps de chaussée qui va là aussi être constitué  

De matériaux insensibles à l’eau, comme la grave  poreuse, qui comme je l’ai dit précédemment a un   indice de vide de 30 % à minima donc cet indice de  vide va être supérieur au sol ce qui va conférer  

Cette capacité de rétention d’eau à l’ouvrage et  donc, on va avoir une route qui va être capable   de stocker les eaux de ruissellements dans ses  interstices de vide tout en restant fonctionnel   pour la circulation des véhicules en surface.  Ensuite les eaux pluviales sont infiltrées  

Dans le sol ou évacuées vers un exutoire. Alors il  faut savoir qu’il existe deux types d’alimentation   d’une chaussée à structure réservoir : donc sur la  partie gauche du schéma, si la couche de roulement   est perméable, donc en enrobé ouvert, l’eau va  pouvoir percoler directement dans la structure  

Réservoir en dessous, dans ce cas-là, on n’a aucun  ouvrage d’engouffrement et aucun tuyau. Par contre   on va éviter de mettre ce type d’enrobé dans  des zones de giration, c’est-à-dire dans des   virages pour éviter l’arrachement comme c’est un  enrobé qui est un peu plus ouvert et également  

Dans des zones à risque de colmatage, par exemple  si vous avez du passage d’engins agricoles assez   régulièrement on va éviter de mettre en place  ce type de revêtement pour ne pas le colmate.   Et ensuite donc sur la partie droite du schéma,  vous avez une couche de roulement classique  

Imperméable en enrobé fermé, mais qui va être  couplé à un ouvrage de collecte que vous avez ici,   par exemple la bouche d’injection. Cette  bouche d’injection qui s’apparente à une   bouche d’égout mais qui va injecter les  eaux pluviales directement dans le corps  

De chaussée de la voirie. Alors quand on parle de  chaussée à structure réservoir, on pense souvent   technique grise, enrobé classique ou enrobé fermé,  mais il faut savoir qu’une chaussée à structure   réservoir n’est pas nécessairement associée  à ce type de de revêtement perméable ou non,  

C’est-à-dire qu’on peut tout à fait le coupler à  des solutions végétalisées comme une infiltration.   C’est le cas des photos que vous avez ici. Donc  vous avez une structure réservoir sous le parking   mais cette structure réservoir est alimentée  par la noue d’infiltration ; cette noue va gérer  

Principalement les petites pluies, donc les pluies  courantes, et pour les événements exceptionnels   vous avez donc ici une grille d’injection qui va  pouvoir surverser directement dans la structure   réservoir située sous les places de stationnement  et donc ici sur les photos précédentes,  

Vous avez des enrobés poreux. Sur la première  photo donc sur la partie circulée qui permet   donc à l’eau d’être infiltrée, la partie trottoir  et stationnement par contre, est imperméable mais   elle est pentée vers la partie centrale. C’est la  même chose sur le parking de la faculté de droit,  

Sauf qu’ici ce sont les places de stationnement  qui sont perméables, la partie circulée centrale   elle est imperméable mais elle est pentée en toit  de chaque côté vers les places de stationnement.   Ensuite parmi les techniques grises de la  boîte à outils vous avez la récupération  

Des eaux pluviales. Avec la récupération des eaux  pluviales on va surtout répondre à une thématique   plutôt d’usage et d’économie d’eau. On va stocker  ici les eaux de toiture imperméables qui vont   être récupérées par les gouttières avant d’être  réutilisées pour des usages plutôt domestiques  

Agricoles, voire industriels. Alors couramment  il existe deux types d’ouvrages utilisés : le   récupérateur et la cuve de récupération.  Le récupérateur d’eaux pluviales va être   un ouvrage aérien de taille plutôt modeste c’est  ce que l’on va plutôt retrouver dans nos jardins.  

Ils peuvent faire une centaine de litres voire  jusqu’au mètre cube. Ensuite vous avez les cuves   de récupération des eaux pluviales qui sont des  ouvrages enterrés, d’un volume beaucoup plus   important qui peut aller de 1 m³ par exemple à  10 m³, voire parfois beaucoup plus, et donc ces  

Cuves de récupération enterrées sont généralement  utilisées pour des usages un peu plus importants.   On peut en retrouver chez des particuliers  mais également pour des bâtiments publics et   des industriels. Alors il faut savoir que dans le  cas d’une utilisation à l’intérieur d’un bâtiment,  

Il existe deux arrêtés ministériels de 2008  qui précisent les conditions de récupération   et utilisation des eaux pluviales ainsi que  l’entretien de ce dispositif, puisque lorsque   vous réutilisez des eaux pluviales à l’intérieur  d’un bâtiment quelconque, il faut que la cuve soit  

Déclarée notamment en mairie. Donc quand on met en  place une cuve de récupération des eaux pluviales,   il faut également penser aux volumes d’eau  excédentaires qui vont être générés par ces   cuves et plutôt que de les renvoyer au réseau  d’assainissement, on va essayer de les gérer  

Directement sur la parcelle et de les infiltrer  donc via une autre solution de la boîte à outils,   donc on peut combiner une cuve de récupération par  exemple, à une autre solution type noue ou jardin   de pluie. Ici on arrive au puit d’infiltration,  comme je le disais en début de présentation,  

Avec le puit infiltration on n’a pas vraiment  recours à une gestion dite durable et intégrée   des eaux pluviales puisqu’on n’est plus dans  le cas de multifonctionnalité d’un ouvrage,   ici on est vraiment sur un ouvrage monofonctionnel  c’est-à-dire que le puit ne sert qu’à gérer  

Les eaux pluviales. Alors ce puit d’infiltration  peut avoir une profondeur variable. C’est un   ouvrage enterré qui va être constitué d’anneaux  qui vont être superposés les uns aux autres, les   eaux pluviales vont pouvoir s’infiltrer soit  latéralement par des trous ou des fentes,  

Soit par le fond qui va être composé de  matériaux poreux. Lorsqu’on met en place un puit   d’infiltration il doit être couplé à un équipement  de prétraitement type puisard de décantation ou   bouche d’injection implanté en amont, pour  retenir par exemple donc les feuilles ou les  

Éventuels déchets. Donc une fois que ce puit  d’infiltration est réalisé on ne le voit plus,   on a juste un tampon verrouillable en surface,  comme on peut le voir sur la première photo,   donc ici ce puit d’infiltration récupère les eaux  de l’habitation qui est située juste derrière. Sur  

Les deux photos du milieu vous avez des puits  qui récupèrent les eaux pluviales de voirie et   également une photo d’un puit qui a été réalisé  par un particulier qu’on pourrait plutôt qualifier   de puit artisanal. Et enfin donc la dernière  technique grise qu’on vous montre ce matin,  

Ce sont les ouvrages de stockages modulaires,  qui tout comme le puit d’infiltration,   sont des ouvrages monofonctionnels qui ne servent  qu’à gérer les eaux pluviales, donc lorsqu’on ne   dispose pas de place pour réaliser des ouvrages  surfaciques, on peut par exemple mettre en place  

Ce type de solution, ce sont soit des structures  alvéolaires ultra légères ou des chambres de   stockage, qui sont des caissons qu’on va pouvoir  par exemple mettre dans des tranchées ou dans des   bassins enterrés. Vous avez ici sur la photo  du milieu à Douais, des bassins en structure  

Alvéolaire qui ont été implantés entre les rangées  d’arbres et ces bassins enterrés vont récupérer   par exemple les eaux pluviales de la voirie du  trottoir et des zones de stationnement. Donc   comme je le disais on va essayer de privilégier  tout ce qui est plutôt solution fondée sur la  

Nature et également revêtement perméable pour  tous les bénéfices que j’ai cités en introduction   mais on ne pourra pas toujours mettre en place ce  type de solutions notamment par manque de place,   et on peut avoir recours à ce type de technique  enterrée pour gérer les eaux pluviales. Voilà pour  

Ma part j’ai fini la présentation des différentes  solutions de la boîte à outils. Je pense Nicolas   qu’on peut prendre peut-être quelques questions ou  alors attendre la fin ? Oui alors j’ai répondu un   peu au fil du fil mais on avait donc une remarque  « nous nous méfions des enrobés poreux sur les  

Zones de stationnement car avec les braquages  sur place nous avons peur que l’enrobé se délite,   quel est le retour d’expérience dans ce domaine  ? Et oui effectivement, c’est vrai que l’enrobé   poreux comme je le disais, est un enrobé ouvert  donc il est beaucoup moins lié qu’un enrobé  

Classique donc plus sensible à l’arrachement et  pour éviter justement ce risque d’arrachement   au niveau des places de stationnement on ne va  pas les réaliser perpendiculaires à la voirie   mais plutôt en épis pour limiter le phénomène de  giration des pneus des véhicules. Il faut savoir  

Aussi que les enrobés poreux c’est souvent  ce qui concentre beaucoup de questions dans   nos discussions, heureusement de moins en moins  parce qu’on explique qu’il y a une boîte à outils,   il y a des autres solutions que les enrobé poreux  mais les pratiques évoluent en la matière. Les  

Entreprises spécialisées dans les routes notamment  qui commencent à modifier les formulations de   ces enrobés et à trouver des solutions pour  les appliquer, y compris quand il y a de la   giration sur du trafic léger, on a un certain  nombre d’exemples sur le bassin qui fonctionne  

Bien sur des voiries en ligne droite des voiries  secondaires etcetera. Ce n’est pas une obligation   mais c’est quelque chose d’intéressant en fonction  de votre voirie et puis vraiment on pense que ça   va se développer avec des écarts par rapport au  nommes d’enrobés qui effectivement peuvent être  

Un peu tendance à l’arrachement dans ces virages.  Alors on avait déjà présenté sur des webinaires   précédents, des exemples de Douais par exemple,  qui a fait ça depuis une vingtaine d’années, même   une trentaine, avec des exemples de voiries dont  les virages étaient faits en enrobés classique,  

Les lignes droites en enrobé poreux, enfin  voilà il y a pas mal de choses qui peuvent   être faites également. Et encore une fois  je pense que les évolutions technologiques   techniques qui arrivent devraient répondre à ça.  En tout cas voilà, si vous avez un doute ben il  

Y a d’autres solutions. Encore une fois on peut  faire une structure fermée un enrobé classique,   il faut bien le dire pour les élus, pour avoir  votre enrobé de tous les jours, posé lui-même   sur une structure réservoir ce qu’on avait bien  expliqué lors de nos webinaires. Voilà c’est  

Dommage de faire une structure neuve et de pas  en profiter pour faire une structure réservoir.   On a une autre question Manon : « est-ce que le  mélange terre-pierre peut supporter le passage   d’un véhicule d’intervention type pompier ? » Oui  tout à fait, d’ailleurs les photos qu’on vous a  

Montrées sur la présentation ont été prises sur  un site industriel, sur une voie d’accès pompier   donc c’est tout à fait compatible si c’est  utilisé pour des usages périodiques. Il faut   bien comprendre qu’il y a des revêtements qu’on  a mis dans les cours d’école, des revêtements  

Parfois qui sont des revêtements légers quoi qui  sont circulables mais légers. L’Eurométropole de   Strasbourg par exemple, dans des cours d’école,  a mis des matériaux type urbalith de colas sur   des voix pompiers, donc c’est un camion qui  fait un aller-retour. Ils ont tenté le coup,  

Pour l’instant on n’a pas de retour négatif de ces  systèmes qui ont été mis en place depuis 2 ans,   donc c’est vraiment adapté à l’utilisation qui  va être faite derrière. Je crois qu’on n’avait   pas d’autres questions. Ah si, le principe  de l’échelle de pluie : alors l’échelle d’eau  

Je pense on parle de l’échelle d’eau ? Je peux  répondre peut-être, si on parle bien d’échelle   d’eau, c’est ce terme là que tu avais utilisé  Manon ? Oui c’est une technique qui n’a pas été   présentée ce matin dans la boîte à outils, ce sont  des caissons sans fond qui vont être situés par  

Exemple en bordure de propriété au niveau d’une  clôture et ils sont situés en cascade pour que les   eaux pluviales puissent se déverser d’un caisson  à l’autre. Donc ce qui est intéressant c’est que   c’est peu développé mais ça c’est quand vous avez  des parcelles de notamment avec le zan et puis des  

Approches de densité importante. Dans les maisons  individuelles par exemple, vous avez très peu de   terrain, des terrains de 3 ares, ça permet sur la  partie arrière de l’habitation d’utiliser en fait   la haie qui est aménagée en préverdissement par  certains aménageurs pour stocker l’eau. Ce qu’un  

Particulier pourrait faire lui-même, il pourrait  faire une noue finalement au bord de son terrain   qui accueille l’eau, mais comprenez que s’il  y a 10 mètres de chaque côté ça fait 20 mètres   ou 5 mètres et 10 mètres de façade, on se retrouve  vite avec 20 mètres de long. Donc voilà 20 mètres  

De long multiplié par 20 cm de hauteur et bien  on peut mettre plusieurs mètres cubes d’eau,   dans une légère noue le long d’un muret et ça  peut être organisé avec ce type d’échelle d’eau   où on vous vend un produit. C’est un matériau en  polypro, ou en matière plastique en tout cas, qui  

Se met en place qui a une hauteur sur une revanche  de 20 cm donc on peut stocker dans cette zone,   ça vous garantit un petit peu l’aménageur peut  donner une note de calcul par exemple à la DDT ou   garantir en tout cas qu’il aura toujours cette  capacité de plusieurs mètres cubes de stockages  

Intégrés. Ce sont des coûts qui sont assez faibles  à la parcelle pour gérer l’eau en surface. Voilà,   c’est une solution l’échelle d’eau. On a une autre  question : « quel est le risque de colmatage des   enrobés poreux ? Quid du nettoyage ? Alors là  je pense qu’on peut renvoyer vers la foire aux  

Questions de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse,  je vous mettrai le lien dans le chat. Voilà.   Je ne sais pas si tu veux compléter peut-être sur  des retours d’expériences ? Oui, il faut savoir   qu’un enrobé poreux neuf qui vient d’être posé a  une perméabilité de l’ordre de 2 cm/seconde ce qui  

Fait 72 mètres d’eau à l’heure. Ca veut dire que  même si votre enrobé poreux est colmaté à 90 % on   peut toujours gérer et infiltrer 2 mm d’eau à la  seconde. Alors tout ça pour vous dire que l’enrobé   poreux a une perméabilité plusieurs milliers de  fois supérieure à celle nécessaire pour infiltrer  

Les pluies les plus importantes. Après il existe,  en cas d’enrobé fortement colmaté, différents   niveaux d’entretien. Le premier niveau de  d’entretien c’est le niveau on va dire préventif   qui consiste à faire un balayage classique. C’est  le même matériel qu’une voirie classique mais on  

Va enlever les brosses sur la balayeuse pour ne  pas voilà envoyer les déchets dans l’enrobé poreux   et ensuite on aspire par derrière. Le deuxième  niveau d’entretien c’est le niveau pré-curatif   où là on va décolmater par voie d’eau à très forte  pression, puis ensuite on va aspirer et on va dire  

Que dans des conditions normales d’utilisation  en tout cas, c’est le retour que l’on a sur le   Douaisis, on effectue un entretien précuratif tous  les 15 à 20 ans. Sauf évidemment exception si on   a une très forte dégradation où là on peut plutôt  être de l’ordre de 8 10 ans. Et enfin le dernier  

Niveau d’entretien c’est l’entretien curatif  qui consiste concrètement à changer la couche   colmatée par un nouvel enrobé poreux. Je vous  ai remis le lien vers la Foire aux questions de   l’Agence de l’Eau puisqu’on fait on fait ce type  d’interventions depuis plusieurs années maintenant  

Et on a une Foire aux questions avec des questions  simples et réponses simples on essaie d’être   comme ça, il y a s 110 questions/réponses à peu  près qui sont sur cette Foire qu’on met à jour   chaque année. Donc il y a beaucoup de choses  sur tout un chapitre sur les enrobés poreux,  

Vous pouvez vous y référer. Je vous ai remis  le lien, encore une fois c’est un document qui   est accessible et puis s’il y a des questions  que vous vous posez auxquelles vous n’avez pas   de réponse et bien il ne faut pas hésiter à de  nous les remonter et puis on les rajoutera dans  

La Foire aux questions. Voilà pour les enrobés.  Une question un peu réglementaire également : les   évolutions réglementaires récente liées à la  réutilisation des eaux usées traitées sur la   partie eaux pluviales puisque le décret vise  les réseaux non conventionnelles et puis eaux  

Pluviales par rapport à l’arrêté ministérielle  de 2008 alors c’est une question qu’on a eue   plusieurs fois mais à notre interprétation il n’y  a pas de changement pour l’instant de particulier,   on n’a pas pris en compte de modifications à  ce décret-là qui pour l’instant ne change pas  

Grand-chose. On attend des applications, les  détails mais par contre on fera un prochain   webinaire le 1er décembre sur la réutilisation la  récupération d’eau de pluie et la réutilisation   de l’eau de pluie, auquel interviendra d’ailleurs  l’Agence régionale de Santé parce qu’on en fait et  

On en fait avec l’Agence régionale de Santé avec  laquelle et on discute aussi de certains points   plus compliqués. Donc il y aura un point là-dessus  mais en tous cas, de notre point de vue sur cet   arrêté, il n’y a pas de changement aujourd’hui  et c’est effectivement l’arrêté de 2008 qui  

Reste applicable. En gros c’est compliqué pour  la réutilisation intérieure pour les bâtiments   dits à risques, écoles primaires, maternelles,  Ehpad etcetera mais il n’y a pas d’impossibilité,   de complexité particulière quand il s’agit  des collèges, des lycées, des industries des  

Bâtiments accueillant du public privé ou public ou  autre, on le fait d’ailleurs dans des universités,   dans des logements sociaux, dans des bâtiments où  c’est quelque chose qui est assez courant dans la   partie intérieure, pour la partie extérieure c’est  encore plus simple pour notamment les utilisations  

D’arrosage et on vous a déjà montré un certain  nombre d’exemples et on vous en montrera encore le   1er décembre. Voilà, je pense qu’on a fait le tour  des questions, je n’en vois pas d’autres arriver   pour l’instant, mais n’hésitez pas. Si c’est bon  pour vous, on va pouvoir donner la parole à Thomas  

Duhal de la Colmarienne des eaux. On est contents  de vous montrer cet exemple là parce que c’est un   exemple vraiment vertueux avec une pratique, une  stratégie de la collectivité comme on aimerait en   voir partout parce que c’est avec des exemples  concrets mais aussi des démarches stratégiques  

Méthodologiques qui font que, à un moment donné,  on arrive à mettre tous les ingrédients pour que   ça fonctionne. Donc voilà, je te laisse la parole  Thomas. Merci Nicolas. J’espère que tout le monde   m’entend bien dans un premier temps. C’est un  petit peu lointain je t’avoue, si tu arrives  

À parler plus près ou plus fort parce que c’est  vraiment bas. Je vais déjà peut-être commencer par   me présenter rapidement donc je m’appelle Thomas  Duhal, je suis chargé de mission eaux pluviales,   je travaille à la Colmarienne des eaux mais  j’exerce ma mission sur tout le territoire de  

Colmar agglomération, et j’ai aussi la casquette  d’assistant à maîtrise d’ouvrage toujours pour   Colmar agglomération sur tous projets de voiries  ou d’aménagement urbain. Pour faire une petite   présentation déjà globale de la démarche sur  la gestion intégrée des eaux pluviales sur le  

Territoire de Colmar agglomération, le souhait  c’est bien sûr de développer une déconnexion des   eaux pluviales du réseau d’assainissement,  qu’elle soit totale mais même partielle des   petites et des moyennes pluies. Le second souhait  de l’agglomération c’est de privilégier autant que   possible des solutions techniques qui font  échos à la gestion durable et intégrée des  

Eaux pluviales et notamment celle fondée sur la  nature que Manon nous a présentée précédemment.   Donc ça fait écho sur le territoire de  Colmar Agglomération à la signature du CTEC,   c’est le contrat territoire eau et climat qui a  été signé avec l’agence de l’eau pour 4 années,  

De 2021 à 2025, ce contrat mentionne que Colmar  agglomération s’engage à déconnecter 35 000 m2 par   an et de végétaliser au moins deux cours d’école  par an. Donc pour réussir à cette mission dès   l’année 2023, pour augmenter ses capacités, il  y a eu le souhait d’un recrutement d’un chargé  

De mission eaux pluviales, ici c’est moi pour  assister Colmar agglomération à la mise en œuvre   de cette démarche. Et a une volonté aussi bien  sûr de généraliser tous les travaux de gestion   intégrées des eaux pluviales comme c’est précisé  dans tout ce qui va être aménagement public  

Et depuis mars 2023, le territoire de Colmar  agglomération et autres communautés de communes   aux alentours, ont lancé une étude de potentiel  de déraccordement des eaux pluviales du réseau   unitaire et c’est fait par un bureau d’études  indépendant. Donc je vais vous présenter ici  

Six exemples différents de travaux GIEP qui  ont été réalisés sur le territoire de Colmar   agglomération : le premier, il s’agit de l’école  Saint-Exupéry qui est une école maternelle. C’est   le premier exemple de cours d’école oasis qui a  été créée sur le territoire de Colmar il y a de  

Ça environ 1 an. Sur la première diapositive ici  on peut voir une image un peu avant après travaux,   on voit bien qu’avant ça reste une cour d’école  assez monotone, assez imperméable, on voit un   bâtiment assez ancien avec une cour totalement  en enrobé, quelques espaces de jeux, et on voit  

Qu’après les travaux, suivant les principes de  la cour oasis, on retrouve des bâtiments qui   ont été rénovés et une cour totalement refaite  et végétalisée. Ici je vous présente une coupe   de principe des travaux qui ont été réalisés, donc  au-dessus on a la coupe qui est avant travaux donc  

On a une cour assez monotone avec des escaliers  totalement en enrobé et suite aux travaux,   donc les travaux ici ont eu une reprise des  gouttières du bâtiment tout d’abord, et ces   gouttières et ces eaux pluviales sont gérées  de différentes manière. Dans un premier temps,  

Par des espaces en terre végétale mais aussi  par un enrobé poreux, ici de l’urbalith, et il   est posé sur une structure en grave drainante, ici  c’est de la Grave en 20/60 qui va se permettre de   faire une structure réservoir avant infiltration  des eaux dans le sol naturel. Ici on a un peu  

Plus de photos détaillées de la cour d’école qui  reprend ce que je vous ai dit précédemment, on   est sur une cour avec un revêtement drainant sur  grave drainant, on est une déconnexion de toutes   les gouttières de la zone et on a un renivellement  de la cour et une végétalisation de l’ensemble.  

Donc ici les gouttières ont été traitées de deux  manières différentes ; soit elles sont directement   injectées dans la structure même de la cour,  soit elles sont ouvertes à hauteur et directement   libérées dans les espaces verts comme on voit sur  la première photo, celle de tout à gauche. Pour  

Vous donner quelques petits estimatifs de coût,  on est sur un projet à un peu plus de 240 000€ et   il a été aidé par l’Agence de l’eau à hauteur de  80, un peu plus de 84 000 € ce qui représente 35  

% du prix global des travaux et ici ça a permis  de déconnecter 1 300 m². Dans cet exemple là je   vais vous montrer un peu ce qui a été fait sur  une rue à Colmar : on est rue de Bennwihr, donc  

Toujours avec ce petit système de avant après,  pour bien imager avant travaux et après travaux,   donc avant on est sur une rue de zone un peu  pavillonnaire, ça doit faire 10 ou 14 m de large,   totalement en enrobé, donc la gestion des eaux  pluviales était classique, c’est une grille qui va  

Sur le réseau unitaire et donc le souhait a été de  la déconnecter. Donc ici deux procédés ont été mis   en œuvre, parallèlement on a des places de parking  en pavés poreux, donc là ce n’est pas par le joint  

Mais c’est par le corps entier du pavé sur une  partie de la rue, et l’autre partie de la rue   a été gérée avec des noues d’infiltration. Vous  pouvez voir sur la diapositive d’ailleurs en bas,   une petite coupe de principe des travaux qui ont  été réalisés. On retrouve notre zone de parking  

Avec des pavés poreux sur structure réservoir  toujours en grave drainante, une voie circulable   traitée de manière classique avec un enrobé  imperméable une structure classique, et de l’autre   côté une noue végétalisée et on voit bien que la  noue est connectée directement par une structure  

Additionnelle qui va permettre d’elle-même  pouvoir stocker de l’eau et de l’infiltrer   directement dans le sol naturel. Si on regarde  des images un peu plus précises : de cette rue,   comme je vous l’ai dit précédemment on est  dans un quartier résidentiel, on est avec  

Des noues et des parkings en pavés poreux.  On a ici donc les places de parking qui sont   traitées avec une épaisseur de 40 cm de grave  drainante et on a sécurisé ici les noues par   des bordures T2 qui sont ajourées donc le but  ça a été de sécuriser au niveau des voitures  

Pour ne pas qu’elle finissent dans l’espace  vert, et il fallait quand même qu’on puisse   laisser passer les eaux pluviales parce qu’on  est totalement en gravitaire pour l’écoulement   et donc la solution ici ça a été d’ajourer ces  bordures T2 donc, on est sur des pavés béton,  

Ce sont des ouvertures d’environ 20 centimètres,  ce projet a été subventionné par l’Agence de l’eau   à hauteur de presque 40 000 € soit presque 17 %  du prix total des travaux de cette rue, et ça a  

Permis de déconnecter pas tout à fait 2 000 m².  Je vais revenir en arrière : il faut savoir sur   le territoire de Colmar agglomération le souhait  de traiter les nouveaux aménagements urbains de   cette manière par des pavés poreux et des noues,  que ce soit parallèlement ou juste des parkings  

En pavés poreux est devenu assez courant, j’ai mis  ici un exemple mais il y a plusieurs exemples dans   tout Colmar agglomération où le choix est fait  de traiter les nouveaux aménagements de cette   manière-là. Donc ici on est sur un autre projet,  on est sur la place de la cathédrale qui est  

Encore actuellement en cours de travaux, c’est  encore aussi ici un projet aidé par l’Agence de   l’eau. On est sur la végétalisation, la création  de noues d’infiltration d’espace vert en creux et   reprofilage pour un écoulement des eaux pluviales  gravitaires. Alors cet exemple je vous l’ai montré  

Pour illustrer le fait que, ici donc, on n’est  pas sur une déconnexion totale de toute la place   mais on est sur une déconnexion partielle, et  malgré le fait que ce soit sur une place de la   cathédrale avec les bâtiments de France et autres  avec beaucoup d’interlocuteurs, il est quand même  

Possible de faire de la GIEP. C’est une GIEP qui  est un peu modérée mais qui existe, ça a permis   ces espaces verts que vous voyez en photo, ça a  quand même permis de déconnecter plus de 6 000  

M² sur la totalité e du projet et ça a été aidé  par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse à hauteur d’un   peu plus de 114 000 €. Le petit exemple suivant :  on est ici sur des travaux, route de Wintzenheim  

À Colmar, ces travaux se sont terminés il n’y a  pas tout à fait un mois pour être très précis,   donc on est sur une gestion comme je vous l’ai  dit un peu classique ici ça se développe beaucoup,   au sein de Colmar agglomération on est sur une  partie traité avec des noues d’infiltration et  

De l’autre des places de parking en pavés poreux  ou à joints drainants, ici on a une des parkings   c’est un parking poids lourds qui est fait en  joints drainants, donc la création de noues   d’infiltration d’espace vert d’un parking poids  lourd et j’ai souhaité aussi montrer cet exemple  

Pour insister sur le fait qu’ici on est sur une  déconnexion qui n’est pas totale sur tout le   projet mais qui est partielle parce qu’on voit que  la déconnexion est faite sur un peu plus de 3 500  

M² alors que la totalité du projet fait un peu  plus de 9 000 m². Donc ici ça a été de s’adapter   et de ne pas vouloir trop en faire mais faire ce  qui est vraiment possible d’être fait et même si  

Ce n’est pas tout le projet, ce n’est pas grave  parce que ça existe, on a déconnecté ce qu’on a   pu quand même. C’est aussi un projet qui est aidé  par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, à hauteur d’un  

Peu plus de 76 000 € et donc pour une déconnexion  de 3 580 m². Ici ces deux exemples sont un peu   des chantiers test sur le territoire de Colmar  agglomération, pour essayer de tester de nouveaux   procédés de gestion intégrée des eaux pluviales  et si ces tests se révèlent concluants, arriver à  

Les développer de plus en plus sur le territoire.  Sur la première partie de la diapositive, on est   impasse des Alouettes à Zimmerbach, donc c’est une  impasse en zone pavillonnaire d’environ 260 m2 et   toute cette surface a été traitée entièrement  en enrobés poreux sur grave drainante, donc sur  

Structure réservoir et donc cette grave drainante,  ici on est sur de la 30/70, ça va permettre   d’avoir une couche de support pour l’enrobé qui  fait structure de voirie et aussi de pouvoir   stocker les eaux pluviales avant de les infiltrer  dans le sol naturel. Donc ça c’est un projet qui a  

Été réalisé si je ne m’abuse, en l’hiver 2021,  donc c’est assez récent et on le surveille de   très près pour voir comment il se comporte dans le  temps et si vraiment ça se révèle positif pourquoi   pas le mettre à plus grande échelle au sein de  Colmar agglomération. Et le deuxième, je n’ai pas  

Vraiment de photos parce que comme je vous l’ai  indiqué ici c’est vraiment des travaux qui sont   en cours. Pour être honnête, ça a commencé hier  donc on va être sur des travaux fin 2023 début  

2024. Ici on est pareil, sur une petite impasse,  la rue du savon à Colmar, ici le choix ça a été de   créer la première structure de chaussée réservoir  vraiment au sein même de Colmar. Tout à l’heure   Manon nous a présentés la manière d’infiltrer  les eaux pluviales dans la structure réservoir  

De chaussée, ici on ne va pas utiliser des bouches  à injection mais on va utiliser un apport par les   places de parking. Je vous ai fait un petit schéma  rapide pour vous expliquer un peu le principe  

Qu’on va mettre en place : la rue sera bordée de  chaque côté par des places de parking en pavés   poreux par le corps donc la totalité des places  de parking servira à infiltrer les eaux pluviales   et on va servir un peu de vases communicants  entre les structures drainantes des places de  

Parking et la structure drainante de la chaussée  pour augmenter notre volume de stockage avant   infiltration dans le sol naturel. C’était donc le  dernier exemple que j’avais à vous montrer et ça a   été utilisé un peu au début de ce webinaire, c’est  l’annonce sur le bassin Rhin-Meuse donc c’est la  

Colmarienne des eaux en appui avec l’agence de  l’eau mais aussi l’adopta qui nous ont aidés   d’un point de vue technique pour l’adopta et  l’Agence de l’eau mais aussi financier bien   sûr de la part de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse.  Le premier showroom sur la gestion intégrée des  

Eaux pluviales sur tout le territoire du bassin  Rhin-Meuse sera un espace, l’appel d’offre a été   lancé on attend les réponses, donc ça va être  un espace d’environ 2 000 m² qui va présenter   plus de 15 revêtements différents, on va être  sur des revêtements en pavés, des revêtements  

Coulés et autres. 15 ouvrages aussi, donc les  ouvrages c’est vraiment une gamme assez large   ça va être de la noue d’infiltration mais aussi  des puits d’infiltration, toutes ces choses-là,   des toitures végétalisées, des cubes de  récupération d’eau de pluie, des prairies  

D’infiltration, c’est vraiment très hétérogène. Et  enfin, on espère voir les travaux commencer début,   tout début d’année 2024 pour une inauguration,  j’ai été peut-être un peu pessimiste en disant   été 2024, mais disons printemps été 2024. On  espère vraiment l’ouvrir le plus tôt possible  

Cet espace donc on a pour but aussi bien sûr  d’être visitables par qui ? Si vous êtes élus,   si vous faites partie de bureau d’étude, maître  d’œuvre, maître d’ouvrage et pour arriver à   sensibiliser toutes ces personnes et à répondre  à vos questions sur des aménagements précis,  

De voir que vous souhaitez mettre en place tout  le début du plan donc c’est vraiment un showroom   de présentation et plus on s’efface vers le  fond du terrain plus c’est plus traité sur la   nature la végétalisation et vraiment mettre en  œuvre ce principe d’ilot de fraîcheur en milieu  

Urbain. Sachant qu’ici il sera en zone d’activité  donc ça va vraiment permettre de ramener de la   verdure dans ces zones d’activité qui sont très  imperméables très en enrobé et de couleur sombre.   Voilà c’est tout pour moi, je reste disponible  pour répondre à vos questions avec plaisir.  

Bien merci Thomas et puis bravo vraiment à la  ville de Colmar, à Colmar agglomération et puis   c’est très satisfaisant parce que c’est vraiment  le genre de démarche multiactions qu’on souhaite   avoir avec maintenant un animateur comme Thomas  qui est vraiment actif sur le sujet en tout cas  

Des stratégies qui vont amener à une intégration  dans les documents d’urbanisme à terme dans   les pratiques au jour le jour des collectivités,  c’était pas du tout le cas il y a quelques années   mais comme l’ensemble de nos collectivités,  on sait que c’est un gros travail de faire du  

Changement dans les pratiques, dans les chartes  d’aménagement de convaincre les collègues de la   voirie, de l’aménagement et ça bouge bien sur  Colmar mais ça a été vraiment par différentes   étapes qu’on a accompagné méthodologiquement  techniquement et financièrement donc c’est   vraiment satisfaisant. Et puis le couronnement  sur ce webinaire va permettre d’en faire un point  

De visite avec des aménagements autour du site  en lui-même. Voilà, si vous avez des questions   n’hésitez pas à les poser sur le chat. Je redis  que vous pouvez cliquer dans conversation.   On a on a une main levée je crois ? Ah oui on  peut la prendre oralement allez-y : « oui bonjour  

Je ne sais pas si vous m’entendez ? » On vous  entend oui. « Je me présente, Jérôme Lecarpentier   je suis directeur de l’espace public à la ville  de Colmar et je souhaitais peut-être témoigner un   petit peu : c’est vrai que, je remercie Thomas  Duhal pour la présentation, c’est vrai que  

Nous on s’est engagés dans la démarche GIEP  depuis 2,3 ans. Au départ c’est vrai que   c’était volontariste et c’est vrai que le l’appui  financier de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse a été   aussi un élément important pour pouvoir convaincre  nos élus puisque à un moment donné, il faut savoir  

Qu’on arrive à faire de la gestion intégrée des  eaux pluviales, ça coûte pas plus cher que de ne   pas en faire puisque il y a du réseau en moins  à faire, et on arrive à mutualiser les espaces   pour faire de l’infiltration tout en économisant  tous les travaux de réseau associés, donc c’est  

Plutôt intéressant, et en plus on a un financement  intéressant de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse donc   c’est du gagnant à tous les coups. Ensuite  effectivement, nous systématiquement maintenant   c’est un réflexe sur chaque projet de voirie on  a cette volonté de voir ce qu’on peut déconnecter  

Comme eau pluviale et comme le disait Thomas  Duhal, s’il y a 20, 30 % du projet où on peut   déconnecter et bien on y va. Et je reviens sur  l’exemple de la route de Wintzenheim : au départ  

On a dit, on fait de la reprise de couche  de roulement en réduisant la part chaussée,   néanmoins on a un fil d’eau d’un côté qui est  resté fil d’eau puisqu’on n’avait pas forcément   prévu d’y toucher et l’autre côté où on a réduit  l’emprise d’enrobé au sol et bien on s’est dit  

Qu’on allait y créer une noue en lieu et place et  donc on a déconnecter une partie et c’est vrai que   place de la Cathédrale, ça n’a pas été un frein.  Donc place de la cathédrale on essaie d’évacuer,  

Enfin d’infiltrer au maximum les eaux avec un  espace vert que vous avez vu sur les photos,   qui est central, qui nous permet d’infiltrer une  bonne partie des eaux côté sud de la place et côté   nord, on a également déconnecté d’une part pour  alimenter quelques espaces verts, d’autre part  

Il y a une partie qui est versée dans un cour  d’eau qui traverse la place, donc c’est autant   de choses qui permettent de diminuer l’impact sur  le réseau unitaire de la ville et puis de s’éviter   un certain nombre de problèmes d’inondation en cas  d’événements pluvieux qui sont d’importance et qui  

Sont de plus en plus fréquents. Je veux dire,  autant avant on disait une pluie vingtennale,   ça n’arrive que très rarement, aujourd’hui tous  les 5 ans on a une pluie centennale qui arrive   presque et donc c’est un réel problème. En centre  historique on a réussi à convaincre l’architecte  

Des bâtiments de France et c’est vrai qu’on  surfe sur la vague de la nature en ville, de   la végétalisation à tout prix pour dire que voilà,  on profite des espaces végétalisés pour faire de   l’infiltration et donc il ne faut pas hésiter à  y aller. Alors on a quelques retours d’expérience  

Qui nous permettent de progresser au quotidien,  et des retours d’expérience qui peuvent être   profitables aux autres collectivités qui veulent  se lancer là-dedans. On apprend tous les jours   et je pense qu’aujourd’hui nous avons faits des  projets qui plaisent puisqu’il y a plus de vert,  

Donc on joint l’utile à l’agréable et je pense  que tout le monde a à y gagner. Voilà un peu le   témoignage que je voulais apporter à ce webinaire  de ce matin. » Encore bravo parce que c’est vrai   que, je me souviens des premiers projets, c’était  compliqué, à propos du contournement de Colmar ou  

Autre on a eu des discussions sur des projets au  départ comme ça se fait un peu partout ailleurs.   Il faut passer par des projets, Thomas l’a  bien montré, et par des projets ponctuels les   cours d’école par exemple servent à ça et il y a  des a des contraintes sur Colmar, des terrains,  

Le site qu’on dit des fois peu ou pas infiltrants  des avis de géotechniciens parfois un peu rapides   sur le fait qu’on ne peut pas infiltrer des  contraintes de nappes, des sols pollués, il y a  

Beaucoup de choses qui doivent être intégrés dans  tout ça et donc je pense que vous avez fait un peu   le travail projet par projet, vous êtes entourés  d’une ingénierie spécialisée et après, vous ce que   vous arrivez à faire maintenant, c’est d’embarquer  les services de voirie de l’aménagement et je  

Pense qu’une fois qu’on arrive à vous convaincre  là-dessus, que vous arrivez à convaincre vos élus   que ils sont gagnants des deux côtés, on commence  à passer un peu au cas pour que ça se systématise.  

Et je trouve que Colmar ça s’est fait vraiment en  très peu de temps donc on voit que c’est ça qui   est assez admirable. Je ne sais pas où vous voyez  encore des points d’amélioration ? J’imagine qu’il   y a encore des points de blocage et encore  peut-être des documents internes qui ne sont  

Pas encore mis au diapason ou des réglementations  locales qui vous bloquent et donc ça, c’est un peu   le travail aussi peut-être… Je ne sais pas si vous  pensez encore à la suite, à des freins ? « Voilà  

Aujourd’hui on s’est engagés en plein dedans mais  néanmoins on continue encore à mettre en place des   syphons de voirie au cas où. Je prends l’exemple  en rue Saint-Gilles que Thomas Duhal n’a pas   présenté mais sur lequel on fait de l’infiltration  sur les zones de stationnement mais néanmoins on  

A continué à mettre des grilles à valoir, pareil  sur la place de la cathédrale on a des fils d’eau,   on a des pentes qui orientent l’eau vers les  espaces verts mais néanmoins on continue à  

Avoir des grilles au cas où, donc peut-être que  dans 3,4 ans et bien on ne mettra plus du tout   de grille et on verra que les retours d’expérience  son positifs. Moi je suis plutôt confiant dans ce   sens-là. C’est vrai que nous réalisons tous nos  chantiers en maîtrise d’œuvre interne donc il y  

A une adaptation, enfin un changement de méthode  pour les techniciens voiries pour appréhender les   projets, parce que c’est vrai qu’historiquement  tous les techniciens en bureau d’étude voiries   ont toujours appris à faire des voiries avec  un point haut un point bas avec des profils en  

Long profil en travers, pour amener l’eau à un  exutoire pour reprendre 400 m². Enfin c’est à   peu près ça la méthode et aujourd’hui on dit aux  techniciens qu’il faut faire une voirie avec un   profil en long à zéro puisqu’il vaut mieux  infiltrer l’eau à l’endroit où elle tombe,  

Enfin au plus près de l’endroit où elle tombe.  Donc ce sont des changements d’habitude pour nos   techniciens, ce n’est pas évident. Petit à petit  ils prennent le pli et je pense qu’on gagne en   qualité dans nos projets et derrière forcément il  y a une certaine satisfaction, une certaine fierté  

De faire des projets qui vont dans ce sens-là.  Après on peut progresser je pense ? Thomas Duhal   a présenté la rue de Bennwihr, nos arbres dans  les noues d’infiltration ne poussent pas aussi   bien qu’on le voudrait parce que ce sont des nous  d’infiltration mais je pense qu’on doit avoir une  

Tranchée drainante en dessous, enfin Thomas Duhal  me dira si je me trompe mais je pense qu’on doit   avoir une tranchée drainante en dessous et  du coup les arbres qu’on a plantés dans ces   espaces-là manquent d’eau parce que l’eau s’évacue  trop. Donc voilà c’est ce genre de petites choses,  

Des retours d’expérience qui vont nous servir  sur nos projets futurs. » C’est vrai, Thomas tu   veux compléter ? « Pour répondre, la tranchée  drainante elle n’est pas en dessous, elle est   vraiment collée dans le trottoir. Je ne sais pas  si on peut revenir en arrière sur le diaporama,  

Sinon c’était sur la petite coupe. La noue en soi  est en pleine terre, structure en grave drainante   et vraiment accolée à la noue et du coup elle est  trop efficace et les arbres manquent d’eau. Et   pour revenir aussi un peu avant sur la discussion  c’est un peu mon ressenti sur le territoire de  

Colmar agglomération et surtout disons que la  ville de Colmar, est la ville principale qui   fait plus de travaux à l’année avec qui j’ai le  plus échangée aussi, c’est tout ce qui va être   solutions fondées sur la nature donc surtout les  noues disons pour moi ça c’est entre guillemets,  

J’ai envie de dire que c’est assez courant de  mettre des noues dans les nouveaux aménagements,   c’est pareil pour tout ce qui va être pavés, que  ce soit poreux par le joint ou par le corps, c’est   quelque chose qui maintenant je pense est acquis  et c’est un peu la suite des choses. C’est comme  

Tu l’as très bien dit Jérôme c’est arriver par  la suite à supprimer ses grilles ou en mettre de   moins en moins et après c’est à ça aussi que vont  servir les chantiers tests, c’est de passer un peu  

Au stade du dessus au niveau des procédés avec la  mise en place d’enrobés poreux à grande échelle et   de chaussées à structure réservoir c’est un peu  l’étape d’après, ça va prendre un peu de temps   à convaincre tout le monde de l’efficacité et de  l’utilité et du grand pouvoir de déconnexion de  

Ces procédés mais c’est quelque chose qui je pense  arrivera prochainement. « En tout cas c’est vrai   qu’avoir maintenant ce premier showroom qu’on est  très fier de faire avec vous sur le territoire et   qui va pouvoir permettre à des élus locaux de  venir voir ça et puis d’aller visiter en même  

Temps autour des sites. C’est ce qu’il y a de plus  à mon avis, de plus convainquant et également avec   la parole de gens de direction d’espaces publics  qui gèrent ça concrètement au jour le jour c’est   très rassurant. Pendant longtemps on envoyait  les gens vers nos les collègues de Douais qui  

Font ça depuis 25,30 ans et je pense que de plus  en plus ça va être sur le territoire parce qu’on   a mis sur notre observatoire qui est en place  depuis 2017 des retours d’expérience. Tu en as   montré un paquet Thomas, qui sont quand même très  parlants avec des voiries de certains gabarits qui  

Ressemblent à ce qu’on voit beaucoup en ville.  On a 800 réalisations sur le bassin Rhin-Meuse,   il y en a partout, de tout type de sol, on le  redit à chaque webinaire mais il y en a toujours  

Près de chez vous et donc il ne faut pas hésiter  maintenant à aller les voir. En tous cas j’ai noté   aussi la question de la maîtrise d’œuvre interne  c’est quand même quelque chose l’air de rien qui a   permis beaucoup, de sortir beaucoup de dossiers.  On voit bien avec la bonne ingénierie d’appui,  

Une ingénierie vraiment spécialisée au départ,  c’est quelque chose qui est essentiel et je   pense que l’étude de déraccordement des potentiels  déraccordements que vous êtes en train de lancer   sont vraiment les stratégies qu’on pousse aussi  à l’agence, c’est faire le lien avec le schéma  

Directeur d’assainissement et je pense que quand  on montrera aux élus, les scénarios qui leur sont   offerts avec un scénario de base très classique  où on aura une version tout tuyau des bassins   d’orage uniquement, et une version avec des  interventions sur l’espace public pour amener  

De la nature en ville qui est moins coûteuse en  investissement, en fonctionnement qui a beaucoup   d’autres intérêts à l’espace public là je pense  qu’on va vraiment avoir un truc intéressant donc   c’est vraiment satisfaisant de voir que d’une  démarche -il y avait cette question dans le  

Chat- qui était au départ une démarche un peu  assainissement reconquête du bon état finalement   au départ, on ait complètement basculé maintenant  dans une approche d’aménagement de l’espace   public j’espère bientôt aussi, si ce n’est pas  déjà le cas à Colmar avec le patrimoine bâti,  

Et puis au bout d’un moment on a un mouvement  général très transversal, donc c’est vraiment   très satisfaisant et vous l’avez fait en très peu  de temps je trouve, donc c’est que ça continue. Si   vous voulez encore ajouter quelque chose Monsieur  le Carpentier ? Non, je pense qu’on a fait le tour  

De la question mais on va continuer en tout cas  voilà. Donc la prochaine sera l’inauguration du   showroom alors ? Oui on viendra avec plaisir. Et  puis ensuite des visites dans Colmar notamment.   On va enchaîner, on vous montre quelques autres  études de cas pour compléter ce qui a été dit mais  

Alors très rapidement. Si je peux me permettre  quelque chose dont Thomas Duhal n’a pas parlé,   je reviens sur la place de la Cathédrale. On a  effectivement fait des zones d’infiltration en   espace vert, il faut donc savoir que tout le  pavage sur la place de la cathédrale est posé  

Sur structure souple donc, il y a une partie  aussi qui s’infiltre directement dans le pavage   et sur les zones les plus circulées. On a mis une  grave bitume drainante en dessous du pavage pour   assurer, donc c’est quelque chose qui n’existe  pas dans les manuels mais voilà c’est des choses  

Qu’on ose faire aussi sur une place emblématique  comme la place de la Cathédrale à Colmar. Donc   voilà grave bitume drainante géotextile, une grave  drainante en dessous et une pause de pavage sur   sable. On a des pentes mais on a cette sécurité  en plus et une partie sur les faibles pluies  

Qui va s’infiltrer exactement là où elle tombe,  une partie qui file dans les espaces verts, une   partie qui file dans le cours d’eau, et puis le  restant et bien on a encore quelques grilles sur   place pour les évacuer mais en tout cas le volume  rejeté dans le réseau unitaire sera bien moins  

Important que ce qu’il n’était avant. « Oui c’est  intéressant, les ingénieries au jour le jour des   adaptations, on sort un peu des purs cadre GTR des  fichiers Dream, on est un peu à la limite de ce  

Qui se fait ? alors ça c’est quelque chose qui est  important on discute notamment en Alsace beaucoup,   avec la CEA de la partie route actuellement,  -Thomas qui hoche la tête parce que j’imagine   qu’à chaque fois on a des interactions entre  vos voiries qui peuvent être départementales,  

Des demandes de règlementations de pistes  cyclables et puis il est important aussi   parce que c’est quand il y a eu pendant des années  les mêmes structures types qui étaient utilisées,   on n’a pas toujours eu des niveaux dans les  conceptions de voirie qui étaient très fines parce  

Qu’on faisait toujours la même chose, maintenant  on voit que ça repose des questions, on a besoin   de rassurer aussi les gestionnaires de voirie  et on a un webinaire dédié à ça le 1er février,   notamment la CEA interviendra sur ce sujet, on  travaille sur ces sujets et je pense qu’il faut  

Travailler avec des gestionnaires comme vous,  de voiries, pour tester ces solutions-là, leur   montrer sur des voies de même gabarit comment ça  fonctionne, ce qu’on peut faire, ce qu’on ne peut   pas faire et puis aussi que les bureaux d’études  soient conscients quand ils interviennent sur cet  

Espace-là qu’il y a un gestionnaire qui est  la collectivité ou qui est le sous conseil   départemental et qu’il faut vraiment les voir et  venir avec des notes de calculs sérieux, qu’il   faut faire avec le même sérieux finalement que sur  tout projet et ne pas dire comme on entend parfois  

« l’agence de l’eau nous dit de faire de la  gestion intégrée donc on en fait » mais je pense   qu’il faut cette rigueur. Je pense que la grave  bitume c’est un bon exemple, il y a une portance à  

Assurer, on ne prend pas de risque et voilà si ça  génère une petite couche supplémentaire, on la met   sur cette partie circulée mais c’est plus facile  à faire en maîtrise d’œuvre interne qu’en maîtrise   d’oeuvre externe parce que les bureaux d’étude  ont du mal à prendre cette responsabilité alors  

Que nous, on assume le risque, d’où l’intérêt  peut-être que les bureaux d’étude proposent des   choses au maitre d’ouvrage en lui disant voilà,  comme on l’a vu tout à l’heure avec la question   sur les accès de voies pompiers sur les mélanges  terre-pierre, il y aura une forme d’ornierage,  

Il y aura une forme de marquage voilà je vous  propose ceci, cela a ces intérêts-là, ou alors on   fait une voirie classique et on gère latéralement  mais c’est vous qui êtes un peu décideurs et je   pense qu’on peut aussi vous proposer des choses,  mais clairement en maîtrise d’œuvre interne c’est  

Toujours plus simple parce qu’on a aussi une  réaction sur les modifications qui est plus   importante en tout cas je pense que la nature en  ville ça permet d’aider les écoles, Strasbourg   nous avait dit aussi que cela permet de faire des  tests, les élus ont laissé les services essayer  

Des choses, vous avez le droit de vous tromper, on  essaye ça et je pense que c’est quand même comme   ça qu’on avance aussi et qu’on innove concrètement  « Et ce mélange terre-pierre sur la place la   cathédrale, on l’a aussi utilisé ponctuellement  en pied de bâtiment là où on avait ce besoin  

D’accessibilité « Pompiers » qui nous permettait  de développer la végétalisation au plus près des   façades, donc ce qui était intéressant aussi ».  Vous suivrez dans le temps un petit peu comment   se fait ? « Tout à fait, il y un showroom place la  cathédrale. Et bien voilà c’est ça il se passe sur  

L’observatoire, donc rendez-vous l’année prochaine  pour une visite, après la visite du showroom,   une visite place de la Cathédrale » « avec plaisir  ! » On enchaîne avec 2 petits exemples qu’on vous   montre rapidement pour compléter ce qui a été vu ;  on est sur une agglomération d’une certaine taille  

Ce qui peut se faire sur des petites communes :  un exemple ici avec la place de la mairie dans les   Ardennes où a des aménagements à nouveau cumulés  de revêtements perméables, de noues ou d’espaces   verts légèrement creux, avec un jeu sur les  bordures ça se fait sur des places de mairie,  

Je le dis pour les élus qui sont connectés, qui  veulent voir des choses un petit peu simples   accessibles sur des réflexions partielles,  on conserve les voiries autour existantes,   on ne va pas refaire tout, l’arbre existant on  veut le conserver absolument c’est un patrimoine,  

Mais on trouve des solutions y compris sur le tour  de l’arbre, vous voyez sur la photo suivante, on   peut gérer sans toucher aux racines dans un espace  un peu réduit donc on a joué sur la bordure, ici  

C’est probablement une file de pavé qui a été mise  en place en tout cas qui permet de laisser passer   l’eau mais la voirie a simplement été reprofilée  et pas reprise parce qu’il n’est pas toujours   écologique de refaire complètement une structure  de voirie si on n’a pas d’objectif particulier lié  

À ça, donc on le redit aussi pour les concepteurs,  mais il ne faut pas forcément toujours penser à   refaire complètement une structure en réservoir,  Thomas l’a bien dit, parfois on va déconnecter   une demi-chaussée parce que l’autre côté c’est  pas le bon moment, parce qu’on a prévu de ne  

Rien refaire, on n’a pas d’opportunité dessus,  donc on fait ce qu’il faut, ce qui est rentable,   ce qui présente un intérêt sauf quand on est dans  des approches où l’on va comparer les scénarios,   c’est ce que fait Colmar avec une approche des  raccordements, avec scénario des raccordements,  

Avec scénario construction de bassin d’orage par  exemple, mais sur des aménagements de voiries il   faut toujours être un petit peu pragmatique :  est-ce que je peux mettre de l’eau ou est-ce   que j’ai une possibilité de manière simple ?  Voilà donc un exemple intéressant des Ardennes.  

Un autre exemple également alors là en secteur  plus dense mais qui ressemble un peu à nos cours   d’école, l’aménagement de la Maison de la vie  associative et du temps libre de Laxou dans   le quartier prioritaire de la ville des provinces  à l’ouest de Nancy, donc là c’est un site qui  

Était complètement imperméabilisé et qui avait la  chance de pouvoir être restructuré. On ne touchait   pas au bâtiment mais les gouttières, par chance  sont extérieures, et donc tout a été déraccordé   sur l’ensemble de l’emprise à concurrence  d’une pluie centenale gérée sur le site  

Par une gestion surfacique entièrement, on n’a  pas d’ouvrage enterré et donc c’est un cumul   de techniques. Les points rouges que vous voyez  sont des récupérateurs d’eau de pluie sous les   bâtiments, il faut savoir que les récupérateurs  d’eau de pluie c’est quand même quelque chose  

Qui monte fortement dans les collectivités et pour  les particuliers depuis 2 ans, la sécheresse fait   prendre conscience de la richesse de l’eau et  il faut la récupérer et la réutiliser donc des   récupérateurs de pluie en cascade qui resurversent  dans des noues qui resurversent même dans des  

Systèmes de pavés perméables de tours d’arbres  végétalisés et puis on a mis ici un terrain de   sport qui a été conservé, avec un vêtement poreux  en enrobé, il a été recréé en enrobé poreux, donc   voilà ça c’est l’échelle d’une parcelle qui est  totalement déconnectée sur l’existence du réseau  

Unitaire pour gérer des événements y compris forts  même très forts avec la centenale, voilà c’est   un jeu sur le mobilier urbain, sur les choix de  matériaux, on profite en fait de chaque occasion   pour gérer, retenir l’eau. On rappelle si besoin  qu’une centenale chez nous c’est 9 cm d’eau donc  

Ce n’est, entre guillemets, que 9 cm d’eau. Ca  devient un problème quand on veut les envoyer sur   un tout petit point bas du terrain mais si on les  gère partout, on trouve des solutions donc c’est   vraiment cette ingénierie qu’il faut avoir et  puis du coup ça nécessite de prendre en compte les  

Usages et discuter avec les personnes qui gèrent  les bâtiments, les usagers et la partie voirie   évidemment. On voulait vous montrer des petits  exemples pour compléter un peu ce qui a été fait   mais on le redit, nos webinaires sont en ligne il  y a beaucoup d’autres exemples et on va continuer  

À montrer toute taille et tout type. Je passe aux  aides financières et techniques maintenant pour   conclure tout ça puisque l’agence de l’eau  n’est pas qu’un financeur, vous avez vu on   relie les cahiers des charges, on travaille  avec des urbanistes, des bureaux d’études,  

Des architectes sur les dossiers, donc c’est  d’abord là-dessus qu’on fait bouger les choses,   et puis on a des financements qui permettent de  faire avancer les choses. Quand on prend un espace   urbain qui peut être de toute taille, ça peut être  un hameau de 5 maisons, une industrie à l’écart,  

À partir du moment où c’est une zone qui a  été construite ou qui est construite on des   dossiers éligibles qui sont ensemble sur ce type  d’opération sur des secteurs urbanisés ou bien   des friches. Je redis, on n’a pas de conditions de  déraccordement du réseau pour l’agence de l’eau,  

Ce qui est important pour nous c’est de faire  des dossiers vitrines de gestion intégrée,   on a expliqué plusieurs fois ce qu’était la  différence entre une gestion intégrée alternative   mais on parle bien d’intégration au projet et  de l’eau dans les aménagements, pas d’ouvrage  

Uniquement dédié à la gestion de l’eau. Donc tous  les exemples que vous avez là, que ce soit sur   l’imperméabilisation, la végétalisation associée à  du reprofilage de voirie pour aménager une zone en   creux latéralement, des aménagements commerciaux  industriels ou d’habitat qui, pour lesquels on  

Pourra intervenir mais avec des aides différentes,  des opérations de récupérateur d’eau de pluie à la   parcelle ou bien sur des ensembles avec des  collectivités, on n’aide pas directement les   particuliers, je le redis, mais on aide des  acteurs économiques, des collectivités. Si  

Une collectivité veut sur un ensemble équiper tous  ces bâtiments publics de citernes de récupération   d’eau de pluie, c’est tout à fait éligible à nos  aides cependant on essaiera toujours de faire   déraccorder la surverse, c’est à-dire de la gérer,  on a plein de solutions pour ça mais en tout cas  

Que ce soit vraiment quelque chose de vertueux  toujours dans cette logique aussi de zéro tuyau,   zéro rejet. Donc vous voyez ce sont des projets  éligibles. Et puis on a les projets non éligibles,   ceux qui sont situés dans des extension urbaines  sur des zones qui sont actuellement en espace  

Naturel pour lesquelles, si elles doivent être  urbanisées elles le sont, vous pouvez le faire   ça sera économique, écologique mais en tout cas on  n’intervient pas sur ces aspects-là. Si vous avez   des projets qui vous embêtent, on peut vous aider  techniquement mais on n’aidera pas financièrement.  

Vous pouvez quand même nous consulter si  vous avez des questions sur ces projets   mais pas d’aides financière. Je vais présenter  maintenant les plafonds et les taux de référence,   alors je reprécise bien qu’on parle bien  dans notre délibération de gestion intégrée  

Surfacique et végétalisée, ça veut dire que  si le porteur de projet a un plan de masse   avec beaucoup d’espaces verts qui est très bien,  mais par contre qu’on nous remet une structure   en plastique enterrée avec des bouts de tuyaux  parce que c’est l’habitude, on est susceptibles  

De ne pas aider le projet. En général on explique  au porteur de projet que ça lui coûte plus cher,   que ça ne sert à rien et que c’est quelque  chose de moins écologique donc en général on   arrive à faire bouger les dossiers comme ça mais  si le maître d’ouvrage souhaite rester sur cette  

Approche-là, on n’aidera pas le dossier s’il y  avait une solution plus écologique, plus intégrée,   plus végétalisée qui existe. On peut avoir  des projets totalement gris entre guillemets,   avec de la gestion sur des revêtements minéraux  qui sont éligibles. Donc deux niveaux, les études  

Et les travaux. La première ligne représente  les études d’accompagnement : ça a été le cas   à Colmar mais les assistances à maîtrise d’ouvrage  spécialisée on peut les accompagner, ça peut être   également des études de concertation qu’on voit  dans le cadre des écoles, des études techniques  

Comme le potentiel de déraccordement Colmar en  a parlé aussi, voire de gestion différenciée des   espaces pour aller vers plus de biodiversité dans  les aménagements donc tout ça c’est aidé pour des   collectivités, c’est la colonne de gauche au  niveau des taux à 70 % et si on est dans une  

Activité qui relève du champ concurrentiel,  ça peut être une collectivité qui fait un   lotissement par exemple ou un bailleur social, une  entreprise sur son siège, un centre commercial,   un lotissement privé, on va rentrer dans un  cadre d’aides un petit peu différent et on va  

Prendre en compte le statut de l’entreprise,  les effectifs et ensuite pour les travaux on   applique un taux d’un plafond de 40 € par mètre  carré d’aide sur tout l’espace public donc 40 €   multiplié par la surface. On l’a déjà expliqué  dans nos webinaires un peu plus en détail,  

Mais si vous avez une opération qui représente 10  000 m² de toiture de surface de voirie qui peuvent   être collectés ou aménagés et en tout cas au moins  collectés, si c’est plus large que l’aménagement,  

On prendra ces 10000 m² x 40 ça donnera 400 000 €  et on va appliquer un taux d’aides de 60 % donc on   peut aller jusqu’à 240 000 € de travaux d’aides,  donc si les travaux éligibles sont au-dessus du  

Plafond de 400 000 on écrêtera à 400 000, j’ai un  million de travaux éligibles, on plafonnera. Aces   400 000 € il y aura 240 000 € d’aides, si on a  des montants de travaux qui sont plus faibles  

Par exemple 300 000 € et ben on appliquera 60 % de  300 000 € sur ces montants qu’on juge éligibles.   On l’a bien vu dans les exemples que montrait  Tomas Duhal tout à l’heure, on a l’impression que  

Certains dossiers sont aidés à 15, 20 % c’est  parce qu’en fait on ne va pas aider certains   postes, on ne va pas aider le mobilier urbain,  on ne va pas aider l’éclairage des réseaux de gaz   enterrés réseaux secs du mobilier ou d’autres  aménagements qui ne rentrent pas dans le projet,  

En revanche la végétalisation, les structures  réservoirs, La grave bitume drainante, les pavés,   toutes ces choses-là rentrent dedans. On a une  exception depuis 2020 et on l’a prolongée jusqu’à   fin 2024, c’est le plan école : on a créé un  plafond qui est déclencheur à 150 € par mètre  

Carré, ça marche très bien, on a fait beaucoup  de cours d’école et ça continue jusqu’au moins   fin 2024. C’est quelque chose qui est éligible,  on regarde dans quelle mesure on la prolongera   au 12e programme, en tout cas c’est un plafond de  150 € /m2 avec un taux d’aides de 60 % pour les  

Bons projets, qui peut être porté à 80 % pour les  très bons projets. C’est donc quelque chose qui   peut être déclencheur pour des collectivités.  On a déjà montré sur le territoire notamment,   on a fait un webinaire dédié cette année aux  cours d’écoles qui est toujours disponible en  

Replay et puis enfin la récupération d’eau de  pluie, donc ça peut prendre différentes formes,   des cuves enterrées, des cuves hors sol, avec,  ou pas, de réutilisation dans les bâtiments,   ça on le regarde au cas par cas mais c’est quelque  chose qu’il ne faut pas hésiter à proposer,  

C’est vraiment une mesure d’avenir relativement  sans regret qui se cumule avec les aides qu’on   voit avant, donc ce n’est pas de montant plafond  mais un taux de subvention de 60 % possible. Et   puis de manière connexe on a d’autres aides  possibles pour les études de conception et de  

Plans généraux relatifs à la sobriété en eau donc  les économies d’eau, et puis pour les travaux,   la mise en place de kit hydroéconomes ou toute  action qui permet de réduire les prélèvements,   dans notre approche transversale ou nature  en ville, sur des projets opérationnels,  

On va regarder si dans le cadre par exemple d’un  ensemble de bâtiment ou de tout votre patrimoine   immobilier d’un acteur public ou privé ce qu’on  peut faire sur ces différentes thématiques,   que ce soit pour réduire la consommation d’eau,  pour infiltrer l’eau, perméabiliser les surfaces  

Extérieures, végétaliser, donc en général on  essaie toujours de hausser l’ambition et de   de penser multithématique quand il s’agit  de projet opérationnel. Parallèlement on   a des démarches qu’on ne détaille pas ici avec  les collectivités pour des plans de réduction   des stratégies de sobriété en eau global, mais à  l’échelle d’un bâtiment, d’ensemble de bâtiment,  

D’un patrimoine, ça peut être la direction  patrimoine d’ailleurs, d’une collectivité   comme Colmar -je tends la perche- mais en tout  cas on peut aborder ces questions-là. Je vois   des questions qui sont un peu en lien : les aides  financières que je présente ici sont celles de  

L’agence de l’eau Rhin-Meuse, c’est un webinaire  Rhin-Meuse effectivement mais on est interconnecté   entre agences et donc on communique régulièrement  tous ensemble sur ces aides, chaque agence a le   même principe d’intervention. Il y a des agences  qui ont des restrictions et des conditions  

Différentes puisque chaque agence fixe un peu ses  règles via son comité de bassin dans lequel sont   représentés tous les gens qui utilisent l’eau du  bassin et donc il y a des règles propres. Sur la   région par exemple, vous avez sur la partie ouest  Seine-Normandie et puis Rhône Méditerranée Corse  

Au sud des Vosges donc ce sont des agences qui  pratiquent les mêmes règles de principe que nous   mais avec des plafonds et des taux d’aides  différents, des petites conditions qui vont   changer, par exemple elles vont vous demander  une déconnexion du réseau systématiquement sur  

Une friche ça peut fonctionner sur Rhin-Meuse,  il y a des plafonds qui vont être peut-être plus   intéressants chez l’un ou chez l’autre, ça dépend  un petit peu du type de projet et donc pour cela   on peut vous transmettre des contacts et des liens  ou en tout cas déjà communiquer sur des choses  

Communes. Vous pouvez contacter votre agence de  l’eau localement pour l’ouest de la région Chalon   champagne par exemple et puis pour RMC l’agence  de de Besançon qui pourront vous renseigner sur   ces aides disponibles. On va avancer sur la slide  suivante, pour la partie technique on a un centre  

De ressources depuis plusieurs années qui est  animé qui est sur notre page du site internet, si   vous tapez « pour une ville perméable et durable  » sur le site de l’agence de l’eau vous trouverez   la cartographie avec les 800 références locales  que vous pouvez classer par type de solution,  

Que ce soit, une noue, une toiture végétalisée,  une structure réservoir…, chercher un bâtiment,   une voirie… vous pouvez trouver des exemples  près de chez vous et on en ajoute chaque année   avec tous les dossiers qui sont accompagnés. Il y  a également des fiches retour d’expérience vidéo  

Et des photos. On en a reprogrammé un certain  nombre et on en ajoute régulièrement et puis   aussi la foire aux questions qui est vraiment un  document qu’il ne faut pas hésiter à consulter,   il est accessible à tout le monde. Ce sont des  questions simples et des réponses simples qui  

Répondront peut-être à beaucoup de questions :  le gel, la perméabilité, l’inondation, la pente,   les essences végétales… donc n’hésitez pas et puis  on rappelle aussi que réglementairement il y a une   doctrine pluviale qui a été faite à l’échelle de  toute la région Grand Est avec les trois agences  

Qu’on a coanimé avec la DREAL et donc c’est  une doctrine qui permet de répondre au volet   réglementaires mais les services police de l’eau  vous demanderont la même chose sur tout dossier   soumis à déclaration autorisation, c’est vraiment  une démarche qui est partagée avec les services  

D’état et les réglementaires, aujourd’hui  l’alternative ce n’est plus l’infiltration,   c’est le tuyau donc c’est bien à vous de  prouver que quand vous mettez en place un tuyau,   vous n’allez pas générer un risque supplémentaire.  On a inversé totalement la charge de la preuve.  

Un exemple : on voit une vue de notre observatoire  en ligne on vous a mis tous les liens vous les   aurez dans la présentation et des fiches,  vous recevrez évidemment le powerpoint et   puis je vous invite à aller voir la foire aux  questions. On vous remet ici les webinaires  

Précédents, on en est au numéro 5 de cette série.  Je redis que nous devons être à 80 interventions   d’une demi-journée sur le territoire d’agence  de l’eau en 4 ans, donc on en fait tout le   temps localement, celles-ci sont celles qu’on  met en ligne, les version, entre guillemets,  

Grand public mais en tout cas près de chez  vous il y en a forcément qui s’organiseront,   vous pouvez en discuter avec votre chargé  d’intervention de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse,   on en fera, on fait depuis assez longtemps, on  fait d’autres interventions aussi plus spécifiques  

Qu’on fait déjà depuis une dizaine d’années, tout  cela continue mais en tout cas les webinaires ils   sont en ligne. Vous en avez eu un par exemple sur  les structures réservoirs uniquement sur le coût,   de la gestion intégrée, les cours d’école ou  bien tous les petits projets d’aménagement  

Qu’on peut avoir notamment en zone rurale ou de  métropole donc celui-ci va y être ajouté et je   réponds la question sur les dates des prochains  webinaires : le prochain ce sera le 1er décembre   oui c’est le 1er décembre matin également,  c’est un webinaire qui va être dédié à un  

Sujet que nous n’avons pas encore traité, la  récupération d’eau de pluie et la réutilisation   avec des exemples concrets à nouveau et une  intervention de l’Agence régionale de la santé   et puis le suivant sera le 1er février 2024  avec un webinaire sur les aspects voiries,  

Les traversés de communes notamment rurales et  comment on peut gérer cette gestion intégrée,   la végétalisation et les contraintes et en  tout cas les usages des voies départementales   notamment vis-à-vis des conseils départementaux.  Il y aura d’ailleurs à minima une intervention   de la Collectivité européenne d’Alsace service  voirie, qui interviendra sur ce sujet-là donc  

C’est vraiment un point important aussi et  nouveau qui n’a pas encore été traité. Pour   finir, on vous met les liens mais pensez à avoir  recours au maximum aux essences locales, éviter,   nous le demandons en tout cas dans notre projet,  le recours aux espèces exotiques envahissantes,  

Ayez un œil, c’est un point souvent mineur des  projets mais qui a son importance, un œil sur   ces listes d’essences végétales qui sont mises en  place et puis au maximum en ayant recours à des   labels type végétal local ou des essences les plus  locales possibles. Voilà on trouve des solutions  

Même s’il y a une forme de migration assistée dans  les essences qui sont utilisées dans les projets,   notamment quand on est en cœur d’ilot urbain.  Aujourd’hui on essaie de travailler au maximum   avec des essences les plus locales possibles  ou les plus proches localement possible de  

Notre bassin. J’ai fait à peu près le tour, on  vous remercie de votre intervention on remercie   nos intervenants et en particulier la ville  de Colmar, l’Agglomération de Colmar et puis   donc la Colmarienne des eaux, on vous donne un  rendez-vous l’année prochaine pour un rendez-vous  

Sur le terrain, une inauguration de ces espaces  et des visites et puis n’hésitez pas à diffuser   les liens, puisque nous allons vous les envoyer,  vers d’autres élus qui pourraient être intéressés   notamment et puis à remonter vos questions à  votre Chargé d’intervention de l’Agence de l’eau,  

Il y en a un qui gère votre territoire qui pourra  vous répondre. Encore une fois merci à tous,   merci Manon et puis rendez-vous donc le 1er  décembre pour le numéro 6. Au revoir à tous. Merci

Share.
Leave A Reply