Dimanche 24 septembre 2023, à Mérignac
Troisième édition du festival Les Hypermondes (hypermondes.fr), sur le thème “Monstres !”
La littérature jeunesse est souvent associée à la mignonitude et même les monstres y sont parfois bienveillants… mais dans ce cas, ce sont souvent les humains qui sont monstrueux ! Ce paradoxe est-il cantonné à la littérature jeunesse ? N’est-ce pas une manière de traiter du monstrueux qui traverse toute la littérature ?
Une table ronde qui rassemble quatre autrice jeunesse qui explorent les contrées de l’imaginaire : Silène EDGAR, qui anime la rencontre, Maëlig DUVAL, Carina ROZENFELD et Célia FLAUX.
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Maëlig Duval est romancière et novelliste, formée à l’écriture parmi les vastes territoires des littératures de l’imaginaire. Depuis 2009, elle contribue à des anthologies et revues aux côtés notamment de Charlotte Bousquet, Joëlle Wintrebert ou encore Aurélie Wellenstein. Abordant conte, science-fiction et réalisme, elle creuse de sa voix si particulière des réflexions sur l’intime et les corps en tant qu’objets sociaux, le deuil, la création. Ses cinq derniers romans sont publiés aux éditions Géphyre.
Carina Rozenfeld est une auteure française de romans jeunesse dans le domaine de l’imaginaire, de la science-fiction et du fantastique. Elle publie en 2004 son premier roman Lucille et les dragons sourds aux éditions Kryos, et se se fait connaître en 2008 à la suite de la publication de Le Mystère Olphite aux éditions L’Atalante et de Le Livre des âmes aux éditions Intervista dirigées par Luc Besson. Depuis 2009, chez Syros, elle propose plusieurs romans jeunesses indépendants, remportant un vif succès. À partir de 2012, elle signe quelques ouvrages chez Robert Laffont, dans la collection R, lui permettant ainsi d’écrire la saga Le Feu secret avec CJ Daugherty, autrice de la saga Night School. En 2016, elle collabore avec les éditions Scrinéo pour la saga Zalim, puis en 2019 pour Le Démêleur de rêves. À partir de 2017, elle publie aux éditions Gulf Stream les séries pour la jeunesse L’Héritier des Draconis, Monstr’Hôtel et Les Anges mécaniques.
Célia Flaux vit parfois à Poitiers, parfois dans les nuages.
Autrice de l’imaginaire sous toutes ses formes, Célia Flaux (celiaflaux.fr) écrit des romans, des nouvelles et des scénarios qui se déroulent dans des mondes imaginaires plus ou moins proches du notre (science-fiction, fantasy et fantastique). Ses textes s’adressent souvent aux adolescents et aux jeunes adultes, car c’est l’âge où chacun cherche sa place. Dans ses histoires, les héros éprouvent le besoin de mieux se connaitre et d’affirmer leur identité, ce qui lui permet d’évoquer les différences, les préjugés, l’acceptation de soi et des autres. Ses personnages affrontent des sociétés qui les enferment dans des cases, comme la France gouvernée par le Parti Zéro Risques du Cirque interdit (paru chez Scrineo en 2019), l’Angleterre victorienne et magique d’Anergique (paru chez Actu SF en 2021) ou les cinq clans de Porcelâme (une trilogie de fantasy japonaise en cours de parution chez Bayard).
Autrice jeunesse à succès, Silène Edgar a signé plusieurs romans d’anticipation et de fantasy, dont le cycle La Fille de Diké dont le tome 1 vient de paraître. Son dernier roman co-écrit avec Paul Beorn, Lune rousse, s’inspire de l’univers fantastique du jeu de société Les Loups-Garous de Thiercelieux et y déploie les aventures de Lapsa et Lune. Le récit se tisse entre leur amitié et les énigmes qu’elles tentent de résoudre.
Bonjour à tout le monde donc je suis cyan Edgar je vais animer cette table ronde voici venu le temps des monstres gentils donc vous aurez reconnu Casimir c’était un peu une blague dans le titre de la conférence euh mais l’objectif et et les autrices ici présentes pouvoir nous en parler c’est
D’interroger dans tout ce weekend sur les monstres une des façons de traiter le monstrueux qui est euh de de montrer des monstres qui en fait ne sont pas nécessairement dangereux ou ou ou ou cruels ou qui représenteraiit quelque chose de de mortel pour l’être humain mais plutôt des monstres dont on va
Saisir au fur et à mesure que bah ils sont ou gentils ou en tout cas non dans dangereux ou bienveillant voilà donc c’est pas seulement la la gentillesse et et j’ai réunis pour l’occasion trois autrices pour qu’on puisse parler de la littérature pour adultes et aussi de la littérature jeunesse parce que très
Souvent on associe ce monstre gentil à la littérature jeunesse et en effet en jeunesse on utilise beaucoup cette cette figure des monstres pour poser un certain nombre de questions donc on va explorer ça mais je pense et et on va pouvoir explorer aussi ça en adulte c’est quelque chose qui est
Transverse et qui n’est pas associé systématiquement à la littérature jeunesse qu’on que des fois on réduit en dans notre pays à voilà quelque chose de mignon et donc j’ai à côté de moi Karina Rosenfeld donc Karina Rosenfeld qui a écrit beaucoup d’ouvrages pour la jeunesse voilà alors ici par exemple on
A monstre hôel donc forcément c’est dans le thème ou la la chaussette de prou donc elle peut écrire pour pour les vraiment les enfants pour les préados pour les ados euh et euh elle écrit aussi un petit peu en adulte donc elle est typiquement ce type d’autrice qui est capable euh de
S’adresser à différents publics et euh et qui va euh dans sa création euh explorer des thèmes pour ce qu’ils représentent euh et pas pour créer des stéréotypes maelic Duval Bour donc maelic Duval qui elle écrit euh là on a les scrops qui sont là euh qui écrit en
Adulte exclusivement euh et qui euh de la même manière en fait va euh se saisir de du monstrueux parfois dans certains textes non pas tant pour faire de lorfique ou quoi que ce soit mais pour aller interroger d’autres choses on va pouvoir l’écouter sur le sujet et c’est lié à
Flo donc euh là avec porce Lam donc qui qui est chez Bayard euh qui écrit euh bah aussi voilà en jeunesse mais plutôt pour les grands ados et et en adulte aussi et euh et k en porce lâ explore le bestiaire asiatique qui est une des représentations justement parce que dans
Dans les autres cultures le monstrueux est pas du tout abordé de la même manière euh et donc on va pouvoir explorer un petit peu ça aussi voilà donc euh ben première question pour chacune de vous euh vous dans vos œuvres où sont les monstres euh déjà qu’est-ce qui quelle
Figure vous retenez de monstres gentil entre guillemets ou bienveillant qu’ vous a intéressé de traiter maig euh j’ai pensé juste en entrant ici euh que j’avais un monstre dans un autre pas dans scrops dans la légende des plumes mortes c’est tout simplement un enfant dont la croissance est différente des
Des autres personnes et je me suis dit mince ça c’est une figure de de monstre aussi et en fait j’ai pas trop de euh si là c’est des animaux mais sinon c’est juste la la différence en fait tout simplement enfin c’est ce qu’on trouve toujours dans dans les questions sur les
Monstres c’est les questions sur la la la différence la norme et cetera et cetera tu peux nous dire dans les scrops comment sont tes monstres oui son en fait c’est des des animaux les humains vont sur une planète il colonisent la planète ils découvrent des animaux et pour eux ces animaux sont
Obligatoirement domesticables comme un petit chaton on sait que les chats c’est quand même des des félins des des des animaux sauvages avec des griffes et des dents mais l’être humain comme il voit une boule de poil il se dit il rapporte tout à soi et il se dit cette bestiol
Elle est obligatoirement mignonne et je vais la domestiquer et ça se déroule pas exactement normalement mais après la bestiole en elle-même elle est pas monstrueuse enin je veux dire elle est pas méchante après le monstre n’est pas méchant enfin voilà merci CIA peut-être ou Karina personnellement ce qui m’a ce que
J’ai voulais exper ce qui m’a vraiment intéressé c’est que dans la mythologie asiatique il existe ce qu’on appelle des monstres sacrés ou des animaux sacrés qui conjugue à la fois l’aspect animal puisque ce sont des des animaux donc des animaux mythiques le phénix le tigre le dragon et cetera donc
Qui ont cet aspect animal mais qui sont en même temps des dieux euh puisque ce sont des des divinités auxquelles on associe des pouvoirs magiques notamment en lien avec les éléments peut-être que vous connaissez le fengchui qui consiste à aménager ses espaces en fonction des énergies et qui découle de cette même
Légende et en même temps euh ces êtres qui sont à la fois animaux et divins doivent plus ou moins communiquer avec les hommes d’une façon assez complexe et donc qui peut amener tout un tas d’incompréhension et de difficultés et donc j’avais envie d’opposer de de confronter tous ces aspects dans ce
Roman-là entre l’animal le divin et l’humain voilà merci Karina dans ton œuvre conséquente là tu as monstre hôel et la chaussette de prou mais n’hésite pas à parler d’autres titres aussi si tu as envie donc ce monstrueux qui peut être disons non dangereux oui alors on m’entend là c’est bon ça
Marche j’ai effectivement pas mal de monstres dans mes romans et c’est marrant parce que c’est en faisant en en étant sur ce festival et j’ai déjà fait une table ronde vendredi on parlait du monstre où j’ai réalisé que c’était quand même un sujet que abordé assez
Fréquemment pas que mais dans pas mal de de livres et c’est vrai que j’ai beaucoup de monstres horribles méchant effrayant dangereux euh et puis j’ai ces deux deux histoires alors monstre hôel c’est en qu Tom où j’ai fait des monstres gentils et comme je disais ben je suis la génération Casimir justement
Et j’ai grandi en regardant Casimir à la télé quand j’étais gamine avec mon petit frère et et pour moi le monstre en réalité dans une part de mon esprit n’est pas grâce peut-être à Casimir associé forcément au méchant et et j’ai eu l’idée bah ça a commencé avec monstre
Hôel d’écrire une histoire où les monstres sont super choupinés euh c’est des peluches c’est un peu des Totoro hein Totoro il est super il est gros mais il est il est gentil et tout ça voilà on les voit mieux tu sais à la fin il y a une espèce de petit bestière et
Euh voilà et et en réalité euh l’être humain effectivement les voit comme des monstres parce que comme le disait maix c’est la différence ils ont des poils ils ont plusieurs yeux des cornes ils sont grands petits gros rouges bleus rose vert ils ont quatre bras des choses
Comme ça donc mais en réalité euh ils sont ils sont très mignons et très gentils et là l’héroïne a 10 ans dans le premier tome et les monstres ont le même âge qu’elle donc euh une fois qu’elle a su dépasser la différence elle se rend compte que c’est des enfants comme comme
Elle et et avec les mêmes préoccupations ils vont à l’école dans leur école de monstre et et donc voilà et là c’était intéressant d’explorer justement l’aspect une fois qu’on a dépasser la première frayeur parce que forcément quand elle les croise la première fois elle est petit moment de qu’est-ce que
C’est que ça euh d’aller explorer tous les points communs qu’ils peuvent avoir et toute l’amitié et l’entraide et solidarité qu’ vont créer dans toute l’équipe au-delà de l’apparence et de la différence voilà donc c’était intéressant d’explorer cette facette là du monstre après en avoir fait un paquet de Paso dans plein d’autres
Romans merci oui tu tu dis que à la première rencontre elle a peur des monstres mais les monstres font exprès de lui faire peur oui alors pas tout de suite mais c’est vrai que ils essayent de chasser enfin en principe les humains ne les voient pas ils sont invisibles
Aux yeux des humains et elle elle a cette capacité ou ce pouvoir de voir les de voir ces monstres elle est la seule donc quand elle hurle parce qu’elle les voit et que ses parents débarquent ils sont là mais tu vas pas bien il y a rien
Et ah ben ils sont là au milieu de la pièce mais enfin tu as beaucoup d’imagination et et eux pour se protéger face à cette humaine particulière qui les voit leur premier réflexe c’est de vouloir l’effrayer pour dire pas touche tu t’approches pas de nous parce que eux
Les monstres voient les humains comme le danger c’est ça toute l’histoire c’est que pour les monstres qui sont mignons gentils pacifiques l’humain est le monstre donc il y a le miroir comme ça et toi Mali dans les scrops la la rencontre entre l’humain et et le monstre enfin entre guillemets l’animal
En fait différent l’autre espèce à quoi elle te sert dans la narration pourquoi les avoir mis en scène cette rencontre là qu’est-ce que tu as envie de dire tu aurais pas bu dire avec des chats par exemple non parce que c’est la c’est la découverte d’une nouvelle espèce
Euh donc le découvreur de la nouvelle espèce est placé aussi en tempant un peu que que que super naturaliste ou héros de de de cette humanité là mais très franchement je sais pas quelle raison très précise j’avais de décrire ce ce moment-là je euh je sais plus peut-être est-ce que
Moi l’impression que j’ai eu que ça c’est ça nous servait en fait à mieux comprendre l’humain de la même manière que la rencontre avec les monstres gentils permet de voir voilà où sont les peurs de la différence ça me revient ça me revient en fait quand quand le quand
L’humain découvre les les les scrops les petites bêtes il commence par bah les comparer à à des espèces qui qui connait à des poules à des poules poilues mignonnes avec un bec mou et et donc il rapporte toujours à à ce qu’il connaît de la même manière qu’il
Rapporte à lui-même le fait qu’ un animal doiv être domestique don je pense que c’était ça je l’ai écrit il y a un peu longtemps et je l’ai pas relu je suis désolé et et c’est là du coup toi la rencontre avec ce monstre sacré qu’est-ce que à quoi elle te sert pour
Parler de l’humain en fait la la première rencontre qui existe c’est tout simplement que chaque clan a donc un animal sacré et donc chaque clan va prier l’animal sacré créer des temples pour l’animal sacré et cetera mais quelque part l’animal sacré reste extrêmement mystérieux dans son fonctionnement et dans sa communication
Et c’est au moment où tout d’un coup la rencontre se fait que ça lève des espèces de malentendu en fait sur euh qu’est-ce que être divin attend quel message il veut transmettre aux humains et cetera et c’est une manière pour moi de montrer l’évolution en fait de l’être humain
Puisque quelque part nous les êtres humains nous sommes à la fois les humains et à la fois les monstres et à la fois peut-être avons-nous aussi une part de divinité et de surnaturel en nous et du coup c’est une manière de montrer toutes ces différentses aspects de l’humain et jeais oublié l’aspect
Animal bien sûr qu’on peut également avoir et donc j’avais envie d’explorer toutes ces facettes par cette rencontre là et du coup je je poursuis sur cette idée là donc on on découvre dans vos livres dans le rapport au monstres de l’humain on découvre ce qui est chez l’humain aussi peut-être parfois
Monstrueux est-ce que ça vous arrive de d’utiliser le monstre pour qui n’est pas forcément dangereux en fait pour montrer que l’humain lui il est il peut être dangereux parce que on voit ça souvent en littérature genunèse l’enfant va rencontrer un monstre gentil et il va s’apercevoir que le vrai méchant c’est
L’humain un adulte ou est-ce que ça c’est quelque chose qu’on retrouve dans dans vos ouvrages moi je dirais que dans ce que je fais le monstre est à la fois défini cause et conséquen de la non communication c’est on le connaît pas on le trouve bizarre
On on va pas parler on va pas aller essayer de communiquer avec la la chose bizarre et du coup en essayant pas de communiquer on décide en tant que super égocentré que l’autre va rester un un monstre et éventuellement si l’autre qui voit aussi l’autre autre comme un comme
Un monstre ne enfin s’il y a s’il y a la communication il y a presque plus de monstre peut-être oui mais c’est ça en fait Olivia l’héroïne de monstre hôel une fois qu’elle fait connaissance des monstres et qu’elle se rend compte qu’ils ont beaucoup plus de points commun que de
Différen euh la communication l’aide à se rendre compte qu’ils sont pas du tout des monstres et que l’adulte et l’être humain le vrai monstre et le vrai méchant dans l’histoire c’est un être humain c’est un adulte et c’est quelqu’un qui veut exploiter les parce qu’ils ont un peu un peu de magie quand
Même les monstres faut bien qu’ une petite dose de magie dans mon histoire et qui veut exploiter les les les pouvoirs pour son son propre intérêt et c’est pour ça qu’il est en train de fummenter tout un plan le le sale bonhomme et c’est lui le monstre
D’ailleurs dès la fin du premier tome il essaie de frapper Olivia qui a quand même que 10 ans alors évidemment son père d’Olivia le chope au moment où il lève la main et et c’est quand même un acte de violence envers une gamine et et
On va découvrir au fur à mesure de qui il est vraiment et cetera et et ça permet d’explorer toutes ces facettes là et de montrer que en réalité le monstre c’est pas l’apparence qui fait le monstre on va dire d’une certaine manière c’est l’âme qu’est-ce qu’on a au fond de nous
On peut être très beau et être une une pourriture et être très lait et être quelqu’un de magnifique à l’intérieur donc donc l’apparence et et alors que l’être humain va en tout cas juger sur l’apparence d’emblé c’est la première chose qui qui va faire c’est ce qu’ voit
Et qui va catégoriser la personne en face de lui en fonction de ce qu’il a vu et après est-ce qu’il a le courage et la volonté d’aller au-delà de l’apparence pour pouvoir surmonter ça et voir ce qu’il y a à l’intérieur de la personne pour pouvoir la juger autrement c’est
Tout un cheminement et tout le monde n’est pas prêt à le faire et c’est intéressant dans l’histoire de voir ceux qui sont prêt à le faire et et qui vont aller au-delà de l’apparence et ceux qui vont s’arrêter là et qui vont décider c’est un monstre c’est terrifiant c’est
Mauvais c’est c’est voilà donc c’est là on se rend compte que on est toujours tours plein de jugement et d’a priori avant d’essayer d’aller vers l’autre ouais après il y a les ce que tu as toi dans dans dans porcelam c’est les monstres sacrés qui là sont monstrueux parce qu’intouchable quasifin comme
Comme un monstre de scène comme un et il y a effectivement au départ une distance qui s’établit avec ces animaux sacrés comme tu le dis très bien et on peut dire que mon héroïne dans le tome 1 tooé vénère le kirine parce que le kirine est
Le symbole de l’harmonie de la paix et cetera et du pacifisme donc elle se sent vraiment très proche de lui et à l’inverse elle éprouve une grande méfiance et vraiment elle déteste le tigre parce que le tigre symbolise la force les guerriers euh et donc elle c’est quelque chose qui lui fait
Extrêmement peur d’autant plus que le Seigneur tigre est en train d’essayer d’envahir le le le la montagne sacrée du Kirin et donc pour elle le tigre qui symbolise d’une certaine manière la violence est forcément un un ennemi et du coup c’est une évolution aussi qui
Va se produire de voir si en fait le tigre est-il vraiment ce qu’elle croit euh comment on on utilise la force et la violence est-ce que un guerrier est forcément quelqu’un euh de violent d’agressif et donc pour elle un ennemi est quelqu’un de de mauvais donc il y a
Cette réflexion autour du monstre autour de la violence euh dont peut faire preuve le monstre et que j’ai voulu essayer de de montrer dans dans cette histoire donc en fait on a on retrouve un petit peu cette idée que euh les les monstres ils vont être utiles pour euh
Montrer qu’on on est trop dans le regard dans le le jugement dans l’ priori euh servir un petit peu de contrepoint pour aller explorer la monstruosité des fois chez l’humain euh pour autant ils sont pas gentils au sens humain alors toi dans monstre hôel ils sont gentils mais les animaux les monstres
Sacrés ne sont pas spécialement les scops sont pas spécialement gentils c’est pas la question en fait ça c’est quelque chose dans le là tu parles d’animaux on est sur l’entredeux entre les animaux et les monstres dans notre vision d’humain l’humain est supérieur c’est l’espèce supérieure même des fois on se considère
Pas vraiment comme des animaux comme si on était extrait de de de cette nature là euh et le le monstre est euh est-ce que c’est une façon pour vous de représenter d’autres espèces animales euh mais en en forçant le trait Casimir par exemple c’est c’est pas vraiment un monstre en fait c’est un
Dinosaure est-ce que ça ça vous parle ça cette idée que le monstre en fait c’est l’animal autre d’une autre espèce en fait euh pour moi il y a toute cette mythologie autour des yok-kai au Japon en fait qui fait que l’animal lorsqu’il vit très longtemps il acquire
Des pouvoirs et il se transforme en monstrees et même les humains en fait peuvent acquérir des pouvoirs et se transformer en Dieu de par la la spiritualité et je suis très intéressée par cette évolution en fait c’est pas une rupture c’est pas une cassure comme on peut dire aujourd’hui dans notre
Monde en fait on dit c’est un animal il sera toujours un animal nous sommes des humains nous serons toujours des humains alors que là en fait dans cette philosophie il y a un continuum qui se crée et qui m’intéresse beaucoup en disant euh euh l’animal par exemple peut-être vous connaissez les renards à
Neuf que peuvent se transformer en être humain et faire semblant d’être des humains euh à l’inverse certains humains acquièent des pouvoirs magiques et deviennent des dieux et cetera donc c’est un continuum c’est une évolution et et ça me plaît cette idée en fait de de continuer de se transformer en fait
Voilà de de de se transformer en devenant l’autre voilà dans rêver peut-être maelque ton dernier roman qui semble réaliste en tout point pour autant on a un personnage qui va avoir des sortes de créatures chez lui des monstres du placard alors c’est quoi ces monstres du placard c’est toutes
C’est c’est toutes ses peurs et ses rêves c’estes ses regrets c’est ses fantasme c’est c’est absolument tout ce que ce personnage à la fois cache à l’intérieur de cache à à l’intérieur et à la fois euh voudrait le le donner à à à l’extérieur euh c’est
Un personnage qui rêve d’écrire un un un roman et on sait jamais si si le roman va être finalement écrit ou pas et tout toutes les les les les petittite bestiole dans le placard sortent du placard font peur au début et après en fait c’est ça fait comme dans
Mon strotel que j’avais pas lu à ce moment-là pas plagia et qui deviennent tout mignon et comme des petites boules de poil qui qui chatouillent qui griffonnent qui qui essaie aussi d’écrire en piquant un stylo et mais ça on on sait pas si c’est dans l’imagination où le lecteur ou la
Lectrice peut décider euh que les les petites bestioles sont vraiment là tuas un personnage en parallèle euh qui lui va essayer de comprendre sa plante parce qu’on parlait d’espèces oui mais des fois on a on en a discuter ensemble parce que ma a participé aussi à l’anologie du festival
Hein vous pouvez trouver sa nouvelle et on discutait hier du fait que elle disait ah j’aurais dû faire un un monstre végétal et euh comme dans la petite boutique des horreurs voilà et et ce qui est intéressant d’en rêver peut-être c’est que tu as un personnage donc qui va apprivoiser un peu ces
Créatures ces monstr du placard et en même temps tu en as un autre qui qui lui essaie de de se débrouiller avec sa plante mais pas dans un rapport comme si comme si voilà c’est c’est pas juste une une plante en fait la plante c’est un peu son ami imaginaire en même
Temps est-ce que c’est un monstre du coup en fait l’idée m’est venue euh donc chez moi je faisais germé des graines voilà pour faire des plantes des tomates des trucs comme ça et je prépare ma petite gamelle pour aller au travail euh euh c’était des lentilles bon je
Fais cuire mes lentilles je mets dans ma gamelle je vais au travail et j’ouvre ma ma boîte le midi pour manger et là je vois toutes les les petites lentilles qui avait il y en avait plein qui avaient commencé à faire une petite pousse là comme ça parce que et ça m’a
Fait penser aussi au au crabes qu’on doit jeter dans l’eau bouillante je me suis dit mais ces petites lentilles là en fait c’était des graines qui dormaient j’ai jeté dans l’eau je sais pas ce qui elles ont dû faire ah je me réveille je suis ébouillantée et et j’ai
Regardé mon plat de lentilles j’étais prête à pleurer mon collègue comprenait pas ce qui se passait je disais j’ai l’impression de manger des bébés morts et voilà et ça m’a inspiré pour pour rêver peut-être et du coup toi tu as dans tes livres alors cela ou d’autres ce rapport où en
Fait le monstre l’animal c’est un peu pardon excusez-moi j’teint ça ça fait du bruit c’est un peu c’est c’est proche tu choisis d’aller vers le monstrueux pour le côté fantastique mais en fait ouais toi pardon mais en fait voilà c’est plus des animaux une autre espèce
Euh bah je je vois je les vois pas alors moi je les vois pas comme des animaux dans monstreel parce qu’ils ont ils vivent quand même dans un village avec une structure ils vont à la bibliothèque ils ont une bibliothèque chez dans le monde des monstres avec plein de
D’histoires de monstres et même de recettes de cuisine de monstres etens pr à prou oui c’est comme un petit alors prou c’est encore autre chose la chose alors prou je l’ai imaginé parce que j’essayer de comprendre où passai les chaussettes qui disparaissaient dans les machines à
Laver je pense que c’est un sujet qui touche à peu près tout le monde qui est important je pense que c’était important que j’enquête sur le sujet et donc j’ai imaginé que c’était un monstre qui vivait dans la machine à laver qui mangeait les chaussettes mais il fallait
Que je trouve une raison pour expliquer pourquoi il en laissait toujours une puisque c’est ça le principe si encore les deux disparaissaient on se disait bon ben voilà mais il y en a toujours qu’une qui reste et donc j’ai imaginé que prou le monstre alors pourquoi je l’
Pr vous allez comprendre pourquoi il s’appelle prou recherche le goût des chaussettes préparées par sa maman et donc il ne la trouve pas et donc quand il goûte une chaussette et qu’elle a pas le goût qui lui convient bah il laisse l’autre il va pas se forcer à manger les
Deux quand elle a pas le goût idéal donc c’est pour ça qu’il en reste toujours qu’une et là effectivement c’est une espèce de petit animal qui vit une espèce de petit génie he qui vit dans dans la la trappe de la machine à laver et qui se constitue des meubles avec les
Fibres de tissu tout ce qui peut sortir comme ça de de la machine et qui va être repéré par le petit garçon qui vit c’est du première lecture hein donc on est vraiment dans le choupinouné à mort par le petit garçon qui vit dans la maison
Qui va repérer que oh il y a un truc qui marche et qui pense que c’est hamster au début et qui va finir par découvrir que c’est une petite créature vivante et qui peut lui parler et qui va qui joue au foot et qui va lui con la chaussette la
Plus puante et dégueulasse possible pour que prou retrouve le goût parfait de la chaussette de son enfance donc voilà c’était très rigolo à écrire et là effectivement même s’il parle et même sil a une conscience il est comme un petit animal mignon qui se nourrit de chaussettes
Et et là on est vraiment oui dans dans dans de le rapport comme un petit chaton un petit chien qui va nouer une espèce de lien avec ce petit garçon euh voilà alors que dans monstrôel non pour moi ils ont quand même une structure sociale ils parlent ils vont à l’école ils ont
Une bibliothèque ils ont une hiérarchie ils vivent avec leurs parents donc là on est vraiment dans un copier-collé de la société humaine mais à travers les monstres euh bah c’est un peu comme dans le les dessins animés Monstres et Compagnie hein où ils ont leur propres vie leurs apparts leurs restaurants leur
Sortie social leur boulot ils doivent pointer tous les matins dans leur usine et cetera donc là on retrouve la le copier-collé de la société humaine dans une un monde de monstres et et sans être du tout la même chose que dans monstrre et compagnie on est dans le même schéma de de
Miroir de société où là non là je les associe pas à des à des animaux pour le coup là donc on aurait deux types de monstres gentils déjà là des animaux en fait enfin une façon de les les représenter monstrueusement euh ou euh d’autres culture d’autres collectifs en
Fait pour moi c’est comme rencontrer un peuple voilà c’est un peuple qui vit en parallèle ils sont sur un plan parallèle c’est pour ça que olivia est la seule à les voir al que leur village se situe exactement dans le manoir où Olivia ave donc chaque chambre c’est un un hôtel
Qui est en train d’être rénové et chaque chambre de l’Hôtel correspond à une maison dans du village et c’est une espèce d’autre plan de réalité que elle elle est la seule à percevoir et donc c’est c’est comme une société par parallèle comme si on voyageait dans un
Autre pays où au lieu de rencontrer des êtres humains qui parlent une autre langue ou qui ont une autre couleur de peau finalement sont poilu et on et ont d’autres couleurs très bariolé et mais c’est le même principe ce que tu dis ça me fait penser au Grecs je sais pas si
Vous vous souvenez pour les Grecs tout ce qui n’était pas grec était barbare et en fait peut-être que le monstre c’est un peu le barbare aussi c’est-à-dire c’est celui qui parle pas la même langue qui n’a pas la même civilisation et du coup la rencontre avec euh l’autre c’est c’est c’est ça
C’est le c’est la rencontre avec celui qui apparaît barbare et c’est toujours amusant pour moi de penser que voilà selon les Chinois les Européens étaient barbares et les Européens en même temps appelai la civilisation chinoise sont même aller assez loin vendredi parler de justement parler de ça et je raconé que
J’avais vu un petit documentaire sur Youtube où un un le le celui qui le youtubeur avait repris des coupures de presse qui dataient du début du 20e siècle euh et qui était qui qui qui se plaignait de l’attitude des barbares qui étaient des Bretons des savoyard des auvernias parce qu’il parlaient pas le
Même patoi qu’ils avaient d’autres habitudes et c’était des des vrais des vrais articles politique sociologique et cetera euh où il cré une barrière raciste faut dire clairement les mots tels qu’ils sont du racisme envers bah son voisin de la région d’à côté aujourd’hui ça nous paraît complètement
Dingue mais ça fait un siècle déjà où les Savoyards les auvernias les Bretons é considérés comme des qui étai considérés comme des barbares par Le Parisien de base et et c’était illustré par plein d’articles qui qui donnaient des et et voilà donc le monstre le barbare c’est
Pas qui arriv avec ses crêpes son chapeau son chapeauond et il disait voilà qui dansait bizarrement les tenues le le langage et cetera et il essayait de monter les gens entre eux contre eux les les uns contre les autres mais mais voilà encore une fois on parle entre la
Communication la différence ça crée tout de suite une barrière et et là le monstre peut être son voisin breton savoyard ou vernia et et j’ai halluciné quand j’ai regardé ce truc donc même pas besoin d’aller aussi loin que que les barbares lointains au-delà des frontières dans il y a un
Siècle c’était encore plus restreint que ça c’était fou comme truc dans l’anthologie on a un article de Claire calan qui est chercheuse et qui travaille sur tolken c’est les 50 ans de tolken et qui travaille sur les frontières justement chez tolken et les peuples des frontières qui sont barbares
Qui sont différents qui sont monstrueux euh dans leur représentation mais en fait que peut-être on ne comprend pas tout simplement euh est-ce qu’on comprend vraiment les orqus euh bon Sauron il est vraiment méchant mais et du coup j’ai l’impression que en cette question du du monstre gentil
Bienveillant en fait elle ou en tout cas non dangereux va permettre d’interroger les normes c’est c’est il me semble que c’est comme ça vous vous en servez de de ces monstres là oui de de toutes les monstres de toutes les les différences et même le monstre en soi si
On si on regarde dans soi ou dans la glace parce qu’on veut regarder de ou percevoir de soi on peut le juger bien ou mal ça va être en fonction d’une norme à laquelle on euh on on adhère et peut y avoir des bouts de nous qui nous semblent monstrueux que soit
Physique ou ou Z j’ai écrasé la fourmie nelle dans ta nouvelle dans l’antologie tu peux nous c’est ce que tu traites c’est la nouvelle dans l’entologie c’est différent parce que elle traite du fait que on va tous devenir les monstres de notre propre société parce que la société trouve que les vieux sont
Monstrueux c’est ça le ce que je raconte mais il y a cette métamorphose en fait ce personnage oui parce qu’elle comme elle dans sa tête elle sait que le la personne très très âgé est un monstre elle se voit devenir comme ça elle se voit devenir un monstre
Et ça c’est très compliqué à vivre surtout qu’elle est pas elle est pas dangereuse ni méchante ni c’est c’est pas le monstrueux qui fait peur là ce qu’on non tout tout toutes les personnes âgées deviennent pas des céréal killers c’est pas voilà ils sont juste la société trouve qu’il c’est
Nul et et les et et même on [Musique] le bah par exemple en tant que femme truc facile les cheveux ça change il y a des modes il y a différentes modes et à à certains certains moments certaines époques il faut avoir les cheveux
Commeci ou comme ça et si on les a pas de cette manière que la société est dit que c’est bien on sent pas très à l’aise ou alors on fait la révolution ou je sais pas mais il y a un truc ça te parle toi aussi c’estia c’est
Euh c’est mon dada moi c’est quelque chose que j’explore dans tous mes romans c’est la place de l’individu dans une société euh très normée avec des codes très spécifique et euh du coup mes héros ont beaucoup de mal à trouver leur place justement dans ces sociétés et et
Interrogent leur place par rapport aux règles justement euh c’est vrai que par exemple dans le tome 2 de de portcelam j’ai une jeune femme qui est tout d’un coup propulsée chef du clan phennix alors qu’elle ce n’était pas du tout prévu et du coup elle s’interroge sur qu’est-ce que censé être un chef
Quelle est l’attitude qu’elle est censée avoir est-ce qu’elle est vraiment légitime ou pas certains lui disent que oui d’autres lui disent que non du coup on a toute la norme de qu’est-ce qu’on s’imagine autour du chef du gouvernement de la responsabilité quelle est l’attitude quelle est parce que c’est pas quelqu’un
Qui a une autorité naturelle c’est pas quelqu’un qui a été éduqué pour diriger et donc ce qu’on lui renvoie souvent c’est que toi qui est pleine de timidité d’hésitation toi qui est pleine de doutes toi qui est frivole puisque tu es une jeune femme très jolie qui aime
Prendre soin de son apparence toi tu tu ne peux pas être chef tu ne peux pas diriger ce n’est pas possible tu ne rentres pas dans la case de ce qu’on appelle un chef et je pense que c’est très intéressant justement de en tout cas pour moi de
Remettre en question qu’est-ce que c’est qu’un chef en fait est-ce que c’est vraiment ça qu’on attend d’un chef quelqu’un de très autoritaire quelqu’un qui décide quelqu’un qui est sûr de ce qu’il faut faire absolument tout le temps euh voilà je vous pose la question et et toi Karina c’est quelque
Chose aussi que tu as de de personnage on a exhumer chez toi ce goût de la métamorceuse vendredi dans une première table ronde est-ce est-ce que tu as des personnages justement qui eux-mêmes par la métamorphose ou vont interroger le monstrueux en eux et en fait parce qu’ils bougent les normes
Parce qu’ils sont pas pareils eux-mêmes en fait oui moi j’ai beaucoup abordé le thème de la métamorphose et pareil pas forcément de façon consciente en me disant il faut absolument que je parle de ça mais c’est quelque chose qui se trouve dans pas mal de mes romans et à
Chaque fois les gens voilà j’ai un personnage dans la quête des livres monde qui va avoir des ailes qui poussent dans son dos il a 16 ans et comme tout à dos il veut pas se sortir de la norme il veut être comme tous les
Ados et il a ses ailes qui poussent dans son dos et et il se voit comme un monstre au final parce qu’il se dit je suis pas comme les autres il veut les cacher il a peur de la réaction des gens qu’on l’amène dans un laboratoire qu’on
Le disse et des choses comme ça et donc à ses yeux il devient alors brièvement parce qu’après il va surmonter ça et il va trouver son but par rapport à cette différence et ça va l’entraîner dans une sacrée aventure mais au départ il se voit effectivement comme ça et et alors
Dans Zim encore une fois c’est différent parce que là c’est le le personnage a un démon qui prend possession de de de son corps et le personnage qui a le démon ne le sait pas n’en a pas conscience donc vit sa vie normalement et puis va dormir
Et au matin on va apprendre les exactions terrifiantes du démon qui a massacré toute une armée ou des choses comme ça et et la personne quand elle se réveille n’a aucune souvenir et n’a pas conscience de s’être transformé en en démon et l’idée dans le premier tomme de
Zim c’est que on a toute une palette de personnages et l’idée c’est de de donner des fausses pistes pour savoir qui a le démon et on l’prend à la fin du premier tome alors il y a des lecteurs qui l’ont vite vu et d’autres pas du tout qui sont
Laissés balader donc chacun en fonction de sa sensibilité va va le découvrir plus ou moins tôt dans le roman et dans le deuxè tome le personnage qui a le le démon arrive à communiquer avec lui on est toujours dans la l’idée de la communication et là l’idée c’est la
Métaphore de donter son démon intérieur euh d’être et et et la métaphore c’est on a tous du monstrueux en nous de la noirceur des idées de de des choses qu’on va retenir qu’on va cacher dont on peut avoir honte ou qu’on peut assumer mais sans le dire forcément aux autres
Euh qui sont dans nos très fonds sombre et qu’est-ce quel choix on fait de le domter ou de le laisser s’exprimer donc c’est là on va avoir des gens qui vont commettre des choses affreus euh parce qu’ils vont laisser on va dire s’exprimer leur démot intérieur et puis
Ceux qui vont le retenir en disant non je choisi de de de le garder en moi de le garder secret de de le domter de le le mettre derrière une porte et de le de le de pas de pas commettre tous ces actes que cette noirceur pourrait me
Dicter et donc à partir du moment où le personnage arrive à communiquer avec le démon qui s’appelle zalim qui veut dire noirceur intérieure en turc c’est pour ça que je l’ai appelé comme ça j’ai fait des recherches sur internet pour trouver un nom et tout ça euh qui va réussir à
Le à communiquer avec lui et en faire une arme terrible puisqueil y a une guerre donc l’idée c’est quand même de de s’en servir pas pour que des jolies choses mais de mettre à son avantage la menace qu’il représente en espérant atteindre la paix euh par la
Menace et par le de dire on arrête là la guerre parce que voilà donc c’est toute une il y a il y a presque un sentiment amoureux qui se crée entre le démon et le personnage euh parce que du coup le démon qui n’a jamais réussi à communiquer avec
Personne se sent aimé se sent vu se sent compris et euh et et ça devient moi j’ai adoré créer cette relation entre les deux personnages euh dans leur communication intérieure donc le le démon en vient à protéger physiquement la personne qui qui l’héberge et tout ça et et là c’est
Vraiment intéressant parce que je sais plus pourquoi je raconte ça mais voilà mais j’ai vraiment aimé travailler sur cette représentation voilà c’est ça et on est là dans dans du monstre méchant au départ qui reste quand même avec sa part de cruauté parce que il devient pas un
Château tout mignon quiiron ronne et cetera mais qui va accepter d’utiliser sa violence et sa force pour aider la personne qui finalement qu’il aime parce qu’il arrive à communiquer avec cette personne donc donc c’est quelque chose qui est où on montre que la noirceœur peut trouver un peu de lumière aussi
Parfois et qu’elle est pas obligée de rester noire complètement à 100 % et que on arrive dans les histoires de Ying et Yang et que finalement quand on arrive à trouver un équilibre on a cette noirur qui est là mais qui peut être enrobé de de de cette lumière et de ces qualités
Qui vont transformer la personne donc c’était assez intéressant à exploiter comme histoire c’est marrant parce que ça fait un peu penser à un personnage qui s’appelle La Veuve Noire dans porcelam et donc c’est c’est une criminelle qui tue les hommes violents en fait et le portrait de cette
Criminelle c’est celui de mon héroïne et donc en fait mon héroïne essaie de de comprendre si elle a un lien avec cette criminelle et parfois elle se demande même si elle est pas cette criminelle parce que vu qu’elle même déteste la violence ça se dit non c’est pas
Possible ça peut pas être moi et en même temps vu qu’- tu des hommes violents se dit bah oui mais en même temps quelque part est-ce que cette violent c’est pas légitime donc ça me fait un peu penser à ça c’est cette réflexion sur bah cette violence est-ce qu’elle vient de moi
Est-ce qu’elle vient pas de moi quelle est mon lien et ma relation avec avec cette violence et cet aspect démon tu traites cette question si tout maig du monstre qu’on a en soi je pense dans dans à chaque fois euh à à chaque fois pas uniquement le monstre la bizarrerie la l’étrangeté euh
Toujours par rapport à à à à ce qu’un personnage souhaite pour euh pour soi-même euh en fonction de bah de de la société dans dans dans laquelle le le le personnage se trouve ou de la personne qu’on aimerait être de la société qu’on préférait donc euh
Mo il y a toujours une sorte dans mes personnages une sorte d’insatisfaction de d’être ou de ne pas être la personne qu’on souhaiterait peut-être être mais peut-être qu’on a tort avant de de me tourner vers vous si vous avez des questions j’aimerais bien du coup qu’on revienne à à cette
Première hypothèse on associe le monstre gentil donc à la mignonit on a vu que c’est pas forcément le cas que les Battan gentil et et on l’associe très souvent à la littérature jeunesse or il me semble que là on vous a montré que bah c’est c’est assez complexe he quand
Même il y a beaucoup de choses qui jouent dans les différents dans vos écrit et dans ces questions là pourquoi pourquoi on fait ça pourquoi est-ce que en général voilà les monstrees gentil c’est pour les c’est pour les petits alors qu’en fait en adulte on en trouve aussi et que vous
Votre façon de l’aborder euh n’est pas simple puérile à quel moment en fait on va associer les monstres gentils à la littérature jeunesse euh et est-ce que c’est un stéréotype faux juste pour vous je pense qu’on peut faire des monstres horribles et méchants en jeunesse aussi après il faut que ça
Reste quand même dans un cadre hier il y a une jeune lectrice qui a acheté monstre hôtel et sa maman la première question qu’elle me pose c’est est-ce que ça fait peur et non pas du tout parce que c’est vrai ça fait pas peur c’est c’est très très sympa et cetera et
Je pense que euh pour moi ça m’a amené une réflexion de me dire bah il y a des enfants qui ont aussi pas envie de ressentir la Peur l’inquiétude en lisant un livre et en même temps de se confronter à une histoire de monstres qui font pas peur
Ça les aide peut-être à surmonter cette crainte d’avoir peur justement face aux monstres et et donc de plonger dans un univers où ils iraient pas naturellement parce qu’il ah non non mais moi les trucs qui font peur j’aime pas ou je vais faire des cauchemars ou des choses
Comme ça et d’arriver quand même à aborder le thème du monstre et de la différence sans plonger dans un truc terrifiant et horrifiant ça permet de d’aborder le sujet en douceur voilà euh et c’était intéressant parce que c’est pas la première fois qu’on m’a posé cette question est-ce que ça fait peur
Euh parce que c’est une histoire de monstre donc automatiquement la première chose que les gens vont penser c’est ça fait peur et et là on arrive à rassurer l’enfant le jeune en lui disant non non les monstres ne font pas forcément peur tu peux confronter la monstruosité la
Différence sans en arriver à faire des cauchemars et je trouve ça intéressant par contre un jeune de 10 ans qui va vouloir lire zalim qui s’adresse quand même à un public nettement plus adulte là je luis dire non c’est c’est violent quand même il y a des scènes bien bien
Enfin je veux dire j’ai dit c’est il a c’est un démon il est pas gentil hein donc voilà mais euh mais il y a des des ados de 14 15 ans qui vont lire et qui vont être justement eux attirés par ce genre de chos parce qu’ils vont se
Confronter à leur propre peur et tout ça donc je pense que ça peut se faire progressivement vers vers quelque chose de plus effrayant mais cette question de est-ce que ça fait peur elle revient souvent et j’ai eu des parents alors la chaussette de prou très rarement mais il
Y a quand même des un ou deux parents qui ont pu me dire ah non mais il y a un monstre dans l’histoire c’est du première lecture hein c’est à partir de 7 ans donc pensez bien que mon objectif c’est pas de traumatiser les les enfants
En CE1 donc donc voilà mais tout de suite c’est ah oui mais il y a un monstre alors ça va lui faire peur je suis obligé de leur expliquer mais non mais c’est comme un petit chaton il est mignon comme tout ah non non non parce que déjà ils ont associé
L’image du monstre ah ça va faire peur à mon petit et donc c’est là où on voit aussi que c’est bien de pouvoir peut-être franchir cette barrière pour l’enfant de se dire mais n’ai pas peur ça va aller je t’accompagne ils sont mignons donc qu’on a en jeunesse la
Nécessité d’avoir des monstres gentils aussi justement pour que ce soit pas pour aborder certains sujets sans que ça fasse peur mais est-ce qu’on peut avoir des monstres gentils en adulte aussi est-ce qu’on avec la même fonction ou pas d’ailleurs euh dans dans la la la légende des plus mortes dont je parlais
Tout à l’heure avec le le le garçon qui a pas la même croissance que que tout le monde donc c’est c’est un personnage monstrueux et en fait il va révéler les gens autour de lui assez manière assez basique il y a un truc pas pareil et et les personnages autour qui vont chacun
Réagir euh euh à leur à leur manière à leur mesure et cetera euh devant un un personnage différent qui lui-même a pas énormément de prise sur l’action en fait je sais pas si ça répond à la question ouais en fait derrière moi ce que j’aimerais essayer de comprendre c’est
Euh est-ce que ce monstre non dangereux ou gentil il va être limité pour des raisons narratives à la littérature jeunesse ou finalement on va en trouver avec le même effet en littérature adulte que c’est juste un stéréotype qu’on a c’est euh en fait je pense que ça dépend beaucoup de
La conception que la personne a d’elle-même moi j’ai remarqué que mes romans sont lu à partir de 12 ans quand je dis ça se lit à partir de 12 ans certaines personnes certains adultes font deux pas en arrière en mode puisque c’est se lie à partir de 12 ans alors
Surtout moi qui suis un adulte ça ne me concerne pas et s’il y a des mon des monstres gentils ou là là non moi je je ne fais que des choses sérieuxes où les gens périssent dans un bain de sang personnellement c’est pas du tout comme
Ça que je le conçois les choses euh parce que je pense qu’on évolue tout au long de notre vie et en tout cas moi je cherche ma place et ma personnalité et qui je suis tout au long de ma vie et donc je je suis touchée aussi par des
Des personnes qui se qui se confrontent à l’autre qui qui n’est pas forcément méchant tout tout au long de sa vie et je je ne ressens pas ce besoin de prouver que je suis un adulte avec des choses hyper violentes hyper sanglantes et cetera euh
Donc je je pense que oui il y a une part de de stéréotypes et de de façon de de se considérer soi-même dans si vous pensez que le fait de lire la littérature jeunesse vous rend moins adulte et bien c’est peut-être que votre façon d’être adulte est très fragile en
Fait c’est ça c’est comme les gens qui on a eu une ce matin ah j’ai passé l’âge de lire des histoires de rêver de découvrir d’explorer c’est triste que ce soit le monstre méchant ou gentil hein pas d’âge je pense et que le monstre soit méchant ou gentil je je je veux
Dire bien sûr naturellement certaines personnes aiment l’horreur et cetera et c’est très bien c’est juste que je pense que ça n’empêche pas en fait de s’intéresser à d’autres formes d’histoire que que que l’un doit pas empêcher l’autre et je pense qu’encore une fois ces frontières et ces catégories sont
Plutôt négative et encore une fois une façon de de s’enfermer dans des cases en disant un adulte doit lire ceci et ne doit pas lire cela un enfant doit lire ceci et ne doit pas lire cela dans une histoire d’adulte on peut pas avoir de monstres gentils parce que tout de suite
Ça ramène à l’enfance non on peut avoir peut-être avoir des créatures fabuleuses c’est ça mais c’est la même chose il y en a coup dans la littérature on les connaît bien euh mais dans les comptes par exemple il y a toutes ces créatures fabuleuses euh et des fois terrifiante et des fois non
Et on a associé le compte à l’enfance en fait donc ce dont souffre l’imaginaire souvent de s’il y a des monstres c’est que c’est pour les petits et nous-même dans le milieu de l’imaginaire c’est s’il y a des monstres gentils c’est que c’est pour les petits comme si on continue à catégoriser
Encore une fois euh là où on râle contre les catégories du reste de du monde littéraire alors merci beaucoup je vais me tourner vers vous si vous avez des questions mais je vous vous avez très bien démontré il me semble parce que moi je vous lis et je vouslis alors
Évidemment je regarde sur la couverture pour qui vous pour quel public vous l’avez fait parce que ça m’intéresse aussi de voir mais je voulais à travers tous vos écrits euh et je trouve ce qui m’intéresse si je vous lis c’est que je j’aime voir comment ces questions là qui
Vous occupent la métamorphose la monstruosité la différence la norme comment vous allez les traiter justement à différents niveaux avec différents genres et pour différents âges euh et et de fait c’est pour ça que j’avais envie de vous avoir toutes les trois peut-être en peut conclure là-dessus sur peut-être
Que les monstres gentils sont là ou pas peut-être que on a tous on est toute une assemblée de monstres gentils enfin j’espère euh et que en abritant des des monstres moins gentils aussi comme une forme de dualité merci beaucoup merci beaucoup